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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Entre mes mains, un pareil homme aurait fait de grandes choses

Posté par francesca7 le 20 juillet 2015

 Georges_Cadoudal_1804Cadoudal ! Un élève brillant au collège Saint-Yves de Vannes où il se signale par son sens de la répartie, par son esprit vif dans un corps qui en impose. Adulte, Cadoudal est un géant qui trouve dans la chouannerie bretonne une aventure à sa mesure.

Elle lui permet de quitter son bureau poussiéreux de clerc de notaire. En 1793, à vingt-deux ans, il refuse avec éclat la conscription, se retrouve au combat, est blessé, emprisonné à Brest, puis libéré. Lors du débarquement franco-anglais de Quiberon, le 27 juin 1795, c’est lui qui commande la troupe des chouans, jusqu’au désastre.

En 1796, il accepte de faire la paix avec Hoche, mais, en 1797, il se rend en Angleterre, est nommé commandant en chef de la Basse-Bretagne par le comte d’Artois (le futur Charles X). Il lève une armée de 20 000 hommes et reprend le combat en 1799.

Février 1800 : il signe la paix, davantage par contrainte que par volonté. Quelques mois plus tard, il participe à l’organisation de l’attentat de la rue Saint-Nicaise où Bonaparte aurait dû trouver la mort : une machine infernale composée de barils de poudre installés sur une charrette explose entre la voiture du premier consul et celle de Joséphine – on compte dix morts, des dizaines de blessés ; Bonaparte est indemne et demande que sa voiture poursuive son chemin, sans se préoccuper de son épouse… Retour en Angleterre pour Cadoudal.

Louis XVIII le nomme commandant en chef des armées de l’ouest. En 1803, il revient pour enlever Bonaparte, avec Pichegru, Moreau, et quelques autres. Arrêté le 9 mars 1804 à Paris, il est jugé et condamné à mort. Avec onze de ses compagnons, il est guillotiné le 25 juin 1804. Son corps est donné aux étudiants en médecine : le chirurgien Larrey garde son squelette, et le monte sur fil de fer afin de l’utiliser pour ses cours d’anatomie. Aujourd’hui, les restes de George Cadoudal reposent à Auray, au mausolée de Kerléano.

Bonaparte qui avait eu avec lui, en 1800, une entrevue plutôt houleuse, et qui cherchait à le sauver, eut ces mots : « Entre mes mains, un pareil homme aurait fait de grandes choses ! »

Cadoudal général du Morbihan

Après le désastre de l’expédition de Quiberon, Cadoudal prend une nouvelle dimension. Il condamne l’attitude des émigrés, dans une lettre à Vauban, le 7 septembre qu’il qualifie de « monstres qui auraient dû être engloutis par la mer avant d’arriver à Quiberon ». Le 16 août 1795, au château de la Grand’ville à Grand-Champ, Cadoudal est élu général de l’Armée catholique et royale du Morbihan, lors de la réunion du Conseil royaliste. Aussitôt, Cadoudal réorganise les forces du Morbihan, celles-ci sont réparties en 12 divisions de valeur cependant inégales. Jean Rohu pour la division d’Auray, Pierre Guillemot pour la division de Bignan et Locminé, la plus importante, Brulon, la division de Vannes Jean Jan, la division de Baud, Melrand et Guémené-sur-Scorff, Pierre Robinault de Saint-Régeant, la division de Loudéac, du Chélas, la division de Gourin et du Faouët, Bonfils de Saint-Loup, la division d’Hennebont, Louis de La Haye de Silz, la division de Muzillac, Entre mes mains, un pareil homme aurait fait de grandes choses dans Bretagne 170px-Mausol%C3%A9_de_cadoudal2Lantivy du Rest, la division de Pontivy César du Bouays, la division de Ploërmel et Malestroit et de Troussier, la division de La Trinité-Porhoët. Un autre officier, Le Paige de Bar tente d’étendre la Chouannerie à la Cornouaille. Cadoudal commande personnellement la division d’Auray, Pierre-Mathurin Mercier, dit la Vendée est commandant en second de l’armée, Julien Berthelot commande la cavalerie et de Trécesson dirige l’artillerie.

L’Armée catholique et royale du Morbihan compte alors 18 000 à 20 000 hommes. Le 31 août, Cadoudal lance une proclamation dans laquelle il engage les habitants du Morbihan à ne pas payer leurs impôts à la République. Il déclare que les collecteurs d’impôts seront punis de morts et que les paysans qui payeront leurs impôts devront fournir la même somme aux Chouans.

Les Britanniques et les émigrés ne renoncent pas à leur projet d’invasion. Le 2 octobre, une flotte britannique transportant 5 580 soldats commandés par le comte d’Artois s’empare de l’Île d’Yeu. Leur intention est de débarquer cette fois-ci en Vendée et faire leur jonction avec les troupes de Charette. Mais le prince à des difficultés à entrer en contact avec lui, tergiverse et reste finalement inactif. Cadoudal envoie alors Mercier sur l’île d’Yeu afin de le convaincre de débarquer en Bretagne plutôt qu’en Vendée.

Le 22 octobre, Cadoudal ordonne la reprise générale des combats. Il donne pour consigne à ses officiers d’attaquer tous les détachements de moins de 50 hommes, de former une cavalerie, de surveiller les routes et d’intercepter les courriers des Républicains, et de punir les soldats isolés qui se livrent au pillage. Le 4 novembre, après une attaque infructueuse la veille au pont de Bodvrel, en Sérent, Cadoudal, avec 400 hommes attaque Elven défendu par un poste de 150 soldats. La surprise échoue, les Républicains se retranchent dans l’église et dans la caserne et les Chouans doivent renoncer. Ils perdent 11 hommes, les Républicains déplorent 13 morts et 28 blessés. Un émigré, de Cordehem, écrit dans une lettre après le combat:

« Cette affaire fut la dernière dans laquelle je vis le général Georges ; elle me donna une bien haute idée de sa valeur, car il se tint constamment au milieu de nous, et comme il était le seul à cheval, et très facile à reconnaître, il était le point de mire des républicains, et il est inconcevable qu’il n’ait pas péri dans cette journée. »

Sur le chemin du retour Cadoudal échappe de peu à une embuscade au château de Grand’ville à Brandivy, mais les Chouans prennent leur revanche au moulin de Toulnay à Grand-Champ.

Le 25 juin 1804, les condamnés sont transférés de la prison de Bicêtre à la Conciergerie. Le marquis de Rivière raconte dans ses mémoires :

« Le jour même de l’exécution, on vint lui annoncer qu’il pouvait obtenir sa grâce : il demanda si ses officiers l’obtiendraient aussi. On lui répondit que pour ce qui les concernaient, le chef du gouvernement croyait devoir laisser à la justice son cours. « Allons, dit-il, je subirai la peine qui m’est infligée. C’est moi qui les ai engagés à venir, et je serais un lâche de vivre s’il doivent mourir. » »

Georges Cadoudal refuse farouchement, par principe, toute idée de demande de grâce, alors que tout laisse à penser que Bonaparte était plutôt demandeur en la matière. Le conseiller d’État Réal, qui lui propose avec insistance de signer un recours en grâce, se voit répondre : « Me promettez-vous une plus belle occasion de mourir ? »

À 10 heures les douze condamnés — Georges Cadoudal, Jean Le Lan, Jean Merille, Victor Deville, Pierre-Jean Cadudal, Michel Roger, Louis Picot, Louis Ducorps, Guillaume Le Mercier, Louis-Gabriel Burban, Aimé-Augustin Joyaut et Jean-Baptiste Coster de Saint-Victor — sont conduits place de Grève. Cadoudal demande à déroger à la règle voulant que le chef de bande soit exécuté en dernier afin que ses compagnons ne puissent douter de son engagement et penser qu’il pourrait accepter une grâce de dernière minute. À 11 heures, il récite une dernière prière avec son confesseur l’abbé de Kervanan puis monte sur l’échafaud. Avant que le couperet tombe, il crie à trois reprises « Vive le roi !

