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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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La Ste-Catherine entre mode et tradition

Posté par francesca7 le 7 octobre 2015

Le 25 novembre, on célèbre les Catherinettes ! Savez-vous de qui il s’agit ? Ce sont les jeunes femmes de 25 ans qui ne sont pas encore mariées. Même si elles assument et profitent aujourd’hui pleinement de leur célibat, la Sainte-Catherine reste une bonne occasion de faire la fête. La Catherinette devient alors reine d’un jour, couverte de fleurs jaunes et vertes et coiffée d’un chapeau extravagant ! Zoom sur une fête traditionnelle remise au goût du jour…

saintecatherine

Qui était Sainte Catherine ?

Catherine d’Alexandrie naquit en Egypte vers 290. Très tôt elle s’intéressa aux arts, aux sciences et à la philosophie. On dit qu’une nuit, le Christ lui apparut : elle décida alors de lui consacrer sa vie.
 
L’Empereur de Rome, Maximien, organisait à Alexandrie des fêtes païennes. Agée de seulement 18 ans, Catherine s’opposa ouvertement à ces mœurs et tenta de convertir l’empereur au catholicisme. Agacé, Maximien mit la jeune fille à l’épreuve en lui organisant un débat avec ses savants. Mais Catherine parvint à réfuter toutes leurs théories et les convertit un à un à sa foi. Impressionné par tant d’intelligence et de beauté, Maximien demanda Catherine en mariage, mais essuya un refus catégorique, celle-ci se considérant comme spirituellement fiancée au Christ. Humilié, il la condamna à la torture au moyen d’une machine infernale faite de roues agrémentées de pointes acérées. Mais sous la protection du Seigneur, on raconte que les roues se brisèrent. Catherine fut malgré tout décapitée le 25 novembre de l’an 307 et de sa blessure, dit-on, coula du lait…
 
Sainte Catherine deviendra ainsi la patronne des jeunes filles vierges, et au fil du temps, des jeunes filles à marier, adulée pour sa fidélité au Christ.

Les traditions de la Sainte-Catherine

Les coutumes de la Sainte-Catherine naissent au Moyen Age. Des moines du mont Sinaï auraient découvert le corps intact de Sainte-Catherine. La légende se répandit en Occident au moment des Croisades et l’histoire de la sainte inspira de nombreux artistes.
 
Commença alors la dévotion à Sainte-Catherine. Chaque 25 novembre, les jeunes filles de 25 ans qui n’étaient pas mariées, les « Catherinettes », arboraient des tenues et des chapeaux extravagants. Elles se rendaient ensuite à l’église au pied de la statue Sainte-Catherine qu’elles couvraient de fleurs, et l’imploraient de leur trouver un époux dans l’année ! On les voyait aussi au bal coiffées de leurs chapeaux aux couleurs jaune et verte ; le jaune symbolisant la foi, et le vert la connaissance, en référence à la martyre. Elles montraient ainsi qu’elles étaient un cœur à prendre !

La dimension religieuse s’est affaiblie avec le temps et la fantaisie des accoutrements a inspiré le domaine du stylisme, au point que Sainte-Catherine est devenue également la sainte patronne des couturiers et des modistes.
 
Ainsi à partir des années folles (dans les années 1920), on assista à Paris à une étrange parade. Chaque 25 novembre était l’occasion de grands défilés organisés par les maisons de haute couture. Les Catherinettes qui y travaillaient confectionnaient leur coiffe, originale à souhait, puis se rendaient dans le 2e arrondissement, à l’angle de la rue Cléry et de celle des Petits Carreaux. Devant un large public, elles montaient courageusement le long d’une échelle de pompier pour accéder jusqu’à la statue de Sainte-Catherine et la couvraient de fleurs ! Un jury désignait ensuite la coiffe de Catherinette la plus réussie.

La Sainte-Catherine aujourd’hui

téléchargement (1)Avec l’émancipation des femmes et les changements de la société, ne pas être mariée à 25 ans est devenue plutôt la normalité ! Les régions rurales perpétuent cependant les traditions de cette fête, principalement dans le Nord et l’Est de la France, en organisant des bals de Catherinettes, des foires et des concours de la plus belle coiffe. L’une des plus célèbres reste la foire de Vesoul(Haute-Saône), qui attire des milliers de curieux ! On s’envoie aussi en guise de clin d’œil des cartes et des fleurs aux couleurs de la Sainte-Catherine.
 
La Sainte-Catherine se fête aujourd’hui beaucoup dans les entreprises. Le 25 novembre, il est de rigueur que les collègues de la Catherinette lui confectionnent un chapeau avec des fleurs et des éléments jaunes et verts rappelant son métier. Elle est alors la star de la journée et doit arborer fièrement sa coiffe ! Vous êtes une entreprise ? Découvrez nos bouquets Sainte-Catherine spécial Entreprises en cliquant ici ! 

  • Avez-vous déjà entendu l’expression« coiffer Sainte-Catherine » ? Liée à la tradition de renouveler la coiffe de la statue, elle signifie tout simplement pour une fille ne pas être mariée à l’âge 25 ans. 
  • Les garçons aussi ont leur Sainte-Catherine ! Elle correspond en fait à la Saint-Nicolas, le 6 décembre, et met à l’honneur les garçons de 30 ans qui n’ont pas encore la bague au doigt. Une expression désigne même leur situation : « porter la crosse de Saint-Nicolas » ! 
  • Le 25 novembre est un jour favorable pour les jardiniers, car comme le dit le dicton : « A la Sainte-Catherine, tout bois prend racine » !

Enfin, la Sainte-Catherine est aussi l’occasion de faire la fête entre copines, un peu à la manière des enterrements de vie de jeune fille. Les amies couvrent la Catherinette de fleurs, en chapeau ou en bouquets. Elle sort ensuite faire la fête, chapeau sur la tête !

