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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Une fleur pour chaque papa

Posté par francesca7 le 7 octobre 2015

 

Les hommes eux aussi aiment recevoir des fleurs, surtout lorsqu’elles sont offertes par leurs enfants. Le week-end du 15 juin, la Fête des pères est l’occasion de manifester son affection de la manière la plus naturelle envers son papa, en lui faisant livrer une plante ou une composition florale. Voici quelques conseils pour choisir le bon cadeau pour la Fête des Pères !

Fete des pères

L’histoire de la Fête des Pères

Les origines de la Fête des Pères sont encore méconnues. On sait qu’au Moyen Âge, les catholiques célébraient les pères de famille le 19 mars, jour dédié à Saint Joseph, que l’on considère comme le père nourricier de Jésus. Tombée en désuétude au fil des siècles, cette fête a réapparu sous une forme non religieuse en 1912 aux Etats-Unis, gagnant peu à peu les pays du monde entier à des moments du calendrier aussi divers que variés. En France, le producteur de briquets Flaminaire serait l’instigateur de cette fête considérée désormais comme commerciale. En 1952, les pères font leur entrée officielle au calendrier et sont depuis à l’honneur, chaque troisième dimanche du mois de juin. 

A l’instar de la Fête des Mères, cette date précédant le début de l’été est l’occasion de retrouvailles familiales durant lesquelles les enfants offrent des cadeaux. En cette période festive de l’année où la nature est particulièrement luxuriante et généreuse, le présent végétal reste le plus plébiscité pour rendre un hommage fleuri à tous les papas.

Pour un papa « gâteaux »

Protecteur, c’est un papa qui veille sans cesse sur sa progéniture et n’hésite pas à mettre la main à la pâte pour assurer le bien-être de ses enfants. Optez pour un olivier en pot accompagné d’un cadeau qui lui sera utile en cuisine, comme une huile d’olive.  
 
 Pour un papa « champêtre »

Bricoleur, il aime la nature et se soucie de son environnement. Offrez-lui une plante, olivier, vigne ou bougainvillier, dont il aura le plaisir de s’occuper et qu’il pourra même replanter, qu’il dispose d’un grand jardin ou d’un simple balcon.
 
 

Pour un papa « tendance »

Séducteur, il aime s’occuper de lui et fréquente assidûment les salles de sport. Adepte des nouvelles technologies, il se veut résolument à la mode. Sachez que l’art floral propose aujourd’hui des compositions de fleurs piquées modernes et design.
 

 Pour un papa « actif »

Artiste ou homme d’affaires, c’est un père qui passe plus de temps dans son environnement professionnel qu’à la maison. Préférez une plante fleurie comme une orchidée, qu’il pourra disposer sur un bureau et qui lui demandera moins d’entretien.
  
 Pour un papa « loin des yeux »

Pour tous les enfants qui n’ont pas l’opportunité de célébrer la Fête des pères en famille, la livraison d’une plante accompagnée de champagne ou de chocolats est la manière la plus naturelle d’exprimer ses sentiments et de toucher son papa droit au cœur.
  
 

SOURCE : http://blog.interflora.fr/

Publié dans FLORE FRANCAISE, HISTOIRE DES REGIONS, HUMEUR DES ANCETRES, LEGENDES-SUPERSTITIONS | Pas de Commentaire »

LA ROSE, toute une histoire

Posté par francesca7 le 1 octobre 2015

 

« Douce, belle, amoureuse et bien-fleurante Rose,
Que tu es à bon droit aux amours consacrée !
Ta délicate odeur hommes et Dieux recrée,
Et bref, Rose, tu es belle sur toute chose. »

Pierre de Ronsard, Second Livre des Amours (1578)

 
De Ronsard à Shakespeare en passant par Verlaine… Nombre de poètes ont trouvé en la rose l’allégorie de l’amour. Vénérée par les hommes depuis l’Antiquité, la reine des fleurs sait exprimer à elle seule toutes les nuances des sentiments. Au fil de son histoire, elle s’est forgé un langage complexe. Si elle est aujourd’hui la fleur coupée la plus vendue au monde notamment à l’occasion de la Saint-Valentin, il est nécessaire de connaître ses codes afin d’envoyer à votre destinataire un message fidèle à vos émotions, et éviter les malentendus !

 Rose

Quelle couleur de roses offrir ?

Blanches, rouges, roses… quelle que soit la couleur des fleurs, un bouquet de roses fera toujours plaisir à votre destinataire. Il est toutefois conseillé de respecter quelques règles du langage des fleurs pour exprimer au mieux vos sentiments et ne pas commettre d’impair que vous pourriez regretter !

Offrir des roses rouges

Symbole : ça n’est un secret pour personne, la rose rouge est LA fleur de l’amour passionnel, de la puissance et de la profondeur des sentiments. Il faut donc la réserver à l’amour ardent et durable !
 
A qui l’offrir ? Exclusivement à l’élu(e) de votre cœur, pour témoigner de votre passion sincère et sans faille.
 
Envie de faire livrer un bouquet de roses rouges ? Découvrez CARA.
 
  

Offrir des roses blanches

Symbole : La rose blanche exprime par-dessus tout la pureté et la sincérité des sentiments, mais aussi l’amour chaste, l’attachement et la paix. Elle peut être offerte en de nombreuses circonstances, son message n’étant pas nécessairement amoureux.
A qui l’offrir ? Elle est idéale pour féliciter de jeunes mariés, ou une personne qui entame un nouveau départ. Elle peut également exprimer un amour naissant ou sincère, mais attention : son message peut être aussi « je t’apprécie mais notre relation restera platonique » ! Si vous souhaitez exprimer un sentiment du registre amoureux, agrémentez votre bouquet de quelques roses rouges : le message n’en sera que plus clair.
 
Envie de faire livrer un bouquet de roses blanches ? Découvrez ALCHIMIE.
 

Offrir des roses jaunes

Symbole : Le jaune symbolise la lumière, la chaleur et le soleil. La rose jaune est ainsi idéale pour exprimer des sentiments amicaux. Mais attention ! Dans le langage amoureux, l’offrir est beaucoup plus délicat : elle peut exprimer la trahison, l’infidélité voire la rupture, ou encore un pardon sollicité ou accordé… Gare aux malentendus donc !
A qui l’offrir ? A un ami proche en gage d’amitié, ou bien à un amoureux à qui vous souhaitez avouer une faute, demander ou accorder votre pardon… Pour éviter toute ambigüité, n’oubliez pas de joindre à votre bouquet un petit mot.
Envie de faire livrer un bouquet de roses jaunes ? Découvrez TONIC.
 

Offrir des roses orange

Symbole :La rose orange exprime le désir charnel, l’admiration et l’enthousiasme. Si vous l’offrez à quelqu’un que vous courtisez, elle adressera un message explicite.
 
A qui l’offrir ? A une personne à qui vous souhaitez faire comprendre qu’elle vous attire, ou à quelqu’un pour qui vous avez beaucoup d’admiration.
 
Envie de faire livrer un bouquet de roses orange ? Découvrez GLOSSY.
 LA ROSE, toute une histoire dans ARTISANAT FRANCAIS Rosa_Sombreuil

Offrir des roses roses

Symbole : La rose rose transmet l’affection, la douceur, la pudeur, la fidélité et rend hommage à la beauté féminine. Elle peut exprimer un sentiment amoureux, mais avec un sens beaucoup plus doux que la rose rouge. Dans un bouquet composé, sa présence renforce le message des autres fleurs.
 
A qui l’offrir ? A une jeune maman, à votre mère, à l’élu(e) de votre cœur en gage de fidélité, ou encore à une personne à qui vous souhaitez dévoiler pudiquement votre attirance.
 
Envie de faire livrer un bouquet de roses roses ? Découvrez IDYLLE.
 

Quel nombre de roses offrir ?

Pour des raisons avant tout esthétiques – c’est-à-dire afin que la forme du bouquet soit harmonieuse – il convient d’offrir des roses en nombre impair pour les bouquets de moins de 10 roses. Au-delà, le bouquet étant plus garni, vous pourrez tout à fait choisir un nombre pair. Jusqu’à la dizaine également, il est de coutume de présenter le bouquet de roses têtes en bas.
 
A savoir – Certaines quantités de roses exprimeront un messager particulier :

  • 1 rose : pour exprimer un coup de foudre
  • 2 roses : pour demander pardon
  • 12 roses : pour remercier l’être aimé, pour accompagner une demande en mariage
  • 24 roses : pour être au summum de la galanterie
  • 36 roses : pour avouer son amour (rouges), pour un bouquet de fiançailles (blanches ou roses)
  • 101 roses : pour exprimer un amour fou

Découvrez des bouquets de roses d’exception.

