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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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La tentation d’une cité idéale

Posté par francesca7 le 10 janvier 2016

Eglise_Saint-Louis_Dès l’antiquité, les hommes rêvent d’édifier une cité idéale comme en témoigne le mythe de la Tour de Babel. Le sujet apparaît chez les philosophes grecs dans le contexte particulier de la cité-état, La République de Platon (427 à 348 av. J.-C.) en étant le plus célèbre exemple. Or, de fait, à partir du VIIe siècle av. J.-C., certaines volontés de rationaliser l’organisation spatiale de la ville se manifestent, notamment dans les villes nouvelles. Un plan orthogonal à damier encore grossier, dit plan hippodamien apparaît dans plusieurs colonies grecques telles que Sélinonte. On le retrouve par la suite aussi bien dans les villes antiques, et contemporaines. Cette rationalisation de l’espace urbain, dont la paternité a longtemps été attribuée à Hippodamos de Milet (Ve siècle av. J.-C.), montre un souci de planification et d’optimisation de la gestion de la forme urbaine qui rejoint les préoccupations des philosophes. Selon Aristote, Hippodamos est à la recherche de la cité idéale au sens où l’organisation de l’espace urbain s’applique à traduire l’organisation de la république idéale, et on lui attribue le plan en damier du Pirée, ainsi qu’en -479 av. J.-C. la reconstruction de Milet, incendiée par les Perses.

L’organisation sociale et urbanistique de la cité idéale est également au cœur des réflexions d’Aristote qui, dans sa Politique, s’intéresse, après l’avoir critiqué, à la République de Platon ainsi qu’aux cités existantes. Organisation de l’espace, organisation sociale et organisation politique rationnelles sont les axes selon lesquels les philosophes pensent la cité idéale, à laquelle les architectes et les premiers urbanistes se sont déjà attaqués sur le terrain.

La fondation des villes par les colons romains, telle que la décrit Pierre Grimal, est effectuée selon un plan idéal obéissant à plusieurs exigences : rationalisation de l’espace par un réseau de rues en damier à partir d’un axe majeur fourni par l’intersection à angle droit du decumanus et du cardo dont les extrémités vont être les quatre accès principaux à la ville; découpage de l’espace en ilots qui seront répartis selon le rang et la fonction des futurs occupants dans un esprit de justice et d’égalité ; enfin orientation selon un plan est-ouest (decumanus) et nord-sud (cardo), déterminé par rapport au soleil, qui indique la dimension sacrée de la ville et peut-être son rapport au monde. La cité idéale romaine est une sorte de matrice, l’essence de la ville-mère, l’Urbs, Rome. Traduite sur le terrain, la ville romaine doit permettre aux citoyens de circuler, d’habiter, de travailler et d’être sous la protection des dieux. Pierre Grimal cite l’exemple de Timgad, aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.

Au Moyen Âge, le plan hippodamien est toujours utilisé dans la création des villes nouvelles, par exemple les bastides (à noter : Marciac, bastide du Gers, est en particulier dotée d’un plan parfaitement régulier et symétrique). Selon ce site, il existerait une vision de la cité idéale égalitaire qui se traduit dans le plan de ces villes nouvelles. Le site fait référence (mais avec une orthographe que l’on ne retrouve pas ailleurs), à Francesc Eiximenis, auteur d’un Regime[n]t de la cosa publica, dont le facsimilé est disponible ici. Cette grille hippodamienne est aussi celle du jeu d’échecs qui sert au dominicain Jacques de Cessoles à décrire l’organisation idéale de la cité ceinturée dans ses murs symbolisés par les quatre tours d’angle. Selon Jacques Heers, le fractionnement de l’espace urbain en espaces privés, l’absence d’un pouvoir central fort, s’opposent à la La tentation d’une cité idéale dans ARTISANAT FRANCAIS New_Harmony_by_F._Bate_%28View_of_a_Community%2C_as_proposed_by_Robert_Owen%29_printed_1838conception et la réalisation de grands projets publics au cours du Moyen Âge.

Quoi qu’il en soit, le christianisme, s’appuyant sur le texte de l’Apocalypse de Saint Jean, offre aux fidèles la promesse d’une cité idéale qui n’est pas de ce monde, la Nouvelle Jérusalem. La cité idéale à laquelle les hommes doivent travailler, c’est La Cité de Dieu de Saint Augustin

Un exemple intéressant de réalisation du XIXe siècle est la ville Napoléonienne de La Roche-sur-Yon (Vendée), en effet, cette dernière est largement inspirée des idées des architectes Pierre Patte et Jean-Jacques Huvé avec des rues rectilignes, une vaste place civique, ou encore de nombreux espaces publics.

Voir le site de Bernard Werber : http://www.arbredespossibles.com/UtopiesTerre.html

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Le Cercle Français de l’Illusion

Posté par francesca7 le 4 janvier 2016

 

La magie est une activité artistique qui s’apprend. Si vous souhaitez devenir un « vrai » magicien, inscrivez-vous dans une école spécialisée. Il existe différents établissements proposant des cours de magie à Paris. Enfants, adultes, amateurs ou déjà professionnels… les enseignements se dédient à tous les niveaux.

 magie

Parce qu’un bon magicien, c’est surtout un artiste maître de l’illusion, le Cercle Français de l’Illusion figure parmi les meilleures écoles de magie à Paris. L’établissement, sis dans le 11ème, AEPP 4 rue Titon, propose toutes les techniques à savoir pour épater le public. Les enfants comme les adultes pourront s’initier au monde de la magie à travers des tours de base, dont les outils utilisés sont des objets de la vie quotidienne. Cordes, cartes, pièces, bracelet, ruban… les thèmes sont diversifiés pour des illusions à la fois passionnantes et faciles à maîtriser. Le professeur Claude Nops propose aussi aux élèves maîtrisant déjà les bases de l’escamotage de perfectionner leurs talents. Des secrets seront dévoilés lors des séances et des conseils seront également donnés quant à l’expression à avoir durant les tours.

Le Musée de la Magie, école de magie

situé sur la rue Saint-Paul 75004 Paris 11, le Musée de la Magie constitue un univers magique où le mot d’ordre est de surprendre. Son école de magie propose des cours en groupe, des cours individuels et des stages pratiques pour tous les amateurs. Le programme du cours de magie général comprend les manipulations des cartes, les tours avec dextérité et les tours automatiques, entre autres. Les cordes coupées et restaurées, les trois et les faux nœuds seront également étudiés dans la catégorie des cordes. Comment faire apparaître et disparaître une pièce ? L’école de magie partagera aussi les secrets du sleeving et les secrets de manipulation des jetons de casino. Les tours à base de gobelets seront aussi abordés, ainsi que d’autres thèmes comme le mentalisme, les anneaux chinois, les balles éponges ou encore les fantaisies mathématiques.

Magic Mayol figure aussi parmi les meilleurs établissements magiques à Paris. L’école propose des cours de magie pour tous les niveaux. Des ateliers de magie dédiés aux enfants permettront aux plus petits de s’initier à la magie facilement, au rythme de 3 séances par semaine. Les adultes pourront aussi s’inscrire à des stages de perfectionnement et découvrir différents secrets de l’illusion. Des démonstrations et des explications détaillées seront au rendez-vous, pour une maîtrise parfaite des tours. Logique, réflexion, agilité, mémoire, expression gestuelle et verbale ou encore confiance en soi seront travaillées lors des séances. Après chaque cours, les élèves d’Henri Mayol repartent avec de nouveaux tours de plus en plus impressionnants. Magic Mayol dispose aussi d’un grand magasin pour acheter des accessoires ou divers supports de cours. A retrouver au 125, rue du Faubourg Poissonnière 75009 Paris.

