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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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La grande lessive d’autrefois

Posté par francesca7 le 30 août 2013

La grande lessive d'autrefois  dans LAVOIRS DE FRANCE telechargement-42

  Le terme « lessive », caractérise à la fois l’action de laver le linge, l’eau de lavage et le linge lui-même (du latin lineus, lin ; le linge désignant au départ la toile de lin) : on fait la lessive au lavoir, dans une buanderie, une laverie, à la main, dans une lessiveuse ou une machine à laver, encore appelée lave-linge. 

De tout temps la lessive fut l’apanage des femmes : laveuses, lavandières, blanchisseuses et repasseuses. Corvée autrefois longue et pénible, malsaine, le lavage du linge s’est transformé en une tâche quotidienne simple, rapide et relativement bon marché, et moins polluante qu’elle ne le fut autrefois, suite aux nombreux progrès technologiques qui se sont opérés au cours du siècle dernier. La lessive est devenue, de nos jours, une opération banale, pratiquée quotidiennement. 
Chaque jour, en France, on estime à 20 millions le nombre de lessives effectuées. 

  La plus ancienne description de lavage est faite par Homère (Odyssée chant V) : Nausicaa et ses compagnes apportent le linge du palais sur le fleuve. 

 A l’origine, la lessive se faisait avec les pieds : on foulait le linge. Le verbe “laver », en hiéroglyphes égyptiens, est représenté par deux pieds dans l’eau. C’est également avec les pieds que les foulons romains détergeaient le suint (matière grasse animale attachée à la laine des moutons).

   Mais la grande affaire de nos proches ancêtres, était la lessive à la cendre que l’on pratiquait dans tous les villages et les petites villes, deux fois l’an, au printemps avant les Rameaux, et à l’automne vers la Toussaint, selon les régions. 
C’était un événement important de la vie communautaire, un acte social qui rassemblait les femmes et donnait lieu à une vraie fête, avec repas, chants et danses qui faisaient oublier la fatigue.      

 Faire la buée [bue, bues, buées, bui(e)s), bugée ou bughée en Poitou-Charente], avec de l’eau portée à ébullition donc, désignait l’ensemble de l’opération, qui, à l’extérieur ou dans une pièce spécialement préparée (chambre à four, fournil, atelier, appentis ou coin de grange), se déroulait sur trois ou quatre jours, voire une semaine, suivant le volume de linge à laver  : une grande buée comptait en moyenne 70 draps, autant de chemises, et des dizaines de torchons et de mouchoirs. 

Les 3 grandes opérations de la buée

 Le tri se pratiquait dans les foyers : d’un côté le linge blanc, et de l’autre, les lainages et le linge fin. Le blanc lui-même étaittrié, car sa place dans le cuvier était conditionnée par sa finesse et son degré de saleté. 

  1) le trempage [échangeage, essangeage, essoinguage ou échange], correspondait au prélavage.
  Dans un baquet, à la maison, ou au lavoir (à la fontaine, au bord de la rivière, du ru, de l’étang ou de la mare), l’opérationconsistait à décrasser à l’eau, sommairement, pour en faire tomber les matières peu adhérentes et solubles (poussières, boues), le linge que l’on avait amassé, voituré en ballots ou brouetté. Ainsi, la crasse était-elle dissoute dans l’eau froide alors que les matières qui la constituaient auraient coagulé dans l’eau bouillante. 
Les saletés ou « sanies » les plus tenaces étaient frottées à la brosse sur une planche à laver striée. 

  2) Le lessivage
 Il s’opérait en 2 temps :


- L’encuvage
 

 Le grand cuvier (cuveau, bugadier ou bougadou dans le Sud-Ouest, biré ou biri en Bourgogne du sud) en bois cerclé de douelles comme un tonneau (il est parfois en terre cuite et s’appelle la ponne – en tôle zinguée au début du xxème siècle), pouvant atteindre 1,20 m à 2 m de diamètre sur un peu plus d’un demi-mètre de hauteur et contenir jusqu’à 400 litres d’eau, était sorti (ou loué) chez le tonnelier (après avoir été rempli d’eau un mois avant pour faire gonfler le bois) et posé sur un trépied (en bois ou en métal).  
   Si le cuvier disposait d’un trou de vidange, au fond, (vide-lessive, pissette, pisserotte, pissoir), on le bouchait avec une poignée de glui (paille de seigle longue et non brisée) ou de paille de blé, qu’on tordait avant de l’introduire en force ; dépassait alors un faisceau d’une dizaine de centimètres qui servait de bouchon filtrant ; le jus de lessive (le lissieu, le lessi) recueilli goutte à goutte tombait sous le trépied dans un bac de récupération, la jalle, (ou jarle) ou tinotte où on le puisait pour le réchauffer en permanence, dans la marmite, jadis accrochée à la crémaillère de la chemnée, ou, plus récemment, sur le fourneau situé à proximité, lequel servait aussi à cuire la nourriture des animaux. Dans bien des maisons, la place étant comptée, la cuisine pouvait avoir été débarrassée de ses meubles et transformée en buanderie.

  On mettait des branchages au fond du cuvier pour maintenir un écart entre le linge et la goulotte et faciliter l’écoulement futur de l’eau. Puis on disposait dans le cuvier, un grand vieux drap (généralement une grosse toile de chanvre), appelé charrier (cendrier ou, encore, flairé), pour envelopper la lessive : il servirait de filtre pour retenir les cendres et ne laisserait passer que le produit lessiviel bouillant, lors du coulage à chaud.  On déposait, après les draps (les linceux), généralement brodés aux initiales de la mariée, le linge de corps et les vêtements (chemises,  bonnets de nuit), puis les vêtements de travail, les blouses (bliauts, biauds ou biaudes), le linge de maison, les nappes et les serviettes, les torchons, jusqu’à ce que le cuvier soit plein ; des lamelles de savon et des racines d’iris (du fenouil ou de la lavande), étaient disposées entre chaque couche pour parfumer le linge. Pour ne pas laisser la lessive s’écouler sans traverser les tissus, les petites pièces étaient placées au fond, avant les plus grosses et tout le linge qu’on avait amassé était tassé au maximum.

Lorsque le linge recouvrait entièrement le charrier, on disposait, sur toute la surface, la charrée, soit dix à quinze centimètres de cendres qu’on avait retirées de la cheminée ou de la cuisinière et tamisées soigneusement, pour en éliminer les morceaux noirs de charbon de bois ; longtemps préparée à l’avance, elles provenaient d’arbres fruitiers, de châtaigniers, de frênes, de charmes, d’ormes, de peupliers ou de sapins : étaient proscrites les cendres de chêne, qui tachent, comme celles de tout bois dur*. Puis on ramenait les coins du charrier sur les cendres. 

« Châtaignier… : (ce) mot évoque une des deux maximes pratiques qui ont régi mon enfance : « ne mange pas la bouche ouverte, et ne jette jamais dans la cendre les épluchures de châtaigne ! » C’est que la cendre, fine mouture, était promise à la lessive. Où vous-a-t-on élevés pour que vous ignoriez qu’une pelure de châtaigne, un brandon de chêne mal carbonisé, peuvent tacher toute une lessive ? » (Colette,Prisons et paradis, p. 110) 

   Si le cuvier avait une bonde, on y enfonçait soit une cannelle reliée à une gouttière (ou coulotte), soit un drain en bois de sureau ou un tuyau, qu’on inclinait vers la casse de la chaudière (ou cassin – en fonte à la fin du XIXème siècle), contenant l’eau en train de chauffer à laquelle le jus de lessive, ainsi canalisé, se mêlerait directement. 

