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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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L’INVENTION DE LA MARMITE

Posté par francesca7 le 16 mars 2016

 

Née au cœur de la Bourgogne en 1857 , la société Seb (Société d’Emboutissage de Bourgogne) n’a cessé de se développer depuis en France.

Créatrice d’innovations qui ont marqué les générations, Seb est à l’origine de la Super Cocotte en 1953, mais aussi de la friteuse sans odeur, du grille-tout-pain ou du cuiseur vapeur électrique.

1857 :

Antoine Lescure, rétameur ambulant, ouvre à Selongey (Bourgogne, France) un atelier de ferblanterie. Il fabriquera, jusque dans les années 50, des seaux, arrosoirs, déclitres, moules et passe-lait. 

1944 :

La société Lescure Petit-fils devient la Société d’Emboutissage de Bourgogne : la S.E.B. est née

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La société SEB (Société d’Emboutissage de Bourgogne) a inventé le nom de « Cocotte minute » pour appeler l’autocuiseur que les frères Lescure avaient créé. De plus, ils étaient les propriétaires de l’entreprise en ces temps-là et leur invention a vite trouvé une grande renommée non seulement dans les foyers français mais partout dans le monde entier. Déjà en 1679, Denis Papin après avoir inventé la machine à vapeur a pensé élargir ses recherches en créant une marmite comme «digesteur d’aliments ».

Le couvercle de la marmite était muni d’une soupape de sécurité et bloquée par une traverse à vis dans le but de ne pas dégager la vapeur. Le but était que la vapeur sous la pression de la température permettrait d’activer la cuisson des os et des viandes. Mais ce n’est que vers les années 1950 que cette idée a été complètement réalisée. Plus précisément en 1953, la cocotte-minute a été adaptée aux ménages et commercialisée, par les frères Lescure de l’entreprise SEB. En effet, il s’agissait d’un autocuiseur en ferblanterie inventé sur la base du principe de Denis Papin. Une année plus tard, l’ustensile a été présenté pour figurer dans le Salon des Arts Ménagers mais le Directeur Monsieur Breton n’a pas approuvé cette idée. Cependant, Frédéric Lescure, obstiné à commercialiser son produit, décida de l’exposer en public tout en faisant une publicité en chansonnette en dehors de ce Salon. Le courage a apporté ses fruits car la même année, 130.000 exemplaires ont pu être vendus pour atteindre 500.000 six ans après. En 1965, la version Super Cocotte Inox a été créée avec des caractéristiques plus simplifiées et brillantes.

L’utilisation du fer inoxydable permet la surbrillance et la durabilité de l’article tout en gardant ses caractéristiques originales. Quatre ans plus tard, environ 10 millions d’exemplaires sont vendus dans le monde. L’année 1973 fut sortie la version Super Cocotte Décor dont l’exemplaire était muni de décoration. En 1983, le type « Sensor, l’Ultracuiseur » est présenté au public avec comme spécificité l’autocuiseur avec minuterie et un système d’ouverture à baïonnettes et des vitesses de cuisson.

Dix ans après cela, la vitesse de cuisson a encore été amplifiée en Turbo et l’article est équipé d’une soupape silence. On nomma cet exemplaire « Clipso ». En 2003, une nouvelle version « Clipso Control » permet l’ouverture du couvercle avec une seule main et qui donne un sifflement à la fin de la cuisson. Cinquante ans après sa création, la société SEB comptait 55 millions d’autocuiseurs vendus dans le monde. Son principe de fonctionnement est de porter à ébullition l’eau et les aliments jusqu’à obtenir de la vapeur d’eau qui devrait être retenue hermétiquement dans la marmite afin de créer une pression importante pour que la température de l’eau atteigne jusqu’à plus de 100°C permettant la diminution du temps de cuisson des aliments. Quelques années après, le principe général de cuisson est toujours maintenu mais les inventions se sont améliorées. Il y a la création de la minuterie pour mesurer le temps de cuisson, la facilité d’ouverture et de fermeture ainsi que les vitesses de cuisson. D’autre part, on peut faire autre chose avec l’autocuiseur comme la cuisson à la vapeur, braiser, mijoter, faire des soupes et même préparer des desserts (flans).

