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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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L’HISTOIRE DE LA GRANDE EPICERIE DE PARIS

Posté par francesca7 le 17 février 2015

 

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Aristide Boucicaut inventa en 1852 le commerce moderne en créant le premier grand magasin au monde, Le Bon Marché.

Il transforme, avec son épouse Marguerite, une simple échoppe en un grand magasin singulier au large choix, où l’on entre librement et déambule sans être importuné. Le Bon Marché est né et les innovations se multiplient: prix fixes, marges réduites, livraison à domicile, échange d’articles, vente par correspondance, soldes, coin bibliothèque… Dans le monde entier, on s’inspire bientôt du modèle commercial inventé par un couple précurseur et révolutionnaire.

Dans de nouveaux bâtiments, à l’angle de la rue du Bac et de la rue de Sèvre, Le Bon Marché ouvre en 1923, le «comptoir de l’Alimentation» et propose pour la première fois dans un grand magasin, les meilleurs thés et conserves fines. Des expositions et présentations thématiques par pays sont déjà organisées, la mise en scène des produits frais intégrés par la suite crée un spectacle unique. Il faudra néanmoins attendre 1978 pour que La Grande Epicerie de Paris voie le jour et se positionne comme un véritable supermarché de quartier pour les gastronomes de la Rive Gauche.

Après le rachat du Bon Marché par le Groupe LVMH, Le Bon Marché se repositionne. Il devient un magasin haut de gamme très parisien et reflète un certain esprit Rive Gauche.

En 1988, La Grande Epicerie de Paris, filiale du Bon Marché Rive Gauche, se transforme et devient le plus important des magasins alimentaires de la capitale. 

En 1999, après une rénovation totale de ses rayons et la mise en place d’une nouvelle identité graphique, faire ses courses à La Grande Epicerie de Paris est devenu un « incontournable, un plaisir revendiqué, un moment privilégié ». Véritable référence de la gastronomie à Paris, elle attire les amateurs d’exceptionnel et les curieux du monde entier.

Fin 2013, après 18 mois de rénovation, La Grande Epicerie de Paris célèbre sa renaissance. Profitez d’une nouvelle expérience toujours unique, révélant les savoir-faire des métiers de bouche, une sélection toujours plus pointue de produits d’exception – rares ou traditionnels –, et enfin de nouveaux univers et services.

Célébrant aujourd’hui sa renaissance après 18 mois de travaux, La Grande Epicerie de Paris occupe près de 3 000 m2 ainsi que 1500 m2 de sous-sols où œuvrent un Meilleur Ouvrier de France à la tête de 62 artisans et 12 apprentis experts en Boulangerie, Traiteur et Pâtisserie. Ces laboratoires passent désormais de l’ombre à la lumière, pour révéler les savoir-faire des métiers de bouche et vous permettre d’apprécier, sous vos yeux, les gestes appliqués de chaque spécialiste. L’institution parisienne de la gastronomie propose aux gourmands 25 000 références – produits d’exception, rares ou traditionnels – dans divers univers : l’Epicerie, l’Epicerie du Monde, la Place du Marché, la Poissonnerie, la Boucherie, la Rôtisserie, la Fromagerie, la Pâtisserie, la Boulangerie, la Chocolaterie, les espaces Luxe, Gastronomie Italienne et Ibérique, les Thés et Cafés, la Brasserie, la Crèmerie et bien sûr la Cave.

Image de prévisualisation YouTube

L’ÉPICERIE ET L’ÉPICERIE DU MONDE

Essentiels, grands classiques ou rares et ultra-sophistiqués, les milliers de produits de l’Epicerie sont récoltés aux quatre coins de la planète par une équipe de « têtes chercheuses » d’une exigence affûtée. Les articles les plus savoureux et les plus remarquables y sont proposés, dont de nombreux en exclusivité : Miel de Manuka, Barbe à Papa d’Iran, Sucre de Noix de Coco d’Indonésie, Diamants de Sel de l’Himalaya, Vinaigre de Barolo à la Truffe, Chutney de Figue au poivre de Séchuan, Sprat Fumé de Riga… Grâce au soin apporté à l’esthétique de leur mise en place, les confitures et huiles y sont présentées comme autant d’objets précieux. L’espace est agrandi et la sélection enrichie, pour vous proposer régulièrement des dégustations et animations mises en scène sur des triporteurs.

La Grande Epicerie de Paris, c’est aussi en sous-sol, 1500 m2 de laboratoires réservés à la boulangerie, à la pâtisserie et à la cuisine qui desservent le magasin, les restaurants et le service traiteur.

Dans cette ruche soucieuse de ravir les papilles les plus délicates, officient jour et nuit, près de quatre-vingt boulangers, pâtissiers, sauciers, rôtisseurs, commis, plongeurs etc. Travaillés à partir des meilleurs produits, chaque petit-four, chaque éclair, chaque salade, chaque brochette, chaque pain gourmand, chaque entrée ou chaque plat qui sort des ateliers de La Grande Epicerie de Paris, s’apparente à un véritable petit bijou de saveurs.

http://www.lagrandeepicerie.com/decouvrir/histoire.html

 

 

Publié dans Epiceries gourmandes, Paris | Pas de Commentaire »

Une histoire de goût Fauchon, Hédiard, etc.

Posté par francesca7 le 29 janvier 2015

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téléchargement (2)Ce qui fait le succès de l’épicerie fine à la française

Distributeurs de produits culinaires d’exception, proposant un choix riche et rare provenant aussi bien du terroir le plus classique que des pays les plus exotiques, les épiceries fines fournissent à une clientèle aisée le fleuron du luxe culinaire. Secteur de niche, réservé à des consommateurs exigeants, le marché sait s’adapter aux évolutions de la consommation tout en restant garant d’une certaine gastronomie à la française. Identité forte, savoir-faire historique et stratégie marketing oscillant entre tradition et contemporanéité : telles sont les clefs du succès des grandes épiceries parisiennes.

 

Place de la Madeleine, le Bon Marché rive gauche : deux lieux synonymes de trois adresses qui résonnent aux oreilles de tout gourmet averti. Hédiard, Fauchon, la Grande Epicerie : ces maisons parisiennes sont les figures de proue de l’épicerie fine à la française. Avec un chiffre d’affaires estimé à 5,1 milliards d’euros en 2011, le secteur s’assure une place confortable dans les dépenses des Français et se ménage une croissance stable qui prévoit de se prolonger jusqu’en 2015, malgré la crise et la baisse de la consommation. Il faut dire que l’épicerie fine et l’alimentaire haut de gamme se détachent des simples courses alimentaires réalisées au quotidien : plus qu’un besoin, elles contentent un achat plaisir. “L’épicerie fine propose à la fois un produit et une ambiance, explique Alexandre Boutoille, directeur de la Grande Epicerie de Paris, fleuron culinaire du groupe LVMH. La crise notamment a eu un impact fort sur les modes de consommation : l’achat de produits alimentaires haut de gamme est devenu un dérivatif.” Les clients sont loin du besoin alimentaire, ils sont là pour le plaisir de regarder et de s’offrir un produit d’exception. Ce que confirment les enquêtes satisfaction menées par l’épicerie située rive gauche. 95 % de la clientèle disent ainsi “éprouver du plaisir” en faisant leurs courses à la Grande Epicerie. Au-delà du produit, l’enseigne vend en effet une expérience magasin, axée sur l’hédonisme. Une valeur phare, mise en avant également par Hédiard. “Nos clients viennent acheter nos produits dans une double optique : faire plaisir et se faire plaisir”, confirme Jean-Guillaume Marquaire, responsable marketing de la maison à la signature rouge et noire. Cette notion de plaisir partagé se retrouve dans les offres cadeaux que proposent les grandes épiceries fines. Corbeilles de produits, paniers de dégustation, pour les particuliers et les entreprises, sont en effet un créneau porteur pour ces enseignes.

“En ayant fait le choix du multispécialisme, Fauchon s’est constituée comme une marque de cadeaux idéale”, indique quant à elle Isabelle Capron, directrice générale de Fauchon.

Au-delà de ce type d’offre, l’univers de l’épicerie fine se dessine surtout autour des identités de marques fortes portées par les maisons emblématiques du secteur. Des univers de marque retravaillés et accentués face aux évolutions du marché. “A la fin des années 1990 le paysage de l’alimentaire a connu de grands bouleversements”, observe Isabelle Capron. Jusqu’à cette date, les deux grandes maisons de la place de la Madeleine avaient la mainmise sur le marché parisien. Or sont soudain arrivés de nombreux acteurs, tous sur des domaines différents. Monoprix et Picard qui modifiaient la façon de cuisiner, Lafayette Gourmet qui, dans la lignée de la Grande Epicerie, faisait évoluer l’approche de l’alimentaire ou encore les spécialistes et nouveaux créateurs comme Pierre Hermé qui ont changé la donne. Le tout en parallèle d’un mouvement de masse premium dans les Monoprix et autres Carrefour Market. Les grandes marques historiques ont alors pris un coup de vieux. “Reste que leur réputation était intacte, avec une image puissante et prestigieuse”, tient à souligner Isabelle Capron.

