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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Histoire de la ville de Rennes

Posté par francesca7 le 31 août 2013


Condate : ce site celtique implanté sur une promontoire, au confluent de l’Ille et de la Vilaine, fut choisi comme capitale par la tribu gauloise des Riedones qui peuplait cette partie de l’Armorique au 2ème siècle avant J.C, avant de devenir, après la conquête des Gaules par César, une cité romaine prospère.

Histoire de la ville de Rennes dans Bretagne telechargement-71

Parlement de Bretagne – Capitale du duché de Bretagne à partir de la période féodale, la ville de Rennes voit, en 1662, s’installer le Parlement de Bretagne ; elle devient alors ville aristocratique et capitale régionale. L’influence de l’art royal suscite la création d’hôtels particuliers ; l’installation de ce parlement, où se tiennent deux fois par an les Etats de Bretagne, marque les débuts d’une relation frondeuse avec le pouvoir central. Le conflit le plus grave est provoqué, en 1675, par l’instauration d’une taxe sur les actes judiciaires. Cette révolte dite « du papier timbré », s’étend vite aux compagnes, faisant de nombreuses victimes. Le Parlement, suspecté d’intelligence avec l’insurrection, se verra exilé, pour une durée de quinze ans, à Vannes, et la ville sera occupée par 4 000 hommes. Le 22 décembre 1720, le centre de la ville est en feu ; 845 maisons à pans de vois sont ravagées. « Ce malheur […] fut complet pour la ville et ses biens », écrit Saint Simon, tandis que Mignot de Montigny, membre de l’Académie des sciences, affirme que la reconstruction « fera de Rennes l’une des plus jolies capitales que nous ayons dans notre provinces ».

Le choix de la ville de Rennes, en 1561, comme siège du Parlement avait justifié les énormes dépenses nécessaires à l’édification d’un palais digne d’abriter cette institution. Les travaux durèrent de 1618 à 1655. Les premiers plans étaient l’œuvre de Germain Gaultier mais, ne satisfaisant pas les commanditaires, ils furent repris par Salomon de Brosse, architecte du palais du Luxembourg à Paris. Ce dernier proposa alors un ensemble plutôt sobre, qui se rapprochait notablement du modèle italien. En 1726, la façade fut transformée par l’architecte Jacques V.Gabriel (1666-1742)un petit neveu de François Mansart ; il supprima également la terrasse intérieure et le grand escalier extérieur à deux volées symétriques. Ce dispositif scénographique assez solennel permettait de contempler et de dominer la ville. Pour habiller le palais, on fit appel aux plus célèbres peintres, menuisiers et sculpteurs du règne de Louis XIV. Les peintures du plafond de la Grand’Chambre (aujourd’hui Cour d’appel) sont signées du jeune Noël Coypel (1662) qui travailla sous la direction de Charles Errard, peintre du roi et décorateur, dont le style imprègne le palais ; celles de la Deuxième Chambre civile sont signées Ferdinand Elle le Jeune (1716) ; celles de la Première Chambre civile, encastrées dans un plafond sculpté par François Gillet, sont l’œuvre de J.Baptiste Jouvenet. Les peintures, qui représentent, sous des figures allégoriques, les attributs de la Justice (Religion, Eloquance, Connaissance), préfigurent ce qu’allait devenir « l’art royal », quelques années plus tard à Versailles et à Paris, avant de connaître son apogée, vers la fin du 17è siècle.

L’énorme incendie qui éclata le 22 décembre 1720 fit des ravages considérables et frappa très durement les « beaux quartiers ». Pour reconstruire, les autorités avaient le choix entre deux solutions ; rebâtir sur les anciens emplacements en ne modifiant que très peu le tracé des rues, ou au contraire, réorganiser totalement le urbain. C’est cette dernière solution qui fut choisie ; les préoccupations des architectes furent à la fois esthétiques et pratiques ; la ville devait être belle et résister à un nouvel incendie. Les parcelles médiévales, furent regroupées. On construisit une hauteur, de manière à laisser plus de place aux voies de communication. La création d ‘un ensemble cohérent de places permit d’aérer la ville et de lui donner un caractère monumental très net autour de certains édifices, notamment celui du Parlement.

En mai 1788, la Royauté tente de dissoudre le parlement, créant un climat d’émeutes. Sur la place du palais coule, selon Chateaubriand, « le premier sang de la Révolution » (Mémoires d’outre-tombe). Peuple et bourgeoisie accueilleront la Révolution favorablement, mais avec modération. Rennes devient une tête de pont républicaine dans un pays acquis à la chouannerie. En état de siège de 1793 à 1800) elle est protégée par l’armée de Hoche. La paix est enfin rétablie par le Concordat ; elle met fin à huit années de guerre civile.

Condamné par haute trahison, le capitaine Alfred Dreyfus purge, depuis 1894, une peine de travaux forcés dans l’ile du diable, en Guyane française. Mais un faux est découvert dans le dossier. L’affaire est alors réexaminée en août 1899par le tribunal militaire de Rennes. Le procès est houleux, les antisémites manifestent, l’avocat de Dreyfus est blessé. Dreyfus sera réhabilité en 1906.

La PLACE DES LICES : autrefois hors les murs, elle occupe l’espace du champ clos où se tenaient les manifestations médiévales. Au 16ème siècle, elle fut agrandie et les terrains alentours furent vendus à des particuliers en 1658. La place s’entoura d’immenses maisons de bois et d’hôtels particuliers (pour les parlementaires), dont l’architecture s’inspirait directement de l’époque médiévale. Sur cette place, l’Hôtel de la Noue, situé au 26 de la place des Lices, cet hôtel à colombages apparents fut construit en 1658. Il faut observer son vaste escalier central : celui-ci est couvert par  un extraordinaire toit à grandes gerbières et lanternons carénés. Puis l’hôtel Racape de La Feuillée. Cet édifice fut construit en 1658 sur un modèle voisin de celui de l’hôtel de La noue, avec une charpente protégée par un enduit anti-feu. Vient ensuite l’Hôtel de Molant ou Hevin : édifié à partir de 1666. L’escalier est un ouvrage de charpenterie à plan carré de taille exceptionnelle. Madame de Sévigné et son ami le duc de Chaulmes, gouverneur de la province, y furent reçus en 1689. Puis, la Halles de Martenot. Les pavillons des Halles sont dus à J.Baptiste Martenot. Classés monument historique en 1990, ils célèbrent l’architecture métallique du 19ème siècle.

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Les repères de chouans

Posté par francesca7 le 31 août 2013


Les repères de chouans dans Bretagne images-9

Honoré de Balzac

L’action des Chouans, premier roman signé de Balzac, se déroule en 1799. La lutte entre « blancs » et « bleus » déchire alors la Bretagne. Marie de Vermeil chargée par Foucher de séduire le marquis de Montauran, chef chouan, pour le livrer ensuite, s’éprennent contre toute raison l’un de l’autre. Avec l’espoir « insensé de rejoindre le marquis, Maris part dans les alentours de Fougères….