  • Dans l’idéal quand vous offrez des roses, plus la fleur est épanouie, plus le message est explicite. Si les roses sont en bouton, votre message sera teinté d’une certaine timidité. 
  • Il y a une façon claire de rompre avec quelqu’un : lui offrir des roses sans tiges… 
  • Les noces de rose symbolisent 17 années de mariage. 
  • Dans le langage des fleurs, on raconte qu’offrir des roses bleues à quelqu’un lui apporterait la jeunesse et la possibilité de réaliser ses vœux. 
  • La légende dit que Cléopâtre et Marc Antoine vécurent leur première nuit d’amour sur un lit de pétales de roses de 45 cm d’épaisseur…

La rose dans l’histoire, une fleur riche de symboles

Rosa_sp.106 dans FLORE FRANCAISEDès l’Antiquité, la rose fut vénérée : les Grecs comme les Romains la considéraient comme un présent des dieux fait à la terre et aux hommes. Fleur de légendes, elle devint principalement l’apanage de la déesse Vénus (Aphrodite pour les Grecs), déesse de l’Amour. On voyait en elle le symbole du retour du printemps et de la fragilité du monde.

La rose prenait place dans de nombreuses animations de la cité. Lors des fêtes de Flore ou des fêtes de Bacchus, on l’arborait en couronne et ses pétales jonchaient le sol : grâce à son parfum enivrant, on associait la rose à la joie et à l’ivresse des banquets. Elle servait aussi à féliciter les soldats qui revenaient du combat.

On retrouvait aussi la rose dans les cérémonies d’ordre religieux, comme lors des noces, où sa fraîcheur et sa douceur en faisait l’emblème de la virginité et de la pudeur. Elle servait de plus à honorer les morts, en ornant les monuments funéraires et en fleurissant les Rosalias, fêtes consacrées à la mémoire des défunts.

Dans la religion chrétienne, la rose est lourde de symboles : elle y est à la fois l’expression du martyre et du sang du Christ, et la représentation de la Vierge Marie. Depuis la poésie du Moyen Age, sa symbolique s’est encore enrichie : la rose est devenue l’allégorie de l’amour — puissant, fragile et périlleux à la fois —, de la fragilité de la vie, de la perfection impossible à atteindre mais aussi la personnification-même de l’être aimé.

 

Source interflora 

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Les bonbons à la violette et son Histoire

Posté par francesca7 le 29 août 2015

 

 

Viola_cornutaLa légende raconte qu’au dix-neuvième siècle, un soldat revient d’Italie avec des plants  de violettes de Parme. Il décide alors de cultiver cette violette dans sa région natale , la région toulousaine. D’autres agriculteurs décident de faire la même chose . La violette, utilisée à la fabrication  des bonbons, est la violette odorante appelée la Viola odorata. C’est une fleur assez grosse qui offre un arôme un peu fort nécessaire au bonbon. Elle sert  aussi pour les décorations des desserts par exemple. De plus, la violette possède aussi des vertus thérapeuthiques pour calmer le mal de gorge  ou soigner le mal de tête. La production de la violette est un grand succès durant près d’un siècle. Dans les années 1950, c’est le déclin. Cependant, depuis les années 80 la violette est à nouveau à la mode. La violette est une fleur de couleur mauve  qui est le symbole de la modestie et de la pudeur . Sa fragance est délicate. Elle fleurit d’octobre à mars-avril. Dans le calendrier français, chaque jour a le nom d’un saint: le 5 octobre est la fête de la Sainte Fleur et on célèbre donc Violette qui est aussi un prénom. A Toulouse, on fête en février la violette qui prend la forme d’un bouquet, d’un savon, d’un bonbon, d’un parfum, d’une glace etc. C’est la fleur symbole de Toulouse.

Aujourd’hui, les violettes de Toulouse sont des friandises élaborées à partir de fleurs fraîches de violettes, de la variété violette odorante, cristallisées dans le sucre, spécialité de Toulouse.

Une seul entreprise propose encore cette spécialité, basé à Quint-Fonsegrives (nord de Toulouse, zone historique des producteurs de violette). Les fleurs sont enrobées de sucre puis cristallisées grâce à une méthode de fabrication unique que Candiflor se garde bien de montrer ou d’expliquer, secret de fabrication depuis 1818. D’autres fleurs sont proposaient comme la rose, le lilas, l’acacia, la menthe, la verveine, la lavande, jasmin, coriandre,…). Beaucoup de fleurs cristallisées sont arrivés mais attention la véritable cristallisation est très particulière et permets de représenter des produits de qualité (la confiserie « Violette de Toulouse » est bleu et non mauve comme on peut la trouver chez des revendeurs pas très honnêtes).

En Espagne, il existe un petit bonbon, dit caramelo de violeta, d’une taille de deux centimètres en forme de violette à cinq pétales. Ils ont été initialement fabriqués par Vicente Sola, en 1915, dans sa pâtisserie-confiserie madrilène « La Violeta ».

La violette a, de tout temps, appartenu à l’histoire de Toulouse. Depuis l’époque médiévale, des fleurs d’orfèvrerie sont offertes en récompense aux poètes de l’académie des Jeux Floraux. Au XIXe siècle, la violette de Parme est introduite dans les jardins des maraîchers vivant dans les quartiers de Lalande, les villes de Saint-Jory ou Launaguet, au nord de Toulouse. En 1985, une association de jeunes horticulteurs se bat pour la reconnaissance de cette production et obtient l’appellation « Violette de Toulouse », liant intimement la fleur et la ville

La particularité de la violette est de fleurir l’hiver. Cultivée en alternance avec les légumes, la violette apportait un revenu supplémentaire aux maraîchers. Le succès est fulgurant : plus de 600 000 bouquets sont expédiés chaque année par train dans toute l’Europe (Angleterre, Russie, Autriche, Hongrie, Allemagne…). La mémoire toulousaine rapporte que « Chaque jour, un train de 3 à 6 wagons partait vers Paris, chargé de bouquets de violettes… » Environ 600 familles exploitent ce revenu sur une vingtaine d’hectares. Belle et délicate, la violette est une fleur fragile. Victime de virus et de champignons images (1)entraînant sa quasi-disparition, son mode de reproduction difficile car il nécessite l’intervention de l’homme, explique sa rareté. Grâce aux ingénieurs agronomes, la violette renaît in vitro et un conservatoire des plantes est créé pour sa sauvegarde.

En 1993 nait l’association Terre de Violettes. Elle regroupe à la fois les industriels qui produisent des parfums, des liqueurs et des violettes cristallisées. Pour redynamiser et moderniser l’image de la fleur, l’association intervient auprès des médias et lance la Fête de la Violette. Chaque année, à la mi-février, la place du Capitole se couvre de plants en pots, de bouquets de fleurs fraiches. On y découvre aussi tous les produits dérivés.

Pour information, un  conservatoire national de la violette existe depuis 1994 dans les serres municipales de la ville de Toulouse, conservant une superbe collection d’environ 80 variétés de violettes, provenant de différents pays comme la Chine ou le Japon.


Au jardin botanique Henri-Gaussens du Museum de mars à mai :
www.museum.toulouse.fr

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Le Pont des Fées qui enjambe la Vologne

Posté par francesca7 le 14 mai 2015

 (Vosges)

 
 
Pont-Fees-2Une légende vosgienne affirme qu’un chasseur de Gérardmer bien fait de sa personne et promis, lui avait-t-on assuré, à un radieux destin s’il ne se laissait pas séduire par quelque femme que ce fût, se laissa un jour bercer, sur les bords de la Vologne, par le baiser d’une ondine aux yeux vert d’eau, aux lèvres de corail et à la voix enchanteresse…

Il y avait une fois, dans le pittoresque pays des Vosges, à Gérardmer, un chasseur si beau, si séduisant et si admirablement bien fait, qu’il n’était ni femme, ni fille, qui ne fût charmée par lui. Il poursuivait les animaux les plus sauvages, méprisant les dangers, heureux si quelque cerf ou quelque sanglier tombait sous ses coups. Dès le matin, alors que la fraîche aurore apparaissait, traversant ronces et broussailles, humides de rosée, il partait, toujours au guet, ne manquant jamais sa bête.

Et ainsi tout le jour. Il rentrait dans sa chaumière (car il habitait une chaumière et non un palais, étant aussi pauvre que beau), le soir, quand, depuis plusieurs heures déjà, la nuit était tombée, et à vingt-cinq lieues à la ronde on parlait de son courage, de ses prouesses. On achetait son gibier, qui lui rapportait gros, mais il avait huit petits frères et huit petites sœurs, pour qui il dépensait ce qu’il gagnait, voulant qu’ils ne manquassent de rien. Il se privait parfois même de nourriture, content si ceux qu’il aimait, avaient ce qu’il leur fallait. Il avait promis à ses parents, au moment où ils étaient morts, de prendre soin des seize marmots.

Tuant beaucoup de gros gibier, il s’habillait de peaux, et ce costume seyait à ravir à sa mâle beauté. Aussi, bien des filles eussent-elles été heureuses de l’avoir pour époux, car, comme nous l’avons dit plus haut, elles en étaient toutes folles. Mais, lui, ne les regardait même pas, n’en ayant ni le temps, ni l’envie, les trouvant toutes extrêmement laides.

D’ailleurs il y avait aussi une autre raison… Une vieille femme, que dans le pays on disait être une fée, qui s’était trouvée à sa naissance et qui était sa marraine, avait assuré qu’il serait beau et courageux et qu’il arriverait aux plus hautes distinctions, si, toutefois, il ne se laissait séduire par quelque femme que ce fût. Il connaissait la chose et se tenait sur ses gardes.