La magie tient une place importante à Paris. Tout au long de l’année, des spectacles et des ateliers de magie sont offerts par les grands magiciens locaux ou internationaux. Les écoles de magie sur place ne cessent non plus de présenter les nouveautés aux amateurs. N’hésitez pas à vous inscrire !

Voici une petite vidéo d’un tour simple à réaliser pour vous donner envie de prendre des cours de magie :

Image de prévisualisation YouTube

 

La vocation d’Apprendremagie.com, c’est aussi de vous aider à devenir un pro de la magie ! 

Publié dans HUMEUR DES ANCETRES, MUSEES de FRANCE | Pas de Commentaire »

Les 12 Jours de Noël

Posté par francesca7 le 4 janvier 2016

 

Les 12 jours de Noël sont une période festive et bien mystérieuse qui commence dès le lendemain de Noël, le 26 Décembre et s’achève le 6 Janvier, jour de l’Epiphanie. L’Epiphanie (« manifestation » ou « apparition » en grec) est une fête d’origine païenne. Après les festivités liées au solstice d’hiver (Saturnales…), le 6 Janvier marquait l’accroissement de la durée du jour et donc la réapparition et la renaissance de la lumière. Le jour de l’Epiphanie on célébrait donc la fin du cycle de Noël de 12 jours. L’Epiphanie a ensuite été christianisée (fête religieuse célébrant la présentation de l’Enfant Jésus aux Rois Mages). 

 Les-Douze-Jours-De-Noel-

Durant ces 12 jours, situés après le solstice d’hiver, la lumière diurne cesse de décroître et l’on attend alors le retour de la clareté. Durant ces 12 jours de nuit immobile, ces 12 jours et 12 nuits bien ténébreux, on tente alors de percer les mystères de l’avenir à travers des petits détails ou des actions symboliques parfois « magiques ». On protège les habitations grace à des feux purificateurs, on observe la nature et les animaux, l’humidité, la brume, la lune, et l’on tire de ces observations divers présages pour les récoltes et le climat de l’année à venir.

Ainsi, durant ce cycle de 12 jours, chaque jour correspond à un mois de l’année. En France, selon d’anciennes traditions populaires, chacun de ces jours annonce les conditions météorologiques du mois auquel il est associé (nous avons d’ailleurs en France une multitude de dictons à ce sujet). Et qui n’a pas dans son entourage proche un « ancien » capable de prédire la météo ou les récoltes des mois à venir seulement en regardant le ciel ?! On s’en amuse souvent, et pourtant… la plupart du temps, l’avenir leur donne raison ! Voici ce que dit cette tradition populaire :

 

Regarde comment sont menées
Depuis Noël douze journées
Car suivant ces douze jours
Les douze mois auront leur cours

 

Selon les régions, ce cycle change d’appellation, voir même de durée. En Provence, on parle de « Calendo » (époque calende qui s’étend en fait jusqu’à la Chandeleur), dans le Périgord elle débute dès la Sainte Catherine (25 Novembre), dans le Berry on les nomme « éprouves », en Lorraine il s’agit des « 12 petits mois », dans d’autres régions se sont les « ajets » et au Québec se sont les « journaux ». 

A noter que dans la grande majorité des régions du monde où l’on célèbre les 12 jours de Noël, les festivités débutent (souvent plusieurs semaines avant) par des défilés de lampions, des visites de groupes d’enfants déguisés chantant et dansant, allant de maison en maison afin de récolter quelques friandises : Halloween le 31 Octobre dans les pays anglo-saxons, la St Martin le 11 Novembre en Allemagne, Sink Tuck le 25 Novembre dans le Grand Nord Canadien, défilés de belsnickels et de mummers pour Noël au Québec , festivités et défilés de la Sainte Lucie le 13 Décembre en Scandinavie, etc… 

Une comptine est associé à ces 12 jours festifs. Ce chant populaire énumère tout une liste de cadeaux absolument incroyables et improbables reçus pendant cette période de 12 jours, à raison d’un cadeau par jour. Ce chant a été publié pour la première fois en Angleterre en 1780, on ignore toutefois l’origine exacte de le comptine (elle serait peut-être d’origine française). La première version musicale a été enregistrée en 1842 en Angleterre par James O. Halliwell. 

Une théorie avance que cette comptine serait une allégorie, chaque cadeau offert désignant une enseignement religieux particulier. Cette chansonnette aurait servi à contourner l’interdiction de la pratique religieuse imposée aux catholiques anglais durant la seconde moitié du XVIème siècle et jusqu’au début du XIXème. On aurait ainsi appris la cathéchisme aux enfants. A noter toutefois que cette théorie n’est fondée sur aucune preuve éloquente. Voici les symboles avancés :

« Mon grand amour » devait être entendu comme étant l’enfant Jésus.

1er jour – La perdrix dans un poirier représenterait Jésus sur la Croix. Le poirier serait le symbole d’Adam qui croqua le fruit défendu

2ème jour – Les deux colombes seraient une référence à l’Ancien et au Nouveau Testament.

3ème jour – Les trois poules gloussant seraient la foi, l’espoir, l’amour.

4ème jour – Les quatre oiseaux chantant seraient les quatre auteurs de l’évangile: Matthieu, Luc, Marc, Jean.

5ème jour – Les cinq anneaux d’or représenteraient les cinq premiers livres de l’Ancien Testament : Genèse, Exode, Lévitique, Livre des Nombres, Deutéronome. 

6ème jour – Les six oies pondant seraient les six jours de la création (lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi, le dimanche étant réservé au repos de Dieu). 

7ème jour – Les sept cygnes nageant se réfèreraient aux sept dons de l’Esprit Saint : sagesse, intelligence, conseil, force, connaissance, crainte de l’Éternel et enfin piété. Mais ils pourraient également symboliser les sept péchés capitaux (orgueil, avarice, envie, colère, gourmandise, luxure, paresse).

8ème jour – Les huit fermières trayant rappelleraient les huit béatitudes du sermon de Jésus sur la montagne.

9ème jour – Les neuf dames dansant représenteraient les neuf fruits de l’Esprit Saint : amour, joie, paix, longanimité, bienveillance, bonté, fidélité, douceur, tempérance.

10ème jour – Les dix messieurs sautant symboliseraient les 10 commandements. 

11ème jour – Les onze joueurs de flûte seraient les onze apôtres de Jésus.

12ème jour – Les douze joueurs de tambour représenteraient les douze croyances du Crédo des Apôtres. 

Le Oxford Dictionary of Nursery Rhymes suggère quant à lui que ces cadeaux représenterait une liste de différents plats ou activités correspondant chacun à un mois de l’année. 

Pour conclure, je dirais que globalement il apparaît bien difficile de faire ressortir de cette comptine une ou des significations probantes (si ce n’est tout simplemement qu’elle est utile pour apprendre aux jeunes enfants à compter et à faire fonctionner leur mémoire tout en s’amusant), le plus intéressant étant probablement de la chanter et de la transmettre aux générations futures, de faire survivre notre patrimoine culturel pour ne pas qu’il ne s’éteigne. 

Le principe est simple et répétitif, il suffit de chanter une nouvelle strophe en reprenant ensuite toutes celles qui ont été dites auparavant. Voici la comptine, bon courage !!!

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Le premier jour de Noël, mon grand amour m’a donné une perdrix dans un poirier.

Le deuxième jour de Noël,
mon grand amour m’a donné deux tourterelles
et une perdrix dans un poirier.

Le troisième jour de Noël,
mon grand amour m’a donné trois poules gloussant,
deux tourterelles
et une perdrix dans un poirier.

