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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Un fabuleux parcours sur nos terres de Légendes

Posté par francesca7 le 18 octobre 2015

 

 TERRES DE LEGENDES

 
Du vœu de Philippe-Auguste lui permettant de braver la mort, à la fontaine du Réveillon dont l’eau assure à qui la boit de revenir au toit natal sans périrsur des terres étrangères, en passant par l’invocation d’un saint Paterne ouvrant miraculeusement une chapelle murée aux fidèles qui se voient guéris de la peste, ou bien la tour de la Reine-Blanche juchée sur un souterrain recelant un trésor jamais découvert, le pays de Gisors est fertile en touchantes légendes

Dans ses Souvenirs et impressions de voyage, le vicomte Walsh décrit sa découverte de Gisors, explique s’être rendu, guidé par son ami Théodore de Ronaud, sur un pont, jeté au travers de l’Epte, qui coupe la ville en deux : sur un des parapets, consigne-t-il, s’élève une statue de la sainte Vierge.

Elle est là pour apprendre qu’un de nos plus vaillants rois, Philippe-Auguste, a failli périr dans cette petite rivière, dans une rencontre qu’il eut avec Richard Cœur de lion. Après avoir été privé de l’aide des chevaliers les plus renommés de son armée, accablé par le nombre, il avait été forcé de chercher un refuge dans Gisors ; mais, si pour charger l’ennemi, Philippe était toujours un des premiers, quand il s’agissait d’abandonner du terrain aux Anglais, il était loin d’être en tête…

 

Beaucoup de fuyards avaient donc passé avant le roi, sur le pont qui donnait alors entrée dans la ville… Et tout ce monde et tous ces chevaux l’avaient tellement ébranlé, que lorsque Philippe-Auguste fut au milieu, la voûte s’écroula , et le roi vêtu de son armure, et son cheval recouvert de son caparaçon de bataille, et les chevaliers bardés de fer qui se pressaient auprès du monarque, tombèrent pêle-mêle dans la rivière, dont les pluies d’automne avaient beaucoup grossi les eaux. Au moment d’être noyé, Philippe fit vœu à la sainte Vierge que, s’il échappait à ce péril, il lui élèverait une statue ; le vœu a été tenu.

Une croyance du pays, superstitieuse et touchante, a trait à la fontaine du Réveillon. Quand, après avoir visité le cachot du prisonnier, je me rendis à la tour de la Reine-Blanche sur le coteau de Neaufle-Saint-Martin, explique Walsh. Il faisait une extrême chaleur et, dans cette exploration, mon vieil ami me montra une source dont il vanta la fraîcheur des eaux, et m’invita à m’y désaltérer. Je suivis son conseil, et bus à longs traits à cette jolie fontaine, qui n’a pas d’autre nom dans le pays, que celui de Réveillon. Et quand je relevai la tête comme le soldat de Gédéon qui vient de boire au torrent, Théodore de Ronaud me dit :

– Je suis bien aise que tu aies bu de cette eau.

– Pourquoi ?

Un fabuleux parcours sur nos terres de Légendes dans FONDATEURS - PATRIMOINE 220px-Capitulation_de_Rouen_du_1er_juin_1204– Parce que cette eau est merveilleuse en ce point qu’il faut, quand on en boit, forcément revenir à Gisors, quelque part que l’on aille : du temps des croisades, raconte la tradition populaire, les pèlerins du canton qui avaient fait vœu de visiter la Palestine ne manquaient jamais d’aller boire au Réveillon, pour revenir au toit natal et ne pas mourir aux terres étrangères.

Du temps de l’Empire, alors que les jeunes Français étaient mis en coupe réglée, et que la gloire les emportait au loin, sur les pas du grand empereur, les mères des conscrits menaient leurs fils à la source qui rappelle, et leur faisaient boire de ses eaux. Touchante superstition que celle-là ! et si par hasard je m’étais trouvé sur le chemin d’une de ces femmes naïves et crédules, je n’aurais pas voulu, pour tout au monde, démontrer à la pauvre mère que les eaux du Réveillon n’avaient point de vertu particulière, point de puissance surnaturelle pour faire revenir au pays natal celui qui s’en est éloigné.

Quittant Gisors et Théodore, Walsh nous rend ainsi compte de la suite de son périple : je passai devant le beau château de Saint-Paër, qui appartenait naguère au vicomte d’Arlincourt, et qui va être démoli par la bande noire. Cette bande noire, mes jeunes amis, vous ne la connaissez peut-être pas, et si elle n’a rien détruit de vos souvenirs, rien abattu de vos manoirs de famille, je vous en félicite. Il y a en France, et un peu partout aujourd’hui, toute une classe d’hommes qui placent l’argent avant tout, et qui n’adorent qu’un Dieu : l’or !

Ces hommes ne tiennent aucun compte de ce qui ne rapporte pas, et n’estiment que ce qui augmente leur revenu ; vous leur diriez : N’ensemencez pas ce morceau de terre, n’y mettez pas à paître vos bestiaux, c’est de la terre sainte, c’est sous cette herbe que sont les cercueils de votre père et de votre mère ; ils la laboureraient !.. Cette église, que le temps et les prières des fidèles ont consacrée depuis six siècles ; cette antique et noble demeure, que la chevalerie a illustrée ; ne leur dites pas qu’elles doivent être conservées au pays, à cause de leurs vieux souvenirs, car ils se mettraient à éclater d’un stupide rire, et vous demanderaient ce que rapportent les souvenirs.

La bande noire se compose de ces hommes, et depuis quarante ans ce qui est tombé sous ses pics de fer est immense !… Ces impitoyables travailleurs ont couvert la France de la poussière qu’ils faisaient en abattant, en démolissant palais, églises, tombeaux, arcs de triomphe, oratoires des chemins, et hôpitaux des pauvres ! Ces hommes vont se mettre à l’ouvrage à Saint-Paër, et n’y laisseront pas pierre sur pierre. Alors le cœur du noble écrivain qui a vécu là saignera cruellement, et les pauvres seront tout déroutés dans leur misère, parce qu’ils n’y trouveront plus la Providence qui les y avait longtemps secourus !…

Voici ce que la tradition raconte de la chapelle de Saint-Paër, qui, ainsi que le château, va être démolie. Le saint sous l’invocation duquel était placé cet oratoire, était saint Paterne, fameux dans la contrée par les miracles qu’il y a faits, toujours en faveur des pauvres, des malades et des affligés.

Or, il arriva une année, que le pays de Normandie fut ravagé par de cruelles maladies ; il y avait tant de morts, que les cimetières devenaient trop petits, et que dans bien des paroisses il n’y avait plus de prêtres pour administrer les mourants, plus de fossoyeurs pour enterrer les morts. Ceux que le mal n’avait pas encore atteints, ceux qui souffraient déjà, mais qui pouvaient encore marcher, les femmes, les enfants, les vieillards, les riches chevauchant, les pauvres à pieds, venaient en pèlerinage à la chapelle de Saint-Paër.

Au commencement du fléau, le seigneur châtelain avait ouvert les barrières de son avenue et le porche de sa cour à cette pieuse affluence… Mais, au bout de quelques semaines, l’enceinte de son château devint semblable à celle d’un hôpital. Couchés sur de la paille, abrités par des draps tendus sur des perches coupées dans les bois, on voyait les moribonds luttant contre le mal, et les trépassés attendant la charrette des morts ; puis l’on entendait les cris et les gémissements de toute cette multitude affligée et souffrante. Ce spectacle était si attristant, et la contagion était tellement à craindre, qu’un jour le châtelain prit le parti de faire fermer aux pèlerins les cours, les grilles et la chapelle.

Alors, la foule s’irrite et maudit l’homme riche et sans entrailles qui la repousse, et qui ne veut pas qu’elle puisse prier saint Paterne, à l’endroit même où il a été enterré, et là où se sont opérés le plus de miracles. Une affreuse sédition allait éclater et ces hommes qui ressemblaient déjà à des spectres, s’étaient levés de leur paille, hideux et menaçants, quand un vieillard leur cria :

 

« Pour que Dieu nous guérisse, souvenons-nous de ses commandements ; il a dit : Tu ne tueras pas… Et si l’un de nous portait la main sur le riche qui nous ferme sa demeure, son sang versé nous serait non seulement une cause de mort, mais encore de damnation. Soyons donc résignés, pour ne pas mourir… et allons demander à nos prêtres de venir intercéder pour nous. » Les paroles du vieillard produisirent leur effet ; la colère des moribonds s’apaisa, et bientôt le châtelain n’entendit plus les cris de menace retentir sous ses fenêtres ; tous les pèlerins avaient quitté Saint-Paër… et le silence était venu s’établir là où s’étaient élevés des gémissements, des plaintes et des malédictions.

Mais le lendemain, dès l’aube du jour, le seigneur suzerain aperçut du haut de son donjon une longue procession qui s’avançait au milieu des champs que la maladie du pays avait fait laisser sans culture depuis plus de six mois. Les croix brillaient au soleil levant, et les bannières flottaient au vent du matin ; plus de dix paroisses s’étaient réunies pour venir implorer saint Paterne. Elles cheminaient en chantant les litanies, et quand la multitude chrétienne répondait, au nom de chaque saint, priez pour nous ! toutes les croix réunies n’en semblaient plus qu’une seule… Puis, par moments, des silences succédaient aux chants, et puis des chants aux silences !