Un jour, que depuis l’aube il poursuivait une biche, qu’il n’avait pu atteindre avant midi, il se sentit si pris de fatigue, qu’il s’endormit sur les fougères, à l’ombre des grands arbres, au bord d’un torrent dont l’eau blanche et mousseuse tombait de cascade en cascade. Là, dans la forêt touffue, l’air était plein d’agrément. Un vieux pont, tout en roches construit, il y a des siècles et des siècles, par les mains agiles des fées, dit-on, en cet endroit joignait les versants des montagnes voisines. Les yeux fermés, le chasseur paraissait hanté de songes délicieux, et sa beauté avait un éclat resplendissant.

Il dormait, bercé par le chant des oiseaux et le clapotement de l’onde, quand il sentit, soudain, un baiser qu’on lui déposait sur la joue. Devant lui se présente le plus merveilleux spectacle qu’il ait jamais vu : une femme, plus belle que le jour, est là qui le regarde. Ses yeux sont vert de mer, ses joues sont incarnates et ses lèvres de corail. Ses cheveux blonds d’or tombent jusqu’à ses pieds, cachant à demi un corps admirable, où scintillent quelques gouttelettes d’eau irisée, semblables à des perles. Elle sourit au chasseur de l’air le plus aimable.

Ebloui par tant de charmes, il croit rêver encore. Les paroles s’arrêtent dans sa gorge, tellement il est occupé à la considérer !…

Mais elle s’approche, entoure de ses bras, blancs comme l’albâtre, le cou du jeune homme, et, d’une voix qui semble être une musique céleste, lui dit : — O mon beau chasseur, pourquoi ne réponds-tu pas à mon baiser ?… Te fais-je peur ?… je suis celle qui te protège, et qui, par son génie, de loin veille sur toi, la nuit quand tu reposes, le jour, quand tu cours le bois, dont l’esprit te suit partout, et qui, sans cesse, écarte de toi tous maux !… Viens… Viens auprès de moi, ô mon beau chasseur !

Emu par ce discours, il se sent si vivement plein de feu, qu’il se met à genoux devant elle, et s’écrie :

— Oh non, toi qui es si belle et si aimable, je n’ai pas peur de toi, de toi qui sans cesse me protège, dis-tu, oh non, je n’ai pas peur de toi !…

Et il l’assure qu’il l’aime plus que lui-même, la serre avec ardeur sur sa poitrine et couvre ses mains de baisers. Elle le regarde en souriant, puis reprend :

— O mon beau chasseur, viens !… viens dans mon palais de cristal, où les années passent plus vite que les jours, où l’on vit heureux dans des plaisirs sans nombre et des joies sans fins, où il fait toujours beau, où l’on est toujours tranquille, dans mon palais de cristal, viens, ô mon beau chasseur !…

téléchargement (2)Elle l’embrasse, le caresse, le serre plus fort dans ses bras. Séduit, il se laisse faire, et peu à peu s’abandonne. Ils roulent, tous deux, enlacés, sur la mousse, puis sur le chemin. Elle l’entraîne jusqu’au bord du torrent… Déjà ils touchent les algues vertes. Elle l’embrasse, l’embrasse encore, puis, soudain, le sentant en sa toute puissance, rit aux éclats, et le précipite, avec elle, dans l’eau profonde !…

Le chasseur avait poussé un grand cri, le torrent avait fait entendre un sourd mugissement, qui avait retenti bien loin dans la montagne. Puis, tout redevint calme : l’eau blanche continua à tomber de cascade en cascade, les oiseaux à chanter et les vieux sapins à être doucement balancés par le vent…

Jamais le chasseur ne revint dans sa chaumière, où ses huit petits frères et ses huit petites sœurs sont morts de faim. Mais on parle toujours de lui dans le pays. Une crainte superstitieuse s’attache à l’endroit où il a disparu. Depuis on n’y passe plus qu’en tremblant, et durant les longues soirées d’hiver, à la veillée, dans les pauvres cabanes, les vieilles femmes racontent aux petits enfants étonnés, l’histoire du jeune chasseur, devant les cheminées allumées.

Eux, sont pris de peur, à ce récit, car on leur assure que parfois, à minuit, les antiques échos des vertes forêts des Vosges, répercutent encore les cris effrayants que le chasseur pousse du fond des eaux, ou qu’encore on entend sortir de dessous les ondes des chants d’amour d’une mélodie divine, où s’emmêlent dans une harmonie suave, la voix forte et mâle de celui qui n’est plus et la voix enchanteresse et tendre de l’ondine aux yeux vert d’eau et aux lèvres de corail…

Moralité :

Tout conte doit avoir en soi moralité,
Afin que notre esprit en ait leçon plus ample,
Ainsi que dans Peau d’Aire, ou dans le Chat Botté,
Ce bon Monsieur Perrault nous en donne l’exemple.
Adonc, il vous siéra, de cet écrit, tirer
La leçon, qu’il ne faut, jamais, à sa marraine
Désobéir en rien, pour ne pas attirer
Sur soi de grands malheurs : c’est là chose certaine !
Puis, qu’il est dangereux de se laisser tenter
Par les offres de qui, cherchant à vous séduire,
Du charme de ses yeux a su vous enchanter.
Avant qu’il fût longtemps il pourrait vous en cuire ;
Car si, dans les transports de ces primes instants,
Votre cœur est rempli de doux chants d’allégresse,
Vous compterez, hélas ! de plus nombreux moments
Où la douleur fera crier votre détresse.

(D’après « Le Pays lorrain », paru en 1908)

Publié dans COURS d'EAU-RIVIERES de France, LEGENDES-SUPERSTITIONS, Vosges | Pas de Commentaire »

LES PETITS LORRAINS

Posté par francesca7 le 9 mai 2015

 

imagesles historiens déplorent le peu de renseignements vraisemblables concernant Saint-Nicolas. Mais ils s’accordent tous sur les quelques faits suivants : Saint-Nicolas est né vers 270 à Patare, en Lycie (Turquie actuelle). Plus tard , il fut évêque de Myre. On fixe sa mort au 6 décembre 343. Pendant sa vie, un certain nombre de miracles lui sont attribués. Ces miracles ont donné naissance à plusieurs légendes. Voici l’une d’elles :

Un jour, un paysan demanda à ses enfants d’aller dans les champs pour glaner les épis de blé laissés par les moissonneurs. Les heures passèrent et la nuit les surprit. Ils comprirent très vite qu’ils s’étaient perdus, mais ils continuèrent à marcher… Soudain, l’un d’entre eux aperçut une lueur dans le lointain. Ils se dirigèrent dans cette direction et arrivèrent devant une maison isolée dans la campagne. Ils frappèrent à la porte et un homme de forte corpulence leur ouvrit. « - Pourriez-vous nous loger ? demandèrent les enfants. 

 Entrez, entrez, petits enfants, répondit l’homme, je suis boucher et je vais vous donner à souper. » A peine étaient-ils entrés que le boucher les tua, les découpa en petits morceaux et les mit dans son saloir.

Sept ans plus tard, Saint Nicolas passa devant cette maison et demanda à souper. « - Voulez-vous un morceau de jambon ?, dit le boucher. 

 Je n’en veux pas, il n’est pas bon ! 
 Peut-être une tranche de veau ? 

 Tu te moques de moi, il n’est pas beau ! Du petit salé, je veux avoir, qui est depuis sept ans dans ton saloir ! » Entendant cela, le boucher s’enfuit en courant.

téléchargement (1)

Le grand saint, alla s’asseoir sur le bord du saloir, il leva trois doigts et les enfants se levèrent tous les trois.

De cette légende est née la chanson suivante :
Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs
Tant sont allés, tant sont venus
Que le soir se sont perdus
Ils sont allés chez le boucher
Boucher, voudrais-tu nous loger ?

Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs
Ils n’étaient pas sitôt entrés
Que le boucher les a tués
Les a coupés en p’tits morceaux
Mis au saloir comme pourceaux

Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs
Saint Nicolas au bout d’sept ans
Vint à passer dedans ce champ
Alla frapper chez le boucher
Boucher, voudrais-tu me loger ?

Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs
Entrez, entrez Saint Nicolas
Il y a de la place, il n’en manque pas
Il n’était pas sitôt entré
Qu’il a demandé à souper

Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs
Du p’tit salé, je veux avoir
Qu’il y a sept ans qu’est dans le saloir
Quand le boucher entendit ça
Hors de la porte il s’enfuya

Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs
Boucher, boucher, ne t’enfuis pas
repens-toi, Dieu te pardonnera
Saint Nicolas alla s’assoir
Dessus le bord de ce saloir

Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs
Petits enfants qui dormez là
Je suis le grand Saint Nicolas
Et le Saint étendant trois doigts
Les petits se lèvent tous les trois

Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs
Le premier dit « j’ai bien dormi »
Le second dit « Et moi aussi »
Et le troisième répondit
« Je me croyais au Paradis »

(D’après un récit du XIXe siècle)

Publié dans LEGENDES-SUPERSTITIONS, LITTERATURE FRANCAISE, Lorraine | Pas de Commentaire »

HISTOIRE DES WICCAS et sorcellerie

Posté par francesca7 le 5 mai 2015

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L’autre source sur laquelle je m’appuie pour parler de l’histoire de la Wicca est un article d’un auteur nommé Taliesin paru dans le numéro 160 (Août 2013) de la revue The Green Egg, où il résume sa vision du développement de cette spiritualité.