Regards contemporains

« Tenez, par exemple, il a y a parmi les conjurés un homme que je regrette; c’est Georges. Celui-là est bien trempé; entre mes mains un pareil homme aurait fait de grandes choses. Je sais apprécier tout ce que vaut la fermeté de son caractère, et je lui a aurais donné une bonne direction. Je lui ai fait dire par Réal que s’il voulait s’attacher à moi, non-seulement il aurait sa grâce, mais que je lui aurais donné un régiment. Que sais-je? je l’aurais peut-être pris pour aide-de-camp. On aurait crié; mais cela m’eût été, parbleu, bien égal. Georges a tout refusé; c’est une barre de fer. Qu’y puis-je ? il subira son sort, car c’est un homme trop dangereux dans un parti; c’est une nécessité de ma position. Que je ne fasse pas d’exemples, et l’Angleterre va me jeter en France tous les vauriens de l’émigration; mais patience, patience! j’ai les bras longs, et je saurai les atteindre s’ils bougent.

170px-Chouans_en_d%C3%A9route dans FONDATEURS - PATRIMOINEMoreau n’a vu dans Georges qu’un brutal, moi j’y vois autre chose. Vous devez vous rappeler la conversation que j’eus avec lui aux Tuileries, vous étiez avec Rapp dans la pièce à côté. Je n’ai pu parvenir à le remuer. Quelques-uns de ses camarades furent émus au nom de la patrie et de la gloire, mais pour lui il resta froid. J’eus beau tâter toutes les fibres, parcourir toutes les cordes; ce fut en vain, je le trouvai constamment insensible à tout ce que je lui disais. Georges ne parut alors à mes yeux que froidement avide du pouvoir, il en demeurait toujours à vouloir commander les Vendéens. Ce fut après avoir épuisé tout moyen de conciliation que je pris le langage du premier magistrat. Je le congédiai en lui recommandant surtout d’aller vivre chez lui, tranquille et soumis, de ne pas se méprendre sur la nature de la démarche que j’avais faite vis-à-vis de lui, de ne pas attribuer à faiblesse ce qui n’était que le résultat de ma modération et de ma force: Dites-vous bien, ajoutai-je, et répétez à tous les vôtres que, tant que j’aurai les rênes de l’autorité, il n’y aura ni chance ni salut pour quiconque oserait conspirer. Je le congédiai alors, et la suite a prouvé si j’avais raison de lui recommander de se tenir tranquille. Réal m’a dit que quand Moreau et lui s’étaient trouvés en a présence avec Pichegru, ils n’avaient pu s’entendre, parce que Georges ne voulait pas agir autrement que pour les Bourbons. Eh bien, il avait un plan, mais Moreau n’en avait aucun : il voulait renverser mon pouvoir sans savoir ce qu’il mettrait à ma place. Cela n’avait pas le sens commun. »

Citation de Napoléon Ier, cité par Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne, Mémoires

 

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Arbres remarquables de Bretagne

Posté par francesca7 le 14 juillet 2015

 

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Pour trouver les arbres remarquables de Bretagne, il ne faut pas chercher les forêts. Mais les hommes. Leur histoire. Parce que c’est toute la sève des Bretons qui coule sous les écorces centenaires.

Les arbres remarquables sont des survivants. Ils ont échappé aux flammes, aux guerres et aux ravages du temps. Ils ont sauvé leur vénérable ramure de l’urbanisation galopante et des grandes réformes agricoles. En Bretagne, avec une centaine de ces monuments naturels par département, leur densité est beaucoup plus importante que dans toutes les autres régions françaises. Pourquoi ? Parce que, contrairement à ce que l’on pense, c’est quand ils s’enracinent dans le patrimoine des hommes, parfois loin des bois, que les arbres sauvent leurs feuilles d’un hiver définitif.

2.000 arbres signalés
Leurs nœuds incongrus et leurs branches tordues racontent notre histoire. Mais encore faut-il dénicher ces ouvrages muets. C’est le travail patient qu’a mené Mickaël Jézégou. Ce technicien forestier au conseil départemental des Côtes-d’Armor arrive au terme d’un recensement minutieux, entamé en 2008. Avec lui, des associations, mais aussi des particuliers, mobilisés pour signaler quelque 2.000 candidats potentiels. « Cet inventaire régional est le fruit d’un travail participatif, avec des centaines de bénévoles ». Mickaël Jézégou, de son côté, coordonne et écrit le plus gros d’un beau livre qui sortira en septembre prochain, sur la base de cette collecte passionnée.

Ce que les arbres disent de nous
« Il n’y a pas de statut juridique pour ces arbres. Nous avons retenu ceux qui, par leur sacralité, leur essence, leur esthétique, présentaient un caractère remarquable ». L’âge, évidemment, est essentiel. Mais surtout « leur sens, dans une histoire locale, régionale ou nationale, ce qu’ils disent de nous ». « L’arbre a longtemps été au cœur du hameau, c’était un bien en commun », analyse Mickaël Jézégou. Peu importe que l’essence soit noble. Il suffit que, sous son ombre, se soient accumulés quelques siècles de palabres. À Plumaugat (22), une vieille carte postale désigne ainsi un « arbre aux commères ». Avec le banc qui va bien dessous. Dans les cimetières, les ifs millénaires gardent les morts. La Bretagne est parsemée d’ancêtres guérisseurs : à Camors (56), on vient encore déposer les petits chaussons des enfants près du vieux chêne, pour qu’ils marchent bien. À Langourla (22), les dames viennent confier leurs problèmes de fertilité à un centenaire.

Il n’en reste qu’un
Et puis « Tous ces arbres sont des témoins de l’Histoire ». Des 60.000 arbres plantés en France à la Révolution, il n’en reste qu’un seul, dans la plus petite commune du Finistère, à Locquénolé. « Tous les autres ont été rasés lors de la Restauration ». Dans les Côtes-d’Armor, à Trébry, en 1982, un vétéran américain est revenu voir l’arbre qui l’avait caché, des journées durant, des soldats allemands. Les arbres racontent aussi la mer et les grands voyages. « Il y a beaucoup plus d’espèces exotiques très anciennes, détaille Mickaël Jézégou. Par exemple les araucarias. Les premiers ont été introduits par l’amiral de Kersauson, à Brest ». À Bulat-Pestivien (22), se trouve un des chênes les plus colossaux d’Europe. Entre 900 et 1.200 ans au compteur. Les Égyptiens ont les pyramides : les Bretons, eux, n’ont jamais scié les vieilles branches sur lesquelles leur histoire est assise.

Dimitri Rouchon-Borie
Le Télégramme

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LA VIE AU Château de Châteaubriant

Posté par francesca7 le 10 juin 2015

Château_de_ChâteaubriandLe château est situé entre la ligne de Châteaubriant à Rennes à l’est et la vieille-ville de Châteaubriant à l’ouest. Au nord, il est bordé par la Chère, qui forme des douves naturelles, et au sud, il s’ouvre sur la place Charles-de-Gaulle.

La Chère est par ailleurs retenue par une chaussée du Moyen Âge qui forme l’étang de la Torche. Cette chaussée servait d’accès à la ville médiévale et faisait partie intégrante des remparts. Enfin, le château était à l’origine bordé à l’ouest par le ruisseau du Rollard, recouvert au xixe siècle. Ce ruisseau se trouvait légèrement à l’ouest de la rue Rigale et traversait la Grande rue.