Le quatrième jour de Noël,
mon grand amour m’a donné quatre oiseaux chantant,
trois poules gloussant,
deux tourterelles
et une perdrix dans un poirier.

Le cinquième jour de Noël,
mon grand amour m’a donné cinq anneaux d’or,
quatre oiseaux chantant,
trois poules gloussant,
deux tourterelles
et une perdrix dans un poirier.

Le sixième jour de Noël,
mon grand amour m’a donné six oies pondant,
cinq anneaux d’or,
quatre oiseaux chantant,
trois poules gloussant,
deux tourterelles
et une perdrix dans un poirier.

Le septième jour de Noël,
mon grand amour m’a donné sept cygnes nageant,
six oies pondant,
cinq anneaux d’or,
quatre oiseaux chantant,
trois poules gloussant,
deux tourterelles
et une perdrix dans un poirier.

Le huitième jour de Noël,
mon grand amour m’a donné huit fermières trayant,
sept cygnes nageant,
six oies pondant,
cinq anneaux d’or,
quatre oiseaux chantant,
trois poules gloussant,
deux tourterelles
et une perdrix dans un poirier.

Le neuvième jour de Noël,
mon grand amour m’a donné neuf dames dansant,
huit fermières trayant,
sept cygnes nageant,
six oies pondant,
cinq anneaux d’or,
quatre oiseaux chantant,
trois poules gloussant,
deux tourterelles
et une perdrix dans un poirier.

Le dixième jour de Noël,
mon grand amour m’a donné dix messieurs sautant,
neuf dames dansant,
huit fermières trayant,
sept cygnes nageant,
six oies pondant,
cinq anneaux d’or,
quatre oiseaux chantant,
trois poules gloussant,
deux tourterelles
et une perdrix dans un poirier.

Le onzième jour de Noël,
mon grand amour m’a donné onze joueurs de flûte,
dix messieurs sautant,
neuf dames dansant,
huit fermières trayant,
sept cygnes nageant,
six oies pondant,
cinq anneaux d’or,
quatre oiseaux chantant,
trois poules gloussant,
deux tourterelles
et une perdrix dans un poirier.

Le douzième jour de Noël,
mon grand amour m’a donné douze joueurs de tambour,
onze joueurs de flûte,
dix messieurs sautant,
neuf dames dansant,
huit fermières trayant,
sept cygnes nageant,
six oies pondant,
cinq anneaux d’or,
quatre oiseaux chantant,
trois poules gloussant,
deux tourterelles
et une perdrix dans un poirier.

 

Pour finir, voici la comptine en version orchestrale, interprétée par la talentueuse et délicieuse Natalie Cole, accompagnée par le London Symphony Orchestra. Un orchestre et une chanteuse brillante, ça change la vie !

 Image de prévisualisation YouTube

Pour compléter la comptine, je vous suggère d’aller jeter un oeil sur le site dltk-holidays qui propose 12 coloriages, correspondant chacun à un des 12 jours de la chanson. A voir également, le site québécois la montagne secrète où vous pourrez feuilleter le livret du CD de chants de Noël édité par leur soin, ou même commander l’album (quelques extraits audios à écouter en ligne). Sur le site meteo.org vous trouverez en outre une multitude de dictons liés au cycle des 12 jours de Noël.

 

Article mis en ligne  le 27 décembre 2012 par le site http://noel-joyeux.blogspot.fr/

 

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La cartomancie du XIXe siècle

Posté par francesca7 le 26 décembre 2015

 

 
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Dès les premières années de l’Empire, les cartes révolutionnaires sont non seulement délaissées, mais proscrites. Mais, si le XIXe siècle naissant marque l’avènement, non seulement des cartes cartomanciennes, les cartiers profitant promptement de la soif d’un peuple de connaître son destin au lendemain d’une période de sanglants troubles institutionnels et militaires, mais encore des cartes politiques à la faveur des nombreux changements de régime gouvernemental, les symboles républicains tentent, en vain, un retour en force pour le centenaire de la Révolution.

Sous le Premier Empire, les dames des cartes à jouer s’appelèrent transitoirement : Hildegarde, Statira, Calpurnie, Abigaïl ; et les valets : Ogier, Parménion, Curion et Azraël. Le roi de carreau représentait fréquemment Napoléon Ier en empereur romain, ayant à ses pieds le globe du monde. On publia aussi, exceptionnellement, des jeux rappelant les scènes militaires de l’époque. Nous aurions donc peu de choses à dire des cartes de cette période, aussi bien que de celles éditées sous la Restauration s’il ne convenait de signaler les cartes cartomanciennes qui eurent une grande vogue alors.

En ces temps troublés, où l’avenir était si incertain, et où l’ignorance offrait un terrain de culture tout préparé à la superstition, les devins et les devineresses pullulaient. Leur clientèle s’étendait à presque toutes les classes de le société. Aussi a-t-on peine, si l’on ne fait la part des circonstances, à comprendre la vogue dont purent jouir la célèbre Mme Lenormand et le fameux Etteila, de son vrai nom Alliette, garçon coiffeur du temps de la Révolution, et auteur du livre de Thoth qui est encore aujourd’hui le code de la cartomancie. Les règles prescrites par ce manuel sont tellement absconses qu’elles sont de nature à enlever à tout jamais aux gens affairés l’ambition d’apprendre à tirer les cartes.

Tout d’abord il faut savoir que la bonne aventure classique ne se tire pas avec les cartes du jeu de piquet ou de whist, mais avec soixante-dix-huit tarots, dont vingt-deux, portant chacun une figure symbolique, forment les arcanes majeures. Les cinquante-six autres se divisent en quatre couleurs : bâtons, coupes, épées et deniers correspondant aux trèfles, cœurs, carreaux et piques des jeux ordinaires. Mais elles comprennent chacune quatre figures au lieu de trois : le roi représentant l’homme, la dame représentant la femme, le cavalier représentant le jeune homme et le valet représentant l’enfant.

L’homme est le créateur, celui qui fait les entreprises ; la femme caractérise l’amour ; le jeune homme les luttes, rivalités et haines ; l’enfant symbolise le neutre, l’argent. Les quatre figures de bâtons et d’épées représentent des bruns ; les quatre figures de coupes et de deniers les blonds. Les figures de bâtons et d’épées sont bonnes, les autres mauvaises. Nous ne donnerons pas ici, ne serait-ce qu’un aperçu des prédictions qui se peuvent obtenir avec ces élément dont la signification varie suivant le voisinage des cartes. Qu’on sache seulement que les révélations obtenues avec les tarots que nous venons d’évoquer constituent « le grand jeu ».

Celles qui s’obtiennent avec des cartes ordinaires se livrent au rabais et n’ont pas la même portée solennelle. Mais la difficulté de devenir docteur en cartomancie, et l’impossibilité où se trouveraient la plupart des gens de venir consulter dans le cabinet d’une célébrité à la mode, inspira aux cartiers spéculateurs l’idée d’imprimer des jeux où se trouveraient inscrites les indications rudimentaires du sens de chaque carte. Un de ces jeux eut pour marraine l’illustre Mme Lenormand.

Après la révolution de 1848, l’horizon politique étant nuageux, et les joueurs appartenant par fractions presque égales à des opinions très diverses, les cartiers imaginèrent pour contenter tout le monde, de représenter sur leur cartes les emblèmes de la monarchie légitime, de la monarchie constitutionnelle, de l’Empire et de la République. Pour cela, ils affublèrent le pique d’une fleur de lys, le carreau d’un aigle. Le triple symbole de l’orléanisme récemment déchu n’eut pas de marque particulière, mais le coeur fut surmonté du niveau égalitaire de la République qu’on venait d’acclamer.

