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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Sur la Rivière d’Auray

Posté par francesca7 le 22 octobre 2013

Thomas Lenoir, le capitaine de L’Etoile du Golfe, propose des balades sur la rivière d’Auray. Une promenade d’une heure environ, entre nature et patrimoine.

Reportage

« C’est parti ! » 10 h, hier sur le quai Franklin. Le soleil brille. Thomas Lenoir, le capitaine de L’Etoile du Golfe, allume le moteur de son bateau en bois.

Plusieurs fois par jours, à la belle saison, cette vieille dame fait la navette entre Saint-Goustan et Le Bono. « L’idée est d’allier balade sur la rivière et randonnée le long du sentier côtier, explique Thomas Lenoir. Je m’adapte aussi à la demande. Parfois, on part vers le Golfe jusqu’à la pointe du Blair, Port-Navalo ou Locmariaquer avec un groupe de 20 personnes. »

En fonction des marées

Les amarres larguées, Stéphane Gaillard, le capitaine en second, dirige la proue vers le pont de Kerplouz. « Entre le pont, à quinze mètres, et la faible profondeur de fond, il faut bien gérer les marées, remarque le capitaine. Deux heures avant et après marée basse, je ne peux pas remonter jusqu’à Saint-Goustan. Du coup, je reste dans le port du Bono. »

L’Etoile du Golfe glisse à cinq noeuds dans les eaux calmes de la rivière. Sur le rivage, un héron fait le guet à quelques encablures du domaine du Plessis du Kaër et de son manoir du XVI e et XIX e siècle.

À babord, sur la gauche, la grande vasière de Kerdaniel s’étend le long du sentier côtier. Aigrettes, sternes et cormorans y volent régulièrement.

Sur la Rivière d'Auray dans Bretagne croisiere-riviere-aury-saint-goustan-morbihan-e-berthier

Un vieux navire

Assis à la proue, Thomas parle de son navire avec enthousiasme : « Il a été construit en 1967 à Étel. C’est un modèle de bateau de pêche mais il a tout de suite servi à transporter des passagers. »

Après plusieurs changements de propriétaires, L’Étoile du golfe navigue pendant 10 ans entre Larmor-Baden et Gavrinis avant d’être racheté par Thomas.

« Il embarquait 38 passagers mais ça faisait un peu boat-people, plaisante le capitaine. Entre la peinture et les bricoles, j’ai passé tout l’hiver dernier à le réparer. Je peux embarquer 26 passagers maintenant. »

Les rives se resserrent. Le Bono se rapproche. Le navire dépasse l’étang du Plessis et son piège à poisson. « Ici, c’est Pont César, décrit le capitaine. À marée basse, on peut voir les vestiges d’un viaduc romain. »

Derrière la pointe Vide-bouteille, c’est le domaine des Daboville que L‘Étoile du Golfe dépasse avant de virer vers Le Bono.

Une promenade agréable

Quelques annexes dans le chenal d’accès et l’approche de l’Angelus, un autre navire à passager, mettent un peu de piment dans cette navigation très tranquille. À la barre, le second rigole : « Capitaine ! Capitaine ! Je ne vais pas m’en sortir. »

Après une rapide manoeuvre, le bateau accoste. Une petite pause de quinze minutes permet de se dégourdir les jambes. « Les passagers peuvent aller visiter le village et rentrer au passage suivant ou par le sentier côtier », propose Thomas Lenoir.

Machine avant toute : c’est l’heure du retour. Une vingtaine de minutes plus tard, Saint-Goustan est en vue. Un panorama bien agréable pour terminer cette ballade.

Navette quotidienne entre Saint-Goustan et Le Bono, adulte 7 € l’aller simple, 12 € l’aller-retour. Plus d’informations sur www.etoiledugolfe.fr 

ARTICLE PARU SUR : http://www.ouest-france.fr

Image illustrative de l'article Rivière d'AurayLa rivière d’Auray est une ria (ou aber) qui commence à Auray, dans le département du Morbihan dans la région Bretagne. C’est la ria du Loc’h. La rivière d’Auray se jette dans le golfe du Morbihan et est navigable.

 

La longueur de son cours d’eau est de 56,4 km.

Le Loc’h prend sa source à Plaudren et se dirige à l’ouest (à l’inverse de l’Arz) puis bifurque au sud à la moitié de son cours. Il devient la rivière d’Auray, avancée nord dugolfe du Morbihan, sur la commune d’Auray, juste à l’ouest de Pluneret. La rivière d’Auray donne sur le golfe du Morbihan entre Locmariaquer au sud, et la pointe du Blair etSept Îles, sur la commune de Baden au nord.

Elle rejoint l’embouchure du golfe du Morbihan située entre Port-Navalo, extrémité de la presqu’île de Rhuys à l’est, station balnéaire et port de la commune d’Arzon etLocmariaquer à l’ouest.

Environnement 

La marée remonte le Loc’h au-delà du port Saint-Goustan à Auray, et alimente des marais jusqu’à Tréauray, à 4 km en amont d’Auray. La rivière d’Auray et son affluent larivière du Bono laissent couvrir et découvrir des vasières et des herbus très étendus. Ces marais et ces vasières sont d’un grand intérêt écologique.

La rivière d’Auray dans sa partie aval est un milieu saumâtre caractérisée par d’importantes vasières exondées à marées basse, et par de très fortes variations de salinité ; de l’amont à l’aval, et de la surface au fond. Par exemple en février 1961, la salinité était de 6,5 % en surface, mais d’environ 21,3 % à 6 mètres de profondeur, alors qu’elle était de 23,9 % en surface et de 25,3 % à 20 mètres de profondeur en aval. La dessalure augmente en période de crue et l’eau salée remonte parfois assez loin en amont lors des grandes marées, permettant par exemple à quelques huîtres de vivre sur les piles du pont d’Auray.

Des mesures occasionnelles de pH montrent une eau plutôt « dure » en aval (pH de 8,0 à 8,4 descendant parfois à 7,7 dans la partie amont la plus exposée à la dessalure).

Le microplancton de la rivière d’Auray est abondant, avec de fortes variations saisonnières d’espèces. Il a fait l’objet d’une étude qualitative et quantitative, en raison notamment de son intérêt ostréicole3, à partir d’échantillons récoltés de 1961 à 1963 notamment.

  • 181 espèces de diatomées (phytoplancton), 2 variétés, 3 formes, appartenant à 66 genres ont été identifiées dans la rivière, sans que cette liste soit limitative.
  • 48 espèces de dinoflagellées (phytoplancton), 3 variétés, représentant 13 genres ont été reconnues jusqu’à ce jour
  • le zooplancton est représenté par les stades larvaires de mollusques (dont huîtres), de crustacés, poissons et autres organismes aquatiques. Les espèces les, Stenasemella nivalis et diverses espèces de Codonella caractérisées par des pullulations qui suivent les blooms planctoniques phytoplanctoniques et zooplanctoniques), Rotifères (surtout du genre Synchaeta ou Keratella quadrata quadrata quand l’eau et plus douce),CladocèresCopépode.