Le sous-sol castelbriantais est formé de roches sédimentaires appartenant au massif armoricain, comme du schiste et du grès, et forme des plissements et des affleurements. Le château se trouve sur l’un de ces affleurements. Abrupt au niveau de la Chère, cet affleurement descend en terrasses vers le sud.

Le château de Châteaubriant est une forteresse médiévale fortement remaniée à la Renaissance située en Loire-Atlantique, dans la ville de Châteaubriant. Le château a été établi au xie siècle sur les Marches de Bretagne et, comme ceux de Vitré, Fougères, Ancenis et Clisson, il était chargé de défendre la Bretagne face au royaume de France. Il est d’ailleurs le pendant breton du château de Pouancé, situé en Anjou.

Le château a été réaménagé plusieurs fois au cours du Moyen Âge, et la ville de Châteaubriant s’est développée autour, s’entourant elle-même de remparts au xiiie siècle. L’ensemble est élevé en baronnie auxiie siècle, puis passe aux familles de Dinan et de Montfort-Laval. Pendant la Guerre folle, au xve siècle, le château est pris par les Français après un siège. Le logis et le donjon, endommagés, sont restaurés. Enfin, au xvie siècle, le château prend son aspect définitif, avec la construction de nouveaux logis et d’une grande galerie Renaissance.

La baronnie de Châteaubriant revient à la Maison de Condé au xviie siècle. Après la Révolution française, le château, plusieurs fois vendu, accueille diverses administrations. La fermeture du tribunal en 2009 puis le départ des services sous-préfectoraux permettent d’envisager une nouvelle présentation du château aux visiteurs.

Ce château figure sur la liste des 1 034 premiers monuments historiques français classés en 1840. La protection a cependant été retirée en 1887. Il fait à nouveau l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 11 juillet 1921. Il fait par ailleurs partie d’une liste préparatoire visant à faire inscrire les Marches de Bretagne au Patrimoine mondial de l’Unesco.

La dynastie de Brient s’éteint en 1383 et la baronnie de Châteaubriant revient à Charles de Dinan. La famille de Dinan se trouve à son tour sans postérité mâle en 1444. L’héritière, Françoise de Dinan, est l’épouse de Guy XIV de Laval, compagnon de Jeanne d’Arc. Après la mort de ce dernier en 1486, elle s’oppose au duc François II de Bretagne et fait signer le traité de Châteaubriant par lequel des barons de Bretagne font appel au roi de France pour régler une querelle interne bretonne. Le traité, qui trahit l’autorité de François II, est une des raisons de la Guerre folle, qui oppose le roi de France à ses seigneurs vassaux. La Bretagne et la France entrent en guerre, et les places fortes bretonnes sont prises les unes après les autres par les Français. Le siège de Châteaubriant, en 1488, dure une semaine, puis les assiégés capitulent.

Après le siège de 1488 et le retour de la paix, Françoise de Dinan fait reconstruire et améliorer le château. Le donjon et les logis sont ouverts par des baies et de nouvelles cheminées à décor flamboyant sont installées

Le château de Châteaubriant est la propriété du Conseil général de la Loire-Atlantique et c’est d’ailleurs l’un des trois domaines départementaux avec le château de Clisson et la Garenne-Lemot. Il est géré par une section du service Action culturelle et Patrimoine du département, qui compte un responsable du château et une équipe de trois personnes.

L’enceinte du château est ouverte aux visiteurs toute l’année et l’entrée est gratuite. Un bureau d’accueil est également à disposition pendant les heures d’ouverture. La grande majorité des intérieurs ne se visite pas, à l’exception notable de la Chambre dorée, dont l’entrée est elle-aussi gratuite. La Grande Galerie, l’escalier d’apparât ainsi que le chemin de ronde de la haute-cour sont eux-aussi en accès libre. Enfin, certaines salles du Bâtiment des Gardes sont ouvertes au public lors d’expositions temporaires. L’ensemble du château est ponctué de 25 panneaux explicatifs qui forment un parcours d’interprétation.

La direction organise des visites scolaires thématiques, destinées aux élèves de la maternelle au lycée, ainsi que des ateliers-jeux, des visites guidées payantes pour adultes en français et en anglais. Les visites guidées permettent de découvrir quelques lieux habituellement fermés, comme la chapelle. La restauration du donjon, entammée en 2012, permettra de l’inclure dans les circuits. Le projet prévoit par exemple l’installation d’un plancher panoramique à son sommet.

Château_de_ChâteaubriandLe château, ayant appartenu à plusieurs grandes familles françaises, a connu plusieurs propriétaires et visiteurs illustres. Le site est particulièrement lié à deux légendes, avivées et répandues par les historiens du xixe siècle. La première concerne Sybille, femme de Geoffroy IV de Châteaubriant. Celui-ci part en Croisade en 1252, puis il est fait prisonnier en 1250 en Égypte. L’armée est touchée par la peste, et la mort de Geoffroy IV est annoncée à Châteaubriant en 1252. Sybille fait le deuil de son mari, mais celui-ci serait revenu quelques mois plus tard. En le retrouvant, elle serait morte dans ses bras.

La deuxième légende est construite autour de Jean de Laval et sa femme Françoise de Foix. Ils sont fiancés en 1505 grâce à Anne de Bretagne. Après la mort de cette dernière puis de son mari Louis XII, le nouveau roi de France, François Ier fait venir Jean à sa cour afin de l’aider à faire l’union de la Bretagne à la France. Françoise de Foix devient dame d’honneur de la reine, Claude de France, et la favorite de François Ier. Jean fait les Guerres d’Italie, puis il est nommé gouverneur de Bretagne en 1531. Françoise de Foix est quant à elle rejetée de la cour en 1525.

Elle meurt dans la nuit du 16 octobre 1537, et des rumeurs d’assassinat circulent rapidement. Selon elles, Françoise aurait été tuée par son mari, jaloux de sa liaison avec le roi. Des légendes se construisent ensuite autour des rumeurs : Jean aurait séquestré sa femme dans une chambre, puis l’aurait saignée ou empoisonnée. Depuis, tous les 16 octobre, à minuit, une procession fantomatique défilerait dans le château. Par ailleurs, la Chambre dorée a souvent été présentée comme le lieu de l’assassinat, mais son décor actuel ne date que du xviie siècle.

François Ier a lui-même séjourné au château en 1521, 1531 et 1532. Outre Jean de Laval, parmi les propriétaires du château les plus illustres, il y a un certain nombre de femmes, notamment Jeanne de Belleville, femme de Geoffroy VIII de Châteaubriant puis d’Olivier IV de Clisson, surnommée la « tigresse bretonne » pour sa rébellion contre le roi de France, et Françoise de Dinan, gouvernante d’Anne de Bretagne, qui a pris part à la Guerre folle en trahissant le duc de Bretagne. Le château a aussi appartenu au connétable Anne de Montmorency, à Henri II de Bourbon-Condé et à Henri d’Orléans, duc d’Aumale.

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LA NAISSANCE DE LA BRETAGNE

Posté par francesca7 le 16 avril 2015

 

Région qui occupe la péninsule armoricaine, dans l’ouest de la France. Son territoire historique, tel que défini en 851 (traité d’Angers entre Charles le Chauve et Érispoë), correspond aux départements actuels de Loire-Atlantique, d’Ille-et-Vilaine, des Côtes-d’Armor, du Morbihan et du Finistère.

Un bref moment royaume, puis duché, ce territoire devient en 1532 (édit d’Union) une province du royaume de France. Lors du découpage régional intervenu en 1941, la Bretagne est amputée de la Loire-Atlantique. La capitale de Région est Rennes.