Les rois s’appelèrent Henri IV, Napoléon Ier, Louis-Philippe. les dames Marguerite, Joséphine, Marie, Amélie, les valets représentèrent un page, un chambellan, un valet. Le coeur portait deux représentations distinctes de la République avec pour valet un licteur romain et un piquet, pour annoncer les quatorze de rois ou de dames. Force était de dire : « Quatorze de régime ! ». D’où le nom donné à ces cartes.

Avec le Second Empire nous revenons aux modèles anciens. Quant à la troisième République elle eut, à ses débuts, d’assez graves préoccupations pour qu’aucun de ses électeurs n’ait eu la distraction de songer à modifier les jeux de cartes. Il nous faut arriver en 1888, trois ans après la mort de Victor Hugo, pour constater l’édition d’un jeu destiné à commémorer la gloire d’un grand poète.

CartomancieIl occupait dans les trente-deux cartes la place d’honneur, celle du roi de coeur, et le cartier, pour compagnons lui avait assigné Thiers, Mac-Mahon et Grévy, les trois premiers présidents de la République. Les dames représentaient la science, le commerce, l’industrie et l’agriculture. Quant aux valets, ils s’appelaient Molière, Voltaire, Racine et Gambetta.

Mais l’année 1889, date du centenaire de la Révolution, ne pouvait se passer sans inspirer à quelques cartiers l’ambition de marcher sur les brisées de David. L’un d’eux, nommé Lenoir, imagina de lancer les vraies cartes républicaines. Les couleurs étaient ainsi désignées : Coeur : Liberté, représenté par une étoile ; Carreau : Égalité, représenté par un compas et une équerre ; Trèfle : Fraternité, représenté par deux mains ; Pique : Socialité, représenté par le bonnet phrygien.

Les rois se nommaient des fondateurs. C’étaient Guillaume Tell, Washington, Brutus et Camille Desmoulins. Les dames s’appelaient des vertus, à savoir l’égalité, la liberté, la fraternité et la socialité déjà mentionnées. Quant aux valets, sous le titre de soutiens, ils symbolisaient l’agriculture, la justice, l’armée et le travail.

Lenoir avait demandé des représentants dans toutes les communes de France pour la vente de son jeu, et pour allécher les clients répandait à profusion une mirifique affiche, entourée d’un liseré tricolore et des phrases suivantes :

« Il y a presque vingt ans que nous sommes en République et presque un siècle que nous avons proclamé les Droits de l’homme et nous en sommes toujours réduits à nous servir des expressions : quatorze d’as, qui ne signifie pas grand chose ; quinte au roi, quand nous n’en voulons plus dans nos institutions ; tierce à la dame, nom que l’on donnait aux Dubarry, Pompadour et autres maîtresses de roi ; quatrième au valet, valet de chien de fauconnerie !

« Remplaçons ces appellations surannées qui blessent nos convictions d’hommes libres et demandons aux cafetiers et marchands de vins, qu’à l’avenir ils ne nous présentent, pour faire notre partie, que le nouveau jeu de cartes républicain… et alors nous entendrons, avec plaisir, les joueurs annoncer ainsi leurs points : Quatorze d’emblèmes ! quinte au fondateur ! tierce à la vertu ! quatrième au soutien ! Et lorsqu’on demandera en quelle couleur ? au lieu de coeur, carreau, trèfle ou pique, nous dirons : en Liberté ! en Égalité ! en Fraternité ou en Socialité ! »

Mais les joueurs, sans souci des tentatives de culpabilisation de Lenoir, n’accordèrent qu’une attention dédaigneuse à son invention. Il est probable qu’ils se fussent montrés aussi indifférents à l’égard des cartes dites patriotiques, éditées en vue de la propagande boulangiste, si à leur occasion un décret fort commenté dans la presse, n’avait, le 28 mars 1889, interdit aux cartiers la fabrication des cartes différentes des moulages officiels.

imagesLa prescription valut une heure de célébrité à ces cartes où Boulanger, roi de cœur, était entouré de Courbet, Chanzy et Denfert-Rochereau, avec pour dames Jeanne d’Arc, l’Alsace, la Lorraine et la République ; pour valets un cuirassier, un marin, un cultivateur et un ouvrier ; pour as un œillet, une ancre, une abeille et la croix de la Légion d’honneur. La caricature s’empara de l’événement et Alfred Le Petit, dans le Pilori, dessina quelques spécimens assez amusants des cartes proposées par lui comme modèles officiels.

Depuis lors la verve des cartiers s’est tue. Observons cependant que le décret de 1889 n’empêchait pas la publication, après autorisation préalable, de certains modèles de cartes de luxe d’ailleurs très peu demandés par le public. On admit aussi la fabrication, de plus en plus restreinte, de quelques types en usage dans de rares départements, tels les tarots de Besançon, et les alluettes de Bretagne et de Vendée.

(D’après « Le Monde illustré », paru en 1894)

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Les Docteurs Miracles en France

Posté par francesca7 le 21 décembre 2015

Le Curé d’Ars, le saint guérisseur

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Jean-Marie Baptiste Vianney (1786 -1859), curé du village d’Ars (Ain), est proclamé « saint » en 1925 et « patron de tous les curés de l’univers » en 1929. Il voit les saints, converse avec les anges gardiens et connaît les péchés de chacun. Au cours de sa vie, il entre plusieurs fois en lévitation et après sa mort, son corps s’avérera incorruptible.

Arrivé en Ars en 1818, il fonde rapidement une école pour filles, devenue orphelinat, et prend soin des plus pauvres. Au propre comme au figuré, il donne tout à ses paroissiens – au départ deux cents paysans – et passe, à la fin de sa vie, jusqu’à seize heures par jour à confesser. Il meurt d’ailleurs d’épuisement à 73 ans. Le Père Philippe Caratgé souligne lors du colloque d’Ars 2009 (citant Alfred Monnin, 1864) qu’il s’agit avant tout pour le curé d’Ars « de guérir les plaies de l’âme ». « Quand on est tombé dans un gros péché, disait-il, il faut avoir recours au médecin, qui est le prêtre, et aux remèdes, qui sont les sacrements. » Dès lors, on a souvent comparé l’église d’Ars à un hôpital, « le grand hôpital des âmes », comme l’a écrit Monnin.

Et aussi: « Il savait l’endroit du cœur où il fallait frapper; et le trait manquait rarement son but… Ce que d’autres n’auraient pu par de longs discours, il l’opé- rait d’un seul mot. » Il guérit l’âme qui elle-même guérit le corps. Mais certains paroissiens se comportent avec leur âme, dès la sortie du confessionnal, comme un malade guérit qui se planterait un couteau dans le ventre ! Sur la maladie, il démontre que l’amour divin est indissociable du respect du libre arbitre : « On ne doit pas enlever la croix à des épaules qui savent si bien la porter. » Mais si la souffrance résulte d’une forme de « négativité », il encourage le pénitent à s’ouvrir à la miséricorde divine.

 

 

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Bruno Groening, le « Dr Miracle »

Né en Pologne, Bruno Groening (1906 – 1959) constate très jeune qu’il influence positivement les êtres autour de lui. Il exerce divers métiers manuels puis, en 1949, il devient célèbre pour guérir des centaines de personnes de graves maladies lors de discours publics. Le « Dr Miracle » se réfère à « une puissante force venant du cosmos », et compare Dieu à une inépuisable source d’énergie vitale, un « courant guérisseur ».

 L’homme est un récipient qui doit se remplir de cette force, en se « branchant » au moins deux fois par jour.