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Nos ancêtres avaient le sens de la communauté

Posté par francesca7 le 3 octobre 2015

 

 

Communauté ancestraleVivre dans la même ville, le même quartier et le même immeuble suffisent-ils à éradiquer la solitude de l’individu et à répondre à ses besoins matériels et spirituels ? Malheureusement, beaucoup vivent seuls au milieu de la foule et ne trouvent personne avec qui discuter, à qui confier leurs soucis et leurs peines. Malgré des moyens tels que le téléphone portable, l’ordinateur et internet, qui assurément facilitent la vie, l’homme moderne est seul. C’est dans la solitude en effet qu’il affronte les mille et un problèmes de la vie. L’affaiblissement des liens familiaux en est la cause. Une situation tout à fait désolante qui nous donne envie de nous exclamer « Comme ils en avaient de la chance, les anciens ! »

N’étaient-elles pas heureuses, ces grands-mères qui tenaient leurs petits-enfants par la main, les conduisant à la mosquée pour y prier ensemble ? N’étaient-ils pas heureux ces grands-pères qui visitaient les cimetières avec leurs petits-enfants à la veille des fêtes afin de leur présenter leurs ancêtres ? N’étaient-ils pas heureux ces enfants qui grandissaient en écoutant les histoires racontées par leurs grands-mères ? Qui sait ? Ils ne connaissaient ni troubles psychologiques, ni stress, ni dépression… Les anciens avaient des enfants dont le plus éloigné vivait de l’autre côté de la cour. Ils avaient des petits-enfants qui leur disaient : « Ce soir, je dormirai avec mon grand-père chéri ! Ma grand-mère adorée dormira chez nous ce soir. Youpi ! » Les anciens avaient des pères puissants, solides comme des rocs, sur qui ils pouvaient compter. Nul ne se retrouvait dans la rue. On considérait les personnes âgées comme la parure, la richesse et la bénédiction d’un foyer. Personne en leur présence ne se permettait de lâcher un « pfff ! » d’exaspération…

Il fut un temps où les gens ne souffraient pas de solitude. Les relations étaient solides et résistaient à l’épreuve du temps. Les gens étaient tolérants. Ils n’étaient pas égoïstes. Ils parvenaient à maîtriser leur colère. Chacun comprenait l’autre : sa posture, ses regards, son sourire. En règle générale, les individus étaient sages. Ils ne perdaient pas leur temps en vaines disputes du type « Pourquoi est-ce que vous ne m’avez pas laissé passer ? Pourquoi vous klaxonnez ? Pourquoi vous criez ? » Les individus vivaient des moments heureux avec leurs parents, enfants, amis et voisins. À partir du moment où les gens se sont mis à éviter d’entrer en contact avec ceux qui leur étaient les plus proches, les disputes et les problèmes sont apparus, charriant leur lot de tristesse et de souffrance.

Peut-on raisonnablement attendre de quelqu’un qui ne supporte pas la mère qui l’a mis au monde, qui installe son propre père à une autre table uniquement parce qu’il mange bruyamment, qui se fâche contre ce même père qui a travaillé durement sa vie durant, simplement parce qu’il est devenu sourd, peut-on raisonnablement attendre d’un tel individu qu’il parvienne à entretenir une relation de qualité avec ceux qui ne lui sont pas même proches ? De même, qu’attendre de parents qui se comportent avec leurs enfants comme s’ils étaient des bêtes de course, leur rendant la vie impossible, exigeant d’eux constamment les meilleures notes, les accablant de reproches parce qu’ils ont été devancés par leurs camarades lors d’épreuves pourtant mineures ?… Les blessures morales que nous infligeons aux autres et les regrets que nous exprimons à travers des exclamations comme « Ah, si je pouvais remonter le temps !… » ne sont-ils pas le résultat de notre intolérance, de ces actions et paroles irréfléchies devenues communes dans notre vie d’aujourd’hui ?

Ne pensez-vous pas dès lors que les vertus de nos ancêtres – la convivialité, le dialogue, les contacts fréquents, l’échange de présents comme de politesses, la gentillesse, le fait de savoir contenir sa colère, la patience, et l’action réfléchie, servie par une parole belle et juste – pourraient servir de remèdes à notre solitude actuelle ? Les abeilles, fourmis, et jusqu’aux animaux sauvages vivent en communauté. Est-il possible que l’être humain, créature sociale par excellence, puisse vivre une vie saine dans la solitude ?

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On dit tout avec les fleurs

Posté par francesca7 le 29 septembre 2015

 

Depuis son entrée en politique, la popularité de Jean-Luc Romero est au beau fixe. Conseiller régional d’Île-de-France depuis 1998, ancien secrétaire national de l’UMP et du Parti radical, président fondateur du parti politique Aujourd’hui Autrement et apparenté PS, l’intégrité de son engagement lui a notamment valu d’être élu homme politique de l’année en 2001 et décoré chevalier de la Légion d’Honneur, de l’Ordre National du Mérite et des Arts et des Lettres. 

 fleurs

Au plus proche des sujets de société qui intéressent ses concitoyens, Jean-Luc Romero est aussi et surtout un homme de terrain aux actions associatives significatives. C’est d’abord la lutte contre le VIH/Sida avec l’association ELCS (Elus locaux contre le sida) et le CRIPS (Centres régionaux d’information et de prévention du sida) dont il est le président. C’est ensuite le combat pour une fin de vie digne avec l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité), dont il est encore président. Son investissement total pour le respect de l’égalité des droits dépasse même nos frontières. En 2012, il est président d’honneur de la Fierté de Montréal, au Québec, où il reçoit le Prix Claude Tourangeau. Il est enfin à la tête du comité officiel de soutien à Florence Cassez, cette Française injustement emprisonnée au Mexique depuis 2005.
 
« Jean-Luc Romero a de nombreuses activités qui toutes sont tournées vers un seul but : l’humain », annonce son site internet. Malgré un emploi du temps chargé, l’homme s’est accordé une courte pause végétale pour nous offrir, le temps d’une interview, sa vision d’une nature en toute simplicité.

Vous êtes plutôt de ville ou de la campagne ? 

Jean-Luc Romero : Je suis un homme de la ville. La campagne m’attire moins, sans doute à cause de la solitude qui l’accompagne bien souvent. Mais comme j’aime la nature, il me faut un bois – mon bois de Vincennes – des squares, des plantes et beaucoup de fleurs chez moi.
 
Quelles sont vos fleurs préférées ? 
Les roses blanches, qui étaient les fleurs préférées de mon ami Hubert emporté par le sida en 1994, ont mes faveurs. Les roses blanches, qui portent la signification de l’authenticité et de l’amour pur.
 
Vous pratiquez le jardinage ? 
Oh non, pas du tout ! Pourtant, les plantes que j’ai chez moi durent très longtemps. Peut-être sont-elles sensibles aux mouvements qu’elles y perçoivent, au ballet des amis qui poussent la porte de mon domicile ? Peut-être aiment-elles particulièrement les chansons de mon amie Sheila (qui est présidente d’honneur d’Elus locaux contre le sida depuis plus de 15 ans, ndlr) qui accompagnent souvent mes longs moments de travail à la maison ? Qui sait…
 
Vous offrez des fleurs ? Ou préférez-vous les recevoir ?
J’offre beaucoup de fleurs. Et j’en reçois aussi, en retour. Je crois avoir été particulièrement touché par le magnifique bouquet que m’a adressé il y a quelques années Anne Hidalgo, la première adjointe au maire de Paris, que je considère presque comme une sœur et qui, empêchée de se rendre à un dîner que j’organisais pour mon anniversaire, s’était fait excuser de cette belle façon. On dit tout, avec les fleurs… Celles-ci disaient la tendresse.
 
