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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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En passant par Château Chinon

Posté par francesca7 le 11 mars 2013

Dans la Nièvre (58)

Randonneurs, amoureux de la nature, le Morvan est à vous. A une condition indispensable : être animé d’un bon esprit de découverte. De vastes plans d’au, des forêts propices à la marche, des villages qui certes, ne se livrent pas à qui ne fait que les traverser, mais qui réservent les meilleures surprises aux amateurs d’authenticité.

 Arleuf, Anost, Chassy les galvachers, Balthis vous conteront le Morvan. Le Haut-Folin et le Mont Beuvray constituent les deux points forts de cette « aventure morvandelle ». les vue sont étendues comme l’on a coutume d’écrire dans la littérature touristique et l’histoire est au rendez-vous : l’ancienne Bibracte vous confirme que vous êtes bien au centre de la Gaule….

Ainsi, le Conseil Général de la Nièvre, Electricité De France et le Parc naturel Régional du Morvan se sont associés pour vous l’expliquer,dans le cadre de l’aménagement du bassin de compensation de Pannecière.

En vous enfonçant au travers d’une magnifique saulaire, dont l’ambiance mystérieuse éveillera votre curiosité et vos sens, vous découvrirez la richesse écologique de ce site plein d’énigmes. Le Sentier du petit lac de Pannecière 

La ville est bâtie en amphithéâtre sur les flancs sud et ouest d’une colline culminant à 609 m, Le Calvaire, qui surplombe la rive gauche de l’Yonne et la plaine du Bazois.

Ce gros bourg est considéré comme la capitale du Haut-Morvan et se situe à l’est du département de la Nièvre, à environ 13 km de la limite avec la Saône-et-Loire.

En passant par Château Chinon dans Nièvre chateau1Avec ses 428 hectares, Château-Chinon (Ville) est l’une des communes du département ayant le plus petit territoire.

Le territoire de la commune de Château-Chinon (Ville) est quasiment enclavé dans celui de la commune de Château-Chinon (Campagne). L’unique contact avec une autre commune se situe à l’ouest, dans la forêt communale de Château-Chinon, vers le lieu-dit Chaligny de la commune de Saint-Hilaire-en-Morvan. Cette limite avec une autre commune que Château-Chinon (Campagne) ne fait qu’une centaine de mètres de longueur.

 hâteau-Chinon (Ville) est traversée d’ouest en est par la route départementale 978 (portion de l’ancienne RN 78) qui permet de rejoindre Nevers à l’ouest, et Autun, puis Louhans à l’est.

Par le sud, depuis Luzy, on peut rejoindre la commune via la route départementale 27.

La commune est également accessible par la route départementale 37 depuis Cercy-la-Tour au sud et Montsauche-les-Settons au nord.

Toujours depuis le nord, on peut rejoindre Château-Chinon depuis Lormes et Avallon par la route départementale 944 (portion de l’ancienne RN 444 reliant Château-Chinon à Troyes avant son déclassement en 1972).

 

Sites à visiter : Jouets en Bois 
Jean-Paul MARTIN
Le Bourg – 58120 BLISMES – Tel. : 03-86-84-78-55

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Bijoux – Joaillerie 
Séverine BEDU

Buis  – 58120 BLISMES – Tel. : 03-86-84-75-04

BERTHE Eric – ATELIER JADE D’OR
Le Bourg – 58800 MONTREUILLON
Tel : 03 86 84 78 34 – Fax : 03 86 84 78 34

papillon-21
Dinettes en Feutrine
Michèle FUX SCHWINDENHAMMER - » MIMI – MIAM »

Les Joies – 58430 ARLEUF
Tel.: 03 86 85 16 59
mail : mimi.fux@orange.fr - web : http://mimi-miam.eklablog.com

la Poterie de Tamnay
Marc et Véronique VINCENT - « les Flammées du Morvan »
58110 TAMNAY EN BAZOIS
Tel.: 03 86 84 08 32
web : www.poteries-tamnay-flammes-morvan.fr

 

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Publié dans Nièvre, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaire »

Anciennes Provinces de France

Posté par francesca7 le 8 mars 2013


Provinces de France (Suppression des)
le 22 décembre 1789, réunies au
Royaume de France en 800 ans

(D’après « Géographie historique et politique
de la France » (4e éd.), paru en 1876)

 

 

Par décrets des 22 décembre 1789, 15 janvier, 16 et 26 février 1790, l’Assemblée constituante substitua la division du sol français en départements aux anciennes circonscriptions provinciales, et un mode uniforme d’administration civile et judiciaire aux modes particuliers jusqu’alors en vigueur dans chaque province. Réunies par les rois successifs au fil des siècles à la couronne de France par alliances, legs ou conquêtes, les diverses parties du territoire perdirent après 1789 ce qui avait en quelque sorte fait de chacune une nation séparée.

Les trente-deux provinces du royaume formèrent d’abord, y compris la Corse, 83 départements, dont les noms furent empruntés aux accidents géographiques de leur sol. En 1791 l’Assemblée législative déclara le comtat Venaissin avec Avignon réunis à la France (réunion confirmée par le traité de Tolentino, conclu en 1797 entre le général Bonaparte et le pape Pie VI) ; mais ce territoire, d’abord joint au département des Bouches-du-Rhône, ne constitua qu’en 1793 un département distinct sous le nom de Vaucluse.

Une autre modification fut apportée à la division intérieure de la France pendant la République : le département de Rhône-et-Loire, formé de l’ancien Lyonnais, du Beaujolais et du Forez, fut divisé en deux en 1793, sous les dénominations de la Loire et du Rhône. A la même époque le département de Paris reçut le nom de département de la Seine, et Mayenne-et-Loire celui de Maine-et-Loire.


Enfin, la Corse, après n’avoir formé qu’un département sous le nom de Corse, fut dédoublée le 11 août 1793 en deux départements, ceux du Golo et du Liamone, pour reprendre sous le Premier Empire son nom et son unité, en 1811 – une nouvelle division en deux départements interviendra en 1976. Une nouvelle création eut lieu en 1808 : le département de Tarn-et Garonne fut composé de divers territoires appartenant aux départements voisins. En 1860 le comté de Nice et la Savoie, cédés à la France par le roi de Sardaigne, formèrent trois nouveaux départements, savoir : Alpes-Maritimes, Savoie et Haute-Savoie.

Quant aux divisions intérieures des départements, elles ont varié tant pour les noms que pour le territoire. Le département fut d’abord partagé en districts qui étaient plus nombreux que les arrondissements actuels. Le district fut supprimé par la constitution de 1795, et pendant plusieurs années le département fut distribué en cantons, où fut établie une administration cantonale : enfin vint la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), opérant la subdivision des départements en arrondissements, des arrondissements en cantons et des cantons en communes.

Résumé de l’histoire des principales provinces et chronologie de leur réunion successive à la couronne
La plupart des provinces de France, après avoir été rattachées à la couronne, en ont été de nouveau séparées, pour constituer des apanages. En indiquant ici les dates des réunions successives, on n’a tenu compte que des aliénations qui avaient eu pour résultat de détacher en fait du royaume, d’une manière durable et complète, certaines provinces, telles que la Bourgogne, l’Anjou, etc.

Ile de France. Réunie en 987 
Le pays qui a reçu le nom de l’Ile de France, à cause des nombreuses rivières qui l’entourent et en font presque une île, formait une grande partie du duché de France, donné en 861 par Charles le Chauve à Robert le Fort. Depuis l’avènement au trône de Hugues Capet, descendant de Robert le Fort, l’île de France n’a jamais été séparée du domaine royal.

Anciennes Provinces de France dans VILLAGES de FRANCE 180px-Orl%C3%A9anais_flag.svgOrlénais. Réuni en 987 
L’Orléanais doit son nom à sa capitale, Orléans, Aurelianum ; il était sous les fils de Clovis compris dans le royaume d’Orléans : il fit ensuite partie du duché de France. Hugues Capet, duc de France, à son avènement au trône, réunit l’Orléanais au domaine.

Picardie. Réunie en 987 
Une petite partie de la Picardie était enclavée dans le duché de France, et fut réunie avec le reste du duché à l’avènement au trône de Hugues Capet. Les divers pays qui composaient le reste de cette province furent successivement réunis à la France, notamment sous les règnes de Philippe-Auguste et de Louis XI.

Berry. Réuni en 1094 
Le Berry, pays des anciens Bituriges, fut conquis par Clovis sur les Wisigoths en 507. Sous les rois Carolingiens, les comtes de Bourges se déclarèrent héréditaires. L’an 1094 Arpin vendit son comté à Philippe Ier, roi de France, pour 60 000 sous d’or.

Normandie. Réunie en 1204 
Cette partie de l’ancienne Neustrie fut concédée à titre de duché par Charles le Simple à Rollon, chef des Normands. Les descendants de ce duc devenus rois d’Angleterre conservèrent la Normandie, qui passa en 1135 dans la maison des comtes d’Anjou, dont le chef, Geoffroy Plantagenet, avait épousé Mathilde, héritière du roi d’Angleterre Henri Ier. La Normandie fut enlevée par confiscation au roi Jean sans Terre, en 1024, pour crime de félonie, et réunie à la couronne par Philippe-Auguste.

anjou-touraine-300x175 dans VILLAGES de FRANCE

Touraine. Réunie en 1204 
La Touraine, dont le nom vient de ses anciens peuples, appelés Turones, a appartenu quelque temps aux comtes de Blois. Vers l’an 1044, Geoffroy Martel, comte d’Anjou, se fit céder de force la province par le comte Thibaut, son prisonnier, et elle passa à ses descendants les Plantagenets, comtes d’Anjou et rois d’Angleterre. La Touraine fut enlevée par confiscation, en 1204, au roi d’Angleterre sous Philippe-Auguste.


