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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Hommage à la Dame Blanche de Brocéliande

Posté par francesca7 le 6 décembre 2014

 

La Dame Blanche de Brocéliande nous a quittés…

images (8)Le 20 décembre 2011, dans son sommeil, la Dame blanche Annie de son prénom nous a quittés. Nous l’avons rencontrée, il y a trois ans à l’orée de la forêt des plus beaux chênes de France, en Brocéliande.

Pas question de ne pas la voir la Belle Dame. Toujours habillée en blanc, ses cheveux longs immaculés, tressés ou libres comme elle l’était. Tu croisais son regard bleu océan déchaîné et tu sentais les embruns de vérité de sa personnalité et de son attachement à l’authenticité. Elle était fille de radiesthésiste et son père du même nom, Masson, nous a laissé un livre, érudit sur le sujet. Elle aimait le vent, toutes les fleurs, la musique et le chant des oiseaux. Nous avons peu ou pas rencontré de telles personnes…

Un jour de canicule, à Rennes, nous sirotions des limonades et nous avons vu Annie tourner le coin de la rue d’allure à la fois médiévale et le visage déterminé évoquant Babayaga. Elle mar­chait lentement et en nous apercevant, elle vint à nous et partagea un jus de citron. C’était déjà pour nous beaucoup. Elle allait non loin de là chercher du fil d’argent pour réaliser ses magni­fiques bijoux, souvent au gré de son inspiration représentant des noeuds celtiques, des bijoux en forme de torques et des couronnes pour les che­veux des filles qui célébraient leur union devant les Dieux païens.

Elle était actrice à ses heures perdues puisqu’elle a tourné dans un film sur la Bretagne, a écrit un livre et nous conte «Cornélius, le Demi-Dieu».

Il est joint un CD incluant 8 textes extraits du livre, mis en musique par Myrdhin (Zil a récité). Son livre a bénéficié de la renommée d’un artiste incontesté de la musique celtique (harpe).

Quand elle n’écrivait pas ou ne vendait pas ses bijoux pour avoir quatre sous, elle aimait ses chiens, ses frères qu’elle admirait et nous toutes et tous. Elle m’a conté avoir un autel superbe où elle rangeait les photos de ses souvenirs an­ciens et de ses ancêtres.

Ne pleure pas, Païen ! Notre soeur nous manque parce qu’au fond, sa discrétion, sa révérence discrète à la nature et son amour profond pour les autres nous la rend encore plus présente. Mais la spirale du chaudron d’Annie fait que les Eaux sans fin nous la ramèneront tantôt, le plus long pour nous au fond mortels, c’est l’attente du retour de cet être hors du temps et hors du commun.

Que les Dieux t’accompagnent, Annie dans les bras de la Déesse.

http://lunebleuezine.files.wordpress.com

Publié dans Bretagne, LEGENDES-SUPERSTITIONS | Pas de Commentaire »

Préparer Samhain (halloween )

Posté par francesca7 le 29 novembre 2014

 

Samhain – à prononcer «So-weîn» – est le Sabbat le plus important de l’année. Dans le monde celtique, il marquait la fin d’une année et le commencement d’une autre. On le fête le 31 octobre, voire le 1er novembre. Il se trouve à mi-parcours entre bonne-nuit-lune-imgl’équinoxe d’automne, Mabon, et le solstice d’hiver, Yule. Il correspond aux fêtes chrétiennes de la Toussaint.

 

Ce jour si particulier marque la mort du Dieu et le retour au monde souterrain de la Déesse. Celle-ci s’y confine pour la saison hivernale, symbolisant ainsi l’infertilité et la gestation de la Terre jusqu’au printemps. On retrouve ce principe dans la légende de Déméter et Perséphone. Saison de Calliach

(«vieille femme» en gaélique écossais), elle se rapporte à l’aspect de vieille femme de la Déesse qui fait passer les gens de la vie à la mort. Parmi les autres noms attribués à Samhain, on retrouve : Halloween, la Veille de la Toussaint, Samonios, Veille de novembre, Fête des pommes ou encore Old Hallowmas. Ce Sabbat se célèbre autour de la mort et de son éternel mystère, mais aussi et surtout comme une continuité de la vie, à laquelle on attribue une valeur positive.

 

UNE PORTE TRÈS MINCE

C’est à cette période de l’année que la porte entre les mondes est la plus mince. Le moment est idéal pour sortir runes, tarots et autres afin de délivrer une pensée affectueuse à ses défunts. On honore les ancêtres avec des prières et des festins. Les rêves deviennent plus fréquents et significatifs. On peut en profiter pour développer ses facultés psychiques, pour apprendre à accepter la destruction de tout ce qui est matériel, y compris nos propres corps.

 

CÉLÉBRATIONS POSSIBLES POUR SAMHAIN

Vous pouvez disposer des souvenirs de bienaimés sur l’autel ou à l’ouest du cercle, laisser une assiette de nourriture dehors pour les âmes errantes, enterrer des pommes afin de conduire les esprits sur le chemin de la renaissance, laisser une place à table pour les défunts. Samhain doit se célébrer dans la joie car, une fois le chagrin soulagé, vous la faites revenir. N’oublions pas que ce qui meurt revient à la vie. À ce titre, plusieurs activités s’offrent à vous : fabriquer des lanternes en citrouille, une bougie pour les esprits, préparer les bougies rituelles que vous utiliserez au cours de l’année, vous embrasser sous le gui (pratique du nouvel an celte que l’on retrouve à Noël), raconter des histoires de fantômes en mangeant de la tarte à la citrouille, ou encore vous amuser avec l’apple-bobbing (jeu qui consiste à attraper des pommes flottantes avec les dents).

 

POUR LA FABRICATION DE LA BOUGIE DESTINÉE AUX ESPRITS

Il s’agit d’une bougie blanche ointe avec de l’huile de patchouli. Dites «Que la lumière de cette bougie vous souhaite la bienvenue, Âmes célestes, venez en paix en cette nuit de Samonios». Placez la bougie à l’intérieur d’une lanterne. Samhain est aussi l’occasion de prendre des bonnes résolutions. Écrivez-les sur un parchemin et brûlez-le à une bougie noire votive placée dans le chaudron sur l’autel (à noter que, si vous n’avez pas de chaudron, vous pouvez utiliser un faitout). Le noir est la couleur de la protection et du bannissement. Elle est associée à la face sombre de la vie, à ses épreuves, ses souffrances et au mal. Vous pouvez rédiger votre testament, payer vos dettes et régler les conflits, distribuer des sucreries aux enfants pour célébrer leur jeunesse, honorer vos ancêtres en déposant fleurs et offrandes sur leurs tombes. Et n’oubliez pas de fabriquer votre roue de l’année.

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PRÉPAREZ VOTRE ENCENS DE SAMHAIN

Ingrédients:

- des copeaux de cyprès

- des copeaux de bois de cannelle

- des aiguilles de pin

- huile essentielle de thuya

- une bougie

- Écrasez dans un mortier quatre parts de bois de  cyprès, ajoutez une part de bois de cannelle, une part d’aiguilles de pin, et malaxez le tout avec dix gouttes d’huile essentielle de thuya.

- Faites chauffer un petit charbon en le mettant en contact avec la flamme d’une bougie, puis placez-le dans une coupe ou sur une petite assiette.

- Mettez un peu de l’encens confectionné pour Samhain et laissez-le diffuser son arôme magique.

 

Qu’est-ce qu’on mange à Samhain ?

 Chaque Sabbat est l’occasion de passer derrière les fourneaux, et que ça fasse du bien aux papilles et au corps. Pour Samhain (plus fréquemment appelée Halloween), la citrouille et le potiron (à ne pas confondre) sont de mise. Voici de quoi constituer un succulent repas

 

PAIN À LA CITROUILLE

Ingrédients

Mélange 1 :

- 1 tasse (200 g) de cassonade bien tassée

- 1/2 tasse (125 ml) d’huile

- 2/3 tasse (425 ml) de citrouille râpée

- 2 oeufs

Mélange 2 :

- 1 tasse (440 g) de farine

- 1 cuillère à soupe (10 g) de poudre à pâte (levure chimique)

- 1/2 cuillère à café (2,5 g) de sel

- 1/2 cuillère à café (1,5 g) de gingembre

- 1/2 cuillère à café (1,2 g) de clou de girofle moulu,

- 1 cuillère à café (2,5 g) de cannelle

Garniture :

- 1/4 tasse (50 g) de cassonade

- 1/4 cuillère à café (0,7 g) de cannelle.