Quel est votre rapport au végétal dans votre quotidien ?
J’aime le vert profond des plantes et les couleurs vives des fleurs. Mais je n’ai pas de rapport particulier au végétal. Sauf si vous m’indiquez, bien sûr, qu’il y a des plantes dans le Coca Cola light…
 
Si vous deviez transmettre un message avec des fleurs, quel serait-il ? 
« Ne m’oubliez pas », transmis par de magnifiques myosotis.

 Bouquet-de-fleurs

Jean-Luc Romero

L’engagement humain de Jean-Luc Romero se découvre aussi au fil de ses livres. En 2001, On m’a volé ma vérité (Seuil) est le récit spontané du premier outing d’un homme politique français, dont il a été victime. L’année suivante, Virus de vie (éd. Florent Massot) révèle sa séropositivité.

En 2003, sa Lettre à une droite maladroite(Ramsay) épingle pertinemment le conservatisme d’une partie de son camp politique. En 2004, Je n’ai jamais connu Amsterdam au printemps offre un état des lieux édifiant des mœurs politiques. La nuit des petits couteaux : qui gagnera la bataille de Paris ? (éd. Gawsewitch) en 2006, propose notamment un nouveau modèle français de développement et de démocratisation de nos villes. Les Voleurs de liberté (Florent Massot) en 2009, est un plaidoyer pour la légalisation de l’euthanasie. Enfin,Homopoliticus, comme ils disent, paru l’année dernière chez Florent Massot et réédité fin 2012 chez EGL- La Musardien avec une nouvelle postface, aborde cette relation tendue que la politique entretient avec la sexualité. A ce sujet, un film de 52 minutes d’Aleksandar Dzerdz et Jean-Luc Romero est prévu à la fin de l’année sur LCP-AN. Les éditions L’Esprit frappeur viennent également de rééditer une nouvelle version de son cinquième opus, Les Voleurs de liberté, avec une préface de Noëlle Châtelet.

 

« Les roses blanches portent la signification de l’authenticité et de l’amour pur »

Comme le décrit si bien Jean-Luc Romero, les fleurs blanches expriment l’authenticité. Les offrir est une marque de respect, de franchise et, dans l’intimité, d’amour pur. C’est sans doute pour cela qu’elles accompagnent traditionnellement les grands événements de notre vie. De l’innocence d’une naissance à un départ dans la dignité, elles sont l’apparat des grandes cérémonies, comme le mariage. Fortes d’une symbolique remarquable dans la mythologie et l’Histoire, elles furent notamment l’emblème de l’opposition au régime nazi durant la Seconde Guerre mondiale.

 

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L’enfant caché de Philippe Auguste

Posté par francesca7 le 26 septembre 2015

 

 

philippeVers 1208 : Philippe Auguste rencontra une certaine « bourgeoise d’Arras » vers 1205, au lendemain de la mort de son épouse Agnès de Méranie, et à l’époque où les juges ecclésiastiques devaient se prononcer sur sa demande d’annulation de son mariage avec Ingeburge. De cette liaison extraconjugale naquit un fils, vers 1208, que le roi reconnut et prénomma Pierre Charlot, manière de rappeler la constante volonté des Capétiens de devenir empereurs, à l’image de Charlemagne. Élevé à la cour, Pierre Charlot, légitimé par le pape Honoré III, eut pour précepteur le prêtre Guillaume le Breton, qui lui dédia le célèbre et long poème

La Philippide, succession de chants : « Et toi, pour qui mon amour s’accroît à toute heure, en sorte que j’estime qu’il ne m’est pas permis de terminer cet ouvrage sans célébrer encore tes louanges, en qui la noblesse du cœur est la preuve de ton illustre origine, afin qu’il soit bien évident que tu es fils de ton père Philippe, toi, qui bien lavé de toute carie (Carie Lotus : jeu de mots sur Carlotus, Charlot), chéri en toute charité, véritablement digne de porter le surnom de Charlot, et qui, embellissant ton nom propre d’un surnom véridique, justifies l’un et l’autre de ces noms par tes vertus et par ta vie, toi à qui j’ai donné les premiers enseignements de l’enfance, et dont les heureuses dispositions secondent si bien la facile intelligence, que déjà tu pourrais passer pour mon maître, quoique tu sois à peine arrivé à ta quinzième année, Pierre, tends la main à celui qui accourt vers toi, qui se rattache à toi par ses espérances ; accueille son écrit d’un regard favorable, et rends-le tout aussitôt digne d’être lu, à l’aide de la force d’esprit que t’ont donnée la nature et l’étude. »

Pierre Charlot devint trésorier de l’église de Tours dès 1216, puis, en 1240, par dispense de Rome et grâce à l’insistance de son neveu Louis IX (Saint Louis), fils de Louis VIII, fut nommé évêque de Noyon. Il mourut le 9 octobre 1249, sans postérité, dans le naufrage de son navire, sur les côtes de Damiette.

 

Extrait des Petites anecdotes insolites de l’Histoire de France

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Histoire du maquillage en France

Posté par francesca7 le 25 septembre 2015

 

 1767-1768-Meytens-vienne

 

L’époque médiévale

Des dents et un teint blanc
Durant l’époque médiévale, le teint pâle est de mise. Toutefois, l’emploi de fards n’est réservé qu’aux femmes « qui cherchaient un mari et aux femmes affligées d’une infirmité repoussante », l’emploi d’artifice étant vu comme une correction de l’œuvre divine. Les dents aussi doivent être blanches, au point qu’on en utilise de fausses en os de vache ou en ivoire. 

Les soins de beauté médiévaux
La religion considérant l’emploi de maquillage comme une « tromperie adultère » (Jacques de la Marche), de nombreux soins de beauté sont employés pour s’embellir. On boit de la cervoise pour avoir de jolies couleurs sur le visage et on applique sur la peau du lait caillé contre les pustules, ou du jus de concombre contre les taches de rousseur.

 

 Maquillage

Le XVIème siècle

Mouches et fards
Le XVIème siècle marque l’arrivée des mouches, qui dissimulent taches brunes et boutons. Les fards blancs sont désormais largement utilisés sur le visages, les décolletés et dans les cheveux, par les femmes comme les hommes. Mais ces produits altèrent la peau et des peelings violents sont pratiqués pour la rajeunir : l’épiderme en surface est enlevé au rasoir.

