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    PETITS COINS DE PATRIMOINE QUI SERONT MIS EN LUMIERE AU DETOUR DE NOTRE REGION DE FRANCE...

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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    « Un monument restauré traduit les connaissances, les ambitions, les goûts, non seulement du maître d’oeuvre mais aussi du maître d’ouvrage : c’est le vrai révélateur de l’appréhension des édifices par une génération donnée, qui leur permet de reconnaître pour sien un édifice centenaire. » citation de Françoise Bercé.

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    Tout devient patrimoine : l'architecture, les villes, le paysage, les bâtiments industriels, les équilibres écologiques, le code génétique.

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  • Patrimoine Français

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    Citation sur la France.
    !!!!
    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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La grotte de Pech-Merle

Posté par francesca7 le 23 mars 2015

(le lot)

Cabrerets_-_2014-09-21_-_i3034célèbre grotte peinte paléolithique, située sur la commune de Cabrerets (Lot), près de Cahors, et qui a livré de très belles peintures datées d’entre 20 000 ans et 15 000 ans avant notre ère.

Découverte en 1922, la grotte se compose de deux galeries superposées se développant sur près de 2 kilomètres et dont environ 500 mètres recèlent des peintures. L’entrée préhistorique est maintenant obturée et l’on y pénètre par une entrée artificielle. La grotte contient de très belles stalactites et cet espace naturel singulier a visiblement joué un rôle dans l’imaginaire préhistorique. Les peintures les plus connues sont celles de la « frise noire », comprenant vingt-cinq animaux, dont un grand cheval et plusieurs bisons, eux-mêmes entourés de mammouths et d’aurochs, thématique principale de l’art rupestre paléolithique. Très connus sont aussi deux grands chevaux couverts de points et entourés de mains « en négatif » et, plus loin, la silhouette stylisée de huit « femmes bisons ». Il existe aussi des gravures et des tracés réalisés au doigt sur l’argile des plafonds, ainsi que les traces de pas d’adolescents qui ont pu être interprétées comme le signe d’une fonction initiatique de la grotte.

L’igue du Pech Merle ou grotte David était connue des habitants environnants et fut alors prospectée plusieurs fois avant de dévoiler tous ses secrets. La première salle dite « salle rouge » en raison de ses concrétions rougeâtres, fut découverte entre 1906 et 1914 par Henri Redon, étudiant en médecine à Paris, accompagné de son cousin monsieur Touzery. La grotte ornée fut ensuite explorée le 4 septembre 1922par André David, sa sœur Marthe David et Henri Dutertre. Elle a été étudiée par Amédée Lemozi, André Leroi-Gourhan, et Michel Lorblanchet.

Le 26 juillet 1923, la grotte est acquise officiellement par Jean Lebaudy et mademoiselle de Gouvion-Saint-Cyr.

L’exploitation du musée et de la grotte débouchant sur des problèmes quasi impossibles à résoudre du fait du contrats établi avec les époux David, il est créé le 26 juillet 1946 une Société Mixte qui prend la dénomination de Musée et Grottes de Cabrerets.

Les difficultés relationnelles deviennent insurmontables avec André David, ancien propriétaire de la grotte qui s’oppose à la modification de l’acte de vente du 23 juillet 1923. Le chanoine Lemozi a été écarté alors que lui aurait pu obtenir un nouvel accord. La grotte est en effet grevée d’une réserve en faveur de ses anciens propriétaires qui atteint 60% des recettes d’exploitation. Ce qui entraine un bilan alarmant que l’autoritaire fondé de pouvoir de la société, R. Tétart, fait parvenir aux actionnaires. Jean Lebaudy et Mlle Murat font part le 31 août 1949 de leur souhait de se séparer de la grotte à M. Théron, maire de Cabrerets. Les sociétés ne pouvant faire de dons, le 29 janvier 1950, la grotte est cédée à la municipalité de Cabrerets pour la somme symbolique de 30 000 Francs que Jean Lebaudy prend à sa charge.

En 1949, André David découvre le réseau du Combel. Amédée Lemozi étudie les peintures découvertes.

La grotte fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 17 février 1951 et représente un site majeur de l’art paléolithique européen.

 La grotte de Pech-Merle   dans Autre région

Même si le nombre de visiteurs par jour est limité, Pech Merle fait partie des grottes ornées paléolithiques majeures qui sont ouvertes au public.

Sur place, le musée de Préhistoire Amédée Lemozi labelisé Musée de France complète la visite de la grotte.

De nombreux chercheurs viennent y étudier les collections du musée, qui offrent un panorama de la Préhistoire régionale.

En 2006, 72 000 personnes ont visité la grotte. 1 600 m de galeries et de salles sont actuellement accessibles aux visiteurs.

 

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Le village d’ Oradour-sur-Glane

Posté par francesca7 le 5 mars 2015

village martyr de la Haute-Vienne dont la population a été assassinée par les nazis le 10 juin 1944.

220px-Car_in_Oradour-sur-Glane4Les 7 et 8 juin 1944, la division « Das Reich » (Waffen SS), stationnée dans la région de Montauban depuis le mois d’avril, reçoit l’ordre de faire mouvement vers le front de Normandie. Sur son chemin, elle a aussi pour mission d’aider la Wehrmacht dans la lutte qui l’oppose aux nombreux maquis du Sud-Ouest et du Massif central. Dirigées par le général Lammerding, les unités de la division « Das Reich » se sont déjà illustrées par leur cruauté sur le front de l’Est ; en France, elles ont reçu le renfort de soldats alsaciens, les « malgré-nous », enrôlés de force dans la Wehrmacht comme dans la Waffen SS en vertu du décret du 25 août 1942. Face à la détermination des maquis FTP et des combattants de l’Armée secrète, Lammerding choisit la terreur : le 8 juin, il fait pendre 99 otages à Tulle. L’horreur atteint son paroxysme à Oradour-sur-Glane, où Dickmann, chef du 1er bataillon, ordonne à ses hommes de commettre un massacre, d’autant plus arbitraire que ce bourg du Limousin ne constitue guère un foyer de la Résistance : le 10 juin, 642 civils, presque toute la population d’Oradour, à laquelle s’ajoutent 44 réfugiés lorrains, sont assassinés ; les hommes sont fusillés au fond du garage et dans les granges, les femmes et les enfants, brûlés dans l’église.

 

Dès les lendemains de la Libération, Oradour devient le symbole de la barbarie nazie : les ruines du village sont respectueusement conservées ; des visiteurs y affluent. Mais le procès des bourreaux, qui s’ouvre devant le tribunal militaire de Bordeaux en janvier 1953, est difficile : morts ou en fuite, les principaux responsables sont absents ; surtout, parmi les 21 inculpés, on ne compte que sept Allemands contre quatorze Alsaciens, dont douze ont été incorporés de force dans la SS. En vertu de la loi du 15 septembre 1948, ces derniers sont passibles d’un jugement et leur condamnation est réclamée par les rares survivants et l’ensemble de la population du Limousin, mais l’Alsace unie se mobilise en leur faveur, refusant de distinguer leur sort de celui des autres « malgré-nous ». Face aux risques que fait peser sur l’unité nationale l’affrontement de deux mémoires, les responsables politiques privilégient la raison d’État : condamnés à des peines de prison et de travaux forcés par le tribunal, les douze Alsaciens sont aussitôt amnistiés par le Parlement. Seuls les députés communistes se sont prononcés en bloc contre cette amnistie. L’Alsace est soulagée, mais les habitants et les élus de la Haute-Vienne sont durablement meurtris par ce qu’ils jugent être une « trahison » de l’État.

Oradour_Rue2

Massacre des femmes et des enfants : Le groupe emmené et enfermé dans l’église comprend toutes les femmes et tous les enfants du village. Des soldats placent dans la nef, près du chœur, une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassent des cordons qu’ils laissent trainer sur le sol. Ces cordons ayant été allumés, le feu se communique à l’engin, qui contient un gaz asphyxiant (c’était la solution prévue) et explose par erreur ; une fumée noire, épaisse et suffocante se dégage. Une fusillade éclate dans l’église ; puis de la paille, des fagots, des chaises sont jetés pêle-mêle sur les corps qui gisent sur les dalles. Les SS y mettent ensuite le feu. La chaleur était tellement forte qu’à l’entrée de cette église on peut voir les restes de la cloche, fondue et écrasée sur le sol. Des débris de 1,20 m de hauteur recouvraient les corps.

Une seule femme survit au carnage : Marguerite Rouffanche, née Thurmeaux. Son témoignage constitue tout ce qu’il est possible de savoir du drame. Elle a perdu dans la tuerie son mari, son fils, ses deux filles et son petit-fils âgé de sept mois.

Le chœur de l’église comprenant trois ouvertures, dans un instinct de survie, Mme Rouffanche se dirigea vers la plus grande, celle du milieu et à l’aide d’un escabeau qui servait à allumer les cierges, elle parvint à l’atteindre. Le vitrail étant brisé, elle se jeta par l’ouverture. Après un saut de trois mètres, elle atterrit au pied de l’église sur un fourré et fut blessée par un SS en fuyant vers un jardin voisin. Dissimulée parmi des rangs de petits pois, elle ne fut délivrée que le lendemain vers 17 heures.

Le centre de la mémoire est un musée et un mémorial témoignant des atrocités commises par les occupants nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale. Sa vocation est de perpétuer le souvenir des victimes, d’informer et d’œuvrer afin que de tels événements ne se reproduisent plus jamais. Le projet, qui naît en 1989, se concrétise dix ans plus tard et est inauguré par le président de la République Jacques Chirac et le ministre de la Culture Catherine Trautmann le 16 juillet 1999.

Son architecture atypique (qualifiée de « Non-architecture » par son concepteur, Yves Devraine) s’inscrit dans le cadre tourmenté du village martyr, distant de quelques centaines de mètres. Le centre présente des expositions permanentes permettant de mieux comprendre le drame, sans omettre de replacer la tragédie dans son contexte historique. Le visiteur transite ainsi dans quatre espaces thématiques, avant de rejoindre un « espace de réflexion » où des messages de paix et des citations sont présentés.

Des expositions temporaires ont également lieu dans l’enceinte du centre, où des stagiaires du service autrichien de la Mémoire sont accueillis régulièrement.

L’ensemble du mémorial et du village martyr font d’Oradour-sur-Glane le site le plus visité en Limousin, avec 306 427 visiteurs en 2007.

 

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EN PLEIN CŒUR DE LA FORET Provençale

Posté par francesca7 le 27 février 2015

 

Baronnies2Situé à 800m d’altitude en plein cœur de la forêt domaniale des Baronnies Provençales dans les Hautes Pyrénées. Divinessence est un centre holistique proposant des séjours placés sous le signe de la détente et du ressourcement, nous avons pu interviewer les fondateurs.