Une origine au XIXe siècle : des lignages ancestraux des sociétés secrètes à la théorisation d’une religion première Hutton fait remonter les racines de ce qui sera la Wicca dans le XIXe siècle. Tout aurait commencé en effet, selon lui, avec la sensibilité fantastique propre à la création littéraire et artistique Romantique. Hutton cite les œuvres de poètes comme Yeats, pour le plus notable. Autres racines du paganisme au XIXe siècle, les sociétés ésotériques dont il développe également l’histoire de la création et les inspirations. On y trouve par exemple la Golden Dawn, l’OTO (Ordo Templis Orientis), la Franc-Maçonnerie, et, en général, les diverses fratries et organisations professionnelles qui, au XVIIIe puis au XIXe siècle, commencent à s’organiser autour de rituels d’introduction et de systèmes de symboles inspirés originellement, nous dit Hutton, par la Franc-Maçonnerie.

La tendance de ces sociétés secrètes à se réclamer chacune d’un lignage ancestral (d’autant plus prestigieux qu’il est ancien) fait perdre de vue aux contemporains l’histoire réelle de la création de ces sociétés, pour sa part souvent récente. Cette rivalité d’ancienneté fait émerger progressivement l’idée d’une origine primordiale de toutes les sociétés secrètes, d’où pourrait se réclamer celle qui serait idéalement la première, et dont découleraient par inspiration toutes les autres. Cette société archaïque serait le véhicule de rites anté-chrétiens conservés intacts, qui auraient été dissimulés au fil des siècles pour évi- ter les persécutions. En remontant idylliquement le plus loin dans le temps, certains commencent à croire que la première religion de l’humanité, qui serait ainsi la religion « véritable », serait parvenue intacte à leur époque, ayant circulé en secret parmi les initiés. Les sociétés ésotériques, pour les décrire de façon profane et très rapide, sont des congrégations qui s’organisent autour de divers rituels d’initiation – grade après grade, représentant une amélioration progressive – et visent au final un idéal de connaissance et de savoir-vivre qui permettrait d’avoir la meilleure sagacité et la meilleure façon d’agir dans le monde. L’initiation et ses principes, qui diffèrent d’une société à l’autre, dépendent d’une philosophie et de choix éthiques, et parfois d’une appréhension du surnaturel et du divin ; philosophie et perception du divin pouvant être liées l’une à l’autre.

téléchargement (1)Au XIXe siècle, les idées des sociétés secrètes nourrissent les réflexions des occultistes et sont nourries par elles. Les occultistes, pour leur part, sont des penseurs isolés développant leurs propres systèmes philosophiques et magiques. On peut dire que l’occultisme désigne la façon d’organiser la relation de l’homme avec des entités surnaturelles. Cette relation peut avoir pour but d’obtenir des biens tangibles (richesse, amour, succès…) ou de gravir les échelons d’une amélioration morale et spirituelle. Les entités surnaturelles avec lesquelles l’occultiste échange peuvent être considérées, selon les cas, comme des dieux, des anges, des démons… Les occultistes décrivent un système d’organisation parmi ces entités et des manières rituelles d’entrer en contact avec elles. L’occultisme se développe énormément dans un XIXe siècle friand de découvertes, notamment dans les domaines surnaturels et paranormaux. Parmi les occultistes les plus importants, on peut nommer Eliphas Levi (né Alphonse-Louis Constant, 1810-1875), Madame Blavatsky (Helena Blavatsky, 1831-1891), Aleister Crowley (né Edward Alexander Crowley, 1875-1947). Le contact avec ces entités surnaturelles et le cadre d’échange qui s’établit avec elles s’inscrit dans ce qu’on appelle « magie cérémonielle»

Dans les types de rituels décrits | par les occultistes, on trouve | souvent l’usage de certains | outils (le couteau sacré appelé | «athamé», la baguette magique, | le calice), de certains symboles | (le pentacle), de certains gestes | (comme le fait de tracer un | cercle magique).

 Je parlais du lien entre sociétés secrètes et occultistes : certains occultistes peuvent créer eux-mêmes leurs organisations, comme la Société Théosophique pour Madame Blavatsky, ou influencer des organisations déjà existantes de façon importante, comme le fit Aleister Crowley avec l’O.T.O (Ordo Templis Orients). Je viens de dessiner à grands traits le cadre intellec tuel et institutionnel dans lequel se développa l’idée d’une religion originelle qui aurait été transmise jusqu’à une époque contemporaine, sans interruption, sous le manteau. Cette ambiance intellectuelle finit par porter ses fruits, à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle. À cette époque, des savants comme James Frazer avec The Golden Bough en 18904 , puis Robert Graves avec The White Goddess en 19485 et Margaret Murray avec The Witch Cult in Western Europe en 19216 publient en effet des ouvrages qui contribuent à théoriser l’existence d’une telle religion des origines. Il s’agirait d’une religion européenne remontant au Paléolithique, vénérant un Dieu et une Déesse ancestraux, et transmise sans interruption jusqu’à notre époque par le biais du « culte secret de sorcières ». Celles-ci auraient continué à vénérer leurs dieux en secret mais n’auraient pas échappé aux persécutions, en particulier celle de l’Inquisition. Pour le moment, les auteurs ne font que théoriser l’existence de cette religion originelle, mais n’en désignent pas les pratiquants contemporains. Un cap supplémentaire est franchi quand des textes dits originaux sont exhumés – selon la parole de ceux qui se proclament en être les découvreurs. Charles Leland fait ainsi publier en 1889 Aradia7 , L’Évangile des Sorcières (Aradia, The Gospel of the Witches), qui aurait été révélé par une sorcière pratiquant l’ancien culte en Italie. Il s’agirait donc, enfin, d’une forme de mise par écrit d’une religion des origines, le premier document tangible décrivant ces croyances. Hutton (et beaucoup d’auteurs aujourd’hui) remet sérieusement en doute l’authenticité de ce récit.

II 1954 : de la naissance de la Wicca «gardnérienne» au bourgeonnement des Witchcrafts Enfin, pour parachever cette œuvre, selon Hutton, de construction moderne d’une tradition immémoriale, Gérald Gardner révéla l’existence d’un groupe de sorcières (appelé « coven ») dans son livre Witchcraft fot Today en 19548 . Nous venons de le voir, l’idée d’un culte très ancien transmis par des sorcières, et révérant un Dieu et une Déesse originels, n’était pas neuve cette année-là. Elle avait été préparée depuis le XIXe siècle par l’habitude des sociétés secrètes de se réclamer de lignages immémoriaux, et renforcée par la suite par les textes d’intellectuels du tournant du siècle essayant de théoriser cette religion, et plus encore par la parution d’un texte originel, Aradia. Margaret Murray, qui est à l’origine de l’idée selon laquelle les sorcières persécutées par l’Inquisition étaient d’authentiques pratiquantes de la religion des origines, préfaça d’ailleurs l’ouvrage de Gardner, ce livre où il révèle l’existence du coven qui l’a initié. Il s’agirait du New Forest Coven, situé près du village de Highcliffe, dans le Sud de l’Angleterre. Le coven aurait été dirigé par une femme qu’il appelle « Old Dorothy » dans ses écrits. Cette Old Dorothy a été identifiée à Doreen Valiente, une de ses élèves les plus célèbres, comme étant Dorothy Clutterbuck, qui résidait dans le même village. Ce récit a toutefois été critiqué, et aujourd’hui diverses hypothèses essaient de faire la part des choses entre ce que Gardner peut avoir effectivement dé- couvert et ce qu’il aurait inventé.

téléchargement (2)Ronald Hutton émet l’hypothèse que Gardner aurait d’abord fréquenté un groupe rosicrucien local, puis, après une tentative avortée de faire naître un sous groupe de l’OTO dans sa localité (ce que Hutton infère de la correspondance de Gardner avec Aleister Crowley), il aurait finalement décidé de créer un mouvement nouveau, ou plutôt de recréer la religion des sorcières que Margaret Murray avait décrite. Quoiqu’il en soit, dans les années 1950, Gardner recruta quelques adeptes et fonda à son tour son propre coven. Celui-ci était dirigé par un Grand Prêtre et une Grande Prêtresse représentant respectivement, lors des rituels, le Dieu et la Déesse. Même si quelques aspects de ces rituels (comme le fait de ritualiser skyclad, c’est-à-dire nus) étaient choquants pour la bonne société de l’époque, Gardner n’envisageait pas sa religion comme protestataire et était en réalité plutôt conservateur politiquement. Les redécouvertes de cette religion des origines devaient ensuite se multiplier. Dans les années 1950 et 1960, Robert Cochrane révéla ainsi sa propre tradition de sorcellerie, qu’il disait tenir de sa famille. Elle était davantage axée sur le mysticisme et la philosophie que celle de Gardner. Critiquant violemment ce dernier, c’est Cochrane qui fut à l’origine de l’appellation « Wicca Gardnérienne » pour désigner la sorcellerie telle qu’enseignée par Gardner. Quant à lui, il prétendait témoigner d’un culte plus authentique et plus ancien, et fut ainsi à l’origine d’un mouvement appelé « Traditional Witchcraft » (ce terme désigne aujourd’hui un certain nombre de traditions ayant en commun plusieurs principes avec la Wicca, d’où l’appellation « Witchcraft », tout en s’en démarquant dans le discours).

