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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Le Bourg des Moustiers en Bretagne

Posté par francesca7 le 11 février 2014

 

280px-Juigné-des-Moutiers_-_rue_du_bourgLe bourg des Moustiers, mieux que Bourgneuf pourtant plus avancé dans le sud, donne l’avant-goût de ces villages vendéens blancs et roses, aux toits serrés autour d’un petit clocher ancien à flèche d’ardoise. La place, devant l’église, agrandie exagérément aux dépens de la cure, à seule fin d’assurer le triomphe des principes républicains, conserve encore – pour combien de temps ? – un caractère puéril et noble grâce à ses arbres et aux façades endimanchées. Un beau retable du XVIIe siècle, animé, bistourné, colorié, dans la manière de ceux que l’on voit si fréquemment en Bretagne, – Lampaul, Guimiliau, Saint-Thégonec, – illustre richement l’abside de l’église sous une voûte bleue semée d’étoiles.

Mais le chef-d’oeuvre des bourgs maraîchins est Bouin, disposé en oasis sur le marais, avec ses clochetons qui montrent les cornes par-dessus un bouquet de charmes.

Pour mettre de l’ordre dans le circuit, prenons la route où nous l’avons laissée à la sortie de Bourgneuf, dans son banc d’huîtres fossiles. Elle court vers Bouin, puis vers Beauvoir-sur-Mer d’un trait à peu près droit, soulignant le littoral à deux ou trois kilomètres d’intervalle, sans d’ailleurs qu’on puisse le soupçonner. La mer, dans ce polder saumâtre, à peine arraché aux entrailles de l’Océan et encore tout engluée de ses vases, est toujours imprévue. On marche à son niveau, plus bas les jours d’équinoxe, derrière des digues qui contiennent malaisément son humeur. On la sent, on la respire, on la voit dans le sel, le nuage, la mouette, l’anguille, dans ces crabes avides qui hantent les étiers gras, et on ne peut la saisir, vrai jeu de colin-maillard. Puis un écart vous la découvre soudain, immense, d’un bloc, telle qu’elle vit au fond de la baie, livide, souillée, hachée de vagues courtes, ce clapotis sombre en accent circonflexe que les Hollandais ont peint, autour de leurs barques à livarde, avec tant d’exactitude.

A Beauvoir deux chemins, l’un tournant vers l’île de Noirmoutier, que l’on peut atteindre, à mer basse, par le passage du Gois, l’autre poursuivant du côté de Fromentine où commencent les sables du pays de Monts, maintenus par la pinède jusqu’aux approches de Croix-de-Vie. Une marge de verdure borde désormais la côte, simple trait coloré, tracé par la baguette des forestiers pour assigner sa limite à l’Océan qui, libéré de l’enclave de la baie, est redevenu l’Atlantique glauque, chassé de l’ouest sans répit, houle après houle. La route passe sur le front des pins avec tant d’autorité que pas un seul ne songe à sortir du rang. Ils demeurent chez eux, à droite, dans les dunes. Le marais s’étend à gauche, mais moins dépouillé depuis la Barre-de-Monts où vibrent les premiers peupliers blancs. L’écran des bois propage un calme bienfaisant. Favorisé par l’eau du sol, la végétation repart en couche épaisse, d’un vert suintant. Des petits ponts en dos d’âne franchissent les douves et, du haut de leur échine, l’oeil saisit au vol le scintillement clair des innombrables canaux. Discrète, à demi enfuie, la maison, qui porte le nom de bourrine, est peu visible. Les maçons la bâtissent avec cette terre du marais, pâteuse comme la glaise, grise comme la cendre, féconde comme l’engrais, qui ne cède qu’à la fré, pelle étroite et longue, semblable à une curette. On passe les murs au lait de chaux. On ouvre une porte, une lucarne. On coiffe le tout d’un chaume compact qui tombe à moins de deux mètres du sol et on plante un rosier près du seuil.

Il faut descendre par Notre-Dame-de-Monts, Saint-Jean-de-Monts, jusqu’au Pissot pour remonter vers Bouin par la belle route du Perrier, amorcée entre deux haies de peupliers splendides qui rafraîchissent l’atmosphère, brisent le soleil et concentrent en même temps, à cette croisée de chemins chargée de foins engrangés, une odeur chaude comme à l’aisselle d’une blonde. Les rouliers boivent au tournebride, la paille jonche le sol, des régiments de poules barrent la route. Même l’été les roseaux et les aulnes éclatent de verdure. Au second pas dans la prairie l’eau poisse aux semelles, vous happe. Il semble, à s’enfoncer dans les champs, que la terre flotte et va sombrer. Elle sombre. Voici l’hiver. Le marais n’est plus qu’une nappe froide anéantie sous la foulée sans fin des escadrons du suroit.

Jusqu’à Saint-Gervais, seul point de la contrée où l’écorce terrestre fait le gros dos le temps d’offrir une vue cavalière du polder, le charme mélancolique n’est point rompu. En traversant le Perrier, Sallertaine, Saint-Urbain, on retrouve, sur les clochers, le chaperon d’ardoises pointu, la maison à croupeton sommée d’une cheminée imposante comme un grenadier de son bonnet à poil, les villages en choux-crème qu’on mangerait, les barges de paille carapaçonnées de tresses, les mulons de sel et les tas de bousas séchés qui remplacent le bois sous le trépied. La propreté vendéenne est merveille ! Chaque jour est fête pour la bourrine. Modeste mais non pas misérable, très près de la vie primitive, simple, rude, elle a toujours l’air de revenir de la lessive. C’est une tradition de blanchir au moins une fois l’an ou de passer des enduits légers, roses, gris ou jaunes, sur le crépi. Les volets sont nets, les briques peintes et les tuiles d’un ton unique, tendre, languide, un ton de géranium amenuisé jusqu’à l’insaisissable par le soleil et les brouillards.

La rue des Salorges, à la sortie de Bouin, avec ses maisonnettes toutes semblables, toutes coloriées, toutes appétissantes est le modèle du genre. Le coeur pâme dans cette imagerie et vous éprouvez soudain une grosse envie de vous arrêter, d’entrer dans une de ces demeures, de vous asseoir entre la huche et le vaisselier et de ne plus jamais repartir. La terre battue est molle aux pieds, les solives fumées consolantes, le lit profond. Ah ! que vous allez bien dormir ! Vous écoutez ? Le silence… Vous regardez ! Un rayon meurt, une fleur penche, l’âtre soupire… Comme la vie est loin, comme votre âme s’évase, comme vos bras pèsent ! Les ruelles sont blanches alentour comme des communiantes, l’hôpital, précédé d’une demi-douzaine d’ormeaux, a des façons de béguinage sous sa coiffe à l’ancienne mode, les moulins tournent sur le champ de foire, quatre moulins minces, hauts comme des phares, pareils à de grands vieillards secs qui parlent à l’aide de signes un langage inconnu. Irez-vous boire ? Les cabarets portent l’enseigne de La Providence ou de La Grâce de Dieu et vous n’avez plus soif que du ciel. Près de l’église une bonne femme vend des chaussons aux pommes, dodus, lourds de compote, dont la pâte sent le beurre, le froment, et, à l’entrée du bourg, il  y a une treille miraculeuse qui produira des raisins jusqu’au coeur d’octobre.

Une jeune fille chante en tirant l’aiguille, dans la boutique du boulanger : profil arrondi, cheveux noirs lissés, prunelle en velours. Elle patoise un peu, mais je démêle, en prêtant l’oreille, un couplet surpris jadis aux lèvres de ma mère :

    Dans le jardin de ma tante il y a quatre coins.
Dans le premier coin il y a un jasmin,
Je vous aime d’un amour sans fin.
Dans le second coin il y a une rose,
Je voudrais vous embrasser mais je n’ose.
Dans le troisième il y a un oeillet,
Dites-moi tout bas votre secret.
Dans le quatrième est un pavot,
Ce que vous dites bas, dites-le haut

Dans une auberge de Bois-de-Céné également, devant une pauvre limonade, j’ai éprouvé cette douce fascination du silence, de la blancheur et de ces vieilles choses ignorantes qui ont gardé leur premier sourire. Le chêne des tables luisait profondément autour du billard couvert d’une housse en cretonne. Des lampes de cuivre étincelaient au plafond et les verres dans les placards d’angle. Entre les rideaux frais on distinguait, d’un côté, l’église courtaude derrière ses ifs, de l’autre une cuisine dorée où travaillait la patronne. Un parfum de pomme, de fumée, d’encaustique, auquel se mêlait l’odeur terreuse de carreaux trop souvent lavés et qui ne sèchent point, collait aux murs de la maison. Seul l’horloge du clocher bougeait, tous les quarts d’heure, mais on finissait par ne plus l’entendre. Deux paysans s’attablèrent et révèrent longtemps sans mot dire, en trinquant. Ils m’avaient salué avec courtoisie, comme le font encore les anciens – écho qui expire ! – le long des routes vendéennes.

Je vous jure qu’il faut un effort pour reprendre le bâton quand cette présence du vide vous a frôlé ! Ne m’avez-vous pas dit, mon cher Sageret, que Bouin est l’unique lieu du monde où vous avez dormi, parfaitement dormi, de ce grand sommeil qui est l’image de la mort ?

