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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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La Roche-aux-Fées

Posté par francesca7 le 28 avril 2013

 

 La Roche-aux-Fées dans Bretagne roche-aux-fees

La Roche-aux-fées est un monument mégalithique situé dans la commune d’Essé (Ille-et-Vilaine).
C’est un des 1034 monuments historiques classés dans la première liste de 1840, un des quatre situé en Ille-et-Vilaine.
Son nom vient d’une légende qui prétend que les pierres qui constituent ce dolmen auraient été apportées par des fées dans leur tablier.

Une particularité de ce mégalithe est que le soleil se lève dans l’alignement de celui-ci lors du solstice d’hiver.

« Les fées, au temps où elles vivaient, honoraient après leur mort ceux qui avaient fait quelque bien pendant leur vie, et bâtissaient des grottes indestructibles pour mettre leurs cendres à l’abri de la malveillance et de la destruction du temps, et dans lesquelles elles venaient la nuit causer avec les morts.
Et l’on dit que leur influence bienfaitrice répandait dans la contrée un charme indéfinissable, en même temps que l’abondance et la prospérité.

C’est dans ce but et dans ces féeriques intentions qu’elles bâtirent la Roche-aux-Fées que nous avons dans un de nos champs. Ces fées, dit-on, se partagèrent le travail : quelques-unes d’entre elles restèrent au lieu où devait s’élever le monument, en préparaient les plans et l’édifiaient ; les autres, en même temps, tout en se livrant à des travaux d’aiguille, allaient dans la forêt du Theil, chargeaient leurs tabliers de pierres et les apportaient à leurs compagnes ouvrières, qui les mettaient en oeuvre. Mais elles ne comptèrent pas à l’avance ce qu’il leur en fallait.

Or, il advint que le monument était terminé et que les fées pourvoyeuses étaient en route, apportant de nouveaux matériaux ; mais, averties que leurs matériaux étaient inutiles, elles dénouèrent leurs tabliers, les déposèrent là où elles étaient quand l’avertissement leur parvint. Or, il y en avait dans la lande Marie ; il y en avait près de Rétiers ; il y en avait à Riche-bourg et dans la forêt du Theil. De là vient qu’on trouve dans tous ces endroits des pierres de même nature et provenant du même lieu que celles qui forment notre Roche-aux-Fées. Depuis longtemps les fées ont malheureusement disparu ; mais le monument est resté. Dans la nuit, quand la bise souffle au-dehors, on entend comme des plaintes dans la Roche-aux-Fées, et l’on dit que ce sont là les morts qui reposent là qui appellent les fées protectrices, et que ces plaintes se renouvelleront jusqu’à ce qu’elles soient revenues.« 

“Histoires et Légendes de la Bretagne Mystérieuse”, de G. Kogan aux éditions “Aux quais de Paris”

Plusieurs croyances ont pour sujet la Roche-aux-Fées :

L’une veut que les jeunes mariés doivent faire le tour de ce dolmen chacun de son côté, en compter le nombre de pierres, et s’ils obtiennent le même nombre alors leur union sera durable.
Il est aussi dit que « celui qui détruira le dolmen d’Essé mourra dans l’année ».
Il existe aussi une croyance qui fait de la structure le tombeau d’un général romain. Un ingénieur géographe du XVIIIe siècle indique :

    « Les gens des environs veulent que ce soit un ancien temple des Fées pour lesquelles leurs ancêtres avaient beaucoup de vénération ; opinion ridicule, mais peu étonnante si l’on fait attention que ce sont des paysans les plus grossiers qui pensent ainsi. […] Les gens sensés croient que ce monument est le tombeau d’un général romain. »

Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, En 1904, Adolphe Orain en donne une description en introduction de son conte La Fée des Houx.

 

Source : “Histoires et Légendes de la Bretagne Mystérieuse”, de G. Kogan aux éditions “Aux quais de Paris”

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Les Manoirs Bretons

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

 

Concentrés surtout dans le nord de la Bretagne, les premiers manoirs apparaissent à la fin du 14ème siècle. Le 15ème siècle précise les particularités de cette architecture résidentielle volontiers ostentatoire, telles la grande salle au rez de chaussée et la tour d’escalier, devant ou derrière le logis.

L’influence de la Renaissance se manifeste en Bretagne que vers 1560 ; symétrie des façades, nouveau décor des cheminées, rampes d’escalier droites. La guerre de la Ligue brise cet élan. Au 17ème siècle, quand la construction reprend, la noblesse délaisse peu à peu les manoirs au profit des châteaux.

Les Manoirs Bretons dans Bretagne manoir-breton-300x224

La période qui suivit la Guerre de succession de Bretagne (1341~1381) 
fut qualifiée d’ « Age d’Or de la Bretagne, ou de Belle Renaissance Bretonne ». 
En effet, alors que le royaume de France était encore profondément engagé dans la Guerre de Cent Ans, la Bretagne, sortie d’un conflit fratricide, qui l’avait laissée exsangue, désormais en paix avec l’Angleterre, put se consacrer entièrement à sa reconstruction :

Les industries du chanvre et du lin, de la morue séchée, les vins et alcools du pays nantais, le sel de Guérande, le commerce maritime avec le reste de l’Europe, lui permirent d’accéder à un niveau de richesse inouïe. Les deux siècles qui suivirent virent la province se couvrir de milliers de manoirs, d’églises et de chapelles…   

Un musée du Manoir Breton existe :  http://manoirbodilio.free.fr/musee_manoir_breton.htm

 

55 maquettes y sont répertoriées à l’échelle, plus de soixante panneaux explicatifs, des documents d’époque et fac-similés, des éléments interactifs en font un outil pédagogique incontournable pour les amateurs d’histoire et d’architecture, les enseignants y trouveront matière à l’approche concrète de nombreuses disciplines scolaires… C’est, à ce jour, la seule exposition permanente sur ce sujet, en Bretagne.