La maladie est la conséquence matérielle de « l’écart » entre Dieu et l’homme, via l’accumulation d’énergie négative. « Dieu est le plus grand médecin », dit-il. Il invite cependant chacun à ne pas croire aveuglément ses propos, mais à faire l’expérience en soi-même et ressentir le courant guérisseur. À l’époque, son cas défraye la chronique et effraie les sceptiques. Un immense débat s’empare de l’Allemagne, et des confirmations médicales sont apportées. Il déchaîne les passions et s’attire les foudres à la fois de médecins influents, d’ecclésiastes, de juristes et même d’anciens collaborateurs.

À la mort de Bruno Groening à Paris en 1959, son procès culmine, et le jugement ne sera jamais prononcé. Comme ses illustres semblables, il continuerait à guérir après sa mort.

Un médecin sceptique, Gerhard Blaettner, a été récemment convaincu lorsque sa femme – après plusieurs de ses patients – a brutalement guéri de polyarthrite rhumatoïde, suite à l’étude des enseignements de Groening. Lui et ses confrères ont étudié et validé plus de deux cents cas de guérisons liés aux enseignements, dont des migraines, névralgies sévères, paralysies après accident vasculaire, toxicomanies…

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Ces lieux qui soignent

Posté par francesca7 le 21 décembre 2015

 

Les édifices religieux, tout comme les temples païens, seraient orientés en fonction des influences cosmo-telluriques. Spécialiste en géobiologie, Jacques Bonvin a publié plusieurs ouvrages sur la question.

thuret_Dans un ouvrage en préparation, il raconte l’histoire de l’église de Thuret, en Auvergne. Seule église de toute la chrétienté consacrée pour la guérison des cancers, elle est toujours le théâtre de guérisons, dont témoignent de nombreux ex-votos, mais il s’agit aussi et avant tout d’élévation spirituelle.

Selon l’auteur Gilles Gandy, certains lieux sacrés sont « pollués » par les pensées liées au pouvoir, au dogme, etc. Il existe en revanche « quantité de lieux sacrés méconnus ou inutilisés car un peu éloignés des routes, explique-t-il. Par exemple, la plupart des pierres dites “du diable”, “à sacrifice”, “de l’enfer”… sont en fait de magnifiques lieux de guérison ».

Attention ! « Protégés par des auras très fortes, ils interdisent à toute personne d’approcher sans conscience, ce qui leur a valu au cours des siècles leur réputation sulfureuse. » .  

Dans l’église de Thuret, village de Limagne, on célèbre deux cultes, celui de saint Bénilde et celui des ondes cosmo-telluriques. Ces cultes font de cette église un lieu connu dans la France entière, et au-delà.

Thuret attire tous les ans des centaines d’adeptes des ondes cosmo-telluriques (**). L’église est célèbre jusqu’en Amérique. Chaque jour, des hommes et des femmes se frottent contre les colonnes à la manière des chats. Ils se rechargent. Comme des batteries de voiture, ils font le plein d’énergie. Au fond de l’église, saint Bénilde pose un regard bienveillant sur eux. N’est-il pas le « saint de tout le monde » ?

Saint Bénilde, alias Pierre Romançon, naquit à Thuret en 1805, et mourut cinquante-sept ans plus tard à Saugues (Haute-Loire), en odeur de sainteté. Frère des Ecoles Chrétiennes, cet instituteur religieux incarnait l’humilité, la persévérance, le dévouement et le courage. Le pape Paul VI le canonisa en 1967.

Dès sa mort on lui imputa des guérisons miraculeuses. Une femme paralysée se leva au passage de son cortège funèbre et se joignit à la foule qui accompagnait sa dépouille au cimetière de Saugues. Comme on sait, il ne peut y avoir de saint sans miracle. Dans la maison natale de saint Bénilde, à Thuret, les remerciements pour guérison remplissent des cahiers entiers.

Thuret, l’un des plus importants pèlerinage d’Auvergne

Si le culte de saint Bénilde a pris racine en Haute-Loire au XIXe siècle, son rameau puydômois n’émargea qu’à partir de 1961, sous l’impulsion du père René Chabrillat (1920 – 2011), qui institua cette année-là le pèlerinage de Thuret. Ce pèlerinage, l’un des plus importants d’Auvergne, rassemble chaque deuxième dimanche de juillet des milliers de fidèles autour des reliques du saint (***).

F08.Thuret,Aussi habile que dévoué à son sacerdoce, le père Chabrillat était un prêtre traditionaliste, qui savait cependant ne pas tomber dans les excès de Mgr Lefebvre, l’évêque d’Ecône. Pour promouvoir le pèlerinage, il diffusait dans toute la France un bulletin appelé le Trait d’Union, lequel compta jusqu’à 17 000 abonnés. Dans ce bulletin, il disait ce qu’il pensait, fustigeant notamment les mœurs modernes dans un style abrupt qui soulevait bien des réprobations. Mais lorsqu’il apprenait, par exemple, que des propos racistes avaient été tenus à l’encontre de pèlerins gitans, son sang ne faisait qu’un tour : « Tous les hommes sont enfants du même Père des Cieux et Jésus est mort pour tous. Certains ont besoin de refaire leur éducation chrétienne dont l’humilité est la vertu magnifiée par saint Bénilde » (****). Par ce ton, par les propos qu’il tenait, par son indéniable charisme également, le père Chabrillat fédéra autour de lui et de saint Bénilde une communauté fidèle, unie dans la dévotion.

L’église Saint-Martin, classée monument historique, date du XIIème siècle. Elle est très intéressante en raison notamment de sa décoration : le linteau du portail sud abrite un Christ bénissant, nimbé dans une mandorle et entouré des archanges Michel et Gabriel, à l’intérieur, de très curieux chapiteaux historiés, comme celui de l’homme enchaîné à son péché. L’église abrite la châsse de saint Bénilde dont Thuret est le village natal. Un pèlerinage a lieu chaque année au mois de juillet.

Vous pouvez visiter l’église Saint-Martin de Thuret également en toute liberté à travers notre circuit audioguidé où vous aurez sur chaque point d’intérêt des photos, de l’audio et des vidéos.

Pour cela cliquez ici !

Ces lieux qui soignent dans EGLISES DE FRANCE 220px-Chateau_de_Thuret_%28Louis_Atthalin%2C_1831%29Alain Bouchet a écrit:

« Il faut savoir que de tous temps, la médecine — la thérapie — a été associée au sacré, ce qui s’expliquait très bien dans les anciennes civilisations par le fait que le thérapeute était généralement prêtre, astronome et devin ; il y avait donc association entre le sacré et la thérapie. Il est donc normal que ces hauts-lieux sacrés ou sacralisés aient été, en même temps, des lieux de thérapie. N’oublions pas qu’à cette époque, il n’y avait pas d’hôpitaux ; de ce fait, contrairement à ce que l’on pense, la thérapie était de type énergétique bien plus que physique. On croit avoir découvert, au cours des dernières décennies, les médecines énergétiques, mais elles ont en fait toujours existé.

Article à lire ICI : http://lieuxsacres.canalblog.com/archives/2006/05/24/1945499.html

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Les mystères de l’histoire

Posté par francesca7 le 18 décembre 2015

 

 Le magot de l’abbé Bérenger Saunière

Ou comment un modeste curé s’est retrouvé au coeur d’une affaire de formidable trésor lié à l’histoire de l’humanité.

