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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Pourquoi parle-t-on des cloches de Pâques ?

Posté par francesca7 le 10 mai 2014

 

 

180px-Bourdon-notre-dame-paris-tour-sudPar le père Jacques Fournier

 

Le Jeudi-Saint au terme de la liturgie eucharistique, le célébrant porte au « reposoir » les pains consacré, qui seront reçus par les fidèles lors de la « messe des présanctifiés » (pré-consacrés) le Vendredi-Saint. 

L’autel où vient d’être célébré la Cène du Seigneur est vide et dépouillé. Devant ce reposoir eucharistique, ce sont les heures de Gethsémani que nous devons revivre. Les cloches sont condamnées au silence pendant trois jours en signe de deuil. 

Pour expliquer l’absence de sonnerie pendant cette période, on a dit longtemps aux enfants que les cloches partaient à Rome. Le Pape les bénissait avant leur retour. On pourrait et on devrait leur dire la vraie raison de ce silence. Et pourquoi pas cette allusion à l’Eglise de Rome, coeur de l’Eglise universelle….

Ce n’est que dans la nuit du samedi au dimanche de Pâques qu’elles carillonnent pour annoncer la joie de la résurrection du Christ. On a dit longtemps aux enfants qu’elles revenaient chargées de friandises qu’elles déversaient dans les jardins et les prés, sur les balcons des appartements. On pourrait et on devrait leur dire que la plus grande joie vient du Christ ressuscité. 

Dans l’est de la France, pour remplacer les cloches » parties à Rome » pendant la Semaine Sainte, les enfants faisaient sonner leurs crécelles dans les rues, pour annoncer les offices. La crécelle remplaçait la sonnette de l’autel dans les paroisses et les monastères.

Les enfants de choeur passaient plusieurs fois dans la journée. La première fois ils criaient :  » Réveillez-vous ». La deuxième fois :  » Préparez-vous ». La troisième : « Dépéchez-vous ». 

 

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Le rituel de la cloche

Posté par francesca7 le 10 mai 2014

 

 

 rubon20-9c7a8« C’est un usage qui remonte à l’Antiquité de convoquer le peuple chrétien à l’assemblée liturgique et de l’avertir des principaux événements de la communauté locale par un signal sonore. Ainsi la voix des cloches exprime-t-elle, en quelque sorte, les sentiments du peuple de Dieu, quand il exulte et qu’il pleure, quand il rend grâce ou qu’il supplie, quand il se rassemble et manifeste le mystère de son unité dans le Christ. » 
Livre des bénédictions [1]

Comptant parmi les plus vieux instruments sonores, les cloches ont toujours été associées à la Chrétienté dès les premiers siècles de son essor. Tout en rythmant l’écoulement des heures depuis le Moyen Âge, leur fonction première est liturgique : par leurs volées et leurs tintements, elles appellent les fidèles à se rassembler et à prier, associant leurs chants aux joies et aux peines de la communauté chrétienne et, qui plus est à Notre-Dame de Paris, aux grandes Heures de l’Histoire de France, aux événements marquant la communauté internationale.

Dès la fin du XIIe siècle, l’édification de la cathédrale étant encore loin d’être terminée, il est fait mention de la sonnerie des cloches précédant les offices. Cette sonnerie s’étoffa au cours des siècles au rythme de la vie de l’édifice et de son rayonnement. Huit cloches dans la tour Nord, deux bourdons dans la tour Sud, sept cloches dans la flèche accompagnées de trois pour la sonnerie de l’horloge : cet ensemble spatialisé constitua un véritable paysage sonore dans le ciel de Paris jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

La Révolution et son lot d’excès n’épargnèrent pas les cloches de Notre-Dame et le bourdon Marie qui furent descendus, brisés et fondus en 1791 et 1792. Le bourdon Emmanuel, pièce maîtresse de l’ensemble, fut heureusement épargné et demeure aujourd’hui l’un des plus beaux vases sonores d’Europe, sinon le plus remarquable. Depuis 1686, au sommet de la tour Sud, il ne cesse de sonner les grandes Heures de la cathédrale, des grandes fêtes liturgiques aux événements marquants du diocèse de Paris et de l’Église universelle. Mais il est aussi intimement associé à la Nation française dont il rehaussa depuis sa fonte de nombreux temps forts : Te Deum pour les sacres de rois, fins de conflits (dont les deux Guerres mondiales en 1918 et 1945), obsèques nationales, drames de l’Humanité, quand la prière rassemble à Notre-Dame les croyants et les hommes de bonne volonté…

Associées au bourdon Emmanuel, quatre cloches, placées en 1856 dans la tour Nord en remplacement de la sonnerie disparue, assurèrent les diverses sonneries liturgiques et civiles jusqu’à leur dépose, en 2012, dans le cadre du projet de nouvelle sonnerie mis en œuvre pour les 850 ans de Notre-Dame de Paris. Elles furent suppléées durant une année par les trois cloches du carillon des heures de 1867, installées dans la flèche.

C’est le 23 mars 2013, en la veille du dimanche des Rameaux et de la Passion, que la nouvelle sonnerie se fit entendre pour la première fois depuis « les tours retentissantes qui couvrent la ville de leur ombre et de leur bronze et proclament Dieu à l’horizon » [2].

—————————-

[1] De Benedictionibus promulgué par la Congrégation pour le culte divin le 31 mai 1984, chap. XXX, n°1032.

[2] Paul CLAUDEL, préface in Marcel AUBERT, Vitraux des cathédrales de France XIIe et XIIIe siècles – 19 reproductions en couleurs d’après nature, Paris, Plon, 1937.

 

 

 

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Les fondeurs de cloches du XIV et XV siècles

Posté par francesca7 le 10 mai 2014

Image illustrative de l'article Hérépian

Le plus ancien nom, qui se présente à nous comme celui d’un Lorrain fondeur de cloches, se lisait sur la célèbre ban­cloche de Toul, faite en 1396 ; elle nous apprenait elle-mème , dans son inscription rimée , qu’elle avait été « ici assise par maistre GUILLAUME POITRAS, du bourg Sainte-Marie ». Les chroniques messines fournissent les noms de plusieurs des fondeurs qui travaillèrent pour la sonnerie de la cathédrale dans le XV° siècle; la fameuse Mutte fut refondue en 1428 par « maistre Jehan De Guerle et maistre Jehan De Lucembourg ». La cloche Marie la plus grosse de celles qui appartenaient au chapitre, le fut, en 1438, « par maître ANTOINE, maistre des bombardes de Metz, gui estoit borgne »; cette cloche fut refaite en 1541 et 1665. Son créateur est-il le même que maistre Antoine d’Estain , dont nous verrons bientôt le nom? Nous ne saurions le dire.