Le doyen des prêtres, le curé de Bézu, marchait en tête de la procession… Il savait un sentier pour arriver à la chapelle sans passer par les cours du château, et c’était par ce côté qu’il avait dirigé la marche de gens qui, pour la plupart, semblaient être sortis du sépulcre, tant la maladie les avait rendus pâles, faibles et amaigris… O surprise ! ô douleur ! la grande porte de la chapelle est murée… et les petites portes latérales clouées, verrouillées et fermées par des barres de fer… Le curé ne perd pas courage, car il a mis sa confiance en Dieu. Il s’agenouille donc devant les grandes portes que les maçons ont bouchées pendant la nuit ; la procession entière l’imite ; et les voilà prosternés, priant ce même Seigneur qui fit jadis tomber les murs de Jéricho.

téléchargementSaint Paterne, priez pour nous ! crie le curé. Saint Paterne, guérissez-nous, répète la foule. Aussitôt la porte murée s’écroule, les petites portes s’ouvrent d’elles-mêmes, les mourants se précipitent dans la chapelle, y prient devant la sainte image du patron de la contrée, et en ressortent guéris… Mais, voyez la justice de Dieu !… La noble épouse du châtelain avait deux enfants jumeaux, entrant dans leur septième année. Jusqu’à ce moment , elle les avait préservés du mal contagieux qui désolait la province.

Ce matin-là même, elle était allée toute tremblante dire à son seigneur et maître : « Messire, vous empêchez ceux qui souffrent de venir prier dans notre chapelle, prenez garde que Dieu ne nous fasse souffrir… Hier au soir, une pauvre femme que vous avez, avec tant d’autres, renvoyée de la cour et de la porte de l’oratoire, où elle avait porté sa fille… s’est levée du seuil sacré, avec le désespoir dans l’âme, et, m’apercevant avec nos enfants à travers les vitraux, elle a haussé sa fille dans ses bras, toute raide et toute violâtre, et m’a crié : Dame châtelaine, ma fille ne serait pas morte, si ton mari ne nous avait pas chassés ; prends garde à tes enfants, car Dieu est juste ! – Laissez-moi, avait répondu rudement le seigneur de Saint-Paër, nos enfants se portent bien, cette femme n’est point prophétesse, et ces paroles ne leur porteront point malheur. »

Le châtelain se trompait quand il parlait ainsi, car soudain la femme qui avait soin du petit garçon et de la petite fille, entra dans la galerie, en s’écriant :

– Miséricorde ! miséricorde ! voilà le mal qui vient de prendre aux enfants de Messire et de Madame !…

– Je cours les porter à l’autel de saint Paterne, dit la mère effrayée…

– J’ai fait murer la porte, répondit le père.

– Vous avez voulu empêcher le saint de guérir les autres… Maintenant voudra-t-il guérir nos enfants ?

– Allez, vous qui êtes pure et pieuse comme un ange… allez ; moi, pendant ce temps, je vais prier ici, en me frappant la poitrine.

– Venez avec moi, Messire.

– Non, voyez tout ce peuple, il m’en veut de l’avoir renvoyé de notre enceinte, il me maudira et peut-être que ses malédictions retomberont sur ma fille et mon fils !

– Pour que Dieu et saint Paterne vous soient en aide, mettez, mettez l’orgueil de côté, et venez à l’oratoire.

– Allez chercher les enfants ; je vais vous suivre, dit le seigneur suzerain ;

Et, enveloppé de son manteau, le chapeau rabattu sur les yeux, il descendit les degrés de pierres de l’escalier tournant. Arrivé dans la cour, un de ses gens lui apprit comment les portes de la chapelle s’étaient miraculeusement ouvertes. « Dieu est pour eux, murmura le baron, sera-t-il pour moi ? » et il avança. Oh ! il fallait que l’amour paternel fût bien fort, bien avant dans son cœur, car alors son orgueil le faisait horriblement souffrir…

Un homme de la campagne lui barra le passage :

– Tu m’as renvoyé avant-hier de la chapelle, dit-il au châtelain, tu m’as empêché de prier, maintenant moi et tout ce peuple t’empêcherons d’aller porter tes enfants au saint qui guérit.

Hier j’ai péché, mon frère, repartit le seigneur de Saint-Paër… Laissez passer mes enfants avec leur mère… Et moi, qui ai fait murer la porte de la chapelle, je me punirai moi-même, je n’y entrerai pas, je me prosternerai en dehors, je m’humilierai pour que Dieu me pardonne et guérisse mon fils et ma fille.

Alors l’esprit de la multitude changea, la haine et l’exaspération s’en allèrent de toutes les âmes, et la foule, redevenant tout à coup respectueuse, se fendit pour laisser un passage au baron et à sa famille. Et, comme il venait de le dire, il n’entra point dans l’oratoire ; sa femme ses enfants, et les gens du château y pénétrèrent seuls, lui se prosterna au milieu des pierres éboulées du mur qu’il avait fait élever la veille, s’humiliant le front jusque dans la poussière, se frappant la poitrine, et priant avec ardeur.

Or, ce baron de Saint-Paër avait été jusqu’à ce jour le plus superbe, le plus orgueilleux de tous les châtelains du pays normand ; mais voyez-vous, dans le cœur d’un homme qui a des enfants, il y a quelque chose de plus fort que l’orgueil, c’est l’amour paternel… L’histoire que je viens de vous raconter vous le prouve, conclut Walsh.

Quittant le château de Saint-Paër, notre vicomte poursuit son récit. Entre Saint-Paër et Neaufles-Saint-Martin, il y a, de l’autre côté de la grande route de Paris à Rouen, une riche et belle vallée. On dit que Neaufles, en 856, était une ville considérable ; aujourd’hui, il n’en reste plus que la moitié d’une tour, mais cette moitié est encore de toute son ancienne hauteur ; on dirait que, depuis sa plate-forme jusqu’au sol, elle a été fendue en deux ; j’ai vu peu de ruines de cet effet, précise Walsh

Cette tour passe dans le pays pour avoir été habitée par la Reine Blanche, non la mère de Louis IX, mais Blanche d’Évreux, la princesse la plus accomplie de son temps, que Philippe de Valois, âgé de cinquante-six ans, épousa, alors qu’elle n’en avait que dix-sept ; cette union ne dura pas deux années, Blanche demeura veuve cinquante ans, et vécut loin des intrigues de la cour dans le château de Naufles-Saint-Martin, dont il ne reste que le débris dont je vous ai parlé, et qui s’aperçoit de bien loin au-dessus des bois qui recouvrent le coteau.

 

On prétend qu’entre la tour de Neaufles et le château de Gisors, il existait une communication souterraine. Pendant mon séjour chez mon ami Théodore de Ronaud, voici ce que j’ai lu dans le Mémorial des sciences et des arts : « La reine Blanche, assiégée dans Gisors par une armée formidable, fit une vigoureuse sortie contre les assaillants ; mais cernée par eux, et ne pouvant rentrer dans la ville, elle se réfugia au coucher du soleil, avec les chevaliers qui la suivaient, sur la montagne et dans le fort démantelé de Neaufles, à une lieue de la place. Les ennemis, campés dans la plaine, environnaient de toutes parts la tour, où ils étaient certains, au point du jour, de faire la reine prisonnière.

« L’aurore paraît, ils s’élancent impatients vers la citadelle ruinée, où Blanche ne peut s’échapper. Oh ! surprise ! Ils montent sans obstacle ; les murs sont déserts ! L’écho répond seul à leurs cris de guerre ; pas un soldat, pas une arme, pas un drapeau : les guerriers de Blanche et Blanche elle-même se sont évanouis avec l’aurore, comme les vapeurs de la vallée.

« Qui peindrait l’étonnement des soldats désespérés ? Les uns se persuadent que Blanche, protégée par les enfers, a été invisiblement enlevée avec ses troupes par les esprits du noir abîme ; les autres s’imaginent que la veille, à la chute du jour, en la poursuivant dans la vallée, ils ont été abusés parles brouillards de la rivière, qui, sans doute, à leurs yeux avaient pris la forme fantastique d’un bataillon fuyant. Tandis que sous les remparts solitaires de Neaufles, leur imagination se nourrit de fantômes et se perd en conjectures, Blanche soudain s’élance hors des murs de Gisors, fond comme la foudre sur l’ennemi épouvanté de ces sortilèges, et remporte une victoire complète.

« Comment expliquer le miracle ? Rien de plus facile ; la tour de Neaufles-Saint-Martin et la citadelle de Gisors, quoiqu’à plus d’une lieue l’une de l’autre, se communiquaient sous la vallée et la rivière qui les sépare, au moyen d’un long souterrain, et ce souterrain était inconnu à l’ennemi. »

Le long souterrain de Naufles existe encore, écrit le vicomte Walsh en 1842 : on y entrait il y a peu d’années. Dans une note d’un de ses ouvrages, le vicomte d’Arlincourt a écrit qu’un ouvrier qui a travaillé dans ces souterrains l’a assuré avoir vu et touché de belles grilles de fer ; dans le pays, parmi les gens de la campagne et parmi bien des habitants des petites villes, on prétend que d’immenses trésors sont cachés derrière ces portes de fer.