 - Le coulage ( ou échaudage ou ”bugade”) 
Pour que la bue fût bonne, la première coulée se faisait avec de l’eau chaude (surtout pas bouillante pour ne pas cuire la saleté) ; puis on faisait, lentement, couler l’eau (une soixantaine de litres environ), de plus en plus chaude, puis bouillante sur la charrée. La solution alcaline qui résultait de la macération des cendres végétales dans l’eau agissait comme lessive. 
Parfois, on y ajoutait des orties en décoction qui forçaient plus encore le blanchissage. 

  Le charrier finissait par être complètement recouvert et l’eau nettoyait lentement le linge qu’elle traversait ; puis, par la goulotte, elle retournait à la casse où elle chauffait de nouveau ; on la puisait (ou la « puchait »)  à l’aide du coule-lessive, (puisard ou puisette, sorte de godet ou de louche, en cuivre parfois, pourvu d’un long manche), puis on la réchauffait jusqu’à ébullition et reversait, toujours avec la puisette, au sommet du cuvier sur le charrier. 

On recommençait l’opération de transvasement pendant des heures, jusqu’à ce que la maîtresse de maison estimât que le linge devait être propre. Il était alors retiré brûlant du cuvier avec une pince en bois à longues branches ou un bâton fourchu et mis à égoutter sur des tréteaux.  

  On ne prétendait pas, en procédant ainsi, avoir éliminé la saleté ; mais, répandue sur l’ensemble du linge elle était rendue soluble par les cendres, et plus vite éliminée dans l’eau de la rivière. 

  Si l’ouvrage n’était pas achevé quand tombait le soir, la laveuse, pour conserver la chaleur et retenir dans le linge la vapeur active, couvrait le cuvier avec des sacs à grains, ou avec un couvercle fabriqué en paille de seigle et en noisetier, appelé le fleuriot, ou une grosse couverture. Après avoir macéré toute la nuit, le linge était dépoté le lendemain. 

Les cendres lessivées étaient récupérées au jardin (mélange de carbonate de potassium et de chlorure de potassium, la potasse est utilisée comme engrais et le bicarbonate de potassium est aussi un fongicide ["le terme potasse provient du néerlandais « potas » ou de l'anglais "pot ash" littéralement «cendre de pot»] wikipedia.

  3) Le rinçage et le battage du linge sur les bords de la rivière ou au lavoir 

L’opération du « retirage » (le troisième jour de la bue en général) était le fruit d’un effort harassant qui durait toute une journée : les lavandières transportaient le  » butin  » mouillé soit sur une brouette, dans des sacs de grosse toile ou des paniers d’osier, soit dans une hotte portée à dos. 

Les laveuses procédaient alors au dégorgeage à l’eau courante, à l’aide d’un battoir en charme ou en châtaignier, ou mieux, à l’aide d’une brosse de chiendent, le “chient”, au rinçage, agenouillées dans leur boîte à laver (ou carrosse ou cabasson – un coffre en bois de sapin) garnie de chiffons ou de coussins de paille, qui servaient de protection, munie d’une planche ou non.. Elles tendaient le linge à bout de bras, le laissaient flotter dans l’eau froide, le frottaient et le pressaient sur la selle avec la brosse, le rinçaient en le tordant et en le frappant avec le battoir pour le débarrasser de l’eau de lessive. 
 Elles pouvaient aussi travailler debout, la selle posée sur des tréteaux. [cf les accessoires des laveuses]

 L’azurage : on plongeait dans l’eau de chaque baquet de rinçage un sac de bleu contenant une poudre bleue provenant de l’indigotier ou de l’outremer, pour rendre le linge encore plus blanc. 

images-61 dans LAVOIRS DE FRANCE Le blanchissage : tout aussi éreintant que la précédente, l’opération consistait à étendre le linge au soleil, en plein champ, et à lui faire subir une série de manipulations pouvant durer  2 à 3 jours. Conformément aux préceptes de Diderot et d’Alembert, le linge était étendu à plat sur un pré, arrosé à plusieurs reprises avec un arrosoir de jardinier et retourné deux ou trois fois sens dessus dessous. Pendant trois jours, le soleil et l’eau achevaient « de lui donner un lustre et un blanc très parfait ».

 Le séchage  
– couvert : le linge était mis à sécher au grenier, aéré par des lucarnes, en mauvaise saison. 
– à air chaud, devant le poêle ou la cheminée. 
– en plein air, directement étendu sur l’herbe (ce qui présente l’avantage du blanchiment) pour les grandes pièces telles que les draps ou étendu sur des cordes, en plein vent, fixé par des pinces à linge qui n’étaient, avant les pinces à ressort, que de simples fourches de bois taillé ; et si la corde fléchissait, on la relevait à l’aide de perches en bois fourchues.  

L’expression « pendre le linge », utilisée autrefois, a été supplantée par celle, plus logique, « d’étendre le linge » et le terme « étendoir », remplacé par « séchoir », bien que ce dernier désigne plus souvent un système mécanisé de séchage (par une source artificielle de chaleur et/ou d’aération). 

Cette méthode de lavage, plus ou moins perfectionnée au cours du temps, fut pratiquée jusqu’après la première guerre mondiale : le linge sale passant ainsi, en plusieurs jours, de l’enfer (passage dans le cuvier) au purgatoire (séance de battoir au lavoir ou à la rivière), puis au paradis (rinçage, séchage, repassage et blanchiment). 

 Documents source : 

- Pour une histoire de la lessive en Nivernais au XIXe siècle Guy Thuillier. Annales. Économies, Sociétés, Civilisations.1969 Vol. 24 N°2 pp.377-390 
- Le savoir faire de nos grands parents : la bue ou la grande lessive - Mémoires vivantes /bulletin18   
- Un siècle de lavage du linge 
- Jours de lessive…Les techniques de lavage 
- Histoire de la machine à laver française, musée du lave linge
- La bugée, bughée, buée ou lessive à la cendre 

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Un bateau-lavoir et des lavoirs à Troyes

Posté par francesca7 le 30 août 2013


Les collectionneurs de cartes postales anciennes permettent de retrouver les images d’un bateau lavoir à Troyes ; il était  » ancré  » près de l’ancien abattoir, aujourd’hui rasé, vers le Cours Jacquin, c’est-à-dire dans le quartier populaire de la ville : le  » Quartier bas « . 

Ce lavoir était double, avec un bâtiment habitation pour la propriétaire et il comportait également un bureau et une buanderie. Un second bâtiment, le lavoir proprement dit, disposait d’un séchoir dans la partie supérieure. 
( A noter : on peut voir un tel séchoir, à claire-voie, dans l’ancien lavoir qui se trouve dans le jardin du Musée d’Art moderne à Troyes ; de même dans un lavoir de Channes). Construit en 1896, le lavoir disparaît en mai 1932 après un double naufrage, dû à l’usure des coques en bois. En novembre 1932, il est remplacé par un lavoir « en dur » sur des terrains de la  » Cité des Amis », qui se trouvaient proches de l’ancien bateau-lavoir. Mais déjà, se présentaient sur le marché les machines à laver qui allaient rapidement en faire un dispositif périmé. 