Qu’est-ce que Divinessence ? Une ferme écologique contemporaine? Un centre holistique pour la détente et le ressourcement? Un lieu de stages de développement personnel? 

Concrètement, Divinessence c’est tout cela :-) , c’est donc un espace de possibilités.
Ce lieu est avant tout née d’un chemin de vie… c’est un concept imaginé et créé par Angélique & Paolo, afin de dessiner et vivre la vie que l’on rêve, en pleine nature, dans un espace où l’on se plait à grandir et partager nos passions.

Divinessence c’est la mise en vie de nos aspirations profondes : la concrétisation d’un lieu unique d’échange et de partage, un espace privilégié de ressourcement et de créativité. L’architecture est pensée par nous afin d’expérimenter cette proximité avec les éléments et communiquer notre amour pour la Vie, la Terre et l’Humanité autour de nous et en nous.

Un lieu de RESPECT de l’humain, des espaces à vivre et de l’environnement :
Notre ferme écologique contemporaine est en construction bio-climatique et allie tout le confort et la modernité. Elle émane d’un concept respectueux et écologique, crée avec des matériaux naturels comme le bois, la pierre et les enduits nobles.

Afin de préserver et participer au développement de l’écosystème, notre assainissement est installé en phyto-épuration ; c’est à dire que le traitement de nos eaux « usées » utilise les propriétés biologiques de plantes macrophytes ou microphytes et de la microfaune qui les accompagne.

Dans cet esprit de respect, nous sommes vigilants quant aux produits d’entretien que nous employons au sein de notre centre et encourageons l’emploi de cosmétiques et de produits d’entretien naturels.
Nous avons réalisé par nous-même un bassin de nage de 14X7m, qui est alimenté en continue à l’eau de source et filtré par les plantes. Il y règne une atmosphère particulièrement ludique et rafraîchissante.

Nous préparons la création de notre maraichage biologique intégrant les bases de la permaculture et de la biodynamie, le tout en forme de mandala. Le but de cet espace sera de nourrir le centre et de participer à l’expérimentation, la diffusion et l’éducation de techniques de culture en toute simplicité et en respect total du vivant et de l’environnement. Les avantages multiples étant notamment de contribuer à l’éco-système d’une manière consciente et responsable, de ne plus utiliser d’outils lourds et de ne plus jamais retourner la terre (et donc ne plus la maltraiter), de faire une économie de +90% en eau…

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Un lieu de DETENTE absolue :
En toute simplicité et dans la plus grande humilité, Divinessence propose un espace de ressourcement ou l’on peut profiter de la nature, faire des ballades dans la montagne, découvrir les environs, ne rien faire ou se reposer dans un cadre naturel, seul, accompagné ou en famille. 
A 800m d’altitude, en plein cœur de la forêt domaniale des Baronnies Provençales, face à la rivière et bien loin des interférences urbaines, la nature sauvage y est ici synonyme de bien-être, de sérénité et d’apaisement. C’est un lieu tout simplement ressourçant: le cadre idéal pour renouer avec la nature et revenir aux sources!
Simplicité, Elégance et Naturel: se sont nos 3 espaces à vivre avec terrasse et accès direct sur notre bassin de nage. Chaque éco-logis est très confortable et comprend un grand espace de vie particulièrement lumineux et meublé, orienté plein sud, intégrant une cuisine fonctionnelle, une mezzanine pour le couchage et une salle de douche. Nous proposons un couchage fabriqué à base de ressources naturelles : les tatamis sont constitués de paille de riz et la conception des futons (« matelas » en japonais) est élaborée à base de coton, latex et fibres de coco. Ces composants proposent un couchage naturel, original et surtout très agréable.

Un lieu de stages de développement personnel :
Nous disposons d’une salle d’expériences de 80m2 en arrondie, avec de grandes baies vitrées donnant sur la nature et la rivière en contrebas. Cet espace équipé de tout le nécessaire pour notamment le yoga et la méditation, est idéal pour accueillir stages / ateliers et conférences.
Axé sur la santé et le bien-être de la personne et de notre environnement, Divinessence se définit ici comme un espace d’éveil, pour (se) découvrir ou redécouvrir autour des 4 piliers qui constituent la trame de ce lieu : la nutrition, le mouvement, le développement personnel et le soin.

La Nutrition – Comment je me nourris ?
Nous proposons des cours de cuisine végétarienne-santé pour tous ceux qui souhaitent passer d’un régime alimentaire traditionnel souvent pauvre en éléments nutritifs et parfois toxique, à une cuisine revitalisante et régénèrente. La façon dont chacun se nourrit devrait permettre de promouvoir la nourriture comme l’un des piliers essentiels de notre bien-être. Alors si vous souhaitez apprendre à cuisiner des plats sains, authentiques et savoureux et par la même occasion, impressionner vos amis, vous êtes au bon endroit !
 
Toutes nos recettes sont simples à réaliser, sans produits laitiers et sans gluten lorsque cela est nécessaire. Nous utilisons des ingrédients biologiques, locaux et de saison. Aussi, nous nous efforçons de respecter le principe de bonnes associations alimentaires pour chaque plat afin d’assurer légèreté et digestion optimale. Nous privilégions également les méthodes de cuisson douces et respectueuses. Notre approche est tout à la fois vivifiante, savoureuse et équilibrée avec un plaisir garantie pour les cinq sens!
Tous les principes proposés peuvent être facilement intégrés ici et là à tous les plats quotidiens : une invitation à venir profiter de nos séjours avec des avantages durables.

images (1)Le Mouvement – C’est la Vie !
Afin d’équilibrer ou de retrouver ce bien-être physique, Divinessence propose le cadre idéal pour diverses activités corporelles en plein cœur de la nature.
Notre espace se prête particulièrement bien à la pratique du yoga, et Angélique étant elle-même fervente adepte du Hatha yoga, nous sollicitons fortement ces stages au sein de Divinessence.
Nous sommes également idéalement situés, avec un accès direct à de superbes randonnées (à pied, en cheval, à vélo…) et la région offre un éventail d’activités à découvrir et à expérimenter, dont la Via Ferrata, le canyoning, l’escalade à Buis les Baronnie etc.

Le Développement Personnel 
Divinessence, de part son cadre naturel et son emplacement, est un lieu favorisant la communication, réduisant le stress, apaisant les tensions et stimulant l’ouverture et la créativité, le tout étant particulièrement propice au déroulement de stages en développement personnel.
De surcroit, Angélique, formée au coaching systémique propose des séances de coaching individuel sur place ou à distance. 
Prendre conscience du potentiel de développement que l’on porte en soi… Puis le mettre en œuvre! C’est la démarche avec laquelle elle vous accompagne. 
Quelques exemples de résultats : Oser un nouveau chemin professionnel ; Vivre de votre passion ; Trouver votre place dans l’entreprise ; Optimiser vos méthodes de management ; Développer votre capacité de mise en actions ; Comprendre, accepter et utiliser vos émotions.

Le Soin 
Pour nous, le soin, c’est l’attitude que l’on porte sur notre environnement et les actes que l’on pose (ou pas) sur la nature. Notre approche est de mettre en place des pratiques simples et de bon sens au sein de Divinessence car nous sommes convaincus que chacun d’entres-nous, à son niveau et dans son environnement immédiat, peut participer à la protection de l’environnement. A notre échelle, nous mettons par exemple en place un potager mandala de 150m2 appliquant les techniques de la permaculture et de la biodynamie, nous avons installé des abris sanctuaires pour les abeilles afin de participer à leur régénération et préservation. Ces thématiques environnementales, nous les abordons de façon pratique au cœur de notre espace naturel afin que chacun reparte avec des idées simples, concrètes et efficaces à appliquer chez soi.

Les 21 et 22 février, Philippe Rousseaux propose un stage week-end « Ouvrir la Voie à son Féminin », de quoi s’agit-il ?

Notre collaboration avec Philippe Rousseaux a commencé en été 2014 et se poursuivra tout au long de l’année 2015, avec un stage tous les 2 mois, le premier ayant lieu en février.
L’accompagnement proposé par Philippe est celui d’une Aide précieuse aux passages-clés (noeuds) du chemin de chaque individu. L’énergie présente lors de ces stages permet d’aller très loin dans les cellules pour y transmuter, grâce à l’Energie de Vie, ces croyances ténues qui nous font douter de nous-mêmes et souffrir de l’émotionnel (mental de la personnalité). Ceci crée alors une alchimie libératrice donnant accès à la marche suivante de l’ »escalier d’expansion » de chacun. 
L’Ouverture du coeur, la méditation, l’ancrage, le rééquilibrage, l’Axe Ciel-Terre, la Joie sont sollicités à tout moment dans ces stages. 
Philippe voit et ressent très clairement les messages de l’Etre ou des Etres qui se trouvent en face de lui et il place chacun devant les blocages à dépasser pour aller dans le Vivant. C’est un travail profond, que nous avons nous-même expérimenté et que nous recommendons à toute personne sincérement engagée sur son chemin de vie !

Les 4-5-6 avril, il y a un atelier « Volupté » entre Yoga & Calligraphie avec Laurence et Isabelle, cela me semble original comme approche, l’avez-vous pratiqué ?

Nous avons rencontré Laurence en Belgique. C’est une personne qui a évolué dans l’encre et le papier depuis son plus jeune âge. Elle est rayonnante et autodidacte et propose un travail et une expérience en calligraphie d’une grande richesse et d’une qualité exceptionnelle.
Isabelle, professeur certifiée de philosophie, poëte et auteur de livres d’artistes, propose un enseignement innovateur du Kundalini yoga et c’est tout naturellement que ces 2 personalités joyeuses et indépendantes se réunissent pour la première fois en France afin de mêler leur univers et proposer une experience hors du commun au sein de Divinessence!

Comment vous est venu à vous deux (toi et Paolo) l’idée de créer Divinessence ? Quel a été votre parcours avant ? 

Après deux carrières professionnelles respectives en stratégie de marque et en événementiel à l’international dans le secteur du luxe et une vie trépidante aux quatre coins du monde, nous avons été confrontés à une épreuve personnelle qui nous a ouvert les yeux et permis de nous remettre en question.

Toujours habités par un grand besoin de liberté, nous avons opéré une transformation radicale de notre vie et entamé un chemin personnel. Nous avons alors décidé de revenir aux choses simples, à l’essentiel et avons œuvré afin de créer « notre style de vie idéal », en pleine nature.

Nous avons entrepris la co-création de Divinessence, notre aspiration étant la concrétisation d’un lieu unique, espace privilégié de ressourcement et de créativité pour le partager avec d’autres. C’est un projet de vie que nous vivons avec Amour et Passion !