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La Mutte fut refondue en 1442, par LOUIS DE HAMELLE (alias Hamaille, Hamalles Ganalle), de Liège, « ancètre sans doute, dit M. Bégin , des Duhamel qui florissaient à Metz dans le siècle dernier…; il était maître des bombardes ou de l’artillerie de Metz ». Dès l’année suivante, 1443, cette cloche dut être refaite par « maistre ANTHOINE D’ESTAIN » (Étain ?) elle le fut encore en 1459, par « maistre ARNOULD DE ‘COBELANCH (Coblentz?) et maistre TILLEMONT DE HOCHEMBERG », tous deux , croit-on, Alsaciens , et le second, tout au moins, originaire de Strasbourg. Nouvelle refonte eut lieu en 1479 ; un chroniqueur appelle l’ouvrier qui la fit : « JEHAN RAMBERT DANNEUVRE », et un autre, « JEHAN LAMBERT D’ANVERS ». Ou peut affirmer qu’il s’agit de JEAN LAMBERT de Deneuvre, qui fondit, en 1502 ou 1503 , la grosse cloche de l’église Saint­ Epvre de Nancy, puis, en 1508, les autres cloches de la même église. Nous retrouverons, en 1683, un Jean Lambert, fondeur à Doncourt, qui pourrait bien être l’un de ses descendants ; mais nous aimons surtout à lui rattacher un Didier Lambert qui, peu après cette époque, travailla pour l’Italie, ainsi que deux autres fondeurs lorrains dont M. E. Müntz nous révèle les noms.

Par M. LÉON GERMAIN, Membre titulaire. Mémoires de la Société des lettres sciences et arts de Bar le Duc 1887. 1. 2e sér. T. 6

 

 

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Les cloches et clochers du XVIII° siècle

Posté par francesca7 le 6 avril 2014

 

burel_francoisVers le commencement du XVIII° siècle, pensons-nous (papiers allant de 1687 à 1740), marché fut passé, par les Carmélites de Pont-à-Mousson, « avec CHARLES CUNY, fondeur d’artillerie à Nancy, pour la façon de deux cloches ». Celle de Tollaincourt porte : « LES PERRIN m’ont fait en 1 708″. « IGNACE-JOSEPH THOUVENEL, Les PÉKIN et FRANÇOIS BROIT, fondeurs à Outremécourt, proche la Mothe en Lorraine, ont fait en 1708 la cloche de la Neuville-en-Hez (Oise). »Une clochette, à l’évêché de Saint-Dié, porte, avec la date 1720, le nom de son fondeur : « NICOLAS FERRY à Saint­Diey « . Vers cette époque, une famille BUREL parait avoir joui d’une grande réputation FRANÇOIS et JEAN-BAPTISTE LES BUREL ont leur marque sur les deux grosses cloches de l’église Saint-Étienne de Saint-Mihiel ; elles furent faites, ainsi qu’une troisième, détruite à la Révolution, en 1722 ; M. Dumont atteste que ces fondeurs étaient de Neufchâteau. Ces trois cloches eurent pour parrain et marraine le prince héritier de Lorraine et l’une de ses soeurs. « FRANÇOIS BUREL fondit en 1723 l’ancienne grosse cloche de Mattaincourt (Vosges) ».

http://www.francois-burel.com/biographie.htm

Suivant une communication , une cloche de Mattaincourt laissait lire : « E et B LES BURNEL (sic) nous ont faite (sic), 1725″. Les noms BUREL et BARBIER reviendront encore un peu plus loin (17!3). »CLAUDE BROCARD, JEAN-BAPTISTE LES BROCARD, F. POISSON et A. DE LA PAIX ont fondu une cloche à Bayeux en 1727″. Un fondeur nommé QUEYRAT, habitant probablement Nancy, fit, en 1733, une cloche pour l’église Saint-Nicolas de cette ville , puis, en 1742 , la plus forte de celles de la cathédrale ; il en avait fait une aussi (papiers de 1723-1742) pour la collégiale Saint-Georges . »J.-B. BARBIER fit, en 1743, l’ancienne cloche d’Auzainvilliers (Vosges) ». Il est , sans doute, le même que JEAN BARBIER »qui , avec »LES BUREL », fondit, en 1747 , la cloche Stanislas de l’église Saint-Epvre, à Nancy. Une cloche à Fermont porte la date de 1746 et le nom de Les cloches et clochers du XVIII° siècle dans CLOCHES de FRANCEBARBIER. Le gros timbre de l’église Saint-Epvre à Nancy offrait cette inscription : « Entrepris par nous JOSEPH et CLAUDE LES DERANTON. Fait à Nancy par FRANÇOIS DESPOIS, fondeur, 1751″.CLAUDE ALLIOT fondit en 1752 une petite cloche, encore existante, pour l’église paroissiale de Saint-Mihiel , la marque porte le nom de SIMON ALLIOT, qui était peut-être le père de Claude. 

 Ces fondeurs étaient de Ligny-en-Barrois. En 1754 et 1766, un fondeur lorrain, de Chaumont-la-Ville, nommé JEAN-BAPTISTE CHRESTIENNOT, fit à Toulouse plusieurs cloches, qui furent très appréciées. Les premières étaient destinées à l’abbaye bénédictine de la Daurade; les religieux, dit un manuscrit contemporain, ayant vu un fondeur de la ville manquer, deux fois de suite, les deux grosses cloches, « furent obligés … de faire venir un fondeur étranger, Lorrain d’origine, comme il a paru, appelé Chretiennot ». il fondit d’abord cinq cloches, le 2 mai 1754 : malgré « une plage épouvantable », les religieux « virent avec admiration le fondeur intrépide fondre cinq cloches d’un seul jet, réussir à merveille; les détourner le lendemain à l’aspect d’une multitude infinie, qui prêta volontiers la main pour les exposer à la vue de tous … Ces cloches, aussi belles qu’on puisse le désirer, ont fait l’admiration de tous ceux qui les ont vues ». Le 22 juin suivant, dix autres cloches furent coulées avec autant de succès. Douze ans plus tard , en 1766 , le môme fondeur fit quatre cloches pour le Palais de justice : le Parlement, dit un contemporain, voulut « profiter de l’habileté d’un homme nommé Chrestiennot, fondeur de cloches de Chaumont la ville en Lorraine, le même qui fondit ci-devant toutes les cloches de la Daurade. … »

 