Louis Antoine François de Marchangy.pngMarchangy en avait entendu parler, et dans son Tristan le Voyageur, on lit : « Il est à savoir, mes beaux seigneurs, que de la citadelle de Gisors au château de Neaufles est un souterrain immense. On voit de loin la belle tour de la Reine-Blanche, au-dessus des bois de Saint-Eloi et de Bézu-le-Long. Aujourd’hui, ces lieux dévastés par les guerres que se firent sans cesse les rois de France et d’Angleterre sur ces frontières de leurs États, sont rendus à une nature sauvage, qui de toutes parts revient sur les plateaux agrestes, dont elle était expulsée. Les créneaux s’écroulent dans les fossés et se cachent sous la mousse et les fleurs ; l’érable perce les fortes murailles que n’avaient pu renverser les béliers ennemis ; le souterrain, fermé de vingt portes à barreaux de fer, recèle des trésors qui feraient la fortune de bien des rois.

« Il est un jour, une heure, un moment dans l’année où il est possible de pénétrer dans cette caverne profonde ; c’est tandis que le prêtre lit la généalogie de Jésus-Christ, à la messe de minuit… J’entendis des femmes qui, ne sachant ce qu’étaient devenus leurs maris, pensaient qu’ils étaient engouffrés dans cet abîme, et les appelaient à l’entrée avec des cris épouvantables. On nous raconta des aventures sinistres, qui nous firent perdre l’envie de descendre dans ce souterrain. »

(D’après « Souvenirs et impressions de voyage », paru en 1842)               

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La Symbolique des chiffons

Posté par francesca7 le 17 octobre 2015

 

 
 
symbolique des chiffronsDans les années 1917-1919, Edouard Harlé, membre éminent de nombreuses sociétés scientifiques, ingénieur des Ponts et Chaussées ayant su acquérir des connaissances en géologie, paléontologie et archéologie, publie le résultat de ses recherches menées en Gironde et relatives aux chiffons placés au bord de sources ou sur des buissons et permettant de sécher le mal, ainsi qu’au sou dans la main des morts pour payer l’entrée du Paradis

J’en ai signalé à la source de Las sègues, aux environs de Bagnères-de-Bigorre, écrit Edouard Harlé. Depuis, je me suis souvenu que mon fils Jacques, ayant été à pied de Cazaux à Lugos (limite de la Gironde et des Landes), pour rechercher et étudier les dunes créées par l’étang de Sanguinet, m’avait raconté être passé à une source avec chiffons sur les buissons.

Impossible d’avoir par lui d’autres renseignements : le pauvre Jacques a été tué à l’ennemi, en mai dernier. J’ai cherché sur ses cartes et j’y ai trouvé, écrits à la main, à un kilomètre et demi à l’est de Sanguinet (Landes), les mots « Hount sant », qui signifient, en langue du pays, « Source sainte ».

 

J’ai été au point ainsi désigné, rapporte notre narrateur. Il y a là deux sources saintes : Sainte Rose et Saint Basile, toutes deux près du moulin de la Grande Mole, sur le ruisseau de La Gourgue, et toutes deux issues de petits marais. La source de Sainte Rose est au nord du ruisseau. C’est celle où mon fils avait vu des chiffons sur les buissons. Elle est insignifiante. Pas de chiffons, quand je l’ai visitée.

La source de Saint Basile est renommée et l’on y a mis une croix en fer. Elle est au bord et au sud de La Gourgue. J’y ai vu un chiffon blanc sur la croix, un tombé au pied de la croix, et cinq sur les branches des buissons voisins. La vieille femme qui m’a guidé m’a dit :

« II y avait beaucoup de chiffons sur les buissons des deux sources ; mais, depuis la guerre, on n’en met pas : la guerre arrête tout. Quand mon fils était tout petit enfant, il lui est venu une mauvaise plaie à la figure. J’ai pensé que c’était le Mal de Saint Basile et j’ai été chercher de l’eau à la source de Saint Basile dans un petit flacon. J’ai lavé la plaie avec cette eau trois jours de rang. Le premier jour, la plaie a blanchi ; le second, elle a diminué ; le troisième, elle a disparu. Mon mari est très malade. Je l’ai lavé avec de l’eau de la source de Saint Basile et de toutes les sources du pays ; mais cela ne lui a rien fait. Par malheur, je ne sais pas de quel saint est son mal. »

Pourquoi met-on des chiffons ? Les nombreuses personnes des environs que j’ai interrogées m’ont répondu, explique Harlé : les unes, que c’est par superstition ; les autres, que c’est pour se débarrasser des chiffons, après leur emploi pour panser les plaies. Il me semble que le fait qu’on place les chiffons sur les branches des buissons, au lieu de les jeter simplement à terre, indique autre chose que le seul désir de s’en débarrasser.

Si j’habitais Sanguinet, écrit notre ingénieur en 1917, je ferais des fouilles dans la vase et le sable de la source de Saint Basile, avec l’idée d’y trouver des offrandes de dévots du temps des romains, des gaulois, de l’Age du bronze ou de la pierre polie. La vieille m’a dit avoir vu, auprès de cette source, un tronc, où les dévots mettaient des sous ; mais les non-dévots volaient les sous ; on a transféré le tronc dans l’église.

Marcel Baudouin qui, comme Edouard Harlé, est membre de la Société préhistorique française, tient à rappeler que rien n’est plus comparable à la Source de Saint Basile que laSource de la Fontaine Saint-Gré, en Vendée, invoquant son mémoire sur la fontaine thérapeutique d’Avrillé, où l’on retrouvera la Croix de Fer, le Tronc transporté à l’Eglise, à cause des voleurs, etc. Tout se répète, constamment et partout, affirme-t-il encore.

L’année suivante, Albert Hugues, autre membre de cette Société, désireux d’apporter sa modeste contribution au même sujet, relève ce qu’il a pu observer dans le Gard. La Source d’Estauzens, placée à la limite des communes de Nîmes et de La Calmette, est renommée pour la guérison des maladies du foie, coulant au pied de la commune que surmonte l’Enceinte préhistorique, à quelques mètres des restes du vieux monastère de femmes de Notre-Dame d’Estauzens, prieuré rural déjà ruiné au XVIe siècle.

La Source d’Estouzïn (en patois languedocien) est connue des habitants de Nîmes et des villages environnants pour ses vertus médicinales. L’analogie de son nom lui donne une vertu particulière pour guérir les maladies du foie (estourïn dans le patois local) Pendant neuf jours consécutifs, et bien avant le lever du soleil, le malade est tenu de boire à la source et d’y faire ses ablutions. Eviter toute rencontre de quidam, à l’aller et au retour de ces visites, procure à celui qui peut y réussir une guérison plus rapide et plus sûre !

Quand je visitai la source pour la première fois, en 1904, poursuit Albert Hugues, je remarquai de nombreux chiffons, dans les alentours, soit à terre, soit sur les buissons de ronces ou de chênes kermès ; et je crus au séjour en cet endroit d’un campement de bohémiens ! Le valet de ferme à mon service, intelligent et très actif, qui m’avait signalé les vertus de la source pour avoir été guéri dans son enfance à la suite d’une neuvaine, me déclare que ces chiffons servaient à éponger les malades et restaient sur place, afin que chacun ne put emporter chez soi lou vérin (le venin) de la maladie expurgé par l’eau et dont le morceau d’étoffe se trouvait imprégné.

Chiffon_VracLa coutume de glisser, en cachette, un sou dans la main du mort est d’usage assez fréquent chez les catholiques des villages des environs d’Uzès et du Malgoirès, ajoute-t-il, précisant que la pièce de monnaie doit être mise en cachette et que, dans sa région, à population mi catholique, mi protestante, si certaines pratiques sont communes aux adeptes des deux religions, il en est qui, acceptées par les uns, sont rejetées par les autres.

En 1919, Edouard Harlé revient sur les rites liés aux chiffons et au sou. Il y a deux sources guérisseuses à chiffons dans la commune de Mios, explique-t-il : l’une, dans le bourg, est sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste ; l’autre, près du hameau de Florence, sous celui de Saint- Jean-l’Evangéliste.

De cette dernière, le Dr Peyneau, maire de Mios, écrivait : « Il y a cinq ans, ma domestique ayant aux jambes des maux dont elle ne pouvait guérir, s’en fut à cette fontaine pour les laver. On lui avait recommandé de laver chaque plaque malade avec un chiffon distinct et d’étendre ensuite tous ces chiffons sur le petit mur qui entoure cette fontaine, afin de les y faire sécher. Elle se conforma scrupuleusement à ce rite et son mal sécha petit à petit et il disparut. »

Ceci explique probablement, conclut Harlé, pourquoi la plupart des dévots étendent leurs chiffons sur des buissons, au lieu de les jeter à terre : le mal doit sécher comme le chiffon. Selon le curé, bon nombre de dévots jettent en guise d’offrande des sous dans le puits où sourd cette fontaine ; les bergers volent ces sous.