Aussi, c’est au travers de diverses cultures qu’est née la passion de Paolo pour la cuisine. Il s’est formé dans ce milieu avec le soucis de développer des plats nourrissants, mais surtout riches en éléments indispensables au maintien d’une santé de fer!
Soucieux de partager son savoir culinaire, Paolo a crée « Equilibrium Cuisine » axé sur une cuisine végétarienne équilibrée tout en combinant les bonnes associations alimentaires. Sa cuisine est fortement inspirée de la tradition ayurvédique, agrémentée d’épices et de saveurs qui font de chaque plat un festival de couleurs nourrissant tous les sens.
Il s’oriente aujourd’hui plus spécifiquement vers l’alimentation durable, c’est à dire respectueuse de la planète. C’est dans cet esprit que nous développons notre maraîchage au sein de Divinessence.
Paolo est un passionné et a l’art d’emmener chacun au travers d’une expérience sensorielle et culinaire du potager à l’assiette !

Adresse : 
DIVINESSENCE
26170 La Roche sur le Buis – 04 82 32 50 17
www.divinessence.fr

www.facebook.com/divinessence.fr

 

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A L’EPOQUE D’UNE PRINCIPAUTE de MONTBELIARD

Posté par francesca7 le 26 février 2015

 

La principauté appartenant à la maison du Wurtemberg depuis la fin du Moyen Âge, constituée de plusieurs enclaves en territoire français et dans le Saint Empire, et réunie définitivement à la France après la paix de Lunéville en 1801.

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Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les rois de France la font occuper à plusieurs reprises (1633-1650, 1676-1697, 1723-1748). La population y est hétérogène : elle est constituée de « bourgeois » (habitants depuis quatre générations) et de paysans luthériens, mais aussi de Comtois catholiques venus s’établir sur les terres du prince de Wurtemberg. En 1769, ce dernier confie à son frère Frédéric-Eugène le gouvernement de la principauté. Dès 1789, la situation politique est marquée par des tensions à Montbéliard en raison des mouvements révolutionnaires qui agitent la région, notamment ceux de Belfort. Frédéric-Eugène, prince dont plusieurs des enfants sont liés par mariage à des familles régnantes d’Europe, demande et obtient l’aide de Louis XVI pour faire régner l’ordre. Mais, en mars 1790, deux parties de sa principauté - les Quatre-Terres (pour lesquelles le prince relevait déjà du roi de France) et les seigneuries alsaciennes - sont réunies à la France. En avril 1792, le prince quitte ce qui reste de la principauté et y laisse une régence composée d’officiers. En mai, la déclaration de guerre de l’Empire à la France fait de ce territoire un « ennemi » de la République. Les autorités françaises mettent alors en place un blocus qui prive Montbéliard de ses sources d’approvisionnement en grains et en matières premières. Un parti profrançais commence pourtant à s’y manifester à l’été 1793, notamment parmi les « bourgeois » et les industriels de la ville. Ceux-ci entrent en contact avec le représentant de la Convention, Bernard de Saintes, en mission dans les départements de l’Est, et qui entre à Montbéliard en octobre 1793 avec quelques centaines de soldats. De sa propre initiative, il destitue toutes les autorités constituées et en organise de nouvelles sur le modèle français ; il confisque les caisses publiques et les biens du prince, qu’il transfère à Paris. L’assemblée provisoire de Montbéliard demande la réunion à la France le 20 brumaire an II (10 novembre 1793). Bernard de Saintes, qui se comporte en conquérant brutal, est rappelé un peu plus tard, à l’initiative de Robespierre. Le territoire de la principauté est intégré au département de la Haute-Saône, puis du Mont-Terrible (1797). Cette intégration est entérinée par le traité de Lunéville (1801) entre l’Autriche et la France, qui reconnaît à cette dernière la rive gauche du Rhin. En 1815, Montbéliard est rattachée au département du Doubs, dont elle est aujourd’hui l’une des sous-préfectures.

La première trace écrite de la ville (Montem Billiardae) date de 935. Il s’agit alors d’un petit groupe d’habitations situé sur un rocher fortifié surplombant le confluent de l’Allan et de la Lizaine. Le nom de « Montbéliard » vient d’un prénom féminin d’origine germanique. Les alentours du site de Montbéliard étaient déjà très développés dès l’époque antique, comme en témoignent les ruines du théâtre gallo-romain de Mandeure. Jusqu’auviie siècle, la région de Montbéliard est dominée par cette cité. Ensuite, Montbéliard devient la nouvelle puissance locale. Le château apparaît au xie siècle pour consolider les frontières face aux invasions hongroises. Le comte Louis (proche de l’empereur), qui détient la Haute-Lorraine, le comté de Bar et le Sundgau, se marie en 1038 avec Sophie de Bar (proche des Capétiens) pour conserver Montbéliard.

  • A L’EPOQUE D’UNE PRINCIPAUTE de MONTBELIARD  dans Autre région 220px-Cit%C3%A9e_r%C3%AAv%C3%A9e_2007_-_Place_Saint-Martin_-_Kolektif_Alambik_1Aujourd’hui Montbéliard compte près de 450 associations diverses (sport, loisirs, culture, solidarité, éducation, environnement…), dont 43 associations d’anciens combattants.
  • Le marché de Noël de Montbéliard ou les Lumières de Noël qui se tiennent pendant tout le mois de décembre, attirent chaque année près de 400 000 visiteurs venus admirer et faire des achats auprès des artisans qui y exposent, ce qui en fait le 3e marché de Noël de France. Sans oublier la possibilité de déguster les spécialités locales et boire un bon vin chaud. Plus de cent vingt artisans se blottissent autour du temple Saint-Martin. L’artisanat d’art côtoie la gastronomie régionale. Les maîtres mots du comité de sélection : tradition et authenticité. L’esprit de Noël doit être au rendez-vous. Les animations sont nombreuses (conférences, dégustations, ateliers pour enfants, patinoire à ciel étoilé, expositions…) et chaque année un pays invité est à l’honneur (le Canada en 2005, le Pérou en 2006, la Finlande en 2007…).
  • Tous les deux ans, le réveillon de fin d’année se passe dans la rue…

(2005) Le réveillon dans les rues (appelé réveillon des Boulons), tous les deux ans, est une tradition déjà ancienne à Montbéliard, mais entièrement renouvelée depuis la dernière édition en 2003. Voici donc Cité rêvée, deuxième acte, aboutissement d’un travail de plus de dix-huit mois pendant lesquels sept compagnies ont élaboré ensemble le menu d’une nuit inoubliable.
L’évènement ne se raconte pas, il se partage avec les milliers de voisins d’un soir, au cœur d’une fête étrange et joyeuse, d’un spectacle gigantesque étreignant la ville, courant dans ses artères, bousculant les repères familiers.
Il y a le feu qui fascine, la musique omniprésente, des caravanes d’animaux fantasmagoriques, des acrobates, des comédiens, des projections monumentales transfigurant les façades historiques, des concerts…
Ils sont plus de deux cents artistes et gais poètes à confectionner une œuvre unique et foisonnante à l’échelle d’une ville.

  • Montbéliard a été récompensée par quatre fleurs au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris.

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Terre de refuge en Haut Bugey

Posté par francesca7 le 9 février 2015

 

 

téléchargement (2)Le Haut-Bugey est durant la Seconde Guerre mondiale le théâtre d’actions paramilitaires de la résistance. Point de ravitaillement en matériels et en vivres, il cache et rassemble ceux qui ont pris le maquis. Ses grottes et ses monts hébergent des réunions secrètes, en faisant ainsi un haut lieu de la résistance. Ces actions ont de lourdes conséquences sur la population. Aujourd’hui, le souvenir de cette page tragique de l’histoire est perpé- tué. De nombreux mémoriaux sont érigés à la mémoire des résistants et des déportés, comme le “Monument aux Maquis de l’Ain et à la Résistance” de Charles Machet à Cerdon, le monument à la mémoire des alliés à Echallon, la stèle commémorative à Izernore et le « Gisant », monument départemental de la déportation à Nantua sculpté par Louis Leygue.  

De combes en cluses, de forêts en prairies, de montagnes en collines et de lacs en étangs, la Route des Sapins du Haut-Bugey parcourt une nature étonnamment riche et préservée, baignée d’air pur. Sillonnant un relief jurassien typique entre 250 et 1200 m d’altitude, elle invite à la découverte de grands espaces encadrés de paysages majestueux et d’une campagne verdoyante, ponctuée de villages accueillants et authentiques. Le lac Genin et le marais de Vaux, le lac et l’abbatiale de Nantua, la forêt de Meyriat, la via ferrata d’Hostiaz, les aires d’envol de parapente, la station climatique d’Hauteville-Lompnes et ses célèbres carrières, le monument du Maquis d’Echallon, Oyonnax et ses expositions dédiées aux plastiques… Chacun des nombreux sites de la Route des Sapins du Haut-Bugey offre un véritable intérêt. Passionnés d’histoire, de traditions rurales et d’arts populaires, amateurs de “calme et de nature”, sportifs en quête d’émotions ou de défis, mélomanes ou gastronomes… Tous les tempéraments vibrent au rythme de ses richesses naturelles et s’enchantent de sa douceur de vivre.

Du bout du massif Jurassien à la rivière d’Ain, la Route des Sapins du Haut-Bugey dévoile sur son passage une grande variété de paysages de moyenne montagne. Ses chaînes montagneuses sont entrecoupées de vallées plus ou moins larges et de cluses qui, comme des écrins, abritent en leur cœur des lacs naturels. La cluse de Nantua est visible depuis les bords de son lac et des communes voisines. Avec un peu de hauteur, vous pouvez même l’observer des abords de la chapelle de Mornay (du XIIe siècle classée M-H). Elle s’étend au pied de l’Autoroute des Titans et du lac de Sylans, ce dernier offrant un cadre de pêche très nature. Autre cluse, autre vue : celle des Hôpitaux qui dès la sortie de la commune d’Hostiaz, depuis un surplomb, se profilera devant vous.

Sur le Plateau d’Hauteville, de nombreux marais dont ceux de Vaux et des Loups ou celui des Lèches sur les Monts Berthiand ponctuent le parcours. Les étangs Marron à Brénod, ceux du Genevray, ou encore celui de Lalleyriat scintillent dans le paysage. Enfin les combes, comme celle de Léchaud, recèlent des milieux naturels exceptionnellement riches et préservés. Jusqu’aux rives de l’Ain, la Route des Sapins du Haut-Bugey offre un point de vue privilégié sur une nature intacte et des paysages multiples.