Des masques de sang contre les rougeurs
L’obsession pour le teint blanc fait naître de curieux remèdes. Partant du principe que le même attire le même, des masques de sang de poulet ou de pigeon sont pratiqués pour faire disparaître les rougeurs.

Naissance du bâton à lèvres
La bouche est rehaussée de rouge et les premiers bâtons à lèvres sont inventés. Si l’emploi de safran, curcuma et cochenille est courant, les élites préfèrent toutefois les teintes discrètes, pour ne pas –trop- s’éloigner de l’œuvre de Dieu.

 

Le XVIIème siècle

Les yeux au premier plan
Après le teint, c’est désormais aux yeux d’entrer en scène, car « l’esthétique dépendait de l’expression » de ceux-ci.

L’avènement des mouches
Les mouches sont encore plus présentes qu’au XVIème siècle. Ces ronds de taffetas appliqués sur le visage portent des noms différents selon les zones où ils sont placés. Sur le front, on les nomme « majestueuses », près de l’œil, « passionnées » et, au coin de la narine, « effrontées ».

Le maquillage, pas toujours bien perçu
Si l’emploi de maquillage, d’eaux de talcs, de poudres et d’onguents est très répandu, certains maris voient encore d’un mauvais œil le fait que leur femme les utilise. Le maquillage est aussi mal perçu en cas de veuvage ou de vieillesse.

 

Le XVIIIème siècle

Le rouge, révélateur du statut social
Sous Louis XV, les joues sont largement fardées de rouge. Au-delà de l’aspect esthétique, la teinte choisie est alors révélatrice du statut social de celle qui la porte. Les courtisanes choisissent des rouges voyants, les bourgeoises des rouges plus clairs.

Les lèvres, au second plan
Les dents étant abîmées par l’abus de sucreries, les lèvres ne sont pas maquillées. Le rouge à joues a donc, aussi, pour fonction de détourner le regard de ces bouches édentées. 

Le retour au naturel avec Marie-Antoinette
Originaire d’Autriche, Marie-Antoinette rapporte de son pays la tendance de la beauté naturelle. « La pâleur sans fards revient à la mode ». A tel point que Napoléon enjoint à Joséphine de mettre du rouge, lui affirmant qu’elle a « l’air d’un cadavre »

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Le XIXème siècle

L’idéal : avoir l’air mourant
A partir de 1830, l’idéal de beauté est d’avoir l’air mourant : « avoir bonne mine était trop bourgeois ». Sur le visage, on applique des fards jaunâtres, verdâtres et bleuâtres ; les veines sont dessinées au fard bleu ; l’œil se doit d’être cerné jusqu’à la pommette. Dans cette optique, les femmes souhaitent maigrir à tout prix –alors qu’au début du siècle on les préférait potelées. Pour ce faire, elles boivent du vinaigre et ne mangent que du citron. 

Des fards gras aux fards secs
Heureusement, cette tendance morbide passe et le maquillage fait une avancée spectaculaire : les fards gras de jadis laissent la place à une version sèche. C’est Alexandre Napoléon Bourjois qui les lance en 1881, après avoir crée, avec son associé, les premiers sticks gras de la parfumerie théâtrale Ponsin, dont Sarah Bernhardt était friande.

L’industrialisation des cosmétiques
La seconde moitié du XIXème siècle voit apparaître l’industrialisation des cosmétiques. Les emballages esthétiques attirent l’œil, la chimie de synthèse et la pétrochimie améliorent les formules. Pour autant, nombre de produits de maquillage sont encore extrêmement toxiques, voire mortels, le plomb, le sulfure d’arsenic et les sels de zinc étant encore utilisés comme ingrédients.

 

Le XXème siècle

Un maquillage individualisé
Si les périodes précédentes instauraient des modèles à suivre, le XXème siècle prône, au contraire, un maquillage personnalisé, qui s’adapte à la forme du visage. Il marque la naissance des visagistes et des services de relooking.

La cosmétique, symbole de la libération féminine 
Avant 1910, le maquillage est amoral et réservé aux prostituées. Mais à partir de cette période, les femmes militent pour leur indépendance. Elles défilent à News York en 1912 pour le droit de vote…en arborant hardiment un rouge à lèvres écarlate. Le maquillage se démocratise alors, il est vendu à bas prix dans les grands magasins et les premiers instituts de beauté font leur apparition.

Des formules améliorées
Dès 1906, des contrôles médicaux sont –enfin- effectués sur les cosmétiques. La céruse, responsable de milliers de morts depuis l’Antiquité, est bannie des formules. Les cosmétiques deviennent soin. La paraffine et la vaseline y font leur grande entrée.

Les années 1910 : un teint hâlé, une bouche et de yeux marqués
C’est seulement au XXème siècle que la mode tend vers un teint hâlé, signes de vacances au soleil. Le cinéma muet, féru de gros plans sur des visages expressifs, incite à maquiller fortement yeux et bouches, pour accentuer les mimiques des acteurs. Maybelline crée le premier mascara en 1913 et le très culte rouge à lèvres « Baiser » fait son apparition en 1927.

A partir des années 20 : le maquillage pour une vie heureuse
Les publicités des magazines vantent les mérites d’une vie plus heureuse grâce au maquillage. Durant la grande dépression de 1929, les Zuniennes se privent de nouveaux vêtements, mais pas de leur maquillage. Helena Rubinstein crée de petites trousses, spécialement pour les femmes sur les champs de bataille et Elisabeth Arden conçoit une lotion colorante pour les jambes, afin de pallier la pénurie de bas.

Les années 90 : vers un maquillage naturel
La tendance s’axe désormais vers des produits « pour une beauté naturelle ». Les ampoules et gélules font aussi leur apparition, pour agir de l’intérieur. Et si le maquillage n’est pas encore largement utilisé par les hommes, une ligne de soins est lancée pour eux en 1985 par L’Oréal. 

Un teint blafard, un masque au sang de poulet, un peeling au rasoir, des cernes volontairement marqués…voici par quoi les tendances cosmétiques sont passées. Découvrez l’Histoire du maquillage*, du Moyen-Âge à nos jours, grâce au captivant livre de Martine Tardy.
Par Elsa Rouden

* D’autres anecdotes dans le passionnant Histoire du maquillage, de Martine Tardy, aux éditions Dangles.

