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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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LA CITADELLE, UN PATRIMOINE VIVANT

Posté par francesca7 le 7 mars 2016

 

 

citadelle-besancon-

Une première mention écrite de la ville est Vesontio par Jules César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, Vesentionem au Ier siècle avant Jésus-Christ, Visontione par Ausone et Besantionem IVe siècle par Ammien Marcellin. On a également retrouvé sur un portique dans la ville une inscription latine dédiée au dieu Mar(tis) Veso[nti(i), divinité topique associée au site comme cela était fréquent chez les Gaulois. Le nom de la ville signifiait donc « le domaine du (dieu) Vesontios » d’après Delamarre. Au IVe siècle, un B remplace le V de Vesontio et le nom de la ville devient Besontio ou Bisontion, puis subit plusieurs transformations pour donner Besançon en 1243.

Les recherches sur le sens du nom Vesontio/Vesontios ont donné lieu à plusieurs interprétations, mais aucune ne s’impose avec certitude. On a évoqué une racine préceltique *ves- associée à l’idée de hauteur et que l’on retrouverait notamment dans les noms du Vésuve et du Mont Viso, mais les toponymes basés sur cette racine sont très rares en France. Il convient probablement de relier le nom du dieu Vesontios à la rivière et à son méandre si caractéristique entourant presque complètement la ville (cf. la divinité fluviale représentée sur la Porte Noire): Jacques Lacroix propose la racine gauloise *ves-, de la racine indo-européenne *veis signifiant courber, tourner, enrouler, tandis que Pierre-Henri Billy évoque un autre sens de la même racine *veis: couler, s’écouler.

Durant le Moyen Âge, plus précisément entre le IXe siècle et le XIIe siècle, la ville est parfois surnommée Chrysopolis (« la ville d’or »). L’origine de cette appellation, qui apparaît dans un écrit de 821, n’est pas non plus bien établie : présence d’or dans le lit du Doubs, présence de nombreux édifices romains, plaisanterie « besan sum » (« je suis une pièce d’or »), rapprochement entre Byzance et Besançon, Chrysopolis ayant été dans l’Antiquité le nom d’un quartier de Byzance…

À la Belle Époque, alors que la ville connaît une intense activité thermale, elle est parfois appelée Besançon-les-Bains.

La ville de Besançon jouit d’une situation privilégiée sur l’axe structurant européen dit « Rhin-Rhône », voie de communication entre mer du Nord et Méditerranée, l’Europe du Nord et l’Europe du Sud. Elle est située plus précisément à la jonction de la région montagneuse d’élevage du massif du Jura et des vastes plaines cultivables fertiles franc-comtoises. La ville est placée sur le front externe du massif jurassien, dans la zone des faisceaux externes ; Besançon étant situé entre deux faisceaux, les faisceaux des Avant-Monts au nord et le faisceau bisontin au sud.

Elle se trouve dans la pointe nord-ouest du département du Doubs, dans la vallée du Doubs. Elle est distante d’environ 90 kilomètres de Dijon en Bourgogne, de Lausanne en Suisse et de Belfort aux portes de l’Alsace et de l’Allemagne. Sa distance avec la capitale nationale, Paris, est de 327 kilomètres à vol d’oiseau pour un cap de 304 °. Il est à remarquer également que Besançon se situe presque exactement au milieu d’un segment Lyon-Strasbourg, chacune de ces villes étant distante de 190 kilomètres environ.

Sa citadelle

Immanquable, dominant la vieille ville de Besançon de toute sa hauteur, la citadelle de Besançon, classée au Patrimoine de l’Unesco, emplit le méandre du Doubs. Dès 1668, Vauban avait repéré ce rocher défendu par la boucle accusée de la rivière. Étendue sur 11 hectares, la citadelle est considérée comme son chef d’œuvre. « Dites-moi, Vauban, votre citadelle est-elle en or ? », se moquait Louis XIV, au coût de son édification… Des kilomètres de remparts aménagés permettent une vision globale de la ville. Transformée en « patrimoine vivant », cette citadelle incontournable, se visite par le circuit de remparts, trois musées et un jardin zoologique, avec deux restaurants sympathiques pour vous soutenir. Une bonne  journée en perspective ! Mettez donc vos chaussures les plus confortables pour monter par les vieux quartiers, jusqu’à la première des trois enceintes.

La mémoire militaire de la citadelle est fort bien évoquée dans Patrimoinedefrance.fr (cf. La nouvelle vie des citadelles, par F. Lutz). Nous la complèterons en suggérant la visite de la Communication 110 qui relie sur 127 m les deux premières enceintes (tlj en été à 15 h). Ce tunnel camouflé en souterrain vient d’être restauré. On remarquera sur le seuil, l’utilisation d’une pierre tombale de la cathédrale. Dans la première cour, le musée Comtois expose sur deux niveaux une partie des collections de l’abbé Jeanneret. Des plaques de cheminées anciennes évoquent les fonderies locales, en reprenant les armes de la ville et ses deux colonnes romaines. Les marionnettes, tel Barbizier, célèbrent les personnages des crèches comtoises où le peuple aimait à  caricaturer les notables locaux.

Grimpez, grimpez vers les remparts pour photographier de tous côtés le panorama sur le Doubs et les toits de tuile de la vieille ville. Tours du Roi et de la Reine surmontées de fleurs de lys et échauguettes mènent au jardin zoologique aménagé dans les douves. Le seigneur Tigre de Sibérie vous regarde dédaigneusement du haut de son escalier tandis que les lions dorment, l’œil grand ouvert.

Redescendez vers les galeries du Muséum, avec aquarium, insectarium et noctarium où dansent les souris… Face au puits Vauban activé par une roue où les hommes faisaient office d’écureuils, le musée de la Résistance et son importante documentation inspirent le respect et le recueillement. Le projet d’une nouvelle muséologie est à l’étude. L’espace Vauban complète la visite, sans manquer, à l’entrée de la citadelle, sa statue debout sur une carte de France marquée de ses quarante fortifications. Vous serez étonnés par leur nombre et par leur emplacement.

 

 Basilique_St_Madeleine_Besançon

Besançon est classée Ville d’Art et d’Histoire depuis le 14 février 1986 et possède des fortifications inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis le 7 juillet 2008, au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban créé en 2005 à l’initiative de la ville de Besançon. Le quartier Battant a fait l’objet d’un secteur sauvegardé de 30 hectares en 1964 tandis qu’en 1994 a été créé un secteur sauvegardé de 238 hectares pour la Boucle et les zones d’accompagnement, l’ensemble constituant actuellement le deuxième plus grand secteur sauvegardé de France.

Avec 186 édifices protégés au titre des monuments historiques en 2011, Besançon arrive en douzième position des communes comptant le plus de monuments classés.

Publié dans EGLISES DE FRANCE, Jura, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaire »

Avignon, ville où règne la spiritualité

Posté par francesca7 le 5 mars 2016

avignon

 

Victor Hugo écrivait déjà à propos d’Avignon: «de loin, l’admirable ville, qui a quelque chose du destin de Rome, a quelque chose de la forme d’Athènes. Ses murailles, dont la pierre est dorée comme les ruines augustes du Péloponèse, ont un reflet de la beauté grecque. Comme Athènes, Avignon a son Acropolis, le château des Papes est son Parthénon.»

Avignon est effectivement une très belle ville avec ces murailles tout autour du centre ville et le Rhône qui la traverse. On ressent à Avignon une longue expérience de la spiritualité par la situation et l’architecture même de la ville. Asseyez-vous en tailleur pour lire un bouquin sous la floraison des cerisiers japonais dans les jardins de la ville, vous verrez c’est magique !

Mais, ce que beaucoup de gens ne savent pas (hormis les avignonnais bien sûr!), c’est que c’est aujourd’hui la ville (et la région) où il y a le plus de choses qui se passent en relation à la spiritualité contemporaine. Massages, thérapies, méditations… on trouve presque tout à Avignon. J’ai été plusieurs fois étonné de passer dans des petits villages avoisinants et de voir sur les maisons : « séances de reiki », « travail énergétique », « séances de yoga »…

D’abord, première explication, cette petite ville du sud de la France a un magazine gratuit de bien-être, de spiritualité et d’écologie : le fameux Soleil levant édité par mon ami Jacques Durand. Ce magazine est diffusé un peu partout en France mais une grosse partie des annonces concerne la région d’Avignon…

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Ce magazine a fait un gros travail depuis plus de 10 ans pour mettre en avant toutes les énergies constructives et positives de la région. Il permet en quelques minutes de tout savoir sur ce qui se passe en Avignon au niveau spiritualité !

C’est aussi une des régions pionnières dans le domaine du bio. Chaque quartier a presque son magazin bio ! Si vous êtes dans la région, ne manquez pas le magazine « PLEINE NATURE » qui existe depuis 1994. Il y a d’un côté un supermarché bio, on trouve quasiment tout les produits de consommation quotidien et de l’autre un self-service végétarien.

Pleine nature organise aussi des soirées à thème où l’on déguste une assiette composée tout en assistant à une conférence sur la santé, des questions de spiritualité, une fois par mois, un vendredi.
C’est donc un lieu sympa pour se détendre et faire le plein d’énergie !

Pour aller plus en profondeur, le centre Soleïam propose du développement personnel, du yoga, du Qi Gong, du zen, des méditations actives et bien d’autres activités c’est comme ils disent eux-mêmes « l’autre pont d’Avignon » ! Voyez leur site pour plus d’infos.