La richesse des écosystèmes interpelle tout au long de la Route des Sapins du Haut-Bugey. Au printemps, la fonte des neiges laisse place à une nature authentique et généreuse. Les cascades et les ruisseaux bouillonnent. Des tapis de narcisses et de jonquilles bordent de majestueuses forêts de conifères, soulignées par des prairies de feuillus d’un vert éclatant. La Route des Sapins du Haut-Bugey est naturellement fréquentée par de nombreux quadrupèdes. Chevreuils, chamois, écureuils et hérissons se croisent sur les chemins et il suffit de lever les yeux pour apercevoir le ballet des mésanges, des grives, des geais ou des merles. Du bord des falaises, buses, faucons et même tichodromes échelette et bruants fous se livrent à d’impressionnants vols. Au bord des plans d’eau, les canards colvert, les “foulques” ou encore les grèbes barbotent en toute quiétude. Les rencontres sont nombreuses… 

L’activité agricole et le pastoralisme contribuent à conserver la variété des milieux naturels de la Route des Sapins du Haut-Bugey. Bovins et ovins, en broutant dans les pâturages, permettent de limiter l’avancée de la forêt et de maintenir, dans ces espaces, une flore typique (orchidées, gentianes, œillets de poète…) conférant de subtils arômes au lait qu’ils produisent. L’ensemble des activités liées à cette filière constitue l’une des ressources des habitants du Haut-Bugey. A l’approche de l’hiver, les clôtures seront enlevées pour transformer ces verts pâturages en véritable espace blanc où seuls conifères verdoyants et bleu du ciel révèleront toute leur intensité. La vie pastorale sera, quant à elle, ralentie et le temps restant, les hommes le consacreront aux activités de vie des stations (damages des pistes, ventes de forfaits…) et à l’accueil des vacanciers (hébergement et restauration).

Terre de convoitises, le Haut-Bugey a depuis toujours suscité un intérêt en raison de sa situation sur les grandes voies Lyon-Genève et Lyon Besançon. Déjà à l’époque galloromaine, les villages étaient courtisés et certains gardent encore les traces de ce passé, comme Izernore où subsistent les vestiges d’un temple et des objets présentés dans son musée archéologique. Plus tard, appartenant au Duc de Bourgogne, le Haut-Bugey est placé sous la puissance de grands prieurés (Chartreuse de Meyriat) puis de familles féodales, comme le seigneur de Mont-Royal ou les puissants sires de Thoire. Les châteaux des Terreaux à Saint Martin du Fresne, de Coiselet, de Dortan et bien d’autres encore témoignent de la puissance de la seigneurie jusqu’en 1402 où, faute de successeur, le Haut-Bugey est confié au Comte de Savoie, devenant ainsi Savoyard. Exception faite pour le Plateau d’Hauteville et son château de Lompnès qui à cette même période était déjà Savoyard. En 1601, par le traité de Lyon, les bourgades du Haut-Bugey entrent dans le royaume de France et deviennent définitivement françaises. 

Le bois est une ressource considérable pour le Haut-Bugey. Les acteurs de cette filière l’exploitent en visionnaire et valorisent cette énergie nouvelle. Des communes utilisent désormais les déchets de bois produits par les scieries, du bois déchiqueté des forêts dans leur chaufferie collective. Pour tous ces villages, ce choix permet d’assurer l’entretien des forêts environnantes et de s’engager activement dans une démarche de développement durable.

L’art et la matière ont toujours été au cœur des activités du Haut-Bugey. Les bois issus des domaines forestiers ont fait émerger de nombreux savoir-faire et même la pierre extraite du sol calcaire du Plateau d’Hauteville a aussi fait naître une véritable activité. Plus récemment à Oyonnax, la plasturgie a contribué à faire du Haut-Bugey une région où tous les talents randofenec124039219646_arts’expriment, dans l’art comme dans l’industrie.

La Route des Sapins du Haut-Bugey dispose d’un cadre exceptionnel pour bon nombre de sports et loisirs. Pour les amateurs de sensations fortes, aviation légère, parapente, via ferrata, escalade, parcours aventure et parcours dans les arbres ou encore canyonning… garantissent des moments inoubliables. A un autre rythme, les villages de la Route des Sapins du Haut-Bugey offrent une multitude de sites de loisirs et de circuits pour pratiquer la randonnée, le VTT, le cyclotourisme ou la moto. Enfin, été comme hiver, la Route des Sapins du Haut-Bugey se prête aux sports de glisse : ski nautique, dériveur, planche à voile ou simplement baignade pour les moins téméraires. Sur la terre ferme se pratiquent aux beaux jours, le ski-roues, le roller-ski ou le trikkes, et sur neige, la raquette, le ski alpin, le ski de fond et la randonnée en traîneaux à chiens

 

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Saint Jacques de Compostelle – Un Chemin Alchimique

Posté par francesca7 le 14 janvier 2015

 

280px-Vista_de_la_Catedral_de_Santiago_de_CompostelaIl me paraissait important de vous partager l’expérience, l’aventure que le groupe a vécue sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle du 9 juin au 16 Juin 2012 Important parce que nous parcourons tous, chaque jour ce chemin, sans même en avoir toujours conscience, chemin de l’Amour, chemin du Coeur !! 

Si 1600 kilomètres séparent le Puy en Velay de Saint Jacques de Compostelle, en ce qui nous concerne, notre chemin vers le cœur ne mesure que quelques centimètres. Cette distance est bien courte mais ô combien mystérieuse et complexe. Voilà le vrai chemin de Saint Jacques !

Nous étions 19 dans cette aventure et je remercie encore chaque pèlerin, car chacun d’entre eux véhiculait bien plus que ce que nous aurions pu le penser.  Nous savions que la programmation de ce séjour renfermait des indices, des symboles, des clefs et que le chemin nous préparait déjà à vivre une expérience hors du commun. Au-delà de ce nous avions déjà perçu concernant les cadeaux du chemin, nous savions que la route de Compostelle allait nous transformer, nous guérir, et nous surprendre de ses trésors alchimiques. 

Nous avions donc choisi de démarrer du Puy en Velay car ce lieu est un lieu hautement mystique et d’une beauté unique au monde. Le Puy est une cité Mariale dont la configuration géologique est exceptionnelle. Un évêque avait dit du Puy : « C’est ici la maison de Dieu et la porte du Ciel.. » Elle est tel un sanctuaire qui touche l’âme et les cellules dès que l’on s’en approche. Constellée de vestiges

antiques, environ 120 traces (dolmens, témoignages divers, ossements de géants (s’agitait-il d’Atlantes.. ?)..), elle offre bien plus que sa majesté visuelle. Elle fut un antique lieu de cultes, un creuset où les miracles se produisaient et se produisent encore. Elle a également pour trésor une fontaine qui fut condamnée et qui, selon les écrits, promet de ressurgir quand il sera le moment de marquer une Nouvelle Ere.. !!…Intéressant. Le lieu était déjà si sacré que les premiers chrétiens  semblent avoir rencontré des difficultés à implanter leur nouvelle religion. C’est peut être pour cette raison que le Puy en Velay accueille deux Vierges : La vierge Noire et Marie (l’une étant la mère nourricière : la Terre Mère et l’Autre, Marie, la Mère qui chérit les coeurs, les âmes de ceux qui souffrent ! 

Puis il y a la Cathédrale qui symbolise la Matrice Divine. On y pénètre par des escaliers montant qui font penser à une « pénétration » au coeur de la matrice féminine. Certains disent que cette entrée représente le nombril, je penserai vraiment à autre chose.. Qu’importe, le nombril reste toujours le cordon qui nous lie à l’origine, à la source. Dès lors que nous sommes initiés, nous sortons de la cathédrale par les oreilles. Nous avons donc posés des intentions dans ce sens. Ainsi, le groupe a ressenti comme un profond « chérissement » en ce lieu divin. (il y aurait plus à dire… mais une autre fois) Puis vint le départ sur le chemin qui va à Compostelle (compost = champ mais aussi composte) puis stèle qui signifie étoile.. Le champ des étoiles, ou passer du composte à l’étoile…, les deux  peut-être. 

Compostelle, la route des Etoiles, le chemin qui suit la Voie Lactée… Chemin de transformation, de transmutation que nous avons amorcé en accrochant, en conscience, à nos sacs, la fameuse coquille Saint Jacques. 

Mais que signifie cette coquille ?

Saint Jacques de Compostelle - Un Chemin Alchimique dans Autre région 220px-Collection_du_Mus%C3%A9e_arch%C3%A9ologique_de_Grenoble_5Elle fut tout d’abord la preuve que le pèlerin rapportait quand il avait parcouru le chemin jusqu’à Santiago. La coquille renferme un autre savoir bien plus subtil. Il lui avait été attribué un pouvoir protecteur, elle permettait de distinguer les pèlerins, et elle permettait aussi de boire l’eau des rivières. Mais la coquille est bien plus sacrée que cela : les mystiques disent qu’elle symbolise la fécondité, le féminin sacré, la sexualité sacrée, la virginité, la naissance de la  Perle. On dit aussi qu’elle nous relie au Monde Souterrain, à la Déesse Mère, aux Eaux primordiales. Elle représente le Coeur, les miroirs, le creuset sacré, la rencontre de soi à soi. Elle purifie et les lithothérapeutes l’utilisent pour nettoyer leurs pierres. Mais la coquille va encore plus loin. Elle vibre d’une géométrie sacrée et ses stries sont au nombre de 12. Elle est alchimique. Botticelli n’a-t-il pas représenté la Naissance de Vénus … sur une coquille Saint Jacques. Vénus, Déesse de l’AMOUR ! La coquille est elle alors l’écrin de ce qu’il y a de plus précieux : L’AMOUR. Cela confirmerait-il que le chemin est bien le chemin de  l’Amour. 

La coquille s’impose dans beaucoup d’églises, sur la croix de saint François d’Assise. Stylisée elle représente la Fleur de Lys.. La Fleur de Lys, elle-même symbole de la Triple-Flamme… : l’AMOUR

DIVIN ABSOLU. Mais la coquille, c’est aussi la convergence des chemins, chemin visible et invisible,

chemin qui conduit à l’OUEST, l’Ouest si précieux dans les constructions : l’Ouest qui symbolise le Paradis ! Le chemin de Saint Jacques se dirige vers l’OUEST, vers la constellation du CHIEN, cette constellation qui guidait les pèlerins avertis. Mais cet Ouest ne nous suggère– t-il pas quelques réflexions : Pourquoi ce lieu ? Est-ce la quête du Paradis Perdu ? Y a t-il un lien avec l’Arche de Noé,  les Atlantes ? 