Publié dans HUMEUR DES ANCETRES | Pas de Commentaire »

Des générations de passeurs de plantes

Posté par francesca7 le 23 septembre 2015

 

Leonora-Carrington

Leonora-Carrington

 

Imprégné des parfums qu’exhale sa boutique, dans un cercueil aromatique, Toussaint Blaize gît en ce lieu » : cette épitaphe est dédiée à l’un des personnages phares de la cité phocéenne, le « père Blaize ». Cet homme charismatique, né dans les années 1760, parcourt les villages de la vallée des Écrins à dos de mulet et soigne les indigents avec ses herbes, avant d’arriver à Marseille où il ouvre une échoppe en 1815. L’immeuble, doté d’un grenier pour y faire sécher les plantes, est situé à deux pas du Vieux-Port. Toussaint peut ainsi se procurer, en plus de ses plantes provençales et alpines, des végétaux exotiques.

Au XIXe siècle, on privilégie les laxatifs tels la rhubarbe, la bourdaine, la cascara ou l’aloès, vendus pour purger les malades. Toussaint crée également des préparations, comme le concentré végétal, et de nombreuses tisanes toujours commercialisées aujourd’hui. La plus connue, la tisane de longue vie, a fait le tour du monde. Le secret de la longévité selon Toussaint Blaize ? Drainer le foie. Premier consommateur de son breuvage, ayant adopté une hygiène de vie irréprochable, il décède à plus de 90 ans, âge très respectable en 1855.
 

Des pharmaciens à la Pagnol

Formé par Toussaint, Marc-François, son unique fils, a aussi fait des études d’herboriste à Montpellier dans les années 1840. Son diplôme permet de vendre des plantes séchées par opposition à l’apothicaire qui peut manipuler les toxiques. Mais il meurt la même année que son père, et c’est sa veuve, également diplômée, qui tiendra l’herboristerie jusqu’en 1877, jusqu’à ce que l’unique descendante de la famille, Pauline, épouse Joseph Bonnabel, un herboriste venu des Hautes-Alpes. Sur leurs trois enfants, deux ont la fibre médicale : Jules fait médecine et Paul est diplômé de pharmacie en 1907. Ce dernier reprend les rênes de la boutique qu’il transforme en pharmacie-herboristerie en 1934.

Tout le bâtiment est désormais consacré au stockage des plantes. Durant la Seconde Guerre mondiale, Paul Bonnabel met au point un mélange à fumer à base de barbe de maïs, feuille de tussilage, aspérule odorante, feuille de noyer et fève tonka, qui connaît un grand succès. Ce très bel homme mène grand train : il possède une écurie de course mais laisse quelques dettes à son fils Maxence. Également pharmacien, celui-ci reprend la boutique en 1950. Tel le héros d’un film de Pagnol, il trône derrière le comptoir en homme bienveillant et généreux. Maxence et son personnel peuvent passer des heures à préparer un sirop ou à faire les premiers cachets de plantes.

C’est aussi le début de l’homéopathie, sous le regard attentif de Martine, une de ses filles qui l’assiste à partir de 1970. Initiée à la botanique par son père, elle choisit les études de pharmacie et médecine. En 1979, elle agrandit sa boutique, y ajoutant une pharmacie qui vend des gélules végétales préparées sur place, mais aussi des médicaments allopathiques. Les plantes sèches occupent aujourd’hui la moitié de l’activité et sont pesées au détail, sur quatre grandes balances qui ont remplacé les trébuchets. Fini les ramasseurs locaux, fini les dépôts d’herboristes en gros dans Marseille, tout passe par les laboratoires.
 

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Témoignages du monde entier

La « mère Blaize », comme elle se baptise, a également développé la fabrication d’huiles essentielles et de nouvelles préparations (crèmes, tisanes…), continuant à transmettre le savoir familial, notamment à travers deux livres et un site web de vente. Avec trois pharmaciens, deux préparateurs et plusieurs vendeuses, la boutique, avec ses boiseries d’époque et ses tiroirs à herbes, reste un temple de la phytothérapie (80 % de son activité). « J’ai conservé des milliers de lettres en provenance du monde entier, témoignant des bienfaits apportés par les plantes, et j’aime à croire qu’on ne s’appelle pas Blaise (avec un s à l’origine) pour rien : saint Blaise était le patron des guérisseurs », commente-t-elle. Y aura-t-il un repreneur familial pour perpétuer la tradition ? Malheureusement non, mais Martine, maître de stage à la faculté de Pharmacie, mise sur l’émergence de nouvelles vocations. Persuadée que l’herboristerie du père Blaize a encore de beaux jours devant elle. 

 

source : Encyclopédique

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Ils reviennent à la mode les Prénoms

Posté par francesca7 le 20 septembre 2015

 

 

imagesNombre de nos aïeux portaient des noms de fleurs, mais beaucoup ont aujourd’hui quasiment disparus. Peut-être avez-vous ainsi dans votre famille une tante Hortense,MuguetteAnémone ou Véronique ? Une grand-mèreMargueritePâquerette ou Rosalie ?
 
Après un calme plat pendant une quarantaine d’années, certains prénoms comme Eglantine ou encore Jasmine connaissent un léger regain mais restent peu courants… Qui sait, peut-être referont-ils leur entrée dans le top 100 des prénoms d’ici quelques années ?

 

Depuis les années 1970, certains prénoms de fleurs connaissent une deuxième vie, avec une popularité qui croît au fil des ans. C’est le cas de Capucine, de plus en plus attribué ces deux dernières décennies, au point de figurer parmi les 100 prénoms les plus portés ! Garance, longtemps oublié, retrouve lui aussi un second souffle depuis les années 1990 : en 2010, il se classait à la 147e place des prénoms les plus donnés ! Iris, qui évoque aussi la déesse grecque, se popularise de la même manière depuis les années 1990. Enfin l’engouement continue de monter pour Fleur, même s’il reste pour le moment devancé par Flora.
 
A moindre échelle, on peut citer les prénoms Dahlia et Lilas qui reprennent de l’ampleur depuis les années 2000 environ.
Et chez les garçons ? Les prénoms fleurs y sont plus rares, mais Ambroise fait timidement son retour.

Les prénoms fleurs originaux

Vous souhaitez un prénom fleuri pour votre enfant mais aimez ce qui sort de l’ordinaire ? Ainsi fleurissent les Camélia depuis quelques années, tout comme les Anthéa qui ont de beaux jours devant elles, et plus faiblement les Amaryllis.
 
D’autres prénoms fleurs originaux puisent leurs sources dans les langues étrangères. C’est le cas d’Hanae, popularisé depuis les années 2000, qui signifie tout simplement « fleur » en japonais. Pour les garçons, vous pourrez opter pour Nao (qui en vietnamien signifie « fleur de pêcher »), Zoran (« fleur » en arabe), ou encore Yolan (« violette » en latin). 