La Witchcraft (qu’il s’agisse d Wicca Gardnérienne ou de Traditional Witchcraft) est donc définie dans les années 1950 par un corps de croyances se réclamant de l’antique religion des sorcières, que l’on  faisait parfois remonter au | Paléolithique, et qui aurait été  transmis secrètement en droite  ligne jusqu’à nos jours, tandis que le monothéisme devenait dominant. Elle se définit généralement par des rites accomplis en groupes, utilisant des imageries et des outils issus des sociétés secrètes et de l’occultisme des XIXe et XXe siècles. L’affirmation de Cochrane quant à l’héritage sorcier tenu de sa famille fut vivement démentie à la fois par celle-ci, puis par son épouse, qui confirma qu’il s’agissait d’un mythe. Aujourd’hui, la question de savoir si Cochrane a fondé sa propre tradition ou s’il a été dans un premier temps initié à la Wicca Gardné- rienne n’est pas tranchée9 . La multiplication des traditions au sein de la Witchcraft se poursuivit. Dans les années 1960, Alex Sanders (de son vrai nom Orrell Alexander Carter) fonda son propre coven et créa une nouvelle tradition de Wicca, la tradition alexandrienne. Il prétendait lui aussi avoir été initié dans la tradition familiale, par sa grand-mère, mais cette histoire fut vite démentie. En réalité, nous pensons aujourd’hui qu’il reçut un premier enseignement dans un coven gardné- rien, mais créa par la suite sa propre tradition. Plus tard, la Wicca connut encore plusieurs divisions en différentes traditions. Tandis que de nouvelles traditions naissaient, la question de l’expansion du mouvement et du recrutement de nouveaux adeptes se posait. C’est ainsi que dans les années 1960, Raymond et Rosemary Buckland, deux initiés à la Wicca Gardnérienne, furent envoyés aux États-Unis pour y faire connaître la Wicca Gardnérienne. | Le prosélytisme n’a jamais été | encouragé au sein de la Wicca, | et la diffusion fut lente, puisqu’on cherchait surtout des personnes déjà sensibilisées à l’occultisme et qui seraient intéressées par cette nouvelle tradition. Quelque covens virent le jour sur la côte est des États-Unis.

C’est en premier lieu la publication des ouvrages de Gardner et des gardnériens qui permit de faire modestement connaître la tradition et qui attira quelques adeptes. Cependant, bien souvent, les personnes intéressées étaient isolées et ne trouvaient pas de coven pour être initiées près de chez elles, ou ne savaient pas comment les trouver. Rapidement, tandis que le mouvement gagnait modestement en ampleur, au cours des années 1960, une distinction se fit entre les Wiccans britanniques, qui entretenaient une plus grande cohésion de leurs croyances et étaient attachés aux structures traditionnelles, et les Wiccans américains, qui aspiraient à une plus grande liberté et à une adaptation personnelle de ce qui leur était enseigné.

Eu égard au petit nombre de pratiquants, la rigueur n’était pas forcé- ment de mise, et les prêtres et prêtresses tolérèrent ces écarts. Petit à petit, l’expansion du mouvement étant vue comme une nécessité, l’initiation put être moins encadrée et respectée dans sa forme traditionnelle, et, de fil en aiguille, des prêtres de moins en moins qualifiés se retrouvèrent à la tête de covens. Commença ce qui fut appelé la « Witch War », où, dit-on, les covens qui se multipliaient commencèrent à rivaliser entre eux, distribuant des degrés d’initiations sans que les aspirants aient acquis les niveaux de connaissance habituellement requis, ou considé- rant le nombre de covens affiliés comme un signe de supériorité, ce qui aurait favorisé une guerre de l’image, au détriment de la qualité de la formation religieuse. De plus, lorsque les structures demeuraient relativement rigides, fidèlement à la tradition gardnérienne, certaines personnes, n’y trouvant pas leur compte partaient avec amertume et entretenaient des conflits une fois un nouveau coven rallié. Parallèlement, le nombre de pratiquants isolés qui se renseignaient au travers de livres sur les traditions mais ne trouvaient pas de covens ou ne parvenaient pas à s’y sentir bien, se multipliait. Or, pratiquer en solitaire, quand la plupart des rituels décrits nécessitaient d’être un petit groupe, n’était pas chose aisée et demandait nécessairement une adaptation personnelle.

III Les années 70 : un éloignement des principes traditionnels et un chaudron de multiples apports où se prépare l’éclectisme Cette situation difficile, due au petit nombre de praticiens qualifiés face à la demande montante, et à la difficulté dans les années 1950 et 1960 de trouver des covens traditionnels, trouva une issue dans les années 1970, lorsque se développa le mouvement éclectique. Celui-ci s’initia parmi les communautés hippies de Californie, lorsque le paganisme se mêla aux idéaux de la contre-culture et aux mouvements de défense des droits des femmes. Ce rapprochement entre la Wicca et les revendications féministes n’est pas surprenant si l’on songe que l’importance nouvelle donnée à la Déesse faisait pièce au monothéisme traditionnel, vu, dans les années 70, comme une expression du patriarcat. La vague éclectique fut également nourrie à cette époque par le renouveau religieux général accompagnant le New Age, notamment l’apport des religions orientales (bouddhisme, taoïsme, mouvement de la conscience de Krishna…). Les occultistes du XIXe furent également davantage lus et diffusés, surtout Aleister Crowley. C’est ainsi que, partant d’un noyau en Californie, une nouvelle forme de Wicca se répandit sur la côté ouest des États-Unis. | De nouvelles traditions, plus | libres des fondements | gardnériens, virent le jour. Aidan Kelly, par exemple, fonda le New Reformed Orthodox Order of the Golden Dawn, qui encourageait à construire soi-même ses rituels, tout en restant proche des méthodes et des structures traditionnelles. Victor et Cora Andersen fondèrent la tradition Faery, qui encourageait les inspirations multiples et la possibilité, si le pratiquant le souhaite, de changer la structure de ses rites. Certaines personnes quittèrent la Wicca, et se réclamèrent d’une spiritualité simplement qualifiée de « païenne ».

C’est à ce genre d’appel que répondit la Church of All Worlds, fondée dans les années 1960 par Richard Lance Christie et Oberon Zell-Ravenheart (de son vrai nom Timothy Zell). Cette nouvelle tendance ne réclamant pas d’initiation, le mouvement se répandit très rapidement. Parallèlement, des féministes comme Z. Budapest qui fonda le Susan B. Anthony coven, participent à la fondation d’une Wicca politique, orientée par le fé- minisme radical, appelée Wicca dianique (du nom de Diane, déesse de la Lune, assimilée à la Déesse comme principe divin féminin). Ces groupes excluent de principe les hommes et mettent une emphase particulière sur le culte de la Déesse. Parfois, cette tradition peut se rapprocher d’un monothéisme dans le sens où l’on considère que la Déesse représente l’essence même de la divinité et que les divinités masculines ne font qu’en découler : la Déesse devient ainsi « unique ». Cependant, toutes les wiccanes dianiques ne donnent pas la même importance au rejet des hommes que Z. Budapest. Elles ont en commun de mettre en parallèle l’exclusion des femmes dans la hiérarchie ecclésiastique chré- tienne, et la nécessité de leur libération politique dans la société, et dans la vie spirituelle et religieuse. Ce qui deviendra la Wicca Éclectique se prépare ainsi par ces nouvelles idées et ces nouveaux mouvements au cours des années 1970. Cependant, les publications concernant la Wicca elle-même sont encore traditionnelles dans l’ensemble.

Ce qui est considéré comme le  début de la Wicca Éclectique prend date en 1979. Le même jour de cette année, le 31 Octobre, deux livres majeurs sont publiés : Drawing Down the Moon de Margot Adler et The Spiral Dance de Starhawk (de son vrai nom Miriam Simos). Margot Adler pré- sente une étude sociologique dans laquelle elle s’attache à décrire l’évolution et la pratique du paga nisme aux États-Unis. Elle met ainsi en évidence l’existence d’un nombre croissant de pratiquants solitaires et leur offre une visibilité qui était alors difficile à obtenir. Starhawk présente une analyse du paganisme sous un angle militant féministe, anti-raciste et écologiste, et propose de nouvelles façons d’organiser un coven et de faire des rituels, s’accordant avec ses analyses politiques. Elle fonde ainsi une nouvelle tradition appelée Reclaiming. C’est ainsi que dans le même temps, Margot Adler montre que certains païens pratiquent en dehors de la tradition, et Starhawk propose une façon de le faire et une mé thode pour penser et organiser librement son paganisme. Cette nouvelle façon de faire, désormais officiellement libre de toute attache traditionnelle en particulier gardnérienne, revient en Grande-Bretagne dans les années 1980. Elle va inquiéter les wiccans gardnériens les plus attachés à leur organisation d’origine, et des dissensions voire des critiques acerbes de part et d’autre voient le jour. Malgré cela, l’éclectisme est en passe de devenir majoritaire dans les années 1980. En 1988, Scott Cunningham publie son livre Wicca: A Guide for the Solitary Practitioner, qui, tout en étant un signe de la prédominance nouvelle de l’éclectisme, donne le premier mode d’emploi clair pour ceux qui voudraient pratiquer la Wicca seuls, en dehors de toute structure.