220px-Pont_d%27Auray dans COURS d'EAU-RIVIERES de FranceLa rivière d’Auray a probablement été utilisée dès la préhistoire.

Un port existait à Auray au xiie siècle. Il a beaucoup servi, jusqu’au xixe siècle, où le développement des routes et surtout des voies ferrées a rendu le cabotage moins intéressant.

C’est sur la rive gauche de la rivière, sur un quai depuis appelé « quai Franklin » qu’a débarqué le 3 décembre 1776 Benjamin Franklin venu demander de l’aide à la France pour les États-Unis. Le port Saint-Goustan accueille aujourd’hui un port de plaisance.

En 1900, la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest avait établi une centrale électrique à Tréauray pour alimenter la gare d’Auray.

 

 

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La rivière d’Étel

Posté par francesca7 le 16 octobre 2013

La rivière d'Étel  dans Bretagne 280px-etel_riaLa rivière d’Étel ou ria d’Étel (en breton Stêr an Intel) est un petit fleuve côtier du Morbihan (France), qui coule dans un aber (ou ria), c’est-à-dire que sa vallée profonde est envahie par la mer à marée montante. Elle constitue une petite baie parsemée d’ilots, dont l’embouchure se situe dans l’océan Atlantique au niveau de la ville d’Étel et de celle de Plouhinec.

La rivière d’Étel prend sa source près du village de Penhoët, dans l’est de la commune de Languidic, dans le Morbihan, à environ 100 m d’altitude. Sous le nom de Rion, le cours d’eau se dirige tout d’abord vers l’ouest, jusqu’au sud de Languidic, puis oblique alors vers le sud ; il se nomme alors rivière du Pont-Roc’h.

Au niveau de Nostang, la rivière s’élargit peu à peu et l’influence de la marée commence à se faire sentir. Peu après avoir rejoint la rivière de Landévant et le chenal du Ster en Istrec à Locoal, l’aber de la rivière débute : la rivière d’Étel s’élargit fortement. La rivière est franchie entre Belz et Plouhinec par le pont Lorois et se jette dans l’océan Atlantique après la ville d’Étel. Son embouchure est caractérisée par la barre d’Étel, un banc de sable à la position mouvante.

Au total, la rivière d’Étel mesure 35,1 km. Son aber recouvre 22 km² et pénètre à l’intérieur des terres sur 15 km.

La rivière d’Étel est rejoint par un petit affluent, la rivière du Sac’h (également orthographiée « Sach »), juste au nord de la ville d’Étel.

Du fait des volumes d’eau particulièrement importants qui sont déplacés par les marées, la ria est le siège de courants violents.

À l’embouchure de la ria se trouve la barre d’Étel, un banc de sable sous-marin formé par le croisement des courants et dont la position est variable. Cette barre rend la navigation difficile. Elle a été à l’origine du drame qui s’est déroulé le 3 octobre 1958, causant la mort de neuf personnes lors d’une expédition organisée par Alain Bombard pour tester un nouveau type de radeau de survie. Un rouleau provoqué par la barre a retourné le radeau de Bombard. Le canot de sauvetage Vice-Amiral Schwerer II, qui s’était porté à son secours, a chaviré aussi. Quatre personnes ont péri parmi les occupants du radeau de survie et cinq parmi les sauveteurs, dont Émile Daniel, patron du canot de sauvetage2. En 2008, une exposition commémorant le cinquantenaire de ce drame s’est tenue au musée des Thoniers d’Étel.

L’élevage des huîtres a commencé dans les années 1890 avec l’arrivée du chemin de fer. Il s’agissait tout d’abord uniquement d’huîtres plates, puis à partir de la fin des années 1940, commença l’élevage d’huîtres creuses d’origine portugaise. L’huître creuse japonaise sera introduite en 1970, après l’épizootie de 1970.

Il y a actuellement 75 entreprises de conchyliculture dans la ria, pour la plupart familiales, qui produisent environ 3 000 tonnes d’huîtres par an.

Un ensemble mégalithique de 3 000 m2 a été découvert en 2006 sur le site de Kerdruelland à Belz, en bordure de la rivière, par une équipe de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

Une chapelle du XIe siècle est située sur l’île de Saint-Cado.

Un seul pont traverse la ria d’Étel, il s’agit d’un pont suspendu nommé « Pont-Lorois » situé dans la partie sud et qui relie les villages de Kergo et Kergouric (commune de Plouhinec). La voie de circulation routière sur ce pont est la route départementale D781.

200px-Croix-celtique-Saint-Cado dans COURS d'EAU-RIVIERES de FranceCe pont en a remplacé un autre qui avait été détruit par une tempête en 1895.

Afin de tester un nouveau type de canot de sauvetage, Alain Bombard, en compagnie de six volontaires, tente le 3 octobre 1958 de franchir à bord de son canot de survie de sa conception la barre d’Étel, grande lame à l’embouchure de la ria formée par la conjonction de la marée montante, le flot et les eaux qui s’écoulent de la rivière. Le canot se retourne alors, suivi peu après du Vice Amiral Schwerer II, le bateau de sauvetage présent sur zone. Le bilan est lourd : neuf morts dont quatre parmi les occupants du canot de survie et cinq parmi les marins sauveteurs de la station d’Étel ; Émile Daniel, patron du canot de sauvetage, en fait partie. Par la suite, un des canots de sauvetage de la station d’Étel a été baptisé « Patron Émile Daniel » en sa mémoire. Ce canot a été en service de 1962 à 2003 ; une association œuvre à sa conservation au titre de la sauvegarde du patrimoine maritime.

En 2008, le musée des Thoniers et la ville d’Étel ont organisé une exposition commémorant le cinquantenaire de ce drame.

 

 

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Les remparts de saint Malo

Posté par francesca7 le 13 octobre 2013


Les remparts de saint Malo dans Bretagne 220px-Saint-Malo_mairieTout visiteur de Saint-Malo se doit d’en faire le tour par les anciens remparts.

L’édification de ceux-ci a commencé en 1144, sous l’impulsion de l’évêché d’Aleth transférant ses assises sur le rocher, la configuration du lieu permettant une meilleure défense. L’histoire attribue toutefois l’essentiel de sa construction au 13ème et 14ème siècle.

Le tour des remparts est sans doute la première attraction touristique de Saint-Malo. Ces remparts ceignent entièrement la ville et on peut en faire le tour virtuellement sur le site de l’office du tourisme malouin.

Le château de Saint-Malo, qui héberge aujourd’hui la mairie, a été construit par les ducs de Bretagne puis aménagé et modernisé par Siméon Garangeau, disciple de Vauban. Par ailleurs son donjon abrite actuellement le musée d’Histoire de la Ville et du Pays Malouin. Intégré à la partie nord de l’enceinte par la porte Saint-Thomas, il s’en sépare – au sud-est de la porte Saint-Vincent- par une interruption, cette dernière correspondant à l’ancienne douve qui l’isolait du reste de la ville.