Préparation

Dans un bol, bien mélanger ensemble les ingrédients du premier mélange. Dans un autre bol, mélanger ensemble les ingrédients du second mélange. Incorporer le second mélange au premier en brassant légèrement. Cesser de brasser dès que les ingrédients secs sont humectés.

Verser la pâte dans 2 moules à pain.

Mélanger ensemble les ingrédients de la garniture. Verser sur les pains.

Chauffer au four à 350°F (180°C) pendant 1 heure.

Les pains sont prêts dès qu’un cure-dent inséré en ressort sec.

 

CONFITURE DE CITROUILLE

Ingrédients

- 1 kg de chair de citrouille

- 1,2 kg de sucre

- 2 verres de vin blanc sec

- 2 à 3 cuillères à soupe de cognac

- 1 gousse de vanille

Préparation

Coupez la chair de citrouille en cubes, retirez les graines et faites-la cuire soit à la vapeur, soit couverte d’eau dans une casserole jusqu’à ce qu’elle soit bien tendre. Egouttezla.

Faites fondre le sucre avec le vin blanc, puis maintenez sur feu vif jusqu’au perlé, c’est-à-dire jusqu’à ce que des bulles se forment à la surface du sirop.

Ajoutez la chair de citrouille et la gousse de vanille fendue, portez à ébullition et laissez cuire 30 min en remuant de temps en temps.

La confiture est cuite lorsque la citrouille est devenue translucide et le jus épais.

Hors du feu, ajoutez le cognac. Mettre dans les bocaux et fermer aussitôt.

 

GRATIN DE CITROUILLE

Ingrédients

- 2 oignons moyens

- 125 g de poitrine fumés en petits dés

- 1 kg de citrouille en petits cubes

- 100 g de riz

- 1 oeuf

- 1 brique de crème fraîche

- 100 g de gruyère râpé

- curry

- sel et poivre

Préparation

Faire revenir les oignons émincés puis les lardons et ajouter les cubes de citrouille avec 5 cl d’eau.

Saler poivrer et faire cuire 5 minutes.

Ajouter le riz et remettre à mijoter environ

40 minutes (le riz aura absorbé le liquide).

Laisser tiédir.

Mettre dans un plat à gratin avec l’oeuf, la crème fraîche, une pincée de curry, du gruyère râpé. Bien mélanger le tout et recouvrir avec le reste de gruyère râpé.

Mettre au four thermostat 5/6 pendant 30 minutes environ.

Vous pouvez le servir avec quelques rondelles de tomates et de la salade.

 

LONGE DE PORC RÔTIE

Ingrédients

- 1 longe de porc

- 1 gousse d’ail émincée

- un peu de persil frais

- 1/2 feuille de laurier émiettée

- 1/2 cuillère à café de graines de céleri

- 1 cuillère à café de bouillon de boeuf

- un peu de thym

- 4 clous de girofle

- un peu de sel et de poivre

Préparation

Pliez deux grandes feuilles d’aluminium en double et placez la longe de porc dessus. Percez ensuite la longe avec les clous de girofle et saupoudrez-la avec les ingrédients restants. Enveloppez la longe garnie avec l’aluminium et laissez cuire dans un four préchauffé à 200°C, 1h30 par kilo. Servez chaud, accompagné de légumes.

 

BISCUITS EN CROISSANT DE LUNE

Ingrédients

- 250 ml d’amandes finement émincées

- 300 ml de farine

- 125 ml de sucre

- 2 gouttes d’essence d’amandes

- 125 ml de beurre ramolli

- 1 jaune d’oeuf

Préparation

Mélanger les amandes, la farine, le sucre et l’essence d’amandes. Incorporer le beurre et le jaune d’oeuf au mélange.

Travailler la pâte avec les mains. Laisser refroidir 30 minutes au réfrigérateur.

Prendre des morceaux de pâte de la taille d’une noix et les façonner en croissants.

Déposer sur une plaque graissée et cuire environ 20 minutes à 175 °C. Servir lors des pleines lunes.

 

TRESSE AUX POMMES ET AUX NOIX DE SAMHAIN

Ingrédients

- 375 ml de cidre de pommes

- 2 sachets de levure

- 60 ml de miel

- 2 oeufs

- 125 ml d’huile d’olive3120853695_1_5_TUp4kR67

- un peu d’extrait de noix

- 2 cuillères à soupe de cannelle moulue

- 2 cuillères à soupe de muscade moulue

- 1/2 cuillère à café de fleur de muscade

- 1/2 cuillère à café de poivre de la Jamaïque

- 1/2 cuillère à café de sel

- 750 ml de farine tout usage non blanchie (magasins bio)

- 750 ml de farine de blé complet

- 600 ml de compote de pommes

- 180 ml de noix finement hachées

Préparation

Déposer la levure dans le cidre. Mélanger les ingrédients secs, les couper avec l’huile et l’essence de noix à l’aide d’un mixeur.

Ajouter la compote de pommes, les noix, les oeufs, le miel, et le mélange de levure.

Pétrir en ajoutant de la farine. Couvrir et laisser reposer jusqu’à ce que la pâte ait doublé (environ une heure et demie). Aplatir la pâte et la diviser en trois.

Rouler chaque pièce pour en faire une sorte de corde épaisse et tresser les trois pièces ensemble, en commençant par le milieu et en repliant les bouts pour qu’ils se touchent.

Couvrir et laisser lever de 30 à 45 minutes.

Préchauffer le four à 190 °C et faire cuire de 45 à 50 minutes.

 

CHOU FARCI

Ingrédients

- 300 g de chair à saucisse

- 150 g de lard de poitrine

- 150 g de crépine de porc

- 1 chou vert pommé

- 2 tomates

- 2 carottes

- 2 oignons hachés

- 2 gousses d’ail

- 50 g de beurre

- 2 oeufs

- sel, poivre

Préparation

Lavez les feuilles de chou. Plongez-les dans 1,5 litre d’eau bouillante salée. Portez à ébullition et laissez cuire 5 minutes à découvert. Egouttez et rafraîchissez soigneusement à l’eau glacée.

Placez en croix dans le fond d’une cocotte en fonte passant au four 2 grandes longueurs de ficelle de cuisine en laissant dépasser les extrémités. Garnissez le fond et les parois de la cocotte de crépine de porc soigneusement étalée et disposez dessus 10 belles feuilles de chou. Salez et poivrez.

Préparez la farce. Hachez grossièrement oignons, ail, carottes et tomates. Ajoutez la chair à saucisse, le lard coupé en dés. Salez et poivrez, incorporez le beurre et les oeufs.

Éventuellement rectifiez l’assaisonnement : il doit être relevé.

Étalez la farce sur le lit de feuilles de chou, intercalez une couche de chou, une couche de farce, pour finir avec une couche de chou, rabattre la crépine de façon à obtenir un chou reconstitué. Liez les ficelles pour bien maintenir l’ensemble.

Couvrez la cocotte sans la fermer hermétiquement, enfournez dans un four préalablement chauffé à 180°C et laissez cuire 45 minutes à température 180°C.

Servir dans la cocotte à la sortie du four.

 

HYDROMEL

Ingrédients

- 1 litre de miel clair

- 2 litres d’eau chaude

- 2 cuillères à café de levure de bière vivante (ou

de boulanger)

- quelques grains de cardamome

- 2 clous de girofle

- 3 grains de poivre de Cayenne

Préparation

Faire fondre le miel dans un chaudron jusqu’à ébullition. Ajouter l’eau chaude, remuer, faire bouillir pour réduire au quart.

Verser dans un grand récipient, laisser tiédir, ajouter la levure.

Pour parfumer, mettre toutes les épices dans un petit morceau de toile fine, le fermer, et laisser macérer dans le mélange.

Couvrir sans boucher, car la fermentation va se produire pendant deux ou trois jours.

Placer dans un endroit tiède.

Filtrer le liquide et le verser dans des cruches pour une consommation rapide, ou l’embouteiller comme un vin.

PETITS GÂTEAUX DU SABBAT

Ingrédients

- 375 ml de farine

- 1 sachet de levure chimique

- 1 cuillère à café de sel

- 75 ml de raisins secs

- 65 ml de beurre mou

- 1 banane

- 65 ml de lait

Préparation

Préchauffer le four à 190 °C.

Mélanger ensemble les 5 premiers ingrédients.

Ajouter le beurre et mélanger jusqu’à ce que le mélange commence à se lier.

Couper la banane et l’ajouter à la préparation.

Mélanger en ajoutant graduellement le lait. La pâte devra être humide, mais pas liquide.