Et puis bien sûr du 6 au 27 juillet 2006 aura lieu le 60ème festival d’Avignon, c’est une période où la ville fourmille d’occasions pour faire la fête. Bartabas (Zingaro) y présentera pendant toute la durée du Festival Battuta, dévoilé en mai à Istanbul… un très beau récital équestre, parait-il, entouré d’une énergie mystique.

Site sur le festival.

Bon été à tous !!!

Julie Angelieu

Publié dans CHATEAUX DE FRANCE, HISTOIRE DES REGIONS, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaire »

Convenances de certains produits sur notre table

Posté par francesca7 le 5 mars 2016

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Artichaut

Cuit entier, et servi  « à la coque » avec une sauce (généralement vinaigrette), l’artichaut est réservé aux repas familiaux ou entre intimes. Prévoir pour chacun une coupelle ou une petite assiette pour y déposer les feuilles, et pour tous, rince-doigts ou lingettes nettoyantes.

Fonds et coeurs d’artichauts ne posent, eux, aucun problème particulier.

Servi « à la coque », en entrée, on le déguste feuille à feuille, détachées du coeur à la main. On trempe le haut charnu dans la sauce, puis on déguste si possible délicatement, en essayant de ne pas s’arroser le menton avec l’excès de vinaigrette, et sans piquer du nez dans son assiette. On ne revient pas deux fois sur la même feuille. Après dégustation, on la pose sur le bord de l’assiette, ou dans le récipient prévu pour cet usage.

Le foin s’enlève à la main, et le fond se mange normalement avec couteau et fourchette.

Asperges

Ce régal printanier mérite qu’on le traite avec ménagements pour révéler toute sa saveur. L’idéal est de posséder un plat spécial, en deux parties. Les asperges, placées dans la partie supérieure, creuse et percée de trous s’égouttent dans le fond, sans stagner dans leur eau. Sinon, on les sert dans un plat normal, enveloppées d’un linge blanc. On les accompagne d’une sauce, vinaigrette ou hollandaise.

Si vous souhaitez que vos invités se servent de leur fourchette, vous aurez pris soin d’enlever toutes les parties dures. Il est plus agréable et pratique de les manger à la main, bien sûr. C’est à vous de donner le signal…et de prévoir rince-doigts ou lingettes.

On se sert dans le plat soit avec une pelle à asperges, soit avec un couvert de service. Dans un repas un peu formaliste, elles auront été suffisamment  raccourcies et épluchées pour que l’on puisse les manger entièrement. On coupe l’asperge à la fourchette, morceau par morceau que l’on déguste en les trempant dans la sauce d’accompagnement, vinaigrette ou hollandaise.

Entre amis, si l’hôtesse en donne le signal, on peut les manger à la main, en trempant  dans la sauce la pointe (puis le reste) de l’asperge tenue par un bout. Comme pour les artichauts, on prend son temps (raisonnablement tout de même !) pour manger proprement, sans répandre la sauce autour de son assiette, ou sur ses vêtements…

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Si le menu, nécessite sa présence sur la table, les petits beurriers individuels, à gauche de  chaque assiette, font  un joli élément de décor. Ils peuvent être dépareillés, c’est même plus drôle (sauf, dans un « grand dîner » classique).
Sinon, présentez le sur une petite assiette ou un joli beurrier (ou deux, ou trois, en fonction du nombre de convives et des dimensions de la table), accompagné d’un couteau à beurre, à bout arrondi.

Il accompagne obligatoirement certains aliments (radis, fruits de mer…). Si vous disposez d’un beurrier individuel, vous pourrez y puiser directement, sinon vous vous servirez avec le couteau à beurre, et non votre couteau. On pose le morceau de beurre sur le bord de l’assiette, et on en garnit au fur et à mesure de petites bouchées de pain. Pas de tartines, elles sont réservées au brunch, au pain de seigle qui accompagne les  fruits de mer, et aux toasts du saumon fumé.

Evidemment, vous ne toucherez pas au beurre avant le début du repas, même si le joli petit beurrier et le pain croustillant, vous tentent cruellement…. Vous n’êtes pas au restaurant !

Caviar

Si vous avez cassé votre tirelire pour offrir du caviar à vos amis, et que vous ne possédez pas de rafraîchissoir spécial, installez la boite dans un plat creux rempli de glaçons. Prévoyez une cuillère de service, en fonction de la taille de la boite (il est rare qu’on ait besoin d’une louche !) et des petites cuillères pour les convives.

N’oubliez surtout pas les toasts (ou les blinis, à la russe) le beurre, et le citron.

C’est un met de choix, très cher. Donc, si vous ne l’appréciez pas  (cela arrive), n’en laissez rien paraître… Vos hôtes vous en voudraient sûrement.

On le déguste à la petite cuillère, soit nature, soit assaisonné de citron, avec un toast beurré…ou un blinis.

Champagne

Il s’offre à l’apéritif, au dessert (moins à la mode aujourd’hui) ou tout au long du repas. Il se sert très frais, mais non glacé, dans des flûtes, ou des verres à champagne. Aujourd’hui on dédaigne généralement les coupes qu’adorait la Belle Epoque du début du XXe siècle !
A l’apéritif, on peut y ajouter toutes sortes de liqueurs ou de jus de fruits : pêche, cassis, framboise etc..

Ne l’agitez pas pour éliminer les bulles… Elles font une grand partie de son charme. Et sachez que même les biscuits dits « de champagne » ne doivent pas y être trempés… Sauf, peut-être, si vous célébrez votre centième anniversaire !

Citron

Indispensable avec tous les fruits de mer, et la plupart des poissons et crustacés, à mettre à la disposition des convives, dans des soucoupes individuelles, coupé en deux, en quatre, ou en rondelles

Servi en rondelles, sur un poisson par exemple, on exprime le jus en pressant avec son couteau.

Coupé en deux ou en quatre, on le pique avec la fourchette, et on le presse à la main…pas trop fort, pour ne pas risquer d’éclabousser ses voisins. Certains citrons sont très juteux, d’autres pas du tout, on peut alors utiliser sa fourchette pour extraire le jus de la pulpe.

 Dessert

Ce peut être un entremet liquide, mousse, flan, crème…  accompagné de biscuits secs. Gâteau, ou  glace, sont présentés entiers, à couper et servir avec une pelle  spéciale. Pour la glace, mieux vaut prévoir une coupelle d’eau chaude pour y tremper la pelle et faciliter la coupe.

On peut aussi servir  de petits gâteaux  ou des glaces individuelles, en coupelles. Les cuillères à glace, plates, sont très appréciables.

Les pâtisseries solides, gâteaux avec ou sans crème, se mangent à l’aide de la fourchette à dessert, et du couteau si nécessaire.

Pour les entremets (flans, charlotte…) on utilise la cuillère à dessert, comme pour les glaces, si on ne dispose pas d’une cuillère spéciale (plus plate que les cuillères à dessert ou à café). Si on vous présente une glace entière, servez vous une part comme vous le feriez pour un gâteau.

Eau

Elle doit être à tout moment présente à table, fraîche, et renouvelée aussi souvent que nécessaire, dans une jolie carafe ou un broc sympathique. Beaucoup de gens apprécient aussi l’eau pétillante. On peut avoir un « cache-bouteille » pour la présenter.
Les verres à eau, plus grands que les verres à vin, sont indispensables.

Contrairement au vin, vous pouvez vous servir ou vous resservir d’eau sans attendre qu’on vous en propose. Utilisez le verre qui convient, le plus grand, normalement le plus à gauche.

Ne mettez jamais d’eau dans votre vin, même si vous avez l’habitude de le faire au quotidien.

Epices

images (1)Nous ne sommes plus au Moyen-âge, où les épices figuraient à table comme des gourmandises.

Aujourd’hui, sauf cas exceptionnel de menu exotique, il ne reste que le poivre, de préférence en grains, dans son moulin spécial. Vous pouvez en prévoir plusieurs variétés, du noir et du gris par exemple.

Comme pour l’ail, mieux vaut s’abstenir de servir des plats très épicés si on ne connaît pas les goûts des convives.

En règle générale, aujourd’hui, la seule épice présente sur la table est le poivre (parfois de plusieurs sortes). Si  joli et tentant que soit le moulin, ne l’utilisez pas avant d’avoir goûté la première bouchée. Ce serait mettre en doute la qualité du plat, et… vous risqueriez d’avoir des surprises…De même, soyez prudent (e) avec les épices qui accompagnent les spécialités exotiques (indiennes, africaines, mexicaines…) . Et si vos hôtes (ou vous-même) ont eu la main lourde avec le piment, n’oubliez pas que pour en apaiser le feu,la mie de pain est plus efficace que la boisson.

Escargots

Servis en coquille, on les réserve aux intimes que l’on sait amateurs…On les sert de préférence dans une petite assiette adaptée, creusée d’alvéoles, et on prévoit pour chacun une pince spéciale pour les tenir ( ou si l’on en a pas, une petite serviette réservée à cet usage), et une fourchette à deux dents.

Il vous appartient, le cas échéant, de donner le signal  autorisant vos invités à porter les coquilles à la bouche.

On  coince la coquille dans la pince à escargot tenue de la main gauche,( ou à défaut de pince avec  une petite serviette réservée à cet usage), et on extirpe le mollusque de l’autre main, avec la petite fourchette spéciale.