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Le 1er juin 1885, monseigneur Félix Billard, évêque de Carcassonne, envoie Bérenger Saunière, jeune prêtre de 33 ans sans le sou, tenir la cure d’une bourgade de l’Aude : Rennes-le-Château. Le village est dans un piteux état, la maison de Dieu à moitié en ruine, et le presbytère presque inhabitable. Pour le professeur de séminaire à Narbonne, ce n’est pas vraiment une promotion. Rebelle à la hiérarchie, le curé paie son insolence et son indépendance. Fidèle à lui-même, il commence par prendre une décision choquante pour les paroissiens : il engage, comme gouvernante, une jeune servante de dix-huit ans, Marie Denarnaud. Puis, il entreprend des travaux dans l’église avec l’argent prêté par la mairie. Quelques années plus tard, le prêtre a non seulement entièrement refait et décoré son église, tout comme son presbytère, mais il a aussi fait sortir de terre de formidables constructions à des coûts incompatibles avec ses moyens financiers connus. Lui-même laisse entendre qu’il a trouvé un trésor, amplifiant les rumeurs sur son origine, mais, jamais, il n’aurait imaginé que son histoire allait déclencher un tel tintamarre plusieurs décennies plus tard. À l’époque, cette affaire n’est connue que du village.

Le curé aux milliards, pain bénit pour l’ésotérisme

Dans les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale, le domaine de l’abbé est racheté par Noël Corbu, industriel perpignanais, qui le transforme en hôtel-restaurant. Mais, isolé, le village n’attire guère les touristes. Il a alors l’idée géniale de médiatiser l’histoire de Rennes-le-Château. Les clients, venus de la France entière, pouvaient en prendre connaissance, au cours des repas, grâce à un magnétophone, disposé sur la table. La presse régionale se fait l’écho de l’affaire du « curé aux milliards ». Les spécialistes en ésotérisme, comme Pierre Plantard et Gérard de Sède, la récupèrent, provoquant un déferlement littéraire qui a pour effet de tout embrouiller. D’une simple histoire de trésor, on en vient à évoquer l’existence d’un descendant caché des dynasties mérovingiennes.

Pour les tenants d’une lignée occulte, l’histoire des Mérovingiens ne s’est pas arrêtée au dépôt de Childéric III par Pépin le Bref en 751, père de Charlemagne. Le roi Dagobert II, roi d’Austrasie de 674 à 679, aurait eu un fils caché, un certain Sigisbert. La légende dit qu’après l’assassinat de son père, tué d’un coup de lance dans l’oeil, le rejeton aurait été pris en charge par sa mère Gisèle, puis envoyé se terrer dans le Razès, tout près de Rennes-le-Château, d’où celle-ci était originaire. Il y aurait fait « souche », donnant naissance à une ligne cachée de rois mérovingiens. L’Histoire n’en conserve aucune trace, même sous forme de rumeur.

Le Christ fondateur de la lignée des Mérovingiens

Avant d’asseoir leur suprématie par le baptême de Clovis, les Francs étaient païens. La légende dit que le fondateur mythique de leur lignée, Mérovée, aurait été engendré dans le ventre d’une femme ordinaire par une créature surnaturelle, dite « Bête de Neptune ». Mais l’affaire ne tient pas debout et d’autres histoires tout aussi mirifiques sont inventées pour transformer les Mérovingiens en descendants d’une race peu banale. Celle de Francion, un rescapé de Troie assiégée, va servir de caution dynastique aux Francs. Ce n’est que sous Napoléon III, puis sous la IIIe République que toute cette affaire de filiation merveilleuse est abandonnée. Distillée pendant des siècles dans les esprits érudits comme dans l’imagination du petit peuple, elle n’en reste pas moins présente, inspirant des écrivains en mal de mystère. De nouvelles énigmes émergent. Ainsi le Christ remplace-t-il l’obscur Troyen comme fondateur de la lignée mérovingienne. Un Christ qui, survivant au supplice de la croix, serait avec Marie-Madeleine, Marthe et Lazare venu finir ses jours, lui aussi, dans le Razès. Référence au débarquement du trio, il y a deux mille ans sur les côtes de Camargue, aux Saintes-Marie-de-la-Mer, que seule l’Église reconnaît.

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Da Vinci Code porte l’histoire en place publique

Tout cet amas d’histoires reste plus ou moins confidentiel, jusqu’à ce que Dan Brown, en 2004, à travers son Da Vinci Code, porte l’histoire en place publique. Quel trésor le curé avait-il bien pu trouver ? La région n’en manquait pas. Un dépôt de monnaie arabe ainsi qu’une base de statuette d’or ont été découverts. On sait que Saunière aimait fouiner la campagne, muni d’une hotte. Par le passé, les habitants ont organisé des chasses au trésor. En 1339, des moines de Boulbonne entreprirent des fouilles nocturnes sur les hauteurs encadrant Axat, village proche de Rennes-le-Château. À l’époque, une tradition bien ancrée disait que les Wisigoths, chassés par Clovis, avaient pu entasser un trésor dans les grottes de la montagne. Trésor qui aurait compris le butin du pillage de Rome en 410, dérobé par les Romains à Jérusalem en 70. Didier Audinot, grand spécialiste des énigmes de l’Histoire, rapporte que le neveu de Saunière lui a dit avoir vu des lingots d’or bitumés sur la table de la tour Magdala, lorsque, enfant, il rendait visite à son oncle. Fait troublant, la comptabilité de Saunière révèle qu’il consommait énormément de pétrole, dont l’usage aurait pu servir à dissoudre le bitume. Pour certains chercheurs, Saunière avait trouvé le trésor des rois de France, caché dans le Razès, plus précisément à Rhedae, soit Rennes-le-Château, par Blanche de Castille. Il y a eu aussi le trésor des cathares, puis celui des Templiers. Comme le Christ semblait être passé par là, connaissait-il le secret de l’emplacement de son tombeau ? Puisqu’il avait découvert des parchemins, qu’il avait laissé des messages secrets dans la décoration de son église et qu’il avait tendance à régulièrement fouiller le cimetière, seul fait réellement attesté par deux plaintes du conseil municipal, il avait forcément mis la main sur des choses de valeur.

D’autres curés semblaient jouir de fortunes semblables, comme l’abbé Gélis, assassiné en 1897. Le crime ne fut jamais résolu. Le meurtrier cherchait quelque chose, pas de l’argent, puisque les gendarmes découvrirent d’importantes sommes en pièces d’or, cachées en divers endroits de sa maison et de sa sacristie. On supposa qu’il avait été, de son vivant, maître chanteur. À côté de Gélis et de Saunière, on trouve aussi l’abbé Boudet, curé à Rennes-les-Bains et intime de Saunière. Les deux prêtres partaient souvent en excursion dans la campagne. Le trio aurait-il découvert un trésor ? Aucun élément de preuve ne permet de le dire.