Compensation : la route est vivante. Bétail, volaille, dindons, canards, goélands, moulins, nuages et vent, tout s’agite à l’entour de son ruban étroit qui sinue au travers des pacages et des bossis ensemencés de fèves. Le vent surtout, ce vent du marais, prompt et jamais las, trempé, sauri, gâté par le relent des vases en dépit des bouffées toniques de l’étable et du foin, rampe ou galope jour et nuit au ras des herbes. Cette terre basse n’est pour lui que le prolongement de la mer. Nul obstacle, nul repli, pas même l’ondulation des houles. Il arrive en pleine force, en pleine lancée : il fauche. Dès novembre, aux premiers crachins, il commence de battre la bourrine-champignon, où l’homme se clapit près d’un feu de bouses, tandis que l’eau sournoise monte inexorablement, les deux complices se rejoignent sous la nue bouchée qui couvre de ses brumes leur tyrannie sans pitié. Je me souviens que la femme du peintre Milcendeau, exilée sous son chaume de Soullans, disait les larmes que le hurlement incessant de l’hiver arrachait à ses nerfs brisés.

Le Bourg des Moustiers en Bretagne dans Bretagne 220px-Juign%C3%A9-des-Moutiers_-_prieur%C3%A9_de_la_Primaudi%C3%A8reAu soleil de juin, c’est une fête de voir les troupeaux bien nourris, grands boeufs pâles, vaches au mufle huileux, disposer, sur les fonds verts, la masse décorative de leurs formes graves. L’heure du lait, le soir, les groupe aux échaliers près des bidons qui attendent. Les filles portent les sceaux crémeux, bras nus et la crinière coulée sur la nuque dans une résille. Les moutons font tache de-ci, de-là ; les poules s’affairent, bien campées, l’oeil vif ; les canards bâfrent, culs-de-plomb qui tranchent de l’aventurier en jouant de la corne. Mais ils ne feront jamais qu’un voyage au marché de Saint-Jean-de-Monts, de Challans ou de Machecoul, les pattes liées au fond d’un cageot, et l’âne en rit qui les conduira.

Lui, du moins, il engraisse. Bête de misère dans les régions tondues, l’âne tient au Pays de Retz sa prébende. Le poil frais, l’oreille vive, agile et bonhomme, il hante les fermes, les grèves, les foires, les chemins. On le voit paître les fossés en frétillant de la queue, traîner des charges de bousas, des montagnes de paille de fèves et porter le sel gris, tantôt poussé par un paysan en chapeau maraîchin, tantôt conduit par une femme abritée sous la coiffe en anse de panier qu’on nomme quinchenotte. Il est à l’échelle des maisons et sa fine couleur s’accorde naturellement aux pastels du paysage. Si j’avais à doter le marais d’armoiries parlantes, je choisirais, pour le représenter, l’eau, le nuage et l’âne. C’est un malin, en dépit de sa réputation, et un sage. J’ai eu naguère une bourrique qui n’avait rien de plus pressé que de se rouler dans la poussière chaque fois qu’on lui passait l’étrille. Elle m’apprit ainsi à mépriser les vanités mondaines dont le cheval et ceux qui le montent sont tout farcis.

Petit à petit, d’ailleurs, l’âne cède le pas à l’automobile et c’est dommage. M. Guilloux, l’historien du marais breton-vendéen, nous apprend que jadis, du XVe au XVIIIe siècle, la baie de Bourgneuf fournissait de sel une bonne moitié du monde civilisé. Des flottes de la Hanse le venaient charger en l’île de Bouin, tandis qu’huguenots et papistes argumentaient à coups de rapières, aux entours de Beauvoir, sur la façon correcte de gagner le ciel. On disait, en Allemagne, le sel de la Baye, sans plus, et il faisait prime. Mais la vase envahissait les côtes, les salines. Des siècles de lutte n’empêchèrent pas la défaite. On dut planter où la mer cristallisait. Le marais salant devint le marais gât, en culture, et la fève, le blé, le foin éliminèrent lentement le sel. Il n’est plus aujourd’hui qu’une ressource médiocre en comparaison des céréales, de l’élevage. Les nourrisseurs de Paris écument les marchés : volailles grasses, prés-salés, veaux laiteux. Et la mécanique, qui vous aplatit proprement un poulet sur le macadam, chasse à son tour notre lambin de bourricot.

J’ai remarqué pourtant que cette richesse d’après guerre avait moins atteint le pittoresque qu’on ne l’a dit, en Bretagne comme en Vendée. Bien des paysans de la vieille Armorique ont profité de l’argent pour remonter leur garde-robe en veste de velours, en gilets brodés, en tabliers de soie. Au marais on bâtit toujours la bourrine en regard des murs de pierre. Et, ma foi, j’ai beau y regarder de près, je retrouve encore intacte la nature et les hommes qu’ont peints Lepère et Milcendeau.

Le premier avait choisi le marais par élection, pour s’y recueillir quelques mois chaque année, le second tenait au sol par ses ancêtres, et il y a entre eux la différence du sang comme entre demi-frères. Il faudrait ignorer la maîtrise de Lepère, sûr de ses moyens jusqu’à éblouir, son intelligence, sa sensibilité, pour douter de la façon admirable dont il a pu interpréter les massifs d’arbres au bord des routes, – oh ! le beau souvenir des frondaisons de Watteau ! – la plaine submergée où le maraîchin pousse la yole sous les tétards, le hameau transi, la nue convulsive, le marché grouillant. Le drame de la terre et de l’eau où se débat l’homme, ce monde mouvant, dilué, sans fond, sur quoi se dressent des troncs cornus, des baliveaux instables et une volonté de vivre, il en a pénétré et rendu la grandeur tragique. Et il a été touché par la lumière aussi, cette lumière moelleuse, à facettes, qui réserve à ce lopin de boue une richesse incomparable.

Mais dans sa Bièvre, dans ses Quais de la Seine, dans sa Normandie, dans toute son oeuvre, je sens la même acuité, les mêmes raffinements de métier, le même oeil. Milcendeau possédait deux regards. En Vendée, un nouveau génie l’habite. Il n’est plus uniquement l’artiste qui met son savoir et ses dons au service d’un sujet qui l’émeut. Il est visionnaire. Ses morts, des paysans à bourrine, parlent en lui. Le marais, sous ses crayons ou son pinceau, devient religieux. Aucun effet, aucune déformation de style, mais une vérité grave jusqu’au recueillement, profonde jusqu’à l’angoisse.

Lui seul a crayonné, avec la naïveté savante d’un Clouet qui va d’emblée aux traits essentiels, le maraîchin rasé, plissé, tanné, coiffé d’un chapeau rond, vêtu d’un frac en forme de boléro et d’un pantalon collant à pleines fesses. Lui seul a fixé dans des gouaches, des dessins parfaits et sans détours, l’âme chaude, contenue, des filles à cheveux plats, brunes sanguines aux lèvres estompées, aux beaux yeux sombres, au menton court. S’il aimait la mutilation des vieux visages, le printemps craintif des adolescentes rustiques n’a pas manqué de l’attirer. Il y a dans ses horizons gris une fatalité qui fait mal. Ses toits de chaume ne posent pas, ils souffrent. Ses intérieurs fascinent. Milcendeau prend le marais et nous ouvre son coeur. Passant ailleurs, il est ici de la famille. Et s’il a rapporté d’Espagne une oeuvre lucide, c’est que le maraîchin rappelle dans ses traits, sa vêture, les paysans du Léon dont il serait, dit-on, un descendant émigré.

Chacun va où son démon le pousse et il n’est pas vrai de prétendre que l’artiste fait ce qu’il veut. Ces quelques lieues carrées où le Pays de Retz s’ajuste au Pays de Monts, ont inspiré des peintres diversement. Peské a pris l’arbre en bûcheron, en poète. Antral a pris l’eau et les signes primitifs d’une nature élémentaire.

chapelle5_200x600 dans VILLAGES de FRANCEJ’ai découvert Antral au bourg des Moustiers, dans la maison de la mère Pinson, un beau matin qu’une brise vinaigrée enfilait la ruelle. Il venait de Nantes : escale au port, aux rues chaudes, tordues, fades, lumineuses, musicales. La Loire et le lac de Grand-Lieu l’avaient préparé à ces horizons déserts que hachurent, au premier plan, un jonc maigre, des osiers, et il tenait de la mer la révélation des cieux dramatiques. Il ne fut pas longtemps à prêter l’oreille pour entendre la langue du Pays de Retz, les sables pâles comme un champ d’avoine, les vasières opalines, la baie lourde, bilieuse, arrondie dans un beau mouvement circulaire, les étiers taillés dans une terre pourrie – le Collet, les Brochets, l’Époids, – où christe-marine, algue, pourpier sucent leur vie côte à côte et qu’un balisage de perches rustiques prolonge dans le large, les douves des salines, croûtées comme un visage malade, les poteaux du télégraphe si hauts sur la plaine, les coiffes blanches, les maisons blanches, le vent…

Un soir de septembre, ces soirs si grands chez nous où les nuages s’arrêtent, échafaudent leurs masses et s’ouvrent tout à coup dans un éclatement pourpre, j’ai quitté Antral. Il emportait dans ses cartons ce pays où nous avions roulé ensemble, où il ne reviendra peut-être jamais. Je me suis retrouvé seul sur la route, avec la chaleur mélancolique d’une forte poignée de main et cette pesanteur de l’âme qui suit les évasions exaltées. Le crépuscule couvait encore des braises rouges dans ses cendres soufrées. Un phare s’alluma : le Pilier qui me fait signe du côté de l’aventure depuis tantôt quarante ans. Je vis la mer, molle et passionnée comme une phrase de Chopin, musique fanée qui vous brise… Ah ! que cette terre que je traîne aux semelles me parut pesante, en rentrant !