Au centre de la Cité historique se dresse la cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo, dédiée à saint Vincent de Saragosse, repérable à son clocher dominant les toits.

Sur le tour des remparts – mais au aussi dans la ville – on trouve disséminées les statues de Jacques Cartier, Duguay-Trouin, Surcouf , Chateaubriand ou de Mahé de la Bourdonnais.

Comme autres points d’attraction permanents aux abords des remparts, le Fort National, au nord de la Cité historique, est accessible à marée basse, tout comme le fort du Petit Bé, et la tombe de Chateaubriand sur l’île du Grand Bé.

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De l’enceinte médiévale de la ville, il ne reste, outre la portion comprise dans le château, que la Grand’Porte avec ses deux belles tours ornées de mâchicoulis (15e siècle), la partie dite des Petits Mursentre la tour Bidouane (XVe siècle) et le gros bastion de La Hollande (17e siècle). Une table d’orientation a été mise en place en 2007 sur la plate-forme supérieure de la tour Bidouane.
Les trois quarts de l’enceinte ont été remplacés entre 1708 et 1744 lors de quatre agrandissements successifs qui ont permis à l’intra-muros de passer de 16 à 24 hectares et de gagner de nouveaux quartiers construits sur l’ancien port avec les actuelles portes Saint-Vincent et de Dinan ou vers la mer (porte Saint-Thomas et place Vauban).
Une dernière rectification fut réalisée vers le milieu du XIXe siècle entre le fort La Reine (XVIIe-XVIIIesiècles) et le cavalier des Champs-Vauverts (XVIe-XVIIe siècles).

remparts-saint-malo-p105022Les remparts furent restaurés au 15ème et 16ème siècle et divers ouvrages fortifiés y furent ajoutés au 17ème siècle, après qu’un incendie eut ravagé la ville en 1661. 8 Portes et 2 poternes en permettent l’accès : la Porte de Dinan venant de la cale, la Porte Saint-Louis face au bassin Vauban, la Grande Porte, monumentale, entourée de 2 tours imposantes, édifiée en 1582 et menant droit à la cathédrale, la Porte Saint-Vincent située au pied du château et la Porte Saint-Thomas ouvrant sur la plage de Paramé. Ces dernières sont plus récentes, datant respectivement de 1709 et 1737. Plus petites et faisant face à la mer, la Porte des Champs Vauvert, des Bés et Saint-Pierre s’ouvrent au pied des Petits Murs, partie la plus ancienne des remparts (12ème siècle). La poterne d’Estrées et celle Aux Normands ouvrent au Nord et à l’Ouest.

 

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LE MYSTERE DE CARNAC

Posté par francesca7 le 13 octobre 2013


en compagnie de son ami Maxime du Camp, Gustave Flauber (1821-1880) parcourt à pied les côtes bretonnes et normandes, de la Loire à la Seine, au printemps de 1847. L’auteur de Madame Bovary encore influencé par le romantisme ambiant, consigne ses impressions dans un recueil intitulé Par les Champs et par les grèves, œuvre publiée après sa mort. Il ne se prive pas d’ironiser sur le mystère des « cailloux » de Carnac.

LE MYSTERE DE CARNAC dans Bretagne 220px-thumbnail« Voilà donc ce fameux champ de Carnac qui a fait écrire plus de sottises qu’il n’a de cailloux ; il et vrai qu’on ne rencontre pas, tous les jours, des promenades aussi rocailleuses ; Mais, malgré notre penchant naturel à tout admirer, nous ne vîmes qu’une facétie robuste, laissée là par un âge inconnu pour exciter l’esprit des antiquaires et stupéfier les voyageurs ; On ouvre, devant, des yeux naïfs et, tout en trouvant que c’est un peu commun, on s’avoue cependant que ce n’est pas beau. Nous comprîmes donc parfaitement l’ironie de ces granits qui, depuis les Druides, rient dans leurs barbes de lichens verts à voir tous les imbéciles qui viennent les visiter. Il y a des gens qui ont passé leur vie à chercher à quoi elles servaient ; et n’admirez-vous pas d’ailleurs cette éternelle préoccupation du bipède sans plumes, de vouloir trouver à chaque chose une utilité quelconque ?

[…] Il y a un Karnak en Egypte, s’est-on dit, il y en a un en Basse Bretagne, nous n’entendons ni le copte, ni le breton ; or, il est probable que le Carnac d’ici descend du Karnak de là-bas, cela est sûr, car là-bas, ce sont des sphinx alignés, ici ce sont des blocs, des deux côtés, de la pierre ; D’où il résulte que les Egyptiens (peuple qui ne voyageait pas) seront venus sur ces côtes (dont ils ignoraient l’existence), y auront fondé une colonie (car ils n’en fondient nulle part) et qu’ils y auront laissé ces statues brutes (eux qui en faisaient de si belles), témoignage positif de leur passage (dont personne ne parle). »                *

Gustave Flauvert.

Ce n’est pas pour rien que Carnac signifie « lieu où il y a des monticules de pierres ». Ici poussent les pierres, et avec elles les légendes. Entrez dans un univers de landes et de menhirs.

Site mégalithique

Les alignements de Carnac sont situés en Bretagne, dans le Morbihan. Ce site mégalithique exceptionnel s’étend sur plus de 4 kilomètres. Il est constitué d’environ 4 000 pierres levées, que ce soient des menhirs ou dolmens, et se découpe en plusieurs alignements placés d’ouest en est : Ménec, Toul-chigan, Kermario, Manio, Kerlescan et petit Ménec. Une curiosité frappe l’œil : dans chaque alignement, les menhirs sont placés par ordre décroissant de grandeur. Les pierres pèsent 1 à 2 tonnes en moyenne, mais il y en a de beaucoup plus lourdes.

Légendes de pierres

Pourquoi toutes ces pierres dressées, méticuleusement alignées et par ordre décroissant ? De nombreuses légendes tentent de résoudre le mystère des alignements de Carnac, et la plupart associent les menhirs à la fertilité. La plus célèbre est la légende de saint Cornély, pape à Rome de 251 à 253, qui d’un signe de croix aurait transformé des soldats romains en menhirs pour leur échapper. Et il est vrai que ces pierres brutes, rangées sur plusieurs lignes, évoquent étonnamment une armée en bataille.

Culte religieux ou observatoire astronomique ?

Deux théories s’opposent pour expliquer les alignements de Carnac.

Théorie du culte religieux : Au début du XXe siècle, James Miln et Zacharie Le Rouzic entreprennent des fouilles archéologiques sur le site. Ils veulent démontrer que les alignements sont liés à des cultes sacrés. Ils établissent ainsi les origines des alignements ; érigés au Néolithique entre le Ve et le IIe millénaire av. J.-C. par des tribus sédentarisées, ils constitueraient un culte voué aux morts et seraient en réalité un gigantesque tombeau collectif. Les files de menhirs indiqueraient le chemin vers un espace sacré : les enceintes.