Sur une plaque à biscuits non graissée, former des gâteaux plutôt plats d’environ 5 cm de diamètre.

Cuire environ 15 minutes.

Et la citrouille, alors ?

L’histoire prend sa source en Irlande : un homme nommé Jack, buveur et tricheur invétéré, réussit à baratiner le diable et à le faire grimper dans un arbre. Jack grava alors une image de la croix sur le tronc, empêchant ainsi le diable de descendre. Pour que Jack le délivre, le diable s’engagea à ne plus le tenter. 

Lorsque Jack mourut, on le refusa au Paradis à cause de ses mauvaises habitudes et on l’envoya en Enfer. Mais le diable, mécontent d’avoir été trompé, le réexpédia au Paradis. Il lui donna une braise pour se guider dans le noir entre les deux et plaça la braise dans un navet pour qu’elle dure plus longtemps. Les irlandais utilisaient des navets pour faire les lanternes d’Halloween, afin de faire peur aux morts et de les éloigner. Ceux qui émigrèrent aux États- Unis trouvèrent que les citrouilles faisaient de bien plus jolies lanternes. C’est ainsi que la tradition évolua.

 

LA BONNE ADRESSE

Ne vous limitez pas à Samhain pour cuisiner de la citrouille. Et si vous vivez près de Marchiennes

(Nord), n’hésitez pas à passer aux Cucurbitades, la fête de la courge et de la sorcellerie.

Festivités uniques en France, des fêtes poétiques, culturelles, envoûtantes avec des spectacles de rue, animations diverses, créations musicales et chorégraphiques se succèdent et se terminent en apothéose le soir avec le spectacle de clôture, suivi de l’embrasement du bûcher d’exécution des sorcières. 59375 MARCHIENNES http://www.cucurbitades.fr/

Par Terhi Schram sur http://lunebleuezine.files.wordpress.com

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Les Fées : enquête

Posté par francesca7 le 27 novembre 2014

Mythologies, Contes et Apparences

S’il y a des êtres qui nous accompagnent depuis notre enfance, au travers des histoires, des légendes, des romans et des films, ce sont bien les fées. Partenaires des sorcières et des mages, des artistes et des chamans, leurs relations sont souvent intenses, toujours imprévisibles.

Mais qui sont les fées ? D’où viennent-elles ? A quoi ressemblent-elles ?

Cette première partie tentera de répondre de fa­çon résumée à ces trois questions. La seconde traitera plus en avant de la magie des fées selon un point de vue pratique. Enfin, une troisième partie viendra étayer ce dossier en abordant l’aspect spirituel d’une relation avec les fées.

les-fees• Qui sont les fées ?

Il semblerait, tout d’abord, que ces êtres qu’on nomme fées n’aiment pas être appelés ainsi. A juste titre d’ailleurs. C’est en réalité tout un peuple aux races et moeurs différentes qui porte cette appellation. Leur seul point commun réside dans la capacité à se fondre dans l’invisible. Certains elficologues en ont déduit que ces êtres appartenaient au monde éthérique (situé entre le monde physique et le monde astral) et n’étaient discernables qu’avec la vision psychique (par le 3ème OEil ou double vue). Bien que la plupart des fées ne sont pas censées discerner le bien du mal de la même façon que les humains, elles aimeraient se faire appeler plutôt « les bonnes gens » ou « le bon petit peuple » – même si certains membre sont bien plus grand qu’un humain.

Le plus souvent, les fées sont consi­dérées comme ou associées aux esprits de nature (esprit des fleurs, des arbres, esprits des éléments…). Elles sont parfois confondues avec certaines divinités voire avec les anges et ont bien sou­vent été diabolisées par les cultures patriarcales répressives.

D’où viennent les fées ?

Si nous sommes familiers, en France des contes de fées, des légendes et des lieux portant leur nom (la roche aux fées, ainsi que tous les noms comportant fées, fey, fay, fata, fada, fae…), la plupart des cultures de par le monde font aussi allusion à leur consoeurs et leurs confrères. Ainsi, avec quelques différences dans l’apparence et les moeurs, nous retrouvons largement en Europe les Fées (Fatas, Fairies…), les Elfes (Elves, Elben…), différentes sortes de Lutins (Korrigan, Kobold, Leprechauns, Brownies…), les Ondines et Sirènes (Nymphes, Néréïdes, Naïades, Mary Morgan, Selkie…) etc.

En Inde, il est souvent question des Dévas pour parler d’esprits des bois. Le terme, cependant, désigne un être lumineux et spirituel, une description qui n’est pas souvent utilisée pour dépeindre les fées en occident. Les amérindiens, eux, les appelaient, dans certaines nations, les Kachinas. De façon générale, chaque culture anciennes fait référence aux esprits de la nature. Certaines mythologies sont même principalement basées sur eux. Quant aux autres, nous trouvons fréquemment une divinité1, un saint ou un avatar qui y est rattaché. Et lorsque ce n’est pas le cas, les fées prennent alors l’apparence de démons2.

Les sceptiques verront une personnalisation des forces inexpliquées de la nature par les humains d’antan, peu au fait des manifestations physiques de la nature. Certains considéreront qu’il s’agit en réalité d’énergies conscientes, capables de se jouer des formes et des époques. D’autres enfin, ont pris le parti de croire que les fées telles que dépeintes par les contes, les mythes et les légendes existent vraiment. Mais, hormis les clairvoyants ou les personnes chanceuses – ou malchanceuses selon les cas – ayant pu les rencontrer, d’où nous viennent les images des fées telles que nous les connaissons ?

La Mythologie : dans le monde occidental, l’image des fées est clai­rement influencée par la mythologie celtique et celle nordique.

→ Dans la mythologie celtique, les fées prennent principalement deux aspects. Tout d’abord, nous trouvons le mythe des Tuatha de Danan (les enfants de la Déesse- Mère Terre Dana – Anu ou Eriu comme l’Irlande, aussi nommée Eire). Ce peuple considéré tantôt comme des dieux, demi-dieux ou des mages aurait repoussé et vaincu les Formoires et Fir Bolgs, anciens habitants de l’Irlande, prenant leur place et instaurant la paix dans ce pays. Lorsqu’arrivèrent ensuite les Gaëls (autre peuple celte venu d’Espagne), les Tuatha de Danan s’exilèrent sous terre et se fondirent dans la nature, devenant ainsi des esprits de l’Irlande.

Une autre vision des fées, alimentée par la mythologie celtique serait les Dames-Fée. En dehors des esprits et consciences qui animent chaque chose (animisme), il est souvent fait allusion à des femmes aux pouvoirs étonnants, habitant les bois et étant reliées à l’Autre-Monde. Outre leur grâce exceptionnelle et leurs pouvoirs semi divins, nous pouvons bien sûr songer que ces femmes se révélaient, en réalité, des sorcières, magiciennes ou guérisseuses ayant impressionné des esprits simples. Toutefois, ces récits ont continué de se multiplier. Avec le christianisme et l’image négative de la femme, les Dames-Fée ont souvent laissé la place à des esprits féminins séduisants mais violents et démoniaques. Autre fait intéressant concernant ce type de fées : il est très rarement fait allusion à des représentants mâles contrairement aux Elfes dans la mythologie nordique3.

→ Dans la mythologie nordique : parmi les neuf mondes soutenus par l’Arbre/ Axe cosmique de vie (Yggdrasill), nous trouvons le royaume des Elfes lumineux (Ljosalfheim) et celui des Elfes ténébreux (Svartalfheim). La notion de lumière et d’obscurité peut être largement discutée. Ainsi, les Elfes lumineux seraient tout simplement ceux qui vivent à la lumière du jour (les grands Elfes tels que nous les connaissons). Les Elfes ténébreux seraient ceux qui vivent sous terre (les Nains pour une bonne part)4.

 

Les contes et Légendes

wcztz2l5Sur la base de croyances et d’expériences, d’inspiration et d’intuition (n’oublions pas que l’imagination est fortement reliée tant à l’inconscient personnel et collectif qu’à l’intuition qui perçoit le vrai et l’invisible), les contes de fées naquirent. Des histoires de plus en plus nombreuses furent écrites et racontées sur les Fées et les êtres féeriques. Les images se multiplièrent. Avec le développement des communications, de nombreuses informations devinrent accessibles, occasionnant – hélas – des canulars et occultant parfois les données les plus essentielles. Néanmoins, nous retrouvons certains traits et aspects, moeurs et attitudes dans les histoires sur les Elfes et les Fées.