Le bâtiment est parfois désigné aussi par « gentilhommière », l’habitation d’un « gentil », c’est-à-dire d’un noble de naissance.

Avec son allure de petit château implanté sur un fief ou un « domaine », c’est donc bien souvent, dans un village ou un hameau, la bâtisse la plus vaste, la plus belle et la mieux équipée, puisqu’y habitait un hobereau, qui pouvait, contrairement à d’autres, plus fortunés et puissants, encore, ne pas disposer d’autres résidences telles qu’un hôtel particulier dans la ville proche, plus confortable en hiver.

On peut distinguer un manoir d’un château par le fait que l’exploitation agricole était essentielle pour le manoir et gérée directement par son seigneur, qui n’avait pas le privilège d’exercer des fonctions plus honorifiques, militaires ou administratives (acquises non par compétence, mais par achat de « charges »).

Le manoir est donc aussi dans toutes les provinces et jusqu’à la Révolution française le centre décisionnel de la figure locale de la petite noblesse, faisant exploiter elle-même les terres de son domaine par « ses » paysans, ses plus proches voisins, « son » peuple.

Plus rarement encore, des documents anciens, dans certaines régions, font état de « manoir non amasé », désignant une terre sans maison (mas,masure ou maisière), parce que détruite depuis parfois un temps indéterminé.

Le domaine du manoir était largement autosuffisant et faisait commerce de certains surplus avec d’autres manoirs afin d’acheter le cas échéant quelques produits rares. Au gré du développement des marchés dans les villes du Moyen Âge, les manoirs commencèrent à se spécialiser dans certaines productions : fabrication de fromage, élevage de porcs, viticulture, culture des céréales ou des légumes, etc.

Le « maître » occupait le manoir avec sa famille, quelques domestiques et serviteurs.

La population du domaine était composée essentiellement de paysans (c’est-à-dire de roturiers). Les terres étaient initialement peuplées principalement de serfs qui passaient une grande partie de leur temps à travailler la terre du seigneur en échange de sa protection. Les serfs possédaient ou exploitaient pour leur subsistance juste quelques bandes de terre dans des champs du manoir. Si le serf n’était pas un esclave, il n’était pas pour autant libre. Il ne pouvait se marier, changer de métier ou quitter le manoir sans la permission de son seigneur, mais il avait tout de même quelques droits. Son statut était héréditaire et donc transmis à sa descendance. Sa terre ne pouvait lui être ravie dans la mesure où il remplissait ses obligations vis-à-vis de son seigneur. Si la relation entre seigneur et vassal peut sembler a priori comparable à celle de serf et seigneur, le Moyen Âge faisait une distinction nette entre un contrat honorable visant à fournir au seigneur un service militaire et le simple travail fourni par le serf.

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Les Mégalithes bretonnes

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

 

On trouve en Bretagne de nombreux mégalithes. Ces menhirs, « pierres longues », et ces dolmens, « table de pierre », édifiés entre le 5ème et le 2ème millénaire avant notre ère, servaient de sépultures ou, parfois, de lieux de culte.

Les Mégalithes bretonnes dans Bretagne megalithes-300x204

Le DOLMEN : Est un monument funéraire de construction complexe ; un long couloir mène à une ou plusieurs chambres formées de grosses dalles et parfois d’une voûte en pierres plus petites. Ce tombeau, qui abrite le plus souvent des sépultures collectives, est soit construit d’abord en surface, puis recouvert d’une butte de terre (tumulus), soit creusé dans le sol ou bien aménagé dans une grotte artificielle. Une série de blocs ou un parement de pierres sèches enserre le monument.

Le MENHIR : Isolé ou regroupé en cercles ou en alignements, peuvent remonter au Néolithique.

Les PIERRES DRESSEES ont été détruites ou christianisées. Sur le menhir de St Uzec (Cotes d’Armor), les instruments de la Passion furent gravés au-dessus d’un Christ peint, aujourd’hui effacé.

L’ART MEGALITHIQUE permet de dater les monuments. Dès le 4ème millénaire apparaît un décor gravé par piquetage léger ; lignes brisées, serpents, haches et crosses. Au 3ème millénaire, poignards, palettes, haches, paires de seins ornées de colliers sont sculpté en relief dans les années couvertes. Les idoles féminines groupées par deux dénotent une influence venue du Proche Orient.

Les ALIGNEMENTS : l’astronomie a présidé à l’organisation de la composition de ces monuments, orientés selon les solstices et liés aux rythmes de la vie agricole. Elevés vers 3500 avant JC par les paysans du Néolithique, ils comprennent des files de menhirs, complétées, aux extrémités, par des cercles ou bien par des hémicycles.

À partir du 19e siècle, de nombreux écrivains et peintres ont consacré une partie de leur œuvre à la représentation des mégalithes. Flaubert dans son récit de voyage en Bretagne — Par les champs et par les grèves — fut sans doute un des plus déçus. Après avoir évoqué toutes sortes d’hypothèses sur les menhirs de Carnac, il affirme : les pierres de Carnac sont de grosses pierres. Victor Hugo, en revanche, voyait dans les mégalithes des signes d’une présence poétique, bien antérieure aux civilisations antiques. Il écrit ainsi l’avant-dernier poème des Contemplations— Ce que dit la Bouche d’ombre — près du dolmen qui domine Rethel. Les Travailleurs de la mer méditent largement sur la présence des pierres ancestrales dans les îles anglo-normandes.

Plus récemment, en 2006, le cinéaste F. J. Ossang a réalisé au Portugal un court-métrage poétique, Silencio (Prix Jean-Vigo 2007), qui met en jeu les éléments — eau, vent, terre, soleil — dans lequel se croisent les monuments ancestraux et des ouvrages d’art actuels. Mégalithes, ponts, bunkers, éoliennes, s’érigent fièrement comme témoins du temps qui passe sur une nature mystérieuse et sauvage, ou apprivoisée, selon que s’y inscrive ou non la trace de l’homme.