 La taille de l’autocuiseur dépend des membres de la famille : pour une famille de cinq personnes, choisir celui à 6 litres. On peut en choisir un pouvant contenir une plus grande quantité selon le nombre des dénominateurs. Il est évident que d’autres sociétés ont créé des articles similaires à l’autocuiseur SEB mais elles ont mis d’autres marques même si le principe de fabrication est presque le même. Il y a même des autocuiseurs électriques spécialisés pour la cuisson de soupes, de poissons et de féculents. Les systèmes de fermeture des couvercles sont de différents types : la baïonnette, le couvercle rentrant, le bouton-poussoir et l’étrier. L’arrivée de la cocotte minute dans le foyer a apporté des changements au niveau de la cuisson et de la gestion du temps de cuisson. Elle permet d’avoir plus de temps libre pour pouvoir se consacrer aux membres de la famille et de confectionner des petits plats savoureux sans trop d’efforts à dépenser. Toutefois, il y a certaines personnes qui préfèrent encore garder le style et le rythme traditionnel de la marmite faite en fonte pour cuisiner leur plat. Chacun peut choisir le mieux qui lui convient dans la vie.

Marmite de papin

De la « Marmite de Papin » à l’autocuiseur

Issu d’une famille protestante, il fit des études de médecine et devint en 1673 assistant de Huygens à Paris. En 1679 il imagina son digesteur (ou marmite de Papin), ancêtre de l’autocuiseur, pour lequel il créa la soupape de sûreté. Après 1685 et la révocation de l’édit de Nantes, il abandonna la France pour l’Allemagne, puis l’Angleterre. De 1690 date sa conception capitale, prototype de la machine à vapeur à piston. Au fond d’un cylindre vertical, dans lequel peut se mouvoir un piston, est placée de l’eau que l’on fait bouillir. On laisse la vapeur se condenser, et sous l’effort de la pression atmosphérique, le piston descend en soulevant une charge par l’intermédiaire d’une poulie. En 1707, Papin construisit un bateau mû par des roues à aubes, dont les roues étaient actionnées à bras.

Le Blésois Denis Papin, « l’homme de la marmite », est-il vraiment un génie méconnu ? Après avoir été carrément négligé de son vivant, puis longtemps mis aux oubliettes, il a subi au XIXe siècle une mythification exemplaire. La France avait besoin d’un inventeur de la machine à vapeur ; Papin fit l’affaire, après qu’on lui eut taillé une légende sur mesure Les laboratoires de physique n’étant guère nombreux en 1675, on ne s’étonne pas de retrouver le jeune Blésois à Londres, chez Robert Boyle, aristocrate fortuné passionné de mécanique. Muni d’un contrat assez avantageux mais stipulant le secret, Papin construit pour son nouveau maître des pompes d’un genre nouveau deux cylindres jumelés conduits par un levier commun permettent une aspiration continue avec lesquelles il finit par effectuer lui-même les expériences. Boyle ne cachera jamais ce qu’il doit à son technicien français, qu’il cite abondamment dans ses publications mais dont, précise-t-il, il réécrit systématiquement les textes.

C’est dans ce laboratoire que la gloire vient couronner la double obsession, mécanique et culinaire, de Papin. Adaptant une soupape de sûreté qu’il invente pour l’occasion sur un récipient métallique hermétiquement clos par deux vis, il crée le « digesteur », ou « bain-marie à vis » qui deviendra Cocotte-minute, dont la vapeur siffle bientôt dans les cuisines du roi d’Angleterre et dans la salle des séances de l’Académie royale de Paris. « Par le moyen de la machine dont il s’agit icy , explique Denis, la vache la plus vieille et la plus dure se peut rendre aussi tendre et d’aussi bon goust que la viande la mieux choisie  » , et l’on conçoit mal aujourd’hui l’impact que pouvait avoir un tel discours : en 1680, à l’âge de 33 ans, Papin est élu membre de la Royal Society, à l’égal de ses célèbres maîtres, même si son niveau de vie reste celui d’un technicien. Bien qu’un système de brevets ait été mis sur pied en Angleterre dès 1617, Papin ne juge pas utile de s’y intéresser. Tandis que les artisans anglais font fortune en fabriquant sa marmite, il demande à Colbert une rente à vie… qui lui est refusée. Le voilà tout de même lancé dans la jet set intellectuelle de l’époque. On le voit disserter sur la circulation du sang chez Ambrose Sarotti, à Venise, expérimenter avec Huygens à Paris sur la pompe balistique un lourd piston mis en mouvement par une charge de poudre et poser à Londres sa candidature au secrétariat de la Royal Society.