Auvergne. Réunie en 1214
 

Les habitants de l’Auvergne, célèbres sous le nom d’Arverni, étaient au nombre des peuples principaux de la Gaule. Sous leur chef Vercingétorix ils luttèrent courageusement, quoique en vain, contre César. Après les Romains les Goths conquirent l’Auvergne, d’où Clovis les chassa, en 507.

On distingue dans ce pays : 1° Un premier comté ou terre d’Auvergne, relevant du duché d’Aquitaine, qui fut confisqué par Philippe-Auguste, en 1214 ; 2° Un second comté d’Auvergne, érigé en faveur des anciens seigneurs et entré par mariage, en 1422, dans la maison de La Tour, qui prit dès lors le nom de La Tour-d’Auvergne. Anne, héritière de cette famille, légua à Catherine de Médicis son comté ; Marguerite de Valois, fille de Catherine, en fit don à Louis XIII, encore Dauphin, qui lors de son avènement le réunit à la couronne ; 3° Le Dauphiné d’Auvergne, qui comprenait une partie de la Limagne, appartint à la branche aînée des comtes d’Auvergne, et passa par mariage, en 1436, dans la maison de Bourbon-Montpensier ; il fut confisqué sur le connétable de Bourbon, en 1527.

Perche. Réuni en 1260 
Au commencement du XIe siècle, une branche de la maison des comtes d’Alençon commença la série des comtes du Perche, dont la postérité mâle s’éteignit en 1226 ; Hélisende, héritière du comté, le légua au roi de France Louis IX, qui le réunit à la couronne en 1260.

Languedoc. Réuni au domaine en partie en 1229 et en totalité en 1270 
langue_de_oc_1286La vaste contrée méridionale qui reçut au Moyen Age le nom de Languedoc correspond à la première Narbonnaise des Romains. Ce nom de Languedoc tire son étymologie du mot oc, dont se servaient les habitants du midi de la France pour exprimer oui. Dans les provinces septentrionales le même mot se prononçait oyl : de là vint la division de la France en pays de la langue d’oc et pays de la langue d’oyl.

Vers la fin de l’Empire romain, cette province porta le nom de Septimanie, puis celui de Gothie après la conquête du pays des Wisigoths. Les Sarrasins, qui l’avaient envahie, furent chassés par Charles Martel, dont les successeurs établirent comme gouverneurs des comtes dans les principales villes. Les comtes de Toulouse se rendirent héréditaires, et ils firent peu à peu reconnaître leur suzeraineté dans toute la province.

A la suite des guerres des Albigeois une partie des vastes États de la maison de Toulouse fut réunie à la couronne en 1229 par le traité de Paris ; le reste fut assuré à Alphonse de Poitiers , frère de saint Louis, par son mariage avec la fille de Raymond VII, et à la mort d’Alphonse, décédé sans postérité, en 1270, fit retour à la couronne.

Champagne. réunie en 1284 
Le pays auquel ses vastes plaines, Campi, ont fait, dit-on, donner le nom de Champagne, fut partagé plusieurs fois sous les rois mérovingiens. Au Xe siècle la Champagne eut pour premier comte héréditaire Herbert, comte de Vermandois, dont la lignée s’éteignit en 1019. Les comtes de Blois héritèrent alors de la Champagne, et en 1284 Jeanne, unique descendante de cette maison, apporta la Champagne en dot à son époux, Philippe le Bel, roi de France.

Brie. Réunie en 1284 
La Brie, pagus Briegensis, y eut des comtes particuliers, qui portaient le nom de comtes de Meaux. En 968 Herbert de Vermandois, comte de Meaux, devint comte de Champagne, et réunit à cette province toute la partie de la Brie dite Champenoise.

Lyonnais. Réuni en 1310 
Cette province doit son nom à Lyon (Lugdunum), sa capitale ; elle fut autrefois comprise dans le territoire de la première Lyonnaise. Après le démembrement de l’empire de Charlemagne, Lyon fit partie du royaume d’Arles ou de Bourgogne, et dès lors releva de l’Empire Germanique. La ville était gouvernée par l’archevêque et son chapitre, sous la suzeraineté de l’empereur. Henri&nbsp,VII du Saint-Empire (Henri de Luxembourg) ayant renoncé à ses droits à la demande de Philippe le Bel, celui-ci, en 1310 (traité de Paris que chacune des parties mit du temps à ratifier), rangea la ville sous son autorité, après un traité passe avec l’archevêque et les chanoines, qui conservèrent jusqu’à la révolution le titre de comtes de Lyon.

Dauphiné. Réuni en 1349 
Ce pays était jadis occupé par les Allobroges. Sous les Romains, il forma la Viennoise ; plus tard il fit partie du royaume d’Arles, et lors du démembrement de ce royaume le Dauphiné se forma par la réunion de plusieurs fiefs au comté d’Albon dans le Viennois, dont les seigneurs portaient le nom de dauphin. Il y a eu trois familles de dauphin de Vienne. Humbert II, dernier descendant de la troisième maison dite de la Tour-du-Pin, traita avec Philippe de Valois, et céda, en 1349, la propriété de ses États à Jean, fils aîné du roi, à condition que lui et ses successeurs prendraient avant leur avènement au trône le nom et les armes des dauphins.


Poitou. Réuni en 1377
 

Le Poitou, autrefois habité par les Pictones, d’où dérive son nom, fut compris par les Romains dans la deuxième Aquitaine. Conquis par les Wisigoths au Ve siècle et par les Francs au VIe, le Poitou eut à partir du IXe siècle des comtes particuliers qui devinrent ducs d’Aquitaine. Éléonore d’Aquitaine, héritière de Guillaume X, porta le Poitou en dot d’abord à Louis VII, roi de France, puis, après son divorce, à Henri Plantagenet, comte d’Anjou et roi d’Angleterre.

Philippe-Auguste, payant en 1204, fait déclarer la confiscation des possessions anglaises du continent, s’empara du Poitou, qui après avoir été cédé aux Anglais par le traité de Brétigny, fut définitivement conquis par Charles V, en 1377.

Saintonge. Réunie en 1377 
La Saintonge, pays des anciens Santones, fut enclavée dans la deuxième Aquitaine sous les Romains. Ce pays a eu des comtes particuliers jusqu’au Xe siècle, époque où les ducs d’Aquitaine s’en emparèrent et le réunirent à leurs États. Éléonore de Guyenne porta la Saintonge dans la maison des comtes d’Anjou, rois d’Angleterre. Confisquée en 1205 par Philippe-Auguste, cédée aux Anglais par le traité de Brétigny, la Saintonge ne fut définitivement réunie à la couronne que par Charles V.

Aunis. Réuni en 1377 
Le pays d’Aunis suivit les mêmes vicissitudes que la Saintonge, à laquelle il était réuni.

Angoumois. réuni en 1377 
L’Angoumois tire son nom de sa capitale, Angoulême,Inculisma ; il fut compris dans la deuxième Aquitaine. De la domination des Romains il passa sous celle des Wisigoths, puis des Francs. Vulgrin, établi par Charles le Chauve, paraît être le premier des comtes héréditaires d’Angoulême surnommés Taillefer ; à l’extinction de la postérité mâle de Vulgrin, le comté passa par mariage, dans le XIIe siècle, aux Lusignan, comtes de la Marche. Guy de Lusignan, mort sans enfant, en fit don à Philippe le Bel, l’an 1307 : il fut donné en dot à Jeanne de France, fille de Louis le Hutin et épouse de Philippe d’Évreux, roi de Navarre. Charles le Mauvais, leur fils, en fut privé pour félonie, en 1331. Par le traité de Brétigny l’Angoumois fut cédé aux Anglais, mais Charles V en reprit possession en 1377.

Guyenne. Réunie en 1453 
La Guyenne, qui a longtemps porté le nom d’Aquitaine, dont elle formait la plus grande partie , passa du joug des Romains sous celui des Wisigoths. Au VIe siècle elle fut conquise par les Francs, et Dagobert l’érigea en royaume en faveur de son frère Caribert. Ce royaume avait cessé d’exister et était devenu duché quand les rois carolingiens en formèrent un second royaume, pour les princes de leur famille ; au IXe siècle l’Aquitaine fut de nouveau réduite à l’état de duché, et Charles le Chauve en conféra la possession à Ranulphe, comte de Poitiers, dont Éléonore d’Aquitaine fut la dernière héritière.

Le mariage de cette princesse avec Louis VII, en 1137, réunit un instant la Guyenne à la France ; mais le divorce d’Éléonore et de Louis fit passer tous les États de la maison de Poitiers entre les mains de Henri II, roi d’Angleterre, second époux de la princesse. Confisquée avec les autres possessions anglaises, en 1205, par Philippe-Auguste sur Jean sans Terre pour crime de félonie, la Guyenne fut rendue aux Anglais par saint Louis à titre de fief seulement, puis enfin conquise par Charles VII, en 1453.