1er extrait :

« Les départements de la Mayenne et d’Ille-et-Vilaine étaient alors commandés par un vieil officier qui, jugeant sur les lieux de l’opportunité des mesures à prendre, voulut essayer d’arracher à la Bretagne ses contingents, et surtout celui de Fougères, l’un des plus redoutables foyers de la chouannerie. Il espérait ainsi affaiblir les forces de ces districts menaçants. Ce militaire dévoué profita des prévisions illusoires de la loi pour affirmer qu’il équiperait et armerait sur-le-champ les réquisitionnaires, et qu’il tenait à leur disposition un mois de la solde promise par le gouvernement à ces troupes d’exception. Quoique la Bretagne se refusât alors à toute espèce de service militaire, l’opération réussit tout d’abord sur la foi de ces promesses, et avec tant de promptitude que cet officier s’en alarma. Mais c’était un de ces vieux chiens de guérite difficiles à surprendre. Aussitôt qu’il vit accourir au district une partie des contingents, il soupçonna quelque motif secret à cette prompte réunion d’hommes, et peut-être devina-t-il bien en croyant qu’ils voulaient se procurer des armes. Sans attendre les retardataires, il prit alors des mesures pour tâcher d’effectuer sa retraite sur Alençon, afin de se rapprocher des pays soumis; quoique l’insurrection croissante de ces contrées rendît le succès de ce projet très problématique. Cet officier, qui, selon ses instructions, gardait le plus profond secret sur les malheurs de nos armées et sur les nouvelles peu rassurantes parvenues de la Vendée, avait donc tenté, dans la matinée où commence cette histoire, d’arriver par une marche forcée à Mayenne, où il se promettait bien d’exécuter la loi suivant son bon vouloir, en remplissant les cadres de sa demi-brigade avec ses conscrits bretons.[…] »

2ème extrait :

« - Voilà un joli coco, dit Hulot en se parlant à lui-même. Il m’a l’air d’être l’ambassadeur de gens qui s’apprêtent à parlementer à coups de fusil.

Après avoir grommelé ces paroles entre ses dents, le commandant promena successivement ses regards de cet homme au paysage, du paysage au détachement, du détachement sur les talus abrupts de la route, dont les crêtes étaient ombragées par les hauts genêts de la Bretagne; puis il les reporta tout à coup sur l’inconnu, auquel il fit subir comme un muet interrogatoire qu’il termina en lui demandant brusquement: – D’où viens-tu?

Son oeil avide et perçant cherchait à deviner les secrets de ce visage impénétrable qui, pendant cet intervalle, avait pris la niaise expression de torpeur dont s’enveloppe un paysan au repos.

- Du pays des Gars, répondit l’homme sans manifester aucun trouble.

- Ton nom?

- Marche-à-terre.

- Pourquoi portes-tu, malgré la loi, ton surnom de Chouan?

Marche-à-terre, puisqu’il se donnait ce nom, regarda le commandant d’un air d’imbécillité si profondément vraie, que le militaire crut n’avoir pas été compris.

- Fais-tu partie de la réquisition de Fougères?

À cette demande, Marche-à-terre répondit par un de ces je ne sais pas, dont l’inflexion désespérante arrête tout entretien. Il s’assit tranquillement sur le bord du chemin, tira de son sarrau quelques morceaux d’une mince et noire galette de sarrasin, repas national dont les tristes délices ne peuvent être comprises que des Bretons, et se mit à manger avec une indifférence stupide. Il faisait croire à une absence si complète de toute intelligence, que les officiers le comparèrent tour à tour, dans cette situation, à un des animaux qui broutaient les gras pâturages de la vallée, aux sauvages de l’Amérique ou à quelque naturel du cap de Bonne-Espérance. Trompé par cette attitude, le commandant lui-même n’écoutait déjà plus ses inquiétudes, lorsque, jetant un dernier regard de prudence à l’homme qu’il soupçonnait d’être le héraut d’un prochain carnage, il en vit les cheveux, le sarreau, les peaux de chèvre couverts d’épines, de débris de feuilles, de brins de bois et de broussailles, comme si ce Chouan eût fait une longue route à travers les halliers. […] »

3ème extrait :

« Mademoiselle de Verneuil s’élança dans les petits sentiers tracés par les chèvres et leurs pâtres sur le versant de la Promenade, gagna l’Escalier de la Reine, arriva au fond du précipice, passa le Nançon, traversa le faubourg, devina, comme l’oiseau dans le désert, sa route au milieu des dangereux escarpements des roches de Saint-Sulpice, atteignit bientôt une route glissante tracée sur des blocs de granit, et, malgré les genêts, les ajoncs piquants, les rocailles qui la hérissaient, elle se mit à la gravir avec ce degré d’énergie inconnu peut-être à l’homme, mais que la femme entraînée par la passion possède momentanément. La nuit surprit Marie à l’instant où, parvenue sur les sommets, elle tâchait de reconnaître, à la faveur des pales rayons de la lune, le chemin qu’avait dû prendre le marquis; une recherche obstinée faite sans aucun succès, et le silence qui régnait dans la campagne, lui apprirent la retraite des Chouans et de leur chef. Cet effort de passion tomba tout à coup avec l’espoir qui l’avait inspiré. En se trouvant seule, pendant la nuit, au milieu d’un pays inconnu, en proie à la guerre, elle se mit à réfléchir, et les recommandations de Hulot, le coup de feu de madame du Gua, la firent frissonner de peur. Le calme de la nuit, si profond sur les montagnes, lui permit d’entendre la moindre feuille errante même à de grandes distances, et ces bruits légers vibraient dans les airs comme pour donner une triste mesure de la solitude ou du silence. Le vent agissait sur la haute région et emportait les nuages avec violence, en produisant des alternatives d’ombre et de lumière dont les effets augmentèrent sa terreur, en donnant des apparences fantastiques et terribles aux objets les plus inoffensifs. Elle tourna les yeux vers les maisons de Fougères dont les lueurs domestiques brillaient comme autant d’étoiles terrestres, et tout à coup elle vit distinctement la tour du Papegaut. Elle n’avait qu’une faible distance à parcourir pour retourner chez elle, mais cette distance était un précipice. Elle se souvenait assez des abîmes qui bordaient l’étroit sentier par où elle était venue, pour savoir qu’elle courait plus de risques en voulant revenir à Fougères qu’en poursuivant son entreprise.

Elle pensa que le gant du marquis écarterait tous les périls de sa promenade nocturne, si les Chouans tenaient la campagne. Madame du Gua seule pouvait être redoutable. À cette idée, Marie pressa son poignard, et tâcha de se diriger vers une maison de campagne dont elle avait entrevu les toits en arrivant sur les rochers de Saint Sulpice; mais elle marcha lentement, car elle avait jusqu’alors ignoré la sombre majesté qui pèse sur un être solitaire pendant la nuit, au milieu d’un site sauvage où de toutes parts de hautes montagnes penchent leurs têtes comme des géants assemblés. »

Honoré de Balzac – LES CHOUANS dans La Comédie Humaine, 1829

 

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Langage breton

Posté par francesca7 le 31 août 2013


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Comment appelle-t-on en breton le drapeau de la Bretagne ?

Vous avez répondu : Gwenn ha du

Le drapeau civil de Bretagne est composé de 9 bandes alternées noires et blanches avec 11 mouchetures d’hermines noires sur fond blanc. Gwenn ha Du signifie en breton « blanc et noir ».