→ Les Contes de fées : malgré leur nom, ces derniers seraient bien loin d’être les plus réalistes concernant nos amies. Toutefois, l’aspect initiatique et symbolique est un élément clé de la tradition féerique. Ainsi nous retrouvons les notions de quête d’identité, l’importance des choses simples (celles naturelles), les valeurs sûres (la pureté, la confiance, l’amitié…) et la nécessité de voir au-delà des apparences.

→ Les légendes du terroir : bien que les témoi­gnages évoluent avec les époques, il s’agit d’une source importante d’informations sur les fées. Toute légende comporte une part de fabulation, de symboles mais aussi de vérité. Il est d’ailleurs amusant d’observer que certaines croyances se perpétuent dans plusieurs pays aux cultures différentes. Ainsi, on retrouve régulièrement la croyance qu’une offrande de beurre, de lait ou de miel (voire de chocolat pour les Brownies) est une offrande appréciée par les esprits féeriques.

→ Les récits actuels : avec les ouvrages fantastiques et l’avènement en puissance de la Fantasy, les fées ont vu leur portrait dessiné sous tous les angles et toutes les couleurs. Ainsi certains auteurs réinventent les moeurs et apparences des fées (selon leur fantaisie ou leur expérience), d’autres tentent d’être fidèles à la tradition ainsi qu’à leurs lectures et le reste se livrent à un mélange joyeux entre les deux principes. De cette façon, il devient difficile de s’y retrouver. A moins, bien sûr de partir de l’idée que les fées se jouent des apparences5.

 

Apparences des différentes fées :

A travers les mythes, les récits, les témoignages et les romans, voici une possible distinction des fées par race (la liste n’est qu’une partie émergée de l’iceberg) :

¤ Les Fées ou Dames-Fée ressemblent à de splendides femmes. Elles habitent les bois. A l’instar des êtres féeriques, elles possèdent de nombreux pouvoirs et peuvent se rendre invisibles ou non.

¤ Les Pixies sont les petites fées ailées, parfois assimilées aux libellules et papillons dont elles possèdent les ailes. Vulgarisées à l’époque victorienne, elles ont souvent l’apparence de fillettes joueuses.

¤ Les Elfes sont de taille humaine (souvent plus grands), avec des cheveux longs et les oreilles pointues (propres à la plupart des êtres féeriques). Créatifs et sages, ils sont d’une grande habileté.

¤ Les Lutins mesurent généralement de 10 à 50 cm. Cependant il en existe de toutes sortes. Souvent jovials et facétieux, ils jouent parfois des tours pendables.

¤ Les Dryades sont souvent considérées comme étant les esprits des arbres. Elles sont omniprésentes dans les bois.

 

¤ Faunes et Satyres sont des musiciens joueurs. S’ils ne sont pas particulièrement beaux, ils se révèlent de gais compagnons et des artistes inspirés. 

¤ Les Nains sont travailleurs. D’un caractère souvent bougon ils font néanmoins preuve d’une  force exceptionnelle. A l’instar des Lutins et d’autres fées, on trouve de petits et de grands nains. 

¤ Les Gnomes sont souvent travailleurs. Reliés à l’élément terre, il en existe de nombreuses races. ¤ Les Ondines sont sensuelles et délicates. Si les fées des eaux sont réputées pour leur humeur changeante, elles n’en restent pas moins d’une beauté sans pareille. 

¤ Les Salamandres se révèlent les moins connus des élémentaux. Liés au feu, ils possèdent d’étonnants pouvoirs magiques. 

 ¤ Les Sylphes sont gracieux et plein de sagesse. Ces fées de l’air sont souvent associées aux esprits des fleurs.

 

Résumé

Pour conclure cette brève présentation, nous pouvons remarquer que les fées sont souvent associées aussi aux esprits des morts (Dames blanches, Banshees…), aux aliens (cercles de fées et agroglyphes) ou à des phénomènes tout simplement physique (exemple des lucioles). Toutefois écarter leur existence par simple scepticisme serait faire acte de mauvaise volonté. L’une des meilleurs façons de comprendre et découvrir ce que sont les fées est justement d’aller à leur rencontre.

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1 Déesses et Dieux liés aux fées : Cernunnos, Dagda, les Dakinis, Epona, Faunus, Frey et Freya, l’Homme Vert, les Khadromas, Inanna, Pan…

2 Le terme démon, vient du grec « daemon », cor­respondant en réalité au génie, la part divine présente en chaque être.

3 On peut penser que les fées sont et ont été des transpositions du mythe de la princesse charmante tout comme les vampires (créatures souvent associées aux fées) ont parfois pris la place du mythe du prince charmant à l’heure actuelle.

4 Dans cette mythologie, nous retrouvons aussi les dragons et les géants parmi d’autres êtres magiques et féeriques.

5 La glamour, ou voile magique utilisé par certaines fées, consiste justement à tromper les apparences.

Pour aller plus loin :

Elfes et Fées, de Sirona Knight, éditions Marabout

Enquête sur l’existence des Fées et des Esprits de la nature, d’Édouard Brasey, éditions J’ai Lu ; Histoires de Fées, de Doreen Virtue, éditions Exergue

SOURCE : Texte issu du Mag des Païens d’Aujourd’hui

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Superstitions et usages dans les Vosges

Posté par francesca7 le 24 novembre 2014

 

(D’après un article paru en 1866)

SabotierQuelqu’un vient-il à mourir à Saulxures, à Rochesson, à Raon-aux-Bois et dans quelques autres communes voisines, on s ’empresse de changer le lit du mort, et l’on emporte la paille sur un grand chemin pour y être brûlée. On remarque avec la plus vive anxiété de quel côté va la fumée de ce feu ; celui vers lequel elle se dirige doit mourir le premier. Dans quelques villages de l’arrondissement de Remiremont, lorsqu’un enfant meurt, on invite ses petits camarades à le veiller et, à minuit, on leur sert un riz au lait. Un malade n’y meurt qu’avec un cierge allumé qu’on lui a mis dans la main ; on lui ferme ensuite la bouche et les yeux ; sans cette précaution, quelqu’un des assistants ou de ses parents ne tarderait pas à le suivre.

Une femme enceinte qui servirait de marraine, en certains endroits, mourrait dans l’année et son filleul également. Un chien perdu qui aboie près d’une maison présage la mort d’une des personnes qui l’habitent. Il en est de même des cris d’une chouette sur une maison. On interprète différemment, selon les lieux, le bruit que font les meubles en se disjoignant. Ici ce bruit annonce qu’une âme en souffrance dans le purgatoire demande une prière ; là, il présage la mort prochaine d’une personne de la maison. Il est du plus fâcheux augure, dans une foule de localités, que la cloche de l’horloge vienne à sonner pendant l’élévation. On croit qu’il y aura bientôt un mort dans le village. Dans un grand nombre on dit encore, lorsque la Noël tombe le vendredi, que le cimetière en aura sa part ; ce qui signifie que l’autorisation de faire gras un tel jour doit amener une grande mortalité pendant l’année.

Quand un chef de famille décède, on est dans l’usage, dans presque toute la contrée, de suspendre aux ruches une étoffe noire ; les abeilles, sans cela, partiraient dans les neuf jours. Dans quelques endroits, on leur met aussi un morceau d’étoffe de couleur, un jour de mariage, pour leur faire partager la joie.

Une jeune fille désire-t-elle connaître l’époux qui lui est destiné ? Il faut qu’une de ses amies glisse, tout à fait à son insu, dans son sac à ouvrage et le jour de la Saint André, une pomme de l’année. La jeune fille la doit manger en se couchant et en ayant soin de dire avant de dormir : « Saint André, faites-moi voir celui qui m’est réservé ! » et le jeune homme lui apparaît dans un songe. La jeune fille qui se marie avant ses soeurs aînées, leur doit donner à chacune une chèvre et un mouton le jour de son mariage ; déroger à cette coutume serait s’attirer de grands malheurs. Celle qui envoie un chat à son amant, lui donne congé.

Quand un mariage a lieu, celui des deux époux qui, après avoir reçu la bénédiction nuptiale, se lèvera le premier, sera le maître dans la maison. Il est rare que la mariée se laisse prévenir. La jeune fille qui a mis la première épingle à la fiancée doit elle-même se marier dans l’année ; il n’en est pas ainsi de celle qui marche sur la queue d’un chat. L’épingle que les jeunes filles jettent dans une fontaine, située près de Sainte-Sabine, lieu de pèlerinage, dans les forêts de Saint-Étienne, arrondissement de Remiremont, leur annonce, si elle surnage, un mariage prochain.