Gascogne. Réunie en 1453 
La Gascogne, qui formait du temps des Romains la Novempopulanie, ou troisième Aquitaine, prit son nom moderne des Gascons ou Basques, peuple des Pyrénées, qui vinrent s’y établir au VIe siècle, et furent gouvernés jusqu’à Charlemagne par des ducs indépendants. Charlemagne, en érigeant le royaume d’Aquitaine, y fit entrer la Gascogne en lui donnant des ducs amovibles ; toutefois, la dynastie des anciens chefs se maintint dans le pays jusqu’à la mort de Sanche-Guillaume, en 1032. Le duché passa alors aux comtes d’Armagnac, issus des ducs de Gascogne ; mais en 1052 le comte de Poitiers contraignit Bernard d’Armagnac à lui vendre la Gascogne, qui depuis lors fut toujours réunie à l’Aquitaine, ou Guyenne.

la_bourgogne-270x300Bourgogne. Réunie en 1477 
Le duché de Bourgogne, démembrement du royaume que fondèrent au Ve siècle les Bourguignons, peuple teutonique, fut conquis par les fils de Clovis et réuni aux États des, rois Francs. Lors du démembrement de l’empire de Charlemagne, il resta en dehors du second royaume de Bourgogne, et fut gouverné par des ducs issus de Robert le Fort jusqu’en 1002, époque où il fut une première fois réuni à la couronne, par héritage.

Le roi Robert, en 1032, céda cette province sans aucune condition de retour à son second fils, Henri, fondateur de la première maison capétienne de Bourgogne. En 1361, à la mort de Philippe dit de Rouvres, qui ne laissait pas d’enfant mâle, le roi Jean s’empara de la Bourgogne : ce fut la seconde réunion de cette province, qui fut donnée en apanage par Jean à Philippe dit le Hardi, son quatrième fils, fondateur de la deuxième maison capétienne de Bourgogne, ou de Valois-Bourgogne. La réunion définitive fut faite en 1477, par Louis XI, qui à la mort de Charles le Téméraire revendiqua la Bourgogne comme fief mâle.

Anjou. Réuni en 1482 
L’Anjou, Andecavi, était autrefois habité par les Andes, et formait le centre de la confédération armoricaine. Sous les Romains ce pays était compris dans la troisième Lyonnaise. Charles le Chauve , en 870, l’érigea en comté en faveur de Tertule. Le mariage d’un de ses descendants, Geoffroy V, dit Plantagenet, avec Mathilde, fille du roi d’Angleterre Henri Ier, fit monter les comtes d’Anjou sur le trône de Guillaume le Conquérant.

Après la confiscation des possessions anglaises faite en 1204 par Philippe-Auguste sur Jean Sans Terre, l’Anjou fut donné en apanage par saint Louis, en 1246, à son frère Charles, comte de Provence, roi de Naples et de Sicile, qui est le chef de la première maison d’Anjou-Sicile. En 1290 une petite-fille de ce prince, Marguerite, apporta l’Anjou en dot à Charles de France, comte de Valois, dont le fils, devenu roi de France sous le nom de Philippe VI, rattacha cette province à la couronne ; mais en 1356 le roi Jean donna de nouveau l’Anjou en apanage à son deuxième fils, Louis, qui devint ainsi le chef de la seconde maison d’Anjou.

Celle-ci prit, comme la première, le nom d’Anjou-Sicile quand son chef eut été adopté par Jeanne Ire, reine de Naples. Le dernier rejeton de cette seconde maison, Charles du Maine, légua par son testament cette province à Louis XI, en 1482.

Maine. Réuni en 1482 
Ce pays était compris dans la troisième Lyonnaise ; il fit partie du duché de France, possédé par Robert le Fort. Les successeurs de ce duc montés sur le trône de France établirent des comtes particuliers du Maine. Les Normands et les Angevins se disputèrent longtemps cette province ; à la mort du dernier comte, Hélie de la Flèche, en 1110, le Maine fut réuni à l’Anjou par le mariage de sa fille avec Foulques le jeune, et les deux provinces ne furent plus séparées.

Provence. Réunie en 1482 
Conquise 125 ans avant J.-C. par les Romains, qui lui donnèrent le nom de province romaine, d’où celui de Provence, cette partie de la Gaule fut successivement occupée par les Wisigoths , les Ostrogoths et les Francs. Elle fut plus tard comprise dans le royaume d’Arles, et enfin soumise à des comtes héréditaires, dont l’héritière porta la Provence au XIIe siècle dans la maison de Barcelone.

En 1245 ce comté entra dans la première maison d’Anjou par le mariage de Béatrix, héritière de Raymond Bérenger, avec Charles de France, frère de saint Louis, et fut longtemps uni au royaume de Naples, qu’occupait la postérité de Charles. Par l’adoption que Jeanne Ire, reine de Naples et comtesse de Provence, fit de Louis tige de la deuxième maison d’Anjou, comme héritier, le comté de Provence parvint à Charles du Maine, qui le légua, en 1482, avec le reste de ses États au roi Louis XI.

Bretagne. Réunie en 1515 
La Bretagne a reçu son nom des Bretons qui au VIe siècle se réfugièrent sur les côtes de l’Armorique quand les Angles et les Saxons envahirent la Grande-Bretagne. Jusqu’au XIIe siècle le pays eut ses princes indigènes, dont plusieurs portèrent le titre de roi.

Constance, fille du comte Conan IV, porta la Bretagne en dot à Geoffroy, fils de Henri II roi d’Angleterre ; leur fils, Arthur, ayant été assassiné par Jean sans Terre, Philippe-Auguste fit épouser Alix, héritière de la Bretagne, à Pierre, surnommé Mauclerc, comte de Dreux et arrière-petit-fils de Louis le Gros. Ainsi fut fondée la dynastie des ducs capétiens de Bretagne ; leur postérité mâle s’éteignit en 1488, dans la personne de François II.

Anne, fille de ce prince, épousa successivement deux rois de France, Charles VIII et Louis XII, et le mariage de sa fille Claude avec le roi François Ier réunit définitivement la Bretagne à la couronne, en 1515.

200px-Blason_comte_fr_Clermont_%28Bourbon%29.svgBourbonnais. Réuni en 1527 
Au commencement du Xe siècle le Bourbonnais, ancien pays des Bituriges cubi, était une des trois principales baronnies du royaume. En 1272 Béatrix , héritière des sires de Bourbon , qui prirent le nom de la ville de Bourbon-l’Archambault, berceau de leur famille, épousa Robert de France, comte de Clermont en Beauvoisis et sixième fils de saint Louis.

Le Bourbonnais fut érigé en duché-pairie en faveur de leur fils, dont les descendants ne quittèrent jamais le nom de Bourbons et montèrent sur le trône dans la personne de Henri IV. Au XVIe siècle ce duché faisait partie des domaines du connétable de Bourbon, chef de la branche aînée, et fut confisqué en 1527, lors de la défection du prince.

Beaujolais. Réuni en 1527 
Cette petite province tire son nom de la ville de Beaujeu : elle fit quelque temps partie du royaume d’Arles, puis du comté du Forez ; mais les comtes de ce pays le démembrèrent en faveur d’une ligne puînée, et le Beaujolais devint une baronnie indépendante, qui passa en 1400 dans la maison de Bourbon, et fut confisquée en 1527 sur le connétable de Bourbon.

Forez. Réuni en 1527 
Le Forez tire son nom de la ville de Feurs, son ancienne capitale. Trois dynasties de comtes se succédèrent dans ce pays. La première s’éteignit en 1109, et fut remplacée par une branche de la maison du dauphin de Viennois. La descendance masculine de cette seconde famille s’éteignit au XIVesiècle, et le comté passa par mariage dans la maison de Bourbon, en 1373. Ce comté faisait partie des possessions du connétable de Bourbon, et fut confisqué en 1527 et réuni à la couronne en 1531.

Marche. Réunie en 1527 
Le mot de Marche, qui signifie une province frontière, fut donné à cette province parce qu’autrefois elle se trouvait sur les confins du royaume du côté du Limousin. La Marche fut au IXe siècle détachée de l’Aquitaine et érigée en comté particulier. Philippe le Bel, sous prétexte de trahison, confisqua ce comté sur la maison de Lusignan, qui le possédait, et le réunit à la couronne. Échangée en 1341 contre le comté de Clermont, la Marche entra dans la maison de Bourbon, d’où elle passa par mariage dans celle d’Armagnac ; elle fit retour à la couronne en 1477 après l’exécution de Jacques d’Armagnac, duc de Nemours. Donné par Louis XI à Pierre de Bourbon, sire de Beaujeu, son gendre, le comté fut confisqué en 1527 sur le connétable de Bourbon et réuni définitivement à la couronne.

Navarre. Réunie en 1589 
Les comtes de Navarre, établis par les Carolingiens, se firent reconnaître comme rois dès 860. Après l’extinction des princes indigènes en 1234, la couronne de Navarre passa par les femmes aux comtes de Champagne, et entra dans la maison royale de France par le mariage de Jeanne, héritière de la Navarre et de la Champagne, avec le roi Philippe le Bel. En 1316 la Navarre fut détachée du royaume de France et donnée à Jeanne, fille de Louis le Hutin, qui l’apporta en dot à son cousin Philippe de France, comte d’Évreux.

Depuis lors le royaume de Navarre passa par des mariages successifs aux maisons d’Aragon, de Foix, d’Albret et de Bourbon. Ferdinand le Catholique, roi de Castille et d’Aragon, enleva à Jean d’Albret, en 1512, toute la haute Navarre. Henri IV, fils de Jeanne d’Albret et d’Antoine de Bourbon, à son avènement au trône de France, en 1589, réunit le reste de la Navarre à la couronne de France : ses successeurs ont porté le titre de rois de Navarre jusqu’en 1830.

Limousin. Réuni en 1589 
Le Limousin, habité par les Lemovices, fut au IXe siècle érigé en vicomte héréditaire relevant du duché d’Aquitaine ; il subit les mêmes vicissitudes que cette province : confisqué par Philippe-Auguste sur les Anglais, rendu par saint Louis lors du traité de Paris ; cédé de nouveau par le traité de Brétigny, puis reconquis en 1370. Pendant ces révolutions, le Limousin continua d*avoir des vicomtes. Ce titre passa en 1291 dans la maison de Bretagne, par le mariage de Marie, fille unique et héritière de Guy VI, dix-huitième vicomte de Limoges, avec Arthur II, duc de Bretagne. En 1522 Alain d’Albret reçut cette vicomte de Françoise de Bretagne, son épouse ; et Jeanne d’AIbret la transmit à son fils Henri IV, qui la réunit à la couronne de France, en 1589.