 

Démodés les prénoms inspirés des fleurs ? Bien au contraire ! Nombre d’entre eux reviennent en force depuis quelques années, et quelques petits nouveaux font même leur apparition. C’est aussi le cas chez les stars, où les bébés aux prénoms fleuris éclosent. Petit tour d’horizon des prénoms fleurs, depuis les collines d’Hollywood jusqu’en France…

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Sorbon crée la Sorbonne

Posté par francesca7 le 19 septembre 2015

 

220px-Robert_de_Sorbon23 mars 1268 : Bien qu’étant issu d’une famille de petite extraction, Robert de Sorbon, qui tenait son nom de son village natal du Rethélois, fit des études à Paris et fut brillamment reçu docteur en théologie. Devenu chanoine de Cambrai, il se distingua par ses éloquents sermons et acquit une telle renommée que Louis IX, Saint Louis, l’installa à la cour et le prit pour confesseur. Le souvenir des difficultés qu’il avait rencontrées à obtenir le grade de docteur le décida à fonder à Paris un collège qui épargnerait les mêmes épreuves aux pauvres.

Il voulait que ce collège offre les mêmes avantages que ceux dont disposaient les deux principaux ordres mendiants de la capitale, et où l’enseignement, gratuit, était accessible à tous. Il était alors propriétaire de plusieurs maisons situées rue Coupe-Gueule, près du palais des Thermes. Le roi lui fit don d’un immeuble voisin, situé rue de la Bretonnerie et comprenant l’ancienne demeure de Jean d’Orléans. Ses collègues de la cour, les chanoines Jean et Robert de Douay, lui donnèrent des sommes importantes qui lui permirent de faire de nouvelles acquisitions proches des autres, dans le quartier de l’île de la Cité. Sur l’emplacement de ces maisons naquit ainsi, en 1253, un collège qui prit le nom de son fondateur, la Sorbonne, et que Louis IX confirma par lettres patentes en février 1257.

Robert de Sorbon en fut le proviseur et y attira les maîtres les plus distingués de la capitale, parmi lesquels Guillaume de Saint-Amour, Gérard d’Abbeville, Henri de Gand, Guillaume des Grez, Chrétien de Beauvais. Le 23 mars 1268, le pape Clément IV donna à Robert de Sorbon son approbation apostolique pour son collège en adressant une bulle « à son cher fils le proviseur des pauvres maîtres et aux maîtres eux-mêmes, étudiant dans la faculté de théologie aux portes du palais des Thermes et menant la vie commune ». Après dix-huit ans d’enseignement théologique, Robert de Sorbon rédigea les statuts du collège, qui restè- rent toujours en vigueur. Ils comprenaient trente-huit articles relatifs à la vie commune, « depuis le silence, assez peu rigoureux au réfectoire, jusqu’à la simplicité des vêtements autorisés, jusqu’aux peines qui frapperaient les transgresseurs ».

Par la suite, en 1271, Robert de Sorbon fonda, près de la Sorbonne, le collège de Calvi, qui devint la Petite Sorbonne. Richelieu, plus tard, devait la faire détruire pour y construire l’église du même nom. À sa mort, Robert de Sorbon légua tous ses biens à la congrégation de son collège.

Extrait des Petites anecdotes insolites de l’Histoire de France

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Les mères célèbres

Posté par francesca7 le 17 septembre 2015

MERES CELEBRES

Elles sont riches, belles, célèbres, célibataires… Et elles sont mères ! Qu’il s’agisse d’un choix assumé ou forcé par un divorce ou une rupture, les mamans stars sont de plus en plus nombreuses à gérer seules leur progéniture. Parmi les plus populaires, l’actrice britannique Kate Winslet, le mannequin australien Elle MacPherson, les actrices américaines Sharon StoneCourteney Cox ou Sandra Bullock.
 
Pour les stars mères qui sont aussi femmes d’affaires, la maternité est même une source de revenus. C’est le cas de l’ex Spice Girl Victoria Beckham, dont la descendance est utilisée comme un outil marketing qui défile sur les podiums et s’affiche à la Une des magazines. Dans ce registre commercial, les stars ont de la suite dans les idées ! La chanteuse Beyoncé a par exemple déposé une demande au Bureau américain des brevets et des marques de commerce pour protéger le nom de sa fille en vue d’une éventuelle collection pour bébés.
 
Mais si l’image de la maternité se vend bien, elle fait surtout rêver. En témoignent les destins princiers, comme celui de la duchesse de Cambridge et jeune épouse du prince William, Kate Middleton. Au mois de mai dernier, la naissance de la petite Charlotte Elizabeth Diana s’étalait à la Une dans le monde entier.
Pour ces femmes déjà très populaires, l’arrivée d’un enfant est un événement émotif et sensible qui va droit au cœur du public. La liste des mamans qui font rêver serait incomplète sans les actrices américainesAngelina Jolie et Julia Roberts, la chanteuse britannique Adèle ou la chanteuse française Vanessa Paradis.

A la vie comme à la scène, les femmes gèrent aujourd’hui leur rôle de maman comme elles l’entendent. A commencer par les célébrités, qui doivent concilier vie active et maternité. Qu’elles soient actrices, princesses, mannequins ou chanteuses, la Fête des mères est l’occasion de rappeler qu’on peut être une star… et aimer faire des bébés !

Mamans stars à plus de 40 ans !

Si le nombre d’accouchements après 40 ans est en constante augmentation, c’est bien sûr parce que les femmes (célèbres ou pas) font des études plus longues, se marient plus tard et font souvent passer leur carrière avant la maternité.
 
Les stars devenues mamans vers 40 ans sont loin de faire l’exception : la chanteuse américaine Jennifer Lopez (38 ans), l’actrice écossaise Ashley Jensen (40 ans), l’actrice libano-mexicaine Salma Hayek (41 ans), le mannequin canadien Linda Evangelista (41 ans), l’actrice québécoise Caroline Rhea (44 ans), les actrices américaines Julianna Margulies (41 ans), Halle Berry (42 ans) et Marcia Cross (44 ans).
 
Pour d’autres, la quarantaine est aussi l’occasion d’agrandir la famille. Après avoir adopté deux enfants, l’actrice australienne Nicole Kidman donne naissance à Sunday Rose à l’âge de 41 ans. C’est également le choix de l’actrice française Astrid Veillon (38 ans), du mannequin allemand Claudia Schiffer (39 ans), de la chanteuse Madonna (41 ans) ainsi que des actrices Gillian Anderson, Kelly Rutherford (40 ans), Carrie-Anne Moss (41 ans), Julia Roberts (42 ans) et Monica Bellucci (45 ans).
 