Croisant dans le train une femme très âgée, à Gazinet, près de Bordeaux, Harlé lui demanda : « Vous venez sans doute, Madame, de consulter la fameuse sorcière de Gazinet ? – C’est moi, Monsieur ! », répondit la dame, furieuse… La sorcière refusa de lui faire savoir comment, en examinant le gilet de flanelle d’une personne éloignée, elle reconnaissait sa maladie, mais elle voulut bien lui dire que l’usage de munir les morts d’un sou est très répandu : « Et plutôt une pièce d’or qu’un sou, car, dans l’autre monde comme dans celui-ci, on obtient plus avec 20 francs qu’avec 5 centimes. »

Souvent, on met le sou dans la bouche du mort ; d’autres fois, dans sa poche (on habille les morts). L’essentiel est que, d’une manière ou d’une autre, le mort soit muni d’une pièce de monnaie. « A-t-il son sou ? » demandent les parents qui viennent le voir.

Déjeunant, à Bourg-sur-Gironde, chez un de ses amis, il demanda à sa vieille cuisinière si l’on enterrait les morts avec un sou : « Certainement, Monsieur ; et, il y a deux mois seulement, quand on a enterré ici Madame…, on lui a mis un sou dans la main. Ce ne sont pas ses parents qui ont fait cela, car ils n’y croient pas ; c’est sa domestique. » Et Edouard Harlé de confier s’être dit : « J’ai des bonnes dévouées ; pour sûr, moi aussi, je partirai pour l’autre monde avec un sou dans la main ! »

Un jeune homme de Bourg-sur-Gironde, mobilisé à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), ayant été très grièvement blessé par une bombe d’un avion allemand, sa femme, qui avait réussi à l’y rejoindre, assista à ses derniers moments et à ses funérailles. « Je n’ai guère de religion, dit-elle à son retour à Bourg ; mais cependant j’ai tenu à lui mettre un sou dans la poche, pour qu’il puisse payer l’entrée du paradis à Saint Pierre. »

L’usage de munir les morts d’une pièce de monnaie existe dans de nombreux pays civilisés, précise Harlé : Japon, Indochine, Siam, Inde, etc. La raison donnée diffère suivant les peuples et, souvent, elle est mal définie ; mais l’on est d’accord sur un point : pour qu’un mort entre dans l’autre monde en bonnes conditions, il faut qu’il y paye quelque chose à quelqu’un.

Baudouin, également membre de la Société préhistorique française, ajoute avoir lu dans O’Sullivan (Irlande, p. 11) : « Les Irlandais ont l’habitude de suspendre des haillons aux branches des arbres, près des fontaines, coutume dominante parmi les peuples de l’Orient ; l’olivier sauvage d’Afrique et l’Arbre sacré des Indous portent ordinairement ces marques d’adoration et rappellent l’Irlande… Charles O’Connor, dans sa 3e lettre signée Columbanus, dit qu’il a demandé pourquoi on suspendait des morceaux de linge aux branches des arbres :C’est pour s’attirer les faveurs des Daoini Mailhe (Les Fées), lui répondit-on. »

On lit dans les voyages d’Hauwaq : « Je vis près de l’eau une grande quantité de morceaux de linge, suspendus aux branches d’un arbre ». Les chiffons des Sources sont donc classiques en Irlande.

Et Baudouin de rappeler « qu’une pièce de monnaie n’est que la Rondelle à Animaux du Paléolithique et un objet du Culte stello-solaire, représentant le Pôle, c’est-à-dire l’empire des Morts ou les Enfers ; et le Soleil anthropomorphisé ! Qui se ressemble s’assemble… »

(D’après « Bulletin de la Société préhistorique française »,
paru en 1917, 1918, 1919)

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L’eau : mode d’emploi

Posté par francesca7 le 17 octobre 2015

 

Chaque nouvel été, de nombreux départements sont confrontés aux restrictions d’eau. Dans les jardins publics comme chez les particuliers, l’économie est de mise et le tuyau d’arrosage est à manier avec dextérité. Pour de nombreux jardiniers, il ne faut pas céder à la panique mais tout mettre en oeuvre pour que leurs petites protégées ne succombent pas à la sécheresse.

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Certains auront eu la bonne idée d’anticiper en se prémunissant de citernes et autres récupérateurs de pluie, augmentant ainsi considérablement leur capacité en eau. Mais pour eux comme pour les autres, l’objectif est d’optimiser au mieux les modes d’arrosage. Première consigne : arroser lentement afin de permettre au sol de bien s’imprégner. Le début de la matinée ou la fin de la journée sont les moments les plus favorables, car l’eau ne s’évapore pas sous les rayons du soleil.

Pour les plus volontaires, un binage de terre meuble ou un paillage du sol avec les matériaux du bord sont également de bons moyens pour maintenir la fraîcheur aux pieds des arbres, des plantes ou des fleurs. L’affaire se complique malheureusement sur les plus grandes surfaces à protéger, comme les pelouses. Dans ce cas, il est conseillé de ne pas couper le gazon trop court pour protéger les racines du soleil, à défaut d’avoir choisi un gazon plus rustique et peu exigeant en eau.

Car c’est bien dans le choix des végétaux qui constituent un jardin éco responsable que le problème récurent de l’arrosage peut être évité. Deuxième consigne : privilégier des espèces qui résistent à la sécheresse. Par exemple, les plantes au feuillage gris, comme la lavande, les santolines ou les armoises, réfléchissent la lumière et limitent ainsi l’échauffement de leurs cellules. D’autres, comme les coriaces ou les succulentes, savent se protéger de la déshydratation ou émettre des réserves d’eau grâce à la constitution même de leur feuillage.

Autre astuce, sélectionner des végétaux adaptés au climat de votre région, à la nature du sol et à l’exposition. Si un jardin de cactées va aisément supporter les canicules estivales du sud de la France, il aura du mal en revanche à survivre aux gelées hivernales du nord de l’Hexagone. A ce sujet, de très nombreux guides sur les plantes indigènes sont à consulter.

Et si cela ne suffit toujours pas, un dernier recours consiste à sélectionner des espèces réputées pour leur robustesse et leur résistance à la sécheresse mais aussi au froid, comme les arbres, les haies et les arbustes.

Tombée du ciel

A l’heure ou l’eau potable est considérée comme une denrée à économiser, il serait vraiment dommage de se priver de toute cette eau qui nous tombe gratuitement du ciel. Ainsi est né le récupérateur d’eau de pluie, également appelé réservoir, collecteur, cuve ou citerne. Qu’il soit hors sols ou sous terre, en plastique ou en bois, acheté dans un magasin spécialisé ou fabriqué de manière artisanale, il va permettre de récolter l’eau depuis un toit et de la stocker. Un procédé avantageux pour arroser le jardin, remplir une piscine ou alimenter une salle de bain, mais aussi et surtout faire de belles économies sur la facture d’eau, diminuer le taux de calcaire dans les canalisations et soulager les réseaux de distribution d’eau, surtout en période de sécheresse.

Comment réduire sa facture d’eau ?

L’arrosage est loin d’être la seule consommation d’eau à surveiller. Selon les sites spécialisés, chaque individu en gaspillerait 20 à 30 % en moyenne au quotidien. Une perte qui se solde bien évidemment par des crises de nerfs et de larmes au moment où la douloureuse facture arrive dans la boîte aux lettres. Voici donc quelques conseils qui devraient permettre de limiter les dégâts :

  • Dans la maison en général, vérifiez régulièrement qu’il n’y a pas de fuite dans vos installations en contrôlant le compteur d’eau et coupez l’eau avant de partir en week-end ou en vacances.
  • Dans la salle de bain, prenez une douche plutôt qu’un bain et stoppez l’eau quand vous vous savonnez ou lorsque vous vous brossez les dents. Selon vos installations, il est possible d’ajouter un réducteur de débit, un stop douche ou un mitigeur thermostatique.
  • Un lave-vaisselle et un lave-linge de catégorie A consomment beaucoup moins d’eau que de laver la vaisselle ou le linge à la main. Installez un mousseur-aérateur sur l’évier et n’hésitez pas à réutiliser l’eau claire pour arroser les plantes.

 

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La planète a soif

La Journée mondiale de l’eau 2012 (tous les 22 mars), coordonnée par l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, a débattu cette année sur le thème de « L’eau et la sécurité alimentaire ». Partant du principe que le monde a « soif » à cause de nos besoins alimentaires et qu’il faudra nourrir 9 milliards de personnes d’ici 2050, le programme propose plusieurs solutions : sécuriser l’accès mondial à une eau de bonne qualité et en quantité suffisante, produire plus avec moins d’eau, réduire les pertes et les gaspillages de nourriture (30% de la nourriture produite dans le monde n’est jamais consommée) et adopter des régimes alimentaires durables, ayant des conséquences moindres sur l’environnement. Un travail qui s’annonce de longue haleine quand, aujourd’hui, près de 25% de la population mondiale n’a toujours pas accès ni à l’eau potable ni à l’assainissement. En France, la polémique perdure quant au manque de transparence des acteurs du marché, la variabilité des prix selon les régions et la qualité même de l’eau consommée.