L’accent est mis sur l’absence | de toute vérité absolue et | l’importance pour le pratiquant | de faire ce qui lui convient. Ce manuel popularisa encore davantage la Wicca et permit une nouvelle explosion du nombre de Wiccans dans les années 1990. Il est toujours aujourd’hui une référence majeure dans le milieu de la Wicca Éclectique. Finalement, le développement de l’éclectisme à partir des années 1970 a complètement reconfiguré le visage de la Wicca telle qu’elle avait été développée dans les années 1950. L’éclectisme est devenu la norme. Par ailleurs, le paganisme lui-même est devenu un terme-parapluie pour d’innombrables spiritualités.

Si les Wiccans traditionnels, suivant des courants initiatiques (gardnérisme, alexandrianisme…) peuvent se monter méfiants devant de telles déviances du mouvement originel, on peut supposer que cette nouvelle situation leur profite également d’une certaine façon. Les covens traditionnels ne subissent plus la pression de ceux qui ne se reconnaissent pas dans leur façon de faire, et peuvent librement chercher ailleurs. La situation tendue de la « Witch War » connaît un apaisement. De cette façon, il serait plus facile de revenir à un enseignement strict et à une prêtrise de qualité pour ceux qui souhaitent suivre une voie traditionnelle.

 

-Les sources Magazine Lune Bleue : Ronald Hutton et TaliesinEn 1999, l’historien Ronald Hutton, spécialisé en folklore et lui-même païen, a publié une histoire de la Wicca sous le titre The Triumph of the Moon à l’Oxford University Press . Cette œuvre est, pour beaucoup, une référence incontournable concernant l’histoire de ce mouvement. La parution en 2009 d’un recueil d’essais, publié par Dave Evans et Dave Green, intitulé Ten Years of Triumph of the Moon donne une idée de son importance.

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Un miroir à tous les étages

Posté par francesca7 le 30 avril 2015

 

ob_dc343c_toilette20-cailleboteUn miroir est un corps poli qui réfléchit les rayons lumineux. Le plus souvent, un miroir est une glace de verre dont la face postérieure est recouverte d’une pellicule métallique protégée par un vernis. Dans ce cas, la glace sert de support au dépôt métallique qui constitue le miroir proprement dit (d’un point de vue physique). miroirs

Le miroir plan

Comme cette appellation l’indique, un miroir plan est une surface réfléchissante plane. D’après les lois de la réflexion, à un point objet doit correspondre un point image, et réciproquement. On dit alors qu’il y a stigmatisme vrai pour tout miroir plan.

À un rayon incident I correspond un rayon réfléchi R qui se trouve dans le plan défini par le rayon I et la normale N au point d’incidence sur le plan. Les angles d’incidence i et de réflexion r sont égaux (lois de Descartes). L’image d’un objet étendu est semblable à cet objet et de même grandeur, sans lui être cependant superposable (l’image et l’objet sont énantiomorphes), sauf si l’objet possède un plan de symétrie.

Les applications du miroir plan sont nombreuses dans la vie courante : miroirs de toilette et glaces d’ornementation surtout. Ils entrent dans la construction de nombreux instruments d’optique (sextant, appareil photographique reflex, télescope newtonien, surface métallisée d’un prisme).

Le kaléidoscope

Le kaléidoscope est une association de deux miroirs plans formant un angle de 60°. Placés dans un cylindre opaque dont la génératrice est parallèle à l’arête des miroirs portée par l’axe du cylindre, ils permettent d’observer à travers des verres colorés des images géométriques changeantes selon la position des miroirs.

Les miroirs sphériques

Les miroirs sphériques sont des miroirs dont la surface réfléchissante est une portion de sphère. Il existe deux types de miroirs sphériques: les miroirs sphériques concaves – convergents –, pour lesquels la surface réfléchissante est tournée vers le centre de la sphère, et les miroirs sphériques convexes – divergents – pour lesquels cette surface est tournée vers l’extérieur.

Le centre C de la sphère est le centre du miroir. Le pôle O de la sphère est le sommet du miroir. L’axe CO est l’axe principal ; toute droite passant par C est appelée axe secondaire. Tout rayon se dirigeant vers C se réfléchit sur lui-même ; tout rayon touchant le miroir en O se réfléchit symétriquement par rapport à l’axe principal.

D’un point objet, un miroir sphérique ne donne une image ponctuelle que si ce point se trouve au centre du miroir ou sur la surface réfléchissante, puisque chaque point objet y est sa propre image. Dans les autres cas il n’y a pas stigmatisme (à un point correspond une surface plus ou moins grande) ; c’est pour cette raison que les miroirs sphériques sont toujours utilisés dans les conditions de Gauss.

Les foyers des miroirs sphériques

Un faisceau lumineux parallèle à l’axe du miroir convergera en F (foyer image du miroir) : un point objet à l’infini aura donc son image en ce point ; un objet en F aura son image renvoyée à l’infini. Ce foyer est donc aussi foyer objet, situé au milieu du segment CO du miroir.

Si on incline très légèrement un faisceau parallèle sur l’axe, on peut définir pour toute inclinaison dans ce domaine un lieu de foyers secondaires formant une calotte sphérique concentrique au miroir, de sommet F et de rayon moitié. La faible inclinaison peut permettre d’assimiler cette section sphérique à un plan dit plan focal. Ainsi l’image, renversée, d’un objet étendu AB est-elle observée dans les conditions de Gauss.

Deux rayons lumineux issus d’un point A donnent naissance à deux rayons réfléchis qui n’ont pas de point commun ; toutefois, un observateur qui reçoit ces deux rayons réfléchis a l’impression qu’ils proviennent d’un point A’ symétrique de A par rapport au plan du miroir. Le point A’ est appelé image du point objet A.

Comme dans le cas des lentilles, des formules de conjugaison permettent de connaître la position et la grandeur de l’image par rapport à l’objet.

Le miroir parabolique

La surface est un paraboloïde de révolution autour de l’axe principal. Si la source lumineuse est sensiblement un point au foyer du paraboloïde, le faisceau réfléchi est un faisceau cylindrique. Les réflecteurs de phares de marine ou d’automobiles sont souvent des miroirs paraboliques. Le miroir parabolique étant stigmatique pour le point à l’infini (son image est au foyer du paraboloïde), on l’utilise comme objectif dans certains télescopes.

Le miroir elliptique

La surface du miroir est une portion d’ellipsoïde de révolution autour de l’axe principal. Le miroir est stigmatique pour chacun des foyers de l’ellipsoïde : l’image de l’un des foyers est l’autre foyer. Cela résulte des propriétés géométriques de l’ellipse : tout rayon passant par un foyer, après réflexion sur le miroir, passe par l’autre foyer. Ce miroir est utilisé pour concentrer une énergie lumineuse considérable en un point déterminé (dans certains lasers, par exemple).

Les miroirs convexes ont très peu d’applications en dehors du rétroviseur. Dans ce cas, on utilise un miroir convexe de préférence à un miroir plan car, à surface égale, le miroir convexe a un champ plus grand. Au contraire, les miroirs concaves sont très employés (réflecteurs, projecteurs de toutes sortes). Dans les télescopes catoptriques, ils constituent l’objectif ; pour corriger l’aberration de sphéricité plusieurs solutions ont été trouvées : objectif de Bouwers et Maksutov, composé de plusieurs miroirs ; objectif de Schmidt, comportant un miroir concave et une lame de verre déformée au centre ; objectif de Cassegrain, formé d’un miroir concave associé à un miroir convexe. De même certains objectifs de microscope sont des miroirs sphériques. Tous ces objectifs ont pour propriété essentielle d’être dépourvus d’aberrations chromatiques.

Le miroir ardent

C’est un miroir sphérique ou parabolique, ou constitué de plusieurs miroirs plans disposés suivant une surface concave qui permet de concentrer l’énergie solaire dans une petite région de l’espace. Les miroirs ardents furent utilisés par les Anciens, selon la légende, pour allumer des incendies à distance. Lavoisier a utilisé le miroir ardent pour fondre l’or. Les fours solaires sont les applications modernes des miroirs ardents.

Le miroir frontal

Ce miroir, employé en médecine, sert à réfléchir la lumière sur l’organe à examiner : oreille, nez, cavité buccale. Il est concave afin de concentrer les rayons lumineux ; d’un diamètre de 9 à 10 cm et d’une distance focale de 20 cm environ, il est percé d’un orifice central. Il se fixe sur le front au moyen d’un bandeau ou d’un ressort antéropostérieur.

images (2)Mobile, il est relié à la plaque frontale par une articulation à vis.

Le miroir magnétique

C’est un champ magnétique dont la configuration est telle qu’il est susceptible de réfléchir des particules chargées de la même manière qu’un miroir optique réfléchit des photons. Une telle configuration peut être obtenue dans une région où les tubes du champ magnétique présentent un étranglement suffisant. Dans ces conditions, on peut montrer que des particules qui spiralent autour du tube en se dirigeant vers l’étranglement peuvent, si leurs vitesses sont suffisamment inclinées par rapport aux lignes de champ, rebrousser chemin.