Le breton est une langue originaire de :

Vous avez répondu : Grande-Bretagne

Avant de s’appeler « Grande-Bretagne », le territoire anglais s’appelait « Bretagne » et était peuplé de Bretons. La langue bretonne s’implante au VIe siècle par une vague d’immigrations dans la péninsule armoricaine, aujourd’hui l’actuelle Bretagne.

Que signifie Breizh ?

Vous avez répondu : Le nom de la Bretagne

L’appellation bretonne de la Bretagne est Breizh et couramment abrégé en BZH. En gallo, l’autre langue traditionnelle de Bretagne, son nom est Bertaèyn.

Qu’est-ce que le kouign amann, spécialité bretonne ?

Vous avez répondu : Un gâteau à base de beurre et de sucre

Le kouign amann est un gâteau à pâte feuilletée, spécialité régionale de Douarnenez en Bretagne. En breton « kouign » signifie gâteau ou brioche et « amann », beurre.

A quoi ressemble le triskel, symbole celte par excellence ?

La bonne réponse : Trois spirales entrecroisées

Le triskel existe également en Sicile et en Irlande. Il a plusieurs significations, représentant aussi bien les 3 dieux principaux de la mythologie celtique, le temps qui passe ou les éléments de la terre, de l’eau et du feu. Sans compter les nombreuses autres interprétations, notamment néo-druidiques.

Le breton est une langue :

Vous avez répondu : celtique

La langue bretonne est une langue celtique parlée en France par environ 300 000 locuteurs. Elle fait ainsi partie du groupe des langues indo-européennes.

Complétez ce dicton breton : « Qui trop écoute la météo …

Vous avez répondu : …passe sa vie au bistrot »

Le dicton cité provient des marins bretons.

Comment s’intitule l’hymne de la Bretagne ?

La bonne réponse : Bro gozh ma zadoù

L’hymne breton est inspiré de l’hymne national du Pays de Galles intitulé Hen Wlad Fy Nhadau (Vieille terre de mes pères). Quant à Bro Goth Agan Tasow il est l’hymne équivalent en cornique.

Que signifie son intitulé ?

Vous avez répondu : Vieux pays de mes pères

Le refrain de l’hymne de la Bretagne est le suivant : « O Bretagne, mon pays, que j’aime mon pays, tant que la mer sera comme un mur autour d’elle. Sois libre, mon pays ! »

Comment s’appelle le chanteur ou groupe le plus célèbre de musique contemporaine bretonne ?

La bonne réponse : Alan Stivell

Alan Stivell est un musicien d’origine bretonne célèbre pour son répertoire traditionnel d’expression celtique. Les Baragouineurs est un groupe breton également, mais aux sonorités électro et new wave.

Une personne qui parle breton est appelée :

Vous avez répondu : Bretonnante

Les bretonnants désignent ainsi les locuteurs du breton. Depuis quelques années dans les médias est apparu le terme « brittophone », mais l’ancien terme français « bretonnant » reste le plus employé encore de nos jours.

Quelle est l’autre langue traditionnelle de la Bretagne ?

La bonne réponse : Le gallo

Le gallo est la langue d’oïl traditionnelle de Haute-Bretagne. Des dialectes du gallo sont parlés également dans le Maine, l’Anjou et une partie de la Basse Normandie.

Lequel de ces dialectes bretons n’existe pas ?

La bonne réponse : Le breton plougastois

Il existe 3 grands dialectes en Bretagne : le trégorrois, le vannetais, le léonard. Et, complémentaire aux trois autres, le cornouaillais.

Lequel de ces artistes célèbres n’est pas breton ?

La bonne réponse : Yann Arthus-Bertrand

Yann Tiersen est un musicien breton né à Brest, rendu célèbre par sa bande originale du film « le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain ». Né à Vannes, Alain Resnais est un cinéaste de la nouvelle vague qui s’illustra dans les documentaires (« Nuit et Brouillard ») et dans les longs-métrages (« Hiroshima mon amour »). Quant à Yann Arthus-Bertrand, photographe, journaliste-reporter et dernièrement réalisateur du film « Home », il est né à Paris.

Laquelle de ces confiseries est originaire de Bretagne ?

Vous avez répondu : La gavotte

La gavotte est une crêpe sucrée très fine et croustillante repliée en petits parallélépipèdes, mise au point en 1886 par Katell Cornic. Le produit a d’abord connu une diffusion internationale sous le nom de crêpe-dentelle.

Quel vêtement ne fait pas partie du costume traditionnel breton ?

Vous avez répondu : Le kilt

La coiffe bigouden doit son nom à la petite pointe de la coiffe des femmes. Quant aux grandes culottes bouffantes dites bragoù-braz, elles ont été abandonnées dès le début du XXe siècle. Le kilt est un habit traditionnel écossais.

Quel est le jour de la fête nationale bretonne ?

La bonne réponse : Le 19 mai

Le jour de la fête nationale bretonne correspond à la Saint-Yves ou à la Saint-Erwan (en breton), le 19 mai. Cette fête est populaire par toutes les manifestations culturelles qui sont organisées dans le territoire de Bretagne.

Comment appelle-t-on une soirée traditionnelle en Bretagne?

La bonne réponse : Un fest-noz

Autrefois, la finalité des danses durant ces bals ou soirées était de tasser la terre avec des sabots de bois afin de réaliser un sol de terre battue pour une maison, d’où la présence de figures de danse incluant des battements de pied.

Comment s’appellent les écoles associatives et laïques où l’enseignement est dispensé en langue bretonne ?

La bonne réponse : Les écoles Diwan

Les écoles Diwan scolarisent 3 076 élèves (chiffres de la rentrée 2008), de la maternelle jusqu’au baccalauréat. La première école Diwan a été créée en 1977 dans le Finistère, à l’initiative de René L’Hostis.

Et enfin, comment dit-on « aurevoir » en breton ?

Vous avez répondu : Kenavo

Demat signifie « bonjour » et « noz vat », bonne nuit.

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Colette et la côte cancalaise

Posté par francesca7 le 24 août 2013


 Le blé en herbe - . Colette

Initiation amoureuse sous le signe de la mélancolie


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Roman paru en 1923.Eveil de l’ amour pour deux adolescents. Philippe et Vinca passent, comme d’ habitude, leurs vacances en Bretagne, près du bord de mer, au rythme des marées. Le paysage est magnifique et propice aux confidences, loin des oreilles indiscrètes. Ce sont des amis d’ enfance, très proches, et, jusqu ‘à l’été dernier, rien ne les séparait, ils vivaient une relation amicale simple, sans complications, ils se disaient tout, n’ avaient pas de secrets l’ un pour l’ autre. . .Mais cette année, âgés de 16 et 15 ans, ils découvrent tous deux, qu’ une certaine gène s’installe entr’eux.. Philippe voit Vinca d’ une autre façon, et le trouble le saisit devant la jeune fille. Le dialogue se complique et leur relation commence à en souffrir. La confusion dans laquelle ils se trouvent tous deux, les renvoie à eux-mêmes, à des sentiments plus ou moins avouables, qui, malgré leur amour profond, les obligent à une certaine réserve l’ un vis-à-vis de l’ autre. Et c’ est ainsi que ce nouveau comportement pousse Philippe à cacher à Vinca la rencontre faite sur la plage, et qui l’ entraine à une vie de mensonges et de tromperies qui entâchera leur amour.