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Les terreurs de l’an 1000

Posté par francesca7 le 13 octobre 2015

 

 anmil1« Les terreurs de l’an mil sont une légende romantique. Les historiens du XIXe siècle ont imaginé que l’approche du millénaire avait suscité une sorte de panique collective, que les gens mouraient de peur, qu’ils bradaient tous ce qu’ils possédaient, mais c’est faux », écrit Georges Duby, auteur de An 1000-An 2000, Sur les traces de nos peurs.

De cette époque reculée, on n’a retrouvé qu’un seul témoignage. Un moine de l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire confie : « On m’a appris que, dans l’année 994, des prêtres, dans Paris, annonçaient la fin du monde. Ce sont des fous, il n’y a qu’à ouvrir la Bible pour voir que l’on ne saura jamais ni le jour ni l’heure ».

Pour comprendre les peurs de nos ancêtres, il faut se replonger dans l’histoire du Moyen Age. Au Xe siècle, la Picardie comptait environ 1 200 000 habitants pour une surface englobant, en gros, l’actuel département de la Somme et les deux tiers de l’Aisne. La vie rurale y était rude et l’homme médiéval vivait dans un dénuement complet, au quotidien. A Amiens, les mendiants, les paupéres, hantent les rues. L’insécurité est permanente. Pour faire face à cette montée de la délinquance, les sanctions sont terribles : « on coupe l’oreille, on perce la langue au fer rouge, on ébouillante les faux monnayeurs, le tout en public », rapporte Claude Vaquette dans son livre intitulé Vivre en Picardie au Moyen Age.

Face à ces tribulations, les gens avaient donc dans l’espoir que, passé une succession de troubles terribles, l’humanité irait vers une longue période de bonheur, de paix et d’égalité. Les terreurs de l’an mil seraient un mythe intronisé comme fiction littéraire par les romantiques du XIXe siècle…

En revanche, si Georges Duby considère les terreurs de l’an mil comme une fiction littéraire, il est persuadé, comme bon nombre d’historiens médiévaux, que pendant ce millénium, les chrétiens ont éprouvé une angoisse de type apocalyptique. « Je suis certain qu’il existait à la fin du Ier millénaire une attente permanente, inquiète de la fin du monde… ».

Comme en écho à ce millénarisme montant, les hommes et femmes de l’an mil redoutent, non seulement, les cataclysmes célestes et terrestres, signes de la colère divine, mais aussi les épidémies de lèpre et de peste noire. « On essaie d’apaiser le courroux céleste en supprimant le jeu, la boisson et les blasphèmes. Les pénitents parcourent les rues pieds nus, portant des cierges et se flagellant », écrit Claude Vaquette. Ces épidémies sont vécues comme une punition du péché…

BIBLIOGRAPHIE

> Vivre en Picardie au Moyen Age, Claude Vaquette, éditions Martelle
> An 1000-An 2000, Sur les traces de nos peurs, Georges Duby, éditions Textuel

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Le Patrimoine de la France

Posté par francesca7 le 10 octobre 2015

france.118La présence humaine sur le territoire de la France actuelle remonte au Paléolithique inférieur ; les traces les plus anciennes de vie humaine datent d’il y a environ 1 800 000 anse. L’homme est alors confronté à un climat rude et variable, marqué par plusieurs ères glaciaires qui modifient son cadre de vie  La France compte un nombre important de grottes ornées du Paléolithique supérieur, dont l’une des plus célèbres est celle de Lascaux (Dordogne, -18 000 environ).

Vers -10 000, à la fin de la dernière ère glaciaire, le climat s’adoucit  À partir de -7 000 environ, cette partie de l’Europe occidentale entre dans le Néolithique et ses habitants se sédentarisent, même si l’évolution est différente selon les régions 2. Après un fort développement démographique et agricole aux ive et iiie millénaires, la métallurgie fait son apparition à la fin du IIIe millénaire, d’abord avec le travail de l’or, du cuivre et du bronze, puis avec celui du fer au viiie siècle 

En -600, des Grecs originaires de la ville de Phocée fondent la ville de Marseille, au bord de la Méditerranée ; à la même époque, quelques peuples celtes pénètrent dans le territoire de la France actuelle, mais cette occupation ne se généralise à la totalité de ce territoire qu’entre les ve et iiie siècles av. J.-C.e . La notion de Gaule, « ΓαλαTία » en grec, apparaît alors ; elle correspond aux territoires de peuplement celte compris entre le Rhin, les Pyrénées, l’Atlantique et la Méditerranée  Les Hébreux l’appellent « Tzarphat ».La Gaule est alors un pays prospère, dont la partie méridionale est de plus en plus soumise aux influences grecques et romaines.

À partir de -125, le sud de la Gaule est peu à peu conquis par la République romaine, qui y fonde les villes d’Aix-en-Provence, Toulouse et Narbonnee . En -58, Jules César se lance à la conquête du reste de la Gaule, et vainc en -52 une révolte menée par le chef gaulois Vercingétorixe . Les territoires nouvellement conquis sont répartis par Auguste en neuf provinces romaines, dont les principales sont la Narbonnaise au sud, l’Aquitaine au sud-ouest, la Lyonnaise au centre et la Belgique au nord . De nombreuses villes sont fondées durant la période gallo-romaine, dont Lyon, appelée à être une capitale des Gaules  ; celles-ci sont conçues à l’image des villes romaines, avec un forum, un théâtre, un cirque, un amphithéâtre et des thermes . La religion romaine se superpose aux cultes gaulois sans les faire disparaître, les divinités se confondant peu à peu dans un même syncrétisme .

Au iiie siècle, la Gaule romaine connaît une crise grave, le limes, frontière fortifiée protégeant l’Empire des incursions germaniques, étant franchi à plusieurs reprises par les Barbares . Le pouvoir romain, pendant ce temps, semble chancelant : un Empire des Gaules est proclamé en 260 et échappe à la tutelle romaine jusqu’en 274 . Néanmoins, la situation s’améliore dans la première moitié du ive siècle, qui est une période de renouveau et de prospérité pour la Gaule . En 312, l’empereur Constantin Ier se convertit au christianisme ; les chrétiens, persécutés jusque là, se multiplient . Mais les invasions barbares reprennent à partir de la seconde moitié du ive siècle  ; le 31 décembre 406, les Vandales, Suèves et Alains franchissent le Rhin et traversent la Gaule jusqu’en Espagne . Au milieu du ve siècle, les Alamans et les Francs, deux peuples païens, s’installent au nord-est de la France actuelle et exercent une forte pression sur les généraux romains qui subsistent dans le nord-est de la Gaule .

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Coca-cola qui fait son tour du monde

Posté par francesca7 le 26 septembre 2015

 

 

coca-bouteilleDes origines françaises 

Et oui… Coca-Cola a une part d’Hexagone dans ses bulles. La toute première recette de Pemberton s’appelait en réalité « French Wine Cola », et puisait son inspiration dans la composition du vin Mariani. Cette boisson est un mélange de vin de Bordeaux et de feuilles de coca, mise au point par un chimiste français en 1863. La production de Coca alcoolisé dura de 1885 à 1888, date de la mort de Pemberton.

 

L’histoire de Coca-Cola en 10 anecdotes

La naissance

Coca-Cola est né dans une pharmacie d’Atlanta, en 1886. Cherchant à mettre au point une boisson tonique et rafraichissante, John Pemberton inventa le célèbre soda que l’on connaît aujourd’hui. Il en écoula neuf verres par jour la première année, contre plus d’un milliard et demi de boissons écoulées dans le monde actuellement. Il n’aura fallu que 20 ans pour que la Coca-Cola Company devienne le leader américain des boissons sans alcool.

 

L’alcool, justement. La première version du pharmacien en contenait. Le coup de génie de la jeune société fut de le retirer de sa recette au moment où la mairie d’Atlanta prononça une prohibition de deux ans, à partir de 1885. L’apport de la feuille de coca, son principal ingrédient actif, lui permit de trancher facilement avec les diverses orangeades présentes sur la marché de l’époque.

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Une recette jalousement gardée

Elle est réputée être une des choses les mieux protégées au monde. Réalité ou mythe orchestré par l’entreprise ? Toujours est-il que la rumeur circule qu’elle tiendrait sur une modeste feuille de papier, enfermée dans un coffre-fort de l’Etat américain de Georgie.

Selon un animateur de la très sérieuse émission The American Life, cité parL’Express.fr, la photographie d’une feuille circulerait dans certaines mains, dont les siennes, lui permettant de révéler son contenu : huiles essentielles d’orange, de citron, de muscade, de coriande, de fleurs d’oranger, ainsi que de cannelle, d’alcool, de jus de citron, de vanille, de caramel, de colorant, de sucre et d’extraits de feuille de coca « qui contient une petite quantité de cocaïne ».

A noter que cette composition, si elle pourrait correspondre à l’originale, ne ressemble plus à cela aujourd’hui, car l’extrait de cocaïne a été supprimé (voir plus bas). Concernant l’alcool il servirait seulement à obtenir le mystérieux « arôme 7x », et la part finale alcoolisée est extrêmement minime. De l’ordre de 0,001% précise The American Life.