• La première désignation de l’Armorique, sous le nom de Britannia, date de la fin du VIe siècle. Elle consacre une migration déjà ancienne de Bretons venus du pays de Galles et du sud-ouest de l’Angleterre, soldats de l’armée romaine, paysans aussi. Leur intégration est facilitée par la lenteur de la migration - qui, toutefois, s’accélère au début duVe siècle - et par la proximité de langue : une synthèse s’opère entre le dialecte des insulaires et le gaulois que parlent encore la majorité des Armoricains.

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Cette immigration laisse des traces dans la toponymie : les tré (Trébeurden) et, surtout les plou(Plougastel), lan (Landévennec) et gui (Guimiliau), qui renvoient à une structure religieuse. En effet, déjà évangélisés, les Bretons s’organisent directement en paroisses, à la différence de la pratique continentale habituelle où l’évêque citadin est à la tête d’une structure très hiérarchisée : le très fort sentiment d’appartenance à la paroisse trouve là son origine. Cette implantation, jamais exclusive, est cependant très marquée à l’ouest d’une ligne qui court du Mont-Saint-Michel à Savenay, entre Saint-Nazaire et Nantes.

 

Les contacts avec les Francs, puis les Carolingiens, fluctuent au gré des rapports de force. Malgré les succès de Pépin le Bref, qui peut imposer une Marche de Bretagne, qui est confiée à Roland (la victime de Roncevaux, en 778…), malgré des concessions comme la reconnaissance de Nominoë en tant que représentant de l’empereur, les Carolingiens ne parviennent pas à s’imposer durablement. En 851, ils doivent reconnaître Érispoë, fils de Nominoë, comme roi de Bretagne. L’apogée territorial est atteint sous le roi Salomon, quand les Carolingiens lui cèdent une partie du Maine (868), puis le Cotentin. C’est aussi l’époque où les abbayes bretonnes connaissent leur plus grand rayonnement culturel, dont nous sont parvenus de magnifiques manuscrits, évangéliaires et vies de saints réalisés à Landévennec, ou bien encore le cartulaire de l’abbaye de Redon, l’un des plus remarquables documents sur la société et l’économie de l’Europe carolingienne. Les dissensions internes à la Bretagne et, surtout, la très forte pression des Normands mettent un terme à cet essor : les frontières orientales sont établies définitivement au début du Xe siècle à leur emplacement actuel, et c’est seulement en 939 qu’Alain Barbetorte parvient à chasser les Normands.

Le duché de Bretagne.

• Contestés par l’aristocratie, soumis aux pressions de leurs puissants voisins anglo-normands et français, les nouveaux ducs peinent à faire reconnaître leur autorité : en 1234, Pierre Mauclerc se soumet au roi de France, mais c’est seulement en 1297 que Philippe le Bel reconnaît le titre ducal. Les abus des féodaux et l’ambition des clercs - qui explique la popularité du « bon » prêtre trégorois Yves Hélori (saint Yves) - ne doivent pas masquer un essentiel affermissement de l’autorité du duc. Les neuf évêchés installés au Xe siècle constituent désormais un découpage territorial stable jusqu’à la Révolution, et identifient des « pays » comme le Trégor ou le Léon. La pratique du breton, à l’ouest d’une ligne menant de Saint-Brieuc à Saint-Nazaire, se stabilise presque définitivement et identifie la basse Bretagne. L’essor démographique se traduit par de nouvelles implantations humaines, que désignent par exemple les noms en ker, ou leur équivalent en haute Bretagne (la Ville-). Parallèlement, commence à se développer le commerce du vin, importé, ou l’exportation du sel des marais salants de Guérande et de Bourgneuf. Au début du XIVe siècle est mise en forme la Très Ancienne Coutume de Bretagne, recueil des règles fixées par le droit coutumier.

 

L’absence d’héritier direct à la mort de Jean III, en 1341, dans le contexte du grand affrontement franco-anglais naissant, entraîne cependant la Bretagne dans une guerre de succession entre, d’une part, Charles de Blois - soutenu par son oncle, le roi de France, et le clan de sa femme, les Penthièvre - et, d’autre part, Jean de Montfort, soutenu par l’Angleterre. La captivité de Charles de Blois en Angleterre pendant neuf ans, le célèbre combat des Trente entre Anglais et Bretons partisans de Blois, les premiers exploits de du Guesclin, marquent très durablement les mémoires, chansons et exploits légendaires à l’appui. Mais le duché sort très affaibli de vingt-trois ans de luttes. Avec la mort de Charles de Blois à la bataille d’Auray, en 1364, s’achève une guerre dont les soubresauts se font sentir jusqu’à la fin du siècle.

Le règne de Jean V (1399/1442) apporte un retour à la paix, d’autant plus apprécié que sévit alors la guerre de Cent Ans, qui s’étend parfois, il est vrai, jusqu’à Nantes ou Rennes. La Bretagne continue à se dépeupler, mais elle souffre infiniment moins que le reste du royaume. En outre, Jean V mène une politique d’indépendance, grâce à la création d’institutions étatiques solides, à un mécénat munificent (Notre-Dame du Folgoët, par exemple) et à une neutralité diplomatique qui permet de nouer des relations avec la plupart des souverains d’Europe occidentale. La création de l’université de Nantes, en 1460, renforce encore ce qui n’est pourtant que rêve d’indépendance.

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La disparition du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, en 1477, fait en effet basculer définitivement le rapport de forces en faveur du roi de France. Le coût de la politique d’indépendance, la résistance d’aristocrates qui ont déjà des intérêts auprès du puissant souverain, la faiblesse du duc François II, font le reste. En 1485, le trésorier du duché, Pierre Landais, symbole de la volonté d’indépendance, est abandonné à son sort par le duc : les injures dont le couvrent les Nantais, et sa pendaison au terme d’un procès inique, marquent tout autant la fin du duché que les défaites militaires subies devant les troupes royales en 1488 (Saint-Aubin-du-Cormier) et en 1491. Anne, héritière du duché, doit épouser le roi Charles VIII, puis Louis XII, et sa fille Claude se marie avec François Ier. En 1532, la Bretagne est définitivement réunie à la France. Le titre ducal disparaît en 1547, lorsque le dauphin Henri, duc de Bretagne, accède au trône de France.

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La belle histoire de Saint-Malo

Posté par francesca7 le 20 janvier 2015

 

 
 
images (3)En 1590, Saint-Malo proclame son indépendance au royaume de France. Le pays se trouve alors plongé en pleines guerres de religion. L’épisode de quatre ans s’achèvera avec la conversion au catholicisme du roi Henri IV.

Il est minuit ce 11 mars 1590, une cinquantaine de Malouins s’apprête à prendre d’assaut le château de la ville réputé imprenable. Le royaume de France se trouve alors plongé en pleines guerres de religion. Dix-huit ans après le massacre des huguenots lors de la nuit de la Saint-Barthélémy, la lutte fait toujours rage entre catholiques et protestants. L’assassinat d’Henri III, le 1er août 1589, et l’accession au trône de son successeur, Henri IV, roi protestant, vont précipiter les choses dans l’Ouest. À Paris, le peuple se soulève et n’admet pas l’idée que le trône revienne à un huguenot. Les Malouins refusent, eux aussi, de reconnaître ce roi de religion protestante. Mais le gouverneur de la ville et représentant du roi, Honorat de Bueil, baron de Fontaines, a choisi son camp. Si Henri IV se rend à Saint-Malo, il lui ouvrira les portes.