Les mégalithes ont également inspiré les légendes populaires. Ainsi les paysans français leur ont donné les origines les plus diverses ; leurs bâtisseurs peuvent être surnaturels (miracles divins, de la Vierge ou d’un saint, ou au contraire œuvres du Diable, des fées, des nains, de géants comme Gargantua) mais aussi humains : Romains, Sarrasins, Anglais (Aveyron), seigneurs locaux pour commémorer une victoire, voire plus rarement de simples paysans comme les alignements de Carnac, censés avoir été dressés à raison d’une pierre chaque année, le jour de la Saint-Jean. Sous une forme plus littéraire de légende, le Merlin de Robert de Boron attribue l’érection de Stonehenge au célèbre enchanteur, pour commémorer la victoire par laquelle Uther a retrouvé la royauté.

 

L’EDIFICATION D’UN DOLMEN : les énormes blocs de pierre étaient poussés sur un plan incliné recouvert d’un chemin de rondins. Une fois acheminés en haut de la pente, ils étaient basculés dans une fosse, freinés dans leur chute par du sable ou des pièces de bois. On installait ensuite les dalles de couverture. Enfin, l’ensemble était équilibré et consolidé par un blocage de pierres, puis entouré d’un tertre, qui recouvrait tout le monument pur les dolmens, ou arrivait sous les dalles pour les allées couvertes.

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La galette de Blé Noir Bretonne

Posté par francesca7 le 13 avril 2013


La galette de Blé Noir Bretonne dans Bretagne galette-bretonne-640x546-300x255La Galette de sarrasin constitua pendant des siècles la base de l’alimentation paysanne. En haute Bretagne, ce met rustique était généralement accompagné de sardines ou d’un œuf. Aujourd’hui, on l’agrémente de jambon ou de saucisses ; découpée en morceaux, elle se trempait dans du lait baratté, rappelé « lait ribot », ou dans une soupe. En basse Bretagne, la galette est consommée telle quelle avec du beurre et demande une pâte plus fine et plus légère.

Le sarrasin, robuste céréale originaire d’Asie centrale, n’est autre que le blé noir. Introduit en Europe au cours des croisades, il est aujourd’hui cultivé en Bretagne sous le nom de « harpe noire ». si la galette de haute Bretagne et la crêpe de basse Bretagne sont toutes deux faites à base de sarrasin, la farine n’est pas moulue (blutée) de la même manière.

 

RECETTE DE LA GALETTE

500 gr de farine de sarrasin,

1 pincée de sel, un peu d’eau, du beurre

 

  1. Dans une terrine, travailler énergiquement pendant 10 mn la farine et le sel 
  2. Incorporer peu à peu l’eau jusqu’à ce que la pâte devienne onctueuse et coulante.
  3. Ne jamais laisser reposer
  4. Avec un chiffon imbibé d’huile, graisser la galetière, plaque circulaire en fonte ou en tôle sur laquelle on fait cuire les galettes.
  5. A l’aide  d’une louche, verser un peu de pâte sur la galetière, appelée aussi « gauferoué ».
  6. Etaler la pâte sur le rouable, petite raclette en bois.
  7. Lorsque la pâte devient mate, la décoller et la retourner avec une tournette.
  8. Laisser cuire un instant, puis placer un morceau de beurre au centre de la galette.
  9. Pour faire une galette dite « complète », placer une tranche de jambon sur la galette.
  10. Casser un œuf sur la galette et laisser cuire.
  11. Une fois l’œuf cuit, saupoudrer d’un peu de gruyère râpé et plier la galette en quatre.

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Danse et musique Bretonne

Posté par francesca7 le 13 avril 2013

 

La Bretagne est traversée du nord au sud par une frontière linguistique délimitant deux espaces culturels distincts. Biniou-bombarde, clarinette et kan ha diskan (chant de déchanté) sont omniprésents dans les traditions musicales du centre de la Bretagne et du nord Finistère. A l’est, autour de Saint Malo et de Cancale, se superposent des traditions de vielle, de violon et d’accordéon diatonique pour accompagner les danses populaires. Aujourd’hui, sonneurs et danseurs ont abandonné le costume traditionnel, mais les musiciens animent toujours les festoù noz.

Danse et musique Bretonne dans Bretagne bombarde-119x300LA BOMBARDE : instrument à perce conique et à anche double, de la famille des hautbois, le modèle à six trous et typique du pays vannetais.  

NOCE A PLOUGASTEL DAOULAS : « La danse était l’expression d’une conscience collective qui se fortifiait dans les grands travaux en commun et à l’occasion de ces alliances qu’étaient les mariages ».

SONNEUR DE CLARINETTE : La clarinette, appelée treujenn gaol en haute Cornouaille (tronc de chou), s’est implantée en centre Bretagne au 19ème siècle. Son aire d’extension va de l’est des monts d’Arrée jusqu’en haute Bretagne et du Trégor aux limites sud des Cotes d’Armor. Au siècle dernier, les sonneurs utilisaient des clarinettes à cinq clés.

TROUPE DE KERFEUNTEUN : Plus d’une centaine de cercles celtiques présentent, sous forme scénique, les danses et costumes traditionnels de leur région. La gavotte, qui se dense en chaîne ouverte ou fermée, est l’une des plus anciennes danses.

L’ACCORDEON DIATONIQUE : Surnommé « boite à vent » ou « boîte du diable », il était en vogue en haute Bretagne au 19ème siècle.

L’accordéon était très populaire en Bretagne, surtout pour l’an-dro et ses danses en couples (dañs kof ha kof). Surnommé boèze ou pouche en pays gallo et boest an diaoul (boite du diable) en zone brittophone, il eut du mal à se faire une place parmi les instruments traditionnels. À l’entre deux guerres, l’accordéon chromatique s’est installé en Bretagne au contact des autres cultures et le jazz a influencé la formation de groupes qui animaient les bals populaires. Balayant à l’époque la vielle et le violon, il était perçu comme un danger. Des accordéonistes contemporains comprennent Cocktail Diatonique, Régis Huiban, Bruno Le Tron, Patrick Lefebvre, Yann Dour, Yann-Fanch Perroches, Alain Pennec.