Une histoire…

images (8)Fauchon, créé en 1886, avait besoin d’un nouveau souffle. Le propriétaire Michel Ducros le lui a apporté avec une toute nouvelle stratégie marketing lancée en 2004, après que l’enseigne a frôlé la faillite en 2003. “L’atout de l’enseigne a été son potentiel de marque : Fauchon est perçu par la clientèle comme une grande marque de luxe appartenant au patrimoine français, telle une grande maison de couture”, explique la directrice. La métamorphose de l’enseigne s’est alors déroulée autour de grands axes, renouvelant l’identité Fauchon dans une ultra-contemporanéité, nouvelle sur le secteur. “Nous avons choisi les couleurs noir, blanc et rose fushia pour moderniser la marque et la faire repérer par les nouvelles générations”, décrypte Isabelle Capron. Du logo au packaging en passant par l’esthétique même des produits, l’enseigne s’est positionnée comme leader moderne de la gastronomie à la française. “Nous nous sommes ainsi recentrés autour de trois axes : le luxe, la modernité et l’origine France.” De l’autre côté de la place de la Madeleine, l’autre maison emblématique fondée en 1854, axe quant à elle sa stratégie de marque autour de l’authenticité. “Cette valeur phare est le fil conducteur historique du développement de la maison”, affirme Jean-Guillaume Marquaire. Autre signe distinctif de l’enseigne : la découverte. “Ferdinand Hédiard a fondé sa maison en faisant découvrir aux Parisiens les fruits et autres produits exotiques et Hédiard reste fidèle à cette tradition de découvreur de saveurs.” La marque mise ainsi sur la continuité de la qualité et l’idée d’une offre des produits d’exception perpétuée au fil du temps. Quant à la Grande Epicerie de Paris, l’enseigne a un positionnement tout à fait différent, de par sa nature historique. Le Bon Marché a créé une épicerie fine en 1923, qui prendra le nom de Grande Epicerie de Paris en 1978. “La Grande Epicerie est le fruit d’une alchimie entre les produits, le savoir-faire des hommes et le lieu”, se plaît à raconter Alexandre Boutoille, le directeur de l’enseigne. Très ancrée dans son quartier chic du VIIe arrondissement de Paris, l’épicerie distribue à la fois des produits de distribution classique ainsi que des produits haut de gamme, dans une logique de commerce de proximité de luxe. “Nous touchons à la fois une clientèle de proximité mais également une clientèle étrangère qui représente entre 15 et 20 % de notre clientèle, indique Alexandre Boutoille. Depuis deux, trois ans nous constatons également une ouverture vers une clientèle rive droite avec des clients réguliers occasionnels.” 

Le profil de cette clientèle est majoritairement constitué de CSP+, même si certaines enseignes captent de plus en plus une clientèle au pouvoir d’achat moins élevé, qui se rend dans ces épiceries fines pour s’offrir des petits plaisirs. Certains ont par ailleurs une politique de développement à l’international. C’est le cas de Fauchon, qui réalise 80 % de ses ventes en dehors du marché français. “Si nous sommes une marque d’origine française, avec un magasin emblème à Paris, nous avons à cœur de nous positionner comme un exportateur des goûts français dans le monde”, souligne Isabelle Capron. L’enseigne travaille ainsi sur des tendances alimentaires mondiales. “Le sucré est ainsi un grand dénominateur commun dans le monde : il est plus transversal, explique la directrice générale. Il y a des produits extrêmement régionaux, comme le foie gras, et d’autres, mondiaux comme la pâtisserie ou le chocolat…” Ainsi, la confiserie représente 18 % du chiffre d’affaires de la maison. Fauchon travaille ainsi sur des catégories de produits et de concepts qui ont une résonance internationale. Dans la même lignée, la Grande Epicerie fait la part belle aux produits étrangers. “Cette notion est très importante”, note Alexandre Boutoille qui explique que les consommateurs voyagent de plus en plus et ont un esprit plus ouvert sur l’extérieur, notamment en matière de gastronomie. “Nos clients ont envie de retrouver dans leur épicerie fine des produits spécifiques glanés au fil de leurs voyages.”

Les tendances

images (9)Savoir repérer et devancer les grandes tendances de la gastronomie, comprendre les évolutions des modes de consommation tout en ayant les ressources et le savoir-faire pour dénicher les produits les plus exceptionnels qu’offrent les producteurs : tel est le défi de l’épicerie fine. Parmi les tendances prégnantes du moment, les enseignes sont toutes d’accord pour souligner l’importance grandissante du retour aux sources et de l’émergence des produits du terroir. “Avant la crise, les consommateurs étaient plutôt séduits par la cuisine facile, surtout à Paris, analyse Alexandre Boutoille. Suite à la crise nous avons observé un retour aux valeurs de la gastronomie française : cela s’est traduit par un engouement pour des produits bruts à cuisiner, ainsi qu’un développement des produits d’assaisonnement.” Analyse que partage Jean-Guillaume Marquaire chez Hédiard : “Nous avons observé une demande accrue d’un retour à des valeurs fortes comme l’authenticité.” Une demande de fond traduite par l’essor du bio ou de ce que l’on appelle le “nouveau terroir”. Cette évolution s’est accompagnée d’un envol très net du volet santé, avec ce que les analystes qualifient de “trend healthy” : les consommateurs se tournent ainsi vers le mieux manger, en achetant des produits bons pour leur santé et en privilégiant la provenance et la qualité des ingrédients et des recettes. “Les consommateurs portent une attention particulière à l’environnement et à leur propre bien-être, et cela passe désormais par la gastronomie”, confirme Alexandre Boutoille. Dans cet esprit, Fauchon développe par exemple des thés “bien-être” avec des composants minceur et beauté… “Nous proposons des produits également moins gras, moins sucrés et moins salés”, indique Isabelle Capron. Autre tendance émergente : le service traiteur. Qu’ils prennent le nom de “take away”, de prêt-à-manger ou encore de “snacking chic”, les plats à emporter deviennent le prêt-à-porter de l’épicerie fine, avec des recettes inédites. “Chez Hédiard ce service est développé depuis les années 1990, mais reste une activité saisonnière, qui connaît son essor lors des fêtes de fin d’année”, commente Jean-Guillaume Marquaire.

 

Le sourcing

Pour dénicher ces tendances et développer tous les jours de nouveaux services et produits, les équipes sont conséquentes. “Nous comptons plus de 370 salariés sur le site”, confirme Alexandre Boutoille. Avec en tout une soixantaine de métiers au sein de la maison. “Il est essentiel de montrer le savoir-faire de la Grande Epicerie, que ce soit par rapport à la sélection des produits et au savoir-faire des collaborateurs.” Pour ce faire, une armada de sélectionneurs, dégustateurs, équipes marketing et cuisiniers collabore. “En outre, nous voyageons le plus possible et participons à des salons internationaux afin de trouver de nouveaux produits, explique Alexandre Boutoille. Reste qu’il est difficile de mettre la main sur un produit exclusif face à la concurrence”, admet-il. Le sourcing, ou la recherche des producteurs et produits répondant le mieux aux exigences des épiceries fines sont devenus des pôles essentiels. Les chefs chez Fauchon sont ainsi formés dans des écoles de chefs, et travaillent avec des batteries de dégustateurs. Le directeur de la gastronomie à la Grande Epicerie, Jean-Jacques Massé, est meilleur ouvrier de France. Sous les ordres de ces chefs, les équipes élaborent et développent des recettes exclusives, propres à chaque maison. “Par ailleurs nous développons des gammes et produits spécifiques : nous avons par exemple une unité de conditionnement de thé pour maîtriser nos recettes de thé parfumé”, rappelle Isabelle Capron chez Fauchon. Chez Hédiard, fortement sollicité par les producteurs, un travail d’audit qualité méticuleux est mené à chaque demande, afin de déterminer lesquels de ces produits auront le privilège d’être distribués par la maison. Les épiceries fines ont ainsi le triple rôle de producteur, sélectionneur et éditeur.

 

Autre point commun des grandes enseignes : le choix très large qu’elles proposent. “Hédiard propose plus de 5 000 références, réparties selon de grands univers tels le fruit ou encore la cave”, explique par ailleurs Jean-Guillaume Marquaire. Quant à la Grande Epicerie, ce sont plus de 25 000 références qui sont présentées. Ainsi se côtoient au sein de l’enseigne des stands traditionnels qui mettent en avant un savoir-faire, comme la boucherie ou la boulangerie, et des stands d’épicerie fine tels que la confiserie ou les épices.

Autre paramètre essentiel : l’esthétique. Chez Fauchon on mise ainsi beaucoup sur la valeur ajoutée du packaging et de l’emballage, “la trace de la marque restante une fois le produit consommé”. L’épicerie fine porte également une attention particulière à la façon dont le produit est présenté dans les vitrines. “Nous proposons un voyage sensoriel, des produits d’exception dans un environnement d’exception avec un service de qualité.”

e-commerce, ou pas ?

images (10)L’importance et la richesse de l’environnement dans lequel sont proposés ces produits les ont d’ailleurs longtemps prédisposés au mode de distribution de l’alimentaire haut de gamme. D’où les nombreuses questions soulevées par la nouvelle voie offerte par l’e-commerce. Les enseignes d’épicerie fine sont en effet partagées sur ce sujet, oscillant entre une approche réfractaire et un enthousiasme réel face aux opportunités apportées par Internet. Ainsi à la Grande Epicerie, qui a lancé son site de vente en ligne il y a deux ans, on reconnaît volontiers qu’avec une sélection de produits limitée à 400 références, l’activité reste anecdotique. “Mais nous avons des projets de développement à l’avenir”, souligne Alexandre Boutoille. De même, chez Hédiard, Internet est loin d’être une priorité. “Par rapport à la tendance du marché, il s’agit encore d’un canal de distribution qui a besoin de temps pour arriver à maturité”, estime Jean-Guillaume Marquaire. Chez Fauchon, le positionnement est tout à fait différent. “L’une des expressions concrètes de la stratégie de luxe alimentaire contemporain est de s’adapter aux modes de consommation”, rappelle Isabelle Capron.