Alors que je m’intériorisais, je percevais cette information : Et si avant de sombrer, l’ATLANTIDE, qui était immense, se serait préparée en anticipant le déluge. Et s’il y avait, non pas, un seul Arche de Noé mais plusieurs afin que les Atlantes puissent « ensemencer » les Nouvelles Terres ? Et si chacun de ces « vaisseaux » (qui font penser aux charpentes des cathédrales) avait accosté sur ces différentes terres : le Mont ARARAT dans le Caucase (Turquie), dans l’ATLAS (d’où la richesse culturelle qui a été acheminée jusqu’en Egypte), dans La Ria de Noya en Galice où se situe Saint Jacques, Le Mont SaintMichel conduisant à Brocéliande et Chartres puis Paris, et Les Cornouailles en Angleterre (Tintagel), Glastonbury (lieu du Roi Arthur), Stonehenge, et l’Irlande… Certains revendiquent que l’Arche aurait échoué sur leur Terre. Et …, s’ils avaient tous raison… ? Est-ce pour cela que le Chemin de Saint Jacques est constellé d’objets celtes, de promontoires, de symboles puissants qui sillonnent tous ces lieux cités et qui s’avèrent être souvent les mêmes ? 

Alors pourquoi marcher vers l’Ouest ?

400px-Stjacquescompostelle dans HUMEUR DES ANCETRESMarcher vers l’ouest c’est poser nos pas dans les empreintes que nous ont léguées les Atlantes et dont la mission était de recréer un paradis sur Terre après le déluge. Mission qui, comme nous le constatons, n’a pas connu l’envol escompté ! Il nous aura fallu des siècles et des siècles pour   réapprendre la Vérité Sacrée et comprendre ce que les Initiés savaient déjà ! Les Druides, les   Sorcières, les Savants, les Sages savaient-ils tout cela ? Gardaient-ils dans le secret de leur coeur l’histoire troublante d’une civilisation qui a laissé un enseignement codé, des informations cryptées, une

langue des « oiseaux » pour protéger un Savoir sacré et un chemin qui serpente jusqu’au lieu où ils ont foulé pour la première fois la Galice ? 

La coquille symbolisée également par la patte d’oie, la Mère l’Oye si précieuse en Egypte Antique nous renvoie à la symbolique de L’Univers et a sa toute puissance. La Mère l’Oye représente

la Terre Mère…. L’oie : LA LOI, celle du Divin ! L’Oye, Loi : représente la Mise au Monde, la Création, la Naissance, un Nouveau Commencement… Est-ce cela que portaient en leur coeur les Atlantes ? Un nouveau commencement qui, malheureusement, a souffert d’une bien trop lente évolution. La chute, celle qui nous a coupés de notre Divinité a fait naitre en l’humanité ce désir fondamental : celui de reconquérir ce joyau perdu, cette Perle d’Amour ? Est-ce pour cette raison que tant de pèlerins empruntent le chemin tous les ans, conscients ou pas de la symbolique que véhicule chacun de ces pas, pas qui nous reconduisent à notre origine, du temps où nous étions des êtres déployés, unis à notre Divinité ? Est- pour cela que le chemin nous dépouille, nous nettoie, nous

guide, nous parle, nous entend, nous voit, nous murmure sa sagesse, s’adresse à  notre Temple physique. Chacun de nos pas réveille t-il la mémoire sacrée de l’Atlante qui vit encore dans nos cellules et qui s’impatiente de renaitre enfin ?  

Est-ce là le Nouveau Commencement ? Investis de cette approche, nous nous élancions sur le chemin de Compostelle ! Nos intentions écrites et inscrites en nous déclenchaient l’alchimie que nous étions venu chercher et honorer ! Chacun couvait en son ADN, la mission qui lui était propre sans même en avoir vraiment conscience. Il y a avait là une aventure orchestrée à un niveau supérieur et le temps nous révélait au fur et à mesure ce que nous devions comprendre. Nous savions que nous devions déposer en conscience et recevoir en conscience ce que le chemin nous avait déjà préparé. 

Afin que nos coeurs s’ouvrent et déposent des voiles devenus trop encombrants, chaque membre du groupe avait passé un accord céleste pour représenter un aspect mal intégré de l’humanité ou un aspect à déployer sans retenue. Cependant, la veille, un des pèlerins du groupe percevait une guérison qui touchait mon fils mais qui concernait tout un chacun. Lors d’un état d’éveil pur, elle perçut la guérison de mon fils qui devait se faire opérer de l’oeil. Son oeil gauche, suite à un grave accident, développait une membrane intérieure qui lui faisait perdre la vue ! Cette personne comprenait qu’autour de cette guérison se produisait un phénomène qui dépassait notre entendement. Il lui était communiqué ce qui devait être mis en place afin que le rituel de guérison soit fait en conscience et en reliance avec l’assistance Céleste. 

C’est alors que je perçois la symbolique de cette membrane. Lors de son accident, mon fils a subi une craniotomie et c’est la partie gauche de son crâne qui a été ôtée, comme si la lumière devait inonder l’hémisphère gauche, illuminant ainsi ce lobe du cerveau. En effet, le monde a fonctionné trop longtemps avec les énergies mal intégrées du Masculin. Cependant l’oeil gauche représente le regard provenant du coeur et l’oeil droit reste le regard de l’analyse et de la logique. Nos coeurs ont si longtemps été voilés de petitesses, de médiocrités, de haine, etc.que notre perception s’est atrophiée et nous avons développé un regard dur, un regard de jugement, de méfiance et d’intolérance.. Eliminer la membrane et nettoyer l’oeil de mon fils s’inscrivait alors dans la symbolique incroyable de cette purification. (« Dieu a besoin d’un corps » me répétait mon Indien Comanche) 

Le vendredi 15 juin, était le jour où nous avions décidé de prendre le temps afin d’assimiler tout ce processus alchimique. J’avais préparé un travail concernant La Puissance de la Vision. Personne ne  savait ce sur quoi s’appuyait mon travail (pas même la personne qui reçut l’information de la guérison de l’oeil de mon fils). Alors que nous étions assis dans l’herbe et que je présentais l’objectif de la journée, nous décidions de changer d’endroit tant le vent était froid et inconfortable. Au moment de nous lever, certains pèlerins remarquent dans l’herbe un crapaud. Plusieurs viennent y jeter un oeil.  Puis nous prenons nos affaires pour dénicher un écrin dans la forêt où le soleil réchaufferait nos os. Je présente alors un dessin représentant un crapaud, puis je refais circuler la même feuille que je présente sous un autre angle. L’image du dessin offre alors une belle tête de cheval. 

L’exercice a pour but de démontrer que selon l’angle d’attaque d’une image, d’une personne ou d’une situation nous ne voyons pas du tout la même chose, alors que nous avons face à nous la même représentation. J’insistais sur le regard que nous posions sur nous-mêmes et sur les autres, sachant que l’intention de ce regard ouvrait ou fermait le coeur ! Le coeur, point essentiel du chemin de Saint Jacques. Quelques minutes après nous être installés, se présente un magnifique cheval couleur fauve.. Synchronicité remarquable qui interpelle chacun d’entre nous.. Puis d’autres chevaux nous ont encerclés, clin « d’oeil » à l’enseignement tel un message vivant ! Puis nous avons fait un travail d’accueil de l’autre, accueil de ce que nous semblions ne pas accepter chez l’autre. 

L’ouverture de coeur de chacun était impressionnante au point d’en pleurer. Il nous était demandé de voir autrement et de laisser couler de nos yeux des regards emplis d’un amour infini ! Les coquilles s’ouvraient, chaque face de la coquille était le miroir de l’autre ! Magique. Puis les pèlerins ont déposé en conscience ce qu’ils désiraient offrir au chemin… 

220px-Peregrinos_llegando_a_Salamanca dans VILLAGES de FRANCEDe retour à Toulon, le soir même, je suis invitée à un anniversaire. Il est tard et je justifie mon retard en expliquant que je reviens du chemin de St Jacques. Je suis assise sur une banquette, et la personne qui se tient à ma gauche (la première à qui j’adresse la parole depuis le retour) me regarde et me dit : « Je pars la semaine prochaine au Puy, je suis l’architecte qui a été choisi pour baliser les monuments importants du chemin…. » WOW ?!?.. La personne qui reçu intensément l’information concernant l’oeil de mon fils, m’appelle le lendemain pour me dire que sa fille qui était au Maroc, lui a envoyé « l’oeil du Touareg » (paquet reçu alors qu’elle était sur le chemin). Le même jour, alors qu’elle est dans son atelier, une indonésienne, vient lui rendre visite pour lui offrir une poignée de perles de culture. Et plus encore.. d’autres événements ont ponctué notre retour… et l’alchimie poursuit son chemin.. 

Je tenais à remercier ceux et celles qui se sont connectés à nous et qui ont maintenu la méditation du jeudi. Puisse cette expérience ouvrir des portes et déchirer des voiles. Puissions-nous ressentir enfin la beauté de ce que Nous Sommes et l’Amour infini !

Merci au chemin… 

Texte issu du Magazine « Vivre sa Légende »

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jusqu’au Mont Saint Michel

Posté par francesca7 le 14 janvier 2015

 

France-Mont-Saint-Michel-1900_bordercroppedLe Mont se dresse tel un gardien indétrônable et s’impose comme un poste avancé qui protège un univers inestimable. Le Mont est tel le Creuset du Grand OEuvre. L’Archange Michaël nous a conduit jusqu’à lui pour nous révéler ses secrets et nous suggérer que la frontière qu’Il garde en ce lieu depuis si longtemps ne peut être franchie qu’à certaines conditions. Le Mont Saint Michel symboliserait-il les portes du Royaume Céleste ?

 

Serait-il comme les colonnes d’Hercule, que chacun se doit de franchir afin de jouir du repos au paradis ou tout simplement de pénétrer notre propre paradis intérieur? Le Mont flirterait-il avec le Démiurge, créateur de l’Univers, suggérant de ce fait à celui qui a dissout ses peurs, à celui qui parle le langage de l’Amour, à celui qui embrasse sa dimension divine qu’il peut pénétrer le royaume céleste, et se délecter des splendeurs du paradis ? Serait-il alors un lieu où l’on peut ascensionner, ressusciter et vivre l’alchimie divine au-delà des brumes d’Avallon ?

 

Est-ce pour cela qu’il est associé au Grand OEuvre ? Le Grand OEuvre, c’est le processus alchimique qui sublime l’homme ordinaire en homme divin. Le Savoir Sacré, l’Art Sacré favorisent la réalisation de soi. Se réaliser c’est découvrir le Graal, c’est trouver la Pierre Philosophale. Il est dit qu’à l’intérieur du Mont : « tu trouveras la pierre cachée : la pierre philosophale », celle qui transmute le plomb en or. Alors le Mont Saint Michel serait-il le lieu de rencontre entre le Céleste et la Matière ? Le Mont Saint Michel protégerait-il un feu caché, un feu purificateur, élévateur, celui de la Déesse endormie : ISIS représentée par les Vierges Noires ??