 

Extrait de ELDER, Marcel Tendron pseud. Marc (1884-1934) : Pays de Retz.- Paris : Emile-Paul, 1928.- 99 p.-1 f. de pl. en front. : couv. ill. ; 20 cm. - (Portrait de la France ; 21).

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Merlin dans la forêt de Brocéliande

Posté par francesca7 le 10 février 2014

 

220px-Idylls_of_the_King_18Voilà bien longtemps que l’enchanteur Merlin s’évertue à unifier le Royaume de Bretagne aux côtés du bon roi Arthur. Voilà aussi bien longtemps qu’il ne s’est pas reposé en sa chère forêt de Brocéliande. C’est ici, en Bretagne, au milieu des grands arbres et des lacs qu’il se sent le mieux.

En cette belle matinée de printemps, Merlin, sous la forme d’un jeune homme plein de vie, se rend au cœur de Brocéliande. Non loin de la fontaine de Barenton, il aperçoit une jeune fille dont la beauté n’a d’égal que la grâce.

– Damoiselle, qui es-tu ? demande-t-il avec curiosité.
– Je suis Viviane, fille du seigneur de Comper.

Tous deux s’installent sur un rocher et conversent pendant des heures. Pour faire plaisir à la belle, Merlin fait apparaître une foule de musiciens, de danseurs et un château enchanté entouré de fleurs et d’arbres fruitiers. « Cette magie est sans aucun doute celle du grand Merlin », pense alors Viviane, émerveillée. La fête dure toute la nuit, puis le château disparaît.

– Mon doux ami, moi qui m’ennuie souvent, laissez-moi au moins le beau jardin que vous avez créé, le supplie-t-elle.
– Il m’est si difficile de vous résister. Soit, le « Jardin de joie » restera.
– J’aimerais tant connaître vos secrets. Me les apprendrez-vous ?
– Je pourrais, douce demoiselle, mais il faudrait alors me promettre votre amitié éternelle.

Viviane donne sa parole et Merlin s’engage à lui enseigner sa magie. Même fort amoureux, il sent que le royaume est en péril et n’oublie pas son devoir auprès du roi Arthur. Il quitte donc la belle à regret pour retourner à la cour.

À force de sages conseils et de quelques magies, Merlin aide Arthur à chasser les envahisseurs saxons et à réunifier le royaume. Avec hâte, il retourne au Jardin de joie où Viviane lui réserve un accueil si chaleureux qu’il s’en éprend encore plus.
Comme promis, il lui enseigne le pouvoir des plantes, la maîtrise des éléments, la métamorphose et le sort qui plonge quiconque dans un sommeil profond. L’esprit insatiable de Viviane en demande toujours plus tandis que l’amour grandissant de Merlin le fait céder à tous les caprices de la belle.

– Mon bel ami, j’aimerais tant posséder mon propre château, lumineux et plein de joie.
À ces mots, un château de cristal jaillit soudain au bord du lac.

– Douce Viviane, voici votre demeure. Nul autre que vous et votre cour ne pourrez la voir, vous serez ainsi en sécurité pendant mon absence.

– Me laissez-vous encore ? demande Viviane, désespérée.
– Je reviendrai vite.
– Promettez-moi qu’à votre retour, vous m’apprendrez le sort d’enserrement, lui demande-t-elle avec une infinie douceur.
– Qu’il en soit ainsi, répond Merlin dans un soupir.

De retour à la cour, Merlin prodigue ses derniers conseils au roi. Conscient des desseins de Viviane, il annonce à Arthur qu’il retourne définitivement en forêt de Brocéliande, où la belle l’attend, impatiente.

– Vous êtes enfin de retour, mon doux ami, s’écrie-t-elle avec joie. Vous rappelez-vous votre promesse ?
– Comment l’oublier ? répond Merlin.

L’enchanteur dévoile à sa belle le sortilège qui enserre un homme à jamais, puis s’endort profondément. Quelques heures plus tard, il se réveille dans un endroit merveilleux, mais entouré d’une paroi d’air infranchissable. À ses côtés, Viviane le regarde avec tendresse.

– Vous m’appartenez désormais comme je vous appartiens, Merlin. Nous vivrons heureux à tout jamais réunis, murmure-t-elle.

Ainsi, par amour, le grand Merlin renonce à sa liberté. Dans la forêt de Brocéliande se trouvent encore aujourd’hui quelques rochers que l’on appelle « le tombeau de Merlin ». Mais l’enchanteur n’y est pas enterré, il vit encore dans cette prison dorée que nul ne peut voir.

 

Textes : Aurélie Garnier, TV5.ca

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Inoubliable ILE AUX MOINES

Posté par francesca7 le 18 janvier 2014

 

téléchargement (5)Île-aux-Moines La plus grande île du golfe du Morbihan.

Ile aux moines Le nom breton de la commune « Enizenac’h » un lieu à découvrir absolument : L’Ile aux moines est située au milieu du golfe du Morbihan. C’est un petit monde en miniature aux paysages contrastés, à l’ambiance douce et parfumée avec des chemins étroits qui enjambent des mini-collines et descendent des mini-vallons avec des mini-bois de pins qui portent des noms de contes de fées : bois d’amour, bois des soupirs, bois des regrets. Elle a tout du refuge paradisiaque pour amoureux de la mer et de l’insularité sereine.

L’Ile aux moines, dont la preuve du lointain passé nous est fournie par des monuments mégalithiques encore visibles aujourd’hui, était peuplée Jusqu’en 52Av. J.C. par les Vénètes .

Son nom, IZENAH en Breton, est une contraction de celui qu’elle portait au Xième siècle : ENEST MANACH lorsqu’en 854 Erispoë alors roi de Bretagne, en fit don aux moines de l’abbaye de Redon qui la cultivèrent. En 1453, alors qu’elle commençait à se peupler, une paroisse y fut créée. En 1792, elle fut déclarée commune, et le nom francisé restera.
L’Ile aux Moines vous offre ses plages, ses bois et ses innombrables chemins protégés par une abondante végétation dévoilant ça et là d’admirables points de vue sur tout le golfe. Malgré ses 7 km de long et 5 de large, vous ne serez jamais à plus de 450 m de la mer. Dans le bourg les ruelles se croisent au gré des habitations. Tantôt sentier, tantôt escalier, elles vous ferons découvrir la modeste maison de pêcheur aux murs blanchis et aux menuiseries colorées, ou la maison de capitaine plus importante au granit parfois travaillé. Une végétation luxuriante à demi sauvage constitue l’un du principal charme de l’île par sa variété de paysage. C’est ainsi que camélia, mimosa ou hortensia, envahissent au printemps les sentiers et les jardins pour transformer l’île en un immense parc odorant.

L’île vous offre ses routes et chemins boisés pour la découvrir à pied ou à vélo(locations de cycles sur le port) promenades a partir du port : 
300m: LA GRANDE PLAGE, ses cabines de bains, alignées les unes à côté des autres, en font, un endroit de charme en particulier hors saisons. Par le bois d’Amour, vue sur PORT-BLANC et sur l’entrée du golfe.
800 m (20mn) LE BOURG :principaux commerces, rue des Escaliers, église et juste en contrebas la plage de port miquel 1,8km (60mn) POINTE DU TRECH’ : Chapelle St.Michel, calvaire du trech’, vue sur ARRADON et l’Ile Olavre.
2,5 km (90mn) POINTE DE BROUEL : fontaine et chapelle du Guéric,cale de Brouel, vue sur l’Ile d’ARZ, les îles brouel.
2,5 km (90mn) :P LAGE DU GORET : vue sur l’Ile de Creizic et l’entrée du golfe. 
4,4km (3h) PEN HAP. croix de pen hap, cale et vue sur la presqu’île de Rhuis (le logeo).
5,3km (3h30) POINTE DE NIOUL : les dolmens, la lande de la pointe de Nioul, vue sur la presque île de Rhuis et l’entrée du golfe.

 Où sont les moines ?

Magnifique endroit que l’île aux Moines ! Elle doit son nom aux moines de l’abbaye de Redon à qui le roi de Bretagne l’offrit au 9e siècle. Venez flâner hors saison dans le vieux bourg aux ruelles fleuries de camélias, mimosas et aux charmantes maisons de pêcheurs. L’île s’apprivoise à pied ou à vélo, que l’on peut louer au débarcadère. Le moyen idéal pour parcourir le Bois d’Amour et les collines couvertes de bruyères de la « perle du Golfe ».

L’île mesure 7 km de long sur 3,5 km de large pour une superficie de 310 ha. Sa forme est celle d’une croix et aucun point de l’île n’est situé à plus de 450 m de la mer.

Le port.On peut y accéder notamment depuis le port de Larmor-Baden ou en cinq minutes depuis Port-Blanc, à Baden.

Le conservatoire du littoral a acquis en 1980 la pointe méridionale de l’île, la pointe de Penhap qui est gérée par la commune.

C’est un site protégé à cause de sa végétation de type méditerranéen.

L’Île-aux-Moines est habitée depuis l’époque néolithique comme l’attestent les dolmens encore visibles ainsi que d’autres vestiges. Des traces d’occupation à l’époque gallo-romaine ont également été découverts au bourg.

En 854, le roi de Bretagne Erispoë en fit don à l’abbaye de Saint-Sauveur de Redon (créée par son père, Nominoë). Elle sert alors de grenier pour l’abbaye.

Après les invasions normandes du xe siècle, l’île est rattachée à la paroisse d’Arradon.