SUITE de l’histoire ici : http://www.larecherche.fr/savoirs/figure-du-passe/denis-papin-marmite-au-mythe-01-05-2001-77288

images

Une marmite (substantivation de l’adjectif marmite, « hypocrite », car son contenu est caché) est un ustensile de cuisine cylindrique, muni d’un couvercle et de poignées ou anse(s) latérales, généralement en métal, utilisé pour faire cuire des aliments. D’une capacité de quelques dizaines de litres, elle peut faire cuire une grande quantité d’ingrédients à l’eau.

Elle a pour variante le faitout, la cocotte. L’autocuiseur est parfois appelé « marmite à pression ».

Traditionnellement la marmite dite huguenote est une marmite de terre sans pieds où l’on fait cuire les viandes sans bruit, sur un fourneau : on prétend que les huguenots de France pratiquaient cette cuisson en cachette pour éviter le scandale des jours de jeûne.

 

Publié dans Bourgogne, Côte d'Or, FONDATEURS - PATRIMOINE | Pas de Commentaire »

HISTOIRE DE POÊLE

Posté par francesca7 le 13 mars 2016

 

Une poêle est un ustensile de cuisine utilisé pour la cuisson d’aliments solides tels que la viande, les légumes, les œufs…

On parle alors de « cuisson à la poêle », ou « faire sauter à la poêle ». On peut aussi utiliser le verbe du premier groupe poêler.

Cet ustensile de cuisson à plat peut être rapproché de la cuisson ancestrale sur pierre mais trouve surtout ses sources dans l’ancienne Mésopotamie et lors de l’antiquité ou elle se nomme tagēnon (τάγηνον) en Grèce (d’où dérivera d’ailleurs le mot tajine) et patella ou sartago dans la Rome Antique. Elle est réinventée au XIe siècle permettant ainsi de nouvelles recettes, dont l’œuf au plat.

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Types de poêles

Il existe différents types de poêles : la poêle à frire, la poêle à poisson, le poêlon, etc., pourvues d’un seul long manche, d’un manche et d’une poignée, ou de deux poignées. Elles peuvent être fabriquées en divers matériaux : fonte, acier, cuivre, pyrex, inox… Grâce à leur fond composé de plusieurs couches, les poêles modernes conviennent souvent à plusieurs sources de chaleur : gaz, induction, etc.

Poêles avec revêtement

La poêle antiadhésive est généralement en aluminium (bon conducteur de chaleur et léger) et recouverte d’un fin film antiadhésif le plus souvent en téflon, en céramique ou plus rarement en carbone amorphe. Cette propriété permet de diminuer l’adhérence des aliments et donc de réduire l’utilisation de matières grasses, mais aussi de simplifier le nettoyage.

Revêtement en téflon

Le premier revêtement antiadhésif et aussi le plus répandu est à base de polytétrafluoroéthylène (PTFE), dont l’un des noms de marque est le téflon, qui a donné « téflon » dans le langage courant.

Bien que le téflon ait été inventé en 1938 par Roy Plunkett pour DuPont, il aura fallu attendre 1954 pour que l’ingénieur Français Marc Grégoire (conseillé par son épouse Colette) dépose le brevet de la poêle en aluminium recouverte d’un film en téflon. Puis, en 1956, il fonde l’entreprise Tefal (mot-valise de téflon et aluminium) avec Louis Hartmann.