Théorie de l’observatoire astronomique : Selon certains chercheurs, les alignements de Carnac seraient un immense observatoire astronomique. Certains grands menhirs, comme le Géant du Manio, permettraient à certaines périodes de l’année de calculer la position des astres.

Musée de la Préhistoire

Créé par James Miln et Zacharie Le Rouzic, ce musée expose une riche collection préhistorique, avec plus de 6 600 objets provenant d’une centaine de sites archéologiques du Morbihan. 10 place de la Chapelle, 56340 Carnac. Tél. : 02 97 52 22 04.

telechargement-5 dans MorbihanAccès

Depuis le village de Carnac, prendre la D196 pour rejoindre les alignements du Ménec. Continuer en direction de Kerlescan pour gagner les alignements de Kermario et de Kerlescan. Pour les alignements du Petit Ménec, tournez à gauche sur la D186 après Kerlescan, puis empruntez le premier chemin forestier à droite.

Depuis 1991, le site est fermé au public en été afin de préserver la lande qui pousse autour des pierres. Même si vous ne pouvez pas circuler entre les alignements, cela ne vous empêche pas de les admirer.

 

Où manger dans les environs

Pour déguster de délicieuses galettes au blé noir, poussez jusqu’à Quiberon, où une crêperie et son feu de cheminée vous attendent. La Closerie de Saint-Clément, 36 rue Saint-Clément, 56170 Quiberon. Tél. : 02 97 50 40 00.

 

Les mégalithes de la région de Carnac, sur la côte ouest de la Bretagne, sont les plus vieux monuments connus d’Europe ; ils sont antérieurs à Stonehenge, en Angleterre, de plus de deux mille ans. Alors que ce dernier site se présente comme un ensemble unique, propice au mysticisme qui fait sa célébrité, il paraît modeste en comparaison de l’ampleur mégalithique du site français.

Du point de vue du nombre de pierres dressées à Carnac, de leur taille et de leur poids. Il y a, à Stonehenge, quatre-vingts pierres ; à Carnac, quatre mille. La plus lourde pierre de Stonehenge pèse 46 tonnes ; à Carnac, le Grand Menhir Brisé (Roche aux Fées) est le bloc le plus imposant jamais traité et charrié dans l’Europe ancienne. Avant qu’il ne se brise en quatre morceaux – vraisemblablement lors d’un tremblement de terre en 1722, il mesurait 19,8 mètres de haut et pesait plus de 319 tonnes. Selon des recherches récentes, il servait de point d’observation pour l’étude des phases de la lune ; mais selon la plupart des avis, son emplacement près d’un tertre funéraire, lui donnait la fonction de garder ; les morts. Or, comparativement, l’énorme Roche aux Fées n’est qu’un petit morceau, de l’ensemble mystérieux de Carnac.

Carnac est l’un des mystères les plus durables de l’archéologie, écrit Evan Hadingham, spécialiste britannique de ce site comme de Stonehenge. Les immenses questions irrésolues qu’il pose sont aussi palpitantes que celles des pyramides. Après deux cents ans, pour le moins, d’investigation scientifique, le secret de Carnac demeure en grande partie inviolé.

Vue de la ville depuis le tumulus Saint-MichelL’un de ses mystères a néanmoins été percé, il y a peu. Pendant des siècles, les historiens croyaient que ces mégalithes avaient été élevés par les Celtes de Gaule pour leurs prêtres, les druides. Bien qu’on ait eu l’intuition, dès le milieu du XVIIIe siècle, que Carnac fût pré-celtique, il a fallu attendre 1959 pour que les scientifiques puissent dater ces mégalithes en utilisant la méthode de datation au carbone 14 ; ils seraient de 4 3 00 av J. C ; les plus anciens, dont le ténébreux couloir funéraire de Kercado près de Carnac, remonteraient à 4 650 av J.C. Après une autre forêt se trouvent les  alignements de Kerlescan (lieu de la crémation), vers l’Est, sur à peine 365 mètres. Ces treize rangées parallèles, de 540 pierres, paraissent s’arrêter net à Kerlescan.

Le dernier et plus petit alignement, qui comprend cent pierres, se trouve au Petit Ménec.  Curieusement, bien que ces pierres nous renvoient si loin en arrière, on ne trouve aucun témoignage écrit important à leur sujet avant le XVIIIe siècle. Cette lacune n’a fait qu’encourager les affabulations folkloriques et les croyances mythiques sans nombre, qui ont été répétées avant que nous ayons quelques certitudes historiques.  À commencer par la légende de Corneille, saint patron de Carnac et protecteur de son bétail, ancien pape. L’histoire raconte qu’il fuyait devant les légions romaines et se dirigeait vers sa Bretagne natale, avec un chariot attelé de bœufs ; il arriva sur une colline, au nord de l’actuel Carnac, et là, se voyant encerclé par l’armée romaine, il réalisa le miracle de changer les soldats en autant de pierres.

Ainsi, les rangées de granit ne seraient autres que ces soldats romains, chacun différent des autres, pétrifiés à jamais.  La plupart des savants du XVIIIe siècle étaient presque unanimes à penser, tout comme de nombreux scientifiques, jusqu’à la datation au carbone 14, que les grands menhirs étaient de l’époque de César. Pour eux, c’était là l’œuvre des druides.  De nombreuses théories excentriques vont des plus matérialistes (ces rangées de menhirs ont été bâtis par les Romains comme pare vents pour leurs tentes), aux plus vulgaires (c’étaient des voies le long desquelles officiaient des prostituées), en passant par celles relevant du sport (c’était un terrain de criquet ou de golf) et les inévitables extravagances sur les extraterrestres (encore une piste d’atterrissage pour leurs navettes) jusqu’à une époque récente, tout comme dans le cas du Géant de Cerne Abbas, les mégalithes de Bretagne ont été intégrés à d’anciens rites de fertilité. À Cruz Moquen, les femmes levaient leurs jupes en face des dolmens, dans l’espoir de tomber enceintes. Et dans un autre rituel, au soir du Premier Mai, les femmes sans enfants glissaient, nues jusqu’à la taille, le long des pierres inclinées du Grand Menhir Brisé.

 

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escale en Bretagne : d’ile en ile

Posté par francesca7 le 22 septembre 2013

 escale en Bretagne : d'ile en ile dans Bretagne 1354361-les-iles-cachees-de-la-mediterranee-300x200

Sur cette petite mer intérieure fermée par la Presqu’ile de Rhuys, s’égrènent des centaines d’iles et d’ilots, royaumes des pêcheurs ou des oiseaux migrateurs. Le Golfe du Morbihan, aurait été créé, dit-on, par les larmes des fées chassées de la forêt de Brocéliande. Les fées y auraient ensuite jeté leur couronne qui seraient devenues les iles. Une jolie légende pour des paysages bel et bien féériques. De marées en courants, parcourez les les trésors du Golfe du Morbihan.

dans le Morbihan

Isolée au cœur du Golfe du Morbihan, l’ile aux Moines est cependant la plus grande des iles du Golfe. Ses maisons basses blanchies à la chaux et ses magnifiques paysages lui ont valu le surnom de « perle du Golfe ». 