BINIOU KOZH : Cornemuse traditionnelle à son aigu, qui ne comporte qu’un seul bourdon, par opposition au biniou gras (grand). Le couple biniou-bombarde reste « l’instrument » par excellence du sud de la Bretagne.

Autrefois, la harpe était utilisée, notamment à la cour des ducs de Bretagne. Mais elle a laissé peu de traces après l’époque ducale. La harpe celtiqueest ressortie de l’oubli à la fin du 19e siècle, grâce à un mouvement « néo-druidique » renouant avec des traditions anciennes, tant en Bretagne qu’au pays de Galles. Au début des années 1950, Alan Stivell et son père Georges Cochevelou, suivis par d’autres, ont œuvré pour sa réintroduction. Georges Cochevelou a construit la première nouvelle harpe bretonne, la « Telenn gentañ ». Elle est maintenant bien établie et connue sous le nom de harpe celtique. Les artistes bretons modernes sont Myrdhin, An Triskell, Kristen Noguès, Dominig Bouchaud.

Ce que l’on appelle aujourd’hui danse bretonne est un ensemble de pratiques gestuelles issues de l’ancienne danse traditionnelle, pratiquée essentiellement dans les milieux paysans de Bretagne jusque dans l’entre-deux-guerres. Cette première approche mérite toutefois d’être nuancée d’emblée : les influences et les emprunts ont en effet existé entre les petites villes, les bourgs et les campagnes. Le milieu où s’est développée la danse traditionnelle bretonne doit donc être entendu comme une société rurale, mais pas exclusivement paysanne. Enfin, précisons que la tradition s’est éteinte à des moments variables selon les pays, dès la Première guerre mondiale dans certains cas, ou plus tard, après 1945. Comme toute danse traditionnelle, la danse bretonne se caractérise par une forme (en ronde, en chaîne, en couples), un pas (souvent en 4, 6 ou 8 temps) et enfin, un style. La grande majorité des danses, surtout les plus anciennes, sont des danses collectives, en rond ou en chaîne. Le cortège de couples est une forme plus récente, apparue à la fin du 19e siècle.

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Le Costume Breton

Posté par francesca7 le 3 avril 2013

 

Au cours du 18ème siècle, l’enrichissement du monde agricole entraîna une formidable diversification des costumes ; pour ces populations assez repliées sur elles-mêmes, le vêtement servait de signe de reconnaissance entre paroisses et pays traditionnels ; c’est en Cornouaille que les modes développèrent la plus grande variété, bien loin de l’influence des modes en vogue à la cour.

La MODE FISEL : comme à Carbaix, l’homme de Rostrenen portait une veste de drap noir, sans boutonnière, ouverte sur un gilet à double rangée de boutons ;

COSTUME MASCULIN DE PLOUGASTEL-DAOULAS : aux tissus vert, bleu rouge et violine se mêlent des fils de couleur et des rubans brodés.

LA « GIS FOEN » : Ornée de rubans flottants, elle fleurit autour de Rosporden.

LA COIFFE BIGOUDENE : posée sur un koef-bleo (ou bonnet de cheveux), elle est ornée d’un petit pignon, le beg, d’où le mot « bigouden ».

LE « BRAGON BRAZ » : cette culotte bouffante était portée avec un gilet de velours brodé dans le pays de Cornouaille.

GRAND CHALE LEONARD : il est d’étamine noir, beige, grise, vert clair, brodé et à longues franges de soie.

COSTUME DE PONTIVY : Les seules touches de couleur des « mouton blancs » (vestes masculine de laine claire d’importation qui sont apparues au 19ème siècle) sont réservées aux boutonnières et aux poches.

Ceux de Cornouaille ont été souvent représentés par les peintres de l’école de Pont-Aven, surtout par Gauguin, et plus particulièrement les vêtements de cérémonie.

UN SITE A VISITER : http://www.lamaisonducostumebreton.fr/index.html

 

 

Le Costume Breton dans Bretagne costumes

 

 COSTUME DE FEMMES : Costume dit « Lalaisse » : Il s’agit d’un costume des années 1850 décrit par Lalaisse. Il est constitué d’une jupe et d’une camisole de couleur brun rouge avec quelques petits pans de velours dans le bas de la jupe, les épaules, les manches. Le tablier est constitué d’une grande bavette qui, contrairement à des dizaines d’années plus tard, ne remonte pas jusque la dentelle du col et laisse ainsi apparaitre du tissu de coton blanc. La coiffe est constitué de trois parties : un bonnet à grand fond et jugulaire dont le bas comporte des petites ailettes qui tombent dans la nuque, une bande de coton blanc plié en deux avec en dessous une autre bande de coton bordé de dentelle. Ces trois parties à part le fond du bonnet sont amidonnées. La femme décrite par Lalaisse porte également des manchettes boutonnées avec de la dentelle, un col de dentelle amidonné et un collier en velours comportant une croix surmonté d’un cœur (très répandu à cette époque), le tout tombant sur la poitrine.

Costume des années 1900 : La coiffe a très largement diminué, il reste encore la jugulaire et des bardes, correspondant aux restes de l’ancienne coiffe et comporte toujours un bonnet à plus petit fond mais toujours composé de deux ailettes de dentelle. La camisole et la jupe sont maintenant de couleur noire et comportent des plus gros pans de velours : dans le haut du dos, le bas de la jupe et les coudes. La jupe s’est rallongée et touche le sol, elle comporte en bas une balayeuse. Le tablier monte maintenant jusque la dentelle du col, et souvent moiré ou alors en indienne, c’est-à-dire brodé de bouquet de fleurs. La dentelle du col est plus haute, les manchettes très évasées. Les femmes portent également un sautoir avec un coulisseau et une broche.