Cependant, en 2005, l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis découvre que l’acide perfluorooctanoïque (PFOA), un produit chimique nécessaire à la fabrication du teflon, est cancérigène. En 2009, l’université de Copenhague découvre que les hommes qui ont du PFOA dans le sang ont plus de risque d’être stériles. En 2010, une étude montre une corrélation entre l’AFPO et le cholestérol. En 2011, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies publient que le sang de 98 % des Américains contient du PFOA. Or, le PFOA peut se retrouver à l’état de traces dans les poêles au téflon. La nourriture serait contaminée lorsque le revêtement est rayé (utilisation de couverts métalliques) ou qu’il est usé (chauffé à plus de 260 °C ou après un nombre important de passages au lave-vaisselle), d’où l’importance de remplacer régulièrement ses poêles.

En conséquence, DuPont annonce en 2006 la suppression du PFOA pour 2015. C’est ce type de risque de contamination qui avait conduit DuPont à ne pas développer d’ustensile en téflon pour le grand public (dégagement de gaz toxique quand le téflon est chauffé à plus de 315 °C).

Néanmoins, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments considère ce risque comme négligeable. Aucune trace de PFOA n’aurait été détectée lors de la cuisson avec un échantillon de ce type de poêles.

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Revêtement en céramique

Les poêles avec un revêtement en céramique sont en vogue depuis que les dangers du téflon ont été étudiés. La céramique des ustensiles de cuisson est composée principalement de silice et d’eau et ne contiendrait pas de composé toxique, mais les marques ne communiquent pas sur les liants utilisés en addition. Compte tenu de leur mise sur le marché encore récente, les effets sur la santé de ce type de poêles sont peu connus.

La fabrication des poêles en céramique rejette moins de CO2 que celle des poêles au PTFE. Le revêtement en céramique, qui supporte sans dommage une température de 400 °C, permet toutefois de cuire à plus basse température (200 °C), ce qui réduit la consommation d’énergie.

Revêtement en carbone amorphe

Les poêles avec un revêtement en carbone amorphe (Diamond-Like Carbon en anglais) permettent une cuisson à 300 °C.

Poêles sans revêtement

Ce type de poêle n’utilise pas de revêtement de surface destiné à améliorer ses propriétés antiadhésives.

Poêle en acier

La poêle en acier, plus couramment appelée poêle en fer, est le type de poêle le plus simple, c’est la poêle de nos grands-mères. Elle est généralement constituée d’une tôle d’acier emboutie à la presse à laquelle est fixée un manche (par rivetage, soudure ou vissage).

Comme tout ustensile en fer, cette poêle peut rouiller, il ne faut donc pas la nettoyer avec un détergent (pas de passage au lave-vaisselle) ni la faire tremper. Un poêle en fer se nettoie simplement en la rinçant à l’eau chaude et éventuellement en la frottant (une brosse en fer peut être utilisée : cette poêle ne craint pas les ustensiles en métal).

Pour la protéger de la rouille et la rendre antiadhérente la poêle en fer doit être culottée. Pour cela on chauffe de l’huile dans la poêle. Cette huile va imprégner les pores du métal et former une couche protectrice qui s’améliorera culottage après culottage. La poêle présente alors un aspect noir et lisse, elle ne rouille pas et possède de bonnes propriétés antiadhérentes.

La bonne conductivité thermique du fer permet à cet ustensile une montée rapide en température, ce qui la rend idéale pour saisir une viande, dorer un œuf ou une omelette. L’innocuité sanitaire du matériau en fait également une alternative intéressante face aux interrogations que suscitent les poêles à revêtement.

Le fer est compatible avec tout mode de cuisson, dont l’induction.

Poêle en fonte

La poêle en fonte possède des caractéristiques similaires à la poêle en fer, mais possède une inertie thermique (et une masse) bien supérieure. Elle est donc adaptée au mijotage.

La fonte peut-être émaillée ou naturelle, dans ce dernier cas elle nécessite comme la poêle en fer un culottage pour la rendre antiadhésive et impose les mêmes contraintes d’entretien.