Ce 11 mars, une poignée d’hommes décide donc d’agir. À la nuit tombée, une cinquantaine d’entre eux s’empare du château sous le commandement de Michel Frotet de la Bardelière et de Jean Pépin de la Bélinaye. « Tous n’ont qu’un objectif : défendre les intérêts de leur religion et leur cité face à l’extrémisme des huguenots et des ultra-catholiques », comme le raconte Gilles Foucqueron, spécialiste de l’histoire de Saint-Malo. Grâce à une attaque minutieusement préparée, la forteresse tombe aux mains des insurgés en quelques heures. Le gouverneur, victime d’un coup d’arquebuse en pleine poitrine, succombe pendant la bataille. À l’aube, la cité maritime proclame son indépendance à la couronne et met en place ses propres structures d’auto-gouvernement.

Influence croissante des bourgeois
À l’époque, Saint-Malo compte environ 10.000 habitants et plusieurs pouvoirs y cohabitent : le pouvoir épiscopal, le pouvoir royal représenté par le gouverneur et la communauté des habitants emmenée par les bourgeois. L’influence et la puissance de ces derniers ne cessent de croître au sein de la cité. Au XVIe siècle, la ville connaît, en effet, un essor commercial considérable, comme l’écrit Gilles Foucqueron. Ses négociants commencent à fréquenter les côtes du Brésil, et quelques années plus tard, ses navires vont à la découverte des Grands Bancs de Terre-Neuve, marquant le début de la grande aventure de la pêche à la morue.

Essor commercial et « oligarchie parlementaire »
Or jusque-là, la Bretagne était restée relativement préservée par les premières guerres de religion, la présence protestante étant minime. Mais avec l’emprise de plus en plus importante de la Ligue, le parti-ultra-catholique dans la région et l’aggravation de la crise monarchique en 1589, le conflit finit par toucher l’Ouest de la France. Face à l’escalade des tensions, les riches familles commerçantes s’inquiètent des conséquences pour le développement économique de la ville. Forts de leur pouvoir de plus en plus important, ceux-ci se sont organisés depuis plusieurs décennies.

Ainsi, au début du XVIe siècle, les habitants obtiennent le droit de lever l’impôt, notamment pour l’entretien des remparts. En 1585, un nouveau cap est franchi, les habitants élisent un Conseil de douze conservateurs de la ville et du château « pour pourvoir aux choses nécessaires à la conservation de la place, repos et sûreté des habitants ». Ils se réunissent une fois par semaine et communiquent leurs décisions à la population mensuellement. En son sein, on retrouve les puissantes familles commerçantes qui œuvrent avant tout à préserver la richesse de Saint-Malo. C’est dans leurs rangs que le renversement du gouverneur et la prise du château se sont préparés en secret.

Dès le lendemain de la prise d’assaut, le Conseil est reconduit et prend les dispositions pour s’autogouverner jusqu’à l’accession d’un roi catholique au trône de France. Même si des assemblées générales ouvertes à tous les Malouins (adultes) se réunissaient régulièrement, le Conseil, toujours contrôlé par les riches familles commerçantes, décidera seul des intérêts de la cité. Gilles Foucqueron qualifie ainsi la république de Saint-Malo, d’« oligarchie parlementaire », comparable dans son images (4)mode de fonctionnement aux villes de la Hanse et aux assemblées communales italiennes.

La fin de la République
Pendant près de quatre ans, les habitants vont se gouverner seuls, développer leur commerce international et nouer des relations diplomatiques d’État à État. Mais le 25 juillet 1593, Henri IV se convertit au catholicisme. Il est sacré officiellement roi de France à Chartres, le 27 février 1594. Après s’être notamment assurée que les Malouins responsables des événements depuis 1590, ne seraient pas poursuivis, la ville rentre dans le giron français. Le Conseil est même reconduit avec ses pouvoirs, et un gouverneur, représentant du roi, fait son retour au château.

En se protégeant ainsi des ravages de la guerre civile pendant quatre ans, les Malouins ont poursuivi l’essor commercial de la ville qui deviendra un grand port aux XVIIe et XVIIIesiècles. Cet épisode de courte durée n’est pas si anodin souligne enfin Gilles Foucqueron. « Il ne faut pas oublier la dimension psychologique de l’événement qui n’a sans doute fait que confirmer et même développer l’esprit d’indépendance qui caractérise les Malouins ».

Céline Diais
Le Télégramme

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Brocéliande royaume de légendes

Posté par francesca7 le 11 janvier 2015

 

 

images (1)Temple des Elémentaux, lieu celte et druidique enchanté et enchanteur.. Que nous révèle cette forêt où chaque arbre par le bruissement de ces feuilles a une histoire à raconter, où chaque point d’eau devient un miroir magique, un lieu de guérison et où chaque pierre qui roule sous nos semelles nous conduit vers le plus beau de nous-mêmes. Ici, les Elémentaux sont souverains et même s’ils jouent à cache-cache, ils observent chacun de nous et nous transmettent à leur façon, ce que nous sommes capables d’entendre et de ressentir. Bien sûr, il y a le tombeau de Merlin, mais Merlin se fiche des tombes, car Il adore enseigner et ce n’est pas sous le poids d’une tombe qu’il peut nous apprendre l’art du verbe, l’art du pouvoir créateur. Complice des Elémentaux, Saint Germain (Merlin) a fait de ce lieu un espace où l’homme goûte à nouveau à la lumière des végétaux, à la lumière des minéraux et à sa propre lumière. Les hommes et la nature sont faits de la même substance et il est temps pour chacun d’honorer les Eléments afin de co-créer ensemble un paradis sur Terre. Cette Substance Universelle attend nos désirs, nos émotions, nos pensées et nos paroles pour se manifester dans le monde de la forme et tout cela bien évidemment, avec la complicité joyeuse de nos chers Elémentaux. 

Nos corps sont constitués des 4 éléments. Parcourir la forêt merveilleuse permet un échange silencieux entre nos 4 corps et les Elémentaux. Ces bavardages invisibles mais si intenses favorisent des guérisons subtiles et parfois les 4 corps re-calibrent ainsi leur matrice. Chacun en cette forêt a retrouvé la joie, l’insouciance de l’enfance, la légèreté de l’être. Le tombeau de Merlin est un prétexte pour des retrouvailles magiques et renouer avec son propre Merlin, son magicien intérieur. Dès lors que cette rencontre a lieu, tout nous invite à nous rendre à la Fontaine de Jouvence située tout à côté. Même si celle-ci est un modeste creuset où l’eau danse (nous l’avons vu danser), elle nous fait penser à cette source d’eau émergeant aux pieds de l’arbre de la Connaissance, lui-même si noblement enraciné au centre du Paradis d’où naissent 4 fleuves coulant vers les points cardinaux. Elle rappelle la source d’eau sacrée du jardin d’Eden. Décidemment, la notion de paradis nous poursuit même sous la canopée de ces arbres magnifiques… La Fontaine de Jouvence, lieu de purification, lieu où l’eau de l’Amour ouvre le coeur et redonne à chacun l’énergie vitale, nous reliant instantanément à la Source Universelle. Cette fontaine se régale à réveiller notre Divinité : vivre le baptême avec sa présence JE SUIS… Ce fut un moment subtil, profond et lumineux pour beaucoup d’entre nous… 

Puis le charmant chemin pourpre nous conduit à la fontaine de Barenton. Là, sous la chorégraphie de leurs branches et par le biais de leurs bruissements incessants, les Ormes, les Ifs, les Érables, les Cèdres, les Hêtres et les Bouleaux nous ont conté la rencontre amoureuse de Viviane et de Merlin. Ce petit espace frais, en toute humilité, nous a enveloppés comme pour unir en nous notre masculin et de notre féminin… Bref, il y aurait-tant à dire….