Il n’est pas question de gober le délicieux beurre d’ail, si tentant soit-il… Sauf si vous êtes entre intimes, coutumiers du fait. Dans ce cas, attendez le signal de vos hôtes, et  dégustez le plus silencieusement possible. Sinon vous pourrez toujours saucer l’intérieur de la coquille avec un petit morceau de pain piqué sur la fourchette.

Foie gras

Vous le présenterez soit dans un plat, éventuellement entouré de sa gelée, et coupé en tranches, soit dans sa terrine, avec  une cuillère ou un couteau (ou les deux) de service.

Prévoyez une coupelle d’eau très chaude pour y tremper l’ustensile de service. Les vrais amateurs ne l’apprécient que nature, néanmoins beaucoup de gens le dégustent avec des toasts tièdes, ou des tranches de pain d’épices.

Vous pouvez également l’accompagner de différents condiments : confiture d’oignons ou de figues, ou raisin muscat.

Il se consomme à la fourchette, jamais au couteau (surtout pas de tartine !). S’il est présenté en terrine, servez-vous à l’aide de la cuillère de service, puis replacez la dans son récipient d’eau chaude pour votre voisin.

Quels que soient les accompagnements offerts (toasts, condiments…) vous n’êtes pas obligé(e) d’y faire honneur, et vous êtes en droit de déguster votre foie gras nature, si c’est comme cela que vous l’aimez.

Fromages

C’est la dernière saveur salée avant les douceurs du dessert. Selon le style du repas et le nombre des convives, on peut opter pour une variété unique, Brie, Vacherin ( entier et d’une qualité parfaite), ou pour le classique plateau de six ou sept variétés différentes au moins. Mieux vaut qu’il soit grand, ce plateau. Les fromages doivent y être au large. Si vous êtes très nombreux, prévoyez en deux. Disposez au moins deux couteaux (spéciaux à deux dents) sur chaque plateau, un pour les saveurs douces, l’autre pour les corsées. Pour les fromages frais, ou mous comme le vacherin, prévoyez une cuillère de service.

Indispensables pour accompagner le plateau : une corbeille bien garnie de pains différents, campagne, seigle, pain au noix, au cumin, ou même pain d’épices ; Du beurre, soit en beurriers individuels, soit en beurrier central pour quatre convives ; Et éventuellement des condiments, cornichons, confiture d’oignons, fruits selon la saion  (raisins, noix, tranches de pommes ou de poires )

A l’exception de ceux de toute petite taille (crottins…), les fromages doivent être entamés. S’il ne le sont pas, l’hôte ou à défaut, l’hôtesse, se chargera de le faire avant de présenter le plateau aux invités. Le principe de partage des fromages est le suivant : que chacun  ait la même part, du coeur à la croûte. Donc, les ronds et les carrés se coupent en triangle comme un gâteau, les cylindres allongés, en tranches comme un saucisson, les pyramides et les cônes en portions proportionnelles, les persillés en tranches (Roquefort, Bleus..) en gros quartiers débités en éventail à partir du milieu. Les petits fromages ronds ou cylindriques se coupent simplement en deux, les tout petits (Bouton-de-culotte…) ne se partagent pas. Les pâtes pressées cuites (Emmental, Comté…) présentées en morceaux rectangulaires se partagent en tranches régulières à partir de l’entame après avoir ôté la croûte d’un côté. Enfin les pâtes pressées, type St Nectaire, ou Tomme, présentées la plupart du temps en demi ou quart se découpent aussi en tranches parallèles à l’entame.

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Et les Compliments

Vous vous êtes donné du mal, vos invités le reconnaissent et vous complimentent pour le résultat, délectable. Souriez largement, remerciez…  Et réjouissez-vous intérieurement ! Inutile d’exposer longuement toutes les difficultés que vous avez dû surmonter pour arriver à cette réussite parfaite… Ou de détailler vos précieuses recettes, sauf si on vous le demande expressément.

Jadis, il était de bon ton de ne pas parler de la qualité de ce qu’on avait dans l’assiette… Aujourd’hui c’est très exactement le contraire. Il ne faut pas hésiter à féliciter ses hôtes pour le décor de la table, pour la qualité de la cuisine, pour le choix des vins… Rien n’est plus déprimant quand on s’est donné du mal pour préparer un bon repas, que de voir ses invités l’engloutir, sans paraître s’en apercevoir, ni daigner interrompre leur conversation pour exprimer leur plaisir… De quoi se jurer pour la prochaine fois, d’offrir des raviolis dans leur boite ! 

Publié dans GASTRONOMIE FRANCAISE, HISTOIRE DES REGIONS | Pas de Commentaire »

Bûcheron au fil des bois

Posté par francesca7 le 1 mars 2016

 

 HIER BUCHERONS - 2

Depuis un mois déjà, ils partaient chaque matin, après avoir mangé la soupe à la chandelle, et, s’étant réunis aux Quatre-Chemins, ils montaient ensemble la colline, la hache sur l’épaule ou au bras, un sac de toile en bandoulière, et arrivaient à la pointe du jour sur la lisière du bois. Le sac contient généralement un morceau de pain, un bout de fromage de gruyère ou une poignée de noix. Quelquefois il y a noix et gruyère, et lorsque cela arrive, ce jour-là compte pour un heureux jour, mais les heureux jours sont rares pour les rudes bûcherons.

— Nous sommes tous pauvres, sans doute, nous mangeons maigre, disait le père Francis, mais nous sommes solides quand même et nous devenons vieux, et ce n’est pas ça qui nous empêche d’abattre les arbres.

Jamais aucun bûcheron ne porte à boire avec soi, car il y a une source dans la forêt, une belle source où les oiseaux vont boire, eux aussi. Aussitôt arrivés, ils suspendent leurs sacs à une branche d’arbre, bourrent leur pipe, les allument, ôtent leur blouse, et voilà que la forêt résonne sous les coups des haches ; celles-ci s’enfoncent, précipitées, dans le tronc des hêtres, projetant au loin de larges copeaux qui sifflent en passant avec des façons d’éclats d’obus. De temps à autre, l’on entend, dominateur de tout bruit, un formidable craquement aussitôt suivi d’un choc épouvantable : c’est un géant qui tombe, majestueux, comme devaient autrefois tomber, dans la bataille, les preux tout bardés de fer.

J’aime ces hommes des bois pour leur endurance et leur sobriété, écrit Jules Jeannin, aussi parce qu’ils sont doux et bons entre eux ; car si quelqu’un n’a pas de fromage ou de noix, il en mange quand même. Si l’un ou l’autre n’a pas de pipe, manque de tabac, ce n’est pas cela qui l’empêchera de fumer. Aucun ne voudrait qu’il en fût autrement, tous sachant que s’entraider, se porter mutuellement secours est une des belles choses de la vie. Et je me souviens avec plaisir des refrains lentement chantés dans la nuit, lorsqu’ils s’en revenaient : refrains berceurs, roulades amoureuses ou rustiques. Car vous devez savoir que les aimables et rudes bûcherons ne quittent jamais la forêt avant que la nuit les en chasse. Tant qu’ils peuvent distinguer l’endroit où la hache doit frapper, ils frappent sans relâche.

Mais, comme les jours deviennent de plus en plus courts, et que les haches ont fait grand ouvrage, que chaque matin le chantier se trouve plus éloigné, ils ont décidé de coucher dorénavant dans les bois. Ne croyez pas que cela les attriste. Non. Du reste, la fatigue, pour eux, sera bien moins grande, et tout bûcheron aime à entendre, la nuit, en automne, en hiver, la plainte sonore des arbres géants tordus par les vents.

L’été, le roucoulement des colombes, perchées on ne sait où, est délicieux dans la solitude des forêts ; et la voix des hiboux, de ces si mystérieux amis de l’obscurité, s’appelant ou se répondant, n’est-elle pas admirable dans le silence de la terre ? Si vous ne l’aimez pas, la belle voix plaintive de ces incomparables noctambules, c’est que vous ne la comprenez point. Lorsque vous aurez le bonheur de l’entendre, écoutez bien, et je suis sûr que vous y trouverez l’harmonie et la profondeur que je sais ; car, vraiment, les trilles et les roulades du rossignol, cet autre soliste aimé des nuits, si beaux qu’ils soient, ne sont rien auprès d’elle. Le chant du rossignol va droit au cœur, oui, et superbement ; mais la voix des hiboux, c’est à l’âme qu’elle parle. Elle nous fait penser, la belle voix des hiboux, à ceux que nous avons perdus, que nous n’avons peut-être pas assez aimés ; elle nous dit qu’il faut devenir meilleurs, que nous devons être bons quand même, malgré tout.

Or, ils apportèrent donc, ce matin-là, avec leurs haches, des pioches, des pelles et des merlins, afin de construire leurs maisons. Aussi la forêt n’eut pas, de toute la journée, les échos des jours précédents, échos gais ou plaintifs, mais toujours évoqueurs de souvenirs. La terre ne trembla point à la chute d’un géant. Aucun renard ne fut dérangé de son terrier ; aucun sanglier ne se précipita épouvanté de sa bauge. De loin, la forêt, si pleine de vie hier encore, paraissait morte. En se rapprochant, mais vers le milieu seulement, au plus épais de la belle cinquantenaire, on n’entendait que le bruit vague des bûcherons qui bâtissaient. Sur le soir, comme la nuit allait bientôt venir, la nuit profonde des bois, douze habitations s’élevaient là, dans une superficie de cent mètres carrés à peine, où se voyaient encore des arbres le matin.