On appelle bouteille magnétique un champ présentant deux étranglements ; une telle configuration est susceptible de retenir indéfiniment des particules qui effectuent des mouvements de va-et-vient entre deux miroirs magnétiques. Ce type de champ magnétique est réalisé au voisinage de la Terre dans le champ géomagnétique ; les particules ainsi piégées constituent les ceintures de Van Allen.

On a également réalisé des bouteilles magnétiques en laboratoire pour tenter de confiner les plasmasproduits en vue de la fusion thermonucléaire.La fabrication des miroirs

Les miroirs de toilette

Le grand pouvoir réflecteur de certains métaux (argent, étain, aluminium) explique leur utilisation pour la fabrication des miroirs. Autrefois les miroirs de toilette étaient en argent massif poli ; l’argent noircissant par sulfuration, leur surface s’altérait vite. Aujourd’hui, les miroirs de toilette, les « glaces », sont fabriqués en déposant, par voie chimique, une pellicule d’argent ou d’étain amalgamé sur la face postérieure d’une plaque de verre ; cette pellicule est ensuite recouverte d’un vernis protecteur.

Les miroirs utilisés dans les instruments d’optique sont obtenus par dépôt sous vide, sur une plaque de verre parfaitement dressée, d’une pellicule très mince de métal pur à haut pouvoir réflecteur ; on utilise soit l’argent, soit l’aluminium. Si la pellicule est déposée sur la face arrière du miroir, on la protège par un vernis. Si elle est déposée sur la face avant, on la lf50qafqrecouvre d’une couche d’alumine de 0,1 μm d’épaisseur environ.

Les miroirs des télescopes

Dans un grand télescope optique, le miroir est la partie technique la plus difficile à concevoir et à réaliser. Augmenter la taille des miroirs des télescopes pour augmenter la qualité d’observation du ciel constitue l’enjeu principal des astrophysiciens. Cependant, cette augmentation de taille ne va pas sans poser certains problèmes, principalement de poids. Par exemple, le miroir parabolique du grand télescope de l’observatoire Zelentchouk, mis en service en 1976 dans le Caucase, a un diamètre de 6 m, une surface de 28 m2, et est composé d’une masse de silice de 42 tonnes revêtue d’une mince couche d’aluminium. La précision de sa finition est inférieure au dixième de micromètre et il a fallu deux ans pour refroidir entièrement sa masse initiale de 70 tonnes. De nouvelles technologies de fabrication de miroirs ont depuis vu le jour, en particulier les miroirs liquides et les miroirs minces munis de systèmes d’optique active ou adaptative.

 

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d’où vient le fait de trinquer ensemble

Posté par francesca7 le 30 avril 2015

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Il est parfois, voire souvent surprenant de remonter à l’origine de certaines pratiques que l’être humain respecte et perpétue en vertu de la tradition. Lors des occasions spéciales, ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi il est coutume de trinquer entre amis et invités ?

Eh bien c’est vers le Moyen-Âge qu’il faut se tourner. À cette époque, les empoisonnements prémédités par des ennemis étaient si fréquents qu’à tout moment, quiconque pouvait se retrouver avec un verre mortel à la main. Afin de s’assurer qu’aucun convive ne complotait un empoisonnement, il devint donc usuel de se prouver mutuellement sa bonne volonté en versant une infime quantité de liquide de son verre dans celui de l’autre. Ensuite de quoi, il fallait mélanger le tout et prendre une petite gorgée en se regardant fixement dans les yeux. Le buveur malintentionné qui détournait le regard se trahissait et attirait ainsi les soupçons.

De banquets en célébrations, l’habitude évolua : en guise de confiance, les invités devaient à tour de rôle, yeux dans les yeux, cogner fortement leur chope débordante de façon à ce qu’une quantité de leur boisson tombe dans celle de leur voisin. Les chopes n’étaient pas faites en verre à cette époque, mais plutôt en bois ou en métal, donc beaucoup plus résistantes. D’ailleurs, le terme « tchin-tchin » réfère directement au bruit des verres en métal qui s’entrechoquaient, car les plus méfiants trinquaient deux fois plutôt qu’une !

Dorénavant, nous ne trinquons que pour fraterniser, et tout bien considéré, c’est beaucoup mieux ainsi !

Patrix pour Le Meilleur de Nous

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A la chasse aux Superstitions lorraines

Posté par francesca7 le 28 avril 2015

 
 
Pont-FeesLes fontaines réputées miraculeuses ne manquent point dans les trois départements lorrains, et nombre de gens n’ont pas cessé d’avoir en la vertu de leurs eaux la même confiance que les ancêtres…

Au sud-ouest de la Meuse, entre Gondrecourt et Ligny surtout, à Reffroy, à Badonvilliers, à Tourailles, saint Christophe, sainte Anne, saint Michel ont gardé leurs partisans convaincus. Là-bas, lorsqu’un jeune enfant souffre et languit, sa mère ou quelque autre de ses proches s’achemine, avec une chemise du malade, vers l’une des sources consacrées à ces élus.

La chemise est jetée sur l’eau du bassin. Surnage-t-elle ? L’enfant est condamné comme ne tenant pas du saint. Si, au contraire, elle coule à fond tout entière, l’enfant tient tout entier du saint, patron de la fontaine ; il est sauvé, immanquablement, il guérira ! Dans l’un et l’autre cas, la famille fait une neuvaine de prières qui hâtera la mort ou le rétablissement de l’enfant. Il se peut qu’une partie seulement de la chemise soit immergée : l’eau est si capricieuse ! Il est dès lors certain que seule la partie correspondante du corps est atteinte ; toutefois la neuvaine s’impose encore.

En d’autres villages de la Meuse, si la chemise plonge, c’est au contraire de mauvais augure. A Vaux-la-Petite, jusqu’en 1865, on faisait sécher, sans la tordre, la chemise immergée dans la fontaine consacrée à saint Julien et l’on en revêtait le petit malade pour assurer la guérison. Ces usages ne sont pas particuliers au département de la Meuse ; ils existent aussi en Meurthe-et-Moselle, près de Toul.

Il serait oiseux de citer les sources de Lorraine réputées miraculeuses, celles qui passent pour souveraines contre la fièvre, les maux d’yeux et d’oreilles, les coliques. Contentons-nous d’indiquer la fontaine de la Pichée, près de Pintheville (Meuse), douée d’innombrables vertus curatives, parce que la Vierge y est venue se laver les pieds. Ne demandez pas aux gens du village dans quelles circonstances la Vierge procéda à ces ablutions ; vous risqueriez de vous faire écharper. Par contre, les habitants d’Arrancy, tout au nord de la Meuse, près de Longuyon, ont perdu toute confiance en saint Martin.

La légende rapporte que le saint voyageait en ces parages, quand le pied de sa monture, rencontrant un caillou, y creusa un trou de 12 centimètres de diamètre en forme de fer à cheval. Toujours, même par les plus grandes sécheresses, cette cavité contient de l’eau, une eau curative, ou plutôt qui l’était jadis. Saint Martin a eu évidemment à se plaindre des gens du cru, puisque l’eau du caillou ne guérit plus. Le Caillou de saint Martin n’est aujourd’hui qu’un but de promenade et un objet de curiosité.

Chaque saint a naturellement sa spécialité ; le même ne saurait tout faire. Mais il est des cas embarrassants où l’on ignore lequel il faut invoquer pour obtenir la guérison d’une personne gravement malade. Cruelle perplexité ! La famille devra recourir à la tireuse de serviette. Voici, dit M. Labourasse (Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de Bar-le-Duc), comment on procède au centre de la Meuse, notamment dans les cantons d’Étain, de Fresnes et de Spincourt : « Une espèce de mégère tend au consultant une serviette dont il prend l’un des bouts, tandis qu’elle tient l’autre ; elle la tord, puis en mesure la longueur à la coudée.

Elle pose alors diverses questions à la serviette, et suivant que celle-ci, par quelque habile tour de main de l’opératrice, se raccourcit ou s’allonge, elle est censée répondre oui ou non. Et l’on est obligé, si le malade est taché du bain de tel ou tel saint, d’entreprendre un pèlerinage vers celui qu’elle indique, de lui faire des offrandes, de brûler des cierges et d’accomplir en son honneur des neuvaines dont, moyennant finances, se charge la sybille, hâtant la mort ou la guérison du malade. Plus on est généreux, plus les prières sont efficaces. Le bon billet ! »

Tout le monde ne tire pas la serviette : c’est une spécialité ; on naît tireuse de serviette, on ne le devient pas ; c’est un don, quoi ! Une femme de Béchamp (Meurthe-et-Moselle) excellait, il y a quelques années, dans cet art facile de rançonner, en frisant la correctionnelle, les paysans plus que naïfs. Dans quelques localités du canton de Fresnes-en-Woëvre, à Haudiomont par exemple, la serviette est remplacée par une nappe. Partout, qu’il s’agisse d’une serviette ou de sa grande sœur la nappe, si le malade ne guérit pas, c’est que lui ou son délégué manque de foi.