Bien des personnes pensent que si elles ont de l’argent sur elles la première fois qu’elles entendent, au printemps, le chant du coucou, elles ne manqueront pas d’en avoir toute l’année. Une étoile qui file annonce qu’une âme entre dans le purgatoire ou qu’elle vient d’en être délivrée : dans ce doute, on lui doit une prière. Rencontrer, au départ, deux brins de paille ou deux morceaux de bois placés par hasard en croix, est d’un très mauvais augure. Cela suffit quelquefois pour faire suspendre un voyage à bien des gens. Deux couteaux mis de la sorte sur la table, par la maladresse d’une domestique, ne sont pas vus d’un meilleur oeil.

Une poule qui imite le chant du coq, annonce la mort du maître ou de la maîtresse : aussi l’on ne fait faute de la tuer et de la manger, comme unique moyen de prévenir le malheur qu’elle présage. Homme ou femme qui veut avoir sept jours de suite de beauté, doit manger du lièvre. La bûche que l’on a mise à l’âtre la veille de la Noël est retirée soigneusement du feu avant qu’elle soit entièrement consumée. On l’éteint avec de l’eau bénite, et on la conserve toute l’année comme préservatif contre le tonnerre. Ceux qui se lèvent de bonne heure le jour de la Trinité, peuvent, s’ils sont en état de grâce, voir lever trois soleils. Des malheurs inévitables sont attachés aux voyages entrepris ce jour-là.

L’hirondelle est regardée comme portant bonheur à la maison où elle a construit son nid. Aussi l’on a soin de laisser ouvertes nuit et jour les fenêtres des chambres où elle a établi sa demeure. On croit aussi que la bénédiction du ciel descend sur les foyers où le grillon fait entendre son chant. Il est accrédité, dans quelques endroits, que le soir, dans l’été, on entend parfois, dans les airs, une troupe de musiciens qu’il est fort dangereux de rencontrer. On l’appelle Mouhiheuken ; il faut, pour ne pas en être mis en morceaux, se coucher le ventre contre terre.

mjk44x4hsRFOyhVmt_ufjJwIl y avait, dit-on, autrefois dans l’église de Remiremont les statues de trois saints, nommés saint Vivra, saint Languit, saint Mort. Lorsque quelqu’un était malade, on faisait brûler un cierge devant chacune d’elles. Le dernier qui s’éteignait annonçait si le malade guérirait, languirait longtemps ou mourrait. Ces statues n’existent plus aujourd’hui. La croyance aux follets, aux esprits se reproduisant la nuit sous la forme humaine, aux loups-garous, est encore généralement répandue dans la campagne. Quant aux sorciers, on en admet de deux espèces, de bons et de mauvais, qui donnent des maléfices ou qui en délivrent. Une lutte s’établit entre eux pour cela ; le plus savant est celui qui triomphe de l’autre. Il est encore plusieurs villages où l’on parle d’un chasseur mystérieux qui, depuis des milliers d’années, parcourt avec une nombreuse meute les vastes forêts de la contrée. Cette chasse se renouvelle à diverses époques de l’année et dure plusieurs nuits de suite. Malheur à l’homme qu’il rencontre sur son passage ! Bien des voyageurs égarés ont été, dit-on, la proie de ses chiens affamés.

On croit encore, en certains endroits, au pouvoir des fées, et plusieurs localités ont conservé des noms qui attestent combien elles y étaient en vénération. Dans la commune de Bresse est une ferme dite des Fées. Sur la montagne d’Ormont se trouve le porche des Fées. Un hameau de la commune d’Uriménil est nommé Puits des Fées. Le pont des Fées, situé près de Remiremont, est une vaste construction en pierres sèches, que le peuple attribue à ces divinités du Moyen Age.

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Mona, la fille de la terre – conte Breton

Posté par francesca7 le 22 novembre 2014

 

58956077korrigan-jpgUn peuple marin hante les profondeurs ouessantines : les Morgans. Ce sont des hommes et des femmes d’une grande beauté. Seule, Mona Kerbili, une jeune Ouessantine qu’on disait belle comme une Morganès, vit leur palais au plus profond de l’océan.

Le roi des Morgans, ébloui par la beauté de Mona Kerbili, saisit l’adolescente et l’emporta au fond de l’eau. Dans le palais, au milieu des richesses abyssales, Mona, resplendissait. Le vieux roi en était fou amoureux. Son fils aussi… Le vieux Morgan refusa l’alliance des deux jeunes gens. Il força son fils à se marier avec l’enfant unique d’un des grands de sa cour. La noce fut belle : on mangea, on but abondamment.

Or, le soir de la fête, le père cruel décida de mettre à mort Mona, la fille de la terre. F-M. Luzel, dans l’un de ses contes, décrit la scène…

 « Vers minuit, les nouveaux mariés se retirèrent dans leur chambre nuptiale, magnifiquement ornée, et le vieux Morgan dit à Mona de les y accompagner et d’y rester, tenant à la main un cierge allumé. Quand le cierge serait consumé jusqu’à sa main, elle devait être mise à mort. La pauvre Mona dut obéir. Le vieux Morgan se tenait dans une chambre contiguë, et, de temps en temps, il demandait :

- Le cierge est-il consumé jusqu’à votre main ?
- Pas encore répondait Mona.

Il répéta la question plusieurs fois. Enfin, lorsque le cierge fut presque entièrement consumé, le nouveau marié dit à sa jeune épouse :
- Prenez, pour un moment, le cierge des mains de Mona, et tenez-le, pendant qu’elle nous allumera un feu.

La jeune Morganès, qui ignorait les intentions de son beau-père, prit le cierge. Le vieux Morgan répéta au même moment sa question :
- Le cierge est-il consumé jusqu’à votre main ?
- Répondez oui, dit le jeune Morgan.
- Oui, dit la Morganès.

Et aussitôt le vieux Morgan entra dans la chambre, se jeta sur celle qui tenait le cierge, sans la regarder, et lui abattit la tête, d’un coup de sabre; puis il s’en alla. » Le lendemain, lorsqu’il s’aperçut de sa méprise, le roi entra dans une grande colère. Puis il s’apaisa et donna son consentement au mariage de son fils et de Mona ».

Mais Mona s’ennuyait de son île bretonne. Elle obtint enfin l’autorisation de retourner dans sa famille. Elle y fit sensation. Puis le vent chassa jusqu’au moindre souvenir de ses aventures sous-marines. Jusqu’au jour où le jeune roi vint la chercher. La jeune fille se jeta dans ses bras… et on ne la vit plus, à jamais... »

 

SOURCE / http://www.bretagne.com/

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Le Barbe-bleue breton

Posté par francesca7 le 17 novembre 2014

 

 

morgane-foret-nroceliande-default-bigC’est peut-être bien en Bretagne qu’a pris naissance la fameuse histoire de Barbe-bleue au VIe siècle.

Comorre était un redoutable seigneur dont le château pourrait se situer dans la forêt de Carnoët près de Quimperlé (Finistère). On lui comptait déjà six épouses assassinées de ses propres mains lorsqu’il demanda en mariage la fille de Varoch, comte de Vannes, la douce Triphine.

Une prophétie prétendant qu’il mourrait tué par son fils; il prenait les devants en faisant passer de vie à trépas ses épouses dès qu’elles étaient enceintes. N’ayant pas osé s’opposer à ce puissant seigneur, le comte de Vannes organisa la cérémonie du mariage avec la bénédiction de saint Gildas.

La tête tranchée

  • Les premiers mois se déroulèrent sans nuages jusqu’au jour où Comorre surprit, au retour d’un long périple, sa jeune femme brodant de la layette. Au cours de sa fuite, elle mit au monde le petit Trémeur. Mais le terrible seigneur réussit à la rattraper et lui trancha la tête. Trémeur fut alors recueilli par saint Gildas qui, volant au secours de Triphine, la ressuscita également. On raconte que saint Gildas lança alors une pluie de pierres sur la forteresse de Comorre qui, tel un château de cartes, s’effondra sur son monstrueux seigneur.
  • Selon la version en cours à la chapelle Saint-Trémeur, de Bubry(Morbihan), c’est seulement une fois décapitée par Comorre et ressuscitée par saint Gildas, que Triphine donna naissance à Trémeur.

Elevé au monastère de Saint-Gildas-de-Rhuys, l’enfant se retrouva un jour face à son père qui s’empressa de le décapiter. Ce serait, par la suite, des chevaliers alliés au comte de Vannes qui auraient eu raison des jours du Tyran.