Vous le comprenez alors, rien de plus simple à construire qu’une maison de bûcherons. Du reste, dans la forêt, il y a tout ce qu’il faut pour cela : des arbres, des feuilles, de la terre, de la mousse et de l’eau, c’est plus que suffisant, si l’on ajoute, ensuite, des pierres, que l’on roule tout autour et au pied des maisons, une fois construites, pour les consolider, lorsqu’il n’a pas été possible d’utiliser des arbres non coupés, ce qui arrive assez rarement.

Toutes les habitations sont bâties sur le même modèle ; il n’y a que celle du maire qui est environ trois fois plus spacieuse que les autres, car c’est dans celle-là que les bûcherons se réunissent, le soir, se tassant l’un contre l’autre, pour jouer aux cartes ou aux dés, sur une pierre, à la lueur d’un feu toujours fait de branches mortes. L’enjeu ne dépasse jamais une pipe de tabac ou un verre de piquette, car ils boivent de la piquette, en soupant, quand ils couchent dans les bois ; mais il arrive que l’enjeu ne soit que d’un demi-verre ou d’une demi-pipe, car les bûcherons sont pauvres, vous le savez ; néanmoins, ils ne s’en plaignent pas trop, et ce n’est pas cela qui les « empêche d’abattre des arbres ». Quand la veillée est finie, chacun regagne sa hutte et se couche sur le tas de feuilles sèches, recouvert d’une toile d’emballage.

bois

Deux fois par semaine, le jeudi et le dimanche, un panier au bras ou sur la tête, une cruche ou un bidon à la main, les femmes, les mères ou les sœurs des hommes des bois, leur portent leurs provisions. Dans la cruche ou le bidon, il y a toujours de la piquette ; dans le panier, il y a d’abord une miche de pain, puis des fruits, du fromage, du lard et des saucisses. Saucisses, lard et piquette sont pour le repas du soir et du matin, invariablement ; à midi, ils ne mangent que du pain et des fruits ; s’ils ont soif, ils vont boire à la source ; quand elle est trop éloignée, l’un d’eux va chercher de l’eau dans une cruche.

Tous les quinze jours ou toutes les trois semaines, les bûcherons rentrent au village, le dimanche, et font un brin la fête, mangent le bouilli, la soupe chaude, et boivent une chopine de vin ; l’après-midi, ils font des parties de quilles, pour se reposer. Et les voilà ainsi pour toute la campagne, cinq mois environ. Chaque année, ils font deux ou trois campagnes. Mais celle-ci est dure pour eux, car ils gagnent deux sous de moins, par jour, que dans toutes les précédentes, ayant été obligés de consentir à cette réduction, la commune étant pauvre, elle aussi, et cette coupe-là devant être vendue pour la construction d’une école ; or, ils n’ont pas voulu attendre plus longtemps d’en avoir une, eux, les fiers et rudes abatteurs d’arbres, afin que leurs enfants, ou leurs frères et sœurs ne fassent plus, surtout l’hiver, près de quatre kilomètres de chemin, dans des sentiers impossibles, pour aller apprendre à lire et à compter.

(D’après « Le Nouvelliste illustré », paru en 1900)

 

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Le coton pour bien bouger

Posté par francesca7 le 22 février 2016

 

Le coton dont le nom vient de l’arabe qutuun est une fibre végétale qui entoure les graines des cotonniers « véritables » , un arbuste de la famille des Malvacées. Cette fibre est généralement transformée en fil qui est tissé pour fabriquer des tissus. Le coton est la fibre naturelle la plus produite dans le monde. Depuis le XIXe siècle, il constitue, grâce aux progrès de l’industrialisation et de l’agronomie, la première fibre textile du monde (près de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles).

Récolte_du_coton

Le coton est utilisé pour fabriquer des vêtements légers depuis des millénaires dans les régions au climat tropical. L’on a trouvé des fragments de coton datant d’il y a environ 7 000 ans dans des grottes de la vallée du Tehuacán, au Mexique.

Du coton naturellement coloré datant de plus de 5 000 ans a été découvert sur la côte Nord du Pérou. Le coton est en effet cultivé en Inde depuis plus de 3 000 ans et le Rig-Veda, écrit en 1500 av. J.-C. le mentionne. Mille ans plus tard, le Grec Hérodote mentionne le coton indien : « Là-bas il y a des arbres qui poussent à l’état sauvage, dont le fruit est une laine bien plus belle et douce que celle des moutons. Les Indiens en font des vêtements. »

À la fin du XVIe siècle, le coton, dont le nom vient de l’arabe (al qutun) via le castillan (« el algodón », un cas de métanalyse), s’est répandu dans les régions plus chaudes en Amérique, Afrique et Eurasie. L’artisanat cotonnier en Inde profite ensuite de vogue pour les « indiennes », livrée à l’état brut puis imprimées en Suisse puis en France.

La révolution industrielle britannique a commencé par des inventions qui ont permis une productivité centuplée et la multiplication par 44 du nombre d’ouvriers cotoniers: en 1764, James Hargreaves construit la première machine à filer industrielle à plusieurs fuseaux baptisée « Spinning Jenny ». Quelques années plus tard, Richard Arkwright inventa la machine à peigner et à filer, et c’est finalement Samuel Crompton qui fit la synthèse de ces deux métiers en 1779 en créant le Mule-jenny (mulet) à la productivité environ 40 fois plus élevée que le rouet.

En 1793 en Georgie, l’Américain Eli Whitney invente le Cotton gin, une machine égreneuse qui permet de séparer la graine du coton de sa fibre. En 1801, Jacquard mit au point l’un des premiers métiers à tisser automatiques, le métier Jacquard, fonctionnant avec de grandes cartes perforées qui permettaient la réalisation de motifs variés.

Lorsque l’Angleterre récupère l’Inde en 1858, elle cesse d’importer du coton. Le second débouché du coton indien était essentiellement chinois. Le tissage reprendra sous l’influence du Mahatma Gandhi.

Le coton reste la fibre textile la plus largement utilisée dans le monde malgré l’apparition des fibres synthétiques

Depuis la plus haute antiquité et dans toutes les contrées du globe, la fibre de coton est associée au confort. Elle aide le corps à respirer, régule sa température et possède des propriétés absorbantes. Excellent isolant, les tenues généralement portées par les sportifs sont souvent recouvertes d’une couche de coton les rendant chaudes et agréables. Seul bémol à la clé, son immense succès a eu, au fil du temps, des effets pervers puisque la culture du coton industriel est devenue une des plus polluantes de la planète. Heureusement, la mouvance bio est en train de remettre les choses à leur juste place pour que le consommateur puisse toujours bénéficier des incomparables avantages de ce tissu…

Privilégier le coton bio si l’on est actif en multiplie les bienfaits. L’absence de produits chimiques le rend plus doux sur la peau et entièrement anallergique. Cet atout entraîne une protection totale contre les dermatites, dues aux allergènes véhiculés par les frottements sur l’enveloppe cutanée d’un tissu synthétique ou coloré.

Le must du coton bio


À l’inverse de la culture traditionnelle, les producteurs de coton bio utilisent essentiellement des composts naturels et consomment moins d’eau. Les labels garantissent aussi que la fibre ne soit pas blanchie au chlore. S’il est teinté, les colorants ne doivent pas contenir de métaux lourds. Le coton ainsi obtenu est plus souple. Bien qu’un peu plus élevé que la fibre non biologique, le prix d’un vêtement réalisé avec ce coton entièrement naturel reste abordable pour toutes les bourses. Boutiques spécialisées, Centres commerciaux, sites Internet : de nombreux espaces d’achats sont aujourd’hui accessibles pour profiter du must en la matière…

COTON

Le vêtement en coton sous toutes ses formes

Le coton se décline sous de multiples formes pour tous les moments de la vie, été comme hiver. Petit tour d’horizon :


> Les sous-vêtements :
que ce soit pour les femmes et les enfants ou les hommes, s’il est un secteur de la lingerie où le coton doit s’imposer, c’est bien celui-ci. Le coton, explique le Docteur Fabien Guibal, dermatologue, comme il est plus aéré que les synthétiques, permet d’avoir un flux d’air plus important, donc moins de température au contact de peau et moins de transpiration…


> Les vêtements de nuit :
économie, confort et douceur naturelle, tels sont les critères qui font que pyjamas et chemises de nuit en coton restent toujours indémodables. Ce n’est donc pas un hasard si cette fibre est utilisée en priorité pour leur confection.


> Les chemises :
un tissu de mauvaise qualité, lorsque pour des raisons professionnelles il y a obligation de porter une chemise pendant plusieurs heures, est source de mal-être comme − par exemple − se tortiller en pleine réunion à cause d’un vêtement en polyester qui gratte, sans compter les disgracieuses auréoles dues à la transpiration… Une chemise 100 % coton biologique résout ces problèmes. D’autant qu’il existe des tissages différents, plus ou moins épais. Ainsi, par temps chaud, on optera pour le fil à fil, la Popeline, le Zéphyr, voire le voile. Pour la saison fraîche et l’hiver, on choisira le tissage Chevron, Oxford ou Twill.