 

Il était impensable pour la marque d’ignorer l’e-commerce, qui est entre autres un canal idéal pour s’adresser à une nouvelle génération de clients. “Par ailleurs, étant donné que Fauchon n’est pas disponible partout en France, le site répondait à cette nécessité d’être présent.” Ainsi l’enseigne pratique le e-commerce de façon décomplexée avec 1 000 références en ligne, et un site qui connaît une croissance de 40 % et qui représente aujourd’hui 5 % du chiffre d’affaires du magasin de la Madeleine. “Par ailleurs la marque peut être perçue comme intimidante : l’idée du site Web est de fournir une expérience qualitative, tout en rendant plus abordable le luxe alimentaire”, souligne la directrice. Garder son exclusivité sans que la marque ne soit pour autant excluante : une vision de l’épicerie fine qui tente de s’adapter aux évolutions du marché et des consommateurs avec les mêmes armes que le secteur du luxe en général.

Source de l’article http://www.lenouveleconomiste.fr/lesdossiers/fauchon-hediard-etc-une-histoire-de-gout-12056/

 

 

Publié dans Epiceries gourmandes, FONDATEURS - PATRIMOINE, Paris | Pas de Commentaire »

Papier d’Arménie, laissez parler la p’tite fumée

Posté par francesca7 le 27 janvier 2015

 
 
250px-Papier_d'ArménieMontrouge. Par beau temps on se repère à l’odeur. Les effluves sucrés, épicés et poivrés conduisent jusqu’à une rue tranquille de Montrouge aux portes de Paris, d’où sort depuis 1885 le Papier d’Arménie.

Car cette petite feuille parfumée 100% Made in France, qui libère tout son esprit en se consumant, ne doit à l’Arménie que son nom – et un petit supplément d’âme inscrit à jamais dans un refrain écrit par Serge Gainsbourg et chanté par Régine.

La recette, tenue secrète (elle est enfermée dans un coffre-fort), évoque les longues caravanes et les grands voyageurs sur la Route de la Soie, aux confins des empires d’Europe et d’Asie, autant que les armoires de grand-mère. Un répertoire exotique et familier à la fois. C’est l’arrière-petite-fille du créateur, Mireille Schvartz, qui veille aujourd’hui au destin singulier du « petit papier ». « Le benjoin », lâche-t-elle pour qualifier la note dominante du papier d’Arménie.

Tout juste consent-elle à citer encore « la vanille », en passant devant les cuves où macère la formule magique imaginée par Henri Rivier, pharmacien voyageur, associé à l’époque à un autre curieux, Auguste Ponsot, qui l’avait entraîné à l’aventure dans les monts d’Arménie. « Ils en ont rapporté le souvenir de ces résines qui brûlaient dans les maisons arméniennes pour les désinfecter », raconte son héritière.

Les petits cahiers rouge foncé de l’arrière-grand-père gardent la mémoire des premiers essais, consignés d’une écriture serrée. Les formules raturées attestent des nombreuses corrections pour parvenir au produit rêvé. Plus tard les deux hommes vont se séparer, mais Henri Vivier va poursuivre l’aventure et trouver de nouvelles déclinaisons, Papier d’Orient, Papier Suprême et Papier Souverain. Il lança aussi des boissons aux fruits, les « Naranjina, essences et jus de fruits » avant de passer aux masques à gaz pendant la Première Guerre mondiale.

Mais seul le Papier d’Arménie a trouvé un destin à travers les siècles, toujours fabriqué selon les préceptes de son inventeur, comme au premier jour. Tout est question de temps dans la tiédeur des ateliers de Montrouge.

Le benjoin
Le benjoin, une résine tirée du Styrax et importée du Laos, macère dans l’alcool à 90°C pendant deux à trois mois. De même pour la formule exclusive composée de « vanille et autres parfums », glisse rapidement Mireille Schvartz, qui infuse simultanément dans des cuves séparées. Ensuite les deux jus sont mélangés et restent en cuve pour quelques semaines supplémentaires.

Seule concession à la modernité, les antiques cuves de cuivre ont cédé la place aux cuves d’inox. En sort un jus brun-rouge, comme caramélisé, « sauvage et fauve » aurait dit Baudelaire s’il l’avait croisé.

Les feuilles buvard sont alors mises à tremper dans la solution une douzaine d’heures au moins (d’où leur teinte), plus si nécessaire, séchées, compressées avant d’être massicotées et pliées en petits carnets de douze feuillets prédécoupés. « A chaque étape on prend le temps », note la patronne : six mois se passent au minimum avant la mise en vente. Un véritable produit de luxe.

L’unique « Arménien » de la bande rejoint l’aventure en 2006 : le parfumeur Francis Kurkdjian (né à Grasse, en bon parfumeur) se présente à l’occasion de l’Année de l’Arménie en France en 2006 et propose une édition spéciale habillée de bleu, rehaussée de myrrhe et d’encens, légèrement boisée. Le succès est immédiat. Pour le coup, « c’est lui qui garde le secret de cette formule » inscrite finalement au catalogue maison.

téléchargementEn 2009, Kurkdjian suggère une version du papier à « La Rose », enrichie d’huiles essentielles de roses cueillies en Iran et en Turquie. Le parfumeur va ensuite se charger de l’adaptation des bougies déclinées pour les trois familles de Papier d’Arménie : « Le benjoin était trop lourd pour la cire, il lui a fallu reconstituer le parfum de la formule », note la directrice avec une pointe d’admiration.

Quand Mireille Schvartz est arrivée en 1993 en succession de sa mère, 4e génération aux commandes, l’entreprise était en train de mourir. « On vendait 250.000 carnets par an, on en fait plus de 2 millions ». Sous sa direction, le Papier d’Arménie a reconquis les cœurs. Aujourd’hui « la plus vieille entreprise de Montrouge » (le brevet trône, encadré dans l’entrée) emploie onze personnes. Mais seules deux en connaissent la formule secrète : la patronne et son chef d’atelier.

(Source : 20 Minutes)Accédez à l’article source

Publié dans ARTISANAT FRANCAIS, Paris | Pas de Commentaire »

L’Eléphant de la Bastille

Posté par francesca7 le 22 janvier 2015

 

téléchargement (2)S’il fut question, au lendemain de la Révolution française, d’élever place de la Bastille un monument commémoratif à la place de la vieille forteresse, c’est Napoléon qui opta en 1810 pour le projet d’y dresser un éléphant, dont l’Empire n’accouchera pas et auquel on préférera une colonne « des immortelles journées » de juillet 1830

Des préoccupations plus graves faisant ajourner le projet ajournèrent le projet d’implantation d’un monument en lieu et place de la défunte prison, Napoléon le reprit et voulut y ériger l’Arc de Triomphe de la Grande-Armée, avant que l’Institut ne l’en dissuadât : dans une lettre écrite de Saint-Cloud le 9 mai 1806 à Champagny – ministre de l’Intérieur de 1804 à 1807 –, Napoléon explique qu’ « après toutes les difficultés qu’il y a à placer l’Arc de Triomphe sur la place de la Bastille, (il consent) qu’il soit placé du côté de la grille de Chaillot, à l’Étoile, sauf à remplacer l’Arc de Triomphe sur la place de la Bastille par une belle fontaine, pareille à celle qu’on va établir sur la place de la Concorde. »

La pensée de l’empereur se précise dans le décret du 9 février 1810 : « Il sera élevé sur la place de la Bastille, une fontaine de la forme d’un éléphant en bronze, fondu avec les canons pris sur les Espagnols insurgés ; cet éléphant sera chargé d’une tour et sera tel que s’en servaient les anciens ; l’eau jaillira de sa trompe. Les mesures seront prises de manière que cet éléphant soit terminé et découvert au plus tard le 2 décembre 1811. » Napoléon ignorait, semble-t-il, le projet de Ribart en 1758 : « L’éléphant triomphal, grand kiosque à la gloire du roi (Louis XV) ».

Faut-il penser, avec Gourlier, que « lors de son entrée à Berlin, il aurait été frappé d’une pendule composée sur ce motif, et placée dans le cabinet du roi de Prusse ? » Il est plus naturel de voir dans ce monument un souvenir de la campagne d’Orient, une allusion à des rêves de conquêtes aux Indes, et une réminiscence classique. Voici, à ce sujet, une autre lettre de Napoléon, en date du 21 décembre 1808 : « Monsieur Cretet (ministre de l’Intérieur de 1807 à 1809, posa la première pierre de la fontaine, le 2 décembre 1808), j’ai vu par les journaux que vous avez posé la première pierre de la fontaine de la Bastille. Je suppose que l’éléphant sera au milieu d’un vaste bassin rempli d’eau, qu’il sera très beau et dans de telles dimensions qu’on pourra entrer dans la tour qu’il portera. Qu’on voie comme les anciens les plaçaient et de quelle manière ils se servaient des éléphants. Envoyez-moi le plan de cette fontaine. » Il recommande ensuite que les architectes « se mettent d’accord avec les antiquaires et les savants ».