La forêt après nous avoir chéris, guéris, cajolés, nous a suggéré : Chartres. 

Texte issu du Magazine « Vivre sa Légende » n° 75

 

 

 

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La Cathédrale de Chartres, un Vaisseau Alchimique

Posté par francesca7 le 10 janvier 2015

 

Jacques Bonvin a écrit : « Le message cosmique de Chartres n’est en fait que la démonstration d’une science fort ancienne, qui libère l’énergie magnétique d’un lieu, de telle manière que celle-ci soit capable d’amener l’homme à une haute spiritualité » 

319Contempler Chartres, nous amène à penser que cette cathédrale est un Vaisseau alchimique ressemblant aux Arches de Noé. L’alchimie remonte à la nuit des temps : alchimie est un mot arabe qui signifie : science des quantités. Saint Bernard disait : « Dieu est longueur, largeur, hauteur, profondeur ». Cette définition correspond bien à Chartres. Alors Chartres, serait-elle un livre ouvert, un extraordinaire grimoire présenté à celui qui ose le déchiffrer. Rien n’est dû au hasard et son impressionnante construction permet de cheminer au coeur d’une vérité qui n’est pas donnée à n’importe qui. Quand l’étudiant est prêt, il peut alors en explorer chaque signe, chaque code et chaque message qui lentement le conduise au coeur du coeur, à savoir son propre coeur…Et là, le voile se déchire !.D’ailleurs, la Cathédrale ne veille-telle pas sur les reliques du Voile de Marie ?

Dès lors que la Vérité éclaire le pèlerin qui cherche, Chartres devient Un lieu de guérison, Un lieu de rencontre, Une montagne sacrée, Un menhir et un dolmen des temps modernes, Une ouverture vers d’autres dimensions… 

On y retrouve là tant de force et peut être aussi cette notion unique de Dieu. Quand nos pas ralentis arpentent l’espace et s’aventurent entre les colonnes, celles-ci ressemblent à des forêts surgies de contes pour enfants, forêt dans laquelle se cache la Belle endormie : Notre Dame. : Belle dame par laquelle on pénètre par le tympan pour arriver en son coeur, le coeur d’ISIS !!

Les cathédrales couvent-elles imperturbablement l’histoire de l’Humanité : celles des anciens Atlantes ?? 

Les cathédrales sont des structures scientifiques, astronomiques, culturelles, artistiques qui protègent la Connaissance Sacrée. Ces temples chrétiens régénèrent, purifient, alignent, ressuscitent, favorisent le mariage sacré entre la matière et l’esprit, entre le masculin et le féminin. Le Soleil et La lune ne se côtoient-ils pas du haut des deux flèches ?. 

Mais revenons à la pierre. A nouveau, la pierre joue un rôle fondamental. Elle y joue un rôle de pile car elle accumule de l’énergie et la condense. Les pierres sont également comme des instruments de musique et nous rappelle que nous-mêmes sommes de merveilleux instruments de musique : notre propre mélodie, notre propre vibration nous connecte à la musique céleste. Et les vitraux, quel trésor !! Ils sont comme des mandalas qui racontent une histoire … La lumière passe au travers et c’est en passant au travers, qu’elle se colore. Les vitraux ne sont pas teintés, ils sont travaillés avec de la poudre d’or ou d’argent : L’or donne le rouge, l’argent donne le bleu : couleur vive parfaites, chargées d’une vibration très puissante. Le bleu de Chartres est unique, c’est le bleu de Marie (technique difficile à reproduire aujourd’hui). Les deux couleurs donnent le violet, dernière couleur de l’arc en ciel car après, nous rentrons dans des couleurs solaires plus subtiles et libératrices. La lumière filtrée par les vitraux impactent nos cellules et nous font vivre une divine alchimie! 

On y retrouve les 7 couleurs, les 7 notes, les 7 planètes, les 7 jours, les 7 chakras, les 7 métaux des alchimistes, les 7 marches (et à nouveau, le songe de Jacob…) 

Et puis l’impressionnant Labyrinthe nous appelle irrésistiblement. En totale correspondance avec la Rosace frontale, il symbolise le Coeur, l’Amour Divin, essence de Tout ce qui EST. Chaque quête conduit le pèlerin au coeur, lieu suprême, créateur et puissant. En forme de cercle, il s’assimile à la perfection, à l’univers ; à la terre, à la pureté, à l’harmonie et à l’AMOUR.

Il s’offre comme un escalier, et fait penser à un cerveau ou aux intestins. Les pensées et les émotions doivent être guéries avant d’atteindre le Coeur afin que l’homme oeuvre uniquement à partir de l’amour pur. L’Amour, émotion suprême et créatrice de toute chose. Le labyrinthe se découpe en 4 parties et le but est bien d’aller en conscience en son centre. Toutes les fois où l’on croit s’approcher du coeur, on s’en éloigne…et chaque circonvolution nous entraine vers des parties de nous-mêmes correspondant à nos 4 corps.. Il est tel le chemin de vie qui serpente, se faufilant au milieu des expériences, des rencontres et des apprentissages afin de cueillir l’essentiel et de goûter à la seule vérité, celle de l’Amour Divin. Il nous aura fallu 2 heures en ce 21 Juin pour en atteindre le centre. Dans un premier temps, en son centre, il y avait une plaque de bronze représentant le Minotaure vaincu par Thésée. 

Dans la mythologie grecque, un monstre fabuleux; le Minotaure, possédant le corps d’un homme et la tête d’un taureau est enfermé par le roi Minos dans le labyrinthe, situé au centre de la Crète. Ce labyrinthe fut construit spécialement par Dédale afin qu’il ne puisse s’en échapper et que nul ne découvre son existence. Le Minotaure, symbolisant nos peurs les plus profondes est finalement tué par Thésée. 

Nietzsche remarquait: « Nous avons pour le labyrinthe une véritable curiosité, nous nous efforçons de faire la connaissance de Monsieur le Minotaure, symbole de toutes les terreurs labyrinthiques. ». 

images (8)Ce moment a été exceptionnel de guérison, de libération, d’intensité et d’Amour…

Tous ces lieux uniques pour nous suggérer :« Que se passe-t-il si nous perdons votre sens du sacré ? Que se passe t-il si nous oublions qui nous sommes et d’où nous venons ? Que se passe t-il en notre coeur, centre de notre être, si nous nous ne posons pas de questions ? Nous est-il possible de nourrir une autre vision du monde, de ce qui est et de ce qui a été ?, et la Vision n’est–elle pas la matrice de notre réalité ?» 

Baird Spalding dans son ouvrage « LA VIE DES MAITRES » nous rappelle : « Qu’A la Lumière de la vraie intelligence, c’est-à-dire de La Vérité, on n’a pas besoin d’un roi, d’une reine, d’une couronne, d’un pape, ni d’un prêtre, car nous sommes Le Roi, La Reine, la couronne, le pape et le prêtre.» 

Texte issu du Magazine « Vivre sa Légende » n° 75

 

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Carnac : Sanctuaire de la Terre Mère

Posté par francesca7 le 10 janvier 2015

 

 

téléchargement (2)Avec Carnac, nous entrons la dans le monde des suppositions, des croyances, mais aussi des doutes : est-ce un Vestige Atlante ? Carnac, est-ce un message laissé aux hommes, un fil qui relie les hommes à leur histoire sacrée ? L’Origine du mot Carnac: car : pierre (Pierre tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église) : char, charité : Choeur, coeur, cardiaque, charisme, Corne : taureau (ère du taureau), carne : chair… Chartres, Carmel.. (nous retrouvons le « Char de feu » qui emporte Elie dans les Cieux et qui ainsi, laisse sa place à Elisée»). 