Costume des années 1920 : Peu de changements par rapport à 1900, mais c’est le début de l’émancipation des femmes et par conséquent les jupes et tabliers raccourcissent légèrement pour laisser apparaitre les chevilles. Les tabliers peuvent comporter des guirlandes de fleurs brodées. La coiffe ne comporte plus de jugulaire, et les bardes ont diminuées.

Costume des années 1940 : On aperçoit désormais les mollets des femmes. Les camisoles et jupes se voient recouvrir de velours orné de galons perlés. Les tabliers adoptent parfois des couleurs plus vives, sont peints ou brodés, quelques fois en cannetille (fil d’or). Les coiffes sont dressés en aéroplane et comportent des motifs floraux très compliqués, il n’y a plus de bardes.

 Le costume a évolué au cours du temps, avec une forte différenciation locale au 19e siècle, qui s’est accentuée jusqu’à la Première Guerre mondiale. « À l’obsession paranoïaque de l’uniformité républicaine répondit une obsession réflexe de la singularité. C’est au 19e siècle que le costume breton se diversifia : chaque bourg, chaque village, chaque quartier de ville mit son point d’honneur à se distinguer du voisin par le jeu des broderies et des couleurs. Et même chaque condition, chaque caste, chaque profession, chaque âge… » . Cet épanouissement débuta après que la Révolution française eut aboli les lois somptuaires qui, sous l’Ancien Régime, limitaient l’inventivité autour du luxe.

Le mouvement cessa avec les costumes uniformément noirs (les seuls autorisés en cas de veuvage) imposés par le massacre de 14-18. « La Bretagne entrait dans la modernité à la force des baïonnettes »

Le costume breton est le modèle des vêtements que portaient les Bretons comme vêtements de cérémonie ou de fête, les vêtements de tous les jours présentaient moins d’originalité même s’ils avaient aussi des caractéristiques locales ou professionnelles.

Depuis la fin du 20e siècle, le costume traditionnel n’est quasiment plus porté qu’à l’occasion de manifestations religieuses exceptionnelles (pardons) et de manifestations culturelles auxquelles participent les cercles celtiques ; ainsi, il est devenu « costume folklorique » comme tous les costumes régionaux de France.

Fin 20e siècle et début 21e siècle, le costume traditionnel breton est un des supports de la revendication identitaire de la région, ne serait-ce que pour casser les clichés de mauvais goût tel que « Ils ont des chapeaux ronds, vivent les Bretons ! »

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La langue Bretonne

Posté par francesca7 le 30 mars 2013


La langue Bretonne dans Bretagne couple-breton-177x300Aux origines. Depuis des siècles, la Bretagne est partagée en deux zones linguistiques ; à l’ouest, la basse Bretagne, de langue bretonne, et à l’est, la haute Bretagne ou Bretagne gallo, de langue romane. Avant que le français ne devienne, à l’époque moderne, leur outil de communication, ces deux entités demeurèrent inintelligibles l’un à l’autre. Si le gallo, variété dialectale de langue d’oïl, appartient comme tel, à la fa mille des langues romanes, le breton ou Brezhoneg, lui est une langue celtique, au même titre que le gaélique parlé en Irlande et en Ecosse, et que le brittonique, comprenant le gallois ou encore le cornique, parlée en Cornouille jusqu’au 18ème siècle. Le breton doit son origine à un apport britannique ; vers le 5ème siècle, les Bretons insulaires originaires du Devon, de Cornouailles et du pays de Galles, émigrèrent sur la péninsule et enrichirent le gaulois qui y était parlé.

Quand, à la fin du 6ème siècle, Grégoire de Tours désigne, sous le nom Britannia, le pays occupé par les Bretons, la Vilaine constitue la limite entre ceux-là et les Francs. Le breton ne progressa à l’est de cette ligne qu’à partir du milieu du 9ème siècle, lorsque les Bretons entreprirent la conquête des pays de Rennes et de Nantes et du pays de Rets. Vers 1050, il se trouvait dans sa phase d’expansion maximale, on le parlait jusque dans la baie du Mont Saint Michel et dans la région de Saint Nazaire. Prédominant sur les marches orientales du duché, le gallo coexistait avec le breton dans le centre de la Bretagne. Du 9ème au 11ème siècle, le breton apparaît comme une langue homogène ne présentant, jusqu’au 10ème siècle que quelques traces de dialectalisation. La période féodale est marquée par une progression spectaculaire et rapide du français déplaçant la frontière linguistique vers l’ouest. A la fin du 16ème siècle, le breton finit par disparaître à l’est de la province où figure pour la première fois la séparation entre basse et haute Bretagne. La frontière se stabilisa vers 1886, et dès lors resta pratiquement inchangée.

Du fait de son prestige dans les milieux lettrés et administratifs, le français s’impose à partir du 13ème siècle comme langue diplomatique à la place du latin dans tout le duché. Dès cette époque, les villes de basse Bretagne deviennent bilingues, et le breton fit de très nombreux emprunts lexicaux au français. Langue des campagnes et du petit peuple, le breton marginalisa ceux dont il était le seul parler, et fut ressenti comme un  lourd handicap. Par ailleurs, il se fragmenta en quatre dialectes répartis end eux groupes : le KLT (cornouaillais, léonard, trégorrois) et le vannetais (avec le breton de Batz sur Mer, en Loire-Atlantique, qui a disparu dans les années 1960-1970). Malgré les efforts de certains lettrés, la dialectalisation ne put être entravée ; peu à peu chaque paroisse eut son breton, et le clergé fut le seul à l’écrie, le corrompant ainsi à sa manière. Citons parmi les tentatives pour fixer la langue l’œuvre de Jehan Lagadeuc, un Trégorrois né en 1464, qui compila le Catholicon, dictionnaire trilingue breton-français-latin (le premier dictionnaire français connu !). Destiné aux clercs bretons pauvres, il était en réalité voué à leur apprentissage du français et du latin. En 1659, Le Sacré Collège de Jésus, du père jésuite Julien Maunoir, s’adressant aux recteurs et aux missionnaires, tentait également de rationaliser  et de codifier la langue commune.