A l’Institut, les avis étaient divisés sur ce nouveau projet. Denon l’approuvait, Fontaine le combattait. Les travaux furent cependant commencés dès 1806, sous la direction de l’architecte Cellérier. Alavoine, qui le remplaça en 1808, s’adjoignit le sculpteur Pierre-Charles Bridan et lui fit exécuter en plâtre un modèle de l’éléphant, qui mesurait 50 pieds de long et 45 de haut. Un décret du 24 février 1811 ordonna d’employer au monument les canons pris dans la campagne de Friedland. On allait entreprendre la fonte, quand survint la Restauration. L’éléphant, emblème impérial, fut aussitôt condamné. Le 4 juillet 1815, le ministre de l’Intérieur ordonna à Alavoine de suspendre les travaux, et à Bridan de lui soumettre de nouveaux projets pour l’embellissement de la place de la Bastille, devenue place Saint-Antoine. Bridan proposa successivement :

1. L’enlèvement d’Europe par Jupiter, entourés de l’Amour, qui les conduit, et d’un triton, qui annonce aux habitants de la mer leur bonheur.
2. Latone, avec ses deux enfants, changeant des paysans en grenouilles, pour l’avoir empêchée de se désaltérer.
3. Sa Majesté Louis XVIII, sur son trône, distribuant des couronnes et des récompenses aux sciences, à l’industrie et au commerce.

Il y avait encore onze autres projets de ce genre. Le ministre les refusa l’un après l’autre. Alavoine fit, de son côté, trente et un plans ou projets, qui ne surent pas mieux plaire, et finit par proposer de reprendre l’éléphant. Si on l’exécutait, disait-il, non plus en bronze, mais en cuivre repoussé, « à l’instar du quadrige de Berlin », le devis total monterait à la somme de 389 716 fr. 16, sur lesquels 91 000 francs étaient déjà dépensés. Le ministre refusa encore et, le 7 décembre 1825, abandonna la fontaine à la Ville de Paris, à charge d’achèvement. De Chabrol, préfet de la Seine, accepta, car il avait son idée, qui était d’élever une statue de Paris, entourée de six vaisseaux et de six fleuves. On réduisit des crédits : il supprima les vaisseaux et se contenta de quatre fleuves. Pradier fut chargé d’exécuter leRhône, Roman la Garonne, Petitot la Seine et Nanteuil la Loire. Quatremère de Quincy dirigeait l’ensemble. Alavoine restait l’architecte. Le 5 juin 1830, la maçonnerie fut adjugée. Un mois après, la révolution de Juillet remettait tout en question.

téléchargement (3)Après la chute des Bourbons, les souvenirs de Napoléon redevinrent de mode, et avec eux l’éléphant. Le ministre du Commerce, d’Argout, s’y intéressait particulièrement. Le préfet, les ministres, le roi recevaient en sa faveur des lettres pressantes ; elles émanaient, pour la plupart, d’un sieur Hervier, qui se disait artiste peintre, élève de feu David et de l’Académie royale des Beaux-Arts. Il avait exposé au Salon de 1833 un projet de sa composition, et prétendait l’exécuter par une souscription nationale volontaire de 50 centimes et au-dessous.

« Un tel monument, lisons-nous dans son prospectus, sera loin d’être stérile ; il concourra au bonheur de tous… Que l’aspect de la place mémorable, sur laquelle il repose encore inachevé, s’anime d’un noble et pur enthousiasme. A ce tableau éclairé par le pur flambeau de la concorde, Français ! votre coeur palpitera d’un noble orgueil. » Vient ensuite la description du monument : « Sur le front du colosse se trouve une étoile de quinze pieds de circonférence éclairée par le gaz ; elle ferait jaillir la lumière pendant la nuit, et, alternativement avec le dieu du jour, présiderait à la conservation de nos institutions constitutionnelles. » Tour à tour lyrique, sublime, ému, au bout de dix pages l’auteur conclut par cette véhémente apostrophe : « Et toi, colossal représentant de la noble et puissante union des Français, majestueux géant de la création que nous voulons laisser à la postérité, comme l’ambassadeur de 1830, préside à jamais à ce sentiment sacré ! » L’enthousiasme du citoyen Hervier ne trouva pas d’écho. Le 20 mars 1833, une loi ordonna d’ériger sur la place de la Bastille une colonne commémorative des immortelles journées. Alavoine était encore l’architecte ; il exécuta tous les plans, mais il mourut à l’œuvre, le 14 novembre 1834. Instruit par son exemple, Duc, son successeur, poussa les travaux avec une telle activité qu’il les acheva avant la révolution suivante.

Inspirée par la colonne Trajane, celle de la Bastille fut inaugurée le 28 juillet 1840. Son fût en bronze, sur lequel sont gravés les noms des 504 victimes des journées de juillet 1830, est surmonté d’une statue dorée, le Génie de la liberté, œuvre d’Augustin Dumont. Le soubassement de la colonne abrite les restes des victimes de juillet 1830 auxquels ont été ajoutées celles des journées de février 1848 qui menèrent au départ de Louis-Philippe et à la naissance de la IIe République.

Cependant, depuis 1814, l’éléphant modèle en plâtre (installé sur l’emplacement du futur Opéra) attendait qu’on décidât de son sort. Victor Hugo place dans ses flancs une des scènes des Misérables. D’après les guides du temps, cet édifice faisait l’admiration des provinciaux de passage à Paris. Mais il ne plaisait guère aux propriétaires voisins, qui lui reprochaient de servir d’asile aux voleurs. Pour mettre un terme à leurs plaintes, M. de Chabrol nomma un gardien de l’éléphant.

Ce fonctionnaire, qui s’appelait Levasseur, touchait 800 francs par an. Après la révolution de 1830, il s’empressa d’écrire au préfet du nouveau régime : « Monsieur le Préfet, permettez à un citoyen qui s’est distingué dans les journées de juillet 1830, notamment en préservant le monument de l’éléphant de la place Saint-Antoine de l’incendie qui aurait pu endommager les quartiers environnants, de faire valoir près de vous, Monsieur le Préfet, ses dix-neuf années dans les travaux publics pendant lesquelles il a été blessé au doigt annulaire de la main droite. » Cette lettre se termine par une demande de pension. Levasseur ne reçut pas de réponse. Il eut du moins, paraît-il, la consolation de garder l’éléphant une quinzaine d’années encore, jusqu’au 19 juin 1846, date à laquelle le Préfet en ordonna la démolition, parce qu’il menaçait ruine et qu’il ne servait plus que de refuge aux rats du canal Saint-Martin. Au mois de septembre suivant, il n’en restait plus trace. La vente des matériaux rapporta 3 883 fr. 50.

Si l’on conserva si longtemps le modèle de l’éléphant, c’est qu’on ne renonça jamais à l’achever. On lui cherchait seulement une place. En octobre 1839, Visconti indiqua l’Esplanade des Invalides. En 1840, Huyot, membre de l’Institut, proposa le sommet de l’Arc de Triomphe. Le 13 août 1841, le Conseil municipal choisit la barrière du Trône. Le projet fut renvoyé à une commission ; il n’en est pas encore revenu. Qui peut dire qu’on n’en reparlera pas un jour ?

(D’après « Le Magasin pittoresque » paru en 1904)

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Le Paris Sacré

Posté par francesca7 le 14 janvier 2015

 

Depuis la nuit des temps, Montmartre a été un lieu de culte : les Druides gaulois, les Romains avec les temples dédiés à Mars et Mercure, l’Église Saint-Pierre, la plus ancienne de Paris, reconstruite près de l’Abbaye Royale de Montmartre au XIIè siècle par le roi Louis VI et sa femme Adélaïde de Savoie… Enfin, le Sacré-Cœur, érigé à la fin du XIXè siècle. Aujourd’hui, ce haut-lieu de prière demeure fidèle à sa tradition : Dieu y est bien présent !