Au sud de Verdun, à Génicourt-sur-Aleuse, et près de Vaucouleurs, le secret a conservé de chauds adeptes parmi ceux qui sont affligés d’entorses, de foulures, etc. ; mais ici, c’est un homme qui opère. Après avoir mis à découvert la partie malade, il se déchausse le pied droit et fait sur le siège de la douleur un signe de croix avec le gros orteil en disant : Panem nostrum quotidianum ; puis il marmonne une formule composée de mots absolument incohérents. D’un linge trempé dans l’urine d’un homme (quel que soit cet homme) il fait une compresse qu’il chauffe sous la cendre et qu’il applique ensuite sur le point douloureux. Le patient est tenu de réciter cinq pater et autant d’ave en mémoire des cinq plaies du Christ, ou de faire à heures fixes une neuvaine de prières déterminées. La guérison survient après un laps de temps égal à celui qui s’est passé entre l’accident et l’intervention de l’opérateur. Le traitement par le secret s’étend également aux animaux atteints de coliques, de tranchées.

téléchargementLes oraisons varient ; chaque guérisseur par le secret a la sienne. Qu’il nous suffise de citer deux de ces prières, celle qui vous délivrera, non des rhumatismes ou de la teigne, mais du mal de dents, et celle qui débarrassera, le cas échéant, votre cheval des tranchées.

Voici la première, pour guérir le mal de dents. « Sainte Apolline, assise sur la pierre de marbre, Notre-Seigneur passant par là, lui dit : Apolline, que fais-tu là ? — Je suis ici pour mon chef, pour mon sang, pour mon mal de dents. — Apolline, retourne-t’en… Si c’est une goutte de sang, elle tombera ; si c’est un ver, il mourra. » Réciter ensuite cinq pater et cinqave, puis faire le signe de la croix, avec le doigt, sur la joue en face du mal que l’on ressent, en disant : « Dieu t’a guéri par sa puissance. »

L’oraison suivante chassera les tranchées des chevaux : « Cheval noir ou gris (il faut indiquer soigneusement la couleur du poil de la bête) appartenant à N…, si tu as les avives de quelque couleur qu’elles soient, ou les tranchées rouges, ou trente-six sortes d’autres maux, en cas qu’il y soit, Dieu t’a guéri et le bienheureux saint Éloi. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Ensuite cinq pater et cinq ave pour remercier Dieu de sa grâce.

On voit que la sorcellerie n’est pas morte, dans un pays où jadis sorciers et sorcières étaient assez malmenés puisque, en 1583, deux sorciers et huit sorcières furent brûlés vifs à Saint-Mihiel, en une seule fois.

Dans une des plus charmantes communes de la Meuse, aux Islettes, quand un jeune enfant a des convulsions, la mère prend son petit bonnet et le jette au feu. Si les douleurs sont aussi intenses après la combustion complète, inutile d’appeler le docteur, toute médication est superflue. Si vous souffrez de points de côté, écrit l’instituteur de Mogeville, mettez sur un verre d’eau autant de grains d’avoine que vous ressentez de ces points, puis faites le signe de la croix à rebours chaque fois qu’un grain descendra au fond du verre ; autant de grains immergés, autant de points disparus. Si vous trouvez une taupe vivante, sans la chercher, tuez-la et mettez dans un sachet son museau et ses pattes ; suspendu au cou d’un enfant, ce sachet lui épargne toute douleur à l’époque de la dentition. A Lunéville, pour faciliter la dentition des bébés, on leur pend au cou certains os de poisson.

A Landrecourt, près de Verdun, on se débarrasse des verrues en jetant des pois dans un puits. Aux environs de Vaucouleurs, quelques personnes mangent, le jour de Pâques, des œufs pondus le Vendredi saint dans la matinée ; elles s’imaginent ainsi se préserver de la fièvre pendant toute l’année. D’autres jeûnent ou font simplement abstinence, le jour de Pâques, pour conjurer le mal de dents. Ce sont celles qui n’ont aucune foi dans l’efficacité de l’oraison à sainte Apolline.

Enfin, croirait-on que, dans le nord de la Meuse, on se figure qu’en disant, le jour de la Saint-Nicaise (11 octobre), une oraison spéciale, vous pouvez envoyer chez un de vos ennemis les rats et les souris qui vous gênent chez vous ? Voici une sommation aux rongeurs : « Rat, rate ou souriate, souviens-toi que sainte Gertrude est morte pour toi dans un coffre de fer rouge ; je te conjure, au nom du grand Dieu vivant, de t’en aller hors de mes bâtiments et héritages. » Si l’on ne tient pas à envoyer rats et souris chez un voisin dont on a à se plaindre, on ajoute : « et d’aller aux bois sous les trois jours. » Dans le cas contraire, c’est en somme assez peu compliqué : on écrit sur de petits morceaux de papier des signes cabalistiques, et l’on fait pour les souris un pont formé d’une simple planche ; elles ne sont pas exigeantes.

(D’après « Le Magasin pittoresque », paru en 1904)

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Drôle de vie pour une Citrouille

Posté par francesca7 le 28 avril 2015

 

 

citrouilleOn vous avait donné des graines en vous précisant que ce végétal, de la famille des cucurbitacées, donne des péponides. En fait, vous avez récolté des citrouilles et… de quoi véhiculer Cendrillon pendant un lustre ! Pas de panique, pourtant : voici comment stocker cette volumineuse production et confectionner un délicieux potage.

Qu’il s’agisse des véritables citrouilles, les oranges propres à tailler les carrosses, ou d’espèces moins volumineuses comme les potimarrons, potirons, patidoux, pâtissons ou autres butternuts, les courges de fin d’automne sont toujours spectaculaires, non seulement par leur forme ou leur couleur mais aussi par leur gabarit et leur nombre. Elles peuvent, selon les espèces, se conserver entre 1 et 6 mois, pour peu que vous les traitiez avec les égards dus à leur rang.

Selon Alisée Dangoise, responsable de la production de semences à La Ferme de Sainte Marthe, spécialisée dans les semences bio de légumes anciens, il faut attendre, pour intervenir, que le fruit soit bien mûr. Lorsque le pédoncule fait mine de sécher, c’est que l’affaire est prête. Là, on n’arrache rien, mais au contraire, on tranche ledit pédoncule avec un couteau bien aiguisé, à quelques centimètres de la courge. Puis, même si le spécimen est gros, on résiste absolument à l’envie de le faire rouler vers son lieu de garde : en effet, les courges ont horreur des chocs et encore plus des égratignures qui sont autant de porte d’entrée pour les maladies ou les moisissures.

Le mari, l’amant ou le voisin
On convoquera donc le mari, l’amant ou le voisin (ou les trois à la fois) pour véhiculer la princesse vers un lieu tempéré et sec car le froid d’une cave, par exemple, l’enrhumera à coup sur et la fera pourrir. Un coin du salon ou même le grenier seront idéaux. On la déposera bien délicatement sur un papier journal et sur une surface plane. Si l’on a fait un véritable élevage, on aura soin de ne pas entasser les pensionnaires et l’on fera en sorte de bien les espacer. Puis on attendra que l’appétit vienne pour confectionner une délicieuse crème de butternut à la vanille.

Voici la recette. Il faut, pour six personnes, une belle courge butternut, 5 courgettes vertes, une gousse de vanille de bourbon, un cube de bouillon de volaille, 2 grosses cuillerées de Saint-Moret.

— Pelez les courgettes puis détaillez-les en tronçons de 3 cm environ. Recouvrez d’eau froide, jetez dans le pot le bouillon de volaille et la gousse de vanille entière puis allumez un feu relativement vif.

— Pendant que cuisent les courgettes, lavez et brossez la butternut et déposez-là dans un faitout avec sa peau, comme ça, sans manières. Mettez à cuire à feu vif.

— Une demi-heure après, vérifiez avec un petit couteau pointu que la courge est cuite. Le couteau doit s’enfoncer facilement. Si besoin est, donnez un quart d’heure de cuisson supplémentaire. N’oubliez pas vos courgettes qui, elles, doivent être en fin de cuisson.

— Sortez le « blender » ou tout autre instrument à mouliner. Dans le bol, placez les courgettes et un peu de bouillon de cuisson ainsi que le Saint-Moret. Ne surchargez pas l’appareil : opérez plutôt en deux fois. Sortez la gousse de vanille, fendez-la sur toute sa longueur et récupérez les minuscules graines noires. Ajoutez-les dans le blender et moulinez.

— Une fois cuite, sortez la butternut de l’eau puis coupez-là en deux. Retirez les pépins et la matière fibreuse qui les entoure. Avec une grosse cuillère, raclez l’intérieur de la courge et mettez la chair sans la peau, dans le blender. Moulinez et mouillez de bouillon si la purée est trop épaisse.

— Réunissez les deux légumes dans une grande casserole, mélangez-bien. Poivrez. Goûtez, rectifiez l’assaisonnement si nécessaire. Rajoutez éventuellement du bouillon pour arriver à une consistance crémeuse. Servez bien chaud en ciselant dans chaque bol une poignée de persil ou de coriandre.

Valérie Lejeune
Le Figaro

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