Poêle en inox

La poêle en inox est intéressante d’un point de vue hygiénique. L’inox étant en effet un matériau biologiquement neutre qui s’entretient facilement à l’eau et au détergent. L’inox alimentaire couramment utilisé est du 18/10 : 18 % de chrome, 10 % de nickel.

En revanche l’inox est un mauvais conducteur thermique et attache davantage que les autres types de poêles (il faut graisser la poêle avant usage ou bien choisir ses aliments et la température de cuisson). Les poêles en inox possèdent donc souvent une base faite de couches de métal (aluminium pour la diffusion de chaleur, fer pour la rendre compatible à l’induction…) pressées et encapsulées dans un corps en inox pour pallier sa faible conductivité thermique.

Poêle en cuivre

La poêle en cuivre bénéficie d’une excellente conductivité thermique et permet donc une très bonne réactivité à la source de chaleur. Elle chauffe et se refroidit rapidement ce qui permet un contrôle très précis de la cuisson. En revanche l’oxyde de cuivre qui se forme au contact d’aliments acides ou salés est toxique, les ustensiles de cuisine en cuivre sont donc recouverts d’un matériau protecteur : plaque d’inox ou étamage. L’entretien et les caractéristiques antiadhésives dépendent donc de ce matériau.

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l’INVENTION DU BRIQUET

Posté par francesca7 le 13 mars 2016

 

Une méthode très ancienne pour faire du feu, encore utilisée de nos jours est d’utiliser un briquet en métal, frappé contre un éclat de silex à bords tranchants. Les morceaux d’acier arrachés par le silex se mettent à brûler dans l’air et la gerbe d’étincelles ainsi créée pourra communiquer sa chaleur à un initiateur (amadou, mèche de coton trempée dans une solution de chromate de plomb ou de salpêtre) pour démarrer la combustion. Ce même principe était utilisé par les premiers fusils.

Ces briquets prennent plusieurs formes : briquet rotatif, horloge-briquet, pistolet-briquet.

Briquet

Briquets modernes

Briquets électriques à résistance chauffante

Briquet imaginé en 1874 par Gaston Planté : « briquet de Saturne » il est constitué d’une pile fournissant un courant électrique qui fait rougir un fil de platine.

Briquets à arc électrique

Les briquets à arc électrique sont constitués d’une pile fournissant un courant électrique qui alimente un transformateur délivrant du courant électrique de haute intensité à deux électrodes en laiton produisant un arc électrique en continu.

Briquets à essence

Allumage d’un briquet à essence Zippo.

Les briquets à essence sont répandus, et conviennent à tous types d’usage. Démocratisés grâce entre autres aux soldats de la Première Guerre mondiale et à l’invention à la fin du XIXe siècle de la pierre à briquet par Carl Auer von Welsbach.

Les briquets à essence présentent une large autonomie et sont rechargeables. Le combustible employé, souvent de l’essence  ou de l’alcool à brûler, imbibe une mèche par capillarité. Un ressort presse une pierre à briquet contre la molette. En actionnant la molette avec le pouce, on produit une gerbe d’étincelles qui allume les vapeurs du combustible. La flamme, de grande taille, résulte d’une combustion incomplète : elle est jaune-orangé, et produit des vapeurs noirâtres.

Briquets à amadou

 Briquet à amadou moderne

Version moderne où la mèche de coton / chromate de plomb est allumée par l’étincelle d’une molette acier et pierre à briquet. La perle d’acier fixée à la mèche par une chainette sert, en tirant sur la mèche, a étouffer le feu après usage.

Briquets à gaz

 Lighters

Un briquet à gaz jetable.

Le briquet à gaz est une invention française (de Henry Pingeot). C’est Marcel Quercia, directeur de la firme Flaminaire (Bic, Flamagas) qui lance les premiers modèles, un de table et un autre de poche nommés respectivement le Gentry et le Crillon en 1948.