En 1543, elle fut élevée au rang de paroisse.

En 1792, elle devient une commune sous le nom francisé d’Isle-aux-Moines1.
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom d’Isle-du-Morbihan1.

Traditionnellement, les jeunes filles avaient le droit de choisir elles-mêmes leur mari car l’économie de l’île reposait largement sur leurs épaules, du fait du grand nombre de marins au long cours fournis par l’île.

Aujourd’hui, on y trouve une association marine. La pointe de Penhap est une des bases de Jeunesse et Marine, une organisation qui permet aux jeunes de pratiquer toutes sortes de voiliers.

l’Île-aux-Moines porte :« D’azur à une ancre avec sa gumène d’or, la trabe chargée des mots IZ ENAH en lettres capitales de sable, et à une crosse abbatiale aussi d’or passées en sautoir et posées sur une île de sinople baignant dans une mer moutonnante d’argent issant de la pointe ; au chef d’hermine. »

Elle fut appelée successivement Crialeis (« croix courte »), puis Enez manac’h (« île au moine », graphie du xie siècle : « Enest Manach »), qui donna la contraction du breton actuel en Enizenac’h.
Son nom provient du fait qu’elle fut propriété des moines de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon, bien qu’aucun d’entre eux n’y vint habiter.

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Douarnenez, un site Antique

Posté par francesca7 le 18 janvier 2014

HISTOIRE DOUARNENEZ

La présence de cuves à garum aux Plomarc’h atteste de l’antiquité du site qui se trouve être un des sites les mieux conservés d’Europe. Le garum des Plomarc’h, condiment ressemblant à notre nuoc-mâm, fut produit entre le premier siècle de notre ère et 276. Ces années virent la côte ouest de l’Armorique ravagée par de nombreux raids de pirates venant du nord de l’Europe. Le premier Douarneniste connu est d’ailleurs un romain, Caius Varénius Varus, probablement issu de la Narbonnaise. Son nom est inscrit sur une stèle votive conservée au Musée départemental breton de Quimper. C’est de Pouldavid que les toiles (appelées « Olonnes ») de Locronan partaient à l’exportation. Le nom de Pouldavid, écrit de diverses manières, figure d’ailleurs sur nombre de cartes marines médiévales. Il désignait le site où venaient s’approvisionner certains bâtiments.

Douarnenez  est une commune française, située dans le département du Finistère et la région Bretagne.

Douarnenez garde encore la réputation d’un grand port sardinier, même si les caprices de la sardine, au fil du temps, ont entraîné une diversification des pêches autrefois saisonnières.

Port de pêche florissant jusqu’à la fin des années 1970 et début 1980, il a connu un très net déclin depuis. L’activité de la pêche y est aujourd’hui marginale mais de nombreux bateaux y débarquent leur pêche. C’est également un port de plaisance important du Finistère avec Tréboul et le Port-Rhu.

Ses habitants portent le nom de Douarnenistes ; leurs voisins les appellent parfois (notamment les femmes) Penn Sardin, en référence au travail des ouvrières des conserveries qui consistait entre autres à couper la tête des sardines 2 (penn signifiant tête en breton).
La commune fut agrandie en 1945 en fusionnant avec les communes voisines de Ploaré, Pouldavid et Tréboul, et elle est aujourd’hui connue comme ville aux trois ports (port-Rhu, port du Rosmeur, port de Plaisance).

Douarnenez, un site Antique dans Bretagne 350px-Evariste-Vital_Luminais_-_Fuite_de_GradlonSelon la légende de la ville d’Ys, une cité prospère et insoumise aurait été construite jadis dans la baie, avant d’être engloutie par l’océan en guise de punition divine. Cette légende, mise en forme au xiie siècle, recrée un passé mythique à la Cornouaille en se basant sur des personnages historiques ayant marqué la région avant l’an mil et l’époque des invasions scandinaves.

Au début du xiie siècle, l’évêque de Cornouaille, Robert, fait don de l’île de Saint Tutuarn au monastère de Marmoutier (près de Tours en Indre-et-Loire). Cette île a été identifiée avec l’île Tristan et son nom ancien, qui fait référence à saint Tudy, pourrait être à l’origine du nom de la ville. Une autre explication étymologique courante est que Douarnenez vienne de la déformation du breton « douar an enez » qui signifie « la terre de l’île ». L’acte de donation indique qu’une église existait déjà, plutôt un petit monastère qu’une église paroissiale. Quant au don, il semble avoir eu comme but un renouveau dans la vie religieuse du diocèse.

Époque moderne

À l’époque des Guerres de la Ligue (1576-1598), le bandit Guy Éder de La Fontenelle profite de la situation pour brigander la Bretagne et plus particulièrement la Cornouaille et la région de Douarnenez. L’ile Tristan est un moment sa base. Le consensus de mise à la fin des guerres de religion le voit même se faire confier la gouvernance de l’île. Finalement convaincu d’intelligence coupable avec les espagnols et sans que soit oublié le souvenir de ses massacres, il fut roué en place de Grève en septembre 1602. À l’époque de Louis XIV, la commune fut connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges(1675).

Douarnenez a été et reste un haut lieu de la pêche à la sardine (3 714 tonnes en 2006), ce qui lui vaut le surnom de « Sardinopolis ». Ainsi, depuis le xixe siècle, plusieurs conserveries se sont installées dans la ville, dont la plus ancienne au monde (1853), Chancerelle, est toujours en activité. La technique de pêche à la sardine met en concurrence les sardiniers douarnenistes qui utilisent le filet droit et leurs concurrents utilisant la bolinche, ce qui entraîne deux « guerres de la bolinche » en 1951 et 1958.

250px-PixAile15 dans VILLAGES de FRANCEFace à la concurrence, la plupart des conserveries de sardine de la ville ont progressivement fermé leurs portes, notamment à cause de l’appauvrissement de la ressource en sardine entre 1880 et 1914. Les pêcheurs douarnenistes se diversifient alors dans la pêche au homard et à la langouste sur les côtes d’Espagne, du Portugal, du Maroc, de Mauritanie, créant chez les marins-pêcheurs douarnenistes jusque dans les années 1980 une caste de Mauritaniens.

Avant 1900, Douarnenez abrite 32 conserveries, leurs patrons faisant partie de la « noblesse de l’huile » alors que les femmes qui y travaillent sont appelées les « dames ou filles de la friture » (4 000 lors de la grève déclenchée en 1924 pour obtenir des salaires décents). En 1958, il reste 14 usines, embauchant à l’année 118 personnes. Actuellement, il reste trois usines industrielles qui ont su se développer, qui emploient près de 1000 personnes et mettent en conserve 70% du thon français : Paulet (marque Petit Navire), Cobreco (avec ses marques Arok et Jacq, elle est le leader de la conserve de coquilles Saint-Jacques et du thon fabriqué en France) et Chancerelle (marque Connétable). Depuis 2010, Kerbriant (marque Kerbriant) une petite conserverie artisanale et familiale de plats cuisinés à base de produits de la mer, installée à Beuzec-Cap-Sizun depuis 1986, s’est deplacée sur le site de Lannugat à proximité de la conserverie Cobreco. En 2013, Chancerelle rachète Cobreco et quitte son usine historique sur le port du Rosmeur. Douarnenez est toujours la capitale européenne de la conserve de poisson.

Le port-musée au Port Rhu a récemment abrité une importante exposition de l’historien local Alain Le Doaré, relatant l’histoire des conserveries dans la ville des « Penn-sardin », mais aussi en Cornouaille et sur tout le littoral atlantique. Pointeuse, tables, sertisseuses, autoclaves, camion, coffre, boîtes, archives, photos, maquette et films… témoignent de cette activité industrielle.

 

 

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A Ouessant, c’est trop fort

Posté par francesca7 le 8 janvier 2014

220px-OUESSANT.-.RUINE-PHARESauvage et mystérieuse, Ouessant est l’île la plus occidentale de la France métropolitaine. Ce territoire un peu hors du temps offre des paysages extraordinaires, sculptés par le vent, le sel et les embruns. 

Ouessant est une commune insulaire du département du Finistère, dans la région Bretagne, située dans l’Océan atlantique. Le bourg d’Ouessant s’appelle Lampaul. Ses habitants sont appelés Ouessantins. Ouessant fait partie du parc naturel régional d’Armorique et du parc naturel marin d’Iroise.

Ouessant est la quatrième île de la France métropolitaine par la taille (après la Corse, l’île d’Yeu et Belle-Île-en-Mer), si l’on omet l’île d’Oléron, l’île de Ré et l’île de Noirmoutier, qui sont désormais reliées au continent par un pont.

Distante de vingt kilomètres de la côte ouest du Finistère, longue de huit kilomètres et large de quatre, elle est la terre la plus occidentale de la France métropolitaine si l’on excepte le rocher de An Ividic à quelques encablures de l’île, sur lequel est ancré le phare de Nividic.

Ouessant a une forme rappelant celle d’une pince de crabe, l’ouest de l’île se divisant en deux « branches » : la « branche » de Locqueltas au nord, se terminant par la pointe de Pern, et celle de Feunten Velen au sud, se terminant par la pointe de Porz Doun. Ces deux branches encadrent la baie deLampaul. L’altitude maximale est de 61 mètres, l’altitude la plus basse étant évidemment celle du niveau de la mer.

À l’est, la baie du Stiff est la seule facilement accessible par la mer avec la baie de Lampaul et le petit port d’Arland. C’est d’ailleurs au fond de cette baie que se situe le port du Stiff, où accostent les navires à passagers ou à marchandises en provenance du continent.