  • Il existait déjà des vêtements de coton produits selon les règles du commerce équitable, et distribués en France (notamment dans le réseau Artisans du Monde). Dans ce cas, c’est la transformation du coton et son importation qui répondent aux critères du commerce équitable : la filature du coton et la confection des vêtements sont faites par des petits producteurs engagés dans une démarche à long terme avec des organisations de commerce équitable du Nord ; l’importation des vêtements est faite par une centrale d’importation de commerce équitable. La production du coton lui-même échappe largement aux critères du commerce équitable.
  • La certification de Max Havelaar concerne lui la production du coton, pas des vêtements. C’est donc le premier stade de la filière qui est labellisé. Les stades suivants de la filière ne sont pas soumis aux mêmes critères : les acteurs du reste de la filière (filature, tissage, confection, importation) textile sont « agréés » par Max Havelaar. Cet agrément, contrôlé par des déclarations trimestrielles et des audits physiques ponctuels pour assurer la traçabilité, engage le fournisseur à respecter les normes de l’OIT. Les distributeurs de ces vêtements en coton équitable sont les super et hyper marchés, les boutiques et la vente par correspondance ; soit : Armor Lux, Célio, Cora, Eider, Hacot et Colombier, Hydra, Kindy, La Redoute. Ils ont un simple contrat de licence avec Max Havelaar. Ils gardent le même système de distribution que pour leurs autres produits non certifiés.

Cette certification de Max Havelaar a fait l’objet d’une controverse dans le milieu du commerce équitable, car il s’est accompagné d’un accord avec la société française Dagris, accusée par ses détracteurs d’encourager la culture de coton transgénique en Afrique de l’Ouest (où le coton GM est actuellement peu présent). L’usage d’OGM est en contradiction avec les principes du commerce équitable, à cause de la dépendance économique qu’il entraîne pour les petits producteurs. Cela dit, Dagris, Max Havelaar et les groupements des producteurs ont décidé, conjointement, d’exclure toutes variétés d’OGM des productions bénéficiant du label « coton équitable ».

Indépendamment de cela, certaines sociétés de mode récentes (telles qu’Ideo, Biocoton , Veja,Seyes, JRH,…) développent actuellement des filières où les critères sociaux et environnementaux (coton cultivé suivant les normes de l’agriculture biologique) concernent à la fois la production du coton et les différentes étapes de sa transformation.
Le fabricant Switcher, quant à lui, diffuse depuis 1981 des vêtements en coton équitable et éthiques à toutes les étapes de leur fabrication. Il a été suivi en 2014, entre autres, par ArteCita ECO Fashion qui ne propose que des vêtements (t-shirts, sweat-shirts, chemises) ou tote-bags exclusivement en coton organique ayant reçus les certifications GOTS, FAIRWEAR et/ou eoblend.

Depuis le 16 janvier une grande campagne nationale a été lancée. Dans 10 villes de France et avec une trentaine d’ambassadeurs, Max Havelaar France incite les citoyens à couper leur étiquette. « coupez votre étiquette ». Le but étant de changer d’étiquette, et de prouver aux grandes marques de prêt à porter que les consommateurs veulent du coton équitable.

À Paris Place Royale ce sont près de 850 étiquettes qui ont été collectées.

À Strasbourg Place Kléber le samedi 27 février a eu lieu une grande mobilisation, réunissant près de 500 signatures et autant d’étiquettes

COTONIER

Sports bien-être et coton

Le coton biologique s’avère bien évidemment particulièrement indiqué pour toute activité physique ayant pour objectif le bien-être et la détente. Les pratiques de fitness, de gymnastique douce, de yoga, permettent de mieux respirer, de chasser le stress et de se relaxer. Pour véritablement parvenir à cet état bénéfique, il est essentiel de porter des vêtements légers de manière à les oublier pour se concentrer sur les postures et les mouvements du corps. Par ailleurs, les adeptes de ces disciplines deviennent naturellement sensibles à la notion de limite corporelle mais aussi au respect d’autrui et de l’environnement. Raison de plus pour que les fabricants spécialisés privilégient la culture biologique pour confectionner leurs produits en les rendant accessibles au niveau du prix. Ainsi, un débardeur garanti 2 ans coûte moins de 6 euros, un short 8 euros et un pantalon gym douce/yoga 12 euros…

Le coton fait partie des plantes utilisées en médecine traditionnelle au Vietnam. Une étude américaine a conclu que le coton pourrait contenir une molécule d’intérêt pour le traitement de l’ostéoporose (maladie qui affecte près de 6 millions de femmes et 2 millions d’hommes rien qu’aux États-Unis). En effet, la solidité de l’os résulte d’un équilibre subtil entre deux types de cellules osseuses  : les ostéoblastes, qui s’accumulent dans les os, et les ostéoclastes, qui les fragilisent. Une molécule du coton bloque la dégradation de l’os par les ostéoclastes in vitro jusqu’à 97 % des cellules osseuses en cultures de laboratoire, apparemment sans effets nocifs sur d’autres cellules.

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La PAQUERETTE DU MORVAN

Posté par francesca7 le 14 février 2016

Pâquerette

En Morvan, la Pâquerette était utilisée pour confectionner des bouquets de fleurs bénies que les fidèles déposaient au pied des croix balisant l’espace communal les jours de processions, lors de la Fête-Dieu.

En mélange avec le Tussilage, le Bouillon blanc, la Pensée sauvage, la Violette, la Bourrache et le Coucou, cette tisane aide à mûrir le rhume et réchauffe également. Elle rend la toux grasse et évite qu’elle ‘tombe’ sur la poitrine.

La pâquerette est une petite plante herbacée vivace. L’espèce la plus commune, dans nos régions, est la pâquerette des prés que l’on trouve, dès la fin de l’hiver, dans toutes les pelouses de nos jardins. Les feuilles persistantes, vertes, de forme ovale spatulée, sont regroupées en rosette. Juché sur un pétiole pubescent et long d’une dizaine de centimètres, son petit capitule, formé de fleurs tubulées jaunes, au centre, et de fleurs ligulées blanches sur le pourtour, annonce le printemps et s’installe pour une longue saison. On a, presque, mal au coeur de la tondre en même temps que le gazon !

Grâce au travail des horticulteurs, on peut trouver, dans les jardineries, de nombreux cultivars de pâquerettes dont les gros capitules forment de jolis pompons, comme la ‘Pomponnette’ avec ses feuilles roulées, ou la ‘Robella’, dont le joli capitule rond de couleur saumon est perché sur une tige de plus de 15 cm.

Moins rustiques que l’espèce type, les variétés horticoles sont cultivées comme des plantes bisannuelles.

Comment multiplier la pâquerette ?

Bellis perennis se ressème toute seule et tend à devenir, très rapidement, envahissante. Mais pour multiplier les beaux cultivars, vous pouvez procéder aux semis au cours du mois de juillet. Ils se font à l’ombre et en pépinière ; le repiquage intervient dès que les plants sont assez forts (septembre). Espacez les pieds de 20 cm en tous sens.

Petites fleurs à petits besoins

La pâquerette se contente de peu : un emplacement au soleil ou à la mi-ombre et un sol ordinaire, plutôt compact. Une fois plantée, arrosez-la les premiers mois, puis oubliez-la ; elle fera son chemin… au sens propre comme au figuré !

Spéciale « jardin de printemps »

Au printemps, les pâquerettes occupent la place : accompagnées de bulbes printaniers (tulipe, jonquilles, muscaris…), de pensées ou de myosotis, elles s’invitent dans les pelouses, ornent les massifs et bordures, et remplissent les jardinières et corbeilles.

Conseil : pour encourager l’apparition de nouvelles fleurs sur les plants cultivés en jardinière, n’oubliez pas de couper les fleurs fanées.

Le saviez-vous ?

Fleurs et feuilles de Bellis perennis sont comestibles : avec une salade verte ou de fruits, dans un potage, ou, encore, les boutons floraux confits façon câpre…

La pâquerette est connue pour ses propriétés médicinales ; elle est, notamment, utilisée pour traiter les bronchites, les angines, et les troubles des voies respiratoires.

salade de paquerettes

MANGEZ des Pâquerettes –

On ne se rend pas toujours bien compte de l’immense diversité végétale de ce que nous mangions il y a encore cent ans. Depuis, quelle monotonie croissante, quelle banalité congrue dans notre alimention ! Si nous ne réagissons pas, nous en seront réduit à quelques dizaines de légumes « sélectionnés » issus de variétés de légumes hybrides F1, par ailleurs bourrés de substances pesticides – invisibles certes, mais oh combien dangereuses pour notre santé.

Pour sortir de la banalité, la cuisine des fleurs offre une alternative intéressante à ceux qui – comme moi – aime sortir des « autoroutes à péage » d’un consommation alimentaire standardisée, malsaine et écologiquement insoutenable dont je prédis – avec tant d’autres - la faillite à moyen terme. Nous sommes de plus en plus nombreux à aimer la cuisine des fleurs, et cet intérêt va bien au delà d’une tendance de mode.

J’imagine que plusieurs d’entre vous se diront que c’est vraiment pas la saison, qu’il n’y a pas de fleurs en hiver, et que mon propos est anachronique. Détrompez-vous, il est une fleur comestible particulièrement rustique et universellement connue qui – si elle est surtout abondante vers Pâques – peut fleurir pratiquement toute l’année. Qui ne connaît pas les petites fleurs blanches au coeur jaune de la pâquerette ?  Qui n’en a pas cueilli quand il était enfant ?

Le nom scientifique de la pâquerette vivace est Bellis perennis Linné. Elle appartient à la famille botanique des astéracées. Dans la langue vernaculaire, on l’appelle souvent « petite marguerite de Pâques« .