Comté de Foix. Réuni en 1589 
En 1002, le comte de Carcassonne donna la terre de Foix à son second fils, sous la suzeraineté des comtes de Toulouse. A l’extinction des mâles de cette première famille, en 1398, Isabelle, héritière de la maison de Foix, porta le comté aux Grailli, captals de Buch. Un siècle plus tard, un autre mariage le fit passer dans la maison d’Albret, et il fut réuni à la couronne de France, lors de l’avènement de Henri de Bourbon, héritier par sa mère des ducs d’Albret.

Béarn. Réuni en 1589 
Le Béarn, jadis habité par les Beneharri, d’où il tire son nom, fut en 819 érigé en vicomte héréditaire en faveur de Centule, deuxième fils de Loup, duc de Gascogne ; ses successeurs s’affranchirent de la suzeraineté des ducs de Gascogne, et se rendirent indépendants au XIe siècle. La vicomte de Béarn passa par les femmes, en 1134, dans la famille des vicomtes de Gavaret, puis, en 1170, dans celle des Moncade, seigneurs catalans, et enfin, en 1290, dans la maison de Foix. Depuis lors le Béarn suivit la destinée du comté de Foix.

Bresse. Réunie en 1601 
La Bresse, après le démembrement du royaume d’Arles, dont elle faisait partie, fut partagée en diverses seigneuries ; les sires de Beaugé en possédaient la meilleure part, qui passa dans la maison de Savoie par le mariage de Sybelle, héritière de Beaugé, avec Aimé IV, comte de Savoie, l’an 1272. Par le traité de Lyon en 1601, le duc de Savoie céda la Bresse au roi de France Henri IV, en échange du marquisat de Saluces. Le gouvernement de cette province était réuni à celui de la Bourgogne.

Alsace. Réunie en 1648 
Le nom de l’Alsace vient de la rivière l’Ill ou l’Ell (Elass), qui la traverse. Ce pays fut compris par les Romains dans !a Germanie. Les rois Francs le conquirent, et le réunirent à leur royaume. En 954 Othon Ier, empereur d’Allemagne, s’en empara, et ses successeurs établirent, au XIIe siècle, des landgraves ou comtes provinciaux. Au commencement du XIIIe siècle les comtes de Habsbourg se trouvaient landgraves de la haute et de la basse Alsace : montés sur le trône impérial, ils conservèrent cette province à titre de landgraviat jusqu’en 1648.

Elle fut cédée à la France par la paix de Westphalie ou de Munster. L’Alsace comprenait, outre les landgraviats, un certain nombre de villes libres impériales, qui furent successivement réunies à la France sous le règne de Louis XIV. Mulhouse, qui était une de ces villes, ne fut cependant annexée qu’en 1798.

Artois. Réuni en 1659 
L’Artois, pays des anciens Atrebates, fut démembré de la Flandre, en 1180, par le comte Philippe Ier, qui le donna en dot à Isabelle de Hainaut, sa nièce, lorsqu’elle épousa Philippe-Auguste, roi de France. L’Artois fut érigé en comté en faveur de Robert, frère de saint Louis. En 1382 Marguerite, héritière du comté, le rattacha à la Flandre par son mariage avec Louis de Male, comte de Flandre ; leur fille, en épousant Philippe le Hardi, porta l’Artois dans la deuxième maison capétienne des ducs de Bourgogne. A la mort de Charles le Téméraire le comté passa dans la maison d’Autriche par le mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien d’Autriche ; il fut conquis par Louis XIII, et cédé à la France par le traité de paix des Pyrénées, en 1659.

Roussillon. Réuni en 1659 
Le Roussillon emprunte son nom à la ville de Ruseins. Tour à tour occupé par les Romains, les Goths, les Sarrasins et les Francs, ce pays à partir du IXe siècle fut possédé par des comtes héréditaires, dont le dernier légua ses États en 1172 au roi d’Aragon. Pendant trois siècles le Roussillon resta uni au royaume d’Aragon ; mais en 1462 le roi d’Aragon Jean II vendit le Roussillon au roi de France Louis XI pour 300 000 écus d’or. Charles VIII restitua indûment cette province à Ferdinand, roi d’Aragon, et le Roussillon resta à l’Espagne jusqu’au XVIIe siècle. Louis XIII en fit la conquête en 1642, et la paix des Pyrénées le réunit à la France en 1659.

Flandre française. Réunie en 1668 
La Flandre, dont le nom moderne n’apparaît qu’au XVIIesiècle, était comprise par les Romains dans la seconde Belgique. En 862 elle fut érigée en comté, relevant de la couronne de France, en faveur de Baudouin, dit Bras de fer, gendre de Charles le Chauve. La postérité de Baudouin s’éteignit en 1119, et Thierry d’Alsace, fils du duc de Lorraine, fonda une seconde dynastie. Le comté de Flandre passa ensuite par les femmes dans les familles de Dampierre (1280), de Bourgogne-Valois (1384), et enfin dans la maison d’Autriche par le mariage de Marie de Bourgogne, héritière de Charles le Téméraire, avec Maximilien d’Autriche (1477).

Le traité de Madrid, en 1526, attribua à l’empereur d’Allemagne la suzeraineté du comté, qui fut incorporé dans le cercle germanique de Bourgogne. Lors du démembrement de l’Empire de Charles-Quint, la Flandre demeura à l’Espagne. En 1657 Louis XIV revendiqua, au nom de sa femme, Marie-Thérèse, fille de Philippe IV, roi d’Espagne, toute la partie de la province dite Flandre française, et le traité d’Aix-la-Chapelle réunit à la France ce riche territoire.

Franche-Comté. Réunie 1678 
La Franche-Comté, ou comté Palatin de Bourgogne, était occupée par la célèbre peuplade gauloise des Sequani, Ce pays fut enlevé aux Romains par les Bourguignons et à ceux-ci par les Francs. Aux IXe et Xesiècles, il fit partie du royaume de Bourgogne, puis fut englobé dans l’Empire Germanique. Vers la fin du Xe siècle, Otte Guillaume, fils du duc de Lombardie, fut reconnu comte de Bourgogne ; ses successeurs ayant refusé leur hommage à l’empereur, le pays prit de là le nom de Franche-Comté.

Plus tard ce comté passa par les femmes dans plusieurs maisons allemandes, et fut un instant réuni à la France par le mariage de Jeanne Ire, de la maison de Châlons, avec Philippe V, dit le Long, et passa ensuite dans la première maison capétienne des ducs de Bourgogne : Marguerite, veuve de Philippe de Rouvres, dernier prince de cette famille, épousa en secondes noces Philippe le Hardi, fondateur de la seconde maison capétienne des ducs de Bourgogne, et lui apporta la Franche-Comté, qu’elle possédait du chef de sa mère. Le mariage de Marie, fille de Charles le Téméraire, avec Maximilien d’Autriche fit entrer le comté de Bourgogne , qui était un fief féminin, dans la maison d’Autriche, et il fut incorporé au cercle de Bourgogne dans l’Empire Germanique.

Les rois d’Espagne de la maison d’Autriche conservèrent la Franche-Comté jusqu’en 1668 ; Louis XIV s’en rendit alors maître, en vertu des droits de sa femme Marie-Thérèse, fille du roi d’Espagne Philippe IV ; il rendit cette province par le traité d’Aix-la-Chapelle ; mais, conquise une seconde fois, elle fut cédée à la France par le traité de Nimègue en 1678.

230px-Lotharingia-1508Lorraine. Réunie en 1766 
Cette contrée était enclavée sous les Romains dans le territoire de la Belgique première ; elle forma ensuite la plus grande partie du royaume franc d’Austrasie. Louis le Débonnaire, en 843, comprit ce pays dans les vastes États qu’il concéda à son fils Lothaire , et qui formèrent le royaume de Lotharingie ouLorraine, nom emprunté à son premier roi Lothaire. Ce royaume fut bientôt démembré ; après avoir appartenu à l’Allemagne, la partie de la Lorraine dite Mosellane se donna à la France au Xe siècle, mais les empereurs d’Allemagne l’enlevèrent à Louis d’Outremer, et la rattachèrent à l’Empire.

En 1033 Gérard d’Alsace fut nommé duc de Lorraine, et commença la série des princes héréditaires ; l’héritière de la branche aînée de cette maison porta le duché en 1431 à son époux, René d’Anjou, roi titulaire de Naples, et celui-ci le légua à René II, fils de sa fille Yolande d’Anjou et de Ferry, comte de Vaudemont, issu de la branche cadette de la famille ducale de Lorraine. Ce pays, déclaré en 1542 principauté libre et ne relevant plus de l’Empire Germanique, fut échangé à la paix de Vienne en 1738 par le duc François&bsp;III, descendant de René, contre le grand-duché de Toscane. Par cette convention la Lorraine fut donnée comme royaume à Stanislas Leczinski, ancien roi de Pologne et beau-père de Louis XV, avec réversion à la France après la mort de Stanislas, qui arriva en 1766.