L’île est séparée de l’archipel de Molène par le passage du Fromveur, un froid et puissant courant marin (8 à 10 nœuds) résultant d’une faille locale de60 m de profondeur. L’île se trouve en Mer d’Iroise.

Ouessant est entourée de plusieurs îlots, dont le plus gros, au nord, est considéré comme une île : l’île de Keller, parfois dénommée à tort sur certains documents Kereller (0,28 km2). L’ilôt deYouc’h Korz est situé dans la Baie de Lampaul.

Ouessant marque traditionnellement l’entrée sud de la Manche (l’entrée nord étant balisée par les Sorlingues appelées plus couramment îles Scilly, de leur nom anglais).

Vingt kilomètres séparent la pointe de la Bretagne et Ouessant. Tout marin connaît cette île du Ponant, ultime escale avant les Amériques. « L’île haute », « l’île de l’épouvante », « l’île des naufragés », tous les marins connaissent ces effroyables surnoms, les perfides écueils qui la ceinturent, les brumes qui l’engloutissent un jour sur quatre, et les redoutables courants qui l’enserrent, tel le Fromveur, l’un des plus forts d’Europe. « Qui voit Ouessant voit son sang ». Le dicton dit tout.

A Ouessant, c'est trop fort dans Bretagne 220px-Alfred_de_Courcy_Fille_d%27Ouessant_-dessin_de_Geniole-Il faut attendre la marée basse pour découvrir les quatre plages de sable fin de l’île. La plus grande, celle du Corz, est lovée sous Lampaul, le seul bourg digne de ce nom. Car la centaine de hameaux répertoriés à Ouessant ne sont composés, le plus souvent, que de deux maisons ! Des fermettes en pierre, la plupart transformées en résidences secondaires pour les « gens du continent ». Seules 850 personnes habitent encore l’île à l’année, contre 2 500 en été.

La levée de gros galets basaltiques située à Porz Nenv près de l’ancien hameau de Pern seraient venus d’Islande, transportés par des icebergs lors des glaciations quaternaires et forment une plage suspendue, témoignant d’un niveau de la mer plus élevé lors des périodes de réchauffement interglaciaires.

Géologiquement,Ouessant est formée principalement de granulite grenue à gros grains dans sa moitié nord et de gneiss granulitique micacé, alternant avec des micaschistes, avec des filons de granulite grenue blanche dans sa moitié sud. L’île possède aussi un gisement de graphite dans sa partie sud-ouest et des grenats dans sa partie sud.

L’archipel d’Ouessant-Molène est un morceau détaché de l’anticlinal du Léon, formé de granites d’époque archéenne et carbonifère, que l’on peut subdiviser en deux parties : la première, composée de la seule île d’Ouessant, est séparée du continent depuis très longtemps ; la seconde, qui comprend Molène et les îles de son archipel, dont la séparation d’avec le continent est récente. Une ancienne barrière granitique unissait les îles de l’archipel de Molène au continent au niveau de l’actuel chenal du Four ; cette barrière s’abaissa lentement, provoquant un ennoiement progressif dont des forêts submergées comme on en retrouve des traces dans l’Anse de Goulven ou à Tréompan, des monuments mégalithiques engloutis et des légendes de villes englouties (Ys, Tolente).

« L’archipel d’Ouessant est constitué d’un ensemble d’îles dont les plus importantes sont, à partir de la pointe Saint-Mathieu, les îles de l’archipel de Molène : Béniguet,Quéménès, Trielen, Molène, Balanec, Bannec, et enfin Ouessant. À ces îles, il faut ajouter une infinité d’îlots, hauts fonds, récifs, parties émergentes d’un vaste plateau sous-marin, limité à l’Ouest par Ouessant et au sud par la chaussée des Pierres Noires. Cette ligne de rochers, matérialisée par un phare du même nom, constitue la limite Nord de la mer d’Iroise où s’ouvre la rade de Brest et la baie de Douarnenez. Cet archipel ne ménage, entre les îlots et récifs, que d’étroits passages peu profonds hérissés d’écueils et réservés à la navigation locale. Par contre au Nord, le chenal du Four permet de communiquer avec l’Iroise en longeant le continent : malgré son étroitesse, il peut être emprunté par tous les navires car les courants suivent la direction du chenal ; les récifs des Plâtresses le séparent du chenal de la Helle, autre passage permettant d’accéder à l’Iroise en évitant les dangers de l’archipel4. »

Ouessant est une île depuis les temps préhistoriques. À la fin de la dernière ère glaciaire, elle était déjà séparée du continent. Les éléments d’occupation les plus anciens remontent à 1 500 av. J.-C. On a découvert un village préchrétien ayant existé pendant de nombreux siècles à Ouessant, signe d’une civilisation déjà ancienne. On peut en retrouver les traces sur le site archéologique de Mez Notariou dans le centre de l’île, près de la côte Saint-Michel, étudié par l’archéologue Jean-Paul Le Bihan.

« Les fouilles menées depuis 1988 livrent les vestiges remarquables et spectaculaires d’un village de transition Bronze final - 1er âge du ferconstruit en bois et argile crue (…), des activités sporadiques de la Tène III et d’époque gallo-romaine. (…) Les 3 600 m2 actuellement étudiés livrent 2 500 trous de poteaux, 120 bâtiments, 120 000 tessons de céramique. »

220px-La_poste_%C3%A0_Lampaul dans BretagneLes restes de deux villages, habités par plusieurs centaines de personnes (une véritable agglomération pour l’époque) ont été retrouvés, attestant de l’occupation du site sur une période allant de 4 000 ans av. J.-C. jusqu’au début du vie siècle de notre ère. Le premier village (âge du bronze, entre 1 500 et 1 300 avant notre ère) est caractérisé par des fondations incluant des dalles de pierre trouées destinées à supporter des poteaux de charpente. Le second village est daté de l’âge du fer, vers 700 av. J.-C. ; les ancêtres des Ouessantins vivaient de la culture des céréales, de pêche, d’élevage ; ils pratiquaient la métallurgie, la poterie. La découverte de dizaines de milliers de patelles, des patella vulgata dénommées « berniques » en Bretagne, suggère l’existence d’un culte voué à ce coquillage. « Là, il y avait (…) une zone d’activités sacrées, un sanctuaire utilisé par tous les Ouessantins et les marins de tous horizons. Le voyage s’accompagne toujours de superstitions et de croyances. (…) Ce qui est unique, c’est que ce lieu soit resté un sanctuaire pendant 2 000 ans. (…) On a trouvé une bernique moulée en bronze. (…) Un peu comme le scarabée est un animal sacré en Égypte, il se peut que la bernique ait joué un rôle religieux » dit Jean-Paul Le Bihan. Le culte important voué à ce coquillage; qui pourrait par sa forme symboliser la féminité et la fertilité, pourrait être un culte voué à la déesse-mère. Artémidore, géographe du ie siècle av. J.-C., évoque un culte à Cérès, déesse de la fertilité, dans une île proche de la Bretagne, qui est peut-être Ouessant. Par ailleurs, des milliers d’ossements d’animaux, et dans 70 % des cas, des os d’épaules droites, ont aussi été découverts près de ce sanctuaire, sans que cette particularité ne soit pour l’instant expliquée. « Cela renforce l’idée qu’Ouessant était, à cette époque, un passage obligé sur les routes de l’étain. L’île devait être une escale où on réparait les navires, où l’on faisait le plein de provisions et d’eau et où l’on embauchait des pilotes pour franchir la Mer d’Iroise » pense Jean-Paul Le Bihan.

L’île était un repère pour les marins de l’Antiquité (Carthaginois, puis Grecs et Romains) qui faisaient le commerce de l’étain avec les Îles Cassitérides (Cornouaille ou Sorlingues) : le géographe grec Strabon la désigne sous le nom d’Oυξισαμη, Pline l’Ancien comme Axanta, mais le nom latin usuel est Uxantis.

150px-Homme_d%27OuessantLe cromlech de la presqu’île de Pen-ar-Lan, qui a une forme ovoïde (un « œuf mégalithique » formé de 18 blocs de 0,60 m à 1 mètre de haut, réunis par un talus, en fait un petit muret de pierres, dessinant une ellipse de 13 m dans son axe est-ouest sur 10 m dans son axe nord-sud), était peut-être un monument astronomique préhistorique ; une autre hypothèse en fait un coffre sépulcral mégalithique. Au centre se trouvaient deux menhirs qui ont disparu. Le site a été fouillé en 1988 par les archéologues Jacques Briard et Michel Le Goffic.

Paul Gruyer, dans son livre Ouessant, Enez Heussa, l’île de l’Epouvante, publié en 1899, rapporte l’ancienne tradition orale qui faisait d’Ouessant la mythique Thulé, tradition déjà rapportée un siècle plus tôt par Jacques Cambry dans son Voyage dans le Finistère... Cette hypothèse est rejetée par les historiens désormais.

Au ive siècle avant J.-C., le navigateur marseillais Pythéas, qui s’est rendu jusque dans les Îles Britanniques et la Scandinavie, suivant la route de l’étain et la route de l’ambre, découvre aussi au passage le cap Kabaïon ( = la Pointe de Penmarc’h) et Uxisama, le pays des Œstrymni ( = Ouessant).