L’entreprise s’est contentée de répondre que « les ingrédients utilisés dans nos boissons sont indiqués sur les étiquettes et nombreux sont ceux qui ont essayé de dévoiler la formule secrète de Coca-Cola. Ils peuvent bien essayer ».

Cocaïne, légende ou réalité ?

Officiellement, le Coca-Cola n’est plus composé de cocaïne depuis 1903. Cependant, William Reymond indique son livre Coca-Cola, L’enquête interdite (Flammarion, 2006) que la US Food, Drug and Insecticide en détecta dans le produit même après 1929. En 1886, un verre contenait environ neuf milligrammes de cocaïne.

Bon ou dangereux pour la santé ?

Les idées reçues véhiculent souvent le fait que boire un Coca n’est pas mauvais pour la santé, voire même conseillé. Qui ne s’est jamais jeté sur une cannette lors d’une gueule de bois, ou bien lors d’une crise de foie, sous prétexe que « c’est les médecins qui l’ont dit ».

coca-cola-gazaVoyons ce qu’il en est vraiment : Tout d’abord le sucre. Chaque litre en est composé de 85 grammes, justifiant largement le rattachement au phénomène d’obésité dont l’entreprise est touchée. De plus, les vitamines B1 et B2 participant activement à la digestion sont absentes.

Oui, mais lors d’efforts intenses me direz-vous, le sucre n’est-il pas utile ? Pas faux. Mais si l’on considère le Coca comme une boisson utile dans des conditions sportives, on s’aperçoit que son taux de sodium est bien trop léger, selon e-sante.be. Avec seulement 40 mg par litre, les pertes minérales liées à l’effort ne peuvent pas être compensées.

Concernant la caféine, une canette à midi ne vous fera pas vraiment de mal, mais en augmentant le rythme quotidien les risques sur la pression artérielle sont évidents.Pour information, un Coca Light comprend plus de caféine qu’un Coca « classique »(137 mg contre 102 mg, mais bien moins qu’un Red Bull et ses 240 mg). Un café contient plus moins la même dose qu’un verre de Coca.

Au final, boire un Coca décaféiné et sans sucre sera meilleur pour la santé… Mais c’est nettement moins bon au goût !

Une bouteille unique

La légendaire bouteille en verre a été dessinée en 1915. Son cahier des charges était d’être immédiatement reconnue au toucher dans l’obscurité. On lui donnera le nom de « bouteille contour », et sera appréciée pour ses courbes féminines. Elle sera même enregistrée au bureau des brevets américains en 1977, un fait rarissime pour un produit de consommation de masse.

 

Le tournant de la Seconde guerre mondiale

Le Coca-Cola a été jugé « fourniture de guerre » par le président Roosevelt, et échappa de ce fait aux restrictions de sucre imposées aux Etats-Unis. De son côté, le PDG Robert Woodruff s’est engagé à ce qu’un soldat américain puisse s’en fournir n’importe où pour la somme maximum de cinq cents. Ces décisions contribueront à étendre le marché de Coca à la Libération, quand les populations ont réellement eu l’occasion de découvrir la boisson, bien qu’arrivé dès 1934 en France.

 

A la fin de la guerre l’effet « american way of life » et le Plan Marshall ont donné un formidable essor aux produits américains : chewing-gum, cinéma… et Coca-Cola.

Coca a-t-il inventé le Père Noël ?

Coca-Cola n’a pas créé le Père Noël… enfin pas tout à fait. La légende est beaucoup plus vieille que l’entreprise et trouve ses origines dans le christianisme, mélée de mythes nordiques. Cependant Coca a indiscutablement contribué à installer son image moderne.

 

Selon Rue89, son utilisation remonte à une campagne publicitaire des années 1920, censée encourager à se désaltérer en toute saison. Pour l’hiver la compagnie choisit l’image la plus représentative de la saison : Santa Claus. Si on le présente au début tel un lutin, c’est dans les années 1930 qu’on décida de le remodeler en bonhomme gras et joufflu, rougeaud, barbu, sympathique et naturellement assoiffé. En plus, le hasard fait bien les choses, il est habillé de rouge et de blanc, les couleurs de Coca-Cola.

Une guerre de 100 ans avec Pepsi

La rivalité des deux plus gros fabriquants de boissons gazeuses est indissociable de l’histoire américaine. Lancé en 1898 en Caroline du Nord, Pepsi-Cola s’est tout de suite démarqué en proposant des bouteilles plus grandes pour un prix plus bas que Coca-Cola. La marque a incarné à ses débuts la boisson des pauvres aux Etats-Unis, avant de jouer la carte « jeune » à partir des années 1950.

Plus tard, Pepsi s’est attaché les services de grandes stars comme Michael Jackson pour ses publicités, favorisant la guerre des âges. D’un côté, Coca et son authenticité traditionnelle, de l’autre Pepsi et son image faisant la part belle à la jeunesse.

 

Comble pour Coca-Cola, une enquête réalisée à l’aveugle en 1975 donnal’avantage à Pepsi concernant le goût préféré des consommateurs américains en matière de soda au cola. A la suite de cela, Coca tenta de modifer sa recette originale… pour le naufrage que l’on connait désormais…

imagesLe changement de recette raté

Pour le centenaire de sa création, Coca-Cola s’essaya à une nouvelle formule sans pour autant avouer que ce changement résultait de l’enquête de 1975. Lancé en grande pompe en 1985, le « New Coke » fut un échec majeur dans l’histoire du marketing. Des milliers de consommateurs se ruèrent dans les magasins pour remplir leurs stocks de Coca « original ». Le standard téléphonique de la marque explosa litterallement, avec plus de 8.000 appels par jour.

 

Finalement, le Coca-Cola renommé « Classic » fit son retour dans les étalages au bout de 79 jours, reléguant le New Coke en une simple déclinaison. Ce dernier sera rebaptisé « Coke II » en 1992, et sa distribution ne dépassa jamais les frontières américaines. Sa production s’arrêta définitivement en 2002.

 

Sources : L’ExpressE-sante.beRue 89Cocacolaweb

 

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Philippe Ier est excommunié pour avoir enlevé sa maîtresse

Posté par francesca7 le 25 septembre 2015

 

18 novembre 1095 : En début d’année 1092, venant à Tours pour s’entendre avec le comte d’Anjou au sujet d’intérêts communs, le roi Philippe Ier se prit de passion pour Bertrade de Montfort, épouse de Foulques IV le Ré- chin, et lui rendit des hommages auxquels celle-ci ne fut pas insensible. Lassé de sa femme Berthe de Hollande, il la relégua au château de Montreuil et l’y retint prisonnière. Puis en mai, il enleva Bertrade, avec la complicité de la jeune femme, qui faussa compagnie à sa suite. Ils envisagèrent de se marier. Le roi fit valoir auprès de l’archevêque de Reims le degré de parenté existant entre lui et son épouse Berthe de Hollande. S’il obtint la séparation, ce fut contre l’avis d’une partie du clergé dirigée par l’évêque Yves de Chartres, qui, informé de son futur mariage, lui fit regarder celui-ci comme incestueux. Bertrade était en effet parente de Philippe du cinquième au sixième degré.

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À la veille de leurs épousailles, les deux amants ne trouvèrent aucun prélat qui osât leur donner la bénédiction nuptiale. Philippe parvint à gagner par quelques présents la complaisance de l’évêque de Bayeux, Eudes, frère de Guillaume le Conquérant. En octobre 1092, Bertrade et le roi furent ainsi mariés. Dès lors, Philippe Ier devint la cible commune de Foulques et d’Yves de Chartres. Le comte d’Anjou protesta que sa femme lui avait été ravie, l’évêque déclara que Bertrade était « une autre Jézabel désirant renverser les autels et tuer les prophètes » et en référa au Saint-Siège. Pendant deux ans, il dirigea de constantes attaques contre le couple royal. Le 18 novembre 1095, le concile de Clermont prononça l’excommunication des deux souverains. Afin d’assouplir la situation, Urbain II promit à Philippe de lever la mesure de son légat s’il renonçait à Bertrade. Le roi s’y engagea. Cependant, Bertrade, désireuse de conserver sa place de reine, décida de lutter jusqu’au bout contre les foudres de l’Église.

Elle profita d’abord de la ré- conciliation de son époux avec le Saint-Père pour faire donner l’évêché de Paris à son frère, Guillaume de Montfort. Puis elle usa d’adresse pour s’unir à nouveau au roi, en 1097, au mé- pris de l’engagement solennel pris par celui-ci. Rome jeta alors l’interdit sur le royaume de France, et jusqu’en 1104, enchaîna les censures et les absolutions selon la conduite et les promesses de Phi- lippe. Bertrade fut sommée de s’éloigner de son mari. En 1104, une réunion d’évêques à Beaugency décida de lui envoyer Lambert, évêque d’Arras, pour exiger son serment de renoncer au roi. En décembre, l’excommunication fut levée mais on ne toléra la réunion des deux époux qu’à condition qu’ils s’abstiennent de toute relation charnelle.