Sur la grosse cloche, refondue le 29 novembre, ou lisait ainsi le nom du fondeur : « JOANNE BAP­TISTA CHRESTIENNOT Lotharingio ». Les trois autres, pour la sonnerie des heures, furent coulées le dernier jour du même mois. Vers 1760 (pièces de 1758 à 1762), l’abbaye de Haute-Seille fit « marché … avec CLAUDE ROZIER, fondeur de cloches à Breuvannes, bailliage de Bourmont, pour refondre la grosse cloche de l’abbaye ». Quelques années plus tard (pièces de 1767 à 1770), le même monastère passe « marché avec J.-B. FOURNEAU, fondeur à Lunéville, pour la refonte de deux cloches ». Un fondeur nommé GUILLEMIN, d’Aubrévannes, fit, en 1756, deux ban-cloches pour la cathédrale de Verdun, « dans la proportion et les tons de celle de Saint-Germain-des-Prés de Paris ». Il fondit, en 1759, celle de Régneville. Plusieurs cloches de l’abbaye de Saint-Vanne, à Verdun, avaient été faites par « PIERRE GUILLEMIN, fondeur d’Aubrévannes sous Choiseul en Lorraine ». Un fondeur de Pont-à-Mousson, FRANÇOIS LACHAUSSÉE, travaillait vers la même époque. En 1760, par ordre du chapitre de la Primatiale de Nancy, une somme fut payée « à FRANÇOIS LACHAUSSÉE, fondeur, pour la refonte du gros timbre de l’horloge, et au sieur DERANTON pour la répétition faite à l’horloge ». Une cloche portait . »LACHAUSSÉE m’a faite en 1760″. On connait aussi un marché passé (pièces de 1702 à 1790) par les Bénédictins anglais de Dieulouard « avec FRANÇOIS LACHAUSSÉE, fondeur à Pont-à-Mousson, pour fondre trois cloches avec les deux qui étaient dans le clocher ».

La cloche de Thiaucourt date de 1762 ; on y lit : « Simon et FRANÇOIS LES ALLIOT de Ligay nous ont faits ». Un sieur PERNELLE, de Pompierre, fournit, en 1768 et 1774, le métal nécessaire pour la fonte de plusieurs cloches à l’église de Lamarche (Vosges). La cloche de Sainte-Hélène, près de Rambervillers, fut faite, en 1771, par JOSEPH THOUVENOT. Il était peut-être le père de CLAUDE-JOSEPH THOUVENOT qui exerça la même profession de 1783 à 1850.De 1772 date la grosse cloche de Dainville-aux-Forges, qui porte : « CARTENEY et MAIRE, fondeurs de Pompierre, nous ont faites ». « IGNACE HANRIOT, maître-fondeur de cloches à Guillécourt [Huillécourt, Haute-Marne], diocèse de Toul, en Lorraine, fit en 1712 une cloche pour Grumesnil (Seine-Inférieure) [Seine Maritime]. »"IGNACE et ANTOINE HANRIOT, oncle et neveu, fondeurs de cloches, demeurant à Huillecourt en Lorraine, diocèse de Toul, ont fondu en 1773 les cloches de Bure (Seine-Inférieure). » La quatrième cloche de l’église de Lamarche fut faite en 1774 par « JOSEPH BRETON, fondeur de cloches, demeurant à Lamarche ». Le sieur FLORENTIN PERNELLE, de Pompierre, en fournit le métal. « FRANCOIS FARNIER, fondeur à Sauvigny (Meuse), et MARTIN MICHEL de Romain-sur-Meuse (Haute-Marne) , ont fondu en 1775 la grosse cloche de Montigny-les-Vaucouleurs (Meuse) ». « Louis BAUDOUIN, fondeur à Champigneulle en Lorraine, est appelé en 1775 à Germigny (Cher) pour y refondre les cloches. » L’un de ses descendants exerce de nos jours la même profession à Marseille .La arton1627-d261bcloche de Morgemoulins, de 1777, porte : « les FARNIER m’ont faite ». En 1784, celle de Nonville fut fondue par « CLAUDE et JOSEPH LES THOUVENOT, demeurant à Parey-Saint-Ouen et Saulxures-les-Bulgnéville », villages voisins. Les frères MESSIN fondirent, en 1785, pour l’église Saint ­Gengoulf de Toul, une grosse cloche qui était « très estimée des paroissiens »; on l’a refondue eu 1841.

 

Dates non déterminées

La liste des fondeurs lorrains auxquels nous pouvons attribuer des cloches déterminées, avec des dates précises, est achevée. Mais il nous reste à citer quelques noms qui nous sont signalés sans qu’on nous ait exactement fixé les épo­ques et les rouvres auxquelles ils se rapportent. M. G, Vallier veut bien nous dire qu’il a relevé sur les cloches du département de l’Isère les noms suivants des fondeurs lorrains : ANCELLE, DUBOIS, JACLARD, JOLLY, NAVOIZET, PICAUDEZ, « et plusieurs autres encore ». Les noms Dubois et Jolly ne nous sont pas inconnus. M. Jeantin parle d’ »ALEXIS BARBIER de Metz, dit l’ancien », comme ayant fondu notamment les cloches de l’abbaye de Châtillon (Meuse). « Ses arrière-arrière-petits-fils », ajoute­-t-il, vivent de nos jours à Merles; il mentionne aussi comme fondeurs de cloches « les WERINGS de Houëcourt, les LEPAUTRE de Thoune [Thone] la ]on ».M. Bégin parle des DUHAMEL, qui florissaient à Metz dans le siècle dernier. « Les FARNIER de Mont-devant-Sassey » nous écrit M. l’abbé Robinet, auteur du Pouillé de Verdun, « parents de ceux des Vosges, sont fondeurs de trois ou quatre générations. »GÉRARDIN, de Verdun, exerça la même profession avant et après la Révolution. Un autre de nos correspondants, M. l’abbé Pierfitte , curé de Portieux, nous signale les GILOT, à Morizécourt et Robécourt, où ils étaient très connus après la Révolution, puis l’existence d’anciens fondeurs à Urville et Blevaincourt. Il croit que les GILOT ont fondu les cloches de Bleurville et de Monthureux, qui passent pour être les meilleures du pays.Telle est la liste des anciens fondeurs de cloches lorrains que nos recherches ou d’obligeantes communications nous ont révélés. Nous espérons qu’elle excitera de nouveaux travailleurs à s’occuper de cet intéressant sujet, pour augmenter la somme des renseignements déjà acquis sur une industrie qui a porté et porte encore au loin le renom artistique de notre province.

 

Par M. LÉON GERMAIN, Membre titulaire. Mémoires de la Société des lettres sciences et arts de Bar le Duc 1887. 1. 2e sér. T. 6 son site : http://www.auburtin.fr/blog/

 

 

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LES CHAMPIONS D’AUXERRE

Posté par francesca7 le 31 décembre 2013

 

 

Dès le 1er siècle, c’est une ville importante dont ont témoigné les vestiges découverts récemment lors de fouilles. 

L’influence intellectuelle et spirituelle de la cité au Moyen Age repose en grande partie sur le rayonnement de l’évêque Saint Germain (début du 5ème siècle) et des pèlerinages organisés auprès de son tombeau. Au 12ème siècle, Auxerre est déclarée « ville sainte » par la papauté. La ville a donné le jour à Paul Pert (1833-1886), savant physiologiste et homme d’Etat éminent de la IIIème République , à Marie Noël (1883-1967), poétesse dont les œuvres (Les Chansons et les heures, Chants et psaumes d’automne, Le Cru d’Auxerre) témoignent d’une douloureuse recherche de la paix intérieure, et en 1932, au réalisateur de Cyrano de Bergerac (tourné en partie à Dijon et à Fontenay) Jean-Paul Rappeneau. 