 Au début du 19ème siècle, une réaction s’opéra. Bannisant les emprunts faits au français, le grammairien et lexicologue Le Gonidec prôna une normalisation orthographique et grammaticale. Sa tentative, trop dogmatique et puriste, échoua. Elle fut néanmoins à l’origine d’un renouveau littéraire, dont le révélateur fut la publication, en 1839 par Hersart de la Villemarqué, du Barzaz-Breiz ou Chants populaires de la Bretagne. De veine religieuse et ecclésiastique à l’origine, la littérature se fit profane. La production écrite progressa, et cette tendance s’amplifia au 20ème siècle. Le breton retrouva enfin sa place dans les media et à l’école. L’enseignement laïc qui l’avait proscrit le remit au programme en 1977. Apparurent alors les premières écoles Diwan, où le breton est enseigné dès la maternelle, l’étude du français se commençant qu’au CE1. A la rentrée 1991, il existait 27 écoles Diwan ; mais l’avenir du breton en tant que langue vernaculaire paraît compromis. Malgré l’accroissement démographique, la pratique de la langue se perd. Les parlers gallos ont connu le même sort. Actuellement, 300 000 Bretons de basse Bretagne parlent breton et 600 000 le comprennent.

NOMS DE LIEUX : Les noms de lieux, très variés dans leur forme, reflètent la partition linguistique ; plus de la moitié des communes de la péninsule portent des noms d’origine bretonne, le reste se partageant entre noms gaulois, gallo-romains, bas latins et français. Parmi les noms bretons antérieurs au 10ème siècle, ploe (du latin plebem, communauté de fidèles, paroisse) existe aujourd’hui sous les formes plou, plo, plu, plueu, plé, pli et parfois poul. Il signale l’emplacement des paroisses primitives des 6ème et 7ème siècles. Dans les trois quarts de ses emplois, il est suivi d’un nom de saint du haut Moyen Age, tout comme lann, terme qui signifie ermitage, monastère. Dans les noms bretons du 11ème au 14ème siècle, il faut surtout retenir ker (ferme, village), caer en vieux breton. C’st le terme le plus représenté ; il est à l’origine de plus de dix huit mille noms de lieux habités.

NOMS DE PERSONNES : le Bihan (le petit) ; Le Coant (le joli) ; Le Coz (le vieux) ; Le treut (le maigre)à ; Le Guen (Le blanc) ; Pennec (qui a une grosse tête) ; Pensec (fessu) ; Le Fur (le sage) ; Queffelec (bécasse) ; Le Guével (le jumeau) ; Le Hénaff (l’aîné) ; Person (recteur)… ces sobriquets familiers et affectueux, si typiquement bretons, se multiplièrent dès le 10ème siècle et devinrent peu à  peu héréditaires ; mais il fallut attendre cependant la Renaissance pur qu’ils se fixent, après que la tenue des registres d’état civil eut été rendue obligatoire, en 1539, par l’ordonnance de Villers-Cotterêts.

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Les Chouans de Bretagne

Posté par francesca7 le 30 mars 2013


La chouannerie est la guérilla paysanne qui se développa au nord de la Loire, parallèlement au soulèvement vendéen, après l’insurrection déclenchée dans l’Ouest en mars 1793 par les levées militaires, l’imposition du papier-monnaie et les exactions commises contre les prêtres réfractaires. Les chouans doivent leur nom à Jean Cottereau et à ses frères, chefs de l’insurrection du Maine, ainsi surnommés parce que leur cri de ralliement imitait celui du chat-huant. Leurs autres chefs sont Boisguy et Boulainvillier en Ille et Vilaine, Boushardy dans les Côtes d’Armor et Cadoudal dans le Morbihan.

La première chouannerie dure de l’Automne 1793 au printemps 1995. Peu nombreux, mal vêtus et mal nourris, les chouans se contentent d’abord de mener une guerre de partisans. Mais en octobre 1793, ils sont rejoints par  des rescapés de l’armée vendéenne défaite à Savenay. Début 1794, le mouvement s’organise à l’instigation de Vendéens, d’anciens contrebandiers du sel, habitués à la clandestinité et de quelques nobles de l’émigration revenus en France. Emigré à Londres, Joseph de la Puisaye persuade les Anglais qu’il peut soulever la Bretagne et obtient la promesse d’un débarquement. Après la mort de Robespierre (juillet 1794), les républicains proposent une amnistie aux insurgés. Au printemps 1795, les chefs chouans signent la paix avec Hoche. Ils obtiennent la liberté de culte et mettent cette paix à profit pour se réarmer.

La seconde chouannerie : le 16 juin 1795, les émigrés débarquent à Quiberon, appuyés par une importante flotte anglaise, tandis que près de vingt mille chouans convergent vers l presqu’ile. Hoche, commandant en chef des forces républicaines leur infligent une cuisante défaite. Les chouans, démoralisés, accusent le coup car Hoche les traque et s’efforce ensuite de les couper du reste de la population paysanne en pratiquant une politique de tolérance religieuse. En juin 1796, les chouans ont pour la plupart abandonné la lutte.

Les Chouans de Bretagne dans Bretagne chouans

La troisième chouannerie : Les hostilités reprennent en 1797, avec la reprise des persécutions religieuses. En 1799, la loi des otages (qui, afin d ‘obtenir la reddition des chouans, préconise l’arrestation de leurs proches) et la levée de conscrits exigée par le Directoire pour défendre les frontières attisent la guérilla. Cette guerre s’achève en janvier 1800, lorsque Bonaparte rétablit la liberté religieuse et met fin à la conscription en échange de la soumission des insurgés.