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Origine de la construction La basilique du Sacré-Cœur, dite du « Vœu principal », située au sommet de la butte Montmartre, surplombant la ville de Paris, est une basilique dont la construction fut décrétée par une loi votée par l’Assemblée nationale le 23 juillet 1873 après la défaite de 1871 pour « expier les crimes des communards », ainsi que pour rendre hommage à la mémoire des nombreux citoyens français qui ont perdu la vie durant la guerre franco-prussienne. C’est l’architecte Paul Abadie (mort en 1884) qui gagne le concours pour sa construction. La première pierre a été posée le 16 juin 1875, et l’église a été construite avec la participation directe du gouvernement de la Troisième République pour célébrer le départ d’un nouveau régime, dont les lois constitutionnelles ont été votées la même année. Toutefois elle n’a été achevée qu’en 1914 et consacrée qu’en 1919, après la fin de la Première Guerre mondiale, qui ironiquement a été vue par beaucoup de Français comme une vengeance contre l’Allemagne victorieuse lors de la guerre franco-prussienne. La basilique : un monument architectural Très controversé, ce monument est pourtant l’un des plus visités de Paris. La basilique est en forme de croix grecque, ornée de quatre coupoles ; son dôme central, haut de 80 m, est surmonté d’un lanterneau, formée d’une colonnade. Le style éclectique architectural de la basilique, s’inspirant de l’architecture romane et de l’architecture byzantine a influencé plusieurs autres édifices religieux du XXe (basilique Sainte-Thérèse de Lisieux par exemple). À l’intérieur, le plafond de l’abside est décoré de la plus grand mosaïque du monde, couvrant une surface de 475 m². Elle représente le Sacré-Cœur de Jésus glorifié par l’église catholique et la France. À sa base on peut lire une phrase en latin signifiant: « Au Cœur très saint de Jésus, la France fervente, pénitente et reconnaissante ». Une immense tour carrée servant de clocher renferme, entre autres cloches, la plus grosse cloche de France. Baptisée la Savoyarde, elle a été fondue à Annecy en 1895 par les frères Paccard. Elle mesure 3 mètres de diamètre et pèse 18 835 kg, quant à son support il pèse 7 380 kg. Elle fut offerte à la basilique par les quatre diocèses de la Savoie, et arriva sur la butte le 16 octobre 1895, ce qui fut un événement parisien. La crypte qui a la même disposition que l’église, est une des curiosités de la basilique. On peut accéder à la basilique Le Paris Sacré dans Paris 220px-Sacre_Coeur_cor_Jesu-DSC_1455wen empruntant le funiculaire de Montmartre. La basilique : un sanctuaire catholique Depuis plus d’un siècle, les fidèles y assurent jour et nuit le relais ininterrompu de l’adoration perpétuelle. Depuis 1995, la congrégation des Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre assure, à la demande du cardinal Lustiger, archevêque de Paris, l’animation spirituelle et matérielle de la basilique. La basilique : un orgue majestueux Les grandes orgues de la Basilique du Sacré-Cœur ont été construites, par le célèbre facteur d’orgue Aristide Cavaillé-Coll en 1898 pour le château du baron de L’Espée, grand amateur d’orgue. Cet orgue était alors l’un des fleurons de Cavaillé-Coll, puisque doté des meilleurs technologies de l’époque (4 claviers manuels et pédalier, 78 jeux, traction mécanique des claviers et des jeux). À la mort du baron, à la vente de sa demeure et après avoir passé plus de dix années dans les entrepôts Coll-Mutin, l’orgue fut transféré à la basilique où il fut inauguré le 16 octobre 1919 par Charles-Marie Widor, Marcel Dupré et Decaux.

 

MONTMARTRE, LE « MONT DES MARTYRS »

Par sainte Geneviève, qui vivait au Ve siècle, nous connaissons l’existence de saint Denis. C’est par elle que ce premier évêque de Paris entre dans l’histoire ; car il est raconté dans la vie de cette sainte écrite par un de ses contemporains que, vers 475, elle décida le peuple parisien à élever une chapelle sur le lieu où il fut martyrisé. Saint Denis, premier évêque et martyr de Paris, ainsi que sa légende, illustrent cette période où les disciples du Christ triomphèrent « non en combattant, mais en mourant ».
La chapelle primitive construite sur la Butte en l’honneur de saint Denis tombait en ruine au IXe siècle. Elle fut reconstruite à cette époque, la colline de Montmartre étant un lieu de pèlerinage extrêmement fréquenté. Outre saint Denis, on y vénérait les ossements d’un grand nombre de chrétiens anonymes martyrisés au cours des persécutions et qui ont contribué à faire appeler la colline : « mont des Martyrs » (Montmartre).

En 1559, un incendie détruisit une grande partie de l’abbaye des Bénédictines de Montmartre qui se trouvait au sommet de la Butte et, depuis lors, le mal alla s’aggravant jusqu’en 1611, époque où Marie de Beauvilliers qui, pendant près de soixante ans, gouverna l’abbaye, entreprit la restauration du Martyrium qui se trouvait au flanc de la colline. Autour de cette chapelle fut construit une nouvelle abbaye dite « d’en bas » reliée à celle d’en haut par une galerie longue et voûtée.
Au cours des travaux, le 11 juillet 1611, on mit à jour un escalier conduisant à l’ancienne crypte, sanctifiée, disait-on par saint Denis. Cette découverte fit grand bruit. Marie de Médicis et plus de soixante mille personnes se rendirent sur les lieux, créant un nouveau courant de dévotion.

A la fin du XIVe siècle, le roi de France Charles VI, après la guérison momentanée d’un premier accès de folie et après avoir échappé par miracle aux flammes d’un incendie, accomplit un pèlerinage d’action de grâces au Martyrium de Montmartre.
Au début du XVe siècle, dans Paris en proie à la lutte des Armagnacs et des Bourguignons, les scènes d’égorgements et de pillage furent telles que les paroisses parisiennes se rendirent en procession sur la colline de Montmartre pour demander à saint Denis de sauver la capitale.

En 1525, quand François Ier eut été fait prisonnier à la bataille de Pavie, le peuple de Paris en foule vint à Montmartre prier le patron du royaume pour que cesse la grande désolation.
Le 15 août 1534, c’est à Montmartre que saint Ignace, saint François-Xavier et leurs compagnons fondèrent, en quelque sorte, la Compagnie de Jésus.

271px-Basilique_Sacre_Coeur_-_Vue_de_la_Tour_Eiffel dans ParisL’Abbaye de Montmartre, durant des siècles, est un foyer intense de vie religieuse et un lieu fréquenté de pèlerinages. En 1792, les Bénédictines sont dispersées par la Révolution française et le monastère détruit de fond en comble. La dernière abbesse, Marie-Louise de Montmorency-Laval, monte sur l’échafaud le 24 juillet 1794 et son sang permet la miraculeuse résurrection de vie religieuse qui s’opérera quatre-vingts ans plus tard sur la Butte sacrée.
Il ne subsiste à l’heure actuelle de l’abbaye des Dames de Montmartre que l’église Saint-Pierre, dont le chœur servait de chapelle aux religieuses.

Pour la visite : 
Crypte du Martyrium (Ouverture le vendredi après-midi)
11, rue Yvonne le Tac 75018 Paris
Tel : 01 42 23 48 94

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Le Parc éblouissant de Versailles

Posté par francesca7 le 11 janvier 2015

 

 300px-Vue_à_vol_d’oiseau_des_jardins_de_VersaillesCela pourrait être surprenant de débuter un voyage sacré par les Jardins somptueux de Versailles. Mais Versailles est également un grimoire à ciel ouvert et ses parterres sont les pages d’un livre sur lesquelles nos pas avancent et où il nous appartient de déchiffrer ce que ces 815 hectares ont à nous dévoiler (par le passé, il était 10 fois plus grand). André Le Nôtre (franc-maçon) et d’autres érudits ou initiés ont participé à ces magnifiques créations (Colbert, Fouquet, Mansart..). Versailles, c’est un message ésotérique, alchimique, divin, culturel, pythagoricien et kabbalistique. Bref, Versailles serait-il un parcours initiatique? Louis XIV aurait-il construit Versailles afin de recréer le Paradis Perdu et nous suggérer ainsi une vision très différente de nos origines??…. Tout semble le définir ainsi. Pour sûr, le Roi est initié à l’alchimie et aux textes anciens. De ce fait, ce Jardin impressionnant, déploie une divine immensité, vibrante de triomphe et de gloire… De quel triomphe et de quelle gloire ???

Construit autour du Grand canal, le parc s’impose tel les Champs Elysées (orienté également d’Est en Ouest) et les Champ Elysées ne sont-ils pas le lieu de la paix et du bonheur, un paradis temporaire? La géométrie des jardins s’organise selon 16 carrés dont chacun est porteur d’un symbole ou d’un message. On y trouve le labyrinthe (aujourd’hui caché), le pentagramme, l’obélisque (disparu également). L’orangerie, serait-il le jardin des Hespérides dans lequel Hercule doit aller chercher les pommes d’or (souvent les oranges ont représenté les pommes d’or) ? Mais, revenons au Grand Canal, ce Grand Axe qui s’étire à l’ouest où se devine le bosquet de l’étoile Royale. (Les Champs Elysées ne se terminent-ils pas par une étoile où s’impose en son centre, l’Arc de Triomphe ?) 

Au-delà de cette extraordinaire vastitude, les jardins du château de Versailles révèlent d’autres trésors : Le bassin d’APOLLON, un lieu qui inspire un délicieux temps d’arrêt et qui nous imprègne d’une énergie douce mais puissante.. Apollon que l’on retrouve tant de fois dans le parc. …. Mais pourquoi le roi choisit-il Apollon ? Parce qu’Il est un Dieu solaire pur, très beau qui guérit et purifie. Apollon est une des 12 grandes Divinité de l’Olympe. Fils de Zeus et de Latone (Latone ou Lito), Apollon est le Demi-frère d’Hercule. Zeus est le Dieu des Dieux.. Apollon voyage entre Grèce (Délos) et l’Hyperborée (paradis situé dans le Grand Nord). Lorsqu’il se rend à Délos dans les Iles Cyclades jusqu’à Delphes, Apollon prend la forme d’un dauphin qui traverse la mer. Son surnom de Delphis serait à l’origine du nom de Delphes. Est-ce pour cette raison que le fils du Roi se nomme le « Dauphin » ? Le Dauphin est celui qui guide.. Mais les dauphins auraient-ils guidé les rescapés de l’Atlantide ? 

Au bassin d’Apollon, nous retrouvons les nymphes, divinités bienfaisantes qui le réconfortent, mais les nymphes et les néréides, ne sont-elles pas des Elémentaux de l’Eau ? Poséidon (Neptune) serait l’oncle d’Apollon. Et Poséidon ne lui a-t-on pas attribué le statut de Roi de l’Atlantide ? 