Les briquets à gaz sont les plus courants : produits en quantité industrielle dès les années 1960, notamment par le fabricant Cricket et plus tard BiC, ils consistent pour la plupart à provoquer l’ignition d’un gaz inflammable, souvent du butane, de la même manière que pour les briquets à essence décrits plus haut. Ces briquets classiques, bon marché, entrent en concurrence avec les deux autres types de briquets à gaz.

Briquets automatiques

Les automatiques provoquent la production d’une étincelle via un dispositif électronique, généralement piézoélectrique. Une simple pression sur un bouton poussoir suffit à relâcher le gaz combustible et à provoquer une étincelle.

Briquets tempête

Les briquets tempêtes tirent leur nom de l’invention de marins, pour qui les vents et les éléments, lorsqu’ils sont en mer, empêchent l’ignition du gaz combustible du fait de sa dispersion. Contrairement à l’opinion populaire, le butane contenu dans les briquets tempêtes n’est pas à une pression très élevée. Les briquets à l’épreuve du vent font un meilleur mélange du combustible avec l’air, et parfois, font passer le mélange air-butane à travers un catalyseur, ce qui provoque une combustion complète du carburant, avec une flamme bleutée. La chaleur ainsi dégagée peut avoisiner les 1 200 °C à 1 500 °C. La flamme initialement bleue peut être teinte en rouge ou en vert en vaporisant sur son passage un filament de métal (par exemple, du cuivre pour obtenir une flamme verte).

Briquets pneumatiques

Ils sont composés d’un cylindre et d’un piston dont l’extrémité inférieure est une logette qui permet d’accueillir un initiateur. Le piston est muni d’un joint graissé (caoutchouc, cuir, filasse) pour assurer l’étanchéité lors du déplacement du piston dans le cylindre. Lorsqu’on appuie fortement et rapidement sur le piston, l’air enfermé dans le cylindre est comprimé et sa température augmente (compression adiabatique). Cet échauffement est suffisant pour atteindre la température d’auto-inflammation dans l’air de substances telles que le tissu carbonisé ou l’amadou. Un briquet pneumatique permet d’obtenir une braise en un seul geste vif. Il faut ensuite retirer rapidement le piston afin de permettre à l’initiateur embrasé de se consumer dans l’air et d’allumer un autre combustible. C’est cela qui a inspiré Rudolf Diesel pour son moteur.

Briquets solaires

Le briquet solaire fonctionne par concentration de la lumière du soleil sur un point précis, il nécessite l’utilisation d’un miroir concave ou d’une lentille. Il existe des briquets solaires depuis fort longtemps, on trouve un brevet pour un appareil dit briquet solaire en 1878 et un autre brevet pour un briquet solaire en 1885.

Différents briquets solaires en plastiques ont été mis sur le marché à partir de 1970. Actuellement le briquet solaire se décline sur la base d’un miroir parabolique en aluminium à l’intérieur d’une coque, celui-ci présente un intérêt indéniable, absence totale de mécanisme, combustible, mèche, pierre, etc., et un inconvénient majeur, le briquet solaire ne peut pas fonctionner par temps couvert et la nuit.

Publié dans ARTISANAT FRANCAIS, AUX SIECLES DERNIERS, FONDATEURS - PATRIMOINE | Pas de Commentaire »

L’INVENTION DU CASSE NOIX

Posté par francesca7 le 9 mars 2016

 

Trois principes physiques sont généralement employés :

  • la percussion (le marteau et l’enclume) ;
  • la démultiplication de la force appliquée sur un bras de levier ;
  • la pression par une vis.

Casse-noix1Bien que cet ustensile, ou plutôt instrument de cuisine, utilisé aussi à table, soit d’un emploi relativement limité, il en existe une grande variété de réalisations qui se distinguent non seulement par les principes physiques utilisés mais aussi par les matériaux employés et par l’ornementation figurative ou non.

Le procédé le plus ancien est sans conteste celui de la percussion. C’est celui qu’emploient les primates pour casser leur noix entre deux pierres. C’est celui utilisé traditionnellement dans les régions de production des noix lors des séances d’énoisage, qui consiste à frapper les noix d’un coup sec et bien dosé, à l’aide d’un maillet de bois, pour briser la coquille et extraire les cerneaux intacts.