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Le travail du lin en Bretagne

Posté par francesca7 le 30 mars 2013

 

« ON ME MET EN TERRE, ON ME TIRE DE TERRE,

ON ME MET DANS L’EAU, ON ME TIRE DE L’EAU

ON ME CASSE LES COTES, LES PETITES COMME LES GROSSES,

JE SERS A TABLE, LES GENS RESPECTABLES,

JE LES CONDUIS MEMES JUSQU’AU TOMBEAU,

QUI SUIS-JE ?

LE LIN, BIEN SUR ! »

Le travail du lin en Bretagne dans ARTISANAT FRANCAIS

Du 16ème au 18ème siècle, la culture du lin et du chanvre, la fabrication des toiles  et leur exportation vers l’Angleterre, l’Espagne et ses colonies d’Amérique occupent une main-d’œuvre considérable et font la richesse de toute la Bretagne.

Le travail du lin commence à la mi-juillet par l’arrachage des plants par la racine. Le lin est ensuite mis à rouir au ruisseau ou dans des cubes maçonnés. Cette opération consiste à faire tremper les plants durant une dizaine de jours afin que l’eau dissolve la gomme et agglutine les fibres. Ensuite on égrène le lin à l’aide d’un peigne en acier puis les tiges sont liées en petites hottes. L’égrenage se pratiquait parfois avant le rouissage. Les graines servent à la semence suivante ou à la fabrication de l’huile. Puis on procède à l’écouchage, qui consiste à gratter les fibres avec un morceau tranchant de verre ou de fer, pour en éliminer les impuretés. Les fibres courtes servent d’étoupe pour le calfatage des bateaux ou, mélangées à de l’huile, au bouchage des bouteilles de vin, à une époque où le bouchon de liège n’existe pas encore. Les filassiers vont ensuite, de ferme en ferme, mettre en place les filasses sur des cadres de bois. Les femmes filent au fuseau dans un champ ou près de la cheminée et parfois au rouet à main ou à pédale. Les bobines sont alors mises bout à bout et posées sur un dévidoir qui permet de confectionner les écheveaux. Ces derniers sont acheminés chez le teilleur qui confectionne la toile ;

A Merdrignac on fabrique les « Oléronnes », à Rennes les « Noyales », à Locronan les « Olonnes », dans le Léon les « Crées » et dans le Trégor, entre Saint Brieuc et Pontivy les « Bretagnes légitimes ». la culture du lin continue dans le Trégor jusqu’au années 1950 mais doit cesser, victime des prix imposés par les filatures du Nord.

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Histoire de la Bretagne

Posté par francesca7 le 24 mars 2013

Histoire de la Bretagne dans Bretagne la-bretagne

En 8000 avant Jésus-Christ, époque préhistorique, l’Armorique est peuplée dès le paléolithique de rares chasseurs qui poursuivent mammouths et cerfs. Entre 3000 et 1800 avant JC la chasse et la cueillette cèdent la place à l’agriculture et à l’élevage. La civilisation mégalithique apparaît. Ses populations, organisées à l’abri de camps fortifiés, donnent naissance à l’art des pierres levées, qui s’accompagne d’un extraordinaire culte des morts. De très nombreux menhirs, dont certains pèsent 100 tonnes,  des cairns qui peuvent atteindre 70 m de longueur et des dolmens constitués de dalles de 20 tonnes, sont érigés sur l’ensemble de la région. La fin de cette période se traduit par une ouverture sur le monde, le long de la vallée de la Loire ou par la mer.

De 1800 à 600 avant Jésus-Christ, à l’âge de bronze, l’Armorique connaît une civilisation brillante qui commence avec le Nord (Germanie et Scandinavie) et avec le Sud (péninsule Ibérique). Elle produit des haches à talon et des épées originales. L’importance des dépôts d’objets en bronze retrouvés témoigne d’une incontestable prospérité.

En 500 avant JC, à l’Antiquité, les Celtes, qui maîtrisent la métallurgie du fer, pénètrent en Armorique, après avoir déferlé sur l’Europe, et bouleversent son économie. Habiles en toutes choses, ils s’imposent aux autochtones et s’organisent en «cités ». Ce sont les Nammètes dans le nord de la région nantaise, les Vénètes dans l’actuel Morbihan, les Osismes à la pointe du Finistère, les Coriosolites dans les Côtes d’Armor, et les Redones dans le nord-est de la péninsule. Les Celtes, dont la société est hiérarchisée en classes, entretiennent des ateliers où l’on travaille à merveille les métaux précieux.


En 57 avant JC
, les Romains tentent d’achever la conquête de la Gaule, mais les puissants Vénètes excellents marins, s’y opposent. Ils résistent également sur terre, mais contre toute attente, ils sont défaits sur mer un an plus tard. L’Armorique devient gallo-romaine ; elle va tirer profit de la pax romana. Les uns et les autres  semblent vivre en bonne intelligence sans perdre leur identité. L’activité agricole est intense et le commerce florissant. Il se développe aussi bien sur mer que sur terre où des voies larges et nombreuses, jalonnées de bornes militaires quadrillent le pays.

Au 5ème siècle, arrivée des Bretons. L’empire romain s’étiole progressivement entre 235 et 400, et des peuples barbares venus d’Europe centrale en profitent pour l’envahir. L’Armorique n’échappe pas aux destructions et aux pillages, occasionnels puis systématiques, qui mènent l’économie à la ruine. Cependant, la pression des Scots d’Irlande et la colonisation de l’île de Bretagne par les Saxons vont provoquer l’immigration des Bretons vers la péninsule Armoriciane. Déjà chrétiens, ils évangélisent l’Armorique, organisent les paroisses et fondent les premiers monastères.