Pourtant la municipalité construira d’autres lavoirs en 1935 et 1936, et même en 1937, elle apportera des améliorations au lavoir de la Basse-Moline. Pourquoi donc n’a-t-on pas conservé l’un de ces lavoirs à Troyes ? 

Pour ma part je n’ai pu trouver que quelques petits lavoirs privés à Troyes. Sans compter, bien sûr, l’ancien lavoir du Musée d’Art moderne, au fond du jardin à la française. 

Il  » ajoute une touche romantique  » dit un article paru dans la presse locale.

Voir : Le Musée Levy, un lavoir transformé

 Un bateau-lavoir et des lavoirs à Troyes dans LAVOIRS DE FRANCE troyes-300x226

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Inauguration du lavoir de Droupt-Saint-Basle

Posté par francesca7 le 30 août 2013

 

 

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Article non signé, paru dans l’Est-Éclair du 13 octobre 2002 

Samedi 5 octobre la population était invitée à l’inauguration de la rue de l’èpinay et du lavoir. Dès 11h, M. Guyot, maire, et le conseil municipal accueillaient MM. Adnot, sénateur et président du conseil général, Juillet président du CTNVS, Neeser président de la caisse locale du crédit agricole, Thèvenot ancien maire, Billières receveur municipal, Cartault président des Amis des clochers de l’Aube, Peuchot et Delemontey auteurs d’ouvrages sur les lavoirs, Mme Deterre institutrice, avec les enfants de la maternelle. 

Après avoir coupé le ruban symbolique de la rue de l’èpinay et, après avoir parcouru cette artère, tout le monde se rendit au lavoir du Perthuis pour admirer la réhabilitation de cet édifice. Là, une surprise attendait les visiteurs : cinq lavandières avaient décidé de remonter le temps. à genou dans leur  » triolo  » et armées de leur brosse en chiendent et de leur battoir, elles ont refait les gestes qu’avaient leurs mères et grand-mères lorsqu’elles faisaient la lessive. Ceci à la grande joie des personnes présentes qui ne ménagèrent pas leurs applaudissements. 

Une réception s’ensuivait. […] Le maire donna quelques précisions sur le coût des travaux. […]Il rappela que deux lavoirs avaient été édifiés en 1894. Malheureusement, et c’est très regrettable, celui de Villiers a complètement disparu sans que rien ne soit fait pour le sauvegarder. Restait celui du Perthuis qui commençait à subir les aléas du temps. C’est alors que le conseil municipal décida sa restauration. Celle-ci fut confiée à l’entreprise Marcel Pierrères qui s’acquitta de sa tâche avec beaucoup de compétence et de sérieux, faisant dire à notre maire que cet homme est non seulement un artisan, mais il est doublé d’un artiste. […]Il terminait son allocution en précisant qu’il était bon de conserver le patrimoine, richesse héritée du passé, et surtout ce lavoir qui était un lieu de rencontre et de convivialité, vestige de la mémoire de la commune.

 Inauguration du lavoir de Droupt-Saint-Basle  dans LAVOIRS DE FRANCE drouptsaintbasle-300x221

Le lavoir de Droupt-Saint-Basle

(Droupt-Saint-Basle se trouve sur la D78 à 5 km sud de Méry-sur-Seine)

Où trouver ce lavoir ? En sortant du village en direction de Vallant-Saint-Georges, après la salle des fêtes vous le trouverez sur la gauche. Le lavoir est en mauvais état lorsque je le découvre en 1996 ; voir la première photo. Je passe début octobre 2001 et j’ai un choc : le lavoir n’existe plus, il n’en reste rien, que quelques tuiles cassées au bord de la rivière, et un échafaudage ; j’ai pris une photo ce jour n’osant espérer une reconstruction. C’est pourtant ce qui se fait comme le montre la photo prise en novembre. Voici une commune qui mérite des compliments, car elle se préoccupe de conserver son patrimoine. 

(après travaux de restauration j’ai constaté que le lavoir est terminé, la restauration est magnifique, la commune a même refait le plancher mobile, tout neuf, avec un mécanisme, engrenages, chaînes pour remonter le plancher.La commune mérite des félicitations. )

Le 16 décembre,  le lavoir magnifiquement restauré. Le plancher mobile a été reconstruit à neuf ; un nouveau mécanisme avec engrenages et chaînes a été mis en place ! Voici une commune qui se préoccupe de conserver son patrimoine et qui mérite donc des compliments. 

 

 

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Les lavandières de France

Posté par francesca7 le 26 juin 2013

A CRÉSANTIGNES, les lavandières coulent des jours heureux

(lavoir, Crésantignes, Aube,10, Champagne-Ardenne, France)

Article de L’Est-Éclair – 3 septembre 2001 

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Les lavandières de France dans LAVOIRS DE FRANCE 218px-Our_new_washerwoman

Décidément, le petit village de Crésantignes qui s’étire sur une rue sans fin, et regroupe actuellement trois cent âmes, ne manque pas d’attrait. 

Car, si son dynamisme n’a d’égal que sa qualité de vie dans un cadre agréable, il est en plus, attaché à son patrimoine, qu’il restaure et bichonne comme il se doit…, considérant comme un rare privilège de voir encore deux lavandières fréquenter assidûment le lavoir. Et pas seulement pour le charme de l’endroit, mais pour laver. Avouons qu’à l’heure de la machine à laver sophistiquée et de tous les appareils inventés pour faciliter la vie des femmes (et des hommes…), le fait peut paraître insolite. Des originales, ces lavandières ? Pas du tout. Elles aiment ça, tout simplement et prennent visiblement du plaisir à plonger leurs mains dans l’eau claire, à frotter, et rincer les draps à larges remous, à taper, presser, et rincer encore. 

 » J’ai toujours vu Éliane Aumer prendre le chemin du lavoir avec sa lessiveuse  » confie Jean-Claude Petit, maire-adjoint à Crésantignes qui, tout comme le maire Guy Nieps, se réjouit de voir que le lavoir public, restauré en 1988, reste fonctionnel et très vivant. Car elle n’est pas seule, Eliane. Yvonne Bellot, de Fay-la-Chapelle, lui tient compagnie de temps à autre et c’est en chœur que les battoirs se font l’écho de leur vitalité où se mêle, c’est évident, une certaine délectation. Il est vrai que le bâtiment, aussi beau à l’intérieur (et sans tags) qu’à l’extérieur, est accueillant, et que l’eau venue de la Mogne sortie à cinq cents mètres de là est limpide et maintient à longueur d’année ses huit degrés. 