Depuis les années 1980, la ville s’est fait connaître à l’international grâce à son équipe de football, L’AJA.  L’entraîneur, Guy Roux, habitant Appoigny, au Nord d’Auxerre, est parvenu à lui faire réaliser le rare doublé championnat/coupe de France en 1996. le centre d’entraînement est une véritable pépinière de talents, vendus très cher aux grandes équipes européennes (citons Ferrei, Cantona, Boli ou Diomède).

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Quartier de la Marine – Autrefois domaine des voituriers d’eau, il a gardé ses ruelles sinueuses. Prendre la rue de la Marine pour voir les vestiges de la tour d’angle Nord-Est de l’enceinte gallo-romaine, traverser la charmante place St Nicolas, qui porte le nom du patron des Mariniers, pour atteindre la place du Coche d’Eau. Au n°3, maison du 16ème siècle abritant les expositions temporaires du musée du Coche d’Eau. Remonter la rue du Docteur Labosse pour rejoindre la rue Cochois. On gagne le centre ville par la place St Etienne devant la cathédrale puis à gauche par la rue Maison Fort puis Joubert. 

Le centre ville conserve nombre d’intéressantes vieilles demeures, la plupart du 16ème  siècle. La rue Fécauderie (deux maison à colombage possédant un poteau cornier sculpté à l’angle de la rue Joubert, et passage Manifacier) même à la belle place de l’Hôtel de Ville, où figée parmi les passants, se dresse une statue polychrome de Marie Noël en vieille dame. 

Tour de l'Horloge d'AuxerreLa tour de l’Horloge – De style flamboyant cette tour, construite au 15ème siècle, sur les fondations de l’enceinte gallo-romaine, était appelée aussi tour Gaillarde (du nom de la porte qu’elle défendait) et faisait partie des fortifications ; le beffroi et l’horloge symbolisaient les libertés communales accordées par le comte d’Auxerre. L’horloge (17ème siècle) présente un double cadran indiquant sur les deux faces les mouvements apparents du soleil et de la lune. Le cadran astronomique fut célébré par Restif de la Bretonne, qui a vécu plusieurs années de sa jeunesse dans un atelier d’imprimeur au pied de cette tour. 

Si l’on déambule dans le quartier, on peut encore voir l’Eglise St Eusèbe, vestige d’un ancien prieuré, qui conserve une belle tour du 12ème siècle décorée d’arc polylobés. La flèche de pierre est du 15èmese siècle. A l’intérieur, remarquer le chœur Renaissance, la belle chapelle axiale et des vitraux du 16ème siècle Fermé à la visite pour travaux. La plus ancienne maison d’Auxerre, place Robillard, des 14ème et 15ème siècle. Un bel hôtel Renaissance dit « de Crole » à lucarnes et corniche sculptées, rue de Paris. On rejoint les quais de l’Yonne au niveau de la passerelle (vue) par la rue des Boucheries puis la rue Sous-Murs, qui tire son nom des murailles de la cité gallo-romaine qui la bordaient ; maisons après maison. 

La Cathédrale Saint Etienne – Ce bel édifice gothique a été construit du 13ème au 16ème siècle. A cet emplacement, un sanctuaire, fondé vers 400 par saint Amâtre et embelli au cours des siècles suivants, fut incendié à plusieurs reprises. En 1023, Hugues de Châlon entreprit aussitôt après le sinistre la construction d’une cathédrale romane. 

En 1215, Guillaume de Seignelay fit réaliser une cathédrale gotique, dont le chœur et les verrières étaient achevés en 1234. en 1400, c’est au tour de la nef, des collatéraux, des chapelles et du croisillon Sud. Dernier élément, la tour Nord, vers 1525. en façade, de style flamboyant, la façade est encadrée de deux tours aux contreforts ouvragés ; la tour Sud reste inachevée. La façade est ornée de 4 étages d’arcatures surmontées de gâbles. Au-dessus du portail central, légèrement en retrait, une rosace de 7 m de diamètre s’inscrit entre les contreforts. Les célèbres sculptures des 13èmer et 14ème siècle ont été mutilées au 16ème lors des guerres de Religions et la tendre pierre calcaire a souffert des intempéries. Au portail de gauche, les sculptures des voussures retracent la vie de la Vierge, de St Joachim et de Ste Anne ; le registre restant du tympan représente le couronnement de la Vierge. Les médaillons du soubassement traitent différentes scènes de la Genèse. 

Le portail de droite est du 13ème siècle. Le tympan divisé en 3 registres, et les voussures sont consacrés à l’enfance du Christ et à la Vie de St Jean-Baptiste. Au registre supérieur des soubassements sont représentées 6 scènes des amours de David et de Bertsabée – 8 statuettes placées entre les pinacles symbolisent la Philosophie (à droite avec une couronne) et les Sept Arts libéraux. A droite du portail, un haut-relief représente le Jugement de Salomon. Des deux portails latéraux, celui du Sud, du 14ème siècle, consacré à St Etienne, est le plus intéressant. Le portail Nord est dédié à St Germain.

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Querelles de clochers en villages de Bourgogne

Posté par francesca7 le 31 décembre 2013

 

 

explo_2_21232_1_photo1_gL’église par exemple de DOMPIERRE EN MORVAN (Dompierre-en-Morvan était anciennement nommée Domus Petrus au XIIème siècle) est une des plus remarquables des environs. Bâtie en forme de croix latine, elle se compose de constructions de diverses époques. Le sanctuaire éclairé par une baie ogivale à meneaux est du 16ème siècle. Le chœur, du 12ème, porte une grosse tour surmontée d’un toit pyramidal qui abrite trois cloches (850 kg, 500 kg, 50 kg). Sur côté Nord on peut voir une chapelle gothique. La nef est du 16ème siècle. On remarque dans le portail le style de la Renaissance. Dans cette église, sont classés à titre définitif, depuis le 1er décembre 1913, deux vitraux datant de la fin du 14ème siècle et la statue en pierre de saint Pierre assis, du 15ème. 

En même temps (1887) que la construction d’un groupe scolaire, se pose aussi le problème « urgent » du clocher de l’église. Un projet de restauration déposé il y a 40 ans n’a pu être exécuté faute de ressources… voici le contenu :

« Le 3 avril 1887, le conseil municipal, considérant en effet que le clocher, depuis longtemps, menace ruine et qu’un accident imprévu peut hâter sa chute laquelle aurait des conséquences très graves, qu’il est en danger permanent pour les toitures environnantes ; que, d’après un examen sérieux fait par un architecte, il est évident que la flèche du clocher n’est susceptible d’aucune réparation utile, est d’avis (…) que les plans et devis dressés en vue des travaux soient approuvés. Le conseil, considérant que, de son côté, la commune n’a rien à affecter à cette dépense, mais qu’elle possède une réserve de bois communaux âgée de 17 ans, évaluée approximativement à 10 000 F (de l’époque), délibère : 

Mons le préfet est prié de bien vouloir autoriser la vente de la coupe (quart en réserve) que la commune de Dompierre possède au hameau de Courcelotte, et dont le produit sera destiné à couvrir les dépenses qu’entraîneront la reconstruction du clocher et l’élargissement des rues du hameau de Courcelotte ». 