Trafiquant de pardon des péchés

Trésor ou pas, le train de vie du curé fait jaser les villageois et grincer des dents l’évêché, qui l’accuse de simonie. Les rumeurs prennent de l’ampleur, lorsqu’en 1900 Saunière fait construire une tour néogothique ainsi qu’une villa sur trois étages. Là, les dépenses engagées dépassent l’entendement. Régulièrement sermonné par l’autorité supérieure et sommé de s’expliquer sur les sources de ses revenus, Saunière répond aux multiples courriers quand bon lui semble, envoie des dossiers incomplets, voire ne se présente pas aux convocations. Agacé, monseigneur de Beauséjour, bien moins complaisant que son prédécesseur, lui intente, en 1910, un procès canonique. Le procès traîne en longueur. Déchu de ses fonctions sacerdotales en 1911, Saunière est inculpé pour détournement de fonds en 1915. L’évêché de Carcassonne a sa théorie. Le curé n’a pas trouvé de trésor, il a établi sa fortune sur un formidable trafic de messes payantes. S’il avait trouvé un fabuleux trésor, pourquoi se serait-il livré à un trafic d’indulgences (pardon des péchés) ? Un raisonnement issu du bon sens. Si Saunière refusait de dévoiler l’origine de ses richesses, c’est qu’elles n’étaient pas très catholiques. En dix ans, il avait drainé une masse colossale de demandes en provenance de toute l’Europe, par petites annonces dans les gazettes religieuses, fait attesté par la comptabilité du prêtre. Il est clair que, même en les regroupant au cours d’un même office, il ne pouvait pas toutes les dire. Saunière se défendra de tout enrichissement personnel, arguant que la villa n’avait pas été édifiée pour « y couler mes jours dans le luxe et la mollesse », mais pour en faire une maison de retraite pour les prêtres âgés et infirmes. « Rien n’aurait manqué aux pauvres vieux, pas même une place réservée dans le cimetière de la paroisse », consigne-t-il le 15 juillet 1910, veille de sa convocation.

Luxe et décadence

RennesOn a également écrit qu’il avait joué en Bourse, peut-être avec le trésor en or découvert par des ouvriers lors de la restauration de son église. Interrogé sur ce que contient le pot retrouvé sous la dalle, devant le maître-autel, l’abbé leur dit que ce sont des objets sans valeur, « des médailles de Lourdes ». Sans doute souhaitait-il conserver ce butin pour lui. Peut-être des louis d’or cachés dans l’église par l’un de ses prédécesseurs, le curé Antoine Bigou, qui, face aux menaces révolutionnaires, est parti les mains vides émigrer en Espagne. Saunière était un homme qui faisait argent de tout, jusqu’à décoller les timbres figurant sur les plis des demandes de messe afin de les revendre aux philatélistes. Cela dit, il se peut que le coût de ses oeuvres n’ait pas été aussi faramineux que bien des auteurs ont bien voulu l’écrire. Didier Audinot avance que les travaux étaient effectués « par des ouvriers peu qualifiés, migrants miséreux venus d’Espagne ».

Après le procès, avec cette interdiction de messe, comme par magie, ses ressources commencent à se tarir. Au point qu’il doit, en 1913, contracter un prêt auprès du Crédit foncier. Il vivra sans argent, vendant des médailles religieuses et des chapelets aux soldats blessés. Il avait mis tous ses biens au nom de sa servante Marie Denarnaud. Il la gardera auprès de lui jusqu’à sa mort, provoquée par une attaque cérébrale, le 22 janvier 1917. Leurs relations étaient très ambiguës. Survivant comme elle le pouvait, la « Madone du curé » céda le domaine à Noël Corbu qui le transforma en hôtellerie. Elle mourut le 29 janvier 1953, avec le secret de Saunière, qu’elle avait pourtant maintes fois promis de révéler, ouvrant la voie aux hypothèses les plus fantaisistes.

À lire

Grandes énigmes de l’histoire de France par Didier Audinot, 2009, Grancher, 2009.

Mythologie du trésor de Renne : histoire véritable de l’abbé Saunière, curé de Rennes-le-Château, René Descadeillas, Mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne, 1971-1972.

Rennes-le-Château : autopsie d’un mythe par Jean-Jacques Bedu, Loubatières, 1990.

Prochain épisode des mystères de l’histoire : La malédiction d’Otzi

Consultez notre dossier : Les mystères de l’Histoire

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La Sorcellerie en France

Posté par francesca7 le 17 décembre 2015

 

Quand sorcellerie et ethnologie se croisent en terres lointaines c’est avec intérêt voire sympathie que se trouve éclairé un rapport magique au monde. Quand il s’agit de la France on a l’impression que la chasse aux sorcières poursuit ses effets. Nul ne s’avoue sorcier, nul ne s’avoue ensorcelé. Que ce soit à Paris ou en province de nombreuses personnes souffrantes en proie à des phénomènes inexpliqués ont bien aujourd’hui recours soit au sorcier – désenvoûteur, soit à l’exorciste. Dans un cas comme dans l’autre le silence est la règle et le territoire interdit. Pour Sur les Docks nous vous proposons une incursion dans ces deux territoires. 

Depuis les maléfices « ordinaires » jusqu’à la mise en œuvre de phénomènes diaboliques l’esprit contemporain s’y montrera dans ses liens avec le désir de nuire et celui de guérir. 

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Le sorcier, envoûteur ou désenvoûteur, ne doit pas être confondu avec d’autres personnages aux pouvoirs magiques tels

- Le sourcier et le radiesthésiste : à l’aide d’une baguette de bois pour le premier et d’un pendule pour le second, ils sont capables de détecter les sources d’eau, de retrouver des objets perdus ou des personnes disparues.

1 Cet article amènera à se pencher sur la notion de victime ; le terme sera employé ici dans le sens commun comme« une personne qui souffre de l’hostilité de quelqu’un, de ses propres agissements, des événements. » (Petit Larousse, 1991). Mais la question se posera de savoir si la victime est victime d’un autre, personne ou événement, un autre extérieur à elle, ou victime de son propre fonctionnement psychique.

- Le voyant et le médium : le premier est capable de lire l’avenir, le présent ou le passé tandis que le second rentre en contact avec des entités spirituelles, défunts ou esprits. On peut les qualifier de « passifs » puisque ce ne sont que des « récepteurs » de l’au-delà.

- Le guérisseur ou le magnétiseur : ils lèvent les maux généralement somatiques par des passes magnétiques et autres procédés.

Le sorcier, ou jeteur de sorts, est un personnage « actif‘ (contrairement aux voyants et médiums) puisqu’il a (ou prétend avoir) le pouvoir d’agir de manière magique sur son environnement qu’il soit humain, animal ou végétal mais également sur les machines (détraquer une voiture par exemple). On distingue différents types de sorciers : certains pratiquent la magie noire (pour propager le « mal ») et d’autres la magie blanche (pour répandre le « bien » ou annuler les maléfices créés par les jeteurs de sorts). Une troisième catégorie de sorciers emploie les deux types de magie, pratiquant indifféremment l’envoûtement et le désenvoûtement selon la demande de leurs clients.
Pour finir, la confusion entre envoûtement et possession est récurrente dans le public. Dans le sens strict, la possession désigne l’état dans lequel une .personne physique est habitée – possédée – par une entité spirituelle, et non « manipulée » au moyen de procédés magiques par une autre personne physique, comme c’est le cas dans la sorcellerie.

La sorcellerie peut être définie comme l’ensemble de processus interrelationnels – dont le mode est magique et l’origine conflictuelle – entre différents acteurs. Au premier rang, se trouve le client qui demande et paie un service, opéré par le sorcier ou l’envoûteur, le deuxième acteur. Le troisième acteur, la victime, ignore généralement tout des procédés sorciers et risque donc de faire appel à un quatrième acteur, sorcier également, le désenvoûteur. S’ensuit alors un combat magique et invisible entre les deux sorciers. A cela peut s’ajouter d’autres acteurs secondaires, l’entourage de la victime.

Acteurs, ils le sont d’autant plus que ce sont eux qui posent le « diagnostic » de sorcellerie pour donner sens à la série de malheurs qui oppriment la victime.

sorcellerie

Le client et sa demande

Le client est à l’origine du recours sorcier, c’est par lui que le processus est lancé. Les motifs de sa demande sont très divers, mais on retrouve généralement des jalousies, des envies, de la haine, un amour blessé, etc. En un mot, c’est une souffrance psychique qui est à l’origine du recours sorcier. Cette souffrance masque peu ou prou un conflit avec la victime ; ce rapport conflictuel entre les deux partis demeure bien souvent chargé de non dits, il peut même ne pas être extériorisé ou exprimé, du moins en mots. C’est la raison pour laquelle repérer la personne qui est à l’origine du malheur sorcier n’est pas chose facile pour le désenvoûteur. Le recours sorcier est à l’image de la nature du conflit : sourd et pernicieux. C’est parce que le conflit est de cette nature que le client emploie la sorcellerie pour l’exprimer.