Battoir et savon de Marseille

savon dans LAVOIRS DE FRANCE

 » J’ai toujours lavé là et je continue  » confie Eliane que ses 76 ans n’arrêtent pas, même si, pour caler la lessiveuse, elle a troqué la brouette contre la bicyclette. Et si elle reconnaît que la machine à laver est bien pratique, M. Petit la soupçonne de garder le maximum de linge à laver à la main, au lavoir. Et même l’hiver….  » Ca use moins le linge et ça rince bien  » dit à son tour Yvonne qui, à 77 ans, avec les mêmes arguments qu’Éliane, vient laver  » les grosses pièces « , évoquant avec nostalgie l’époque où une trentaine de laveuses (quinze de chaque côté) lavaient en cadence en échangeant les potins du pays. 

Ainsi nos laveuses, dans le respect d’une tradition qu’elles tiennent à conserver, après avoir fait bouillir le linge dans une lessiveuse, s’installent dans un triolo rempli de paille pour préserver leurs genoux, et avec vigueur manient la pince (pour sortir le linge bouillant), le battoir, la brosse et naturellement le fameux savon de Marseille. 

 » Et tape, et tape, et tape avec ton battoir, et tape, et tape, tu dormiras mieux ce soir  » dit la chanson. Nostalgie… On pourrait croire ces images surgies du passé ou d’un livre de Zola, mais non,  » c’est ben vrai « . Deux « mères Denis » très pittoresques apportent gratuitement un peu de folklore au village. Lyliane Mosca 

La p’tite histoire du lavoir

Le lavoir a été construit de 1851 à 1852 sur la Mogne et le pont bâti en 1860  » pour faciliter le passage des voitures avec des charges considérables  » explique M. Petit, en s’appuyant sur les archives du village qui ne manquent pas d’anecdotes. On apprend ainsi qu’en 1861, le garde-champêtre dont le salaire est de 70 F l’an, demande une augmentation…qui lui est refusée. Il devra attendre un an pour obtenir satisfaction avec 30 F de gratification, mais devra nettoyer le lavoir tous les huit jours. 

En 1864, c’est le dénommé Léon Jacquinet avec lequel la municipalité passe un contrat de trois ans, qui est chargé de donner des soins de propreté au lavoir public, contre une rétribution annuelle de 14 F. Vidage régulier, entretien du carrelage, balayage, nettoyage du bassin, etc. 

Maintenant, c’est naturellement l’employé communal qui est chargé de l’entretien.

 

 

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Après le lavoir, Le repassage

Posté par francesca7 le 26 juin 2013

         

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  Après le lavoir, Le repassage      dans LAVOIRS DE FRANCE 258px-The_new_woman--wash_day

Le repassage consiste à lisser une pièce de tissu, généralement les vêtements et le linge de maison venant d’être lavés, afin d’en retirer les plis. L’outil utilisé est appelé fer à repasser, bien que de nos jours, celui-ci ne soit plus constitué de fer. 

Techniquement, le repassage défait les liens entre les longues molécules de polymère des fibres du tissu. Les molécules chauffées sont redressées par le poids du fer puis prennent leur nouvelle forme en refroidissant. Certains tissus, tel le coton, exigent un apport d’eau afin que les liens intermoléculaires se défassent. Beaucoup de tissus modernes (à partir de la deuxième moitié du XXème siècle) sont censés ne nécessiter qu’un simple coup de fer ou pas de repassage du tout. 

À partir du XVIIème siècle, en Europe, on commence à employer des outils en fonte de forme triangulaire et munis d’une poignée que l’on chauffe dans un feu. Par la suite, on utilisa une boîte en fer remplie de charbons chauds périodiquement aérés à l’aide d’un soufflet attaché. Ce type de fer était en vente aux États-Unis au moins jusqu’en 1902. 
  
Lingère-repasseuse
 

La condition de lingère-repasseuse n’a rien à voir avec celle de buandière. Souvent fine et jeune, la repasseuse fait un travail propre et délicat qui la rend proche de la cousette. Pourtant, le maniement du fer à repasser est un labeur pénible et peu rémunéré. Mais, déjà, se profile son remplacement par la machine à repasser. Fabriquée en France, une machine d’origine américaine permet de repasser, au besoin de glacer et d’apprêter les devants de chemises. On peut lire dans la revue la Nature du 27 juin 1903 que cet appareil est à même de répondre non seulement aux besoins du blanchisseur ordinaire, mais aussi à ceux du blanchisseur de luxe qui doit satisfaire aux exigences d’une clientèle mondaine

Le Musée de la lessive à Spa en Belgique                                         

 

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Le Musée de la lessive, un musée belge consacré au travail des blanchisseuses.      

            Jour de lessive

 Dans la province de Liège, en région wallonne, beaucoup de femmes spadoises gagnaient autrefois leur vie en faisant la lessive pour les hôtels et les curistes en villégiature à Spa. C’est à toutes ces lavandières, blanchisseuses et repasseuses que le Musée de la lessive rend hommage. Anciennes machines à lessiver, reconstitution d’un lavoir, méthode de repassage, histoire du savon, animation pour les enfants… Tout au long des 25 petites salles de ce musée, les visiteurs sont invités à découvrir la grande histoire de la lessive, depuis la grande buée du moyen-âge aux premières machines à lessiver.

Adresse : Rue Hanster 10 4900 Spa

Ouverture : Dès le mois de mars 2013, les dimanches de 14 à 18h, les samedis de mars à octobre de 14 à 18. Tous les jours des vacances de Pâques et durant les mois de juillet et août de 14 à 18h

Prix : Adultes : 3€ – Enfant de moins de 12 ans : 1€

En savoir plus :museedelalessive

 

 

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Au lavoir en ce temps-là

Posté par francesca7 le 26 juin 2013


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 Au lavoir en ce temps-là dans LAVOIRS DE FRANCE lavoir

Octave Uzanne, dans Parisiennes de ce temps, ouvrage paru en 1900, parle de la dure vie des femmes de lavoir, « située au plus bas degré de la corporation. (…) Le lavoir où elle se casse les reins, ployée en deux, à rincer à grands coups de chien, à taper à larges coups de battoir le linge étuvé, est un vaste hangar, ouvert à tous les vents, où en toute saison elle vit, les bras plongés dans l’eau, suant et grelottant à la fois, tant elle met d’action à tremper, couler, savonner, frotter, essorer, sécher et plier la marchandise ».

C’était un métier de maîtresses femmes, de femmes fortes, courageuses et costaudes. C’était un métier de « fortes en gueule ». Elles avaient même la réputation d’être de sacrées buveuses, si l’on en croit Octave Uzanne : « La femme de lavoir ne supporterait pas cette existence enragée si elle ne buvait ; l’alcool la brûle et la soutient. C’est une pocharde terrible, et elle ne sort guère d’un état de demi-ébriété furibonde. » Uzanne poursuit son étude de moeurs et reconnaît en elles des dames plutôt dévergondées, ce qui n’était pas sans déplaire aux hommes. Elles battaient la mesure à grands coups de battoir. Les langues y étaient aussi agiles que les bras qui lavaient. Elles maniaient le cancan aussi sûrement que la brosse. Et, les crêpages de chignon n’étaient pas rares. Témoin la scène racontée par Zola, cette bagarre mémorable entre une Gervaise offusquée et une dénommée Virginie, jolie fille impudente, dont la soeur venait de conquérir Lantier, l’amant de Gervaise. Commencée à coups de seau d’eau, l’échauffourée se termina par une retentissante fessée administrée par Gervaise sur le derrière rebondissant de Virginie.