Depuis une époque très reculée, le hameau de Courcelotte, considéré comme le plus pauvre de la commune et situé à proximité de l’essentiel des bois communaux, bénéficie d’affouages. Tous le sans, une coupe affouagère est évaluée et distribuée par feu, aux seuls habitants de ce hameau. Cet avantage en nature, toujours en vigueur aujourd’hui, a de tout temps été conservé avec vigilance ; « Touchez-pas à mon bois ! ». En mars 1890, le conseil municipal reprend la question du clocher, en sommeil pendant la construction du groupe scolaire, et constate à nouveau qu’il est extrêmement urgent de commencer les travaux projetés précédemment. La coupe de réserve a été vendue en 1888 et a rapporté une somme de 10 100 F, largement suffisante pour la reconstruction du clocher (9 335 F). Le reste sera consacré, comme prévu, à l’amélioration des rues de Courcelotte. 

Cette décision raisonnable pourrait satisfaire tout le monde, mais elle est âprement contestée par les habitants de Coucelotte. Ceux-ci comptent bien utiliser la totalité de la somme à leur profit ; avec le problème de l’école de Genouilly, c’est la deuxième pomme de discorde qui tombe dans le panier du maire. Protestations, réclamations et pétitions qui remontent jusqu’au ministère concerné, lequel donne raison au hameau (19 juillet 1890), bloquent la décision du conseil. Dans l’intérêt général de la commune, celui-ci ne peut accepter cet état de fait … 

La pression continua de monter…

En février 1894, une nouvelle pétition exige l’amélioration des chemins de Courcelotte et « que le hameau puisse être érigé en section spéciale, de manière à posséder des biens propres et avoir une représentation distincte au conseil municipal ». 

En réponse, « le conseil, considérant que le sectionnement de ce hameau entendu comme les pétitionnaires le réclament, amènerait la désorganisation de la commune, ne croit pas devoir s’arrêter sur cette question qu’il juge inopportune et à l’unanimité, est d’avis de la rejeter ».

Le 7 mars 1895, comme la situation est toujours bloquée, la majorité du conseil (quatre voix contre trois) abandonne le projet de reconstruction du clocher de Dompierre. Les trois conseillers désavoués expriment alors leur indignation en ces termes…

« (..) Mais reculer la difficulté n’est pas la résoudre, et dans le cas actuel, c’est l’aggraver. C’est pourquoi les soussignés estiment que la décision prise par la majorité du conseil est une désertion et un abandon des intérêts qui leur sont confiés, et peut avoir une conséquence matérielle et pécuniaire dont ils sont, selon nous, loin de se douter. Quant à nous, soussignés, sans cesser de considérer la commune comme un seul être collectif où les recettes et les dépenses doivent être (comme elles l’ont d’ailleurs toujours été jusqu’alors) communes dans un intérêt et un but également commun ; que toute autre interprétation est inique et despotique, et contraire aux principes égalitaires de la Révolution qui a supprimé les privilégiés et les parias. 

(…) Avant l’approbation de cette délibération, nous aurions peut-être prié M. le sous-Préfet, qui connaît moins que nous le milieu où nous nous agitons stérilement, d’user de la haute autorité morale auprès de nos honorables collègues et les engager à s’affranchir de toute autre préoccupation que l’intérêt général ; nous nous bornerons simplement auprès de nos concitoyens à décliner toute responsabilité résultant de la décision prise par la majorité de leurs mandataires ». 

images (1)En avril 1897, les habitants de Courcelotte poussent la provocation jusqu’à couper et s’approprier sans autorisation, les arbres qui se trouvaient sur le pâtis communal à proximité du hameau. « après une discussion assez vive, et après entente avec les représentants du hameau de Courcelotte et les autres représentants de la commune, le conseil fixe l’estimation des arbres et la somme pour chaque habitant qui a pris part au partage… » 

Le 30 novembre 1897, M. le maire démissionne à cause « des difficultés et des divisions existant tant au sien du conseil municipal que dans celui de la population elle-même ; constatant l’inutilité de ses efforts pour le bien de tous… » 

En juin 1898, le conseil remanié approuve les nouveaux plans et devis de reconstruction du clocher. En juillet, il votre les fonds nécessaires pour faire face à la dépense. Ces travaux seront financés par l’emprunt et par une subvention d’Etat. La situation e débloque. La réfection du clocher ne commencera toutefois que deux ans plus tard, en 1900, avec en prime l’obligation de refaire les toitures et les enduits de l’église qui se sont dégradés pendant tout ce temps. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, le 21 juin 1900, « M. le maire est heureux d’annoncer que l’affaire (somme produite par la vent d’une ocupe de vois en 1888), soumise aux habitants de Courcelotte sous forme de référendum, a été approuvée par la totalité d’entre eux, et il invite l’assemblée à ratifier les conditions de l’accord. 

Le conseil, considérant que l’accord intervenu entre la commune t le hameau de Courcelotte (…) est de nature à satisfaire l’intérêt général, et par conséquent à rétabli la bonne harmonie entre la commune t le hameau, a l’unanimité,

  1. Accepte, au profit de la commune, (…) la somme de 2 500 F (offerte par Courcelotte) sur le produit de la coupe de réserve vendue en 1888,
  2. S’engage à faciliter aux habitants de Courcelotte l’emploi du reste en demandant l’établissement d’un projet de réparations à exécuter aux chemins, puis et lavoirs du hameau, et en appuyant ce projet auprès de l’administration ».

A la satisfaction générale, les travaux « urgents » concernant l’église (reconstruction de la flèche du clocher, réfection de certaines toitures et de tous les enduits des murs) sont exécuté au cours de l’année 19000. Ils seront réceptionnés définitivement en février 1902. 

Ce siècle commence bien…. 

MAIS….. COUP DE FOUDRE….. (témoignage de R.Devry)

Le clocher est détruit par la foudre, le 8 juin 1956.

Ce jour là en fin d’après-midi, le temps est clame, sans une goutte d’eau, au loin l’orage commence à gronder. Soudain une boule de feu, accompagnée d’un formidable coup de tonner, illumine le ciel, et la foudre tombe sur le clocher dégageant des courants électriques de tous côté sur  de grandes distances ; toutes les installations électriques des maisons avoisinantes sont détruites. Dans certaines maison toutes proches, des objets posés sur le rebord des fenêtres traversent les pièces et se retrouvent projetés contre les portes. 