 

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la légende du Merle blanc

Posté par francesca7 le 22 décembre 2013

 

 
et d’un renard trop gourmand (Ille-et-Vilaine)

(D’après « La Tradition », paru en 1903)

 

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Une légende affirme qu’il y avait, autrefois, à la ferme du Vert-Buisson, dans la commune de Bruz, un merle blanc qui chantait tant et si bien qu’on venait de très loin pour le voir et l’entendre. Un jour, un renard qui le guettait depuis longtemps, rattrapa et allait le croquer comme un failli pierrot, lorsque l’oiseau prit la parole

Le merle blanc lança au renard : « Si tu veux me laisser la vie sauve et me rendre la liberté je te ferai faire un copieux déjeuner demain matin. C’est jour de marché à Rennes, les passants sur la route seront nombreux, ils auront des provisions de toutes sortes, et je réponds que tu feras un repas dont tu te souviendras longtemps. » Le renard accepta.

Le lendemain, en effet, une bonne femme qui se rendait au marché, portait dans un panier, des œufs et des volailles. Tout à coup elle aperçut, sur le revers d’un talus, le merle blanc qui semblait blessé. Elle courut pour le prendre ; et dans sa précipitation renversa son panier, brisa ses œufs et jeta ses volailles dans le fossé. L’oiseau s’envola, et le renard, dans une haie, ne fit qu’un bond sur un superbe coq qu’il emporta dans sa tanière.

Lorsqu’il eût déjeuné, le merle qui l’avait accompagné, lui dit :

— Maintenant que te v’là rassasié, veux-tu rire un brin ?

— Volontiers.

— Eh bien suis-moi.

Et il emmena le renard dans le sentier d’un petit bois où il était impossible à deux hommes de marcher de front. « Cache-toi dans un buisson, lui dit-il, et tu vas voir quelque chose de drôle tout à l’heure. » Bientôt, en effet, arrivèrent deux marchands de verres et de faïences qui portaient leurs hottes sur le dos, et marchaient, l’un suivant l’autre, dans l’étroit sentier.

Le merle, lui, chantait sur le haut d’un chêne pour attirer leur attention. Soudain ! il descendit de son arbre et alla se percher sur la hotte du premier marchand. Le second des voyageurs, en voyant cela, se dit en lui-même : « Ah, par exemple c’est tout de même trop d’audace, tu vas la gober. »

Et il leva son bâton pour frapper l’oiselet qui s’esquiva adroitement. Mais le coup avait porté tellement fort sur le panier d’osier, que de nombreux verres et écuelles furent brisés. Le premier marchand se détourna et, furieux, s’élança sur son compagnon en frappant lui aussi de toutes ses forces sur la marchandise du pauvre diable, victime du méchant oiseau, qui vit avec tristesse ses écuelles et ses verres réduits en miettes. Devinez si les deux animaux, cachés dans le bois, riaient à gorge déployée !

Une autre fois, le merle s’étant encore laissé prendre par le renard, lui dit :

– Laisse-moi la vie et rends-moi la liberté ; je te promets un déjeuner meilleur que celui de l’autre jour.

— Je le veux bien, répondit le renard, j’ai confiance en toi parce que tu ne m’as pas trompé jusqu’ici.

— Alors, écoute-moi bien : il y a dans la cour de la ferme de l’Ecorbière, près de la rabine de Blossac, une toute petite maison où une poule va, chaque matin, pondre un œuf. Il te suffira d’y aller de bonne heure, pour t’emparer de la poule et de ses œufs.

Dès le lendemain, avant que le jour fut levé, le renard alla rôder dans la cour de la ferme, et se glissa dans le fond de la loge du chien de garde. Ce dernier, un gros mâtin qui ne dormait que d’un œil, couché à deux pas sur un fumier, s’élança devant la porte de son gîte pour empêcher son ennemi d’en sortir. Lorsque le renard voulut se sauver, le chien l’étrangla d’un seul coup de mâchoire.

A partir de ce jour, on entendit le merle blanc siffler, matin et soir, dans les lauriers de la ferme du Vert-Buisson.

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l’Autruche de Bretagne

Posté par francesca7 le 20 décembre 2013

 

Depuis 1998, la ferme est reprise de génération en génération pour élever des autruches à Guidel en Morbihan / Guidel (56520)

Depuis le début, les produits issus de ces animaux sont transformés pour être vendus en circuit court.

Afin de découvrir cet animal, des visites sont organisées sur la ferme tous les jours de 10h à 19h. De mai à octobre, pendant la période de ponte, vous pourrez assister à l’éclosion des autruchons (adultes 3.5€ – enfants 2.5€).

m_parc-animalier-ferme-d-autruches-de-la-saudraye-guidel-groix-lorient-morbihan-bretagne-sud-1333Les Produits phares :

Les plats préparés, les rillettes, les terrines, les saucissons secs, les rôtis, les steaks, les tournedos … sont disponibles à la ferme, sur les marchés ou directement dans les rayons des grandes surfaces.

Vous trouverez facilement les produits de la ferme sur les étals des grandes surfaces grâce à un étiquetage précisant l’origine de la viande.

 

Encore méconnue en France, la viande d’autruche mérite d’être découverte. En effet, élevées en plein air et nourries à base de céréales, de luzerne et de pommes-de-terre, les autruches de la Saudraye produisent une viande d’excellente qualité nutritive. En plus de cette production alimentaire, la famille Le Bec lance une ligne de maroquinerie à partir des peaux d’autruches. Sacs à main, sacs à dos, portefeuille, porte chéquier, ceintures … sont autant de produits dérivés disponibles sur le point de vente.

 

La vente directe de produits frais et fermiers, du producteur au consommateur !

parc-animalier-ferme-d-autruches-de-la-saudraye-guidel-groix-lorient-morbihan-bretagne-sud-1335En vente à la ferme, mais aussi sur les Marchés des Producteurs de Pays et en magasin de producteurs , les agriculteurs vous proposent la production de leur exploitation : vente directe de légumes et de fruits, de viande ( agneau, porc, veau, bœuf, volaille, foie gras), de fromages vente directe de vins, de miel, de confitures, … Tous les produits du terroir – dont certains issus de l’agriculture biologique – sont sur les étals. Fraîcheur, qualité, origine et traçabilité sont bien sûr garantis.

Une question sur l’origine d’un produit, la conservation d’un légume ? Interrogez le producteur , il saura vous répondre et vous conseiller.

Les Autruches de la Saudraye

Boris Le Bec
La Haye
56250 Guidel
Tel : 02 97 65 04 54

http://www.autruches.blogspace.fr/

Animé par un constant souci de qualité et de traçabilité, Jean-Jacques Orvoën maîtrise l’élevage mais aussi l’abattage, de sorte que tous les produits que vous pouvez acheter sur l’exploitation ou commander par correspondance proviennent exclusivement de l’élevage de Saint-Adrien. 

 

Les animaux (autruches, émeux et nandoux) naissent, grandissent dans des enclos herbeux et sont abattus sur le site. Leur nourriture est composée de céréales, de luzerne et d’herbe. Les femelles autruches peuvent pondre jusqu’à 60 œufs par an. Placés en couvoir pendant 6 à 8 semaines, Jean-Jacques sait s’il devra aider l’autruchon à sortir de sa coquille et ce, grâce à une mesure régulière du poids de l’œuf. Dès leur naissance, les autruchons, très fragiles, sont placés dans un endroit chaud spécialement conçus pour leur permettre de grandir dans des conditions optimales.

 

A Scaër, dans le Finistère, au beau milieu de la campagne bretonne, se trouve nichée sur une petite colline, un élevage pas comme les autres… 

Ici, pas de volailles ni de porcs mais de grands oiseaux, les plus grands oiseaux du monde en fait, des autruches. Ancien producteur de petits pois, Jean-Jacques Orvoën a décidé, il y a une dizaine d’années, de changer de métier et d’assouvir sa nouvelle passion : créer un élevage d’autruches. Un sacré défi ! 

                                                                                         

Démarrant avec un couple de reproducteurs, ce pionnier est aujourd’hui à la tête d’une exploitation de 400 animaux. Ces grands oiseaux coureurs, encore mal connus du grand public, ont des caractéristiques gustatives et nutritionnelles aux vertus particulières qui en font des viandes d’exception… 

L’autruche de Bretagne 
Jean-Jacques ORVOËN 

Elevage de Saint-Adrien 
29390 SCAËR
Tel. 02 98 59 09 06
Fax. 02 98 66 40 18

SON SITE … 

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Le fromage au lait cru à travers les époques

Posté par francesca7 le 19 décembre 2013

 

Pendant 20 siècles, le seul lait disponible était le «lait cru ». Le lait cru est le lait à son état le plus naturel. Il n’est pas chauffé avant transformation et doit être utilisé dans les 12 heures qui suivent la traite.

     Il peut attendre 24 heures à condition d’être réfrigéré immédiatement à 4°C. Le lait cru, qui contient des bactéries naturelles, donne au fromage des parfums variés et raffinés, et une texture recherchée. La plupart des fromages fermiers sont au lait cru, dont l’emploi est d’ailleurs obligatoire pour l’obtention de nombreuses AOC.

     Travailler au lait cru implique que l’on transforme vite après la traite ; cela reste donc l’apanage des fermes ou des ateliers artisanaux. 

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     Les constituants du lait sont identiques pour toutes les espèces animales qui en produisent, mais il existe des différences de proportions. Ainsi, le lait de vache contient en moyenne 87% d’eau et 13% de matières sèches, c’est-à-dire d’éléments nutritifs. Ce rapport est à peu prés le même pour le lait de chèvre. En revanche, le lait de brebis est plus riche, puisqu’il comporte près de 20% de matières sèches. 