La pâquerette est si avide de la lumière qu’elle croit et fleurit en direction du soleil; c’est ce que l’on appelle un plante phototrope

Oui, bien sûr, cette vivace est très menue et discrète en cette saison. Ses petites rosettes se protègent dans les herbes des pâturages roussies par le gel, et si vous prenez le temps de les observer, vous pourrez apercevoir de petites fleurs en boutons qui n’attendent qu’un peu d’ensoleillement prolongé pour s’épanouir en colonie dans les prés, les clairières et les pelouses (sauf si l’on a répandu de l’herbicide sélectif dessus pour détruire cette prétendue « mauvaise herbe« ). Lorsque les fleurs s’ouvrent et que le temps est froid, elles présentent la particularité des pétales ne sont pas uniformément blancs et que leurs extrémités peuvent se teinter d’une couleur rouge vineuse.

Dans les campagnes, et pendant des siècles, nos ancêtres n’ont pas hésité à consommer les feuilles et les fleurs de cette petite plante sauvage, et ils s’en portaient plutôt bien. Tonique, la pâquerette a aussi des propriétés calmante, dépurative et très rafraîchissante. Une autre de ses vertus est de combattre la constipation.

En cuisine, on peut consommer la pâquerette – crue ou cuite – comme un légume vert. Jadis, les feuilles entraient dans la préparation de potages aux herbes. Les fleurs servaient à la préparation de bonbons et de friandises. On les utilise aujourd’hui pour garnir les plats avec originalité. 

Quant au goût – s’il déconcerte pour son peu d’analogie avec les légumes que nous consommons habituellement – il est franchement doux et agréable. Personnellement, c’est crue et ciselée dans la salade, que j’apprécie le plus les fleurs et les petites feuilles. Mais je me souviens avec plaisir du jour où – à Ustariz -j’avais consommé un pigeonneau cuit au four après avoir été farci.  Comme je me délectais, je me suis bien sûr enquis de la nature de la farce, et à ma grande surprise, j’ai appris que c’était – pour l’essentiel – un mélange de feuilles et de fleurs de pâquerettes hachées.

Je ne voudrais pas faire l’apologie de la pâquerette sans cependant vous mettre en garde. Cette charmante petite plante sauvage, très résistante au piétinement, pousse parfois dans des sols beaucoup trop pollués, comme des talus des bords de route par exemple. Il ne faut jamais les récolter à de tels endroits; pas davantage dans les prairies où paissent régulièrement des vaches, des chevaux ou des ovins.

Finalement, comme sa culture ne présente aucune difficulté, il n’est pas utopique de faire pousser la pâquerette à un endroit bien ensoleillé du potager. Vous aurez plus de garantie sanitaire, et elles se multiplieront rapidement, au point de devenir parfois franchement envahissantes si vous n’en consommez pas assez.

SOURCE / http://lesjardinsdepomone

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De Vézelay à Autun – Chemins Pèlerins

Posté par francesca7 le 12 février 2016

 

2 circuits de randonnée de Vézelay à Autun, l’un par l’Est passant par Saulieu, l’autre par l’Ouest passant par Château-Chinon et les lacs.

Au cœur de la Bourgogne, voici le MORVAN !

VEZELAY AUTUN

Ses forêts, ses lacs et rivières et son étonnant patrimoine …

Les Chemins pèlerins vous proposent de marcher en pleine nature, au sein du Parc Naturel Régional du Morvan, de vous rafraîchir aux sources « guérisseuses », de faire halte près de petites chapelles ou de sites gallo-romains … et de découvrir les trois joyaux de l’art roman bourguignon que sont les basiliques de Vézelay, de Saulieu et la cathédrale Saint-Lazare d’Autun.

Deux Itinéraires, par Saulieu à l’Est, par Château-Chinon à l’Ouest, choisis et balisés pour vous.

 Un clic sur le Mode d’emploi et à vous, cartes et topoguides ! …
Le Guide pratique Est et Ouest vous permet de choisir et réserver à l’avance votre hébergement, l’Agenda festif Est et Ouest apporte le petit supplément convivial à votre parcours …

Vous voilà prêts à vous laisser guider par le petit randonneur de couleur orange, symbole de nos Chemins pèlerins qui identifie notre balisage, pour vous oxygéner, vous ressourcer, seul, en famille, en groupe … 
Randonneurs amoureux de la nature ou pèlerins en quête de spiritualité, vous êtes les bienvenus puisque nos chemins sont ouverts à tous pourvu que la nature et les autres y soient respectés.

Itinéraires ICI : http://www.cheminpelerin-vezelay-autun.fr/index.php/itineraire-ouest

De Vézelay à Autun – Chemin de Cluny

Au départ de l’abbaye de Vézelay, ce parcours traverse du nord-ouest au sud-est le Parc Naturel Régional du Morvan marqué par un réseau hydrographique dense, avec notamment de nombreux lacs artificiels. Massif montagneux le plus proche de l’agglomération parisienne, il est considéré comme une avant-garde granitique du Massif central. Son point culminant est le Haut Folin à 901 mètres d’altitude. Le périple s’achève à Autun, ville d’art et d’histoire qui conserve de son passé antique et médiéval un riche patrimoine qui en fait par ailleurs un important site touristique au coeur de la Bourgogne.

Vézelay, berceau des premiers Franciscains… Cluny, phare des Bénédictins…
Après la visite de Vézelay classé au « Patrimoine Mondial », cette première partie s’attachera à parcourir le Morvan sauvage du nord au sud. Vous retrouverez régulièrement le cours de la Cure qui rythmera votre parcours. La traversée des villages disséminés au coeur des grandes forêts alternera avec des points de vue remarquables et le passage au beau Lac des Settons.

Pour voir le circuit suivant :  « De Autun à Cluny »

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Le yam attaque sur tous les fronts

Posté par francesca7 le 12 février 2016

 

Le contraceptif des Aztèques au secours des femmes souffrant de pré-ménopause

Loin d’être une maladie, la ménopause est un moment difficile pour la plupart des femmes. Elle s’accompagne de divers symptômes d’ordre psychologique et physique. Elle est souvent précédée d’une période dite de pré-ménopause, qui peut aller de quelques mois à quelques années, pendant lesquels les premiers symptômes apparaissent : suées nocturnes, bouffées de chaleur, gonflement des seins, maux de ventre, règles irrégulières ou douloureuses (attention on confond souvent ce symptômes avec celui de l’endométriose, qui se traite différement). Cette période est une étape naturelle qui survient en général vers 50 ans et, outre les désagréments divers, elle augmente le risque d’ostéoporose et d’infarctus.

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Les femmes en pleine tempête

Le plus fréquemment, les femmes qui abordent la ménopause se plaignent de bouffées de chaleur, de diminution de l’énergie, de fatigue,  de diminution des capacités de concentration ou de prise de poids. Cette période s’accompagne aussi d’une baisse du système immunitaire et d’un vieillissement de la peau. Les responsables de tous ces troubles sont les œstrogènes et la progestérone.

Au moment de la ménopause, la production de ces hormones se trouve diminuée de façon notable. Il faut donc trouver un moyen d’en procurer au corps afin d’éviter les déséquilibres.

 

Un tubercule millénaire

Vous avez certainement vu en Afrique les femmes autour d’un gros mortier de bois qui réduisent en poudre une chair blanche à l’aide de gros bâtons. Cette chaire blanche n’est autre que la racine de l’igname, produit de grande consommation en Afrique noire, qui a son origine dans diverses régions tropicales et subtropicales de la terre. Certaines proviennent d’Afrique, d’autres de Chine, d’Indonésie, des Philippines et de Malaisie. L’ordre biologique doit son nom à «Pedanios Dioscurides», un médecin grec du premier siècle. Il a vécu à l’époque des empereurs Claude et Néron dans le service romain et est le plus célèbre pharmacologue (science de l’interaction entres les substances et l’organisme) de l’Antiquité.

 

La plante « gracieuse »

Il existe beaucoup de sortes différentes d’ignames, mais la seule qui possède des vertus thérapeutiques se trouve en Amérique du Sud. Les Aztèques se servaient de la racine d’igname comme d’un médicament régulateur de grossesses et produit rajeunissant. Les chamans séchaient les racines et en réduisaient ensuite la pulpe dans un mortier. Cette poudre, distribuée selon des quantités bien précises, permettait d’empêcher aux plus jeunes femmes de se retrouver enceintes. Pour celles plus âgées, la poudre était donnée en moindre quantité comme médicament et produit rajeunissant. Chaque femme s’épanouissait donc grâce à la consommation de l’igname et les Aztèques l’avaient même qualifié de plante « gracieuse ».

 

Une racine qui permet de fabriquer naturellement de la DHEA

En 1939, des chercheurs de la prestigieuse Université de Pennsylvanie, ont mis en évidence laprésence dans les tubercules d’igname (aussi appelé le Yam en anglais), d’une quantité importante d’un précurseur hormonal : la diosgénine, une substance naturelle très proche des hormones produites par l’organisme de la femme. Cette substance stimule les synthèses de la DHEA (l’hormone qui ralentit le vieillissement et nous garde jeune plus longtemps) et de la progestérone. La  production habituelle de progestérone par les ovaires pendant la deuxième partie du cycle, diminue de façon  très importante dès la pré-ménopause. Cette diminution s’accentue à la ménopause et un complément est alors nécessaire pour éviter les conséquences du déséquilibre  hormonal. Pendant plus de vingt ans, un médecin américain, le Docteur John Lee, a étudié les propriétés de l’hormone naturelle qu’est la diosgénine, ce qui lui a permis d’atténuer sensiblement chez ses patientes, les troubles de la ménopause et d’enregistrer des succès notables dans le traitement de l’ostéoporose.