D’autre part, la commune reçoit la visite de M. de sous-Préfet de Montbard, d’origine algérienne, celui-ci croyant à un attenta, se réfugie à l’abri de sa voiture, dans laquelle son chauffeur attend, et de ce fait n’est même pas allé voir l’état de l’église… 

téléchargement (1)Les dégâts sont considérables, le clocher est découvert, la charpente disloquée, la nef à ciel ouvert, plusieurs tonnes de pierres se sont écrasées à l’intérieur, bisant les dalles du sol, les bancs, les candélabres, une partie de la statue de saint Pierre, enfin les vitraux sont soufflés. Une véritable vision d’apocalypse ! Curieusement, à l’extérieur, le monument aux morts est intact, le courant électrique suivant le grillage a démoli les pierres de taille qui se trouvent en avant du monument ; des blocs de 150 à 200 kg ont été projetés à quatre ou cinq mètres de hauteur avant de retomber dans la rue. 

L’estimation des dégâts est évaluée à une dizaine de millions de francs anciens ; la commune n’étant pas très bien garantie par son assurance, la reconstruction, qui durera trois ans, se fera grâce à des subventions et surtout par des dons très nombreux. 

(Extrait du registre de délibérations)

« En raison de la visite de M. le Sous-Préfet de Montbard, le conseil municipal s’est réuni à la mairie, le 8 juin 1956, à 16 heures….

Alors que la séance se termine, éclate un coup de foudre d’une violence extraordinaire, il est près de 18 heures. Une lumière aveuglante emplit la mairie ; l’ampoule électrique éclate, un couvercle du combiné de téléphone est projeté à travers la pièce. Les conseillers assis sous le combiné sont projetés en avant. La foudre est tombée sur l’église et a provoqué une véritable catastrophe. Les ardoises du clocher et les tuiles de l’église ont été soufflées et sont retombées dans un rayon de plusieurs centaines  de mètres. La charpente du clocher est ébranlée et le mur Ouest de la base du clocher s’est écroulé. En tombant, il a percé la voûte de la nef qui s’est effondrée à l’intérieur. Par bonheur, le chœur, partie la plus ancienne de l’édifice, et les vitaux classés ont peu souffert. Toutes les maisons du voisinage ont été touchées. Les citres ont été brisées par dizaine (à remarquer que les débris sont tous tombés à l’extérieur) ; les compteurs électriques sont détruits ainsi que l’installation téléphonique. Plus tard, de la fumée s’échappant d’un arêtier du clocher, les pompiers de Précy sous Thil interviennent pour écarter tout danger d’incendie… »

 

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XVII° siècle et les cloches refondues

Posté par francesca7 le 7 décembre 2013

 

220px-Villedieu-Cloches3La dernière refonte de la Mutte, de Metz, eut lieu en 1605 ; on lit sur le bronze, dit M. Bégin . »Et mes fodeurs (sic) ont esté J. DUBOIS dict MABLE, M. SONOYS, J. VOITIÉ, N. HUTINET BAINS, S. FRANÇOIS Abel. »Nous retrouvons à Nancy, l’année suivante, trois de ces fondeurs. En 1606 lit-on dans les délibérations du conseil de ville, fut passé « marché avec NICOLAS HUTTINET, fondeur de cloches à Huillécourt ; JEAN DU BOlS, demeurant à la Mo­the, et Melchior SAUNOIS, de Romain-sur-Meuse, pour faire les trois cloches de l’église Saint-Epvre « . Puis, dans le compte des receveurs de la ville pour 1607-1608, il est fait mention de « remontrance au sujet du marché passé avec HUTINET et JEAN DUBOIS pour faire une petite sonnerie répondant en accord à autres trois cloches qui sont déjà au clocher de Saint-Epvre « .

Le même « JEAN DUBOIS, fondeur à La Mothe », fit, en 1619, une nouvelle cloche, appelée Madelaine , pour l’église Saint­ Nicolas de Neufchâteau. En 1612 , »ABRAHAM et THOBI LES DELAPAIX », de Nancy (croit-on), fondirent la cloche de Pulligny, qui existe encore et jouit d’une assez grande renommée. Ces artistes, – car on peut, ce semble, leur donner cette qualification , – paraissent avoir eu des fils ou des neveux qui furent de grands voyageurs; si nous retrouvons , en effet, le nom de Charles Lapaix à Breuvannes, en 1680, nous remarquons, par contre, celui d’A. de la Paix à Chaumont, en 1654, et à Bayeux, en 1697; mais nous devons surtout appeler l’attention sur François DelapaIx, qui était en Hollande, en 1670.C’est ici, du reste, le lieu de citer les fondeurs lorrains qui allèrent dans le pays que nous venons de nommer, puisque le plus ancien est indiqué en 1617; quelques-uns, furent , sans doute, des protestants, forcés de quitter leur pays : les prénoms inscrits sur la cloche de Pulligny, tous deux tirés de l’Ancien Testament, semblent bien en rapport avec les idées de la Réforme.

M. le comte de Marsy, directeur de la Société française d’archéologie, a fait connaître ces Lorrains qui travaillèrent en Hollande ; nous nous bornerons à reproduire leurs noms et les dates sous lesquelles on les trouve. Ces Noms sont ceux de : JEAN SIMON, 1617, 1620 ; ANTOINE TILLUS , 1620; PiERRE JOLY, Lorrain ou Français, 1620 ; ANDRÉ OBERTIN Ou AUBERTIN, 1628, 1629,1631 ; NICOLAS ROYER, 1628, 1629 ; FRANÇOIS SIMON, probablement fils de Jean, 1629, 1631, et apparemment 1621, 1637, 1643, 1644 GODEFROI BOULARD, CLAUDE NOILLO, CLAUDE GAGE, 1644 ; enfin FRANÇOiS DELAPAIX, 1670. Peut-ètre, ajoute M. le comte de Marsy, pourrait-on ajouter â ces noms ceux de quelques fondeurs qui , par leur forme, semblent appartenir à la France, tels que les FRÉMY Jean (1703), Mammé (1704 et 1787), et Claude (1176); G. JULIEN et Joseph PETIT (1717 et 1721), Marc LE SERRE (1698), Claude et François SPONNEAUX (1686 et 1690), Hugues WERY (1690) ; mais je ne puis déterminer leur province, et, à cette époque, il est possible que plusieurs de ces artistes soient des réfugiés protestants, s’étant figés en Hollande à la suite de la révocation de l’édit de Nantes « .En 1633, l’église de Sainte-Croix, près de Craon (Mayenne), « s’enrichit d’une petite cloche, qui fut fondue par FRANÇOIS GARNIER et JEAN GARNIER, du païs de Lorraine ». JEAN et PiERRE HUART, d’Épinal , firent, en 1634, quatre cloches pour l’église des Jésuites de Pont-à-Mousson, aujourd’hui paroisse St-Martin; deux d’entre elles existent encore.L’année 1637 nous transporte dans le sud-ouest de la France, où, plus tard, nous aurons encore occasion de retourner; les grands malheurs de la Lorraine, pendant le milieu du XVII° siècle, ne sont certainement pas étrangers à l’absence des documents locaux pour cette époque, puisque, loin de songer â faire fabriquer des cloches, les populations avaient assez de souci de pourvoir â l’existence matérielle. En 1637, la paroisse de Saint-Maurice à Luc (Aveyron) fit marché avec « CLAUDE BAJOLLET, maître fondeur du bourg de Saint-Romain sur Muze en Lorraine, pour la refonte de la seconde cloche de l’église ». Le 10 mai 1643, fut passée convention « entre le chapitre de la cathédrale de Rodez, agissant comme prieur de l’église de Mayran, d’une part, JEAN MOLLOT et JEAN BAJOLLET, natifs de Roman en Lorraine, pour la refonte de la grosse cloche dudit Mayran ».