Jean Vemette, secrétaire national du service « Pastorale, sectes et nouvelles croyances » s’interroge sur l’engouement actuel pour l’irrationnel et le para-normal, (La Croix l’Evènement, 13/09/2001)

Toute une « microculture » se développe ainsi, qui va de la « quête du sens, de la vie et de la mort, de l’origine et de la fin, de la santé et du salut » aux expériences de spiritisme ou même jusque « aux-portes-de-la-mort ». Le médium ou le devin sont consultés, mais aussi les guérisseurs. Et plus de la moitié des français s’adressent aux praticiens de médecines parallèles.

L’auteur émet plusieurs hypothèses afin de tenter d’expliquer cette attirance pour l’irrationnel « à l’ère du rationalisme triomphant » : un phénomène de mode, une revendication « de mystère et de sacré », une vision du monde plus symbolique ? Cette montée en puissance signe même, aux yeux de certains, un appel à une sorte de « réenchantement » du monde.

C’est ainsi que 50.000 personnes en France consultent les voyants et que le marché de la divination s’élève à 3,20 milliards d’euros (21 milliards de F.) ! Les exorcistes de l’Eglise catholique sont eux aussi débordés, et les anges, présents dans « la nébuleuse du Nouvel Âge », se retrouvent désormais partout. De son côté, l’astrologie continue à se développer et des revues spécialisées dans l’ésotérisme mais aussi la magie et le satanisme se lisent dans tous les milieux. « En ces temps de crise et de panique, on se tourne vers le mage, le devin ou vers le gourou ». Sur ce dernier point, Jean Veinette écrit que ces pratiques entraînent la méfiance de « l’autorité publique [qui] les soupçonne d’être le terreau sur lequel poussent des sectes criminogènes ».

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Histoire du Magnétisme en France

Posté par francesca7 le 14 décembre 2015

 

Histoire du magnétismeLe magnétisme s’inscrit dans l’histoire, on en trouve des traces jusque dans la plus haute antiquité.

Mesmer au XVIII è siècle a essayé de le rendre populaire en lui attribuant quelque axiome scientifique. Aujourd’hui, il y a une demande et le magnétisme continue son essor. D’après l’émission « Pourquoi Comment » diffusée sur France 3 le 16 mai 2000 et présentée par S. Augier, 55 % des français croient au magnétisme. Depuis longtemps, il n’est plus seulement réservé à une clientèle exclusivement rurale mais s’étend dans les villes où fleurissent désormais de nombreux cabinets. Toutefois, la pratique n’est pas uniforme, on note quelques différences notables et il n’y a pas un type de magnétiseur mais plusieurs. Ils se différencient principalement par le sens qu’ils donnent à leur don, à sa nature : biologique, divine, et à son mode de transmission.

extrait reportage – décembre 2015 Hypnose Thérapeutique

http://www.dailymotion.com/video/x3hblfq

 

Ainsi, dans un premier temps, nous aborderons les racines même du magnétisme, son importance dans l’histoire, des hiérophantes égyptiens à nos jours. Nous verrons aussi que cette discipline possède ses propres théories et théoriciens dont Mesmer fut sans doute le plus illustre. Dans un deuxième temps, nous verrons comment le magnétisme se place dans notre société, pourquoi s’adresse-t-on à un magnétiseur plutôt qu’à un médecin ? Le magnétisme rentre-t-il dans un régime de croyance de la part des patients ? La rencontre faite avec trois magnétiseurs et le contact avec la clientèle permettra sans doute de répondre à ces interrogations.

 

Pour ce faire allez à la découverte de ce livre dans ma bibliothèque : http://bibliothequecder.unblog.fr/2014/11/26/initiation-au-magnetisme-curatif/

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L’idée de Nation

Posté par francesca7 le 9 décembre 2015

 

A NATIONElle s’est parfois imposée à partir d’institutions étatiques préexistantes ou, au contraire, a favorisé la construction d’États regroupant des populations précédemment dispersées sur plusieurs territoires.

En France et en Angleterre, c’est l’action centralisatrice et unificatrice du pouvoir royal qui a contribué de manière décisive à l’émergence de la nation. Mais le sentiment national, présent chez une élite restreinte, s’est diffusé assez lentement. Il faut en effet attendre la fin du XVe siècle pour que l’idée de nation devienne incontournable en France et en Angleterre. La guerre de Cent Ans (1337-1453) a soudé les populations dans l’adversité et contribué de manière décisive à l’émergence de l’identité nationale de part et d’autre de la Manche.

Dans d’autres pays, l’idée de nation s’est développée en l’absence d’un cadre étatique unitaire. Ainsi, en Allemagne, l’existence d’une langue et d’une culture communes a permis de concevoir la nation en l’absence de toute unité politique avant 1871. De même, en Italie, le sentiment national a servi de ciment idéologique préalable à l’unification de l’État.

La double dimension – objective et subjective – de l’idée de Nation trouve un écho dans la formulation à la fin du XVIIIe et au XIXe siècles de deux concepts distincts de la nation par des penseurs français (Renan, Fustel de Coulanges) et allemands (Herder, Fichte), qu’on présente souvent comme la « conception française » et la « conception allemande » de la nation.

Johann Gottfried Herder (1744-1803) propose une définition de la Nation fondée sur le sol et une langue commune, et Johann Gottlieb Fichte (1762-1814), dans ses Discours à la nation allemande , insiste sur l’idée de peuple et l’importance de la langue.

Ernest Renan (1823-1892), dans sa célèbre conférence de 1882 intitulée « Qu’est-ce qu’une Nation ? », pose, quant à lui comme critères de l’appartenance nationale, « le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. » Selon lui, « l’existence d’une nation est un plébiscite de tous les jours. »

État, Nation et État-Nation

Réalité historique et politique, objet de réflexion et de débats théoriques, la Nation est également devenue depuis la Révolution française une notion juridique à part entière. L’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 dispose ainsi que « le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »

En application de ce principe, la Nation est devenue la source des différents pouvoirs, se substituant au droit divin qui légitimait le pouvoir monarchique. La désignation des détenteurs du pouvoir par le biais de l’élection et le principe d’égalité des citoyens devant la loi et les charges publiques découlent de cette conception de la Nation. Celle-ci peut être L’idée de Nation dans FONDATEURS - PATRIMOINE 220px-Claude_Monet_043définie comme le peuple constitué en corps politique, dont la volonté est mise en œuvre par des représentants élus, sans qu’aucun corps intermédiaire ne puisse y faire obstacle.

La constitution du peuple en un corps politique, la nation, détentrice de la Souveraineté, modifie par ailleurs la conception de l’État en le soumettant au principe démocratique. La nation le relie ainsi à la société en lui conférant une légitimité démocratique.

Pour cette raison l’État et la nation sont très souvent associés, au point que pour certains toute nation a le droit de disposer d’un État et tout État doit s’appuyer sur l’existence d’une Nation. L’existence des États-nations apparaît dès lors comme une conséquence logique du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, dont le principe s’est imposé au XXe siècle dans la conduite des relations internationales. L’État se caractérise alors par la superposition d’une entité politique souveraine avec un ensemble culturel unifié du point de vue linguistique ou religieux.

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