Au lavoir, il y avait toujours cinq à six femmes en besogne. Chacune d’elles apportait son lot de linge sur sa brouette. Le volume variait selon les familles, le nombre d’enfants, la profession ; il doublait chez les commerçants de bouche pendant la période des fêtes. Les clients fournissaient le bois de chauffage nécessaire à leur lessive. En plus des deux chaudières, le lavoir était équipé de plusieurs selles et de tréteaux servant à l’égouttage. 

Au printemps durant la tondaison des moutons, on y dessuintait également les toisons. Les lavandières étaient payées à l’heure; seules quelques-unes, habitant au loin, restaient à déjeuner sur place. Les soirs d’hiver, elles ne rentraient qu’aux lampes allumées. Les gens qui soupaient derrière leurs volets clos, bien au chaud, entendaient piauler les brouettes dans la nuit. Les lavages ne s’interrompaient qu’à la saison des grands gels, quand les glaces frangeaient lesberges [de la rivière] et que l’onglée des doigts violacés s’aggravait en engelures crevassées. [...] 

Les femmes s’affairaient debout, la brosse à la main, piétinant des journées entières à côté de leur selle. Ailleurs, elles s’agenouillaient coude à coude derrière les larges planches du rebord qui s’enfonçaient dans la rivière, à l’oblique,pour frotter le linge dessus et le taper au battoir; autre part enfin, elles se prosternaient dans un « cabasson » garni de paille, sorte de caisse pourvue, sur le devant d’une tablette rainurée.

Parfois, plouf !’ L’une d’elles déséquilibrait son agenouilloir en tentant de rattraper un drap entraîné au fil de la rivière, et, la tête soudain plus lourde que le popotin, chavirait dans le courant. Vite on repêchait le cabasson, le linge et la pauvrette qui n’avait plus qu’à courir chez elle, les nippes dégoulinantes, pour s’y revêtir de sec.

    reproduction (texte & document), d’un passage publié sur le site  L’histoire-en-questions 

lave dans LAVOIRS DE FRANCE

**14 janvier 1909 – Ce jour là, le journal hebdomadaire « les Faits-Divers Illustrés » relate un fait divers qui n’est pas sans rappeler la bagarre qui opposa Gervaise à une sa rivale dans le roman de Zola « L’Assommoir ». 

« Un drame, causé par l’ivresse, a eu pour théâtre le lavoir Balcan, situé au numéro 11 de la rue Labat, au fond de Montmartre, près de la rue Custine et de la rue De Clignancourt. Ce lavoir, dont on parla beaucoup naguère parce qu’il fut détruit par un incendie, est dirigé par M. Georges Balcan qui a son domicile 83 boulevard Barbès. 

M. Balcan était occupé à divers travaux dans son lavoir, lorsque le nommé J. Raibaut, âgé de cinquante-un ans, qui gère une cantine dans l’immeuble même où est situé le lavoir, voulut pénétrer dans l’endroit où sont occupées les laveuses. 
Mais en raison de son état d’ébriété, M. Balcan lui donna l’ordre de se retirer. Furieux, le cantinier fit semblant de s’en aller ; en réalité, il rentra dans sa cantine où il prit un énorme couteau de cuisine et, se précipita sur M. Balcan, le frappa d’un violent coup de son arme. 

Le propriétaire du lavoir poussa un cri terrible et tomba sur le sol, inanimé, atteint d’une profonde blessure à l’omoplate droite. 

Les laveuses et plusieurs voisins se précipitèrent sur le meurtrier et l’accablèrent de coups. Les laveuses surtout, se servant de leurs battoirs, mirent le cantinier en facheux état, sa figure ne formait plus qu’une plaie. 
Les inspecteurs de police, Cousseau et Hietrich, avec les agents Berson et Marc Aubert, empëchèrent la foule d’écharper complètement le meurtrier et le conduisirent au commissariat de M. Dumas. 

Pendant ce temps, M. Balcan reçevait des soins dans une pharmacie voisine, son état est grave. Le docteur Moison, médecin légiste, a été chargé de dresser un rapport. 

Quant au meurtrier, interrogé par le distingué commissaire de police de la rue Lambert, il répondit simplement qu’il ne s’expliquait pas de son attentat, n’ayant rien contre M. Balcan. Il a été envoyé au dépôt toujours ivre. » 

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La Fête des blanchisseuses

Posté par francesca7 le 31 mai 2013

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La Fête des blanchisseuses  dans LAVOIRS DE FRANCE blanchisseuses  Fête, féminine et populaire, [...] des femmes prennent le temps de vivre, s’amusent entre elles, chantent, dansent, boivent, festoient, se costument, élisent des reines, y ajoutent des rois et défilent. À cette époque, c’est le seul moment où des femmes françaises votent (elles n’ont acquis le droit de vote qu’en 1945). Des milliers de femmes élisent des centaines de reines, des centaines de milliers mettent toute la ville en fête ; c’est « juste » cela, la Mi Carême. Toutes les blanchisseuses votent, sont éligibles, y compris les plus jeunes. 

  Elles élisent des reines de lavoir ou bateau-lavoir et une reine de toutes les blanchisseuses. La fête a lieu au lavoir ou au bateau-lavoir et dure jusqu’au soir. Le défilé des Reines et le cortège de la Reine de toutes les blanchisseuses avaient une dimension très importante dans la vie festive parisienne. 

A partir de 1891, le président de la chambre syndicale des maîtres de lavoirs, M Morel, souhaitant sans doute également calmer la pression des femmes qui veulent plus de droit prend  l’initiative de fédérer les cortèges des employées des lavoirs parisiens ; 

Les maîtres de lavoirs, des hommes essentiellement (excepté une certaine Mme Massot, présidente de l’association  la Renaissance des Halles, seuls des hommes dirigeaient les halles et marchés parisiens), vont priver les femmes, les blanchisseuses, de leur fête en substituant à une liesse populaire, une fête de prestige, un spectacle de rue. Le prétexte invoqué – comme toujours en pareil cas les adversaires avancent masqués – sera l’efficacité et l’amélioration de la fête. Il y aura aussi l’argent, grâce auquel on récompensera, on fera plus beau, etc. Et aussi le mensonge, qui consiste à dire que la chose qu’on veut organiser c’est la même fête « améliorée ». Le nom est le même, le conserver est rentable, incontournable, mais le but est différent. Ce n’est plus une fête c’est un spectacle. La création d’un somptueux char de parade accompagné par une escorte de prestige et d’un manteau de cérémonie pour la Reine des Reines (qui remplace la reine de toutes les blanchisseuses) participera de cette prise de contrôle de la Fête des Blanchisseuses par les maîtres de lavoirs. Le manteau, d’ailleurs, semble être toujours resté la propriété des organisateurs et non de la Reine des Reines. C’est ce qui paraît ressortir à la lumière d’un procès survenu en 1914 : la Reine des Reines ayant choisi de conserver son manteau en vue de le porter par la suite à son mariage, les organisateurs de l’époque – le Comité des Fêtes de Paris, – poursuivent la jeune fille en justice pour le récupérer ; finalement, ils perdent leur procès. 