XVII° siècle et les cloches refondues dans CLOCHES de FRANCE 220px-Villedieu-Cloches4De l’année 1650, date une « convention pour la refonte, par CLAUDE HUMBERT, maître fondeur de Lorraine, de la grande cloche d’Auzits, dépendant de la commune de Limouze (Aveyron) ». Vers cette époque, le fléau de la guerre cesse d’accabler aussi lourdement la Lorraine; et, peu à peu , la vie semble y renaître. A Metz, en 1665, la cloche Marie de la cathédrale est refondue par CLAUDE GAULTIER et HENRI GUYOT; M. Bégin a décrit soigneusement cette cloche, qui existe encore.En 1680, « CHARLES LAPAIX, fondeur à Brevannes », fait, pour l’horloge de l’église Saint-Nicolas de Neufchâteau, un timbre pesant 400 livres. « A. DE LA Paix fondit, en 1684, la cloche de Chaumont (Haute-Marne) ». (F. Faraier.) « JEAN LAMBERT, fondeur de Doncourt, en Lorraine, fit en 1683 une cloche de la cathédrale de Reims ». (F. Farnier.) Un nouveau timbre, pour l’église Saint-Nicolas de Neuf­château, fut fondu en 1686, par NICOLAS JULIEN.La cloche de la tour de l’horloge à Bar-le-Duc, refondue en 1851, datait de 1689, et portait cette inscription : « ANDRÉ BERNARD m’a faict ». Le même « ANDRÉ BERNARD, maistre fondeur à Doncourt, proche Neufchâteau en Lorraine, »fit plusieurs cloches pour l’église paroissiale de Stenay, en 1691.La grosse cloche de Void porte la même date, 1691, et le nom d’ANTHOINE GUIOT.

Par M. LÉON GERMAIN, Membre titulaire. Mémoires de la Société des lettres sciences et arts de Bar le Duc 1887. 1. 2e sér. T. 6

 

 

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Les fondeurs du XVI° siècle

Posté par francesca7 le 17 novembre 2013

 

« En 1524 , dit l’éminent directeur de l’École des Beaux ­Arts, les administrateurs de l’église Saint-André, de Carrare, confient l’exécution de la grosse cloche de leur église à maître JEAN DOUDENET de Lorraine et à son compatriote , maître DIDIER LAMBERT. Le dôme de Pletrasanta renfermait une autre cloche qui était également l’œuvre des deux artistes lorrains; elle portait en relief la figure du divin Pasteur et la représen­tation du mystère de la Conception :

220px-Villedieu-Cloches4

« Magister DESIDERIUS LAMBERT et magister JOANNES DOUDENET de Francia faciebant »; telle était l’inscription tracée sur cet ouvrage , avec la date 1525″. « Un troisième fondeur lorrain, NICOLAS DE NANCY, exécuta en 1537 la cloche de la tour de l’horloge, appelée « Torre di Rigobello », à Ferrare. La même année, maître Simon Français reçut un paiement pour le même ouvrage ».Un peu plus loin, dans le même travail, parmi les orfèvres et joailliers, nous remarquons encore un Lorrain : « De 1509 à 1566, dit M. Muntz, je trouve à Rome six orfèvres ou joailliers français. Le plus ancien d’entre eux, Giachetto, figure en 1509 parmi les fondateurs de la corporation de Saint-Éloi ; puis vient « maestro Claudio Francese »ou « Claudio de Lorena », joaillier (1530-1560) ». Etc.

Vers 1533 furent achetées « deux cloches neuves à un fondeur de Huillécourt pour le château de Condé, l’une pour servir à la porterie et l’autre au donjon ». On doit pré­sumer qu’il en est le même que Me ESTIENNE, de Huillécourt », lequel, en 1541, refondit les quatre cloches de la collégiale Saint-Maxe de Bar-le-Duc; en 1547, il refondit encore quatre cloches pour cette église. Le même chapitre fit faire, en 1554, une cloche de couvre­feu, par « Me CLAUDE DIEZ et NICOLAS GRANDJEAN, cloche­tiers, demeurant à Germainvilliers, sénéchaussée de Bourmont ».

Notre confrère M. le pasteur H. Dannreuther a l’obligeance de nous écrire : « Je trouve sur ma liste de réfugiés lorrains à Genève »BASTIEN BARBAS (au peut-être BARBIER), natif de Chasteau-sur-Mezelle [Châtel-sur Moselle dans les Vosges], diocèse de Thou[Toul] au pays de Lorraine, fondeur de potz de cuyvre et poudrier à pouldre de canon ; reçu habitant de Genève le 16 août 1557″. On peut, ce semble, le classer parmi les fondeurs de cloches lorrains. Sans doute, la fabrication des « potz de cuyvre »et de la poudre à canon fut, à Genève, mieux accueillie que la qualité de fondeur de cloches, instruments-dont les huguenots de 1557 n’avaient que faire.

En 1573, la Mutte de Metz fut refondue par « GASPARD LANNOY, maistre fondeur »; il la fit plus considérable que n’était la précédente (3).Trois ans après, en 1576, la ville de Nancy s’adressa au célèbre JEAN DE CHALIGNY pour fondre le beffroi de Saint­Epvre; cette belle cloche, malheureusement sacrifiée lors de la construction de la nouvelle église, vers 1867, portait « Jehan de Challegney ma faict. 1576″. La seconde des cloches de l’église abbatiale de Saint-Mihiel offre la date 1585 et une marque, aux lettres N. B.Il existe, au presbytère d’Herzerange, une cloche, hors d’usage, qui porte pour inscription « GRONGNART me fecit, 1590″. « JEAN DE LAYTRE », dont le nom est bien lorrain , fondit, avec « Me JACQUES, demeurant à Clichy », la grosse cloche de l’église Saint-Epvre, à Nancy, sous le règne du grand duc Charles III ; elle se brisa en 1747.