De 400 à 938, Naissance de la Bretagne. Une période de conflits entre les Bretons et les Francs, notamment les Carolingiens, s’ouvre en 752. Elle s’achève en 832, lorsque Louis le Pieux nomme un envoyé impérial, Nominoë à la tête de la Bretagne. Cet aristocrate breton va très vite tirer profit de la mort de son protecteur, en 840. Il engage son pays vers l’indépendance, écrase les Francs près de Redon en 845, oblige Charles le Chauve à signer la paix et poursuit sa conquête vers l’est, donnant ainsi une identité à la Bretagne. Il meurt à Vendôme, en 851, ce dont Charles le Chauve tente de tirer parti. Mais le fils de Nominoë, Erispoë, entend bien poursuivre l’œuvre paternelle et son armée écrase une nouvelle fois les Francs. Erispoë est assassiné par son cousin Salomon (Salaün), qui étend son territoire jusqu’au Cotentin. A son tour, Salomon périt, victime des membres de sa famille qui se partagent la Bretagne avant de s’entre-déchirer. Les Normands, qui se sont déjà livrés à plusieurs incursions, en profitent, à partir de 913, pour envahir et ravager le pays, détruisant notamment l’abbaye de Landévenne. Ils sont chassés par Alain Barbe-Torte qui, fort de ses victoires, s’impose comme duc en 938. La Bretagne entre ainsi de plain-pied dans le système féodal. Nantes en est la capitale ; la langue bretonne est parlée dans tout l’Ouest, suivant une ligne Dol-Rennes-Saint-Nazaire.

Au Moyen Age, de 938 à 1213, la Bretagne Ducale. La période qui suit n’est que querelles et révoltes. Les prétendants au duché de Bretagne complotent, se font la guerre, s’assassinent et se déchirent jusqu’à ce que Philippe Auguste Marie Alix, fille de Conan IV, à un prince capétien, Pierre 1er de Dreux, dit Mauclerc, qui s’empresse d’organiser le duché et d’en reconstruire l’unité. Il met en place une administration efficace, développe le commerce maritime, n’hésitant pas à s’allier à l’Angleterre. Ses successeurs oeuvrent dans le même sens ; la Bretagne est prospère et paisible mais pour peu de temps.

En 1341, la Guerre de Succession. En 1341, à la mort de Jean III, Jean de Montfort, son demi-frère, et Jeanne de Penthièvre, sa nièce, épouse de Charles de Blois, rivalisent pour la succession du duché. Montfort obtient l’aide du roi d’Angleterre. Edouard III, déjà engagé dans la guerre de Cent Ans. En 1347, Charles de Blois est capturé par les Anglais et la guerre de Succession s’enlise jusqu’à ce que, en 1363, Jean de Montfort soit reconnu par le roi de France, Charles V, et devienne Jean IV. Mais l’accord est vite annulé car le duc se range à nouveau au côté des Anglais. Le conflit franco-breton prend fin en 1381, quand Jean IV prête hommage au roi de France. Le règne de Jean V (1399-1442) marque l’apogée de la civilisation bretonne.

Aux Temps Modernes, 1488,  Anne de Bretagne fait parler d’elle, fille du duc François II, mort en 1488 et dont les troupes ont été battues à Saint Aubin du Cormier par l’armée royale. Alors qu’elle n’a  que douze ans, elle épouse par procuration l’archiduc Maximilien de Habsbourg. Mécontent, Charles VIII envie ses troupes en Bretagne et conquiert la plupart des villes ; réfugiée dans Rennes encerclée par les Français, la duchesse, abandonnant l’archiduc, accepte d’épouser le roi. Le mariage a lieu au château de Langeais en décembre 1491. Charles VIII meurt en 1498, Anne en profite aussitôt pour frapper sa monnaie, rétablir la chancellerie et réunir ses états. En janvier 1499, elle épouse à Nantes un autre roi de France, Louis XII d’Orléans, qui lui laisse tout loisir pour s’occuper de son duché, lequel connaît paix et prospérité. Lorsqu’elle meurt, le 9 janvier 1514, Anne est devenue la figure emblématique dans laquelle se reconnaît le peuple de Bretagne. A la mort de Louis duchesse-anne-178x300 dans BretagneXII, en 1515, Claude, leur fille aînée, apporte le duché en dot à François 1er. Ce dernier s’empresse d’obtenir l’aval des états de Bretagne, moyennant la préservation de quelques droits spécifiques, dont un parlement. Le 21 septembre 1532, la Bretagne devient une province de la France.

1600, l’Ancien Régime. Dès lors, le pouvoir central contrôle et gère la Bretagne qui bénéficie en contrepartie d’aides économiques ; l’argent afflue, le commerce maritime et les industries se développent. A croissance démographique décolle. En 1561, Rennes devient le siège de Parlement, au détriment de Nantes, moins proche de Paris. Cette cour de justice a autorité sur les cours locales. Le ralliement de Mercoeur, gouverneur de Bretagne, à la cause des ligueurs fait entrer le pays dans les guerres de Religion (1588-1598). Des brigands tels que La Fontenelle en profitent pour mettre le pays à feu et à sang. Au début du règne de Louis XIV, les exactions fiscales (impôts sur le papier timbré, le tabac et la vaisselle d’étain) provoquent les révoltes de 1675, celle du Papier timbré dans les villes de Haute Bretagne et celle des Bonnets rouges dans les campagnes de Basse Bretagne. La
répression est féroce. Elle laisse la Bretagne exsangue et s’accompagne de mesures qui détruisent son commerce, en particulier, à l’initiative de Colbert, celui des toiles de lin exportées vers l’Angleterre.

En 1789, la bourgeoisie rennaise, très au fait des idéaux en vogue et animée d’un sentiment antinobiliaire, entre en conflit avec la noblesse dès janvier 1789 à l’occasion de la session des états de Bretagne. Des heurts, qui font trois victimes, ont lieu les 26 et 27. Ce sont les premières violences de la Révolution. Rapidement pourtant, la Bretagne va faire marche arrière : le peuple, composé à 90 % de paysans, s’interroge sur le rôle réel des bourgeois dont il craint le comportement futur et réagit vivement à l’obligation du serment civil exigé du clergé et refusé d’emblée par 80 % des prêtres. L’annonce de la conscription obligatoire de trois cent mille hommes par tirage au sort met le feu aux poudres. La première émeute a lieu à Cholet le 2 mars 1793.

 

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