     Si le lait est collecté sur un grand rayon de ramassage, la pasteurisation devient obligatoire, pour d’évidentes et réelles raisons sanitaires. Le lait est alors pasteurisé.

     La pasteurisation consiste à chauffer le lait à une température donnée pendant un temps donné (environ 72°C pendant 15 secondes), puis de le refroidir rapidement. Elle permet de détruire la majeure partie des bactéries et des agents pathogènes. De cette manière, la pasteurisation permet de prolonger la durée de vie du fromage: il se conserve plus longtemps, mais il perd tant en typicité qu’en qualités physico-chimiques et organoleptiques. 
On détruit alors toutes les flores spécifiques, celles qui apportent justement au fromage le goût de son terroir.

 A tort, l’industrie laitière et surtout sa publicité, affirme depuis longtemps que le goût des consommateurs change et qu’ils préfèrent «a cheese with a mildflavour», «un fromage doux». Dans le monde médiatique et plein de mensonges dans lequel nous sommes contraints de vivre, ce mensonge-là est l’un des plus «hénaurmes» qui soit. Toutes les observations de consommateurs montrent qu’un fromage à l’arôme développé est un régal, un produit délicieux qui a plus de succès qu’un fromage sans arôme.

     Les qualités sensorielles, nutritionnelles et hygiéniques des produits laitiers dépendent de nombreux facteurs : l’animal (race, stade physiologique, état sanitaire), le milieu (saison, alimentation) ainsi que les procédés de traitement et de transformation du lait après la traite.

 

     Les résultats obtenus depuis une dizaine d’années démontrent que l’animal et la nature de son alimentation ont un effet sensible sur les caractéristiques sensorielles des fromages affinés. Ces facteurs sont plus ou moins liés au milieu physique. C’est le cas de la nature des rations : certains fourrages ne peuvent être cultivés en altitude. A l’inverse, certaines compositions de prairies ne se rencontrent qu’en montagne. Les chercheurs de l’INRA ont montré que le mode de conservation et la composition floristique des fourrages peuvent modifier de manière significative les caractéristiques sensorielles des fromages. Ainsi, des fromages issus de lait d’ensilage d’herbe sont plus jaunes que des fromages issus de lait de foin. Par ailleurs, une ration hivernale de montagne, à base d’ensilage d’herbe et de foin de prairie naturelle conduit à un fromage moins ferme, moins jaune et moins « typé » qu’un fromage issu du même troupeau pâturant de l’herbe verte au printemps.

 

     L’orientation ou l’altitude d’un alpage, qui se traduit par des compositions floristiques très variées conduit à des différences de texture et de flaveur des fromages. Si les écarts les plus importants opposent les prairies de plaine à celles de montagne, il existe aussi une variabilité au sein des pelouses d’alpage. La texture des fromages est plus cohésive, élastique et déformable en plaine qu’en montagne.

 

     L’effet de l’alimentation sur les caractéristiques sensorielles des fromages peut être direct, dû à des molécules présentes en quantités variables dans les aliments : c’est le cas de la couleur qui dépend de la teneur en carotènes du lait, elle-même liée à la teneur en carotènes des fourrages. Celle-ci peut varier de 1 à 10 selon le type et le mode de conservation du fourrage : l’ensilage de maïs est très pauvre en carotènes contrairement à l’herbe verte. Le séchage et la conservation de l’herbe entraînent une diminution des teneurs en carotènes d’autant plus importante que l’exposition à la lumière a été plus longue et intense.
     
     Certaines molécules spécifiques du monde végétal ont des propriétés odorantes reconnues. Il s’agit en particulier des terpènes (par exemple, le pinène a une odeur de pin). Les terpènes sont beaucoup plus abondantes chez certaines espèces végétales, telles que les dicotylédones (achillée millefeuille, fenouil des alpes…). L’introduction de ces espèces dans la ration des vaches se traduit par une présence accrue de ces composés dans le lait et les fromages. Cependant, cette augmentation de leur teneur dans les fromages ne semble pas suffisante pour s’accompagner d’effet direct important sur la flaveur.

 

Gourmet

     L’effet de l’alimentation peut aussi être indirect : en modifiant fortement les teneurs et la composition des macro-éléments du lait, en particulier les matières grasses, l’alimentation conduit à des différences de texture des produits laitiers. Elle peut aussi modifier la teneur en certaines enzymes protéolytiques du lait, telle que la plasmine, qui, durant l’affinage, ont une activité importante et modifient le goût et la texture des produits finaux. Enfin, il est possible que certains composés issus de l’alimentation, les terpènes par exemple, modifient les activités des micro-organismes responsables de la transformation du lait en fromage et donc des caractéristiques sensorielles dufromage.

 

     L’alimentation des animaux est un levier d’action souple et rapide sur un nombre élevé de composés, pouvant avoir des répercussions importantes sur les caractéristiques sensorielles mais aussi nutritionnelles ou hygiéniques du lait et du fromage.

 

     Certaines différences de texture observées avec des animaux de génotypes différents apparaissent dès la coagulation du lait. C’est le cas en particulier des différences liées au variant C de la caséine beta; ce dernier conduisant à des micelles de caséines de plus grand diamètre, plus pauvres en calcium qui, lors de la coagulation par la présure, ont un comportement atypique se traduisant par l’obtention d’un caillé moins ferme et des pertes de matières grasses importantes dans le lactosérum. Ces observations expliquent que les fromages issus de ce variant soient moins gras, plus fermes et moins élastiques. Le polymorphisme des lactoprotéines se traduit aussi par une modification dans la séquence des acides aminés qui peut affecter la cinétique et les produits de protéolyse des caséines et engendrer ainsi des modifications supplémentaires de la texture, de la saveur ou de l’arôme des fromages.

     Des variations dans la concentration de certains composés synthétisés par l’animal selon la nature de son alimentation permettent également d’expliquer une partie des différences observées. Il s’agit en particulier de la composition de la matière grasse du lait (longueur de la chaîne carbonée et degré d’insaturation) fortement dépendante de l’alimentation des animaux et qui explique en partie les différences de texture relevées entre les fromages de plaine et de montagne. Il s’agit également d’enzymes comme la plasmine qui sont impliquées dans les processus biochimiques de l’affinage des fromages, en particulier à pâte pressée cuite. Une partie des différences de texture et de flaveur sont à relier à l’activité de la plasmine, très variable d’une situation à l’autre. L’augmentation de la teneur du lait en plasmine pourrait être due à une augmentation de la perméabilité cellulaire du tissu mammaire sous l’effet de l’ingestion de certaines espèces particulières (Renonculacées), présentes uniquement dans certains types de prairies. Par ailleurs, la composition du lait en acides gras est différente entre pâturages de plaine et de montagne.

 

     Ces résultats constituent pour les filières fromagères, et en particulier pour les filières de fromages d’AOC, une démonstration de l’existence d’un lien entre les caractéristiques sensorielles du produit et quelques-unes des composantes du terroir. Ce sont également des éléments objectifs importants pour réfléchir à l’évolution des cahiers des charges en matière de conditions de production du lait. Ils renvoient aux mesures à mettre en œuvre pour faire évoluer ou maintenir certaines caractéristiques spécifiques des conditions de production (par exemple le maintien de la biodiversité des prairies) afin que le fromage reflète au mieux l’originalité et la richesse du territoire où il est produit. Cette approche analytique est fondamentale pour mettre en évidence et comprendre les effets, mais à terme, il faudra également mieux resituer ces facteurs dans les effets globaux des systèmes de production du lait, dans la mesure où, en pratique, les facteurs étudiés ne sont pas indépendants d’autres facteurs qui pourraient interagir à l’échelle de l’exploitation (niveau de production des animaux, etc.). Les conséquences des différentes pratiques de production sur la pérennité des exploitations et des filières doivent également être évaluées.

 

     Il est vraisemblable que certaines technologies fromagères soient plus aptes à exprimer l’effet des facteurs d’amont que d’autres et que des pratiques fromagères telles que l’écrémage partiel, la pasteurisation ou encore des paramètres technologiques jouant un rôle sur les cinétiques d’acidification ou d’égouttage puissent masquer partiellement des effets des facteurs d’amont.

 

     Une étude menée par l’INRA en 1995 etportant sur la comparaison de fromages expérimentaux de type pâte pressée cuite (technologie du Comté) fabriqués en parallèle à partir de lait cru et de lait pasteurisé a montré, après quatre mois d’affinage, des différences significatives entre les deux populations de fromages. Les deux phénomènes biochimiques majeurs rencontrés au cours de l’affinage de ce type de fromage étaient réduits de 15% et 80% dans les fromages au pasteurisé, respectivement pour la protéolyse fine et la fermentation propionique. Une baisse de l’intensité du goût, de la typicité, de l’acide-piquant ainsi qu’une augmentation de l’amertume et du mauvais goût ont également été observées dans ces fromages.

     Les effets de la microflore du lait et de l’alimentation des vaches ont également été étudiés sur des fromages à pâte pressée non cuite (type Cantal) fabriqués à partir de lait cru ou pasteurisé, issu de vaches, soit alimentées en prairie naturelle très diversifiée soit, recevant 35% de foin de prairie naturelle et 65% de concentrés. Après quatre mois d’affinage, l’intensité de l’arôme et sa diversité étaient plus marquées dans les fromages au lait cru que dans les fromages au lait pasteurisé. La diversité aromatique liée à l’alimentation des vaches disparaissait dans les fromages au lait pasteurisé.