Variante au Guilvinec

  • On raconte ici que Comorre vécut dans le manoir de Kergoz avec son fils Trémeur et son épouse Triphine. Celle-ci, malheureuse, souffrait du comportement brutal de son mari. Une sorte de malédiction voulait qu’elle pâtit de la sorte tant que son époux n’aurait pas trouvé son maître. Trémeur décida donc de battre son père à la  » soule « , un jeu de ballon. Il y parvient si bien au cours d’une partie que le terrible seigneur s’effondra de fatigue.

 

  • Néanmoins, après avoir repris suffisamment de forces, il rattrapa Trémeur et, de rage, lui trancha la tête. Pas  » démonté  » pour autant, ce dernier ramassa sa tête et la glissa sous son bras. C’est alors que Comorre rendit son âme au diable. On dit que Trémeur continua à jouer à la soule et que, ces jours-là, il laissait sa tête au manoir pour être plus libre de ses mouvements.Une chapelle lui fut dédiée. On peut l’y voir représenté, tenant sa tête décapitée (d’après un extrait de la Revue Dialogue n° 16 et n° 17).

 

  • On peut contempler également une belle statue de Trémeur portant sa tête décapitée sous le bras, dans une niche du grand portail flamboyant de l’église de Carhaix-Plouguer (Finistère), dédiée également à Saint Trémeur.

 

  • La chapelle Sainte-Triphine, à Pontivy (Morbihan) rappelle aussi le martyre de cette sainte, au fil de neuf tableaux peints sur les lambris.

SOURCE / http://www.bretagne.com/

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Saint-Vincent et la linotte

Posté par francesca7 le 15 novembre 2014

 

images (2)Contes et légendes de Lorraine : Les hommes donnent souvent un rôle symbolique aux oiseaux : la chouette représente l’intelligence, le chardonneret est un symbole de la Lorraine, le rossignol est le messager des amoureux.

La linotte est la mascotte des vignerons.

Ceux du pays de Toul en ont même fait une légende…

Tête de linotte

Un jour que Saint-Vincent, patron des vignerons, se promenait dans la région de Toul, il serait entré dans une maison d’où le propriétaire était absent. Il y avait une cruche remplie de vin posée sur la table.

Le saint se sert un verre et commence à boire, quant un oiseau entre par la fenêtre et se pose sur sa main. Il lui dit :

- Saint-Vincent, je suis la linotte, je veille sur la vigne et les vignerons depuis toujours. Pourtant, je n’ai aucune récompense pour mes services et mon chant. Les plumes du rouge-gorge sont oranges sur sa poitrine, et celles du chardonneret sont multicolores, mais moi, je reste grise.

- Je ne peux pas faire grand-chose pour toi, linotte. Mais en attendant, est-ce que tu veux un peu de vin ?

L’oiseau se serait alors penché sur la cruche pour boire, mais il aurait glissé et failli se noyer. Saint-Vincent le rattrapa juste à temps. On dit que serait alors apparue sur la poitrine de la linotte une tâche rouge foncé, teintée de bleu et de gris, comme le vin du pays de Toul.

L’oiseau était enfin récompensé de ses efforts grâce à la bonté de saint-Vincent.

Ces petits riens qui font tout

En ce qui concerne Saint-Vincent, on ne sait pas bien pourquoi il est le patron des vignerons. C’était unprêtre qui vivait au 3e siècle, à l’époque où l’on persécutait les chrétiens.

Certains disent qu’il a été torturé avec une roue de pressoir à raisin, d’autres qu’il prêchait en Bourgogne, région viticole. Mais aucune de ces hypothèses n’a été vérifiée par l’histoire.

Les légendes se nourrissent de faits extraordinaires ou incompréhensibles, comme un aqueduc géant ou un bloc de glace éternelle, mais elles naissent aussi de la vie de tous les jours, des petites choses qui semblent anodines mais auxquelles on veut donner une signification.

Ainsi, la linotte est un petit rien qui a de l’importance pour les vignerons parce qu’elle fait partie de leur vie. Alors ils en ont fait le symbole de leur travail.

La linotte est devenue l’oiseau fétiche des vignerons tout simplement parce qu’elle vit là où ils travaillent. C’est un oiseau qui aime vivre dans une végétation peu fournie et proche du sol.

La forêt dense n’est donc pas son habitat de prédilection, elle préfère les terres cultivées des campagnes, où elle trouve des haies et des vignes.

La linotte n’a pas disparu des vignes. Même si cette légende s’est oubliée aujourd’hui, la linotte et sa cocarde rouge restent les compagnes fidèles du vigneron, qu’il soit de Toul, ou d’ailleurs !

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Vertus de nos superstitions

Posté par francesca7 le 27 octobre 2014

 

 

 
 
images (2)Quand on quittait la gare de Sanary, sur le chemin de fer de Nice à Marseille, à neuf kilomètres environ de Toulon, et qu’on se dirigeait vers le village d’Ollioules, on rencontrait à la fin du XIXe siècle, à une centaine de mètres de la voie, sur le bord d’un petit sentier rural, un chêne, qui était d’ailleurs d’une assez belle venue, mais dont le tronc présentait une disposition assez bizarre

Un témoignage de l’époque relate qu’à un endroit donné de sa hauteur, il est partagé en deux, par une fente de plus d’un mètre de longueur, de 3 à 8 centimètres d’ouverture, comme s’il était constitué par deux branches qui, après s’être séparées, se seraient réunies de nouveau. Cette disposition n’est pas un jeu de la nature, mais bien l’œuvre de l’intervention humaine ; en y regardant de près, on voit que, primitivement, le tronc de cet arbre a été fendu en deux, et que l’hiatus est le résultat de la cicatrisation accidentelle d’une partie de la fente.

 

Il n’est pas rare de rencontrer dans les champs, en Provence, des arbres qui présentent cette disposition. C’est le plus souvent des chênes, mais cependant on constate que des frênes, des noyers, des ormes, des peupliers, des pins même, ont été ainsi fendus intentionnellement, puis ont été entourés d’un lien, pour que les parties séparées se réunissent.

Quand on cherche à savoir pourquoi certains arbres ont été ainsi traités, on ne tarde pas à apprendre que c’est parce qu’ils ont servi à la pratique d’une vieille superstition des paysans provençaux, qui croient fermement qu’en faisant passer, à un moment donné, un enfant à travers un tronc d’arbre fendu, on peut le guérir de telle ou telle maladie.

C’est surtout contre les hernies des petits enfants que ce passage à travers le tronc d’un arbre est considéré comme efficace ; et voici comment la crédulité publique conseille de procéder : il faut prendre un jeune arbre d’apparence bien vigoureuse, le fendre dans sa longueur, sans l’arracher ni pousser la fente jusqu’aux racines ; puis, écartant les deux parties de l’arbre, faire passer entre elles, à trois ou sept reprises différentes, dans une même séance, le petit hernieux. Une fois cela fait, les deux portions de la tige sont rapprochées très exactement et maintenues en contact à l’aide d’un lien très fortement serré. Si ces parties se recollent bien, et que l’année d’après l’arbre a repris la solidité de sa tige, l’enfant est guéri ; si, au contraire, la fente ne s’est pas soudée, on peut prédire que l’enfant restera hernieux toute sa vie.

Les hernies ne sont pas seules susceptibles de guérir sous l’influence de cette pratique bizarre ; nombre d’autres maladies sont traitées de la même manière en Provence ; et la crédulité populaire n’est pas encore disposée à penser que le moyen manque d’efficacité. J’ai trouvé dans mes investigations touchant les Provençaux, d’autres pratiques thérapeutiques qui me paraissent être des variantes de celles dont je viens de parler et se rattacher à la même idée. C’est ainsi, par exemple, que dans un grand nombre de villages, à Signes, à La Cadière, etc., le jour de la fête patronale, pendant qu’on porte processionnellement le saint de la localité à travers les rues, les mères font passer leurs enfants au-dessous de la châsse, pour les fortifier ou les guérir des maladies futures qui pourraient les atteindre.

Dans d’autres cas, on place un enfant débile sous la châsse d’un saint, pendant que le prêtre chrétien dit la messe ; absolument comme on faisait dans la cérémonie du taurobole, chez les anciens Romains, pendant que le prêtre païen faisait un sacrifice. Enfin, dans quelques-uns, comme, par exemple, au village de La Garde, près de Toulon, le jour de la fête de saint Maur, les valétudinaires, les mères de famille qui veulent fortifier leur enfant, et même les jeunes femmes qui veulent être fécondes, se placent aussi près que possible de la niche du saint pendant la messe.