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Le yam attaque sur tous les fronts

Mais les propriétés extraordinaires du yam ne s’arrêtent pas là, il présente des effets :

 cholérétiques, c’est à dire comme l’artichaut et diverses autres plantes il stimule la fabrication de bile et améliore la digestion des matières grasses ingérées.

 légèrement amaigrissants (ainsi que les extraits de soja), antiœdémateux et anti-cellulitiques, peut-être dus à une action sur le rein (diurétique) et cardioprotectrice.

 anti-inflammatoires légers, probablement du fait de la présence de « saponines », qui permettent de soulager, à terme et en association avec d’autres traitements ou suppléments nutritionnels, certaines douleurs articulaires.

Il contient certains alcaloïdes qui agissent comme antispasmodiques sur l’intestin et permettent ainsi d’aider certains colitiques. Le « kava kava » est une autre plante qui complète bien les effets calmants du yam.

En outre, la racine d’igname fournit beaucoup de potassium pour les muscles et les nerfs, de la vitamine C contre le stress et les refroidissements, de la B1 pour des nerfs solides, de la B6 et de l’acide folique pour le cœur, du phosphore et du cuivre pour la santé mentale.

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La MONTGOLFIERE EN REGION BOURGOGNE

Posté par francesca7 le 9 février 2016

 

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            En compagnie de Vincent Dupuy (double champion du monde de dirigeable et pilote des émissions de télévision Ushuaïa et Okavango depuis 1987.) et de son équipe, embarquez pour un vol magique en montgolfière au-dessus de la Bourgogne.

L’une des régions les plus propices aux vols en montgolfière en raison de son relief doucement valonné qui protège nos ballons du vent.

Au détour d’une vallée, vous découvrirez depuis votre montgolfière, ici un château, ici un clocher qui se cache dans la brume…,  le Canal de Bourgogne, à l’ouest les Monts du Morvan, et bien sur les célèbres vignobles de la Bourgogne

Les montgolfières exploitent d’une part le principe d’Archimède et, d’autre part, la caractéristique des gaz selon laquelle le produit de la pression du gaz par son volume est toujours proportionnel à sa température. Ce deuxième principe est décrit par l’équation d’état des gaz parfaits.

La poussée d’Archimède est la force reçue d’un corps plongé dans un gaz égale au poids du volume déplacé de ce gaz.

Sous l’action de la chaleur, l’air se dilate. Sa masse volumique diminue : donc, à pression constante, l’air chaud prend plus de place pour le même poids, ou pèse moins lourd pour le même volume que l’air froid. On peut vérifier ce phénomène, dans une pièce calme, en plaçant un thermomètre au sol et un autre au plafond. On constate ainsi qu’il y a une légère différence de température et que l’air au plafond est plus chaud que l’air au sol.

Le poids de l’ensemble {ballon + air} dépend du poids de l’air contenu dans l’enveloppe. Si l’on diminue la masse volumique de cet air, le poids de l’ensemble diminue et le ballon peut « flotter dans l’air », car le poids va devenir inférieur à la poussée d’Archimède qui est une force constante et dirigée vers le haut (poids de l’air déplacé).

La pression atmosphérique diminuant avec l’altitude (d’environ 1 hPa par 28 pieds au niveau de la mer, soit environ 1 mbar par 8,53 m), la masse de l’air déplacé par le ballon se réduit avec l’élévation du ballon. Le point d’équilibre sera atteint lorsque le poids de la montgolfière sera égal au poids de l’air déplacé. De l’air s’échappe de l’enveloppe du ballon lorsque la pression atmosphérique diminue : le ballon est dit « ouvert » (donc non pressurisé).

Aujourd’hui, des sociétés commerciales ayant la licence de transport proposent de brèves excursions en montgolfière, généralement autour d’une heure de vol. Il s’agit d’un loisir assez onéreux.

Voler à titre autonome est un petit investissement puisque, outre l’acquisition du ballon et l’obtention du brevet d’aérostier, une remorque (ou une camionnette) est indispensable pour transporter à la fois l’enveloppe repliée dans un gros sac, la nacelle et ses brûleurs, les bouteilles de propane et au moins un ventilateur autonome puissant. Après l’atterrissage, le même véhicule doit aller récupérer la montgolfière, le pilote ainsi que ses passagers éventuels.

La plus grosse montgolfière au monde peut transporter 36 passagers.

Il est aussi possible d’acquérir sa propre montgolfière, neuve ou d’occasion, seul(e) ou à plusieurs, avec ses fonds propres ou à l’aide d’un commanditaire, les ballons offrant une importante surface, souvent exploitée par les publicitaires.

Une alternative est de pratiquer l’autoconstruction en réalisant soi-même son ballon, pour une somme bien inférieure aux prix du marché, mais en contrepartie d’environ 200 heures de travail.

A Pouilly en Auxois, Les décollages ont généralement lieu au Château de Chailly, à proximité de Pouilly en Auxois.  

                                                                                                

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     Programme du vol               

                               

  • Accueil des passagers
  • Briefing météo
  • Mise en place et gonflage du ballon
  • Embarquement pour un vol libre d’une heure
  • Mise en sac du ballon
  • Remise d’un certificat d’ascension en montgolfière autour du toast de l’aéronaute (Petit déjeuner pour les vols du matin, rafraichissement pour les vols du soir)
  • Retour au point de départ en 4×4

 

UN SITE REFERENCE / http://www.oosky.fr/vols-en-montgolfiere-bourgogne

 

Publié dans Bourgogne, FONDATEURS - PATRIMOINE | Pas de Commentaire »

LA DISEUSE DE BONNE AVENTURE

Posté par francesca7 le 4 février 2016

 

La_Diseuse_de_bonne_aventure,(Louvre_INV_55)_02Le parcours et la présence des Tsiganes en Occident s’associe souvent aux mots divination, cartomancie et diseurs de Bonne Aventure. Toutefois ce peuple, originaire de l’Inde du Nord, est le fruit de fort anciennes civilisations. En particulier leurs talents et expertises, puis leurs us et coutumes, ont paru fort étranges aux Occidentaux…

Originaires du Nord de l’Inde, roulant leur bosse depuis plus de deux mille ans au gré des pays et contrées, ceux qu’on nomme aujourd’hui les Rroma ont fort bourlingué… en partageant généreusement leur culture.
On cite leur présence en Occident dans divers documents, avant même l’an 1,000 de notre ère…

Ces gens qu’on appelle Rroma, descendants des castes de guerriers de l’Inde, sont venus de la moyenne vallée du Gange en Inde du Nord via l’Empire byzantin vers la Perse (Iran actuel), la Grèce puis l’Europe. Arrivés en Grèce au IXième siècle, ils sont de la caste des Kshattriyas — un terme qui désigne un membre de la caste des Rois et Guerriers, l’une des quatre glorieuses castes hindoues: Kshattriyas, Brahmane, Vaisya et Sudra —. Les textes sacrés de l’Inde les ont glorifiés, en disant notamment: « Les personnes gouvernées par un aryen (Kshatriya) sont guidées par la grâce divine ». Un clin d’oeil à leur riche personnalité, et à leur grande valeur.

Au fil du temps et des nouveaux arrivages de migrants, on nomme aussi ces gens, Gitans (français), Gitanos (espagnol), Gypsys (anglais) ou Zott (arabe); en référence à une déformation du mot “Égyptiens”. Ce qui se tient, non pas en faisant référence à l’Égypte; mais plutôt, au terme de la « Petite-Égypte » qui au Moyen Âge, réfère à une région du sud de la péninsule du Péloponnèse en Grèce — une région qui depuis le Xe siècle, est appelée Morée (ou Morea en anglais) jusqu’en 1248 où après la Quatrième croisade par les Francs, l’on y fonde la principauté d’Achaïe ou de Morée —; une région nommée “Tzaconie” (sans doute pour “Atsinganoi” ou “Atsingani”, terme grec désignant le peuple Tsigane), que les gens appellent “Petite Egypte”. Il s’agit d’un fief gitan indépendant appelé le “fief de Abitabulo” ou, le “Feudum Acinganorum” (sur l’île de Paxos, annexée à Corfou), constitué d’une communauté stable et prospère. à noter qu’au cours de la seconde moitié du XIIIième siècle, Corfou a été incorporée dans la souveraineté d’Anjou, annexant ainsi l’île de Paxos.

Celle que l’on appelle Zingara ou Gitanelle à la fin du XIXe a en effet un goût marqué pour la parure, les bijoux et les vêtements bariolés, volontiers rayés – les rayures évoquant l’impureté et l’immoralité dans la culture occidentale. Dans les représentations, on la reconnaît à son attitude fière et dédaigneuse, son regard de braise, ses longs cheveux bruns, son teint bistre, sa tenue débraillée et ses attributs – tambourin, jeu de cartes, anneaux d’or et bracelets. Oisive voire lascive, cette bohémienne imaginaire fume parfois du tabac, joue de la musique et danse sans retenue. Vouée à l’expressivité et au cumul des sens, cette figure à la fois plastique et esthétique a partie liée avec l’art.