Par M. LÉON GERMAIN, Membre titulaire. Mémoires de la Société des lettres sciences et arts de Bar le Duc 1887. 1. 2e sér. T. 6

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Cloches interdites – sonneries incongrues

Posté par francesca7 le 17 novembre 2013

 

(Extrait du « Figaro » du 19 août 1913)

 
images (8)Voici un siècle, la question des sonneries de cloches faisant débat au point d’inciter certains maires à les prohiber, le Conseil d’Etat se penche sur cette épineuse question : à son sens, un maire ne saurait les réglementer à discrétion, eu égard au caractère originel de nature religieuse

Plusieurs ministres du culte ont déféré au Conseil d’Etat des arrêtés municipaux réglementant les sonneries de cloches, nous apprend Le Figaro du 19 août 1913. Le maire de Bouny-sur-Loire a, par arrêté, interdit les sonneries de cloche après six heures du soir, du 1er octobre au 31 mars.

L’abbé Poirier, curé de Bouny, a attaqué la légalité de l’arrêté du maire, attendu que la prohibition de sonner les cloches après six heures, sept heures ou huit heures du soir, est contraire au respect dû à la liberté des cultes ; d’autant qu’il est d’usage constant et immémorial à Bouny d’annoncer par la sonnerie des cloches de l’église, les cérémonies du culte et offices religieux qui ont toujours lieu vers huit heures du soir, afin de permettre aux fidèles de remplir leurs devoirs religieux, après leurs occupations journalières et leur repos du soir.

Le Conseil d’Etat a annulé l’arrêté du maire de Bouny, ce magistrat n’ayant pu prétendre régler l’usage des cloches dans l’intérêt de l’ordre et de la tranquillité publics. Il n’avait pas, par conséquent, concilié l’exercice de son pouvoir de police avec le libre exercice des cultes.

De son côté, l’abbé Daujat, curé de Maloisey (Côte-d’Or), demandait l’annulation d’un arrêté du maire de cette commune relatif aux sonneries civiles. Le maire avait attribué, en effet, un caractère civil aux sonneries du point du jour, du midi et de la tombée de la nuit et avait décidé que serait désormais considéré comme sonnerie civile le glas annonçant le décès d’un habitant, qu’il serait sonné le jour même du décès, et qu’enfin les sonneries précitées seraient exécutées par le sonneur civil.

L’abbé Daujat soutenait que les sonneries du matin, de midi et du soir, dites sonneries de « l’Angélus », ont un caractère religieux ; qu’il en est de même du glas qui a toujours eu un but religieux, celui d’inviter les chrétiens d’une paroisse à a prière au moment de la mort de l’un d’eux ; que l’arrêté du maire (art. 4) qui le transforme en sonnerie civile devant être effectué par le sonneur de la commune, à l’occasion de la mort de tout habitant de la commune, sans distinction de croyance, a été prisé en violation de l’article 5 de la loi du 2 janvier 1907, qui a maintenu l’affectation au culte des cloches des églises.

Enfin, M. Bienaimé attaquait l’arrêté du maire de Villiers-Saint-Georges, qui a décidé que les sonneries civiles auront lieu le matin, à cinq heures, du 1er avril au 30 septembre, et à six heures du 1er octobre au 31 mars ; à midi, tous les jours de l’année, le soir à sept heures, du 1er avril au 30 septembre, et à six heures du 1er octobre au 31 mars, et en outre, lorsqu’il sera nécessaire de réunir les habitants en cas d’incendie ou de toute autre calamité publique.

Le Conseil d’Etat a annulé également les arrêtés des maires de Maloisey et de Villiers-Saint-Georges. La haute assemblée est d’avis, en effet, que les sonneries qui ont lieu quotidiennement le matin au point du jour, à midi et le soir à la tombée de la nuit, ainsi que celles exécutées à l’occasion du décès ont, par leur origine, un caractère religieux et ne rentrant pas dans la catégorie des sonneries civiles autorisées par les usages locaux et que le maire peut seul réglementer.

 

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les quatre cloches de l’église St Malo

Posté par francesca7 le 17 novembre 2013

 

100_5084-25d92L’église Saint-Malo est une église catholique située à Dinan, en France.

L’édifice, de taille assez imposante, possède un petit clocher, qui n’est en fait qu’un toit à quatre pans ayant quelques petits abat-sons. À l’origine, l’église devait comporter une flèche en granit, dont on voit bien les « bases » sous chaque angle du toit, qui aurait de plus, dû être conséquente, compte tenu des quatre piliers, qui ont chacun un diamètre de trois mètres. La légende veut que la bourse de construction du clocher ait été donnée à la Ville de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).

Le clocher renferme tout de même quatre cloches, dont trois servent régulièrement et sont motorisées.

  • Le Bourdon, affectueusement surnommé « Gros-Malo » donne un Sol#2 bas et pèserait le faible poids de 2,980 kg. D’après le diamètre de cette cloche, 1,775 mm, il pèserait en fait 3,319 kg. Il est « incrusté » dans le plancher de la chambre des cloches car trop grand pour tenir dans ce petit clocher. Des planches ont été installées en dessous pour « réfléchir » le son. Cette cloche a été coulée en 1869 à Villedieu-les-Poëles.
  • La seconde cloche, « Mélanie-Clémentine » donne un Ré3 haut et fut fondue en 1835, à Villedieu-les-Poëles par Viel-Tétrel et Viel-Ozenne frères. Elle a un diamètre de 1,230 mm et pèse environ 1,092 kg.
  • La troisième cloche, « Marie-Henriette-Anne » donne un Fa3 haut et remplace depuis 1929 « Marie-Louise », qui fut offerte par la sœur de François-René de Chateaubriand, en 1846. Elle est due à la fonderie Cornille Havard. Elle a un diamètre de 1,075 mm et pèse environ 720 kg.
  • ·         La quatrième cloche, donnant un La#4 légèrement faux, non-motorisée, servait sans doute de cloche d’alarme. Elle a été fondue à Villedieu. Elle ne sonne jamais.

En 1066, le Seigneur de Dinan, Olivier I fonda la première église Saint Malo.

L’église dominait la Rance et se trouvait à l’emplacement qu’occupe actuellement lachapelle Saint Joachim. Elle était bâtie à gauche de la rue descendante du Jerzual(rue vers le Port) et en face du « vieil castel » , demeure des Seigneurs de Dinan, qui était construit à droite de la même rue, sur le promontoire qu’occupe actuellement la Sous-Préfecture.

La ville de Dinan grandissait, s’étendait vers le sud (avec saint-sauveur, place du champ, l’apport) mais aussi vers l’ouest (cordeliers, marchix, grand’rue).
A partir du 13° siècle, il devint nécessaire, pour les Ducs de Bretagne, de bâtir et de ceinturer la ville de hauts remparts pour la défendre.

L’église et le faux-bourg Saint Malo se trouvèrent hors des fortifications de Dinan.

En 1487, l’armée française envahissait la Bretagne, et marcha sur Dinan.

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