 

Le Mont était avant les années 700 de notre ère, un lieu de culte et il semblerait que des menhirs se dressaient en son sommet, tels des gardiens.. Le Mont, relai entre le Haut et le Bas, entre l’énergie de la Terre et du Ciel, est-il un symbole de l’Infini balayé par les vents, caché dans les brumes et protégé par l’Océan. Est-il semblable à l’échelle de Jacob ?

 

Alors pourquoi l’Archange Michael ? Le mot Archange signifie le Messager qui commande ! Arke (l’arche) : le lien, celui qui relie.et qui commande. La Statue imperturbable flanquée au sommet de la flèche est recouverte d’Or : l’ OR : O = EAU , R = Air, petit clin d’oeil propre à la langue des oiseaux, langue utilisée par les Initiés afin de transmettre sans crainte un savoir libérateur…De ces hauteurs, l’Archange terrasse le Dragon ! Que de significations autour de ce dragon. Souvent jumelé au « mal », le dragon a endossé bien des aspects démoniaques. Il est associé aux peurs et à bien des énergies négatives. Mais au-delà de cette projection limitée, Le dragon, c’est aussi le Gardien des trésors (Michel ne le tue pas, il le terrasse et le maintient sous terre). Le dragon, c’est aussi la force provenant de la Terre, la Kundalini, l’énergie qui va du bas vers le haut, la force de Vie. L’énergie Féminine ! Dans la chapelle Saint Pierre, le vitrail qui resplendit en ce lieu souligne bien cet aspect… On y voit là les énergies masculines et féminines et du bas, surgit un magnifique Dragon rouge…

 jusqu’au Mont Saint Michel dans Autre région 170px-Folio_195r_-_The_Mass_of_Saint_Michael

La visite du Mont va se faire du haut vers le bas, comme si nous descendions dans le creuset de nos profondeurs…et libérer la Lumière de la matière ! Le Mont symboliserait-il alors le feu d’en bas qui rejoint le feu d’en haut : rencontre avec sa Présence JE SUIS, l’alchimie de l’Ascension ? Nous allons y retrouver la Coquille Saint Jaques : symbole des Atlantes, de Vénus et de l’Amour ! Dès notre arrivée dans le cloître, notre guide a osé suggéré, avec un sourire, que le cloître symbolisait le Paradis suspendu.. Notre guide nous a confirmé que ce jardin était tel un livre ouvert…

 

Au-delà de tout cela, l’austérité du Mont contrastait tant avec le déploiement de Versailles, qu’il était presque difficile d’y trouver la Joie entre ces pierres froides. Si le Mont a été pendant des siècles un rempart entre les deux mondes, son rôle semble toucher à sa fin et il nous murmure que chaque Artisan de Lumière qui vient l’honorer, se transforme lui-même en une sorte de relai. Ainsi, à notre tour nous pouvons être les gardiens de ce Savoir libérateur. Non pas pour le maintenir secret mais bien au contraire pour le répandre et le répandre encore, car il est temps de faire tomber les murs de l’ignorance. Les temps n’ont plus besoin de secret. Chacun d’entre nous est un relai entre la troisième et la cinquième dimension. Aller au coeur du mont Saint Michel, c’est explorer notre intérieur et l’offrir à la lumière. Le Mont serait-il alors comme le bourgeon d’une fleur qui est arrivé au terme de sa maturation et qui n’attend plus que l’instant magique : celui de présenter ses pétales au soleil de la Nouvelle Terre. Il en est de même pour chacun d’entre nous.

 

Texte issu du Magazine « Vivre sa Légende » n° 75

 

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La porte taillée de Besançon

Posté par francesca7 le 3 janvier 2015

 

(Doubs)

Porte_RrivotteDès longtemps avant la conquête des Gaules par les Romains, Besançon dut jouer un rôle important dans l’histoire de ce pays ; mais les monuments historiques manquent complètement jusqu’à cette époque. Peut-être seulement le nom de Chrysopolis, ville d’or, que lui avaient donné les Grecs de la colonie de Marseille, suffit-il pour prouver que dès ce temps-là on exploitait dans cette ville la pêche des parcelles d’or que le Doubs roule dans ses eaux, et que l’on apercevait encore au siècle dernier, ça et là, sur les ses rives, briller au soleil à travers le sable.

Quand on observe que l’or était assez commun dans les Gaules pour que le plus grand nombre des guerriers portassent des bracelets et des colliers de ce métal, on ne peut pas douter qu’il n’existât dans ce pays assez d’or pour fournir à une grande partie de la consommation. D’ailleurs, il existe des titres qui prouvent que l’exploitation de l’or des sables du Doubs fut affermée dans le Moyen Age, et qu’elle était encore productive. Il est probable qu’elle avait été abandonnée du temps de César, comme elle l’a été depuis, après avoir été reprise et continuée avec succès pendant plusieurs siècles ; car les Commentaires, qui, dans une description fort détaillée de cette ville, nous la montrent comme une place de guerre très importante, située dans un pays riche et fertile, ne disent rien des richesse sous ce rapport ; ils ne disent rien non plus du percement de rocher dont nous allons parler plus loin.

Du temps de Louis XIV, Pelisson décrivait ainsi la ville : « Besançon est située au fond d’un très beau vallon qui représente presque un amphithéâtre qu’on aurait paré exprès de vignobles, de vergers et de bois, pour le seul plaisir des yeux. Jules César l’a décrite en ses Commentaires comme l’une des plus fortes villes des Gaules, parce que le Doubs, grande rivière qui coulait sous ses remparts, l’environnait de tous côtés comme un fossé en forme de fer à cheval, ne laissant qu’un espace de six cents pas à l’ouverture, remparé d’une haute montagne dont le pied plongeait dans la rivière des deux côtés, et qui, étant en outre fermé d’un mur, servait de citadelle à la ville au seul endroit par où l’on pouvait en approcher. Depuis, la ville s’est accrue, et au-delà du Doubs on a vu s’élever comme une colonie et une autre ville, jointe à l’ancienne par un beau pont. »

Du temps des Romains on ne pouvait pénétrer dans la ville que par le pont de bois que les Gaulois avaient établi sur la rivière, ou bien en traversant la citadelle, qui, étant le seul chemin pour communiquer avec l’Helvétie et toute la montagne, devait être exposée à un coup de main par l’affluence continuelle des marchands et des voyageurs. Il devait être bien plus à la convenance des vainqueurs de faire de la citadelle une forteresse inabordable, d’où ils pussent commander des routes passant à plus de cinq cents pieds perpendiculairement sous leurs remparts, que de la laisser ainsi ouverte à tout venant.

Tel a été, à ce qu’on prétend, le motif qui a dû les déterminer à faire des chaussées aux pieds des rochers et à percer la roche même dans l’endroit où elle ne pouvait être que difficilement tournée, car il est évident qu’avant l’élévation du niveau de l’eau par les écluses bâties pour le service des moulins à eau construits dans la ville, il restait un espace libre entre la rivière et le rocher, suffisant pour le passage des voitures. Ainsi, l’ouverture taillée dans le roc n’a pu avoir d’autre but que de donner passage au canal ou aqueduc qui amenait les eaux d’Arcier à Besançon.

Image illustrative de l'article Porte tailléeBeaucoup plus tard, lorsque l’aqueduc abandonné cessa d’amener l’eau de la ville, il est probable qu’on déblaya la place qu’il avait occupée pour en faire un chemin, et que l’élévation du niveau de l’eau rendant l’ancienne route impraticable, on fut forcé d’élargir cette ouverture, qui ne fut longtemps qu’un passage couvert auquel le roc servait de voûte. Enfin, après la conquête par les Français, Vauban la fit mettre à ciel ouvert lorsqu’il traça les fortifications de la place. Il bâtit aussi la petite tourelle isolée qui la domine, que l’on confie à la garde d’une centaine de fusiliers lorsque la ville est assiégée.

Les historiens sont unanimes sur ce point, que Besançon n’avait jamais été prise avant Louis XIV, et qu’alors même elle ne fut livrée, après vingt-huit jours de tranchée ouverte, que par la trahison et les intrigues de l’abbé de Vatteville, qui reçut en récompense des terres et des seigneuries. Mais ces faveurs profitèrent peu à la famille de l’abbé : la dernière héritière de son nom est morte à Besançon, sous l’empire, dans un état voisin de l’indigence.

Nous vous conseillons la visite du site Internet officiel de la Ville de Besançon : vous y trouverez des infos sur l’histoire de cette ville, son économie, ses attraits touristiques, ainsi que les manifestations qui s’y déroulent.

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ses attraits touristiques, ainsi que les manifestations qui s’y déroulent.

VISITER LE SITE 
www.besancon.fr

(D’après un article paru en 1834)

 

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La vie de nos ancêtres de Royan

Posté par francesca7 le 19 novembre 2014

(Charente-Maritime)

royanvuemer1__019653900_1530_09052011Le 5 avril 1829, la population de Royan était massée devant le port, sur la jetée, sur la crête des falaises, attendant l’arrivée du bateau à vapeur amenant, pour la première fois, des voyageurs de Bordeaux. C’était un jour de grande marée, choisi tout exprès pour prouver aux incrédules la supériorité, alors contestée par les vieux marins, de la navigation à vapeur sur celle à voile, plus exposée aux caprices de la houle et aux vents contraires.

Bientôt, à la pointe de Vallières, apparut, au-dessus des flots, une longue traînée noire, s’effilochant lentement sous le souffle de la brise marine. Un cri s’échappa de toutes les poitrines, cri d’enthousiasme et d’admiration :

« Le voilà ! » On entendait, se rapprochant insensiblement, le bruit régulier et monotone des plaques des roues, frappant l’eau, le ronflement de la machine animant le bateau, indifférent à l’assaut des lames. Quelques vieux loups de mer, qui avaient navigué à la voile pendant plus de trente ans, n’en croyant pas leurs yeux, se permettaient de dire : « Il n’accostera pas ! La mer monte et va le jeter à la côte ! »

Il n’accosta pas, en effet, car l’état du port ne le permettait pas. A deux cents mètres de la jetée, le « vapeur » stoppa, aux applaudissements frénétiques de la foule. Un dernier jet de vapeur, le clapotis des roues sur l’eau tourbillonnante, l’arrêt complet, le silence. Le moderne Léviathan avait atteint son but.

Cet événement sensationnel fit à Royan une profonde impression. Cinquante ans plus tard, les vieilles grands-mères aimaient à en faire le récit à leurs petits-enfants. Ce dimanche d’avril 1829 marquait une date mémorable pour la station balnéaire. Il fut consacré par des réjouissances populaires. Il y eut, sur la plage, un mât de cocagne chargé de lapins et de gigots ; des courses aux canards, en sac, à pied. Le soir, un important feu de joie embrasa la Grande Conche, les pins de la dune, les chênes de la Garenne. Les jeunes Royannais furent autorisés, exceptionnellement, à danser jusqu’à minuit.