Extraits.

 Toute leur enfance les a unis, l’ adolescence les sépare. L’ an passé, déjà, ils échangeaient des répliques aigres, des horions sournois; maintenant le silence, à tout moment, tombe entre eux si lourdement qu’ ils préfèrent une bouderie à l’ effort de la conversation. Je n’ ai donc jamais su ce qu’ elle pensait? Tais-toi, méchant, tais-toi. . . Qu’ est-ce que tu m’ as fait. . .Vinca et moi, un être juste assez double pour être deux fois plus heureux qu’ un seul, un être qui fut Phil-et-Vinca va mourir ici, cette année.. Il n’ imaginait pas qu’ un plaisir mal donné, mal reçu, est une oeuvre perfectible

« Leur humeur d’adolescents était vieillie par l’amour prématuré, le secret, le silence et l’amertume des séparations.« 

Je crois que cette phrase est un bon résumé de la relation de Vinca et Philippe. La fin du roman transmet le passage de l’enfance à l’adolescence quand une amitié se transforme en amour. Ils ont compris dans ce point que leurs relations ont dépassé cette amitié pure et simple et qu’un autre saison de leur vie est prête à commencer.

«    Une villa au bord de la côte cancalaise, où deux familles liées par l’amitié se retrouvent chaque année pour les vacances d’été. Les « enfants »: Phil (16 ans) et Vinca (15 ans), aux yeux de pervenche. « L’amour, grandi avant eux, avait enchanté leur enfance et gardé leur adolescence des amitiés équivoques. Moins ignorant que Daphnis, Philippe révérait et rudoyait Vinca en frère, mais la chérissait comme si on les eût, à la manière orientale, mariés dès le berceau… » Et puis, Phil rencontre inopinément, dans les dunes, la mystérieuse « dame en blanc », locataire d’une villa voisine qui ne tarde pas à l’envoûter… Suit le récit d’une double initiation amoureuse qui est aussi un adieu à l’enfance – sa pureté ou son inconscience, une initiation amoureuse marquée du sceau de la mélancolie et qui laisse un arrière-goût un peu amer: « un peu de douleur… un peu de plaisir… » Ce n’est que cela… 

cancale_-_photographie_de_la_houle_en_1896 dans FONDATEURS - PATRIMOINE

Côte Cancalaise 1896

   C’est très joliment écrit. Colette a des accents d’une sensualité frémissante pour décrire le trouble naissant entre Phil et Vinca, les couleurs changeantes de la mer et la caresse du vent sur la peau des baigneurs. C’est magnifique bien sûr, mais cela me laisse sur ma faim… Je me prends à penser que, compte tenu des sentiments en jeux, ce livre aurait dû brûler de toute l’intransigeance passionnée de l’adolescence… Et puis, non… « Le blé en herbe » m’a procuré deux jours de lecture très agréables, mais il ne m’a pas fait vibrer. D’où une cote éminemment subjective et qui peut paraître sévère pour un livre aux qualités indéniables. »

Colette s’appelait Sidonie Gabrielle Colette, mais on disait Colette. Elle était née en 1873 d’un papa militaire. Et dans un monde bien misogyne, elle sut préserver la plupart du temps la liberté de sa vie. Croit-on que ce 19ème siècle put être aussi moderne! Colette fit tant de choses. Elle aima des hommes, elle aima des femmes. Elle écrivit, bien sûr, romans, commentaires et articles, mais elle présenta également des numéros de music-hall plutôt suggestifs. On peut s’en étonner, mais cela ne l’empêcha pas d’être élue membre de l’Académie royale de langue et de littératures françaises de Belgique puis plus tard, membre de l’académie Goncourt . Lorsqu’elle mourut, en 1954, l’Eglise lui refusa les obsèques religieuses, pour sa «mauvaise vie», mais la France elle, lui offrit des funérailles nationales. Elle repose au Père Lachaise. 

Publié dans Bretagne, FONDATEURS - PATRIMOINE, LITTERATURE FRANCAISE | Pas de Commentaire »

Esnest Renan et la Bretagne

Posté par francesca7 le 24 août 2013

Esnest Renan et la Bretagne dans Bretagne 220px-ernest_renan_1876-84Ernest Renan et Tréguier

 Dans sa vieillesse, le philosophe jette un regard sur ses jeunes années. Il a presque soixante ans quand, en 1883, il publie ses Souvenirs d’enfance et de jeunesse, l’ouvrage par lequel il est le plus connu à l’époque contemporaine. On y trouve cette note lyrique, ces confidences personnelles auxquelles le public attache une grande valeur chez un homme déjà célèbre. Le lecteur blasé de son temps découvre qu’il existe un monde non moins poétique, non moins primitif que celui des Origines du Christianisme et qu’il existe encore dans la mémoire des hommes sur la côte occidentale de la France. Ces souvenirs sont pénétrés de la magie celtique des vieux romans antiques tout en possédant la simplicité, le naturel et la véracité que le xixe siècle apprécie alors si fortement. Mais son Ecclésiaste, publié quelques mois plus tôt, ses Drames philosophiques, rassemblés en 1888, donnent une image plus juste de son esprit, même s’il se révèle minutieux, critique et désabusé. Ils montrent l’attitude qu’a envers un « socialisme instinctif » un philosophe libéral par conviction, en même temps qu’aristocrate par tempérament. Nous y apprenons que Caliban (la démocratie), est une brute stupide, mais qu’une fois qu’on lui apprend à se prendre en main, il fait après tout un dirigeant convenable ; que Prospero (le principe aristocratique, ou, si l’on veut, l’esprit) accepte de se voir déposé pour y gagner une liberté plus grande dans le monde intellectuel, puisque Caliban se révèle un policier efficace qui laisse à ses supérieurs toute liberté dans leurs recherches ; qu’Ariel (le principe religieux) acquiert un sentiment plus exact de la vie et ne renonce pas à la spiritualité sous le mauvais prétexte du changement. En effet, Ariel fleurit au service de Prospero sous le gouvernement apparent des rustres innombrables. La religion et la connaissance sont aussi impérissables que le monde qu’elles honorent. C’est ainsi que, venant du plus profond de lui-même, c’est l’idéalisme essentiel qui a vaincu chez Renan.

Renan était reconnu de son vivant, à la fois par les habitants de sa région trégorroise comme par toute la Bretagne, y compris par ses ennemis, comme un grand intellectuel breton. Il parlait le breton dans sa jeunesse et n’en perdit pas l’usage.

Quelques citations extraites de l’ouvrage de l’universitaire Jean BalcouRenan et la Bretagne :

  • « Il est certes évident qu’un Renan breton n’est pas tout Renan. » (p. 9) ;
  • « Qu’Ernest Renan soit un des auteurs les plus importants de la culture française, nul ne le contestera. Qu’il ait, avec deux autres Bretons, Chateaubriand et Lamennais, orienté le romantisme, un historien de la littérature comme Thibaudet l’avait déjà établi en démontrant que le xixe siècle tout entier reposait sur cette assise granitique. » (p. 10) ;
  • « (…) il y a dans l’œuvre de Renan la permanence d’une musique bretonne et celtique. » ;
  • « (…) à travers le destin d’un homme exceptionnel confronté à la modernité, et qui fait cette modernité, nous touchons, par-delà l’Histoire, à ce qu’il faut bien appeler une nouvelle matière de Bretagne. » ;
  • « (…) j’étais, je suis patriote et je ne me désintéresserai jamais de la Grande patrie française ni de la Petite patrie bretonne. » (p. 27) ;
  • « (…) nous autres Bretons, nous sommes tenaces… En cela, j’ai été vraiment breton. ».