L’ile d’Arz

Seconde plus grande ile du golfe du Morbihan, après l?ile aux Moines, l?ile d’Arz jouit d’une nature préservée que l’on découvre le long de ses marais ou de ses vasières à marée basse. C’est également ici que les oies bernarches de Sibérie viennent y prendre leurs quartiers d’hiver. Le Moulin de Pen Castel de l’ile d’Arz

itué entre Sarzeau et Port Navalo, le moulin à marée de Pen Castel, probablement édifié au début du XIIe siècle, a été classé monument historique depuis 1933. En activité jusqu’aux années 1920, Il compte parmi les plus beaux de la région. 

L’ile de Boëdic

Au nord du Golfe du Morbihan, l?ile de Boëdic est une petite ile privée dépendant de la commune de Séné. Sa fameuse chapelle, à la pointe Ouest, sert de repère aux marins. 

Le territoire de Baden

Vaste étendue bordant le Golfe du Morbihan, le territoire de Baden compte quatre îles : l?ile du Rénaud, l?ile du Grand Vézy, l?ile du Petit Vézy et les Sept Iles. 

L’ile de Berder

Véritable ile à marée haute et presqu?ile à marée basse, Berder est reliée par un passage long de 80 mètres à Larmor-Baden. 

L’ile de Brannec

au Sud-Est de l?ile aux Moines, l?ile de Brannec, littéralement en breton l?ile aux corbeaux, est une ile privée de 5,2 hectares, dépendant de la commune de Sarzeau

Le Crouesty

Plus grand port de plaisance de Bretagne, Le Crouesty est également connu pour rassembler chaque premier weekend du mois de novembre, le plus grand évènement de troc de bateaux d’occasion lors duquel des centaines de vendeurs de voiliers et de petits bateaux à moteurs se donnent rendez-vous. 

Marais salants à Saint-Armel

A Saint-Armel, en face de l?ile de Tascon, le marais de Lasné se divise en divers espaces dédiés à la saliculture, l’ostréiculture et une zone de quiétude pour la faune. 

L’ile Quistinic

A une centaine de mètres à l’ouest de la presqu?ile du Passage, Quistinic est une petite ile de forme quadrangulaire entièrement occupée par une ancienne pêcherie. 

Salines de Suscinio

Joyau de la presqu’ile de Rhuys, le château de Suscinio, autrefois symbole de la puissance des ducs de Bretagne, surplombe les salines. 

L’ile Reno

D’une surface de 7 hectares, l?ile Reno n’est accessible que lorsque les coefficients de marée sont très élevés lors des grandes marées d’équinoxe. 

Les îles cachées de la Méditerranée

Au large des côtes de la Mediterranée, se dressent des îles au charme sauvage ponctuées de criques, de vestiges de forteresses militaires ou de plages aux eaux cristallines. Il règne sur ces petits bouts de terre une quiétude que seul le chant des cigales vient troubler.

Le meilleur de la Bretagne en 100 photos

Ses sites naturels ou insolites, ses châteaux, ses plages… Tous les lieux que vous devez absolument visiter lors de votre séjour en Bretagne.

Les plus beaux villages de Bretagne

Finistère, Morbihan, Côtes d’Armor ou Ille-et-Vilaine, la Bretagne se découvre au gré de ses petits villages portuaires et campagnards.

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Le Finistère, la Bretagne à l’état brut

Posté par francesca7 le 22 septembre 2013

Le Finistère, la Bretagne à l'état brut dans Bretagne 170px-costume_traditionnel_bretagne_couple_grandÀ l’époque antique le Finistère était habité par le peuple gaulois armoricain des Osismes (Celtes). Après la conquête romaine le territoire relevait de la province de Gaule lyonnaise. Le chef-lieu des Osismes fut installé à Vorgium (l’actuelle Carhaix). À la fin du iiie siècle fut construit à Brest un castrum pour se protéger des pirates scots, saxons et frisons. Un siècle plus tard, il fera partie du système de défense et de contrôle de la Manche mis en place par le gouvernement impérial, le Tractus Armoricanus et Nervicanus.

Le territoire des Osismes aurait été concédé aux Bretons par l’empereur Maximus à la fin du ive siècle. Augmenté de celui des Coriosolites, il formera la Létavie, bientôt appelée Nouvelle Bretagne ou Petite Bretagne. Ce berceau de la Bretagne continentale fut divisé en deux royaumes, la Cornouaille et la Domnonée qui avaient leurs correspondants insulaires. Ces royaumes doubles d’un côté à l’autre de la Manche étaient vraisemblablement régis par les mêmes dynasties à l’origine. Le Broërec (l’actuel département du Morbihan) se détacha de la Cornouaille et le Léon se détacha du royaume de Domnonée.

Le royaume de Cornouaille devint un comté sous l’influence franque avant de se fondre dans le domaine ducal de Bretagne lors de l’accession de la dynastie comtale au trône ducal en 1066.

Le Léon reste sous l’autorité de ses vicomtes, quoique fort écornée par les ducs Pierre Mauclerc et Jean le Roux. Les Rohan héritent du Léon par mariage. Le titre de prince de Léon est encore porté aujourd’hui par le fils de l’actuel duc Josselin de Rohan (c’est bien sûr un titre de courtoisie).

Le département est créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir de la partie la plus occidentale de l’ancienne province de Bretagne. Il comprend l’ouest de l’évêché de Cornouaille, l’intégralité du Léon et le tiers ouest du Trégor, ainsi qu’un petit bout du Broërec ou Vannetais : communes de Rédené, Arzano et Guilligomarc’h situées à l’est de Quimperlé. Par ailleurs le département s’est agrandit en 1857, aux dépens du département voisin du Morbihan, en annexant la commune de Locunolé. Ce sera l’unique modification territoriale du département, après sa création, bien que d’autres communes réclameront en vain leur rattachement au Finistère pour des raisons à la fois géographiques, linguistiques et historiques. Ce sera notamment le cas des communes de l’ancienne sénéchaussée de Gourin : Gourin, Le Faouët, Guiscriff etc., qui dépendaient sous l’Ancien Régime de l’évêché de Cornouaille. La création du département ne s’est pas fait sans heurts, notamment pour le choix du chef-lieu, les deux villes de Landerneau et de Quimper s’étant toutes les deux portées candidates.

Le coup d’État du 2 décembre 1851 de Napoléon III est largement soutenu dans le Finistère, département catholique, conservateur et monarchiste ; il fait même partie des quatre départements où aucun opposant n’est arrêté.

A l’extrémité ouest de la France, le Finistère offre un littoral sauvage magnifique et un arrière-pays rural typique de la Bretagne.

De ses paysages de carte postale de la Pointe du Raz à sa mystérieuse forêt de Huelgoat, le département breton dévoile une nature authentique et préservée.