Vers la fin de sa vie, choisissant, en raison de ses fautes, de ne pas être inhumé à côté de ses ancêtres à la basilique de Saint-Denis, Philippe Ier obtint la faveur d’être inhumé à l’abbaye de Fleury, auprès de saint Benoît, « le pieux père qui accueille avec bienveillance les pécheurs qui veulent se repentir et se réconcilier avec Dieu, selon la discipline de sa Règle. » Quelques jours après sa mort, le 30 juillet 1108, on fit secrètement transporter sa dépouille à Fleury. En 1112, le frère de Bertrade, Amaury III de Montfort, fonda pour elle le monastère des Hautes-Bruyères, dans le diocèse de Chartres, près de Montfort. La veuve de Philippe Ier, répondant à l’invitation de Louis VI, s’y retira en 1115 et prit le voile en 1117.

 

Extrait des Petites anecdotes insolites de l’Histoire de France

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Sorbon crée la Sorbonne

Posté par francesca7 le 19 septembre 2015

 

220px-Robert_de_Sorbon23 mars 1268 : Bien qu’étant issu d’une famille de petite extraction, Robert de Sorbon, qui tenait son nom de son village natal du Rethélois, fit des études à Paris et fut brillamment reçu docteur en théologie. Devenu chanoine de Cambrai, il se distingua par ses éloquents sermons et acquit une telle renommée que Louis IX, Saint Louis, l’installa à la cour et le prit pour confesseur. Le souvenir des difficultés qu’il avait rencontrées à obtenir le grade de docteur le décida à fonder à Paris un collège qui épargnerait les mêmes épreuves aux pauvres.

Il voulait que ce collège offre les mêmes avantages que ceux dont disposaient les deux principaux ordres mendiants de la capitale, et où l’enseignement, gratuit, était accessible à tous. Il était alors propriétaire de plusieurs maisons situées rue Coupe-Gueule, près du palais des Thermes. Le roi lui fit don d’un immeuble voisin, situé rue de la Bretonnerie et comprenant l’ancienne demeure de Jean d’Orléans. Ses collègues de la cour, les chanoines Jean et Robert de Douay, lui donnèrent des sommes importantes qui lui permirent de faire de nouvelles acquisitions proches des autres, dans le quartier de l’île de la Cité. Sur l’emplacement de ces maisons naquit ainsi, en 1253, un collège qui prit le nom de son fondateur, la Sorbonne, et que Louis IX confirma par lettres patentes en février 1257.

Robert de Sorbon en fut le proviseur et y attira les maîtres les plus distingués de la capitale, parmi lesquels Guillaume de Saint-Amour, Gérard d’Abbeville, Henri de Gand, Guillaume des Grez, Chrétien de Beauvais. Le 23 mars 1268, le pape Clément IV donna à Robert de Sorbon son approbation apostolique pour son collège en adressant une bulle « à son cher fils le proviseur des pauvres maîtres et aux maîtres eux-mêmes, étudiant dans la faculté de théologie aux portes du palais des Thermes et menant la vie commune ». Après dix-huit ans d’enseignement théologique, Robert de Sorbon rédigea les statuts du collège, qui restè- rent toujours en vigueur. Ils comprenaient trente-huit articles relatifs à la vie commune, « depuis le silence, assez peu rigoureux au réfectoire, jusqu’à la simplicité des vêtements autorisés, jusqu’aux peines qui frapperaient les transgresseurs ».

Par la suite, en 1271, Robert de Sorbon fonda, près de la Sorbonne, le collège de Calvi, qui devint la Petite Sorbonne. Richelieu, plus tard, devait la faire détruire pour y construire l’église du même nom. À sa mort, Robert de Sorbon légua tous ses biens à la congrégation de son collège.

Extrait des Petites anecdotes insolites de l’Histoire de France

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Les mères célèbres

Posté par francesca7 le 17 septembre 2015

MERES CELEBRES

Elles sont riches, belles, célèbres, célibataires… Et elles sont mères ! Qu’il s’agisse d’un choix assumé ou forcé par un divorce ou une rupture, les mamans stars sont de plus en plus nombreuses à gérer seules leur progéniture. Parmi les plus populaires, l’actrice britannique Kate Winslet, le mannequin australien Elle MacPherson, les actrices américaines Sharon StoneCourteney Cox ou Sandra Bullock.
 
Pour les stars mères qui sont aussi femmes d’affaires, la maternité est même une source de revenus. C’est le cas de l’ex Spice Girl Victoria Beckham, dont la descendance est utilisée comme un outil marketing qui défile sur les podiums et s’affiche à la Une des magazines. Dans ce registre commercial, les stars ont de la suite dans les idées ! La chanteuse Beyoncé a par exemple déposé une demande au Bureau américain des brevets et des marques de commerce pour protéger le nom de sa fille en vue d’une éventuelle collection pour bébés.
 
Mais si l’image de la maternité se vend bien, elle fait surtout rêver. En témoignent les destins princiers, comme celui de la duchesse de Cambridge et jeune épouse du prince William, Kate Middleton. Au mois de mai dernier, la naissance de la petite Charlotte Elizabeth Diana s’étalait à la Une dans le monde entier.
Pour ces femmes déjà très populaires, l’arrivée d’un enfant est un événement émotif et sensible qui va droit au cœur du public. La liste des mamans qui font rêver serait incomplète sans les actrices américainesAngelina Jolie et Julia Roberts, la chanteuse britannique Adèle ou la chanteuse française Vanessa Paradis.

A la vie comme à la scène, les femmes gèrent aujourd’hui leur rôle de maman comme elles l’entendent. A commencer par les célébrités, qui doivent concilier vie active et maternité. Qu’elles soient actrices, princesses, mannequins ou chanteuses, la Fête des mères est l’occasion de rappeler qu’on peut être une star… et aimer faire des bébés !

Mamans stars à plus de 40 ans !

Si le nombre d’accouchements après 40 ans est en constante augmentation, c’est bien sûr parce que les femmes (célèbres ou pas) font des études plus longues, se marient plus tard et font souvent passer leur carrière avant la maternité.
 
Les stars devenues mamans vers 40 ans sont loin de faire l’exception : la chanteuse américaine Jennifer Lopez (38 ans), l’actrice écossaise Ashley Jensen (40 ans), l’actrice libano-mexicaine Salma Hayek (41 ans), le mannequin canadien Linda Evangelista (41 ans), l’actrice québécoise Caroline Rhea (44 ans), les actrices américaines Julianna Margulies (41 ans), Halle Berry (42 ans) et Marcia Cross (44 ans).
 
Pour d’autres, la quarantaine est aussi l’occasion d’agrandir la famille. Après avoir adopté deux enfants, l’actrice australienne Nicole Kidman donne naissance à Sunday Rose à l’âge de 41 ans. C’est également le choix de l’actrice française Astrid Veillon (38 ans), du mannequin allemand Claudia Schiffer (39 ans), de la chanteuse Madonna (41 ans) ainsi que des actrices Gillian Anderson, Kelly Rutherford (40 ans), Carrie-Anne Moss (41 ans), Julia Roberts (42 ans) et Monica Bellucci (45 ans).
 
Dans un registre qui défie les lois de la nature, la palme d’or pourrait être décernée à la princesse Lia de Roumanie, qui a donné naissance au petit Carol Ferdinand à l’âge de 60 ans. Mais malgré les progrès de la médecine, avoir un enfant après la quarantaine n’est pas sans risques. A 41 ans, la chanteuse canadienne Céline Dion est ainsi victime d’une fausse couche. Cette menace bien réelle pousse les célébrités à faire appel à des mères porteuses, comme les actrices Michelle Stafford ou Sarah Jessica Parker.

Ces célébrités qui refusent d’être mères

Certaines stars n’ont aucun goût pour la maternité et le font publiquement savoir. A commencer par Cameron Diaz : « Les femmes ont peur de dire qu’elles ne veulent pas d’enfants. J’ai plus d’amies qui n’en ont pas que d’amies qui en ont. Et honnêtement, on n’a pas besoin de plus d’enfants… Il y en a déjà beaucoup sur cette planète », déclare l’actrice américaine. Même son de cloche pour Eva Mendès, qui revendique haut et fort son désir de ne pas avoir d’enfants, ou encore la présentatrice Oprah Winfrey, qui présage que ses « enfants la détesteraient sûrement » !
 
Si carrière et maternité semblent pour certaines inconciliables, il y en d’autres pour qui avoir un enfant relève de l’exploit. « Une partie de mes résolutions, cette année, c’est d’accepter qu’avoir mon propre bébé n’est peut-être pas pour moi, ce qui me rend triste », avoue la chanteuse australienne Kylie Minogue, qui parle désormais d’adoption.
« Je n’aime pas la pression que les gens mettent sur les femmes, comme quoi vous avez échoué en tant que femme parce que vous n’avez pas procréé », s’insurge de son côté l’actrice Jennifer Aniston« il y a toutes sortes de raisons qui font que les enfants sont absents de la vie des gens, et personne n’a le droit d’en déduire quoi que ce soit. C’est dur, insultant et ignorant ».
 