 

Ernest Renan (1823-1892) est, à juste titre, l’écrivain breton le plus connu avec Chateaubriand. Maître à penser de son temps, il écrit deux des œuvres clés du 19ème siècle : LA VIE DE JESUS (1863) qui est une bombe, et l’AVENIR DE LA SCIENCE, rédigé dès 1848 mais publié en 1890. Il est aussi l’écrivain providentiel de Tréguier et de la Bretagne. Elève doué du collège ecclésiastique de Tréguier, il est attiré à Paris par l’abbé Dupanloup. Il passe sept ans au séminaire, où il traverse une effroyable crise spirituelle, intellectuelle et morale ; ses connaissances en hébreu, l’influence de la philosophie allemande, son impossibilité à croire et à obéir à une vérité imposée, sa difficulté à prier, l’arrêtent eu seuil d’un engagement définitif. Il consacre sa vie à l’histoire critique et rationnelle du christianisme. Dès lors il s’exile et, en 1883, publie les Souvenirs d’enfance et de jeunesse. Il revient au pays et, de 1885 à sa mort, passe l s mois d’été à Rosmapamon en Louannec, près de Perros Guirec, qui devient le lieu de rendez-vous de l’intelligentsia bretonne : Le Braz, Luzel, Le Goffic et Barrès qui en ramena ses HUIT JOURS CHEZ M.Renan, y séjournèrent.

 

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Statue de Renan à Tréguier

Voici un Extrait de SOUVENIR D’ENFANCE ET DE JEUNESSE de Esnest Renan – 1883 chez Gallimard :

« C’est dans ce milieu que se passa mon enfance, et j’y contractai un  indestructibel pli. Cette cathédrale, chef d’œuvre de légèreté, fol essai pour réaliser en granit un idéal impossible, me faussa tout d’abord ; les longues heures que j’y passais ont été la cause de ma complète incapacité pratique. Ce paradoxe architectural a fait de moi un homme chimérique, disciple de Saint Tudwal, de saint Iltud et de Saint Cadoc, dans un siècle où l’enseignement de ces saints n’a plus aucune application. Quand j’allais à Guingamp, ville plus laïque, et où j’avais des parents dans la classe moyenne, j’éprouvais de l’ennui et de l’embarras. Là, je ne me plaisais qu’avec une pauvre servante, à qui je lisais des contes. J’aspirais à revenir à ma vieille ville sombre, écrasée par sa cathédrale, mais où l’on sentait vivre une forte protestation contre tout ce qui est plat et banal. Je me retrouvais moi-même, quand j’avais revu mon haut clocher, la nef aiguë, le cloître et les tombes du XVème siècle qui y sont couchées ; je n’étais à l’aise que dans la compagnie des morts, près de ces chevaliers, de ces nobles dames, dormant d’un sommeil calme, avec leur levrette à leurs pieds et un grand flambeau de pierre à la main […]. Le digne patron des avocats est né dans le minihi de Tréguier, et sa petite église y est entourée d’une grande vénération. Ce défenseur des pauvres, des veuves, des orphelins, est devenu dans le pays le grand justicier, le redresseur de torts. En l’adjurant avec certaines formules, dans sa mystérieuse chapelle de Saint Yves de la Vérité, contre un ennemi dont on est victime, en lui disant : « Tu étais juste de ton vivant, montre que tu l’es encore », on est sûr que l’ennemi mourra dans l’année ».

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Henri Queffélec à l’Ile de Sein

Posté par francesca7 le 24 août 2013

 

Henri Queffélec à l’Ile de Sein dans BretagneHENRI QUEFFÉLEC : Beaucoup de Français ont vu le film Dieu a besoin des hommes, adapté d’un roman que j’avais écrit sous l’occupation allemande et publié au lendemain de la guerre : Un recteur de l’île de Sein. Le titre avait été suggéré à Jean Delannoy par le scénariste Jean Aurenche, qui avait du trouver la formule chez un orateur chrétien du dix-neuvième siècle. Il m’a toujours semblé, pour différentes raisons spirituelles, excellent. Et aussi parce qu’il se rapporte à une histoire sénane … et même si l’on doit murmurer, après une visite à l’île, que Dieu a aussi besoin des femmes.

Extrait d’un article publié en janvier 1971 dans la revue Connaissance de la Mer, reproduit dans le n° 125 (novembre 1997) de L’Echo des Iles.

EXTRAIT Ils piquaient droit sur l’île, mais ils ne la voyaient pas encore. Quel miracle cette île ! Combien il avait raison M. Pennanéach, le dernier curé, de soutenir que tous les enfants de l’île devraient porter, comme second prénom, celui de Moïse sauvé des eaux. L’île de Sein, ni plus ni moins que la corbeille de Moïse, avait été protégée par Dieu. Elle eût dû mille fois couler sous la mer. Elle défiait les éléments, cette petite chose plate, ce récif maigre et venteux, elle était dans la mer comme Jonas dans la baleine, comme Daniel dans la fosse aux lions. C’était miracle qu’une fois pour toutes, un beau jour, les flots ne déferlent pas dessus, ne l’arrachent, ne l’entraînent pas dans les abîmes, et le miracle, à chaque instant, se poursuivait. Derrière l’horizon, dans cette mer qui ne semblait plus être que le flot et le flot, l’île vivait, l’île était heureuse. Ce n’était même pas la vie obtuse des marins dans des soutes, mais la vie hardie et salée du pont et du plein air. Chaque fenêtre ouvrait sur le ciel, la porte de chaque maison ouvrait sur la terre ; les vents, les pluies, le soleil, les oiseaux, existaient pour l’île.

pp. 51-52

 

Île de Sein – Henri Queffelec

280px-lile_de_sein_vue_du_phare dans LITTERATURE FRANCAISELe lundi, après la pêche, Thomas partit pour l’extrémité occidentale de l’île, face à la chaussée de Sein, et, tandis que tombait la nuit de septembre et que les étoiles, une à une, comme des yeux d’oiseaux, trouaient le ciel, puis dix par dix, cent par cent, comme des écailles de sardine dans un panier vide, ou des poissons surpris par le reflux dans une flaque de la grève, – à voix haute, tout en marchant, il récitait des prières.

La mer avait fini de descendre, qu’on entendait frapper les récifs dans des heurts rythmés et vaillants, ou glisser contre des bancs de pierre. Des alouettes de mer hardies comme des guerriers se dressaient sur des roches, regardaient, sautillaient, plongeaient en avant. Les grèves étaient autant de beaux jardins de goémons et d’algues et sentaient bon la mer nouvelle. Dans un carré de terrain que bossuaient quelques dalles, le cimetière des pestiférés, il entra s’agenouiller et prier pour les morts. Une croix de pierre, ensevelie dans l’herbe d’un talus, tendait la tête vers la poitrine de l’homme et il la baisa lentement.