Barrois. Réuni en 1766 
Le Barrois, pagus Barrensis sous les Romains, fut compris dans le royaume d’Austrasie, puis dans le duché de Lorraine Mosellane. A partir du XIe siècle, ce pays eut des comtes héréditaires, dont les premiers furent les seigneurs de Pont-à-Mousson. Vers le XIVe siècle ces comtes prirent le titre de ducs. En 1415 le cardinal de Bar, héritier du duché, le céda à son petit-neveu, René d’Anjou. Par le mariage de René d’Anjou avec Isabelle, duchesse de Lorraine, les duchés de Bar et de Lorraine furent réunis en 1419, et n’ont plus été séparés.

Corse. Réunie en 1768 
Cette île, successivement possédée par les Romains, les Vandales, les Goths, les Lombards et les Papes, mais toujours en révolte contre ses maîtres étrangers, fut vendue en 1092 par le pape Urbain à la république de Pise. En 1481 les Génois enlevèrent la Corse aux Pisans, et la cédèrent à la France en 1768.

Comtat Venaissin. Réuni en 1791 
Le comtat Venaissin, comitatus Vindascinus, fut enclavé au IXe siècle dans le royaume d’Arles, puis dans le comté de Provence : il en fut détaché, et passa par mariage au Xe siècle dans la maison des comtes de Toulouse, sous le nom de marquisat de Provence. Après la guerre des Albigeois, le comte Raymond VII céda, par le traité de Paris, à l’Église Romaine les terres qu’il possédait sur la rive droite du Rhône, et en 1274 Philippe III, roi de France, mit le pape Grégoire X en possession de cette province.

En 1791 l’Assemblée législative déclara le comtat Venaissin réuni à la France, et cette réunion fut confirmée par le traité de Tolentino, conclu en 1797 entre la République française et le pape Pie VI. La ville d’Avignon, qui avait été vendue au Pape Clément VI en 1348 par la reine Jeanne de Naples, comtesse de Provence, fut réunie à la France en même temps que le Comtat, dont elle ne faisait pas partie.

Nivernais. Réuni en 1789 
La province de Nivernais prend son nom de sa capitale Nevers, Nevernum. Dans le Xe siècle, des comtes héréditaires s’y établirent ; leur postérité mâle s’éteignit en 1181, et le comté passa alors par les femmes dans les familles de Courtenay, de Donzy, des Dampierre comtes de Flandre, des Valois ducs de Bourgogne, et enfin dans la maison étrangère des ducs de Clèves, en faveur de laquelle le comté fut érigé en duché en 1538. Le duché passa ensuite par mariage aux Gonzague, cadets des ducs de Mantoue : Mazarin l’acheta aux Gonzague, et transmit leurs droits féodaux à son neveu Mancini ; les descendants de ce dernier les conservèrent jusqu’à la Révolution française.

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Moyens de communications de 1889

Posté par francesca7 le 5 mars 2013

Moyens de communications de 1889 dans ARTISANAT FRANCAIS communication-lhotel-300x178Hôtel de la Gare de Précy sous Thil

A la fin du 19ème siècle, pour se déplacer sur les routes empierrées, on marche beaucoup à pied, ainsi qu’en voiture à deux ou quatre roues, bâchée de cuir et tirée par un âne ou un cheval qui trotte volontiers. Le chemin de fer apparaît également dans la région de notre Bourgogne (21)

LE TACOT

« le 19 novembre 1989, M. le Maire soumet à l’assemblée un dossier relatif à une enquête sur le nombre et l’emplacement des stations à établir sur la ligne de tramway projetée entre Semur en Auxois et Saulieu.

Le conseil,

Considérant (…) que la commune sera située à une distance d’au moins 5 km des plus proches stations et haltes projetées, c’est-à-dire à la même distance que la gare de La Roche en Brenil. Cependant que les affaires commerciales ne peuvent que gagner à la création de nouveaux débouchés pour les produits de la localité et que les stations de Montlay en Auxois, de Bierre les Semur, de Précy sous Thil   surtout pourront faciliter les transports pour Saulieu et Semur en Auxois.

Est d’avis que, eu égard à l’avantage que la commune de Dompierre peut retirer de la construction du tramway projeté, le nombre de stations paraît suffisant et les emplacements proposés pour ces stations, aussi bien choisis que possible… »

Ce « tacot » à voie étroite sera construit et fonctionnera jusqu’aux années 1930. Il permettra, entre autres choses, à quelques élèves de Dompierre de se rendre au « Cours Supérieur » de Saulieu, chaque semaine.

Après la guerre de 1914-1918, la bicyclette se répand. Ah ! quelle formidable invention que le vélo, peut-être la plus belle ! 

Le cycliste se déplace vite et loin avec sa seule force musculaire. Quand on a un vélo, plus question de rater une foire, un marché, une fête, un bal….

 

Autre révolution à cette époque, la première voiture automobile arrive à Dompierre en 1920 suivie, quelques années plus tard, par les motocyclettes pétaradantes. La « civilisation lente », comme l’écrit Henri Vincenot, notre littéraire régional, accélère son rythme ancestral pour aboutir au TGV qui traverse notre commune depuis 1981.

Le T.G.V

Commencé en 1976, la double voie où circule  actuellement notre fierté nationale, le Train à Grande Vitesse, partage la commune de Dompierre en deux parties inégales. Le tracé, orienté Nord-Nord-Ouest Sud-Sud-Est, passe à proximité des habitations de Genouilly et de Dompierre, les voies de communications coupées ont été rétablies, voire améliorées, par des ouvrages d’art (point, passages pour bestiaux et pour animaux sauvages). La commune a aussi bénéficié d’un remembrement car nombre de parcelles ont été démantelées, amputées par l’emprise importante de voies. Cela a fait grincer quelques dents, comme toujours et partout… Depuis 1981, les rames orange du TGV filent à 270 km/h au milieu de nos vaches qui ne lèvent même plus la tête, craignant pour leurs vertèbres cervicales. Ce bruit de roulement métallique brutalement crescendo et pareillement decrescendo semble être entré dans les mœurs.

 

communication-gare-300x201 dans VILLAGES de FRANCELES ROUTES

Dompierre a la charge d’un réseau de routes et chemins vicinaux important dû à l’étendue du territoire communal et à la dispersion de l’habitat.

En août 1929, « le conseil municipal reconnaît la nécessité du goudronnage des chaussées, rendu indispensable par suite de la circulation automobile intense qui existe actuellement, mais constate, avec regret, la situation lamentable qui est faite  aux conducteurs de voitures hippomobiles, pour circuler sur les routes avec leurs attelage.

Demande instamment :

  1. Que des pistes empierrées et cylindrées soient créées sur les côté des routes actuellement goudronnées ;
  2. Que ces pistes soient créées sur les routes non encore goudronnées préalablement au goudronnage de celles-ci ;
  3. Que les parties de routes traversant des villages, des remblais ou des tranchées, ne présentant pas une largeur suffisante pour la création d’une piste hippomobile, ne soient goudronnées que sur le milieu… »

L’ELECTRICITE

En 1924, la commune décide de s’associer au projet de « constitution d’un syndicat intercommunal ayant pour objet l’installation d’une distribution d’énergie électrique. »

Il faudra attendre le 18 novembre 1929 pour que les premières ampoules électriques déjà installées dans le village s’éclairent…

 

LE TELEPHONE

 Dès 1901, la commune de Dompierre a la possibilité d’avoir une cabine publique, mais le conseil municipal recule devant le coût d’une telle installation.

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Il faudra attendre le 7 décembre 1913 pour que la décision de se rattacher au réseau téléphonique départemental soit prise. La commune s’engage alors à participer au financement de la ligne et de la cabine, à rétribuer un gérant et un porteur de télégrammes, mais…

Le 12 mars 1922, « le conseil vote le principe de faire installer le téléphone au chef-lieu de la commune et à Genouilly.

Ce sera chose faite :

-          En 1923, à Dompierre en Morvan,

-          En 1946, à Genouilly, quelques années et pétitions plus tard,

-          En 1959, à Courcelotte,

-          En 1969, à Jadron.

Issu de cent ans de vie rurale à Dompierre en Morvan (21) d’A.MONIN

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Les pompiers de 1899

Posté par francesca7 le 4 mars 2013

 

LE SERVICE DE LA POMPE A INCENDIE

Les pompiers de 1899 dans ARTISANAT FRANCAIS 220px-FeuerwehrNuernberg1661Depuis toujours, les petites communes villageoises possèdent un corps de pompiers bénévoles assurant une intervention rapide en cas de sinistre. Il y a 100 ans, son existence fut capitale car beaucoup de maisons dans le village étaient encore ouvertes de chaume…..

« La séance ouverte (du 7 mars 1895), M. le Maire expose que la subdivision de compagnie de sapeurs-pompiers de la commune de Dompierre en Morvan (21) n’a pas d’existence légale. Ce défaut d’organisation a été souvent la cause de démissions non justifiées et d’adhésions peu sérieuses. Dans ces conditions, le service de la pompe à incendie ne présente pas toutes les garanties désirables et il y aurait lieu d’organiser le corps de pompiers actuellement existant conformément au décret du 29 décembre 1875.

Le conseil,

Considérant que la question qui lui est soumise intéresse au plus haut degré la sécurité publique,

220px-Keeling-fire-engine-illustration dans Côte d'OrConsidérant d’autre part que la commune possède depuis longtemps déjà :

  1. Un matériel de secours pouvant suffire à tous les besoins ; pompe avec tous ses accessoires,
  2. Des effets de petite tenue pour au moins vingt hommes, en même temps que des effets d’équipement pour sous-officiers et caporaux,

Que tous les ans, le conseil municipal montre sa sollicitude pour le corps de pompiers en votant une indemnité de 9 F à chaque homme,

Que l’organisation légale de la subdivision n’occasionne par suite aucun surcroît de dépenses à la commune,

A l’unanimité, est d’avis que le corps de pompiers soit organisé conformément à la loi ».