Le service régulier, organisé la même année, d’un bateau à vapeur de Bordeaux à Royan, contribua à augmenter rapidement la clientèle estivale. En 1819, le nombre de baigneurs venant séjourner pendant les mois de juillet et d’août avait obligé la municipalité à réglementer la police des plages, en raison du sans-gêne de certains amateurs de natation qui étaient, sans doute, les précurseurs du nudisme.

Les habitants avaient la vieille habitude, les hommes du moins, de se baigner dans le plus simple des costumes : celui d’Adam avant son premier péché. Ils se déshabillaient et se rhabillaient chez eux, et la mer venant tout près des maisons, ils ne risquaient pas de s’enrhumer durant le court trajet qu’ils devaient faire. Ces exhibitions « d’anatomies » ne pouvaient pas être tolérées. L’arrêté municipal, pris en juillet 1819, déclare que c’est là « un outrage aux bonnes mœurs, une grossièreté à l’égard du sexe ». Il fut donc défendu à toutes personnes de se baigner et de nager nues dans la partie de la Grande Conche avoisinant le port et les maisons. La nudité restait libre, cependant, après le ruisseau de Pousseau ou dans la Conche du Chay. Dans la Conche de Foncillon, spécialement réservée aux « personnes du sexe », il était formellement interdit aux hommes et aux enfants mâles de se baigner. Aucun canot ne devait venir conduire des hommes devant cette plage pendant que des femmes y prenaient leur bain.

Les Royannais, habitués à se baigner nus, étaient incorrigibles, car, en 1824, un nouvel arrêté du maire constate, dans l’un des considérants : « que des hommes se sont permis de se baigner dans la conche de Foncillon, même au moment où des personnes du sexe s’y baignaient ». Une bonne vieille, dont la haute coiffe saintongeaise amusait les enfants, était préposée à la garde du gynécée balnéaire. Placée sur le haut de l’esplanade, auprès du poteau indicateur de la… réserve, elle s’écriait, épouvantée, à l’approche d’hommes trop curieux : « Messieurs, de grâce, éloignez-vous ! »

Il n’est pas douteux que Royan a reçu ses premiers baigneurs dès le début du XIXe siècle. La clientèle balnéaire devait avoir quelque importance dès 1814. C’est parce qu’elle avait considérablement augmenté, en 1919, que le maire dut prendre un arrêté de réglementation des plages. Il a tenu, à ce moment, à prévenir les plaintes formulées par des étrangers. Les dames de Bordeaux, de Cognac, d’Angoulême, composaient le noyau de la clientèle élégante. Avec le service du bateau à vapeur, celui de la diligence Ponty, de Rochefort, de Mirambeau par Pons, la petite ville voyait arriver, chaque année, de nombreux visiteurs. Sa physionomie ne changeait guère, encore, car les constructions de chalets, de gracieuses villas, ne devaient commencer qu’après 1830. Les rues, empierrées, étaient soigneusement entretenues, les promenades, en haut de Foncillon, plantées d’ormeaux, agrémentées de bancs.

Royan_aut_conche_bainsC’est en 1824 que furent installées les premières cabines de bains, montées sur chariots, ce qui permettait leur déplacement selon que la mer s’avançait plus ou moins sur la plage. Les fêtes foraines commencèrent vers la même époque et attiraient les promeneurs, le soir, en haut de Royan, où s’installaient, pendant les trois mois d’été, des baraques de bimbeloteries, de pistaches, de jeux, de saltimbanques. La ville s’animait par le va-et-vient des étrangers dans les rues, sur les promenades. Quand arrivait l’automne, baigneurs et forains s’éloignaient, et les habitants retrouvaient le calme.

Par suite de la venue régulière des visiteurs d’été, les Royannais comprirent qu’une réclame en faveur de la station devenait nécessaire. Le conseil municipal vota un modeste crédit de publicité, les hôteliers envoyèrent des affiches dans quelques villes de la région pour stimuler la clientèle. Les ressources augmentaient chaque année par le développement des magasins, leurs variétés, tous agencés avec autant d’élégance que de goût. Plusieurs appartenaient à des marchands de Bordeaux, ayant, l’été, une succursale à Royan. Le marché était abondamment approvisionné de poisson et de coquillages. Les agréments consistaient surtout en promenades dans les environs, à âne ou en breacks à rideaux, vers Vallières, Suzac, les dunes de Pontaillac et de Terre-Nègre. Les pique-niques dans les sables, sous les pins, les chênes verts, étaient fort à la mode en ce temps-là. C’était l’heureuse époque où on se contentait de plaisirs simples, où les cueillettes d’immortelles et d’œillets roses, aux replis sablonneux des grèves, mettaient un peu de poésie à l’âme des jeunes. Les citadins venaient à Royan pour jouir pleinement des beautés de la mer, des charmes pittoresques de la Côte, de la solitude des criques taillées par les flots dans les rochers. On lisait là, en toute tranquillité, Chateaubriand, Lamartine, Musset, Victor Hugo. Que tout cela paraît loin maintenant !

Royan eut son hôtel de ville, un commissaire de police, une brigade de gendarmerie, ses rues numérotées. Des distractions furent offertes à la colonie estivale par des soirées dansantes dans l’une des salles de la mairie. Quand arrivait l’été, les toilettes des vieilles maisons étaient faites avec soin, les rues nettoyées et, pour éviter tout accident aux piétons, les voitures publiques étaient tenues de circuler au pas. Ce qui manquait, c’était l’éclairage, mais les quinquets au pétrole allaient venir, en attendant les réverbères au gaz. Quant aux ampoules électriques elles ne devaient apparaître dans les rues que quatre-vingts ans plus tard.

Quoi qu’il en soit, le Royan de 1840 avait son charme. Ce n’était pas la ville mouvementée et bruyante que nous connaissons aujourd’hui, mais une station modeste et accueillante, où on venait chercher le repos et la tranquillité, dans un cadre merveilleux par ses beautés naturelles. Les étés voyaient revenir, presque toujours, les mêmes villégiaturants, heureux de se retrouver sur les plages où s’étaient formées tant de solides amitiés les années précédentes. Si le modeste chef-lieu de canton d’autrefois, devenu une ville de splendeur et d’attraits, a su répondre aux exigences modernes, s’il s’est efforcé de donner les satisfactions désirées par une clientèle nouvelle, son âme demeure avec sa bonté immarcescible de toujours.

(D’après « Histoire de Royan », paru en 1934)

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Au jeu de la Tarasque

Posté par francesca7 le 27 octobre 2014

 

la-tarasque-300x212Relatant les jeux de la Tarasque se déroulant en 1846, un chroniqueur du temps nous explique qu’alors, au milieu de cette population en rumeur, à entendre ces cris de fête, à voir ces costumes d’un autre temps, l’on pourrait se croire en plein Moyen Age. Et d’ajouter : « Vous auriez beau ressusciter à Paris le dragon de saint Marcel, à Vendôme le dragon de saint Bienheuré, à Rouen la gargouille, à Reims la kraulla, à Poitiers la grande Gueule ou la bonne sainte Vermine, à Troyes la Chair salée, à Metz la Grouille, etc., vous n’exciteriez pas le délire et l’enthousiasme qui exaltent ces imaginations méridionales, quand on leur crie que la tarasque va courir !

Il semblerait que c’est hier qu’ils ont été délivrés, par un miracle, du monstre antédiluvien qui ravageait le littoral des Bouches-du-Rhône, rapporte encore ce témoin des réjouissances de l’année 1846 liées à l’ancestrale légende de la Tarasques ; que c’est hier que sainte Marthe est venue exprès de la Palestine pour éteindre ses fureurs avec quelques gouttes d’eau bénite ; et que, dans la procession qui aura lieu plus tard pour célébrer les vertus de leur céleste libératrice, les Tarasconais seront persuadés qu’ils la voient elle-même conduire en laisse, avec un ruban, cette espèce de crocodile ou de saurien, dont l’appétit ne pouvait se satisfaire qu’avec de petits enfants, voire même avec des adultes.

Le monstre a existé, poursuit notre chroniqueur ; vous avez au moins une de ses vertèbres dans les fossiles de Cuvier. Sans croire pieusement à tous les détails de la légende de sainte Marthe, je crois au monstre avec tous les géologues modernes ; et je ne consens nullement à partager l’opinion de ces savants archéologues qui voient dans les jeux de la tarasque une allégorie mystique, où le paganisme est représenté par un dragon, et le christianisme par une vierge armée de l’aspersoir.

Le roi René arrangea en roi littérateur ces divertissements populaires ; il y ajouta quelques scènes, et les remit en faveur, comme fit Shakespeare pour les vieilles pièces du théâtre anglais ; mais il respecta la tradition, et n’inventa rien ; il n’inventa surtout pas la tarasque, serpent de l’espèce de celui que le chevalier Gozon détruisit à Rhodes, qui avait réellement habité les environs de Tarascon, et qui, d’après une autre légende manuscrite, fut tué par un chasseur artésien ; exploit qui valut à la famille d’Arlatan le privilège de prélever un droit sur la récolte annuelle du kermès.

Quelle que soit l’origine de ces jeux, nous apprend encore l’auteur de ce récit paru dans l’Illustration à la demande du rédacteur de la revue, ils ont été exécutés cette année à Tarascon avec une pompe extraordinaire. On eût dit que les Tarasconais, en voyant les rails de deux chemins de fer se croiser sur leur ville, pressentaient que c’en était fait des vieilles traditions, des vieux usages, des vieilles fêtes, et qu’avec la civilisation nouvelle il n’y aurait bientôt plus place pour la tarasque elle-même sur la place publique ; ils semblaient lui adresser un solennel adieu ; et quelque jour, nous le pensons nous-même, le spectacle que nous voudrions esquisser ne conservera d’autres vestiges que les lithographies de l’Illustration. Mais déjà on entend les fifres et les tambourins ; allons voir défiler la bravade : c’est le prologue de la pièce, la revue préliminaire des personnages principaux.

Où nous placer ? Il n’est que neuf heures du matin, et la foule encombre toutes les rues : les fenêtres sont garnies de dames, les toits ont leurs spectateurs, et tous les gradins des échafauds attestent, par la diversité des costumes, que plus de trente mille curieux sont arrivés de vingt lieues à la ronde : la belle juive d’Avignon n’a pas eu peur d’être insultée, comme la Rébecca de Walter Scott au tournoi d’Ashby-la-Zouche ; la protestante des Cévennes a oublié ses rigueurs puritaines ; elle a les yeux aussi animés que l’Arlésienne, qui est doublement fière de se sentir la plus belle de toutes par ses charmes naturels et l’élégance de sa toilette.