Une longue clarté rouge pâle, un peu dorée, vibrait à l’occident du ciel, sous les étoiles, et se reflétait sur la mer en ciselures d’un rouge glauque. Des récifs, dans le calme du soir, adoptaient des postures d’animaux pacifiques, de miettes mélancoliques et douces de la terre. […]

Déchiquetée par les éléments, composée de morceaux et de pièces, l’île existait néanmoins dans sa souveraine indépendance. Il n’y avait rien de commun entre elle et cette mer qui fermait ses rivages. Elle se détachait plus nettement des eaux que de la plaine le village fortifié. Le soleil giclait sur elle, bondissait d’elle sur la mer et de la mer sur elle ; nul vallon n’enserrait le vent, qui drainait sur l’île les odeurs du large pour emporter dans sa fuite le parfum des algues et des feux ; tout alentour, des récifs fraternels la protégeaient, l’annonçaient ou le prolongeaient ; elle était l’astre central d’une constellation d’îlots et de rocs. […]

Longue et pleine de présences humaines, elle s’étirait sur la mer, on le savait bien, comme une oasis. Point d’arbres, cependant, pas de sapins ni de chênes, de hêtres ni de rhododendrons. Aucune pousse d’arbre n’eût tenu contre le vent, l’île n’était fleurie que par ses goémons, fermement collés à la pierre et, la moitié du jour, abrités sous les eaux. N’importe. Il n’y avait point de commune mesure entre l’île et les dangers au milieu desquels la Providence l’avait bâtie ou laissée.

Elle n’affectait pas la forme d’un péril, elle était faite, elle aussi, de terre chrétienne.

Henri Queffelec. Un recteur de l’île de Sein. (Omnibus)

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LA VIE de Salaün surnommé LE FOU

Posté par francesca7 le 24 août 2013


LA VIE de Salaün surnommé LE FOU dans BretagneL’œuvre du dramaturge Tanguy MALMANCHE

 Malmanche  produisit beaucoup de pièces, écrites en breton et en français, sans que ce soit des traductions exactes, aux sujets les plus divers, nous citerons :

- La Vie de Salaün qu’ils nommèrent Le Fou – Buez Salaun Lesanvet ar Foll, suivi du Conte de l’Ame qui a faim – Marvaill ann ene naounek, qui fut joué pour la première fois, le jour de la Toussaint 1901, chez l’auteur au manoir du Rest, avec comme interprètes: Tanguy MALMANCHE (Jean MAREC) ; Marie ROUS (La Mère) ; Urien COANT (L’Ankou), avant d’être joué à l’Athénée Saint-Germain à Paris en 1905.

 » Suivant la croyance populaire, les Trépassés viennent, durant la Nuit des Morts visiter leurs anciennes demeures et y revivre au milieu des leurs, de l’existence terrestre. Aussi est-il d’usage, même dans les plus pauvres logis, de leur préparer bonne chère et bon feu. »

En 1938 le poète estimait que son œuvre La Vie de Salaün était profane, pas conforme à la légende pieuse :  » Mon Salaün ne vaut que du point de vue de l’Art, et non de celui de la religion. Représenté au Folgoët, il serait incompris de la masse des pèlerins et n’intéresserait que les curieux. Et je m’en voudrais, pour ma part, de contribuer ainsi à la Tourisfication des fêtes religieuses de la Bretagne, que je déplore si amèrement. « 

. La Vie de Salaün qu’ils nommèrent Le Fou fut adapté au cinéma en 1952, sous le titre Mister ar Folgoat, dans lequel l’écrivain Jarl PRIEL tenait le rôle de ce simple d’esprit mystique.

- Les Païens

 - Ar Baganiz suivi de Gurvan le Chevalier Etranger – Gurvan, Ar Marc’hek Estranjour. Pour Les Païens l’action se passe à Kerlouan en 1681, région où les gens de la côte vivaient du blé de la mer – Ed ar mor (expression désignant le goémon et les épaves). Gurvan faillit être représenté par une artiste qui avait ouvert dans son manoir de Mesléan (Gouesnou), un salon littéraire, Magda TARQUIS, avec « sa voix d’or  » elle aurait représenté Azilis l’épouse de Gurvan, le rôle de l’ermite devait être tenu par le poète SAINT-POL ROUX demeurant à Camaret. Le compositeur et amiral Jean CRAS10 avait commencé d’écrire une véritable partition de drame musical, mais il ne put mener à terme son travail. Il s’en alla le 14 septembre 1932 emporté par une maladie foudroyante. Il ne subsiste que  » Deux chansons   ».

 » Il est une croyance populaire en Bretagne que celui qui porte la main sur un spectre est empoigné par lui et entraîné dans le royaume des ombres. Jean CRAS, avait de ses doigts aériens, effleuré le blême fantôme… Celui-ci, brutal, se saisit de lui, et l’emporta dans l’Eternité . »

- L’Antéchrist – An Antechrist, pièce sur le personnage de La Fontenelle, brigandqui au temps de la ligue sema la terreur en Bretagne. Dans une lettre adressée à Armand KERAVEL13, daté du 6 août 1950, de la « Baronnie Dives-sur-Mer », Tanguy MALMANCHE explique que sa pièce : « An Antechrist est une pièce de haute Métaphysique traitant des questions physiologiques très délicates ; elle ne peut, et ne doit même pas être mise entre les mains de la jeunesse… »

- Kou le Corbeau suivi de La montre de Landouzan et Suzanne Le Prestre, nouvelles décrivant avec réalisme et un certain humour une vision de cette société bretonne dont l’auteur était imprégné.

En 1903, il créa une revue rédigée en breton Spered ar vro (L’esprit du pays), la revue ne rencontra pas le succès escompté, seuls quatre numéros parurent. François JAFFRENOU dit TALDIR15 (signifiant : front d’acier) collabora à cette revue et suite à sa disparition créa Ar Vro. Dans un courrier daté du 18 juillet 1950, adressé à Armand KERAVEL, il faisait cette remarque : « … il y a quarante cinq ans, j’ai dû suspendre au bout de six mois la publication de ma revue Spered ar Vro, avec 30 abonnés dont une bonne moitié n’étaient pas bretons, parce qu’alors elle s’adressait à un public lettré réellement inexistant … »

Il écrivit Le Memento du Bretonnant, manuel élémentaire et pratique de langue Bretonne, usuel divisé en huit leçons, résumé du Cours pratique de langue bretonne, professé par lui durant l’année 1904-1905, sous les auspices de la Société  » La Bretagne « .

Nous trouvons d’autres pièces « pouvant intéresser un public divers  » :

- La veuve Arzur – An Intañvez Arzur : drame paysan en 4 actes, en version française, traduit en breton.

- La maison de cristal : transposition dans l’époque moderne de la légende de Merlin et Viviane, écrite qu’en français car n’intéressant que la Haute-Bretagne d’après l’auteur.

- La légende de Saint-Tanguy : pièce gaie, transposition également, mettant en scène un vieil amiral, pouvant intéresser un public brestois.

Dans un courrier à Yves Marie RUDEL, daté du 10 mai 1938, concernant un roman de lui, La Tour de Plomb paru en 1934, il fait cette remarque, nous rappelant que cet imaginaire, faisant parti de la culture celtique, est toujours présent : … le dernier exemplaire que j’en possédais m’ayant été emprunté à titre de « prêt celtique » qui est, comme vous savez, restituable dans l’autre monde.