Quelques années plus tar, le 5 Juin 1899,

« Le conseil,

Considérant que les effets d’habillement servant à la subdivision de pompiers sont, par suite d’un long usage, presque entièrement usés, qu’il est juste de tenir compte du dévouement des pompiers en fournissant à ce corps d’élite un uniforme digne de la mission qu’il est appelé à remplir.

A l’unanimité, décide que les quinze hommes formant la subdivision de pompiers seront pourvus d’uniformes neufs en treillis bleu (vestes, pantalons et képis)… »

Cette compagnie de sapeurs-pompiers bénévoles s’est toujours maintenue jusqu’à nos jours, avec un effectif d’environ une douzaine d’hommes. Elle constitue un groupe de « première intervention » rapidement disponible, en cas de sinistre dans la commune, et un renfort appréciable pour le centre de secours du chef-lieu de canton de PRECY SOUS THIL  (21).

Une manœuvre mensuelle assure l’entretien du matériel et la cohésion du groupe.

A l’occasion des manifestations dans le village (source à pied du 8 mai, fête d’été du mois d’août), les pompiers règlent la circulation, assurent aussi la régularité des épreuves, la  sécurité et l’ordre.

REGLEMENT DE LA COMPAGNIE

DE SAPEURS-POMPIERS

Article 1 – La compagnie de sapeurs-pompiers sera composée de quinze hommes, y compris officier, sous-officier et caporaux.

Article 2 – Pour entrer dans la compagnie, il faudra être de bonne vie et mœurs, sans distinction de taille, être robuste et d’un dévouement connu aux incendies.

Article 3 – En cas d’incendie ; chacun devra se rendre autant que possible au magasin des pompiers en casque et ceinture de manœuvre pour se munir des agrès nécessaires, il devra en même temps prévenir les membres de la compagnie qui se trouveront sur son passage afin d’accélérer les secours.

Article 4 – La compagnie aura un caissier qui sera chargé de recevoir les amendes.

Article 5 – Dans le cas où un incendie éclaterait en dehors de la commune tout pompier se trouvant dans la commune de Dompierre en Morvan doit se rendre sur le lieu de l’incendie en casque à moins d’être passible d’une amende ;

Article 6 – Cependant, si un incendie arrivait à Dompierre, il ne serait pas tenu d’avoir son casque, mais autant que possible il doit le mettre pour sa sécurité personnelle.

Article 7 – L’incendie apaisé, nul ne pourra quitte le lieu du sinistre sans la permission du chef et avant que les seaux et les autres agrès ne soient recueillis et comptés au magasin destiné à cet effet.

Article 8 – Tous les mois, on essaiera la pompe pour s’assurer si son jeu ne laisse rien à désirer ; si les boyaux n’ont pas besoin d e réparations.

Ces réunions seront l’occasion d’une parade et de dissertation sur les ressources et les besoins de la compagnie.

Article 9 – Tout pompier, qui prévenu d’un incendie soit à domicile, ou au son de caisse, aura négligé (s’il n’est absent ou malade) de se rendre sur le lieu du sinistre paiera 3 F d’amende ; en cas de récidive sera rayé du contrôle.

Article 10 – Celui qui, invité à un réunion ou à une assemblée concernant le service de la compagnie ne se sera pas rendu au lieu de la réunion fixé par le chef, sera passible pour :

-          La première fois, d’une amende de 3 F.

-          La deuxième fois, d’une amende double,

-          La troisième fois, sera rayé du contrôle.

Article 11 – Aucun motif ne pourra dispenser les membres de la compagnie de se présenter à la réunion ou assemblée, dont il est parlé à l’article 1O, excepté en cas de maladie ou d’indisposition reconnue.

Article 12 – Toute désobéissance ou insubordination envers les chefs sera jugée par l’officier commandant et, suivant la gravité, par la commission choisie à cet effet.

Article 13 – Le sous-lieutenant paiera les amendes simples, ainsi que le sergent et les caporaux ; pour les amendes doubles ces sommes seront doublées.

Article 14 – Tout pompier qui, dans une réunion ou assemblée, se portera à des voies de fait envers un autre membre de la compagnie sera immédiatement et définitivement expulsé de la compagnie.

Article 15 – Le plus profond silence doit être observé dans les réunions et défense de fumer pendant les séances.

Article 16 – Tout pompier qui aura des observations  à faire ne pourra les faire qu’après avoir demandé la parole au sous-lieutenant ou au chef qui présidera la réunion.

Article 17 – Le produit des amendes ou gratifications sera indexé tous les ans et l’emploi en sera réglé en assemblée générale.

Article 18 – Tout individu qui se présentera pour entrer dans la compagnie, ne sera reconnu pompier qu’après avoir été accepté par la majorité de la compagnie.

Article 19 – En rentrant d’un incendie, un appel sera fait et une amende sera appliquée au contrevenant.

Article 20 – Tout pompier de la compagnie n’habitant pas la commune ne pourra pas e faire remplacer et sera rayé des contrôles ;

Article 21 – En cas de décès d’un membre de la compagnie, tous les autres seront tenus d’assister à ses funérailles ou à moins passibles d’une amende comme à l’article 19. 

Article 22 – Le présent règlement est obligatoire et sera signé par tous les membres de la compagnie.

Il restera entre les mains de l’officier chef des pompiers et sera lu dans les réunions.

 les-pompiers dans HUMEUR DES ANCETRES

Issu de cent ans de vie rurale à Dompierre en Morvan (21) d’A.MONIN

 

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Foires et Marchés : La Louée de Précy

Posté par francesca7 le 4 mars 2013

 

Foires et Marchés : La Louée de Précy dans ARTISANAT FRANCAIS la-louee-300x187Pour vendre leurs produits fermiers et acheter ce dont ils ont besoin, les habitants de la commune de Dompierre en Morvan (21) se rendent régulièrement aux foires de la région : PRECY SOUS THIL ROUVRAY, SAULIEU et SEMUR en AUXOIS.

Pas question de rater une foire ! On s’y rend à pied, à cheval, en voiture ou à vélo. ‘est essentiellement une affaire d’hommes ; les femmes et les enfants sont volontiers laissés à la maison en ce 19ème siècle.

Les plus importantes, à PRECY, étaient « La Louée » en février et « La foire aux châtaignes » en novembre.

Donc, le 19 février de chaque année, se tient « La Louée » des domestiques », à PRECY. Le directeur des enfants assistés de Saulieu vient avec un certain nombre de jeunes garçons et de jeunes filles. Il installe un bureau « de placement »’ à l’ancienne mairie (salle Sainte-Auxille actuellement). Les patrons, à la recherche de domestiques, y viennent faire leur choix, se présentent au responsable, s’étendent sur un prix et signent un contrat annuel. L’argent du gage est versé au directeur qui le dépose sur un livret de Caisse d’Epargne. Le pupille ne pourra disposer de ce magot qu’après ses 21 ans révolus.

Comme il a été convenu avec le directeur, le patron doit donner à son employé de l’argent de poche chaque mois, lui laisser un jour de repos par semaine (le dimanche) et subvenir à son entretien en fournissant nourriture, vêtements, sabots, etc. Tous ces jeunes gens ne tombent pas toujours très bien…es autres domestiques et commis, non protégés par l’Assistance Publique, se tiennent sur la place et attendent qu’un employeur s’intéresse à eux. Après un marchandage plus ou moins long, on tope là. L’affaire conclue, tout le monde se retrouve au café.

 

Issu de 100 ans de vie rurale à Dompierre en Morvan A.Monin.

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Le Charron du Morvan

Posté par francesca7 le 2 mars 2013


Le Charron du Morvan dans ARTISANAT FRANCAIS le-charon1-300x195A Dompierre en Morvan (21), au siècle dernier, le charronnage se transmet de père en fils depuis plusieurs générations. Le charron travaille uniquement le bois. Il fabrique et assemble toutes les pièces nécessaires à la réalisation des chariots, des tombereaux, petites charrettes, brouettes. Il façonne encore les manches de toutes sortes d’outils à main… Il répare, renforce, remplace aussi les pièces de bois défectueuses des véhicules qu’on lui amène. Une activité très importante du charron, c’est la fabrication de toutes ces roues de char ; des grandes, des petites, des larges, des fines, des robustes, des fragiles… toutes différentes, avec leurs caractéristiques en fonction de leur destination, impressionnante est la collection de gabarits de jantes qui orne les olives de l’atelier. Travail délicat que de tourner les énormes moyeux à peine dégrossis à la hache (30 cm de diamètre fini), de percer les mortaises destinées à l’emboîtement des rais (douze pour les roues avant de chariot et quatorze à l’arrière, ainsi que le tombereau), de façonner ces derniers dans le dur bois d’acacia ainsi que les arcs de cercle qui constituent la jante (six pour douze rais et sept pour quatorze rais).

Les moyeux sont en « torillard » (orme) ou en « châgne » (chêne) mais ce dernier a tendance à se fendre. Les rais sont toujours en acacia, bois capable de supporter les pires contraintes. Les jantes sont généralement en frêne, quelque fois en orme. Toutes les autres pièces qui constituent le véhicule (limons, planches, échelles, « échelottes »…) sont le plus souvent en chêne. Le bois nécessaire provient des « bouchures » ou de la forêt voisine. Le charron achète les arbres et les transporte à la scierie la plus proche (Chamont, La Roche en Brénil ou Pont d’Aisy – 21).


Lorsque toutes les pièces sont terminées, le charron les assemble, les règle puis recommence la sœur jumelle de la roue qu’il vient de fabriquer, car à part la brouette, les roues sont toujours par paires. Le rythme de production est de deux ou trois paires par semaine.