Prendre l’air du large sur Ouessant ou à Bénodet, déambuler dans les ruelles de Locronan ou dans le Vieux-Quimper ou encore s’offrir une balade aux Monts d’Arrée et assister à la fête de la mer de Brest seront autant de façons de découvrir l’âme finistérienne. Mais il faudra certainement plus d’un séjour pour voir tout ce que réserve le Finistère. Amoureux du Finistère ? | 

Les habitants du Finistère sont les Finistériens. Le Finistère était déjà peuplé au néolithique comme en atteste la présence de nombreux mégalithes et menhirs. Entre le ive et le viie siècle il y eut plusieurs vagues migratrices des Bretons insulaires vers l’Armorique suite à la désorganisation de l’Empire romain et aux invasions des Saxons et des Angles. Ils se mêlèrent aux populations locales présentes sur place. Par la suite la population du Finistère demeura isolée des autres populations à cause de son particularisme linguistique et de la position du Finistère à l’extrémité d’une péninsule. La francisation des Finistériens et le désenclavement de la péninsule grâce aux moyens modernes de transport contribueront à faciliter le brassage ethnique avec les habitants d’autres régions.

220px-Jamaica_Inn2 dans FinistèreBeaucoup de Finistériens ont été obligés de s’expatrier pour trouver un travail à partir des années 1850. La région parisienne ainsi que les grandes villes de l’ouest de Rennes et de Nantes et les ports du Havre et Toulon ont constitué les destinations favorites. Aujourd’hui les Finistériens tendent à vouloir revenir de plus en plus souvent dans leur département d’origine. La région parisienne où les prix de l’immobilier sont élevés attire de moins en moins.

La majeure partie de la population vit dans les villes. Le taux d’urbanisation de la population atteint en effet 73 %. Brest compte environ 210 000 habitants pour son agglomération et Quimper environ 80 000 habitants. La population se concentre dans les zones proches du littoral tandis que l’intérieur des terres (régions des monts d’Arrée et des montagnes Noires) est largement sous-peuplée et a vu sa population fortement décliner au cours du siècle dernier en raison d’un important exode rural. Le département compte 893 914 habitants au 1er janvier 2009. Il est l’un des plus peuplés de France et se classe à la 24e place pour le nombre d’habitants.

Évolution de la population

1800

1806

1821

1831

1836

1841

1846

1851

1856

439 046

452 895

483 095

524 396

546 955

576 068

612 151

617 710

606 552

 

Évolution de la population, suite (1)

1861

1866

1872

1876

1881

1886

1891

1896

1901

627 304

662 485

642 963

666 106

681 564

707 820

727 012

739 648

773 014

 

Évolution de la population, suite (2)

1906

1911

1921

1926

1931

1936

1946

1954

1962

795 103

809 771

762 514

753 702

744 295

756 793

724 735

727 847

749 558

 

Évolution de la population, suite (3)

1968

1975

1982

1990

1999

2009

2010

-

-

768 929

804 088

828 364

838 687

852 418

893 914

897 628

-

-

 

Le paysage du Finistère est profondément marqué par son patrimoine religieux. La campagne est parsemée de croix et de chapelles. Les bourgs possèdent des églises renfermant bien souvent des trésors.

 

 

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Le Jerzual de Dinan

Posté par francesca7 le 22 septembre 2013


Le Jerzual de Dinan dans Bretagne 240px-22dinanjerzual01

L’éthimologie du nom JERZUAL est difficile à déterminer. Il serait d’origine celtique – JARUHEL – et signifierait « Rue Haute ».

Afin de découvrir les richesses de cette ville de Dinan, il convient de commencer la visite par son pied et de remonter la ville car c’est en montant vers la ville haute qu’une bonne partie de l’histoire de cette ancienne citadelle, « le Jerzual  » va se dérouler sous vos yeux … L’essor de Dinan devait passer par une voie de communication la reliant à la mer : ce fut la Rance.

La porte du Jerzual qui protégeait autrefois l’entrée de la ville de Dinan a été construite du 14ème au 15ème siècle. Elle se prolonge, de part et d’autre, de remparts imposants dont une
partie est accessible au public. La rue du Jerzual, côte la plus célèbre de Dinan qui relie le port au centre-ville, avec un dénivelé de 75 mètres atteignant à certains endroits 35 % de déclivité. Cette côte accueille tous les ans le défi du Jerzual, course à pied la plus populaire de la région suivie par des milliers de spectateurs amassés en haut du Jerzual.

Un trajet qui a inspiré l’écrivain Roger Vercel, professeur d e lettres à Dinan en 1920 : « Que vous montiez le Jerzual, entre les maisons à pignons et à porches, sous le surplomb des encorbellements étayés de piliers frustres, sous la belle porte romanogothique, que vous gravisieiez les lacets, quii devant les rocs tournent court, la ville vous inflige, dès l’abord, la sévère leçon de la pente, de la dinaou ».

La rue du Jerzual. Cette rue fort pittoresque et escarpée fut, avant la construction du viaduc de Dinan, la principale voie de pénétration de la ville. Des siècles durant, des charrettes remplies de cuirs, de toiles, de ois et de céréales la descendaient en direction de Saint Malo ; elles en revenaient chargées du sel provenant de la côte, de morue, de thé, de cidre, d’épices et de porcelaines.

Aujourd’hui, c’est dans une atmosphère plus clame que l’on peut détailler les très belles maisons à pans de vois, ouvragées de sculptures, que de riches bourgeois ou artisans élevèrent ici à partir du 15ème siècle. Chemin faisant, on arrive devant la 240px-22dinantourhorloge01-200x300 dans VILLAGES de FRANCETOUR PORTE du JERSUAL (14ème siècle), qui fournit au peintre Corrot le sujet d’une composition réaliste. L’ouverture de la porte est située au milieu de la tour :  une disposition originale, puisque habituellement, les portes sont flanquées de deux tours. C’est en 1642 que l’on plaça au-dessus de la fenêtre la PIERRE ARMORIEEE mi-France, mi-Bretagne qui se trouve de nos jours sur la façade de l’hôtel de ville. Passé la porte du Jerzual, la rue qui descend vers le port prend le nom de Rue du Petit-Fort. Plusieurs constructions remarquables en rehaussent le décor : LA MAISON DU GOUVERNEUR (elle date du 15ème siècle), au n° 24, le style Renaissance : ou encore, aux n° 46-51, un vaste logis du début du 17ème siècle pourvu d’un grenier à claire-voie où l’on faisait sécher les cuirs. Autrefois les tanneurs étaient nombreux à habiter la rue ;ils pouvaient laver les peaux dans l’eau de la Rance toute proche.

Le port lui, il était jadis au cœur de la ville. Aujourd’hui il a le charme d’un port de plaisance où il fait bon flâner ou rêver, assis à la terrasse d’un restaurant, au pied du grand viaduc construit en 1852.