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Échos de l’attitude ambivalente de la société vis-à-vis de la femme gitane, les représentations montrent souvent une femme idéalisée – libre et séductrice, à la fois désirée et redoutée car transgressive – à l’opposé de la bohémienne réelle, ignorée et le plus souvent détestée et rejetée. Les images stéréotypées de la bohémienne reflètent ainsi des sentiments contradictoires – peur, mépris et méfiance autant que trouble, attirance et fascination – et donnent à voir les craintes et les préjugés de la société qui les a produites. Deux archétypes dominent amplement : la femme fatale et la diseuse de bonne aventure.

la bohémienne se distingue aussi par ses dons de divination. Diseuse de bonne aventure, elle lit les lignes de la main et tire les cartes. Bien qu’héritées de l’Antiquité et amplement répandues, les pratiques divinatoires sont alors réprouvées par l’église et par les pouvoirs publics. Dès le XVe, les images montrent que les bohémiennes sont à la fois admirées et craintes pour leurs pouvoirs magiques présumés. De plus, elles sont associées aux péchés de vol, de luxure et de divination ; entourées d’un halo de mystère et de superstition du fait de leurs liens supposés avec un monde occulte.

La première vague migratoire de ceux qu’on appelle Tsiganes — ou Rrom — remonte à presque 2,000 ans: puisque les Indiens ont commencé à migrer du Nord-Ouest de l’Inde — Pakistan du Sud-Est actuel — vers la Perse (Iran actuel) entre 224 et 642 de notre ère. Puis provenant tant du Centre que du Nord, de castes diverses, les Rrom ont aussi quitté l’Inde par vagues successives, souvent par petits groupes, entre les IIIe et Ve siècles; puis entre les VIIIe et IXe siècles. Puis un exode massif hors de l’Inde est survenu entre l’an 850 et l’an 1000 de notre ère. Des guerres entre royaumes? Des invasions d’autres civilisations? Assurément.

On cite d’ailleurs la présence des Tsiganes hors de l’Inde, à Bagdad (soit en Perse, ou Irak actuel) en l’an 442, alors que le Shah de Perse Bahram Gur persuade le Roi Indien Shangul de lui envoyer 10,000 musiciens Luri (autre nom désignant les Tsiganes), qu’il souhaite distribuer dans les différentes parties du royaume de Perse, pour distraire les pauvres et les indigents de son royaume; un fait rapporté par le poète Perse Firdawsi ainsi que par l’historien arabe Hamza of Hispahan (vers 950) qui relate le fait, en spécifiant 12,000 musiciens et amuseurs, hommes et femmes, qui jouent du luth. Plus de 500 ans après leur arrivée, Hispazam note: « Leurs descendants, même moins nombreux, sont toujours ici; ce sont les Zott (Zutti au pluriel). »

Entre les années 800 à 950 de notre ère, des groupes connus sous le nom de “Domba” — les Rroma, ou Tsiganes — commencent leur migration en partance de l’Inde du Nord, vers la Perse et l’Arménie.

On note aussi leur présence en l’an 800 près de la Thrace (péninsule balkanique partagée entre la Bulgarie, la Grèce et la Turquie). Il est dit que durant la famine qui a eu lieu du IXe siècle, Sainte Athanasie de Constantinople donna à manger à des “étrangers appelés Atsingani” (Tsiganes).

On fait aussi mention des Atsingani — des Tsiganes — en l’an 803 alors qu’un groupe d’Atsinganis a aidé Nicéphore Ier le Logothète, Empereur byzantin de 802 à 811, à réprimer une émeute en utilisant leur magie. En fait, l’Empereur mène une politique agressive contre le clergé et conséquemment en 803, il provoque la rupture entre les Empires romain d’Orient et d’Occident.

Longtemps après que les musiciens Luri furent amenés de force en Perse pour divertir les gens de la campagne, vers l’an 820, les Zotts arrivent sur les rives de la rivière Tigre, s’y installent et définissent leur État. En l’an 834 on les rencontre d’ailleurs à Khanaqin (Kurdistan du Sud, ancien territoire de la Perse ou Iran actuel). Ils profitent de la vie jusqu’à ce que les Byzantins — Constantinople et son Empire, sous le règne de Théodora impératrice de Byzance, région prospère grâce au commerce Europe-Asie; une civilisation gréco-romaine et chrétienne orthodoxe — attaquent la Syrie en 855. Cette année-là, un chroniqueur arabe nommé Tabari relate le fait qu’un très grand nombre de Zotts (nom Perse des Gitans) sont faits prisonniers (hommes, femmes et enfants), lors de l’attaque Bysantine de la Syrie. Après cette guerre, les Byzantins utilisent les Zotts comme esclaves pour consolider et élargir l’Empire. De belles prises, car les Zotts étaient connus pour leur excellent savoir-faire avec le bois, le métal et la construction; et qu’en plus de leurs habiletés dans le travail manuel, leur don pour prédire l’avenir et leurs compétences pour le divertissement, ont aussi une grande valeur.

En Europe, leur présence est attestée dès le début du XIVe siècle. Mais en Europe du Sud dès le début des années 1300, perçus comme musulmans, des groupes de tsiganes commencent à être réduits en esclavage (Valachie, Moldavie). Ainsi, suite à l’épidémie de peste noire (1346-1351) qui a dévasté l’Europe, il est documenté que des Tsiganes sont employés comme serfs ou esclaves comme paysans, pour remplacer les cultivateurs décédés. Le système féodal étant en force, ces paysans appartenaient — comme du bétail — à ceux qui possédaient les terres: soit des nobles, des officiers de l’armée ou des institutions religieuses. Et en vendant ou en transférant les droits d’une terre, les serfs et les esclaves étaient inclus dans la transaction. C’est ainsi qu’entre l’an 1364-1367, Vladislav Voivode (Prince) de Valachie, transféra un droit de propriété féodal, qui incluait 40 familles de Tsiganes, au Monastère de Saint-Anthony, près de Vodita en Roumanie.

Une mention des Tsiganes vient aussi du moine franciscain dénommé Simon Simeonis qui les a rencontrés à Candie sur l’île de Crète en 1322; il parle de gens ressemblant aux “Atsingani” — nom donné aux Tsiganes par les Grecs —, en ces termes: « Nous y avons vu un peuple hors de la ville qui se déclare être de la race de Cham, et qui l’adorent selon le rite grec. Ils errent comme un peuple maudit de place en place, sans s’arrêter du tout ou rarement, ne restant à un endroit pas plus que 30 jours ».

La Tzaconie — terme utilisé surtout lors de l’occupation française de la Morée et du Péloponnèse, en Grèce, de 1204 à 1430 — a (semble-t-il) aussi été appelée Zaconie, Zacanie ou Sacanie: des termes médiévaux pour désigner la Laconie. Cette région est située sur la côte, à l’extrême sud-est de la péninsule du Péloponnèse, en Grèce. Elle fut une des trois provinces de la Morée, avec le Brazzo di Maina (Arcadie) et le Belvédere (Achaïe et élide). Son chef-lieu était Mistra. Il semble que son nom soit une déformation médiévale de Laconie. Source principale: Wikipedia.

À l’aube du XVIIe siècle, Caravage lance à Rome une mode autour de la chiromancie qui perdurera partout en Europe jusqu’au XIXe siècle – allant de portraits à des scènes de groupes, truculentes et pittoresques, des Caravagesques aux bohèmes galantes de Watteau et de Boucher en passant par Georges de La Tour

Diseuseleur mode de vie nomade — force oblige: en France, ils furent contraints par le Pape à circuler pendant sept ans sans arrêt, sans être autorisés à s’installer quelque part —; leur style de vie, très différent de celui de la population sédentaire; ainsi que leurs us et coutumes (ménestrels, saltimbanques, musiciens, chanteurs, magiciens, diseurs mais surtout diseuses de bonne aventure — dire la baji, comme s’exprimerait Carmen la Bohémienne, dans l’oeuvre de Mérimée — ou devins ambulants, charmeurs de serpent, etc); et probablement surtout, cet esprit de liberté et de refus des entraves, qui s’exprimait aussi au niveau de la profession: puisque les tsiganes étaient travailleurs indépendants — et libres — plutôt que salariés. Secundo, leurs errances obligées sur les routes de l’Europe, pendant la guerre de cent ans, attirait parmi eux des bandes d’ex-soldats et de mendiants: ce qui a contribué à la dégradation de leur image. Tertio, la croyance fort répandue en Europe, que leur peau mate était un signe d’infériorité et de méchanceté… car le diable en personne, était dépeint comme “noir”. Puis quarto, il y avait un problème d’identité: puisque les tsiganes pouvaient être identifiés comme étant des Turcs, puisqu’ils sont entrés en Europe notamment par la voie des pays Islamiques et on les a considérés ennemis de l’Église et du royaume; certains les croyaient Égyptiens; et d’autres, Bohémiens. Et quinto, l’opposition aux tsiganes a aussi pris forme chez les gens de métier, qui par peur de la compétition ont eu tendance à exclure des concurrents et notamment, dans le métier du travail du fer. Pour que leur peuple survive, souvent forcés de se déplacer, ils ont du s’adapter; et voilà sans doute pourquoi leur renommée pour dire la Bonne Aventure et pratiquer la divination par l’entremise de divers arts divinatoires, s’est propagée de par tout l’Occident et perdure encore, même de nos jours. Et pourquoi pas… ne sont-ils pas des gens très spéciaux, des moteurs qui font évoluer les sociétés..?

Publié dans HISTOIRE DES REGIONS, HUMEUR DES ANCETRES | 1 Commentaire »

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