En France, elles sont également nombreuses à refuser le rôle de mère. Pour l’actrice Béatrice Dalle« avoir un enfant, c’est prendre perpète » ! « Mes nièces et mes neveux me suffisent », renchérit la chanteuse et imitatrice Liane Foly« Je ne me suis jamais sentie d’être une vraie mère, alors une fausse… », ironise la comédienne Valérie Lemercier : « Si un enfant m’arrivait dans un petit panier, je le prendrais bien sûr et je m’en occuperais. Mais cela ne m’a jamais paru être vital. »
 
Et parfois, le sujet fait polémique. C’est le cas pour la chanteuse Sheila, accusée à tort d’avoir fait un enfant pour tordre le coup aux rumeurs qui racontaient qu’elle était un homme. A ce sujet, les spécialistes expliquent que les rumeurs sur l’identité sexuelle concernent presque exclusivement les femmes, qui sont nombreuses à avoir vu leur féminité remise en question à la Une de la presse people, comme Amanda LearDalida ou plus récemment Elodie Gossuin.

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Potins de mères stars

● L’actrice américaine Hilary Duff conserverait dans un tiroir à maquillage un bout du cordon ombilical de son fils Luca.
 
● L’actrice française Brigitte Bardot livre une analyse plutôt violente de la maternité dans son livre Initiales BB. Elle y déclare refuser de voir son enfant, qui représente pour elle « neuf mois de cauchemar ». 
 
● L’actrice américaine Alicia Silverstone a inventé le « silverstoning », un procédé révolutionnaire de prémâchage maternel de la nourriture avant de l’administrer à son fils Bear Blu.
 
● L’actrice américaine Mayim Bialik a créé la polémique avec la parution de son livre, Beyond the Sling, dans lequel elle recommande des « méthodes d’attachement parental »parfois controversées, comme dormir avec ses enfants, l’interdiction de la poussette ou l’apprentissage de la propreté sans usage de couches.
 
● La chanteuse française Sylvie Vartan est montée au créneau pour défendre son fils David après les déclarations de Johnny Hallyday selon lesquelles David est « un fils de qui n’en a pas assez bavé ». « Johnny n’a pas une vision très juste de David, tout simplement parce qu’il ne l’a pas beaucoup vu », a-t-elle expliqué.
 
● L’actrice américaine Katherine Heigl assure qu’il faut faire du bruit pour endormir un enfant : « Nous nous servons d’un gros ventilateur sur pied que nous réglons au maximum, pour noyer tous les autres bruits. C’est ma mère qui m’a montré ce truc. Elle m’a dit qu’elle laissait même fonctionner un aspirateur dans la chambre de bébé et que ça marchait vraiment ! » 
● L’actrice américaine Katie Holmes aurait appliqué les préceptes de la Scientologie à l’éducation de ses enfants et ce, dès le plus jeune âge, comme leur donner naissance en silence ou ne pas s’adresser à ses bébés durant une semaine.
 
● L’actrice américaine Gwyneth Paltrow, qui dispense de nombreux conseils maternels sur internet, a créé une controverse en déclarant dans un magazine américain : « On prend un bain, tout le monde ensemble », alors que ses enfants sont en âge d’aller à l’école.

 

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L’HISTOIRE DE France

Posté par francesca7 le 5 septembre 2015

 

LouisXV-Rigaud1Il y a probablement des centaines de siècles que l’Homme s’est répandu sur la terre. Au-delà de 2 500 ans, les origines de la France se perdent dans les conjectures et dans la nuit. Une vaste période ténébreuse précède notre histoire. Déjà, sur le sol de notre pays, des migrations et des conquêtes s’´étaient succède, jusqu’au moment où les Gaëls et Gaulois devinrent les maitres, chassant les occupants qu’ils avaient trouves ou se mêlant `a eux. Ces occupants ´étaient les Ligures et les Ibères, bruns et de stature moyenne, qui constituent encore le fond de la population française. La tradition des druides enseignait qu’une partie des Gaulois ´était indigence, l’autre venue du Nord et d’outre-Rhin, car le Rhin a toujours paru la limite des Gaules. Ainsi, la fusion des races a commencé dès l’âges préhistoriques. Le peuple français est un composé. C’est mieux qu’une race. C’est une nation. Unique en Europe, la conformation de la France se prêtait `a tous les ´échanges de courants, ceux du sang, ceux des idées.

La France est un isthme, une voie de grande communication entre le Nord et le Midi. Il y avait, avant la conquête romaine, de prodigieuses différences entre la colonie grecque de Marseille et les Cimbres d’entre Seine et Loire ou les Belges d’entre Meuse et Seine. D’autres éléments, au cours des siècles, se sont ajoutés en grand nombre à ceux-là. Le mélange s’est formé peu `a peu, ne laissant qu’une heureuse diversité. De l`a viennent la richesse intellectuelle et morale de la France, son équilibre, son génie. On dit communément que, dans cette contrée fertile, sur ce territoire si bien dessiné, il devait y avoir un grand peuple. On prend l’effet pour la cause. Nous sommes habitués `a voir `a cet endroit de la carte un Etat dont ´ l’unité et la solidité sont presque sans exemple. Cet Etat ne s’est pas fait tout ´ seul. Il ne s’est pas fait sans peine. Il s’est fait de main d’homme. Plusieurs

fois, il s’est écroulé mais il a ´été rebâti. La combinaison France nous parait naturelle. Il y a eu, il aurait pu y avoir bien d’autres combinaisons. Harmonieuse `a l’œil, la figure de notre pays est fort d´défectueuse `a d’autres ´égards. Du côté du Nord et de l’Est, la France a une mauvaise frontière terrestre qui l’expose aux invasions d’un dangereux voisin. De plus, Flandres, Allemagne, Italie, Espagne, l’inquiètent, la sollicitent, l’´écartèlent presque. Si elle possède l’avantage unique de communiquer avec toutes les mers européennes, elle a, en revanche, des frontières maritimes trop ´étendues, difficiles `a garder et qui exigent un effort considérable ou un choix pénible, l’Océan voulant une flotte et la Méditerranée une autre.

L’HISTOIRE DE France dans FONDATEURS - PATRIMOINE 220px-Degradation_alfred_dreyfusSi la France n’est pas dirigée par des hommes d’un très grand bon sens, elle risque de n´négliger la mer pour la terre et inversement, ou bien elle se laisse entrainer trop loin, ce qui lui arrivera à maintes reprises. Si elle n’a soin d’ˆêtre forte sur mer, elle est `a la merci d’une puissance maritime qui met alors obstacle `a ses autres desseins. Si elle veut y ˆêtre forte, la même puissance maritime prend ombrage de ses progrès et c’est un nouveau genre de conflit. Près de mille ans d’une histoire qui n’est pas finie seront partagés entre la mer et la terre, entre l’Angleterre et l’Allemagne. Ainsi l’histoire de la France, c’est celle de l’´élaboration et de la conservation de notre pays `a travers des accidents, des difficultés, des orages, venus de l’intérieur comme de l’extérieur, qui ont failli vingt fois renverser la maison et après lesquels il a fallu la reconstruire. La France est une œuvre de l’intelligence et de la volonté.

A qui devons-nous notre civilisation ? ` A quoi devons-nous d’ˆêtre ce que ` nous sommes ? A la conquête des Romains. Et cette conquête, elle eût ´échoué, elle se fut faite plus tard, dans des conditions différentes, peut-ˆêtre moins bonnes, si les Gaulois n’avaient ´été divisés entre eux et perdus par leur anarchie. Les campagnes de César furent grandement facilitées par les jalousies et les rivalités des tribus. Et ces tribus ´étaient nombreuses : plus tard, l’administration d’Auguste ne reconnut pas moins de soixante nations ou cités.

220px-Siege-alesia-vercingetorix-jules-cesar dans HISTOIRE DES REGIONSA aucun moment, même sous le noble Vercingétorix, la Gaule ne  parvint à présenter un front vraiment uni, mais seulement des coalitions. Rome trouva toujours, par exemple chez les Rêmes (de Reims) et chez les Eduens de la Saône, des sympathies ou des intelligences. La guerre civile, ´ le grand vice gaulois, livra le pays aux Romains. Un gouvernement informe, instable, une organisation politique primitive, balancée entre la d´démocratie et l’oligarchie : ainsi furent rendus vains les efforts de la Gaule pour d´défendre son indépendance. Les Français n’ont jamais renié l’alouette gauloise et le soulèvement national dont Vercingétorix fut l’ˆâme nous donne encore de la fierté. Les Gaulois avaient le tempérament militaire. Jadis, leurs expéditions et leurs migrations les avaient conduits `a travers l’Europe, jusqu’en Asie Mineure. Ils avaient fait trembler Rome, où ils ´étaient entrés en vainqueurs. Sans vertus militaires, un peuple ne subsiste pas ; elles ne suffisent pas `a le faire subsister. Les Gaulois ont transmis ces vertus `a leurs successeurs. L’héroïsme de Vercingétorix et de ses alliés n’a pas ´été perdu : il a ´été comme une semence. Mais il ´était impossible que Vercingétorix triomphât et c’eût ´été un malheur s’il avait triomphé´

 

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