La Fontaine des Eaux… c’est un berceau de verdure, dans le vallon d’un affluent de la Rance, l’Argentel. La petite route qui, le long de la rive gauche, part du port de Dinan, est bordée de très nombreux moulins ayant appartenus aux nobles et aux chanoines de Saint Malo. Il fut un temps où l’on pouvait y rencontrer beaucoup de monde. Cette route conduit à la fontaine des Eaux ; il y avait là, autrefois, une source d’au minérale très renommée depuis le 17ème siècle. Un terrible ouragan détruisit en 1929 l’édifice, et depuis lors, la fontaine n’est plus guère fréquentée. Pourtant, le cadre champêtre y est toujours aussi enchanteur.

 

 

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Histoire de DINAN

Posté par francesca7 le 17 septembre 2013


Histoire de DINAN dans Bretagne 700px-dinan_panorama

A l’époque romaine, deux voies importantes s’y croisaient : l’une vers la Normandie et l’autre vers Rennes. Ville haute fortifiée et ville basse portuaire, Dinan a mille ans d’histoire. Dinan devient, dès le 10ème siècle une véritable ville. Un couvent bénédictin s’y installe. Au début du 12ème siècle, une ébauche de système défensif existe, comme en témoignent les écrits d’Idrisi, historien-géographe arabe ; « A Dinan, ville ceinte de murs en pierres » Au début du 14ème siècle, Dinan, qui commerce avec l’Angleterre et les Flandres, est prospère ; artisans et commerçants affluent. Mais la guerre de Succession va stopper ce bal élan. La ville, qui a pris parti pour Charles de Blois, est assiégée par Jean IV, futur duc de Monfort. Les Anglais profitant de cette période troublées, ne cesse de la harceler. Du Guesclin, qui commande la résistance, sort victorieux de son combat contre Thomas de Cantorbéry. Puis, au 16ème siècle, Dinan se rallie à Henri IV. Il faut attendre le 18ème siècle pour voir renaître l’économie de la ville ; les ruelles retentissent alors du bruit de huit cents métiers à tisser. Les toiles s’exportent vers les Antilles et l’Amérique du Sud. Les foires attirent des foules immenses.

Aujourd’hui, Dinan accueille chaque année des milliers de visiteurs. Tous les deux ans est célébrée la Fête dite « des Remparts ». Pendant quarante huit heures, hennins et pourpoints envahissent la cité, pendant que les tournois se déroulent dans le splendide décor médiéval de la vielle ville.

Autour du château de Dinan, un Donjon… rares sont, en France les monuments édifiés au 14ème siècle aussi bien conservés et visitables. C’est Estienne Le Tur, architecte de la tour Solidor, à Saint Servan, qui en établit les plans dans les années 1380, sur l’ordre de Jean IV. Formé de deux tours accolées de 34 mètres de haut, il était autrefois coiffé d’un toit, qui fut remplacé, au 18ème siècle, par une plate-forme d’artillerie. Le donjon, qui abrite aujourd’hui le Musée, remplissait alors la double fonction de forteresse – avec des judas et une salle de guet à chaque étage – et de résidence – avec des fenêtres  à meneaux, de grandes cheminées et une chapelle finement décorée, qui possédait une loge chauffée – un ensemble assez austère.

Au Musée, on y découvre la riche histoire de la ville et de ses alentours. Un atelier complet de tisserand, reconstitué avec des métiers du 18ème et du 19ème siècle, côtoie l’importante collection des coiffes originaires de toute la région.  Dans la Tour de Coëtquen, construite au 15ème siècle, elle se divise en trois étages, occupés par trois grandes salles voûtées aux murs de 5 mètres d’épaisseur. La salle du bas est une sorte de crypte humide, au sol inégal, où l’on peut voir sept gisants dont celui de Geoffroy Le Voyer, chambellan du duc Jean IV.

La promenade des Petits Fossés : bordée d’arbres, elle a été aménagée au 18ème siècle par Charles Duclot-Pinot sur l’ancienne contrescarpe, un énorme rempart de terre qui protégeait la base des murailles contre les tirs d’artillerie ; on passe devant la TOUR de BEAUFORT (13ème siècle) qui faisait partie de l’enceinte primitive de la ville, puis devant la  TOUR DU CONNETABLE (15ème siècle). Entre les deux se dresse le buste de Duclos-Pinot, sculpté par Jehan Duseigneur en 1842.

Dinan donc, organisée autour des paroisses Saint-Malo et Saint-Sauveur où le sanctuaire de la basilique St Sauveur du  12ème siècle est dû à Rivallon le Roux. Ce seigneur de la famille de Dina, qui partit pour les Croisades, avait fait vœu de le construire s’il revoyait Dinan à son retour. Cette construction est très influencée par l’art byzantin, et certains détails ornementaux (dromadaires, lions ailés, sirènes) sont sans équivalent en Bretagne. Au cours du 15ème siècle, l’expansion de la ville rendit nécessaire son agrandissement. Les travaux durèrent cent cinquante ans et aboutirent au plan actuel de l’église, avec ces quatorze chapelles latérales. Elle fut classée basilique le 23 mais 1954. On peut y voir aujourd’hui plusieurs Retables des 17ème et 18ème siècles, une cuve du 12ème siècle dans la chapelle des fonts baptismaux, des chameaux et des dragons sur les chapiteaux des colonnes du mur intérieur, une très belle Vierge au Lys en albâtre, datée du 15ème siècle et provenant des ateliers de Nottingham, mais aussi le Cénotaphe qui contient le cœur de Du Guesclin. Le Maître Autel du chœur (des 17ème et 18ème siècle) est remarquable, tant par son baldaquin monumental que par le réalisme du Christ qui le surmonte. Cet ancien cimetière paroissial fut converti en jardin à l’anglais pendant le 19ème siècle. Depuis cette esplanade, depuis la tour Cardinal (14ème siècle) ou, mieux encore, depuis la Tour Ste Catherine (14ème siècle) – un véritable poste de guet – on a une vue splendide sur le port, le viaduc et la vallée de la Rance. On peut prendre le chemin en lacet qui descend vers le port ; a la Chapelle du Couvent des Catherinettes, on découvrira un retable en trompe l’œil, et l’un des joyaux de la ville ; le chœur des Religieuses, dont le plafond coûté est recouvert de superbes fresques.

 

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LES IFFS DE BRETAGNE

Posté par francesca7 le 17 septembre 2013


Les Iffs, situé non loin de Saint Brieuc des Iffs, le village des Iffs doit son nom aux arbres centenaires de l’enclos paroissial.