Y a-t-il un lien avec le Karnak Egyptien ? En effet, on y retrouve là, les Colonnes dressées tels des menhirs..… 

Myriam Philibert disait : « La Bretagne est le lieu par excellence du chemin initiatique où les meilleurs viennent chercher l’enseignement » ! Carnac est-il alors un lieu celte qui diffuse secrètement un secret? Un vestige des Hyperboréens ? Un enseignement Gaulois, druidique… ? Carnac s’offre tel un espace temps particulier, sacré, où les minutes s’arrêtent et où domine la Notion d’Unité primordiale. Carnac, est-ce un temple ? Un lieu de pouvoir ? Carnac serait-elle la citadelle des Dieux, une matrice initiatique ? Carnac aurait-elle été dressée à la mémoire des Anciens survivants du déluge, êtres exceptionnels appelés parfois : « les Géants », « Les Grands Initiés » dont le savoir a été sauvegardé par certains… druides ? 

Beaucoup affirment que ce lieu guérit, réaligne, rend fécond, et assure la longévité.. Il est vrai que « naviguer » entre ces menhirs nous entraine vers une autre dimension où le corps se nourrit d’une vibration qui dépasse notre entendement. Là, les pierres ne sont pas orientées par hasard, elles se dressent d’Est en Ouest (comme les cathédrales) et les plus petites se trouvent à l’Est. Cet alignement s’ajuste t-il au chemin des astres, à la Voie Lactée, ainsi que le suggère le chemin de Saint Jacques de Compostelle ? Ce lieu inviterait-il à une sorte de reconnexion à nos origines Atlantes ? 

Ceux qui ont l’imaginaire fertile y ont vu là l’échine du dragon souterrain. Encore un clin d’oeil du Dragon. Ne dit-on pas de celui-ci : « Le Dragon est un animal fabuleux représenté sous l’aspect d’un reptile ailé à quatre pattes recouvert d’écailles et qui crache du feu(le feu sacré). Il figure dans certaines légendes grecques, par exemple celle de Persée et celle du Dragon gardien des pommes d’or du jardin des Hespérides, tué par Hercule. Il est représenté aussi comme un monstre mangeur d’hommes et gardien d’un fabuleux trésor. Le Dragon est célèbre pour sa vigilance et sa vue perçante et son ouïe très fine, il était gardien des sources de vie de l’immortalité. » 

Bref, aujourd’hui, environ 3000 menhirs de 1 à 3 mètres de haut s’élancent vers le ciel et forment ainsi des allées de géants : les Atlantes étaient pour certains, des géants, légende ou pas, la mythologie reprend si souvent le culte du géant. 

Quelle relation les menhirs établissent-ils entre l’astronomie et le ciel ? Pourquoi sont-ils alignés à la Voie Lactée tels les chemins de Compostelle ? Les alignements suivent-ils une voie depuis le haut, repère pour nos frères et soeurs venus du Cosmos ? Dire que Carnac nous parle le langage des Atlantes, c’est remettre en cause la genèse et nos historiens se sont-ils abstenus, faute de preuves ou… délibérément ???. Mais revenons sur les menhirs : Men, signifie : pierre, mais en saxon =hommes) (pierre qui se dit car ), hir signifie long. Les menhirs sont-ils tels des obélisques, des colonnes qui s’étirent vers le ciel, et pointent les étoiles.(les colonnes de Karnak en Egypte, les colonnes sont comme des Arches reliant le Ciel et la Terre. Les colonnes d’Hercule serait-elles porteuses du même symbole ?) 

Le menhir nous renvoie au culte de la pierre : « Pierre tu es pierre est sur cette pierre je bâtirai mon église », pierre philosophale ?! Les dix commandements auraient été gravés sur des tablettes en pierre ! L’autel des sacrifices ou autel de cérémonies, la tour de Babel, les murs de Jéricho, les cathédrales…sont faits de pierres sacrées. Les menhirs sont pour la plupart du temps des blocs de granit qui contiennent du quartz… et les Atlantes maitrisaient (d’après certains) les énergies liées aux cristaux. C’est ainsi que le menhir de Locmariaquer représente une force colossale et à ce jour, les archéologues n’expliquent toujours pas comment il a pu être érigé (aujourd’hui il est brisé et couché) !! Nous avions envie de nous poser cette question : mais que représentent-ils vraiment? Les réponses sont multiples et nous laisserons la vérité retentir dans vos cellules. Il serait prétentieux de vouloir dire que les menhirs c’est « cela ou ceci » ! Nous vous proposons plusieurs ressentis : 

Les Menhirs seraient comme l’axe du monde : des intermédiaires entre le Ciel et la Terre (tout comme peut l’être le Mont Saint Michel). Ils agiraient tel un pont de bois dans un violon ou comme une structure clef telles les colonnes des cathédrales). Peut-on alors s’aventurer à dire qu’ils sont des piliers de lumière formant une colonne vertébrale sur laquelle s’ancrent les chakras !

Ou bien : l’axe de vie : l’arbre de vie, un hommage à la Terre Mère. Autel sacré qui comme lui, représente à la fois le coffret qui renferme l’essence de la sacralité et la stèle. La verticalité du menhir renvoie à la verticalité de l’Homme, dont les pieds seraient sur terre et la tête dans les étoiles. Le menhir symbole de l’homme debout ; l’Homme uni au Divin. 

Ou bien, les menhirs sont-ils des points où l’on s’arrête, une limite que l’on ne peut franchir ( ?) sauf en état de grâce. Tels des capteurs d’énergie, des condensateurs d’énergie, ils imposent leur force nous « pétrifiant » dans l’instant présent.. 

Ou bien encore, ils se présentent telle une borne balisant un passage sacré propice au miracle. Le menhir serait une « porte » qui conduit à la Voie d’accès à un autre type de connaissance (quelle connaissance ?). Le menhir représenterait un centre marquant les équinoxes. Et dans cet équilibre (E-chi-libre) que revendiquent les équinoxes, peut-on y voir une porte qui fait le lien entre ce qui est en Bas et ce qui est en Haut. E-qui-libre des courants telluriques, mariage entre les forces opposées de la Lune et du Soleil. 

images (7)D’autres y verront un symbole masculin : force en érection qui s’élève dans le ciel et qui donne la vie. Ainsi, le menhir joue avec les ombres et les variations de la course du soleil dans le ciel, scandant le temps et rappelant que tout est orchestré par le Grand TOUT. Et parce que le Grand Tout est créateur, les menhirs seraient-ils un lieu de fécondité, d’ailleurs, on y dansait tout autour pour favoriser les naissances et la fertilité. De ce fait, pouvons-nous dire que le Mont Saint Michel serait un immense menhir révélant les mêmes caractéristiques? 

Il semblerait qu’il fut un temps où Carnac serait devenu trop visible et trop exposé, c’est ainsi que les enseignements se sont déplacés dans les temples naturels : les forêts (la forêt des Carnutes, la forêt de Brocéliande..)

 

Texte issu du Magazine « Vivre sa Légende » n° 75

 

 

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Enfer et ronde macabre à Kernascléden

Posté par francesca7 le 28 décembre 2014

EgliseBWNous sommes en 1420, la Bretagne vit son âge d’or. Les ducs de Rohan tiennent leur rang et lancent la construction de ce qui deviendra un chef d’œuvre de l’art gothique flamboyant : la chapelle de Kernascléden.