D’abord actionné à la main par un système d’engrenages, le tour du charron est équipé en 1929 d’un moteur à essence. Pendant la guerre, en 1942, le manque de carburant oblige notre artisan à acheter un moteur électrique et à sacrifier quelque volailles afin d’obtenir rapidement un branchement et éviter un chômage technique trop prolongé. Progressivement, l’atelier s’équipe de différentes machines (scie à ruban, dégauchisseuse, mortaiseuse) entraînées par des courroies qui tombent d’un long arbre fixé sous le plafond.

Pour l’opération de cerclage, le charron réalise sept à huit paires de roues de diamètres différents. Il se rend alors chez le maréchal ferrant qui prépare les cercles et les pièces métalliques que l’on peut trouver sur les chariots, les tombereaux etc…

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Le Ferronnier – Serrurier – Tôlier du 20è siècle

Posté par francesca7 le 2 mars 2013

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Le Ferronnier - Serrurier - Tôlier du 20è siècle dans ARTISANAT FRANCAIS ferronier-1-192x300

 

Au début du XXème siècle, Dompierre en Morvan (21) possédait un atelier de ferronnerie : La maison Melou. Cette fabrique familiale commence son activité en 1904. Père et fils y travaillent, ainsi que deux employés et, occasionnellement, un voisin ou deux. La production va des entourages de tombes et des grilles en fer forgé, aux voitures d’enfants, en passant par le semoir à betteraves.

Cet outil rudimentaire fut inventé et mis au point à Dompierre en Morvan, dans ce même atelier. Le « s’moir à biottes » est constitué d’un manche soutenant un sac de toile, servant de réserve à graines, à la base duquel un tube conduit celles-ci vers une pointe creuse et fendue dans le sens de la longueur. Su le manche, une poignée coulissante commande, selon sa positon, l’ouverture ou la fermeture de la pointe ainsi que l’obturation ou non du sec à graines ; pour semer les betteraves, il suffit d’enfoncer la pointe du semoir dans la terre meuble, et d’actionner la poignée qui libère quelques graines. Cet instrument permet de semer rapidement et sans grand effort les betteraves en poquet.

Dans l’atelier, un moteur à essence entraîne un long arbre qui court au plafond, équipé de poulies d’où dégringolent de larges courroies vers les machines ( tour, meules, etc…). Une petite fonderie permet aussi de mouler des pièces comme des essieux de chariot ou des poids d’horloge. La production de la forge est écoulée localement, chez les marbriers (entourage de tombes), les quincailleries et les particuliers ; l’activité de cet atelier s’est arrêtée en 1924.

LE SERRURIER TOLIER : Monsieur Joël Beauvisage, créateur des foyers fermés pour cheminées…..


Un atelier de serrurerie – tôlerie s’est installée à Jadron (21) en 1977. Un vaste local de 700 m² a été construit en 1981, destiné à recevoir des machines modernes, mais néanmoins encombrantes. Les premières années, M. Joël Beauvisage a fabriqué des nourrisseurs pour bétail, des pièces de tôlerie pour engins de travaux publics (aussi bien en acier qu’en aluminium), ainsi que la serrurerie classique : rampes, balcons, portails en fer forgé.

Depuis 1983 les « foyers fermés » pour cheminées constituent l’essentiel de la production (50 %). Cet appareil a été mis au point à Dompierre en Morvan par notre tôlier, Joël, dont l’invention est protégée par un « modèle déposé » (1983).

Cette trouvaille constitue un moyen de chauffage remarquable, de plus en plus répandu dans notre région. D’aspect esthétique, le foyer peut être inséré dans n’importe quelle cheminée (fabrication sur mesures), capable de fonctionner ouvert cheminée classique) ou fermé (feu continu) et de diffuser, par des gaines, l’air chaud récupéré autour du foyer. Ce « produit-phare », entièrement fabriqué dans l’atelier, demande en moyenne trois jours de travail et bénéficie des matériaux les plus performants du marché : vitrerie (Japon), briques réfractaires, isolation, peinture (insensible aux très hautes températures). Chaque appareil pèse de 200 à 35O kg.

La diffusion est régionale et Monsieur Beauvisage assure personnellement la vente de sa fabrication en l’exposant aux grandes foires de notre secteur : Avallon, Tonnerre (89), Montbard, Saulieu (21). La promotion se fait également par le « bouche à oreille », entre les artisans-installateurs et leurs clients (jusqu’à DIJON).

ferronier-3-300x199 dans Côte d'OrLa ferronnerie classique et la fabrication de petites pièces destinées à supporter des composants électroniques constituent l’autre moitié de la production.

L’atelier traite environ 50 tonnes de ferraille par an. Un chariot élévateur et un point roulant assurent la manutention des pièces lourdes. Les machines les plus diverses cisaillent, plient, poinçonnent, percent, meulent, découpent, soudent, forgent tour à tour l’acier, qu’il soit en plaques, en barres ou en tubes.

Par cette réalisation, Monsieur Joël Beauvisage montre que l’esprit d’entreprendre et la créativité n’ont pas encore totalement déserté nos campagnes. Exemple à suivre de l’époque … 

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Le Vannier Rempailleur de nos campagnes

Posté par francesca7 le 2 mars 2013


Autrefois, dans nos campagnes, en Bourgogne, chacun fabriquait ses paniers pour son propre usage avec plus ou moins de réussite. Les matériaux locaux étaient utilisés le plus souvent. De ci, de là, dans les « bouchures » (haies), on peut voir encore les longs rameaux rouges caractéristiques de cette espèce de saule qu’on appelle l’osier. Les jeunes tiges de la bourdaine dont on a retiré l’écorce conviennent également, de même que le noisetier, la viorne (la mansène) et la clématite sauvage (l’herbe aux gueux ou tabac Saint-Jean).

Le Vannier Rempailleur de nos campagnes dans ARTISANAT FRANCAIS vannier2-300x181Ces dernières sont des plantes grimpantes qui, débarrassées de leurs ramifications, offrent une très longue tige flexible, d’un diamètre assez régulier ; les surnoms de la clématite (herbe aux gueux, tabac St Jean) sont dus au fait que les apprentis fumeurs l’utilisent en petits tronçons de la taille d’une cigarette. En gardant les animaux, les enfants choisissent dans la haie, un morceau de clématite bien sec et l’allument. Avec pas mal d’efforts, celui-ci se consume lentement en produisant un peu de fumée d’un goût douteux.

La matières première est récoltée, séchée puis remise à tremper dans l’eau juste avant son utilisation. La vannerie demande essentiellement de la patience et peu d’efforts, c’est le travail du grand-père, dispensé des travaux pénibles. Il fabrique ou répare les paniers, l es corbeilles, les mannes, etc…


Dans le même genre
, le rempaillage des chaises défoncées est aussi une occupation réclamant beaucoup de patience. Pour reconstituer un fond de chaise, il faut de la laiche et de la paille de seigle. La laiche (carex ou « flamme ») est une plante très commune des lieux humides dont les longues feuilles rubanées ont la réputation d ‘être coupantes tout simplement parce qu’elles sont constituées de fibres résistantes. C’est un véritable crin végétal qui conserve ses caractéristiques après, toutefois, un séchage patient, à l’ombre, en ayant soin de retourner sa récolte tous les jours, jusqu’à ce qu’elle soit parfaitement desséchée. Quant au seigle, il doit être fauché délicatement afin de ne pas briser sa tige. La partie inférieure, entre les deux premiers nœuds, est la seule utilisable. Pour chaque pied de seigle, il n’est conservé qu’un chalumeau d’une trentaine de centimètres.

vannier3-300x165 dans Côte d'Or


Le rempailleur torsade les brins de aiche pour en faire des torons qu’il va entrecroiser tendus d’un côté à l’autre de la chaise. Tous les torons du dessus sont dissimulés par la paille de seigle. Celle-ci est auparavant fendue avec l’ongle dans le sens de la longueur, puis ouverte afin d’obtenir un étroit ruban qui sera soigneusement enroulé autour de chaque partie visible du toron. La laiche assure la solidité du fond de la  chaise tandis que le seigle lui donne son esthétique.

« Dans le temps », tous les grands-pères savaient faire cela, aujourd’hui il en restait tout de même encore un dans les années 1990 à Dompierre en Morvan.

 

 

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Faire la Saint COCHON

Posté par francesca7 le 2 mars 2013

Faire la Saint COCHON dans Côte d'Or cochon-1-300x199

La plupart des familles vivant à la campagne ou possédant un petit jardin, soignaient, engraissaient, élevaient, des cochons.

Enfermés dans un parc, un coin du jardin délimité par quelques planches, on les nourrissait de fruits et de légumes divers, d’épluchures de légumes, des restes des repas … Les cochons ne sont pas difficiles : ils mangent de tout.

Toutefois, les services municipaux, « la prophylaxie » intervenait pour tout ce qui concernait l’hygiène et obligeait les gens à observer certaines règles dans l’élevage d’animaux pour la consommation. Par exemple, le « parc à cochons » ne devait pas se situer trop près des habitations, il ne devait pas y avoir trop d’animaux concentrés dans un même espace. Les contrevenants étaient passibles d’une amende. Pour tuer un cochon, il fallait un permis délivré par la mairie.

La veille de son abattage, on laissait l’animal sans manger. Il devait se contenter de liquides : eau et bouillons gras.

Pour tuer un cochon, les propriétaires de la bête faisaient appel aux parents, voisins/voisines car c’est une tâche qui demande des hommes forts dans un premier temps et des mains expertes pour les diverses préparations. Plus il y avait de monde et plus vite ce travail était achevé, et ce, dans la joie et la bonne humeur.