Dans les années qui suivirent 1891, une rivalité éclata entre dirigeants des lavoirs, halles et marchés parisiens qui s’emparèrent de la fête à partir de 1895. Puis ils furent éliminés par le commerce parisien, représenté par le Comité des fêtes de Paris (organisme privé) qui leur succéda en 1903.  

Le 24 mars 1892, la reine des reines se nomme Henriette Delabarre. 

Elle a été élue par les autres reines, au scrutin et au premier tour, par une trentaine de souveraines de lavoir qui ont donné aux membres du parlement une leçon de justice en s’inclinant devant la grâce, devant la beauté de leur compagne. Mlle Delabarre a seize ans. Blonde, la taille élancée, très aimable, très enjouée, elle fera, dans sa riche parure d’un jour, grand honneur à sa corporation, et tout Paris s’apprête à lui faire cortège. 

 Elle habite rue des Trois-Couronnes et travaille avec sa mère, reine aussi jadis, et sa jeune sœur au lavoir Moderne de la rue Oberkampf. [...] 

Il arrive également que l’on favorise les occasions de concurrence au prétexte d’honorer les blanchisseuses : c’est ainsi, par exemple, que pour une cavalcade organisée à Boulogne-sur-Seine le 1er juin 1913, est élue le 4 mai qui précède une Reine des Reines des 6000 blanchisseuses de la ville. [...] 

   Le Comité des fêtes de Paris, à partir de 1921, se révèle incapable de gérer ce qui reste de la fête des blanchisseuses. Il discute même de l’idée de déplacer la Mi Carême à un autre moment de l’année situé en dehors de la période traditionnelle et où le temps serait plus doux. Après diverses innovations douteuses, la fête disparaît dans les années 1930.   

Après la Grande Guerre, l’aventure redémarre très vite. Mais une crise frappe le comité organisateur qui s’éloigne de plus en plus de la tradition entraînant l’essoufflement progressif de la fête. Elle disparaît dans les années 1930, même si défilent encore un très grand cortège en mars 1946 et des cortèges d’enfants sur les Champs-Elysées, dans les années 1950 et jusqu’en 1960. 

Sources :  Wikipedia : Mi-Carême au Carnaval de Paris 
                               Reines du Carnaval de Paris 
                              Le marché aux blanchisseuses dans la rue aux Ours, Paris 1874 

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LE LAVOIR DU VILLAGE : UN LIEU DE VIE.

Posté par francesca7 le 31 mai 2013


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LE LAVOIR DU VILLAGE : UN LIEU DE VIE. dans LAVOIRS DE FRANCE ustensilesLe lavoir est un espace public; un lieu de vie réservé aux femmes comme le café du village l’est aux hommes. C’est au XVIIIème siècle que l’on construit la première génération de lavoirs dont l’architecture va s’améliorer avec la loi de 1851 sur l’hygiène. Il est souvent couvert et fermé pour  protéger les lavandières des intempéries. Situé naturellement à proximité d’une source en eau, il est généralement composé de plusieurs bassins : la fontaine, puis le rinçoire (où on dégage le linge des restes de saleté et de savon),  le lavoir, et bien souvent  l’abreuvoir en aval destiné aux animaux.

L’aire de travail est souvent faite en pierres de taille et l’accès est pavé.

Le lavoir était réputé pour être un lieu de médisance mais la solidarité était présente, ne serait-ce que pour tordre le linge à deux en sens inverse. Les conditions de travail y étaient très pénibles : les mains des femmes, plongées dans l’eau froide et parfois glacée l’hiver, en ressortaient meurtries, gercées et crevassées. Elles faisaient une grande consommation de la pommade en tube « snowfire ».

LES USTENSILES DE LA LAVANDIERE.

La brouette :  Il fallait faire trois voyages ou plus dans la journée(parfois plusieurs kilomètres pour aller au lavoir du pays) pour pouvoir emmener les corbeilles de linge sale, le coffre, le battoir, parfois la planche à laver, et naturellement le savon et la brosse.

Et la brouette  (la beurouette en patois morvandiau) n’était pas d’une grande capacité.

La bue en famille à Courottes (Arch. Priv. M.L Couhault)

Le coffre : on l’appelle aussi le  cabasson, ou boîte à laver, souvent aussi  le carrosse (ou parfois caisse, auget…). Renforcé avec des chiffons ou de la paille,  et calé au bord de la pierre à laver,  il permettait à la lavandière de se mettre à genoux.

Le battoir à linge : on l’appelle plus communément le tapoir, en patois morvandiau  le tapoué. La lavandière mettait le linge en boule et  « tapait » dessus avec une grande énergie : elles tapoueillaient !

La planche à laver: on l’utilisait lorsqu’on lavait à la rivière ou à la fontaine : elle remplaçait la pierre  à laver du lavoir.

Le chevalet : fabriqué en bois, il permettait de suspendre provisoirement le linge et de le faire égoutter.

Le savon : ce savon, qui va naturellement servir à décoller la crasse et à détacher le linge sale, n’est pas n’importe lequel : le gros savon de Marseille, conditionné en forme de gros cube. Jadis, on pouvait également utiliser la  saponaire, appelée aussi  herbe à foulon (dans certaines régions, les foulons piétinaient – foulaient au pied – la laine dans des bassins), dont les racines ont particularité de faire de la mousse. On l’utilisait en décoction froide. La saponaire est une plante à fleurs violacées qui pousse au printemps au bord de l’eau.

La brosse : c’est bien sûr la brosse à chiendent, faite pour qu’aucune tache ne lui résiste.

- Le savoir faire de nos grands parents : la bue ou la grande lessive - Mémoires vivantes /bulletin18   

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Les Lavoirs ou les blanchisseuses à Paris

Posté par francesca7 le 30 mai 2013

 

Histoire du blanchissage du linge à Paris

Jusqu’au XVIIIème siècle, le linge parisien se blanchit dans les faubourgs Saint-Marcel et dans le quartier des Gobelins.

D’autre part, dès le début du XVIIIème siècle, les blanchisseuses disposent de petits bateaux et l’obligation de laver dans des bateaux spéciaux s’étend. 

On construit alors des bateaux selles, plats et couverts, dont les bords sont garnis de tablettes. Les propriétaires des bateaux perçoivent une taxe de quatre sous par personne, plus un sou de location pour l’indispensable baquet. 

Les Lavoirs ou les blanchisseuses à Paris dans LAVOIRS DE FRANCE paris-300x162

Petit à petit, le métier s’organise et les premiers entrepreneurs s’installent, notamment sur les berges de la Seine à Paris. Moyennant un salaire mensuel, ils blanchissent chaque jour le linge des grandes maisons qui les emploient. 

Par mesure d’hygiène, un édit du 26 février 1732 interdit « à tous les blanchisseurs de lessive de continuer leur blanchissage dans le lit de la Bièvre, au-dessus de la Manufacture Royale [des Gobelins] et du clos Payen ». Les blanchisseurs se transportent extra-muros et s’installent à Gentilly, Arcueil et Cachan. En 1837 on compte 113 blanchisseries à Gentilly. La Bièvre commence à n’être plus qu’un égout à ciel ouvert. 