Ses pièces sont peu jouées, elles ne sont pas faciles à interpréter et l’auteur « cet écorché vif des Lettres bretonnes », idéaliste et individualiste, n’en facilitait pas la représentation. Ses ouvrages malheureusement ne se trouvent pas en librairies.

Salaün Ar Foll (né en 1310 près de Lesneven dans le Finistère - mort en 1358) est considéré comme simple d’esprit par ses contemporains, mendiant son pain de ferme en ferme en répétant inlassablement « Ave Maria, itroun guerhès Maria (Oh! madame Vierge Marie!) ». Il vit dans une clairière de la forêt près de Lesneven. Il est appelé « Le fou du bois » (Fol ar c’hoad), car selon la légende, il habite dans le creux d’un arbre, dans la forêt. Il passe toutes ses journées à mendier, après avoir assisté à la messe du matin. Salaün Ar Fol meurt dans l’indifférence en 1358. Peu après, on découvre sur sa tombe un lys sur lequel est écrit en lettres d’or : « AVE MARIA ». En ouvrant sa tombe, on constate que le lys prend racine dans sa bouche. Le miracle attire rapidement les foules. On bâtit une chapelle Basilique Notre-Dame du Folgoët au lieu désormais appelé Le Folgoët, qui sera érigée en collégiale par le duc Jean V en 1423.

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Saints soient les habitants de l’île de Sein !

Posté par francesca7 le 24 juillet 2013


Les marins de ce confetti de France répondirent en masse à l’appel du général de Gaulle. Personne ne doit l’oublier. Jean-Paul Ollivier leur rend hommage.

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Ils n’étaient qu’une bonne centaine. Et pourtant, ce jour-là, ils représentaient un quart de la France ! Sans ce haut fait d’armes, les Sénans n’auraient pas inscrit leur nom dans tous les livres d’histoire du XXe siècle. Cette île d’un demi-kilomètre carré est située à 8 kilomètres de la pointe du Raz. La terre se confond avec le ciel et la mer ; le pouvoir administratif du maire avec le magistère spirituel de monsieur le curé. Les hommes sont tournés vers les flots, et parfois ceux-ci se retournent contre eux. Le 22 juin 1940, le poste de radio de ce confetti crache la voix grave et sourde du général de Gaulle. Il appelle les hommes en âge de combattre à le rejoindre à Londres. Sur l’îlot, personne n’hésite. Il faut répondre à l’appel de l’officier. Une flottille de bateaux de pêche est rapidement armée pour cingler vers les Cornouailles. 

Le coup de foudre entre ces marins venus d’une terre dont le reste de la France ne connaissait même pas l’existence et celui qui allait devenir le premier des Français commençait. Une fois chef de l’État, le général ne manquera pas une occasion de se rendre sur l’île de Sein. Ses successeurs lui emboîteront rapidement le pas. Dans l’imagerie populaire de notre pays, ces valeureux résistants de la première heure resteront des héros, et la ville de Sein est l’une des cinq communes à être devenue Compagnon de la Libération aux côtés des « grandes » Nantes, Paris et Grenoble et de l’héroïque Vassieux-en-Vercors. Comble du bon goût, Sein a su rester une île, et ne pas faire le lit des touristes ou des promoteurs immobiliers. 

C’est ce caractère sauvage et donc unique qui a plu à Jean-Paul Ollivier. Paulo la science, comme ses confrères journalistes le surnomment tant sa culture cycliste est encyclopédique et sa connaissance de la France profonde ou de son patrimoine peu égalée, a pris à bras le corps cette lande grandiose et secrète. Il en extrait de « vraies » histoires, celles qui forment les hommes et les marins, celles qui révèlent aux yeux du jeune journaliste qu’il était en 1968 la vraie valeur de Bernard Clavel, celles qui cimentent à jamais la morale et le destin de ces Sénans fiers et rugueux. 

Son livre Sein, 18 juin 1940, ils étaient le quart de la France… est un travail d’historien écrit par un Breton reconnaissant et amoureux de la faune, de la flore et des hommes qui habitent ces 56 hectares. Un ouvrage de fond de bibliothèque. 

Source : Le Point.fr – Publié le 24/06/2013

 

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A LOUVIGNÉ-DU-DÉSERT

Posté par francesca7 le 21 juillet 2013

(Notes historiques et statistiques )

(par P. de Jovence)

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L’histoire de Louvigné-du-Désert est marquée par quelques personnages au destin hors du commun. Saint Maxime, d’abord, au Mont-Louvier, avait creusé dans la roche une entaille qui lui servait de lavoir et une autre de fontaine. Nourri par les habitants de la région, il avait pris l’habitude d’envoyer son âne dans les villages environnants. Les habitants, sans doute lassés de lui donner leur pain, finirent par charger le pauvre animal de pierres. Ayant compris la leçon, l’ermite décida alors de quitter la région, dont toutes les sources et les fontaines ne tardèrent pas à tarir.

La proximité de l’abbaye de Savigny valut au village l’honneur de recevoir des hommes illustres, dont Raoul II de Fougères inhumé dans la chapelle du monastère, ou saint Louis qui fit servir à chacun des pauvres, du pain, du potage et de la viande et leur donna onze deniers Parisis. Sous la Révolution, l’abbé Beauce et son vicaire choisirent de demeurer proches de leurs fidèles et continuèrent à exercer leur ministère dans la clandestinité, errant sans cesse de village en village pendant dix ans, avec l’aide de la plupart des habitants mais en courant souvent le plus grand danger.

Le 21 décembre 1795, Boisguy, à la tête de 2 800 hommes résolut, quant à lui, de barrer la route à une colonne révolutionnaire de plus de 2 000 soldats, au village de la Plochais, à une lieue de Louvigné ; le combat fit 1 200 morts dans les rangs républicains et seulement 39 chez les paysans armés. Le général Jean-Ambroise de Lariboisière acheta le château de Monthorin dont il fit sa résidence…

  dans VILLAGES de FRANCE

Louvigné-du-Désert est une commune française, située dans le département d’Ille-et-Vilaine et la région Bretagne, peuplée de 3 758 habitants.

Le nom de Louvigné est construit sur un dérivé du latin lupus (loup), suivi du préfixe de localisation -acum/-iacum (le lieu de). Le qualificatif « du désert » a été ajouté au xiiie siècle. Il rappelle que les zones frontalières antiques étaient fréquemment des espaces inoccupés de forêts, de taillis et de landes (Louvigné marquait autrefois une triple frontière entre les tribus gauloises des Redones, des Abrincates, et des Diablintes). La commune abrite un monument historique :

  • Le château de Monthorin, construit au xviie siècle par Gilles de Ruëllan, seigneur de Tiercent. Il a été agrandi au début du xixe siècle après avoir été racheté par le général de Lariboisière. La chapelle funéraire a été inscrite par arrêté du 11 mars 1936 ; l’ensemble du château et des communs a été inscrit par arrêté du 19 novembre 1992.