Outre une architecture exceptionnelle, la chapelle recèle des fresques murales aussi étonnantes que dérangeantes. Frapper les esprits et assurer leur prestige, tel était le but des nobles mécènes. Mission accomplie avec «L’Enfer», une peinture murale à la fois inquiétante et drôle qui éclaire le bras sud du transept. Les damnés mijotent dans des marmites ventrues, touillés par des démons fourchus et hilares. Les paroissiens n’ont qu’à bien se tenir s’ils ne veulent être jetés dans ce bouillon infernal.

  • Seigneur ou simple laboureur, chacun se présente sur un pied d’égalité devant la mort. Tel est le message de la «Danse macabre», fresque voisine de «L’Enfer». Tout le monde passe de l’autre côté du miroir : du pape au roi, jusqu’au pauvre gueux. Malheureusement, cette symbolique gavotte du Pays Pourlet a bien failli trépasser elle aussi. Il ne reste plus que quelques «danseurs», préservés des ravages de l’humidité.

Sauver les fresques

  • Un programme de restauration a été lancé en 1996. 1,5 million de francs ont été investis sur trois ans pour sauver les fresques et la rosace du transept sud. Des travaux réalisés par les Beaux-Arts, avec le concours financier de l’Etat, la Région, le Département, et dans une moindre mesure de la commune.
  • La chapelle de Kernascléden est remarquable également pour ses fresques consacrées aux scènes de la vie de la Vierge-Marie et de Jésus. Ces dernières, qui ont beaucoup influencé le peintre Maurice Denis, conservent, quant à elles, un extraordinaire éclat.

SOURCE / http://www.bretagne.com/

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Samain en Bretagne

Posté par francesca7 le 14 décembre 2014

 : Le Breuriez Par Huath

Consultation-DruideEn Bretagne la Toussaint marque plus la fête des morts que la fête de tous les saints. Dans la commune de Plougastel-Daoulas (Finistère), la Toussaint se confond aussi avec la «Fête des Morts» ou «Nuit des Morts». C’est le jour de l’ancienne fête irlandaise du 1er novembre – Samain –, qui marque le début et la fin de l’année. En ce jour, les Plougastels réalisent le rituel du Breuriez. Cette pratique tombée en désuétude en 1980 est réapparue récemment. Les cérémonies du Breuriez peuvent varier selon les frairies (divisions de paroisse) mais les grandes lignes restent les mêmes : on retrouve un arbre, des pommes et du pain… Le Breuriez s’articule autour de la tradition du bara an anaon («pain des trépassés») et du gwezen an anaon («arbre des trépassés»), ou gwezen ar vreuriez («arbre de la frairie»).

 

L’arbre des trépassés

Le «squelette» de l’arbre est une branche d’if, d’aubépine noire ou de houx, défeuillé, écorcé et dont les ramifications sont taillées en pointes. Sur chacune de ces pointes, une pomme est piquée. Notez la haute symbolique des arbres choisis et des pommes en cette période de l’année ! Quand toute la frairie est rassemblée, le meilleur enchérisseur de l’année précédente porte l’arbre et incite les personnes à enchérir sur l’arbre. Le plus gros enchérisseur offre la plus grosse pomme de l’arbre au porteur et garde l’arbre pour l’année.

 

Le pain des trépassés

Le meilleur enchérisseur de l’année précédente devait également se procurer les pommes et le pain et les faire

bénir par un prêtre. Après les enchères, l’assistance se recueille et prie pour les morts. Une fois ces prières terminées, chaque famille vient prendre un pain et laisse en échange un don. Il y a également des petites avalou an anaon «pommes des âmes» ou «pommes de Toussaint» qui peuvent être échangées contre un don. Après quelques discussions, chacun rentre chez soi. Le soir dans les maisons, le «pain des trépassés» est partagé avant le dîner en autant de parts qu’il y a de membres dans la famille, et l’on mange son morceau sec après avoir fait le signe de croix. Le lendemain, l’argent recueilli est apporté au prêtre de l’église paroissiale, qui annonce en chaire le dimanche suivant les sommes réunies par le Breuriez. L’argent ainsi recueilli sert à faire dire des messes  pour le repos de l’âme des disparus. 

Pour finir, voici un témoignage que je trouve très touchant et qui montre, je pense, l’importance du Breuriez pour les Bretons. Ce récit de Charles Le Goffic relate brièvement la cérémonie à laquelle il a assisté à la Fontaine Blanche lors de son second séjour à Plougastel en 1924. Le site de Fontaine Blanche correspond à un ancien lieu de culte païen celtique. On a retrouvé la statue d’un dieu de la fertilité au phallus dressé sous le calvaire. Cette statue se trouve désormais au musée de la fraise. Le nom du lieu-dit Feunteun Gwenn peut se traduire certes en français par fontaine blanche, mais aussi par fontaine sacrée, gwenn (provenant du gaulois vindo) voulant aussi dire sacré. Pour le moment, le petit placître¹ qui s’étend devant la chapelle n’est pas très animé. Il ne s’y voit, avec les trois vendeurs, qu’une vingtaine d’assistants disséminés dans l’ombre des talus ou sur les banquettes de la route. 

— Seiz livr ha dek gvvennek ! (Sept livres et dix sous !) répète inlassablement le vendeur de l’arbre, un grand gaillard sec et tanné, qui répond au nom magnifiquement barbare de Gourloiien Cap. Mais personne ne met de surenchère. L’arbre des âmes, l’arbre sacré de la frairie, payé trente-deux francs l’an passé, va-t-il donc s’adjuger  à ce prix dérisoire ? Non ! Une partie des membres de la frairie a dû s’attarder au cimetière après les offices du bourg ; voilà des groupes qui dévalent vers le calvaire et, d’un de ces groupes, soudain, une voix féminine jette avec décision : 

— Eiz livr (huit livres !).

— Huit livres et dix sous, riposte de l’autre côté de la route une voix moins assurée, celle d’une jeune femme à tête hâve qui tenait jusque-là l’enchère et qui se démasque du talus où sa présence nous avait échappé.

— Neuf livres !… 

La lutte est engagée et elle devient tout de suite palpitante, presque dramatique vraiment, entre ces deux rivalités féminines dressées pour la possession de l’arbre porte-bonheur. Quels secrets peuvent se tapir sous ces cornettes en bataille ? Mais visiblement la partie n’est pas égale entre les deux adversaires. A mesure que la «criée» se poursuit, la voix de la première enchérisseuse faiblit, devient plus hésitante : les ressources de la pauvre femme ne lui permettent pas sans doute de dépasser un certain chiffre. 

— Vingt livres !… Trente !… Trente-cinq !… Quarante !…

Un arrêt, pendant lequel on entend un sanglot étouffé, puis le traînement d’un pas qui s’enfonce dans la nuit.

— Personne ne met plus ? demande le vendeur… Adjugé !

L’acquéreuse de l’arbre s’en empare avidement : c’est une riche «chulotte» de la frairie, m’explique mon guide, une Kerandraon du clan des Kerandraon de Kernévénen, dont la tige, à la Saint-Jean dernière, s’est fleurie d’un tardif rejeton.

— Et l’autre ? la vaincue ?

— Une femme de marin… Elle est sans nouvelle de son homme depuis six mois. Elle avait mis son dernier espoir dans l’arbre des âmes ; puisqu’il ne lui est pas resté au prix maximum qu’elle s’était fixé et qui excédait déjà ses ressources, c’est que l’homme ne reviendra pas. On ne peut s’engager avec les morts que pour le compte des vivants. 

Croix-Carnac-2Charles Le Goffic, La Toussaint à Plougastel, journal «Le Gaulois» n°12803 du 2 novembre 1912

Notes :

1 placître : terrain vague entourant une église

Ressources : Musée de la fraise et du patrimoine de Plougastel :

http://www.musee-fraise.net/

Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Breuriez.

Keltia magazine n°21, nov 11 – Jan 12

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