Le développement de l’hygiène et des soins de propreté, la réduction du temps de travail (loi du 30 mars 1900) entraînent un énorme développement de la profession.  [...] En 1900, les patrons blanchisseurs d’Arcueil-Cachan fondent avec ceux de Gentilly, Bourg-la-Reine, Bagneux, l’Hay-les-Roses et Antony, le Syndicat des Patrons-Blanchisseurs d’Arcueil-Cachan. 

A  Boulogne, près de Paris, où l’eau est réputée très peu calcaire, on creuse des trous dans la berge de la Seine. Les blanchisseuses descendues dedans, ont le linge posé sur le sol, juste à la bonne hauteur pour le laver. 

L’Illustration, en mars 1874, publie un dessin montrant le marché aux blanchisseuses dans la rue aux Ours, où celles-ci vont chercher du travail.

Les ouvrières blanchisseuses, à l’exception de celles employées dans la grande industrie et les vastes établissements, travaillent en général pour deux ou trois patrons. Elles touchent un salaire, plus le droit au lavage gratuit de leur linge personnel et de celui de leur famille. Les hommes, très minoritaires, sont presque exclusivement employés comme garçons de lavoir, livreurs ou attachés à des travaux mécaniques trop durs pour les femmes. 

Les ateliers de petite blanchisserie sont insalubres, au rez-de-chaussée, dans des ruelles où l’air ne pénètre jamais. Les buanderies sont uniquement aérées par la porte, le linge blanchi bouchant les fenêtres. La vapeur qui se dégage des fers chauffés au charbon de bois et au gaz pollue l’air de ces bouges étroits et encombrés. La législation visant à améliorer les conditions de travail reste mal appliquée. 

Il faut du courage pour accomplir, par tous les temps et dix heures par jour, en bord de Seine ou à la buanderie, ce labeur consistant à battre le linge, à le tremper, le tordre, le savonner, l’essorer, le plier. Le seul moment de détente est l’heure de la collation, vers 3 heures et demie ou 4 heures de l’après-midi, lorsque la patronne offre aux laveuses le verre de vin ou le café. Mais le linge doit être prêt si l’on veut conserver
sa place. Une place qu’il faut payer 5 centimes de l’heure et qui rapporte de 3 F à 4 F par jour. 

On travaille de très longues heures, six jours sur sept, sans congés payés, retraites ou congés maladies. Le travail des blanchisseuses et garçons de lavoirs est très physique. Celles qui pratiquent ce travail deviennent rarement centenaires. Très tôt, elles souffrent de rhumatismes, occasionnés par l’eau glaciale, ou de pleurésie, provoquée par les courants d’air. Les buandières meurent à 50 ou 60 ans, quelquefois plus jeunes, épuisées par l’effort ou rongées par l’alcool. 

L’alcoolisme constitue un grand fléau : les trois quarts des ouvriers absorbent régulièrement apéritifs, rhum du matin et absinthe. De nombreux cafés s’installent dans les grands centres de blanchissage. ** cf note Extrait de « les Faits-Divers Illustrés » du 14 janvier 1909. 

La profession est par ailleurs éprouvante. « Toute la journée dans un baquet jusqu’à mi-corps, à la pluie, à la neige, avec le vent qui vous coupe la figure ; quand il gèle, c’est tout de même, il faut laver… On a ses jupes toutes mouillées dessus et dessous » écrit V. Hugo dans Les misérables. 

En outre, le linge souillé augmente les risques de tuberculose, ce fléau du siècle. 

laverie dans Paris

La tuberculose est responsable de plus de la moitié des décès chez les blanchisseuses et repasseuses contaminées par le linge, rarement désinfecté à son arrivée. Les lésions de la peau, dues à l’emploi de lessives corrosives, les lombalgies, les varices, les accouchements prématurés sont le lot commun de ces femmes qui portent des charges trop lourdes et travaillent sans cesse debout. 

Le danger est tel que, en 1905, l’Administration estime nécessaire d’intervenir dans les lingeries industrielles, pour sauvegarder tant la santé du public que celle des blanchisseuses. 

Déjà, le transport en vrac du linge sale dans les trains de voyageurs, qui se faisait sans précaution aucune, est interdit. Désormais, ce linge ne pourra être introduit dans les ateliers qu’enfermé dans des sacs soigneusement clos. Avant tout triage et toute manipulation, le linge devra être désinfecté, en particulier celui en provenance des hôpitaux. Les ouvrières devront être pourvues de surtouts de protection et seront tenues de se laver à chaque sortie de l’atelier. Enfin, il leur sera interdit de consommer un quelconque aliment ou une quelconque boisson dans les ateliers de linge sale… 

  Un rapport de la chambre syndicale des blanchisseurs, adressé vers 1880 au ministère de l’intérieur, évalue à 104 000 personnes la population que le blanchissage fait vivre à Paris. Il y a, parmi elles, 94 000 femmes et 10 000 hommes, soit presque 10 femmes pour un homme.     

Au début du XXème siècle, l’entretien du linge de la capitale occupe 35 000 personnes à Paris et 25 000 en banlieue, dont une majorité de femmes. 

  
La corporation des blanchisseuses 

  Autrefois, les corporations féminines étaient le seul cadre où les femmes échappaient à la lourde tutelle masculine. 
La corporation des blanchisseuses est très importante, non seulement en nombre, mais aussi par sa présence quotidienne dans la rue. Car elles lavent mais aussi livrent le linge. Voir ainsi passer de nombreuses femmes et jeunes filles seules transportant du linge fait rêver plus d’un homme sur leur passage. Le linge transporté, entre autres, permet de les identifier. En 1868, Adrien Marx, pour Le Petit Journal parle de blanchisseuses : 

  « Vous avez certainement remarqué, comme moi, les voitures de blanchisseuses que la banlieue nous expédie tous les jours et qu’on voit stationner à Paris devant la porte des maisons. Ce sont, pour la plupart, d’énormes carrioles à deux roues recouvertes d’une bâche qui protège les paquets de linge contre les intempéries de l’air. Le cheval qui traîne cette cargaison immaculée est généralement dirigé dans les rues par une grosse femme dont les façons sont légèrement brusques… Observez la commère, lorsqu’elle ravive par un coup de fouet l’énergie défaillante de son vieux bidet. Ses traits se contractent, son visage prend une physionomie virile, et sa bouche lâche un Hue ! qui fait trembler les vitres d’alentour. Eh bien ! Ne vous y trompez pas : ces luronnes sont presque toutes d’excellentes mères de famille cachant sous la rudesse de leur allure des sentiments exquis, un cœur d’or et de précieuses qualités, dont beaucoup de belles dames sont dépourvues, Elles ne craignent pas, j’en conviens, de laisser voir leurs chevilles empâtées quand elles quittent ou gravissent le haut marchepied de leurs carrosses. La peau de leurs bras hâlée par le grand air et les vagues du fleuve n’a aucune analogie avec le satin, et leurs doigts macérés dans l’eau de savon manquent de la distinction et de la grâce, inhérentes aux mains des duchesses. Mais les blanchisseuses de la campagne ont d’autres avantages… »

  Octave Uzanne, dans  « Parisiennes de ce temps », ouvrage paru en 1900, parle de la dure vie des femmes de lavoir, « située au plus bas degré de la corporation. (…) Le lavoir où elle se casse les reins, ployée en deux, à rincer à grands coups de chien, à taper à larges coups de battoir le linge étuvé, est un vaste hangar, ouvert à tous les vents, où en toute saison elle vit, les bras plongés dans l’eau, suant et grelottant à la fois, tant elle met d’action à tremper, couler, savonner, frotter, essorer, sécher et plier la marchandise ».