Le jour J, dès le début de la matinée, on allait chercher le cochon dans son parc. Il ne se laissait pas attraper facilement : il se débattait en poussant de grands cris traduisant une certaine angoisse comme s’il pressentait ce qui l’attendait.

cochon-2-204x300 dans Les spécialitésAvec les pommes de terre, le porc est la nourriture la plus consommée à la campagne. Chaque famille élève un ou deux cochons par an. L’animal est soigneusement nourri pendant huit à dix mois pour atteindre la masse respectable de 150 à 200 kg. Au moment de Noël par exemple, on fête la « Saint-Cochon » en Bourgogne. La viande est alors fraîche et abondante. Vrai jour de fête pour tout le village….

Pour une bonne « Saint Cochon » :

-       Choisir un bon « gouillon » à jeun d’au moins 150 kg et le sortir de la soue,

-       L’attacher par une patte arrière, au mur, avec une longe,

-       Le coucher sur le flanc sur une brassée de paille,

-       Lui emmancher un « pô » dans la gueule pour qu’il ne bouge pas trop la tête (éventuellement lui asséner un bon coup de merlin entre les deux yeux),

-       Glisser une poêle sous le coup de l’animal,

-       Lui trancher la gorge avec un couteau bien affûté,

-       Vider la poêle pleine de sang dans un seau en agitant le liquide pour l’empêcher de coaguler,

-       Recommencer l’opération jusqu’à la dernière goutte en essayant de rester insensible aux protestations de la pauvre bête.

-       La recouvrir ensuite de paille de blé sèche dès que toute manifestation aura cessé et y mettre le feu,

-       Lorsqu’un côté est bien « frié » retourner le cochon et recommencer,

-       Pour arracher les ‘argots », laisser mijoter le bout des pattes un peu plus longtemps ?

-       Balayer puis brosser les cendres dues à la paille et aux soies brûlées,

-       Avec un long couteau à large lame, gratter la couenne en arrosant régulièrement pour la nettoyer,

-       Lorsque le porc est redevenu blanc et lisse comme à sa naissance, l’étendre sur une échelle ou un brancard,

-       Attacher les pattes arrière par les tendons et dresser l’ensemble contre un mur, la tête en bas,

-       Ouvrir le ventre de la victime (si celle-ci est un mâle, mettre le « pichon » de côté pour graisser la scie),

-       Déposer le paquet d’entrailles sur une table,

-       Gonfler le mou et le mettre à dégorger dans un seau d’eau,

-       Faire l’andouille avec l’estomac et le gros intestin vidés de leur contenu d’origine, dégraissés, grattés et lavés,

-       Couler le boudin dans l’intestin grêle bien nettoyé lui aussi, après avoir mélangé dans une bassine le sang, des oignons, du persil, du sel, des épices, une panne de gras …

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-       Jeter le tout dans le fourneau plein d‘eau frissonnante, laisser cuire une vingtaine de minutes,

-       Quand le boudin est remonté à la surface, le retirer délicatement l’enrouler sur une claie,

-       Déguster « la merveille » (c’est généralement à ce moment-là, attirés par l’odeur, que les voisins viennent « goûter le boudin »)

-       Ensuite hacher le pâté de foie pour les terrines ou les bocaux à stériliser,

-       Découper la carcasse en côtelettes, rôtis, jambons, jambonneaux, grillades, carrés de lard…

-       Saler la viande qui ne sera pas consommée rapidement, pour sa conservation tout au long de l’année…

A part la salaison et bien avant le congélateur, la stérilisation a été un excellent moyen de conserver la viande, mais quel travail pour la maîtresse de maison que de mettre un cochon en bocaux !

 Inutile de préciser que toutes ces opérations se faisaient dans une ambiance de fête où la bouteille de gnaule et de gros rouge ne connaissait aucun répit et où chacun, allègrement, donnait sa blague.

 

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Le pain et le beurre de nos campagnes

Posté par francesca7 le 2 mars 2013

 

 

Le pain et le beurre de nos campagnes dans Côte d'Or four-a-pain-300x228

 

LE PAIN : Au XIXè siècle et au début du XXè, certains habitants de la campagne ont la chance de posséder un grand four en briques dans lequel on cuit le pain. Il se trouve dans une dépendance de la maison qu’on appelle « chambre à four ». C’est surtout les agriculteurs qui sont favorisés. Ils récoltent le blé, vont le faire moudre au moulin. Ils en ramènent  de la farine et l’écorce du grain qui s’appelle le son et sert à nourrir les volailles et les porcs.

Pour faire le pain, il faut tout d’abord acheter de la levure chez le boulanger. Celle-ci est délayée dans un peu d’eau, on y ajoute de la farine. Le tout est mélangé pour obtenir une boule de pâte gardée dans un récipient de terre que l’on met dans un endroit doux, sur la pierre de la cheminée ou le coin de la cuisinière. Cela s’appelle le levain. Le lendemain matin, cette pâte adoublé de volume, on ajoute alors une grande quantité de farine (plusieurs kilos), et de l’eau. Dans certaines familles, de la pomme de terre râpée vient complémenter ce mélange en lui donnant une saveur que les anciens évoquent encore avec émotion. On travaille pendant un bon moment cette pâte pour la rendre lisse et qu’elle ne colle plus aux doigts. Pour cela, on la pétrit dans le fond d’une maie ; grande caisse en bois rectangulaire montée sur quatre pieds. Ensuite la pâte est disposée dans de grandes panières rondes et on la laisse lever pendant deux ou trois heures.

Pendant ce temps, il faut chauffer le four avec des fagots et quelques grosses bûches. Au bout d’une heure environ, quand les briques sont presque blanches, on laisse un peu de braises au fond, on nettoie les cendres avec un balai de genêts mouillé. Puis le pain est enfourné à l’aide d’une grande pelle de bois et sa cuisson surveillée par une petite lucarne mobile aménagée dans la porte.

C’est presque jour de fête. Après la cuisson du pain, on en profite pour faire des tartes et des gratins. Les voisins amènent également quelque chose à cuire car le four est grand ; selon la saison, des fruits séjournent aussi dans le four. Prunes ou poires s’y dessèchent pour leur conservation. Les poires attendront l’hiver où elles seront trempées dans l’eau afin de se réhydrater, puis consommées avec délices.

Les miches, c’est le nom que l’on donne à ce pain blanc, sont de grande taille : 40 ou 50 cm de diamètre. On en fait plusieurs 

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pour avoir du pain pendant cinq à six jours. Il se conserve bien dans un endroit frais ; la fabrication n’ayant lieu qu’une fois par semaine en moyenne.

Cela se pratique jusqu’après la guerre 1939. En 1945, alors que le pain, dans les boulangeries, est distribué avec des tickets et qu’il est très difficile de s’en procurer. De nos jours, ces fours sont en partie démolis. Seule la porte en fonte moulée garde sa place comme souvenir décoratif.

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LE BEURRE : le beurre est fabriqué à partie de la crème du lait. La récupération de la crème se fait de deux manières différentes, selon la quantité de lait à traiter et selon la fortune de la famille :

  1. Le lait, après avoir été filtré, est versé dans des pots de grès de 2 ou 3 litres. Au bout de deux jours de repos, la crème, plus légère, couvre la surface du pot. La fermière la recueille alors délicatement avec une cuillère et la met de côté en attendant qu’elle en ait suffisamment pour la battre. Le reste du lait est traité afin de cailler, il deviendra fromage.

  1. Après la traite su soir, le lait encore tiède et débarrassé de ses impuretés est versé dans l’écrémeuse manuelle. Il faut tourner durement celle-ci pour lancer le système centrifuge qui actionne un « bol » muni de petites assiettes destinées à séparer la crème du lait ; opération délicate car une vitesse trop lente ou trop rapide est inefficace, une petite sonnette indique généralement la vitesse de centrifugation convenable.

 A nouveau deux méthodes pour la fabrication du beurre selon la quantité de crème à battre et selon les moyens :

  1. La crème est versée dans un pot de grès de 3 litres, fermé d’un bouchon percé au centre. Par ce trou passe un pilon composé d’un manche, au bout duquel est fixée une rondelle de bois. Par un mouvement alternatif vertical, la fermière bat sa crème, plus ou moins longuement selon la saison…
  2. La crème adoucie est versée dans une baratte, sorte de petit tonneau en bois posé sur des pattes ou sur un socle et fermé d’un couvercle. La fermière tourne alors une manivelle qui, à l’intérieur de l’appareil, actionne un battoir. La crème, ainsi agitée, se transforme en beurre au bout d’un long moment. Des barattes en verre transparent sont apparues par la suite….

 pain-beurre-2-206x300Dans les deux cas qui viennent d’être exposés, le beurre, lorsqu’il est battu, est dispersé en grumeaux dans le petit lait ; la fermière vide le maximum de petit lait et rassemble dans ses mains trempées dans l’eau froide une bonne poignée de grumeaux. En mouillant régulièrement ses mains pour les refroidir, elle bat, pétrit, malaxe sa boule de beurre pour lui donner toute son homogénéité et en extraire la moindre goutte de petit lait. Les boules sont ensuite agglomérées en mottes pesant 250 ou 500 gr, soigneusement modelées sur une assiette, quelquefois décorées à l’aide d’un bâtonnet de bois. Certaines fermes possèdent des moules en bois, crantés autour et sculptés en creux au fond avec, sur le dessus, une fleur ou une vache en relief.

 Le beurre est soit consommé à la ferme, soit vendu aux voisins qui n’en fabriquent pas, à l’épicier ou au marché.

 Le petit lait, épaissi de quelques litres de farine d’orge et d’avoine en mélange, nourrit le cochon.

 

 

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