Ce serait une douce occupation d’étudier ces spectatrices si fraîches et si bien parées… ; Mais voici le cortège. En tête marchent les héros du jour, les tarascaïres ou chevaliers de la tarasque, sur deux rangs ; ils sont trente environ, précédés de leur chef qui porte le bâton du commandement, et suivis de leur drapeau, sur lequel est représentée la tarasque. Leur costume brille par la dentelle et la soie ; à leur écharpe en sautoir pend l’image de la tarasque, décoration dont ils sont plus glorieux qu’un grand d’Espagne de l’image de la Toison d’or ; leur cocarde est rouge et bleue, ce sont les couleurs de la tarasque.

A la grande satisfaction des fabricants de Nîmes et de Saint-Étienne, il s’est débité depuis la veille je ne sais combien de mètres de rubans de cette nuance : chaque tarascaïre en décore le nerf de bœuf et la longue fusée qui arment ses mains ; il en distribue a ses amis et à ses hôtes, aussi prodigue de ces faveurs bicolores que les héritiers constitutionnels de l’empereur du ruban de sa Légion d’honneur.

Après les chevaliers de la tarasque vient un corps de musique, c’est-à-dire, de tambourins et de fifres appartenant à la corporation des vignerons, que vous voyez avec les ustensiles de leur travail, des ceps de vignes, des gourdes, des barillets, etc. Les derniers de ces enfants de Noé traînent une corde qui servira à la cérémonie. Ils sont suivis de quatre hommes, dont deux portent un baril connu sous le nom de bouto embriagou (le tonneau d’ivresse) ; les deux autres ont sur l’épaule de longues barres.

La coiffure des deux premiers est burlesquement composée avec le fond de leurs sacs, que les deux autres ont plié autour du buste. Après eux se déploie encore une bannière, et puis vous reconnaissez les jardiniers, qui se sont munis de toute espèce de plantes potagères, de choux monstres, d’artichauts ; quelques-uns ont préféré des faisceaux de fleurs ; celui-ci porte un arrosoir, celui-là une pompe, et les trois derniers ont tressé une longue guirlande en rameaux de buis. Qui prend rang après les horticulteurs ? La houlette indique que ce sont les bergers, dont l’un porte un barillet rempli de cette espèce d’huile qu’on extrait du genévrier, et appelée ici oli de cadi.

Aux bergers succèdent les ménagers ou agriculteurs, y compris les charretiers et les garçons de ferme. Un second groupe de tambours et de fifres complète le cortège, qui, avant de défiler, est allé entendre la messe à Sainte-Marthe. Un repas de corps attend les diverses corporations ; mais quand une heure sonnera, elles seront toutes à leur poste.

A une heure après-midi, a lieu la première course de la tarasque. Lagadeou, lagadeou ! la tarascou, la tarascou ! Lagadeou, lagadidadeou, la tarascou, lou casteou ! (le château) Lagadeou ! est le cri traditionnel qui annonce l’approche du monstre : lagadeou ! mot sacramentel qui ferait tressaillir un Tarasconais, n’importe dans quel lieu du monde vous le prononceriez ; lagadeou ! mot talismatique dont se servira l’ange du jugement dernier, pour ressusciter toutes les générations qui dorment dans le cimetière de Tarascon. Le château (lou casteou !) est encore un cri local, le château de Tarascon étant l’unique monument de la ville, un modèle d’architecture militaire qui, par sa date et son style, appartient au règne du bon roi René.

Une explosion d’artifices annonce bientôt la tarasque elle-même sur la place de la Mairie, où la foule frémissante l’appelle par ses cris. A son aspect, les acclamations redoublent. Les mères montrent à leurs enfants cet animal extraordinaire, masse informe, abritée sous une carapace d’où sort une tête de dragon, jetant par les naseaux des gerbes de feu.

Quelques tarascaïres, cachés dans les entrailles de la tarasque, ont soin d’entretenir ce souffle infernal avec leurs fusées ; d’autres, poussant le monstre, lui prêtent une agilité extraordinaire ; mais il faut se garder surtout de sa queue, longue poutre qui se meut en tout sens, et qui a plus d’une fois cassé bras et jambes ; car ce jeu est sérieux pour ceux sur qui la tarasque se retourne tout à coup à l’improviste ; et c’est alors que la tarasque a bien fait (a ben fa), comme on dit du taureau qui blesse ou tue un toréador ; c’est alors qu’on crie plus haut : Lagadeou ! la tarascou !…

Heureusement, cette année, le nombre des boiteux et des manchots de Tarascon ne s’est pas augmenté. La tarasque a décrit toutes ses évolutions avec toute sa fureur traditionnelle ; mais les fuyards ont couru plus vite qu’elle ; ceux qui l’ont poursuivie se sont toujours écartés à propos, ou ils en ont été quittes pour, quelques contusions.

La bouto-embriagou n’a pas non plus envoyé beaucoup d’estropiés à l’hôpital. Pendant que la tarasque se repose de sa première sortie, les hommes aux sacs et aux barres, qui sont des portefaix, courent avec leur tonnelet suspendu à la corde ; ils renversent tous ceux qui se laissent toucher par leurs barres et par la bouto-embriagou, dont l’oscillation continuelle rend cette course assez originale.

Un épisode invite tout à coup au recueillement au milieu du tumulte. Notre-Dame des Pâtres vient en personne assister à la fête, escortée de ceux que nous avons vus défiler avec leurs houlettes. Notre-Dame se présente sur l’animal qui eut l’honneur de servir de monture à la sainte famille lorsqu’elle se réfugia en Egypte. Notre-Dame elle-même a pris la forme d’une petite fille toute rayonnante, d’une innocente beauté, d’une petite fille jolie comme on raconte que l’était Marie enfant, dans l’évangile apocryphe de la Vierge.

Deux gracieuses figures du même âge, que la coquetterie maternelle a couvertes de bijoux, sont assises avec elle sur le trône en baldaquin qu’on a artistement fixé sur l’ânesse. Admirez-les sans profane indiscrétion ; car, dans le cortège des bergers, il en est un de qui il faut vous défier, celui qui porte la provision d’huile visqueuse avec laquelle on goudronne la laine des moutons hargneux. Pendant que vous êtes là à vous ébahir, le nez au vent, il trempe une baguette dans son huile et vous la passe sur la lèvre supérieure, de manière à y laisser une sale et puante moustache. Les rieurs ne seront pas de votre côté, si vous êtes la victime de cette grossière malice.

Tenez-vous aussi à une distance prudente des ouvriers qui viennent piocher la terre et y planter leurs ceps. Il en est deux qui traînent chacun un bout de la corde dont ils se sont servis pour délimiter le champ du travail. Au moment où la foule se serre autour de ces vignerons, la corde se déploie, et ses replis tendus s’ouvrent pour fouetter les jambes des badauds, qui se renversent les uns sur les autres.

La musique annonce une autre scène : c’est l’enfant Jésus qui a voulu, lui aussi, comme sa mère, venir voir les jeux de la tarasque. En l’absence de l’ânesse, il a accepté l’offre du robuste personnage à qui sa complaisance pour l’enfant divin a valu le nom grec de Christophe (Christo-Phore) et le titre de patron des portefaix. Saint Christophe, avec sa robe de soie fanée, semble avoir été autrefois un grand seigneur ruiné ; le petit Jésus, intronisé sur ses larges épaules, a tout le luxe d’un enfant de sang royal, le diadème sur le front, et en main la croix qui a sauvé le monde.

L’enfant se sert de sa croix pour bénir les fidèles ; mais saint Christophe, dont la statue herculéenne est placée ordinairement au vestibule des églises, se conduit en vrai saint d’antichambre : il s’est armé d’un balai terminé par une touffe d’orties, et, sous prétexte de nettoyer la voie publique pour son divin fardeau , il s’adresse aux jambes dés curieux. Les cris de la mauvaise humeur des patients, comme les joyeux éclats de rire, se perdent, dans la musique des tambourins et des fifres qui précèdent l’enfant au céleste sourirent le géant goguenard.

Les jardiniers ont aussi leur intermède : ils ont orné une charrette d’un dôme de feuillage et de fleurs, sous lequel ils s’abritent ; vraie décoration à l’italienne, digne de la ville où l’on admire à bon droit la tonnelle de M. Audibert, le Vilmorin et le Loudon de la Provence. A ce char triomphal sont attelées des mules, animal employé ici à tous les travaux agricoles. Tout à coup elles partent au galop. Malheur à ceux qui se trouvent sur leur passage ! ce n’est pas seulement qu’ils risquent d’être écrasés, mais les jardiniers, qui ont avec eux leurs arrosoirs et leurs pompes, font tomber au loin une pluie d’orage.

A l’averse déterre succède la trombe marine, lorsqu’un autre char en forme de bateau, connu sous le nom de l’Esturgeon, signale la présence des mariniers du Rhône dans la fête. Les pompes des bateaux lancent leur déluge plus haut que les pompes des jardiniers. Si vous n’avez été qu’arrosé une première fois, vous êtes noyé une seconde.

Les malices des ménagers sont plus innocentes, et dignes de l’âge d’or. Il en est bien parmi eux qui, feignant de prendre votre soif en pitié, vous invitent à donner l’accolade à leur calebasse, et, l’approchant eux-mêmes de vos lèvres, vous inondent au lieu de vous désaltérer ; mais la plupart se contentent de figurer sur leurs mules dans la promenade de saint Sébastien, distribuant çà et là des petits pains. A leur tête marche un timbalier, qui bat la mesure à la musique. Cette cavalcade fait sourire les spectateurs venus de Montpellier, qui disent tout bas qu’ils préfèrent à la tarasque lou Chivalé, comme on l’appelle, dans le département de l’Hérault, le cheval de la danse mauresque que j’ai vu exécuter autrefois sur la place de la Canourgue.

tarasque_1Peut-être les Tarasconais abandonneraient-ils à votre critique quelques détails de leurs fêtes ; mais gardez-vous bien de médire de la tarasque qui a fourni ses trois courses entre les scènes d’intermèdes ! Vous seriez traité de sacrilège et expulsé de la ville, si vous n’y étiez pendu ; car la tarasque est à la fois, pour Tarascon, ce qu’était le Palladium pour la ville de Priam, le Veau d’or pour Israël idolâtre, le dieu Bel pour les Babyloniens.

Attaquer la tarasque, c’est attaquer le Tarasconais dans ses affections, son honneur, sa religion même. Lorsque, sous la Restauration, le comte d’Artois (Charles X) passa à Tarascon, le royalisme local se manifesta en offrant au prince une petite tarasque en or !

source (D’après « L’Illustration », paru en 1846)

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