Le nom du saint chrétien invoqué est quelquefois si spécial, qu’on voit d’une manière transparente l’adaptation d’une idée thérapeutique à la cérémonie religieuse. Féraud affirme ainsi, dans son Histoire des Basses-Alpes, que dans l’église de Ganagobie, dans les Basses-Alpes, il y a une tribune où se trouve un autel de saint Transi. Les mères, dont les enfants étaient valétudinaires, déposaient le pauvret sur cet autel, pendant l’invocation ; elles suspendaient un de ses vêtements, en guise d’ex-voto, sur le mur voisin, lorsque la guérison avait été obtenue.

Il est une autre manière d’agir qui est encore plus singulière, et qui cette fois ne touche en rien, en apparence, aux choses de la religion. Je veux parler du remède populaire de quelques Provençaux pour guérir le Coburni (la coqueluche) d’une manière certaine et infaillible, si on en croit les bonnes femmes. Pour obtenir cette guérison de la coqueluche, il faut faire passer l’enfant sept fois de suite sous le ventre d’un âne, en allant de droite à gauche, et sans jamais aller de gauche à droite ; car si on oubliait cette précaution, les passages en sens inverse se neutralisant, on n’obtiendrait pas le résultat désiré.

Dans certains villages, il y a des ânes plus ou moins renommés pour leur vertu curative. Il y a quelques années, il y en avait un au Luc qui jouissait d’une telle réputation, que, non seulement il servait à tous les enfants de la localité, mais encore les enfants de Draguignan et même de Cannes, étaient, maintes fois, amenés au Luc, c’est-à-dire faisaient un voyage de plus de soixante kilomètres, pour bénéficier du traitement.

téléchargement (2)Enfin, je ne dois pas oublier de rapporter ici une variante de la donnée que nous étudions et qui ne manque pas d’originalité. Dans beaucoup de villages de Provence, le jour de Saint-Eloi, après avoir fait bénir les bêtes, il y a une procession dans laquelle la statue du saint est portée sur l’épaule de quatre vigoureux gaillards. Pendant que cette procession est en marche, on voit nombre de paysans et de paysannes armés d’un bâton au bout duquel ils ont attaché un petit bouchon de paille, s’approcher de la statue, se glisser entre les quatre porteurs et, passant leur bâton par dessous le brancard, vont frotter la face du saint avec ce bouchon de paille, habituellement des brins d’avoine sauvage.

Cette paille a dès lors la propriété de guérir les animaux malades ; aussi est-elle conservée avec soin dans la maison comme un remède miraculeux. Dans le village de Signes, de La Cadière, etc., près de Toulon, c’est à la procession de l’Ascension, dite procession des vertus, que cette pratique se fait.

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UN SPECTRE NOCTURNE EN MOSELLE

Posté par francesca7 le 25 octobre 2014

 

téléchargement (6)La très ancienne petite ville de Boulay (BolagiumBolaBolchen), en Moselle, fut de temps immémorial le théâtre de nombreuses apparitions d’êtres surnaturels, et les revenants s’y donnaient volontiers rendez-vous, notamment la Massue. Dans le premier quart du XIXe siècle, on recueillit les récits de quantité de faits étranges qui s’y étaient passés et s’y passaient encore journellement à cette époque.

Un de ces spectres nocturnes était la Massue ou Masse. La Massue apparaissait sous la forme d’une bête ayant la taille d’un veau à très longs poils de couleur sombre, sous lesquels disparaissait la tête dont on n’apercevait que les yeux gros et flamboyants et deux pointes d’oreilles émergeant de l’épaisse fourrure. On ne distinguait pas les pattes, et cette espèce d’être présentait l’apparence d’une masse informe, d’où lui était probablement venu son nom, soit du français masse, soit de l’allemand massiv. La Massue traînait des chaînes dont on entendait le cliquetis ; parfois elle passait sans bruit, et si elle venait à toucher quelqu’un en se serrant contre lui, son contact ne semblait que le frôlement d’un vent léger. Cette bête immonde se présentait tout à coup, sortant de l’obscurité, sans qu’on pût voir d’où elle venait. Elle semblait affectionner certaines rues de la ville.

C’est ainsi qu’on l’a vue le plus souvent dans la rue du Four Banal (Banngasse), la rue de la Halle (Hallegasse) et la rue de l’Eglise (Kirchegasse) d’où peut-être elle se rendait au cimetière ou, plus vraisemblablement par la rue du Pressoir (Keltergasse) et la rue de Saint-Avold, vers un lieu situé hors de la ville et appelé Stromerich. Cette bête n’a d’ailleurs jamais, de son propre mouvement, fait de mal à personne, se permettant seulement de barrer le passage au bon bourgeois attardé en s’asseyant sur son chemin à la façon des ours, et fixant sur lui ses yeux ronds et luisants ; une fois même elle empêcha un vol de s’exécuter.

Le témoignage d’une ancienne maîtresse d’école à Boulay vers la fin du XVIIIe siècle, Mlle Barbarat, nous fournit des détails quant à l’existence de cette apparition. « Une soirée, assez tard, je sortais avec ma sœur de nos écuries, et, pour rentrer chez nous, il fallait traverser la rue de la Halle. Voilà la Massue qui se présente : elle montait la rue. Ma sœur me crie : Retire-toi ! J’ai cru qu’elle voulait badiner ; mais tout à coup cette bête s’est trouvée près de moi et, en passant, s’est serrée contre mes jupons sans que je la sente. Elle était plus noire que grise et de la grosseur d’un chien dogue. C’est en 1770 que cela m’est arrivé. Depuis ma sœur l’a vue à cette même place à trois reprises différentes. M. Lefort, allant un soir chez M. de Villers et suivant la rue du Four Banal, la vit sortir du coin derrière la maison Coignard et venir au devant de lui.

« Au commencement de la Révolution, un garçon de Boulay faisait la cour à une fille qui habitait la grande maison située rue du Four Banal au-dessus de celle de M. Limbourg et se rendait chez elle. C’était à l’entrée de la nuit et plusieurs personnes étaient encore à prendre le frais du soir sur la porte. Ce garçon vit la Massue semblant sortir du cul-de-sac qui est derrière la maison Rimmel. Il courut frapper à une porte en criant : Vite ! Vite ! Ouvrez-moi. On ouvrit la porte et, se précipitant dans l’allée, il y tomba en faiblesse. C’était la seconde fois qu’il voyait cette bête. Un soir, le boucher qui demeurait alors dans la même rue sortit pour aller à sa boutique. Mais il revint aussitôt, les cheveux hérissés, et dit qu’il venait de voir une effroyable bête qui en gardait l’entrée. C’était la Massue.

« Un jour de l’hiver 1760, le vent avait renversé un gros arbre dans la forêt de Crombesch (défrichée depuis la Révolution). Des pauvres femmes, qui faisaient métier d’aller chercher des branches sèches au bois pour leur ménage, complotèrent d’aller la nuit suivante en couper en fraude à cet arbre. Mais il fallait s’assurer que le fortier (garde-forestier) n’était pas en tournée. Elles furent regarder à la fenêtre de sa cuisine sur le derrière de sa maison, située rue du Four Banal, et le virent assis près du feu. Mais quand elles s’en retournèrent pour aller accomplir leur vol, la Massue était là qui leur barrait le chemin. Quand elles voulaient passer d’un côté, la Massue s’y trouvait ; si elles essayaient de prendre l’autre côté, elle y était encore, et ce manège dura jusqu’à quatre heures du matin où la Massue s’éloigna ; mais l’envie et l’heure de mal faire étaient parties aussi !

« Un soir de l’année 1700, des garçons de Boulay se promenaient sur la place. La Massue est venue passer près d’eux ayant à peu près l’apparence d’un petit cheval. L’un d’eux, nommé Ritz, sauta dessus ; mais il tomba aussitôt à terre où il resta raide mort. Une nuit, un homme passait en Muehlenbach (lieu situé au sortir de la ville entre la route de Metz et celle de Roupeldange), avec une hotte sur le dos. La Massue le suivit et sauta sur sa hotte. Il la porta ainsi bien loin, mais il tombait sous le poids. Mlle Bettinger, qui habitait aussi la rue du Four Banal, vit, un soir de l’été 1820, une bête de grande taille avec des yeux étincelants s’arrêter vis-à-vis ses fenêtres. Elle le raconta le lendemain à ses voisins. Mme Weiss, un soir de la même année, et plusieurs personnes, étaient assises sur les escaliers d’une maison située vers le bout de la même rue d’où l’on peut voir la place. Tout à coup elles entendirent un bruit de chaînes et, en même temps, virent la Massue apparaître, comme si elle sortait de terre. Un petit chien la suivait en ne cessant d’aboyer. Sans s’en inquiéter, la bête descendit jusqu’au bout de la place et puis revint sur ses pas. En voyant cela toutes les personnes qui l’observaient se sauvèrent, et l’une d’elles, qui avait un plus long trajet à faire que les autres, demanda de l’eau bénite pour s’assurer contre les rencontres du chemin.