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De style gothique flamboyant en usage aux 14ème et 15ème siècles, l’église Saint Ouen très belle extérieurement, elle fut construite grâce au mécénat de la famille Laval, seigneurs de Montmuran, puis grâce à celui des Coligny, et enfin avec le concours de la population locale ; le porche à trois arcades était réservé aux lépreux. A l’intérieur, la voûte en vois est soutenue par des tirants engoulés d’animaux fantastiques. Neuf vitraux Renaissance, qui s’inspirent des écoles italienne et hollandaise, méritent une attention particulière. Quatre siècles après leur réalisation, les teintes – rouge orangé, bleu de France et jaune vif  – restent toujours aussi lumineuses. Les visages sont expressifs, les attitudes naturelles. Dans le chevet, les verrières présentent, en vingt panneaux, le drame de la Passion, de l’entrée à Jérusalem à la Mise au tombeau. Au sommet, sur le tympan, se trouvent des scènes du Jugement dernier. Sur   la droite, dans la Chapelle Saint Yves, un vitrail, au centre, relate la légende de sainte Suzanne la chaste (en costume hollandais) : accusée injustement d’adultère par deux vieillards voyeur dont elle avait repoussé les avances, elle se vit condamnée à mort, puis sauvée par le prophète Daniel, qui confondant les deux diffamateurs, fit décapiter ces derniers (atelier de Vitré, 1530). A droite, un vitrail met en scène saint Yves, patron des avocats et modèle d’équité. Le saint porte une robe rouge avec un surplis blanc bordé d’hermine, le personnage riche est un gentilhomme vêtu, lui d’un manteau violet (François de Coligny, fils de Gaspard 1587), le pauvre, un paysan habillé d’une veste émeraude. A gauche se trouve un combat non identifié de guerriers et de cavaliers. Dans la chapelle de gauche (dite « De Laval » ou « de Montmuran » étant une chapelle seigneuriale), deux verrières retracent la naissance et l’enfance du Christ. A remarquer, en haut à gauche, un diable souriant. Les vitraux du Transept Sud sont consacrés à la Transfiguration du Christ et à la Décollation de saint Jean Baptiste. On peut aussi y découvrir la donatrice du vitrail, dame de Laval, ainsi que les armories de la proche seigneurie de Montmuran.

Aux IFFS, la fontaine saint Fiacre – Elle se trouve une vingtaine de mètres avant l’entrée des Iffs, sur la droite, un peu en retrait de la route. Seule fontaine close du département, elle date du 15ème siècle. L’été, en période de grande sécheresse, les pèlerins venaient en procession y demander la pluie ; le curé du village trempait le pied de sa croix dans l’eau miraculeuse et, si la demande était entendue, une averse s’abattait sur la foule.

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Les Fées de Bretagne

Posté par francesca7 le 5 septembre 2013

Les Fées de Bretagne dans Bretagne images-13En Haute-Bretagne, on parle très souvent des fées. Outre les légendes nombreuses qu’on raconte à leur sujet, plusieurs proverbes où elles figurent sont restés dans la conversation courante ; on dit : « Blanc comme le linge des fées » pour désigner du linge d’une blancheur éclatante ; « Belle comme une fée » pour exprimer une beauté surhumaine.

Elles se nomment généralement Fées, parfois Fêtes, nom plus voisin que fée du latin fata ; on dit une Fête et un Fête ; de Fête dérive vraisemblablement Fuito ou Faitaud, qui est le nom que portent les pères, les maris ou les enfants des fées (Saint-Cast). Vers Saint-Briac (Ille-et-Vilaine), on les appelle parfois des Fions ; ce terme, qui s’applique aux deux sexes, semble aussi désigner les lutins espiègles.

Vers le Mené, dans les cantons de Collinée et de Moncontour, on les appelles des Margot la Fée, ou ma commère Margot, ou bien la bonne femme Margot. Sur les côtes, on les désigne assez souvent sous le nom debonnes dames ou de nos bonnes mères les fées ; en général on parle d’elles avec certains égards.

Les fées étaient de belles personnes. Il y en avait toutefois des vieilles qui paraissaient avoir plusieurs centaines d’années ; quelques-unes avaient les dents longues comme la main, ou leur dos était couvert de plantes marines, de moules ou de vignots ; c’est une manière de désigner leur ancienneté. A Saint-Cast on dit qu’elles étaient habillées de toile, sans que j’aie pu obtenir des détails plus précis ; dans l’intérieur on est plus affirmatif, et voici la déposition textuelle qui m’a été faite, en 1880 : « Elles étaient faites comme des créatures humaines ; leurs habits n’avaient point de coutures, et on ne savait lesquels étaient des hommes, lesquelles étaient des femmes. Quand on les apercevait de loin, elles paraissaient vêtues des habits les plus beaux et les plus brillants. Quand on s’approchait, ces belles couleurs disparaissaient ; mais il leur restait sur la tête une espèce de bonnet en forme de couronne, qui paraissait faire partie de leur personne. » (Conté par François Mallet du Gouray, laboureur)

Sur la côte, on prétend que les fées appartenaient à une race maudite, et qu’elles avaient été condamnées à rester sur la terre pendant un certain temps. Vers le Mené, canton de Collinée, les anciens disaient que lors de la révolte des anges, ceux qui étaient restés dans le paradis se divisèrent en deux : les uns prirent parti pour le bon Dieu ; les autres restèrent neutres. Ces derniers furent envoyés sur la terre pour un temps, et ce sont ces anges à moitié déchus qui étaient les fées. Un conte recueilli à Saint-Suliac par Mme de Cerny raconte que la fée du Bec-du-Puy fut exorcisée par le curé de Saint-Suliac. On ne vit rien ; mais on entendit un cri de douleur (Saint-Suliac et ses légendes).

En général on croit que les fées ont existé, mais qu’elles ont disparu à des époques qui varient suivant les pays. Dans l’intérieur, vers le Mené, d’après ce que j’ai entendu personnellement, depuis plus d’un siècle il n’en existerait plus. Il en est de même aux environs d’Ercé (Ille-et-Vilaine).

Sur la côte, où l’on croit fermement que les fées ont habité les houles ou grottes des falaises, l’opinion générale est qu’elles ont disparu au commencement du siècle. Nombre de personnes, âgées aujourd’hui d’une soixantaine d’années, ont entendu raconter à leurs pères ou à leurs grands-pères qu’ils avaient vu les fées. Jusqu’à présent, j’ai rencontré une seule personne qui croyait à leur existence contemporaine : c’était une ancienne couturière de Saint-Cast ; elle en avait si peur que, lorsqu’elle allait coudre dans les fermes, elle faisait un grand détour pour éviter de passer à la nuit close auprès d’un champ qu’on nomme dans le pays le Couvent des Fées.

Les fées ont disparu depuis que l’on sonne l’Angelus et qu’on chante le Credo ; mais par la suite des temps la religion s’éteindra, on ne chantera plus le Credo, on ne sonnera plus l’Angelus, et les fées reviendront. Les anciens disaient avoir entendu dire à leurs anciens à eux qu’il y en avait eu jusqu’à une certaine époque. Alors elles avaient disparu ; mais au bout d’un certain temps elles devaient revenir. Elles sont toutes parties la même nuit ; elles reviendront aussi la même nuit. J’ai retrouvé la même croyance, avec plus de précision, vers Ercé-près-Liffré (Ille-et-Vilaine).

Les fées reviendront le siècle prochain, parce que les chiffres du prochain siècle est un chiffre impair. Le siècle invisible, c’est-à-dire celui où on ne voit pas les esprits : on les reverra dans le prochain.

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