Dans un registre qui défie les lois de la nature, la palme d’or pourrait être décernée à la princesse Lia de Roumanie, qui a donné naissance au petit Carol Ferdinand à l’âge de 60 ans. Mais malgré les progrès de la médecine, avoir un enfant après la quarantaine n’est pas sans risques. A 41 ans, la chanteuse canadienne Céline Dion est ainsi victime d’une fausse couche. Cette menace bien réelle pousse les célébrités à faire appel à des mères porteuses, comme les actrices Michelle Stafford ou Sarah Jessica Parker.

Ces célébrités qui refusent d’être mères

Certaines stars n’ont aucun goût pour la maternité et le font publiquement savoir. A commencer par Cameron Diaz : « Les femmes ont peur de dire qu’elles ne veulent pas d’enfants. J’ai plus d’amies qui n’en ont pas que d’amies qui en ont. Et honnêtement, on n’a pas besoin de plus d’enfants… Il y en a déjà beaucoup sur cette planète », déclare l’actrice américaine. Même son de cloche pour Eva Mendès, qui revendique haut et fort son désir de ne pas avoir d’enfants, ou encore la présentatrice Oprah Winfrey, qui présage que ses « enfants la détesteraient sûrement » !
 
Si carrière et maternité semblent pour certaines inconciliables, il y en d’autres pour qui avoir un enfant relève de l’exploit. « Une partie de mes résolutions, cette année, c’est d’accepter qu’avoir mon propre bébé n’est peut-être pas pour moi, ce qui me rend triste », avoue la chanteuse australienne Kylie Minogue, qui parle désormais d’adoption.
« Je n’aime pas la pression que les gens mettent sur les femmes, comme quoi vous avez échoué en tant que femme parce que vous n’avez pas procréé », s’insurge de son côté l’actrice Jennifer Aniston« il y a toutes sortes de raisons qui font que les enfants sont absents de la vie des gens, et personne n’a le droit d’en déduire quoi que ce soit. C’est dur, insultant et ignorant ».
 
En France, elles sont également nombreuses à refuser le rôle de mère. Pour l’actrice Béatrice Dalle« avoir un enfant, c’est prendre perpète » ! « Mes nièces et mes neveux me suffisent », renchérit la chanteuse et imitatrice Liane Foly« Je ne me suis jamais sentie d’être une vraie mère, alors une fausse… », ironise la comédienne Valérie Lemercier : « Si un enfant m’arrivait dans un petit panier, je le prendrais bien sûr et je m’en occuperais. Mais cela ne m’a jamais paru être vital. »
 
Et parfois, le sujet fait polémique. C’est le cas pour la chanteuse Sheila, accusée à tort d’avoir fait un enfant pour tordre le coup aux rumeurs qui racontaient qu’elle était un homme. A ce sujet, les spécialistes expliquent que les rumeurs sur l’identité sexuelle concernent presque exclusivement les femmes, qui sont nombreuses à avoir vu leur féminité remise en question à la Une de la presse people, comme Amanda LearDalida ou plus récemment Elodie Gossuin.

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Potins de mères stars

● L’actrice américaine Hilary Duff conserverait dans un tiroir à maquillage un bout du cordon ombilical de son fils Luca.
 
● L’actrice française Brigitte Bardot livre une analyse plutôt violente de la maternité dans son livre Initiales BB. Elle y déclare refuser de voir son enfant, qui représente pour elle « neuf mois de cauchemar ». 
 
● L’actrice américaine Alicia Silverstone a inventé le « silverstoning », un procédé révolutionnaire de prémâchage maternel de la nourriture avant de l’administrer à son fils Bear Blu.
 
● L’actrice américaine Mayim Bialik a créé la polémique avec la parution de son livre, Beyond the Sling, dans lequel elle recommande des « méthodes d’attachement parental »parfois controversées, comme dormir avec ses enfants, l’interdiction de la poussette ou l’apprentissage de la propreté sans usage de couches.
 
● La chanteuse française Sylvie Vartan est montée au créneau pour défendre son fils David après les déclarations de Johnny Hallyday selon lesquelles David est « un fils de qui n’en a pas assez bavé ». « Johnny n’a pas une vision très juste de David, tout simplement parce qu’il ne l’a pas beaucoup vu », a-t-elle expliqué.
 
● L’actrice américaine Katherine Heigl assure qu’il faut faire du bruit pour endormir un enfant : « Nous nous servons d’un gros ventilateur sur pied que nous réglons au maximum, pour noyer tous les autres bruits. C’est ma mère qui m’a montré ce truc. Elle m’a dit qu’elle laissait même fonctionner un aspirateur dans la chambre de bébé et que ça marchait vraiment ! » 
● L’actrice américaine Katie Holmes aurait appliqué les préceptes de la Scientologie à l’éducation de ses enfants et ce, dès le plus jeune âge, comme leur donner naissance en silence ou ne pas s’adresser à ses bébés durant une semaine.
 
● L’actrice américaine Gwyneth Paltrow, qui dispense de nombreux conseils maternels sur internet, a créé une controverse en déclarant dans un magazine américain : « On prend un bain, tout le monde ensemble », alors que ses enfants sont en âge d’aller à l’école.

 

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Le Nouvel An à travers le monde

Posté par francesca7 le 16 septembre 2015

 

Si nous avons pour l’occasion sorti les huîtres, le foie gras, débouché le champagne* et accroché le gui, comment le passage à la nouvelle année a-t-il été célébré dans le reste du monde ? Voici un petit tour d’horizon des traditions les plus insolites de la Saint-Sylvestre !

NOUVEL AN

Le nouvel an en Espagne

Il existe en Espagne une tradition incontournable pour la Nochevieja ou Fin de año, autrement dit le réveillon de la Saint-Sylvestre. Après un copieux repas en famille, les Espagnols se rejoignent peu avant minuit autour de la grande horloge de leur ville ou de leur village. La célèbre Puerta del Sol, place principale de la capitale, voit notamment arriver des milliers de madrilènes. A minuit, lorsque la cloche se met à retentir, les Espagnols avalent un grain de raisin à chacun des douze coups. On raconte que ceux qui parviennent à tenir le rythme du carillon – chose ardue ! – vivront la nouvelle année sous le signe de la chance. Cette coutume est très ancrée dans le pays, à tel point que les douze coups de minuit sont même retransmis en direct à la télévision. Puis c’est l’explosion de joie : place à la fête jusqu’au petit matin !