« Une soirée, Colin Coignard revenait de route avec sa charrette. Arrivé au fossé de Barenbach, derrière la montagne, il s’y trouva tout à coup embourbé et la Massue était près de lui qui le regardait. Son neveu alla chercher des chevaux pour le tirer de ce mauvais pas et quand, vers minuit seulement, ils arrivèrent près de la ville, au ruisseau de Muehlenbach, la Massue était dans le ruisseau qui dlatschait (de l’allemand flatsehen, barboter dans l’eau) et tapotait dans l’eau. Elle les accompagna jusque dans l’intérieur de la ville ».

Enfin voici le témoignage d’un homme fort honorable qui habitait Boulay au commencement du XIXe siècle : ancien professeur à Boulay, il avait été, avant la Révolution, précepteur dans la maison du comte de Clermont Mont-Saint-Jean, dans le midi de la France. Il écrit, dans une note adressée au comte de Bony de la Vergne : « Hier, 29 janvier 1823, à six heures du soir sonnées à l’hôtel de ville et sur le point de sonner à la paroisse, je sortais de chez nous pour aller donner une leçon dans la rue du Pressoir. J’apercevais déjà les lumières de vos fenêtres et je marchais sur le haut du pavé lorsque j’entendis un bruit de chaînes à ma gauche. Je regardai et je vis à mon côté une masse informe à poils longs sans que je la sentisse. Je crus d’abord que c’était le chien du moulin neuf ; mais me rappelant que celui-ci a des oreilles coupées ras, je cherchai à voir la tête de cette bête et j’aperçus un bout d’oreille saillant du poil. Je suivis de l’œil cette monstruosité jusque devant la maison Coignard, mais sans pouvoir distinguer une tête. Elle paraissait avoir des reins d’environ deux pieds de large et au moins la longueur du chien du moulin. C’est ce que j’ai vu de mes yeux sans être endormi ni ivre. Je n’avais pas encore vu cette bête et je vous en parle comme l’ayant vue ; croyez si vous le jugez à propos ».

Suivant la croyance populaire, cette Massue n’était autre que la propre personne d’un ancien gouverneur de Boulay, condamné par la justice divine à revenir sous cette forme odieuse, en expiation d’un crime. Le capitaine Dithau, ou Dithrau, gouverneur à Boulay pour le duc de Lorraine, en 1635, avait une tante nommée Sunna Roden, dont il convoitait les biens, 108 jours de terre sur le ban de Boulay et 9 fauchées de prés. Pour s’en emparer, le capitaine Dithau accusa sa tante de sorcellerie et la fit emprisonner. Le procès dura huit semaines et, sur les dépositions de son neveu, la pauvre dame fut condamnée à être brûlée vive, ses cendres jetées au vent et ses biens confisqués. Cette horrible sentence eut son exécution et la malheureuse femme fut brûlée sur le ban de Boulay, le 17 juillet 1635, en un lieu appelé Stromerich, à gauche du chemin de Machern et non loin du bois de Buch. Le cupide Dithau ne put cependant pas s’emparer des biens de sa tante, qui passèrent, dit-on, aux domaines et furent ensuite aliénés. Malheureusement, les pièces du procès ont été, dès l’origine, soustraites des archives de l’hôtel de ville, et la tradition seule a conservé jusqu’en ces derniers temps le souvenir d’un crime abominable, dont le sentiment populaire a fait justice en condamnant son auteur au sinistre châtiment relaté plus haut.

téléchargement (7)Les traditions populaires de plusieurs provinces de France et d’autres pays dépeignent aussi les allures analogues d’une bête qui se présente la nuit au voyageur, le suit ou lui barre le passage, quelquefois se fait porter par lui, épouvante les animaux, etc. Telles sont la Galipotedans le Poitou et la Saintonge, la Grand’Bête et la Bête qui se fait porter dans le Berry, lePoulain sans tête à Gondrecourt, la Bête de Brielles, la Bête de Béré, la Birette, le Birherou, la Bête de la Loyère en Haute-Bretagne, le Chien noir d’Alversdorf dans le Schleswig-Holstein, etc. Néanmoins la Massue bolagienne, quoique parente de ces fantastiques créatures, offre avec elles une assez grande différence. La Galipote, quoique plus innocente que le loup-garou, se rapproche de la nature de ce dernier en ce qu’elle est quelquefois le dédoublement d’une personne vivante, tandis que notre Massue est un véritable revenant. Elle a plus d’affinité avec la Grand’Bête, malgré les formes plus nombreuses qu’affecte cette dernière ; elle n’a pas la méchanceté de la Birette ; elle ressemble un peu au Poulain de Gondrecourt, comme elle, a la tête indécise, et au Chien noir d’Alversdorf, car ces derniers se font voir aussi, le plus souvent, dans l’intérieur d’une ville. Mais ce qui caractérise surtout notre Massue, c’est sa personnalité connue dans sa première et dans sa seconde existence et l’idée de l’expiation attachée à ses pérégrinations nocturnes.

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la salive humaine fait mourir les vipères

Posté par francesca7 le 16 octobre 2014


 

téléchargement (3)Enracinée depuis plus de deux millénaires et relayée plus récemment par Voltaire, une opinion populaire répandue voulait que la salive humaine fît mourir les vipères…

Si vous avez des serpents ou des vipères dans votre jardin, consultez Aristote et Claude Galien, ils vous diront que rien n’est plus facile que de vous en délivrer. Il suffit de cracher dessus avant déjeuner ; Galien prétend en avoir fait l’expérience à la satisfaction d’un grand nombre de personnes qui en furent témoins. Suivant Avicenne, la salive de l’homme tue non seulement les reptiles mais tous les animaux qui portent aiguillon.

Varron et Pline attestent que de leur temps on a vu des hommes qui faisaient mourir des vipères avec leur salive ; plus proche de nous, Voltaire rapporte un certificat de son chirurgien Figuier, lequel dit : « Je certifie que j’ai tué, en diverses fois, plusieurs serpents, en mouillant un peu avec ma salive un bâton ou une pierre, et en donnant sur le milieu du corps du serpent, un petit coup qui pouvait à peine occasionner une légère contusion. »

Le poète Lucrèce est du même avis que le chirurgien Figuier ; il affirme dans on quatrième livre : « Crachez sur un serpent ; en sa douleur extrême / Il se roule, s’agite et se mange lui-même. » Personne avant Lucrèce n’avait dit que les serpents se mangeassent eux-mêmes ; mais tout est permis aux poètes.

Voltaire observe à ce sujet qu’il est triste que notre mère Eve n’eût pas au connaissance de ce secret ; que de peines elle aurait épargné au pauvre genre humain, si au lieu d’écouter le mauvais propos du serpent, elle lui eût craché au nez.

La tradition affirme que le consul romain Marcus Atilius Regulus fut obligé de faire en règle le siège d’un gros serpent long de 37 mètres, qui menaçait son armée se dirigeant vers Carthage lors de la Première Guerre punique (qui se déroula de 264 à 241 avant J.-C.). Si Regulus eût seulement ordonné à ses soldats de cracher dessus, il n’aurait eu besoin ni de balistes, ni de catapultes, ni de toutes les machines de guerre qu’il employa pour le réduire.

Le savant Redi a voulu vérifier les expériences d’Aristote, de Galien et du chirurgien Figuier. Il a craché à jeun et dans un temps de rhume, sur une multitude de vipères que le grand duc de Toscane avait fait rassembler pour composer la thériaque ; mais à la grande confusion de ce savant, toutes les vipères se sont moquées de ses crachats, et pas une seule n’a fait semblant de s’en apercevoir. Il semble qu’on puisse tuer les vipères avec un peu de salive, pourvu qu’on ait soin d’y ajouter… un bon coup de bâton.

Ce qu’on a prétendu de la salive de l’homme, on l’a également dit de sa transpiration. C’était une opinion populaire qu’un morceau de pain placé sous l’aisselle d’une personne en sueur devenait un poison mortel et qu’il suffisait de le donner à manger à un chien pour que celui-ci devînt aussitôt enragé. Mais la sueur de l’homme ne tue personne, pas plus que sa salive.

(D’après « Des erreurs et des préjugés répandus
dans la société » paru en 1810)

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