C’était un métier de maîtresses femmes, de femmes fortes, courageuses et costaudes. C’était un métier de « fortes en gueule ». 
Elles avaient même la réputation d’être de sacrées buveuses, si l’on en croit Octave Uzanne : « La femme de lavoir ne supporterait pas cette existence enragée si elle ne buvait ; l’alcool la brûle et la soutient. C’est une pocharde terrible, et elle ne sort guère d’un état de demi-ébriété furibonde. » Uzanne poursuit son étude de mœurs et reconnaît en elles des dames plutôt dévergondées, ce qui n’était pas sans déplaire aux hommes. Elles battaient la mesure à grands coups de battoir. Les langues y étaient aussi agiles que les bras qui lavaient. Elles maniaient le cancan aussi sûrement que la brosse. Et, les crêpages de chignon n’étaient pas rares. Témoin la scène racontée par Zola, cette bagarre mémorable entre une Gervaise offusquée et une dénommée Virginie, jolie fille impudente, dont la sœur venait de conquérir Lantier, l’amant de Gervaise. Commencée à coups de seau d’eau, l’échauffourée se termina par une retentissante fessée administrée par Gervaise sur le derrière rebondissant de Virginie.

  De condition très modeste, ces ouvrières et ouvriers sont des personnes énergiques, faisant un travail physique et aimant bien s’amuser ; car la vie des blanchisseuses et des rares hommes présents dans les blanchisseries, garçons de lavoirs qui portent l’eau et patrons, ne comporte guère de loisirs. 

Or, la Mi Carême (jadis aussi la fête des débitants de charbon et des porteurs d’eau) est une grande fête féminine. Qui plus est, populaire. L’importante corporation des blanchisseuses va l’organiser. 

Une fois par an donc, la Mi Carême, qui fait partie de la grande fête populaire du Carnaval de Paris, sera la journée des blanchisseuses. 

blanchisseurs

Lieux de travail pénible, les Halles, lavoirs et marchés deviennent pour elles, lieux de liberté en ce jour de fête et de congé. En 1868, Timothée Trimm appelle la Reine du lavoir, « souveraine du battoir» et une coupure de presse du 26 mars 1870, conservée dans les dossiers Actualités Carnaval de la Bibliothèque historique de la ville de Paris, appelle la fête des blanchisseuses « la fête des battoirs ». 

En 1868, Timothée Trimm appelle la Reine du lavoir, « souveraine du battoir» et une coupure de presse du 26 mars 1870, conservée dans les dossiers Actualités Carnaval de la Bibliothèque historique de la ville de Paris, appelle la fête des blanchisseuses « la fête des battoirs ». 
Ce jour-là, comme l’écrit Le Constitutionnel en 1846, les blanchisseuses élisent leur reine dans chaque grand lavoir, et vont ensuite à l’église, vêtues de blanc. Aux blanchisseuses de Paris, viennent se joindre celles de la banlieue, que l’on voit arriver par toutes les barrières avoisinant la Seine, vêtues de blanc aussi, et voiturées dans les charrettes de leurs patron. 

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Le lavoir du quartier

Posté par francesca7 le 27 avril 2013

 

 Le lavoir du quartier dans LAVOIRS DE FRANCE lavoir

Si les femmes se sont toujours déplacées près des points d’eau de leur village pour laver le linge, on ne peut dater le début de la démocratisation des lavoirs qu’au milieu du XIX° siècle.

L’hygiène publique : Lutter contre l’insalubrité

La création des lavoirs résulte d’une prise de conscience collective de l’importance de la salubrité publique et des principes élémentaires d’hygiène.

A cette époque, on a bien compris que les épidémies ne sont plus des punitions du ciel et l’on commence à chercher comment prévenir leur apparition. Le fait que l’eau soit propagatrice de maladies est scientifiquement prouvé et veiller à sa pureté devient un impératif. Or, la cause de son insalubrité réside en ce qu’un même point d’eau sert à de multiples usages. Les fontaines publiques ne suffisent plus à satisfaire les besoins des populations. L’édification des lavoirs s’impose donc guidant avec elle le progrès de l’hygiène individuelle.

Des lavoirs subventionnés

Le 3 février 1851, l’assemblée législative de Napoléon III vote un crédit de 600 000 francs destiné à subventionner à hauteur de 30% la construction des lavoirs dans les communes.

Un lieu de rencontre

Les lavoirs deviennent très vite des lieux de rencontre où les lavandières se rejoignent quotidiennement transportant avec elles, brouette, baquet plein de linge, brosse, savon et planche à laver, pour s’échanger les derniers potins du village, commérer. On arrivera même à appeler les lavoirs « hôtels des bavardes » ou encore « moulins à paroles ». Là où on lavait le linge on salissait le monde.

Si plusieurs lavoirs ont existé sur la commune de Cenon (33), intéressons nous à celui du quartier du Pichot. Ce lavoir au passé singulier était situé sur l’actuelle rue du Maréchal Joffre, juste à côté du passage du chemin de fer.

C’est durant l’été de 1868, que l’on prend conscience que les trous faits dans les fossés pour laver le linge représentent un danger pour la sécurité publique. Le conseil municipal décide alors de combler ces trous et émet fin 1869 le projet de construction d’un lavoir dans le village dit du Pichot.

Les eaux de la source Cannelle

En 1871, alors que le besoin en eau des habitants se ressent de plus en plus, on pense à alimenter ce lavoir grâce au trop plein des eaux de la source Canelle. Le projet va rester en suspens pendant 25 ans avant que la commission d’hygiène ne s’y intéresse de nouveau.

Treize ans plus tard, soit en 1909, on choisit d’installer le lavoir dans l’ancienne remise du char funèbre près de la voie ferrée, mais le conseil municipal rencontre encore des problèmes car l’administration de chemins de fer de l’état refuse d’accorder à la commune un passage permettant d’accéder au lavoir.

construction dans LAVOIRS DE FRANCE

Construction du lavoir

En 1910, après accord des chemins de fer, on confie la réalisation des plans du lavoir à l’agent voyer Dantin. Après plusieurs rejets de la commission des bâtiments civils, les plans sont enfin acceptés et une dépense de 3 120 francs est votée. Le lavoir est construit durant l’année 1911, pour la plus grande joie des habitants du quartier qui le réclamaient depuis plus de 40 ans.

Aujourd’hui, le lavoir n’existe plus. Son ancien emplacement est le témoin du chantier de doublement de la voie ferrée, synonyme de la fin du bouchon ferroviaire.

Petites astuces…

En souvenir de cette époque révolue qui rappelle le dur labeur de nos grands mères, voici quelques petites astuces pour un linge éclatant :

   1.  Utiliser un bon savon ou à défaut de la cendre de bois
   2.  Rincer en ajoutant quelques boules de bleu pour l’éclat
   3.  En guise d’assouplissant, ajouter quelques racines de saponaires
   4.  Pour finir, parfumer à l’aide de rhizomes d’iris

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