Le « Bosquet de la Reine » est un ancien Labyrinthe, puis il devient un bosquet « éducatif » ; en effet, les 39 fables illustrées par des fontaines disséminées dans le labyrinthe sont destinées à l’éducation du « Dauphin » et sont choisies pour représenter chacune une étape vers la Sagesse dont la forme du labyrinthe est le symbole de la recherche !! Passionnant.. Rien n’est pensé au hasard…dans quel but ? Puis, les bassins sont nombreux et nous racontent des histoires, peut-être celui d’un temps oublié : Bassin des Nymphes de Diane, Bassin de l’Obélisque, Bassin de la Pyramide… Que voulait enseigner le Roi ? Quant aux statues, elles sont nombreuses, telles les gardiennes silencieuses d’un savoir précieux : « Hercule, Apollon, Amour chevauchant le Dragon ; Neptune et Amphitrite, Vénus Médicis, Artémise, Platon, Mercure, Enfant à la conque, etc.. »

 

Une armée de jardiniers soigne les arbres, les fleurs que le Roi a fait venir du monde entier. Ce désir de la perfection, de l’excellence était-il là pour titiller notre curiosité et guider notre imagination jusqu’à l’Arche de Noé; comme si le roi, en ce jardin voulait préserver les royaumes paradisiaques, prêtant attention au moindre détail et n’oubliant rien de ce qui pouvait le constituer. En ce lieu, tout est « calculé », tout est à sa place, conçu pour éclabousser de beauté notre esprit et notre âme et peut-être notre mémoire. 

 Le Parc éblouissant de Versailles  dans FLORE FRANCAISE 220px-OrangerieChacun de nous avait la sensation de se promener dans les allées du paradis perdu, dans la vastitude de ce que nous Sommes et de Tout ce qui Est ! L’eau si présente appelait à la guérison, à la vie, à la joie et à la renaissance.. C’était une invitation au déploiement de soi, sans limite, comme guidés par la présence de nos Frères Atlantes. Ainsi, Versailles nous permettait au fur et à mesure que nous déambulions dans ses allées mystiques de goûter à l’immensité de tout ce qui EST. Versailles révélait en nous la Beauté, l’Abondance, la Délicatesse, le Féminin Sacré, la Force… et plus encore. Parcourir le jardin réveillait en nous la mémoire de ces temps où nous foulions Gaïa dans la conscience absolue de notre DIVINE VASTITUDE ! 

Que du bonheur Il y aurait tant à dire à propos du Jardin. Comprendre qu’il est un échantillon flamboyant du paradis perdu ouvre des horizons bien plus vastes et nous nous sommes tous sentis investis d’une dimension qui nous redonnait un souffle infini… 

 

Texte issu du Magazine « Vivre sa Légende » n° 75

 

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LES LUMIERES DE PARIS

Posté par francesca7 le 8 janvier 2015

   

images (2)Paris s’éveille, Paris Vibre de Lumière

« J’ai le bonheur de partager mon ressenti de Paris. Oui, l’énergie de Paris vibre de notre féminin et masculin sacrés de la même façon que notre corps se  transforme et transmute dans cette nouvelle conscience. Je prends le métro tous les matins et tous les soirs depuis des années et je constate que des sourires sont présents spontanément si on regarde avec cette flamme et cette énergie qui part du coeur. Je colore immédiatement tout propos négatif concernant l’énergie de Paris. C’est une ville de lumière, d’ouverture et d’une telle diversité à condition de la regarder en conscience. 

Mon émerveillement quand je suis sur un pont  qui engendre la Seine est aussi puissant et présent comme si je découvrais Paris pour la première fois et cela fait 35 ans que j’y habite. 

Je médite à chaque transport dans le métro et j’ancre cette énergie d’amour et de transformation. Je constate également que les gens se parlent plus facilement, qu’un regard engendre très souvent un sourire. Alors, j’invite toutes les âmes lumineuses parisiennes à se joindre à moi pour diffuser cette lumière ; la diffuser dans le monde souterrain et dans tous ses arrondissements….Quelle belle opportunité.. 

Notre présence parisienne n’est pas un hasard. J’oeuvre depuis 35 ans au coeur

de Paris, dans le 1er arrondissement, à la Banque de France, dans cet univers  de l’argent, du pouvoir et là aussi j’assiste à une transformation des consciences non encore révélée totalement car la confusion règne. Les vieux schémas, les vieux fonctionnements se dissolvent, on ne sait pas encore vers quoi on s’achemine mais les derniers lambeaux sont sur le point de tomber, nous nous acheminons vraiment vers un nouveau monde. 

Merci à toutes les âmes parisiennes de s’unir dans cet égrégore de transmutation

de cette superbe ville : PARIS. Colette met en place sur Paris des méditations sur les Thèmes suivants : Flamme Violette, l’Amour, l’Abondance …

 

Par Colette CREMONT -Vous pouvez la contacter par email : colettecremont@hotmail.fr

 

 

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Approvisionnement de Paris en viandes aux siècles derniers

Posté par francesca7 le 28 décembre 2014

 

 

PARIS BESTIAUXAvant la Révolution de 1789, tous les animaux qui servaient à l’approvisionnement de Paris étaient abattus à l’intérieur de la ville, dans les tueries de la Croix-Rouge, de l’apport Paris, des rues des Boucheries, Montmartre, Saint-Martin, Traversine et autres. Les troupes de boeufs parcouraient les quartiers les plus fréquentés. Effarouchés par le bruit des voitures, irrités par les excitations des enfants, les attaques ou les aboiements des chiens errants, ils prenaient souvent la fuite, se précipitaient dans les magasins, dans les cours, dans les allées, y portaient l’épouvante, blessaient les personnes et y commettaient de grands dégâts. Des émanations malsaines s’exhalaient des tueries mal aérées et trop petites. Le fumier répandait une odeur insupportable. Le sang coulait dans les ruisseaux avec d’autres détritus d’animaux qui s’y putréfiaient. La fonte des suifs infectait le voisinage et était de plus un danger permanent d’incendie.

Depuis Philippe-Auguste jusqu’à Louis XVI, un grand nombre d’ordonnances et d’arrêts avaient été rendus sur cette matière. La plupart des boucheries ou tueries appartenaient à des abbayes ; les autres étaient des propriétés particulières. Delamarre en comptait 307 sous le nom d’étaux, au commencement du dix-huitième siècle. En 1788, une commission académique, composée de MM. Tillet, Darcet, Daubenton, Coulomb, Lavoisier, Laplace, et Bailly, rapporteur, exprima le voeu « que les tueries fussent éloignées de l’intérieur de Paris ».

Il s’écoula encore plus de quinze ans avant que cette sage pensée ne reçût son exécution. Après avoir rappelé ce fait dans la belle biographie de Bailly qu’il a publiée peu de temps avant sa mort, l’illustre Arago ajoute une réflexion bien triste, mais bien vraie : « Celui qui sème une pensée dans le champ des préjugés, des intérêts privés, de la routine, ne doit jamais compter sur une moisson prochaine ».

Quand la loi du 17 mars 1791 vint proclamer la liberté de toutes les industries, il y avait 230 bouchers exploitants et privilégiés. Après dix ans de commerce libre, le 30 septembre 1802, la boucherie fut de nouveau réglementée par un décret qui, successivement modifié en 1811, en 1825 et en 1829, nous a conduits au système actuel dont voici les principales dispositions :
1 – Limitation des bouchers à 400, avec un syndicat chargé de l’administration et de la discipline intérieure, sous la haute surveillance du préfet de police ;
2 – Interdiction de vendre ou d’acheter les bestiaux en dehors des marchés autorisés ;
3 – Obligation pour chaque bouclier de payer ses vendeurs par l’intermédiaire d’une caisse municipale, et de déposer, lors de son entrée en exercice, un cautionnement destiné à garantir les payements faits par cette caisse ;
4 – Obligation d’abattre dans les établissements municipaux.

Ces établissements sont au nombre de cinq, à savoir : les abattoirs de Montmartre, de Ménilmontant, de Grenelle, du Roule et de Villejuif. Par suite d’autorisations continuées aux veuves et aux enfants des bouchers, il n’a pas été possible de réduire le nombre des étaux au chiffre de 400, qui depuis longtemps est dépassé et est aujourd’hui de 501.

Les marchés autorisés sont ceux de Sceaux et de Poissy pour les bestiaux de toute sorte, de la Chapelle Saint-Denis pour les vaches grasses, et le cloître des Bernardins pour les vaches et les veaux. Tout boucher doit s’approvisionner à l’un de ces marchés. Pour le gros bétail, c’est surtout aux marchés de Sceaux, de Poissy et de la Chapelle que l’on a recours. Vendeurs et acheteurs débattent leur prix à l’amiable. Une fois d’accord sur les conditions, un inspecteur de place est appelé pour inscrire le marché ; un bon est délivré au vendeur qui va en toucher le montant à la caisse, et l’acheteur fait diriger son acquisition sur l’abattoir le plus à portée de son établissement.

Comme on a toujours un grand nombre de bestiaux à mener ainsi, on en forme des bandes qui sont codifiées à des hommes spéciaux auxquels on donne une feuille de route, après, toutefois, que chaque boucher a marqué sa marchandise afin de pouvoir la reconnaître. En général, cette marque se fait avec une force à l’aide de laquelle on coupe les poils d’un côté de la croupe de façon à former des lettres ou des chiffres particuliers.