Le nouvel an en Italie

Comme nous, les Italiens profitent de la Saint-Sylvestre pour organiser repas et festivités ! Mais dans le sud du pays, notamment à Naples, une bien étrange coutume se déroule le 31 décembre. En effet, elle consiste à jeter par les fenêtres tous les objets dont on ne se sert plus, symboles de l’année qui finit : vêtements, vaisselle, meubles… Au grand dam des passants et des éboueurs ! Une tradition qui tend à disparaître, au vu des dangers évidents qu’elle peut entraîner.
Le jour du nouvel an, le Capodanno, les Italiens se réunissent autour de mets typiques censés apporter abondance, comme la fameuse panettone ou encore des plats à base de graines et des gâteaux enrobés de miel, ou des pieds de porc aux lentilles.

Le nouvel an au Royaume-Uni

En Angleterre, lorsque sonne l’heure, on assiste principalement en Ecosse et en Irlande du Nord à la coutume du First Footing : la première personne à entrer dans la maison déterminera la chance qu’apportera la nouvelle année à l’ensemble du foyer. Ce first footer doit être généralement un homme grand et bien habillé. A minuit, il entre dans la maison et dépose un morceau de charbon dans le feu, du pain sur la table et remplit de whisky* le verre du chef de famille. Personne ne doit lui parler tant qu’il n’a pas accompli ces trois tâches et qu’il n’a pas souhaité « bonne année » à toute la famille. Il ressort ensuite par la porte de derrière.

Au Pays de Galles, on ouvre la porte de derrière au premier coup de minuit afin de faire partir l’année qui vient de s’écouler. On la referme ensuite pour conserver la chance à l’intérieur de la maison puis l’on ouvre la porte d’entrée pour accueillir la nouvelle année ! En Ecosse ont lieu de grandes festivités appelées Hogmanay, notamment à Edimbourg où un grand nombre d’Ecossais et de touristes se rassemblent. On se prend dans les bras et l’on chante la traditionnelle chanson écossaise « Auld Lang Syne ».

Le nouvel an en Allemagne

En Allemagne, on déguste aujourd’hui des plats qui invitent à la convivialité comme une raclette ou une fondue. On évite traditionnellement de manger de la volaille afin que la chance ne s’envole pas. On boit également du mousseux, du champagne ou encore du Feuerzangenbowle, une boisson à base de vin chaud dans lequel on coule un pain de sucre flambé au rhum. A minuit, on assiste partout à de grands feux d’artifice et à une explosion de pétards. Si cela servait autrefois à chasser les mauvais esprits, c’est aujourd’hui plutôt une manière d’exprimer sa joie… Les Allemands aiment savoir ce que la nouvelle année leur réserve, c’est pourquoi on assiste encore à la tradition du Bleigießen : elle consiste à jeter du plomb fondu dans de l’eau froide, et d’interpréter les formes obtenues. Le 1er janvier se déroule plutôt dans le calme, généralement autour d’un brunch.

Nouvel an a travers le monde

Le nouvel an en Russie

Les Russes ont la chance de fêter deux fois le nouvel an ! Car s’il est officiellement célébré le 1er janvier selon le calendrier grégorien, l’église orthodoxe, elle, le fixe au 14 janvier. Encore mieux : toute cette période est déclarée fériée. Comme nous, les Russes se réunissent autour de bons plats, notamment la fameuse salade Olivier composée de dés de légumes, œufs, et autres ingrédients à la mayonnaise. Ils trinquent au champagne* lorsque sonnent les 12 coups de minuit. Puis ils ouvrent la porte ou la fenêtre pour laisser entrer le nouvel an dans les maisons, et s’offrent des cadeaux. Dans l’aristocratie russe, on sert un plat étonnant qui date du XIXe siècle : le rôti Impératrice. Il consiste à farcir une alouette avec des olives aux anchois, de la mettre dans une perdrix, puis dans un faisan, et le tout dans un porcelet… Une recette qui demande un vrai savoir-faire… et un sacré appétit.

Le nouvel an au Japon

Les japonais appellent le nouvel an oshōgatsu ouganjitsu. Autrefois basé sur le calendrier chinois, on le célébrait au printemps. Mais depuis 1873 et l’adoption du calendrier grégorien, on le fête officiellement le 1er janvier. A la fin décembre, les Japonais entament un grand nettoyage de leur maison, afin de la purifier pour la nouvelle année à venir. Ils décorent ensuite leur porte d’entrée d’objets traditionnels censés apporter longévité et prospérité, comme le kadomatsu composé généralement de pin et de bambous. Le soir du 31 décembre, les familles se retrouvent autour d’une soupe chaude accompagnée de soba (nouilles japonaises). A minuit, elles se rendent au temple afin d’assister à la frappe des 108 coups de gong qui annoncent l’arrivée de la nouvelle année. Selon une tradition bouddhique, ce rituel permet de purifier les âmes des 108 fautes qui affligent l’Homme. Le 1er janvier, on se rend à nouveau dans les temples, en tenue traditionnelle, pour la grande cérémonie rituelle du hatsumode. On y boit le toso*, premier saké de l’année, et l’on tire les prédictions.

Le nouvel an aux Etats-Unis

Le New Year’s Eve est le nom américain de la Saint-Sylvestre. C’est une fête importante, tout particulièrement à New York. En effet, une foule impressionnante de new-yorkais se réunit au pied de la tour n°1 de Times Square pour assister au célèbre Ball Drop : une immense boule d’une demi-tonne descend le long du bâtiment à 23h59 pour atteindre le sol à minuit ! Puis les new-yorkais font la fête dans les rues sous une pluie de feux d’artifice et de confettis, autour de concerts et de nombreuses animations. Dans le reste des Etats-Unis, des villes célèbrent la nouvelle année en faisant descendre de la même manière des objets symboliques au moment du compte à rebours tant attendu. Fidèle à sa démesure, Las Vegas propose de nombreuses animations et des feux d’artifice à couper le souffle !

Le nouvel an au Brésil

La nuit du nouvel an, Vespera de Ano Novo est une des fêtes les plus importantes du pays. On mange un repas généralement à base de riz et de lentilles, afin de convier bonheur et prospérité pour la nouvelle année. Outre les spectacles et feux d’artifice proposés dans de nombreuses villes, la plus célèbre fête se déroule sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, où des milliers de personnes se retrouvent pour célébrer la nouvelle année. On s’habille de blanc et l’on fait des offrandes à Iemanja, divinité de la mer et protectrice des pêcheurs avec des fleurs et des bijoux que l’on jette à la mer. A São Paulo a lieu la course de la Saint-Sylvestre (Corrida de São Paulo) : des athlètes du monde entier viennent y participer !

*L’abud d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

 

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