    Image illustrative de l'article Jean Ambroise Baston de Lariboisière

    Général Lariboisière

Autres lieux et monuments :

  • L’église Saint-Martin. En grand appareil de granite, ses larges bas-côtés éclairent une nef aveugle du xvie siècle, allongée d’une travée et d’un chœur au xixe siècle. Son collatéral sud à pignons, du xvie siècle, est orné de gargouilles et grotesques. La tour d’influence normande est typique du style militaire du xviiie siècle. Sur son mur extérieur, des anneaux scellés servaient à attacher les chevaux, sans doute ceux des frères du Saint-Esprit, qui venaient là assister à la messe.
  • Le mont Louvier (le rocher de Saint-Guillaume) est le point culminant de la région (184 m), il se situe à 1,5 km au nord du bourg. Les bois pittoresques qui couvrent les pentes escarpées de ce mont recèlent d’étranges rochers, couverts d’empreintes mystérieuses. La légende y voit la retraite de saint Guillaume Firmat.
  • Le tertre Alix. La légende raconte qu’un comte nommé Alix, poursuivi par un loup, fut sauvé en se réfugiant dans le tronc d’un chêne qui s’ouvrit pour le protéger. En remerciement, Alix fit édifier contre le chêne, une chapelle dédiée à la Vierge.
  • Manoir de la Morinais.
  • Manoir de la Raslais.
  • Manoir du Domaine.
  • Manoir de la Bâtardière.
  • Manoir du Petit-Monthorin.
  • Manoir de la Béray.
  • Manoir du Bas-Plessis, sur la route de Landéan, date du xive siècle gage de la sergenterie de Fougères, en 1416, propriété de la Maison des de la Chapelle, à Pierre du Meys et son épouse Françoise Le Jeune, veuve en 1513, puis de 1539 à 1559, aux Channé seigneurs du Plessis-Channé. Elle passe ensuite à Jacques des Vaulx, seigneur de Monthorin et à sa veuve Marguerite de Poix. L’artiste peintre restaurateur d’art Alain Plesse est mandaté en 2003 pour restaurer à l’identique, peintures et boiseries.
  • La chapelle Saint-Jean.

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Laïta, la rivière du Pouldu

Posté par francesca7 le 19 juillet 2013

(En bretagne)

Laïta, la rivière du  Pouldu dans Bretagne laitaL’Ellé et l’Isole constituent les principaux affluents de la Laïta. Un peu en aval des deux autres elle reçoit les eaux du Dourdu, un cours d’eau long de 10,2 km qui prend sa source à Mellac et traverse la ville de Quimperlé. Plus loin en aval, elle reçoit les eaux du ruisseau Le Frout, long de 7,7 km, qui traverse la forêt de Carnoët et celles du ruisseau du Quinquis, long de 4,6 km. Mais sur le plan hydrologique il serait plus judicieux de considérer la Laïta comme la partie maritime du cours de l’Ellé, cette rivière constituant le plus important des tributaires. En effet le bassin versant de l’Ellé a une surface de 608 km² à Quimperlé contre 224 km² pour l’Isole. Si l’on additionne la longueur de la rivière Ellé et de l’estuaire de la Laïta on obtient un fleuve d’une longueur de 76 km selon le SANDRE. La Laïta draine une surface de 832 km² à son point de départ à Quimperlé et de 917 km² à son embouchure au port du Pouldu.

La Laïta est le nom de l’estuaire formé par l’Ellé et l’Isole après leur confluence. C’est un nom d’origine bretonne, Laita. On l’appelle aussi, à son embouchure, la rivière du Pouldu.

La Laïta est un fleuve côtier soumis à la marée qui prend naissance à Quimperléau point de confluence de l’Ellé et de l’Isole. Le fleuve coule dans une vallée qui a été creusée par l’action conjointe des eaux de l’Ellé et de l’Isole. La vallée a été envahi par la mer à la fin de la dernière glaciation suite à la remontée du niveau marin. Aujourd’hui, elle constitue une ria ou un aber. La Laïta serpente depuis Quimperlé en direction du sud vers l’Océan Atlantique. Elle s’y jette au port du Pouldu après un parcours légèrement sinueux de 17 kilomètres. Son tracé sert de frontière naturelle entre les départements du Finistère et du Morbihan. Les rives du fleuve sont boisées et accidentées. Sa rive droite est notamment en partie occupée par la forêt domaniale de Carnoët (sur une longueur d’environ 6 km). L’entrée de la ria est rendu difficile d’accès à cause d’un banc de sable sous-marin mouvant. En effet, lorsque le vent souffle de Sud ou d’Ouest une barre se forme rendant la navigation dangereuse.

Le nom Laïta ou Laita n’apparait pour la première fois dans des écrits officiels qu’en 1825, sur le cadastre de Quimperlé. Dans les écrits datant d’avant la Révolution française, la rivière qui coule de Quimperlé à la mer porte toujours le nom d’Ellé. Cependant Jean-Baptiste Ogée, dans son Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne paru en 1778 et Jacques Cambry, dans son ouvrage Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795, mentionnent la Laïta. Sur les cadastres de Guidel et de Clohars-Carnoët de1818 et 1823 cette rivière est appelée rivière de Quimperlé2. L’origine du nom Laita demeure obscure. Il pourrait s’agir d’une déformation du mot Lothéa, du nom d’une ancienne paroisse que celle-ci longeait.

Les rives de la Laïta étaient déjà fréquentées aux temps préhistoriques, comme en témoigne la présence d’un tumulus dans la forêt de Carnoët. Le comte plus ou moins légendaire Conomor, véritable Barbe Bleue breton, y aurait élu domicile au vie siècle. Les vestiges de son château, le château de Carnoët, sont encore visibles aujourd’hui. En l’an 868, les Vikings remontèrent le cours de la rivière et détruisirent la ville de Quimperlé, appelée à l’époque Anaurot. Vers 1170, des moines originaires de l’abbaye cistercienne de Langonnet, sous la conduite de leur abbé Maurice Duault, s’établirent sur les rives de la Laïta et y fondèrent un établissement monastique, qui prendra par la suite le nom d’ Abbaye Saint-Maurice de Carnoët. Au début du xviiie siècle, des navires de 100 tonneaux pouvaient remonter la Laïta jusqu’à Quimperlé, mais l’ensablement progressif du lit de la rivière et l’apparition d’une barre à son embouchure, leur en interdirent bientôt l’accès. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, à l’arrivée des troupes de libération américaines du général Patton en Bretagne, les Allemands se replièrent sur la région de Lorient pour y constituer une poche de résistance. La Laïta servit alors de ligne de démarcation occidentale à la poche de Lorient. Les Allemands ne franchirent pas la ria mais n’hésitèrent pas à bombarder la rive opposée, prenant pour cible l’Abbaye Saint-Maurice de Carnoët dont les bâtiments furent gravement endommagés.

La Laïta est responsable de fréquentes et graves inondations dans la basse ville de Quimperlé mais au cours de ces dernières années la situation semble s’être aggravée. Pour un seuil de débordement de 3 mètres, les crues de 1883, 1925, 1974 et 1995 ont atteint 4,50 mètres. Mais avec près de 6 mètres, la crue de décembre 2000 a battu tous les records! Les causes sont multiples, l’irrégularité des débits de l’Ellé et surtout de l’Isole, le rôle des grandes marées, l’endiguement des rivières depuis 300 ans, les modifications du bocage et des cultures en amont.

 

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