Arrivé à la barrière, le conducteur du troupeau donne sa feuille à un employé de l’octroi, et on procède aussitôt à l’introduction des animaux. Une petite porte est ménagée à chacune des grilles désignées pour ce genre de réception. Les deux côtés de ces petites portes sont garnis de cylindres de bois qui peuvent tourner sur un axe perpendiculaire. Cette précaution a pour but d’empêcher les animaux de s’écorcher, de se froisser les chairs contre des corps durs et résistants, souvent carrés, anguleux ou pointus. Il était d’autant plus utile de prendre cette mesure, qu’en général, une fois la première bête passée, les autres veulent la suivre et toutes se pressent pour arriver de l’autre côté.

La gravure ci-contre indique la manière dont on s’y prend pour compter le bétail à la barrière. Le bouvier, qui a remis sa feuille de route à l’employé avec lequel il cause, vérifie lui-même

le nombre des bêtes qui entrent, car il est le premier intéressé à retrouver ce qui lui a été confié, attendu qu’il en est responsable.

L’employé qui tient la porte est armé d’un bâton qui peut lui servir pour se garer en cas d’accident et qui lui est d’un grand secours pour éviter les erreurs. En effet, il touche chaque bête qui passe en répétant le nombre auquel elle correspond.

Sans cette précaution, qui l’oblige à accomplir une action déterminée, il se pourrait très bien que, sur un certain nombre de sujets, sa mémoire vînt à lui faire défaut ou que les chiffres réel fussent confondus avec d’autres dans sa pensée. Au premier plan, on voit le chien du conducteur qui est occupé à masser ses craintifs prisonniers jusqu’à la fin du passage, et dans le fond du tableau, on aperçoit l’aide qui empêche les plus turbulents de monter sur les autres, en même temps qu’il pousse la bande vers la porte de contrôle. Une fois dans Paris, hommes et bêtes se dirigent vers l’abattoir désigné, toujours par des chemins déserts, le plus souvent par les boulevards extérieurs.

En général, voici la marche suivie. Les arrivages de Poissy entrent par la barrière Ménilmontant pour aller à l’abattoir du même nom ou de Popincourt, et par la barrière Rochechouart ou par celle des Martyrs pour aller à l’abattoir Montmartre. Ceux de Sceaux entrent par la barrière du Maine ou par la barrière d’Enfer. Quand ils doivent traverser la Seine, ils suivent le chemin Vert, passent à la barrière d’Enfer, franchissent le pont d’Austerlitz et avancent le long du canal Saint-Martin.

Nous vu avec quel soin on compte les animaux à la barrière. Immédiatement après ou avant leur entrée, on déclare en bloc vers quel abattoir ils sont dirigés. Là, on en constate encore le nombre, en inscrivant au compte de chaque boucher en particulier les animaux qui lui sont destinés. Après les façons d’usages, c’est-à-dire, par exemple, quand le boeuf est fait, qu’il n’en reste plus que les quatre quartiers ensemble ou détachés, des employés en prennent le poids, et autant ils trouvent de kilogrammes, autant de fois on compte de 12c,34 que le propriétaire est obligé de payer.

On n’en est pas encore arrivé à simplifier les choses de telle façon que ces droits puissent être reçus par les employés de l’octroi qui sont attachés à l’abattoir ; autrefois, il fallait aller payer à la barrière par laquelle les animaux étaient entrés. Aujourd’hui, chacun peut et doit se libérer à la barrière qui est la plus rapprochée du lieu de l’abattage. La viande, une fois sortie des abattoirs, peut être débitée à volonté, soit dans les étaux particuliers, soit dans les halles où 40 places sur 161 sont réservées aux bouchers de Paris, soit enfin à la criée. Dans ce dernier cas, la marchandise a encore de nouveaux frais à supporter.

images (3)Mais indépendamment des viandes provenant des abattoirs de Paris, il en arrive encore des quatre abattoirs de la banlieue, qui sont à Saint-Denis, aux Batignolles, à la Villette et à Belleville, et même des tueries particulières qui existent encore dans les localités qui n’ont pas rang de ville. Depuis quelque temps, les chemins de fer en apportent beaucoup aussi. Avant la loi du 10 mai 1846, ces viandes dites à la main payaient 18 centimes d’entrée par kilogramme, plus le décime ; aujourd’hui il y a près de 7 centimes de diminution. Cette différence est en faveur de forains qui peuvent entrer les morceaux de choix seulement : aussi a-t-elle déjà occasionné une certaine perturbation dans le commerce de la boucherie parisienne, qui a des tendances à abandonner les abattoirs pour se soustraire aux droits qui les frappent, sur les viandes de toutes qualités.

Il y a trois classes de bouchers :
1 – Ceux qui abattent pour leur étal et pour vendre à leurs confrères ; ce sont les chevillards.
2 – Ceux qui abattent pour leur étal seulement.
3 – Ceux qui n’abattent que rarement ou jamais, et qui viennent acheter la viande toute prête aux marchands en gros.
Les uns et les autres achètent encore assez souvent les morceaux de choix aux bouchers des campagnes qui vendent chez eux les parties inférieures. C’est surtout l’hiver que ce genre de commerce est le plus animé.

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Abbaye Saint-Germain-des-Prés

Posté par francesca7 le 6 novembre 2014

 

Abbaye_de_Saint-Germain-des-Prés_140131_1Le clocher-porche de l’abbaye, bâti vers l’an mil, est probablement l’une des plus anciennes constructions de Paris. Sa lecture en est aujourd’hui particulièrement troublée par les fenestrages géométriques apposés par Baltard, qui obturent les baies des deux premiers étages. La disparition des deux tours de transept en a aussi beaucoup réduit la monumentalité. Mais c’est encore plus sa nouvelle disposition dans la ville qui doit ici nous intéresser.

En effet, l’accès à l’abbaye se faisait autrefois de trois façons : soit par la Porterie, située rue de l’Abbaye, soit par la porte Furstemberg, soit par un vaste parvis sur lequel se dressait latéralement l’abbatiale. Le porche donnait accès à la nef, de laquelle on pouvait assister aux cérémonies. Le démantèlement de  la cité monastique – l’une des plus vastes  au monde – à partir de 1792 entraîne la recomposition de tout le quartier.

L’ouverture en 1804 de la rue de la Cour des religieux, actuelle rue Bonaparte, acheva de transformer cette puissante abbatiale en église paroissiale de quartier, ce qu’elle est restée.

Avant l’abbatiale de Saint-Denis et jusqu’au roi Dagobert, l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés était la nécropole royale des rois mérovingiens (VIe et VIIe siècles). De nombreux rois de la première dynastie et leurs épouses y furent inhumés. Il y avait là une basilique et un monastère qui furent dédiés à saint Germain vers 754, en mémoire de l’évêque de Paris.

L’abbaye est détruite par les Normands à la fin du IXe siècle, réédifiée à la fin du Xe. Les bâtiments monastiques sont reconstruits au début du XIIIe siècle. Jusqu’au XVIIIe siècle, l’abbaye est un centre spirituel, intellectuel et artistique, célèbre pour ses moines copistes. À la Révolution, l’abbaye est dissoute. Les bâtiments servent de raffinerie de salpêtre, ce qui cause des dégâts considérables. Elle est rendue au culte en 1803. Au XIXe siècle, des restaurations sont entreprises par les architectes Godde et Baltard. C’est avec Baltard que l’église s’orne de nombreuses fresques et de tableaux.

 

Malgré les transformations au fil du temps, Saint-Germain-des-Prés a gardé les éléments d’origine qui lui confèrent un aspect roman indéniable. C’est l’une des rares églises de Paris à pouvoir se rattacher au style roman.

Il subsiste aujourd’hui principalement l’église et le palais abbatial. La construction de l’abbatiale, tour et nef, remonte à l’époque romane (XIe   XIIe siècles) ; elle est considérée comme l’un des plus anciens édifices religieux de Paris qui subsistent à ce jour, avec les églises Saint-Julien-le-Pauvre, Saint-Pierre-de-Montmartre et Saint-Germain-de-Charonne. C’est en même temps le monument religieux le plus remanié de Paris. À l’instar de nombreuses autres églises parisiennes, l’église est en partie cachée par des constructions mitoyennes, notamment au nord, où seule la troisième travée du chœur reste libre. Orientée un peu irrégulièrement avec une légère dérivation de l’axe vers le nord-ouest du côté de la façade, l’église répond à un plan cruciforme. Elle se compose principalement d’un clocher-porche ; d’une nef de cinq travées accompagnée de bas-côtés ; d’un transept largement débordant ; d’un chœur comportant quatre travées droites et une abside en hémicycle ; de deux collatéraux du chœur dont la troisième et la quatrième travée sont bordées de chapelles carrées ; et d’un déambulatoire bordée de cinq chapelles rayonnantes, dont la chapelle d’axe d’origine a été remplacée par la chapelle de la Vierge, de dimensions plus importantes. Il est à noter que la nef n’est pas alignée sur l’axe du clocher-porche, et le chœur n’est pas aligné sur l’axe de la nef et de lacroisée du transept31. Nef et chœur ont la même longueur : 35 m. La largeur de l’édifice atteint 30 m au niveau du chœur, et la hauteur sous les sommets des voûtes du vaisseau central du chœur est 20 m. Toute l’église est voûtée d’ogives, mais seulement le chœur et ses collatéraux et chapelles le sont d’origine.