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Conclusion

     En résumé : La comparaison de fromages expérimentaux fabriqués à partir de lait cru, lait pasteurisé (72°C-30 s) ou microfiltré (épuration du lait écrémé à 35°C, avec pasteurisation de la crème) a mis en évidence le rôle prépondérant de la microflore naturelle du lait cru sur la qualité finale des fromages. L’élimination de la microflore indigène du lait entraîne une diminution des processus biochimiques (protéolyse fine, fermentation) et de l’intensité aromatique des fromages.

 

Source : http://androuet.com/Le%20lait%20et%20le%20fromage-8-1-guide-fromage.html

 

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Port-musée de Douarnenez

Posté par francesca7 le 3 décembre 2013

 

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Le port-musée de Douarnenez, Finistère (France), inauguré en mai 1993, se situe au Port-Rhu sur l’ancienne ria de Pouldavid qui sépare Douarnenez et le quartier de Tréboul. Il prit la suite de l’ancien Musée du bateau, ouvert en 1985 à l’initiative de l’association locale Treizour créée en 1979. Dès 1986, l’association fit don à la ville de Douarnenez de sa collection de coques collectées depuis sa création et le musée devint municipal. Le port-musée est consacré aux bateaux et aux hommes de Bretagne et d’ailleurs. Il possède une collection de référence nationale, comme une invitation au voyage à travers les cultures maritimes du monde entier.

Musée à terre 

Le musée, installé dans une ancienne conserverie de sardines, possède une importante collection de bateaux premiers, bateaux de plaisance, de pêche ainsi qu’une multitude d’objets. Le musée à flot ouvert du 1er avril à la fin du mois d’octobre est unique en France. Les 5 bateaux ouverts à la visite se laissent découvrir dans le cadre exceptionnel de la ria du Port-rhu, à proximité de l’île Tristan. Trois sujets : pêche, cabotage et plaisance.
L’estacade a été rénové en 2006. La visite se fait grâce à des films et des audio-guides.

Expositions temporaires

Le port-musée présente diverses expositions temporaires, sur les thèmes liés à la navigation ou à la mer. Ces expositions sont installées pour une durée de 4 à 8 mois et parfois créés en partenariat avec des associations.

Animations

Des animations, gratuites sur présentation du billet d’entrée, sont proposées l’été. Elles ont pour thème les bateaux dans la sculpture et les sens au travers du monde maritime, les nœuds ou des visites guidées de navires (thonier Notre Dame des Vocations). Certaines visites se font en anglais.

Il est également possible de suivre une visite guidée, sur les expositions temporaires, ou sur le chantier de restauration du caboteur norvégien Anna-Rosa.

Port-musée de Douarnenez dans BretagneMusée à flot

Le musée à flot ouvert du 1er avril à la fin du mois d’octobre est le premier en France avant celui de Dunkerque. Les 5 bateaux ouverts à la visite se laissent découvrir dans le cadre de la ria du Port-rhu, à proximité de l’île Tristan. Trois sujets sont proposés : pêche, cabotage et plaisance.

  • Estacade du Musée :
    • Le Dieu Protège, une gabare bretonne de 1951, (en restauration)
    • Le Notre-Dame de Rocamadour, un langoustier breton de 1959,
    • Le Northdown, une barge à voile de la Tamise de 1924,
    • Le Saint-Denys, un remorqueur à vapeur britannique de 1929,
    • Le Notre-Dame des Vocations, un thonier d’Audierne de 1962.
  • Réserve du Musée :
    • Le Scarweather, un bateau-feu d’origine anglaise, rénové en 2008 (en attente de restauration),
    • L’Anna Rosa, un caboteur norvégien à voile (en restauration).
    • L’An Eostig, chaloupe sardinière de 1993.
    • Bateau de survie du porte-conteneurs Rokia Delmas, échoué en 2006.

 

 

 

 

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Sur la route de Plouescat

Posté par francesca7 le 3 décembre 2013

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La petite station balnéaire de Plouescat se trouve dans le Finistère Nord à proximité de Morlaix. Son littoral très découpé est bordé de plages, de dunes et de criques. 

Plouescat est une ville française de Bretagne, située sur le littoral nord du département du Finistère (29). Ses habitants sont appelés Plouescatais et Plouescataise. La ville se situe à l’ouest de l’évêché du Pays du Léon. C’est aussi une station balnéaire connue dans la région, qui attire de nombreux touristes.

Divers outils et armes lithiques ont été découverts et montrent ainsi que le littoral armoricain a attiré des humains aux temps préhistoriques vers 80 000 av. J.-C…

Différents monuments mégalithiques comme des menhirs ou des dolmens attestent la sédentarisation de peuples primitifs datant de 3000 ans av. J.-C. Une allée couverte, située à « Guinirvit » en baie du Kernic, a fait l’objet de fouilles archéologiques dans les années 80.

Il est à signaler que le menhir de Cam Louis, mesurant plus de 7 mètres de hauteur, est le septième de France de par sa taille.

Les légions romaines après l’écrasement de la flotte des Vénètes vers 56 av. J.-C. essaiment au Pays des Osismes (Nord Finistère actuel), s’installent et construisent un balneum (thermes) au Nord de la ville.

Avec la christianisation de la population locale par les moines irlandais apparaissent les premières mentions de la paroisse POESREZ-GAT en 1282 qui deviendra PLOEZCAT en 1467.

La ville est marquée par deux épidémies de peste. C’est à cette époque que sont dressés les calvaires et croix dans la ville, pour conjurer le fléau de la peste. De cette époque date la chapelle de Kerzéan, plusieurs manoirs ou encore les Halles situées en plein cœur de la ville.

Personnalités liées à la commune

Olivier Diraison Seylor

Olivier Diraison naît à Plouescat le 31 juillet 1873 de père notaire. Entré à l’École Navale en 1891, il est vite promu Enseigne de Vaisseau de 1re classe et affecté à Toulon en 1896. Sa carrière militaire lui inspira sous le pseudonyme de Seylor (pour sailor qui signifie marin en anglais) Les Maritimes, mœurs candides qui fera succès. Cet ouvrage le fera réformer par la Marine et il retourne à la vie civile en 1901. Sa carrière d’auteur commence alors. En 1914, la guerre éclata et Diraison s’engagea dans l’armée. Il succombera à ses blessures en juin 1916 à la suite d’une attaque allemande. Son nom figure au Panthéon entre Charles Peguy et Guillaume Apollinaire.

Paul Le Tallec

Paul Le Tallec naît à Plouescat le 13 octobre 1896 de père ingénieur TPE. Brillant élève, la guerre mis fin à ses études. Après celle-ci il s’engage du côté des Russes Blancs et fait campagne en Sibérie. Sa vie littéraire commence avec ses articles sur l’Amérique et sur les Bolchéviques. Son travail a beaucoup de succès et ses articles font même la une d’Ouest-Éclair. Il se spécialise après sur l’écriture d’article techniques pour des revues spécialisées (en agriculture et en industrie). Avec le Seconde Guerre, il s’adonne à la rédaction d’un essai sur ses années à l’étranger. ‘John Doe notre frère’ parait en 1956 et est salué comme un livre évènement par l’ensemble de la presse française. Il meurt peu de temps après, en août 1958.

Pierre Trémintin

Image illustrative de l'article Pierre TrémintinPierre Trémintin naît le 5 juin 1876, dans un bâtiment qui prendra son nom plus tard. Il vient d’une famille bourgeoise aisée qui va lui permettre de faire des études juridiques. La politique l’intéresse et surtout le catholicisme social. Il devient Conseiller Général du Finistère en 1904, conseiller municipal en 1908 puis Maire de la ville en 1912. Il va beaucoup contribuer à la modernisation de la ville : il crée la Fondation Hospitalière, un Centre Nautique, un port de pêche et restaure certains joyaux du patrimoine plouescatais. Il Installe aussi les processus d’électricité et d’eau. Il sera député de 1924 à 1940 puis Président de l’Association des maires de France et Conseiller de la République en 1947. Il meurt en octobre 1966 et rassemble pour ses funérailles une foule jamais égalée depuis.

Edouard Mesguen

Edouard Gabriel Mesguen naît le 28 novembre 1880 à Plouescat, de père douanier et de mère lingère. Après des études au Collège de Saint-Pol-de-Léon, il entre au séminaire de Quimper et devient prêtre en 1905. Il enseigna pendant 15 ans à Quimper et Lesneven et il est promu supérieur de l’institution en 1920. Il est nommé évêque du diocèse de Poitiers en 1934 et devient Monseigneur Mesguen. Il publia l’ouvrage ‘Trois cents ans, les Ursulines de Saint-Pol-de-Léon’. Il meurt en août 1956 à Poitiers.

Gwenc’hlan Le Scouezec

Gwenc’hlan Le Scouezec naît le 11 novembre 1929 de père artiste-peintre. Il détient la fonction de grande-druide de Bretagne, docteur en médecine, écrivain, ancien professeur de l’Institut Français d’Athènes, ancien officier à la Légion Étrangère, croix de la valeur et médaille d’Algérie. Il était marié et avait quatre enfants. Il est mort en 2008.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsDom Duff

Dom Duff le 20 août 1960 dans une famille d’agriculteurs côtiers. Cet auteur-compositeur-interprète bilingue parle breton et français au quotidien. Après avoir joué de nombreuses années au sein du groupe Diwall (1995-2004), il entame en 2000 une carrière solo qui le mène dans un univers folk acoustique.

 

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