Les travées de la nef sont barlongues, environ un tiers plus larges que profondes, et les travées des bas-côtés représentent un Paris_(75),_abbaye_Saint-Germain-des-Prés,_bas-côté_nord,_vue_vers_l'ouestpeu plus que la moitié des travées des bas-côtés. Les trois travées du transept sont tout au contraire carrées. Dans le chœur, il faut considérer à part la première travée, qui a à peu près les mêmes dimensions que les travées de la nef, tout en étant plus profonde que les travées suivantes du chœur. Cette travée est flanquée par les anciennes tours du chœur, qui se dressent au-dessus des premières travées des collatéraux, et il n’y a pas de grandes arcades. La quatrième travée et l’abside sont voûtées ensemble par une voûte à sept branches d’ogives rayonnant autour d’une clé de voûte centrale. Les arcades du rond-point de l’abside, la limite extérieure du déambulatoire, et la limite extérieure des chapelles rayonnantes sont des hémicycles concentriques tracés à partir de cette clé de voûte. Les quatre chapelles rayonnantes d’origine sont définies par des cercles de 5 m de diamètre, dont un tiers du périmètre se trouve à l’intérieur du déambulatoire. Les quatre chapelles carrées ont une largeur de 5 m. Quelques particularités sont à mentionner. Le clocher-porche est précédé par un porche moderne qui cache l’ancien portail, et des porches modernes sont également disposés devant la porte de la quatrième travée du bas-côté sud (porte Sainte-Marguerite) et la porte de la seconde travée du collatéral nord du chœur. Ce dernier porche fait partie d’un bâtiment annexe qui contient les salles paroissiales. Une grande chapelle au chevet plat, dédiée à Saint-Symphorien, est située au sud du clocher-porche ; elle est d’orientation sud-nord. La chapelle baptismale se situe à l’ouest de la première travée du bas-côté nord, et prolonge celui-ci vers l’ouest. Une troisième chapelle, dédiée à Sainte-Marguerite, se situe à l’angle entre bas-côté sud et croisillon sud. Elle est éclairée par le plafond et communique avec les deux travées adjacentes.

La principale sacristie se trouve au sud des deux premières travées du collatéral sud du chœur

 

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Place Vendôme, écrin des joailliers

Posté par francesca7 le 24 septembre 2014

 

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Visite guidée. Parcourons ses pavés chargés d’histoire avec le joaillier Lorenz Bäumer. Anecdotes choisies.

La place Vendôme est avant tout un chef-d’oeuvre d’architecture classique, décidé par le Roi-Soleil en 1699. C’est à la fin du XIXe siècle que les joailliers commencent à s’y installer.
À tout seigneur tout honneur, le premier joaillier à s’implanter place Vendôme, c’est Frédéric Boucheron, en 1893. C’est aussi là que la comtesse de Castiglione, espionne et maîtresse de Napoléon III, vécut longtemps. Elle ne sortait que la nuit, parée de ses plus beaux bijoux. Autrefois, il n’était pas rare de voir débarquer place Vendôme des maharajas, escortés de deux ou trois porteurs chargés de malles remplies de pierres précieuses et de bijoux à remonter. « Ils faisaient vivre la place entière. Mais les maharajas d’aujourd’hui, ce sont les Brics [un acronyme pour Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud]« , glisse Lorenz Bäumer.

Pour Béatrice de Plinval, présidente du comité Vendôme et directrice du patrimoine de la maison Chaumet, qui travaille place Vendôme depuis quarante-trois ans, c’est aussi un endroit exceptionnel. « Je ne me lasse pas de l’éternelle émotion suscitée par un tel chef-d’oeuvre. Ses visiteurs sont toujours impressionnés et c’est un théâtre qui incarne un pouvoir économique fort pour toute l’industrie du luxe français », précise celle qui pilote, via son prestigieux comité, la sortie en 2015 d’un remarquable ouvrage sur la place Vendôme.

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La colonne, qui raconte la campagne d’Austerlitz, en cours de restauration, fut élevée en 1810 par Napoléon, à la place de la statue équestre de Louis XIV. Pour la construire, l’empereur eut l’idée d’utiliser le bronze des canons pris à l’ennemi. « Je collectionne les daguerréotypes et photos qui la représentent, de 1850 à aujourd’hui. J’en possède environ 150. J’ai même acheté dans une vente un bout de la colonne, détruite pendant la Commune », nous livre le joaillier Lorenz Bäumer. En mars 2012, un incendie a ravagé le parking souterrain. Une épaisse fumée noire flottait au-dessus de la colonne. « On était là à attendre, sans trop savoir quoi faire. J’ai fini par prendre mes bijoux dans le coffre-fort pour les fourrer dans un sac à dos. J’ai enfourché mon vélo et j’ai filé », se souvient le sportif créateur.

Chez Bvlgari, on ne compte plus les demandes en mariage qui ont eu lieu à la boutique Vendôme. On se souvient encore de ce jeune couple venu voir des boucles d’oreilles toutes simples. Le fiancé avait tout prévu pour que la directrice dégaine, en réalité, un spectaculaire solitaire. « Il y a deux ans, lors des Journées particulières, nous avions ouvert la maison Chaumet au public. Il y avait des familles que la longue file d’attente n’avait pas refroidies et cette petite fille qui, pour l’occasion, avait mis son plus beau diadème en plastique ! On vend du rêve et de la création », s’émerveille Béatrice de Plinval.
Alors, n’hésitez plus à fouler ce lieu chargé d’histoire.
Ils s’en sont inspirés

La colonne pour Van Cleef & Arpels

Lorenz Bäumer a passé près de vingt ans au n° 4, avant de déménager le mois prochain au n° 19. Cette adresse était celle de Napoléon III avant qu’il ne devînt prince-président. Mais c’est aussi là qu’habitait Henri Salvador. Lorenz n’a cessé de s’inspirer de la place. En témoignent des boutons de manchette qui reprennent la colonne et la façade du Ritz. Ou encore une bague figurant les trophées pris à l’ennemi qui ornent la base de la fameuse colonne.
De tout temps, les joailliers de la place lui ont rendu hommage. Dubail, situé au n° 17, propose en édition limitée sept montres de la manufacture L. Leroy. Un tourbillon d’exception avec, sur le cadran, la colonne Vendôme gravée en lapis-lazuli. Quant à Van Cleef & Arpels, situé au n° 22, il conserve dans son musée deux magnifiques pièces figurant la colonne Vendôme : un briquet en or et une boîte à cigarettes sertie de 46 diamants et de 25 rubis.

Les vitrines pour Dior

Si l’emplacement de la boutique Dior joaillerie-horlogerie se situe au 8 de la place Vendôme, ce n’est certainement pas un hasard. Christian Dior était un homme très superstitieux et le 8 était son chiffre préféré. Il a créé sa maison de couture le 8 octobre 1946, dans le 8e arrondissement de Paris. Et sa première collection fut baptisée « En huit ». L’emplacement de la boutique place Vendôme est donc un joli clin d’oeil au créateur de la maison et à son chiffre fétiche. Un jour, une cliente a flashé devant cinq bagues Incroyables et Merveilleuses. Elle est rentrée et les a toutes achetées. Pas pour les porter, mais pour reproduire chez elle la vitrine de la place Vendôme qui la faisait rêver. Lors de la réouverture de la boutique, les artisans ont réalisé le Christal Vendôme, une montre dédiée à la place, qui reprend les codes de la maison.

La ferronnerie des balcons pour Chaumet

Comme si la superstition était une habitude, le 12 est aussi un nombre fétiche chez Chaumet. Le chef d’atelier est le douzième de la maison depuis 1780. Et cette institution a participé à sa douzième Biennale en 2012. Dans les années 80, pour rendre hommage à la place Vendôme, Chaumet a imaginé des médailles en or, reprenant la ferronnerie de ses célèbres balcons, figurant le Roi-Soleil. Parmi les clientes fidèles, citons la femme du président Adolphe Thiers, pour qui Chaumet a réalisé une montre avec mouvement Breguet et un habillage en diamants bleu blanc rouge, sans oublier une petite colonne Vendôme. Enfin, Chopin composa sa dernière mazurka dans le célèbre grand salon. D’ailleurs, pendant des années, lorsqu’on téléphonait chez Chaumet, c’était sa musique que l’on entendait en guise d’interlude.

La forme hexagonale de la place pour Chanel

Gabrielle Chanel adorait la place Vendôme. Elle avait d’ailleurs une vue imprenable sur la place de sa suite de l’hôtel Ritz, où elle habita dès les années vingt. Cette illustre place fut aussi pour elle une constante source d’inspiration.

Sa forme octogonale lui suggéra le bouchon de son premier parfum, le N°5. C’est encore plus stupéfiant quand on regarde le cadran de la montre Première, qui évoque à la perfection la place vue de haut. En 1997, Chanel ouvrait sa boutique consacrée à l’horlogerie et à la joaillerie, juste en face de la suite où feu Mademoiselle résida si longtemps.
À quelques pas se trouve l’appartement d’Elsa Schiaparelli, la grande rivale de Coco Chanel, chantre du surréalisme. C’est l’une des seules adresses de la place, avec le ministère de la Justice, qui ne soit pas occupée par un joaillier ou un horloger.

Source : http://www.argusdesmontres.com 

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