Le procédé le plus répandu est celui de la pince, qui utilise l’effet de levier, mais qui présente le double inconvénient de ne pas permettre un dosage précis de l’effort, avec le risque d’écraser les cerneaux et de laisser s’échapper les débris de la coquille.

Le casse-noix à vis, que l’on trouve plus rarement, permet au contraire un écrasement progressif de la coquille, mais son emploi n’est pas pratique.

Les inventeurs ont donc proposé des améliorations du casse-noix à pince, dont beaucoup ont été brevetées, malgré leur intérêt très anecdotique. Les matériaux utilisés sont aussi très variés : métal (fer, acier, aluminium, bronze, cuivre, alliages…), bois de diverses essences, notamment l’olivier, matières plastiques et résines.

Les casse-noix sont des instruments manuels, mais il existe aux États-Unis des casse-noix électriques, qui permettent de casser la coque très dure de certains fruits secs, comme les noix de macadamia.

Certains casse-noisettes à levier, en bois peint, figurant des personnages (soldats, rois…) sont produits traditionnellement en Allemagne dans les monts Métallifères. Ils sont devenus des objets de décoration et de collection.

Dans ce tableau de John Everett Millais, peintre et illustrateur britannique préraphaélite du XIXe siècle, le personnage au premier plan à gauche se sert d’un casse-noix. Le tableau a été peint en 1849 mais la scène, qui illustre un poème de John Keats, Isabella, or the Pot of Basil, est censée se passer au Moyen Âge.

La race humaine a découvert que les noix ont été au début une grande source de nourriture. La plupart des noix sont riches en matières grasses et les glucides. Il s’agit d’une source précieuse de nourriture pour les athlètes comme pour les premiers humains. Les êtres humains peuvent cueillir des noix. Les noix contiennent pas de graisses animales mais il ya un problème avec la plupart des noix de coquilles a que de manger l’écrou d’une personne a besoin de retirer la coque ou de casser la noix.

Casse-noisettes précoce

Même le troglodyte début trouvé des moyens ingénieux pour casser des coquilles de noix. Nuts ont été une partie importante de l’approvisionnement alimentaire les premiers peuples. Les habitants de la grotte utilisaient des pierres pour casser des coquilles de noix dénoyautées ouverte.

Comme la civilisation s’est développée, la fissuration de l’écrou est devenu une technologie, sur laquelle une technologie s’est développée. Le casse-noix en métal ancien connu est au musée de Tarent, en Italie. Leavenworth Casse-Noisette sports Musée un casse-noix en bronze romain trouvé en 1960 et enterré depuis plus de 1800 ans. Témoignage de casse-noisettes de fer au 13ème siècle en France existe dans les forges de Rouen, France Musée. Puis lors de la 14e et 15e siècle, le casse-noix casse-noix de fer est devenu en laiton. L’Angleterre est devenu célèbre pour sa production de casse-noix en laiton et les États-Unis ont produit coulé casse-noisettes de fer.

Casse-noix en bois

téléchargementLe casse-noix en bois premier est apparu au 15ème siècle, qui étaient simplement deux morceaux de bois maintenus ensemble par une courroie en cuir ou en métal charnière. Au 16ème siècle, sculpteurs sur bois français et en anglais produit exquis casse-noix en bois. Le bois de buis primaire a été due au grain fin et de couleur uniforme. Pendant artisans sculpteur du 18e siècle et 19e en Autriche, la Suisse et le nord de l’Italie a produit casse-noisettes en bois sculpté à l’effigie d’animaux et les humains.

Dans l’Erzgebirge et régions Sonneberg de l’Allemagne entre 1800 et 1830, le terme est apparu Nussknacker. Cela a pris la forme d’un homme difforme peu dont la bouche ouverte de l’écrou. En 1972, Wilhelm Füchtner, le père de Casse-Noisette, la configuration de la première production commerciale du casse-noix.

Dans la région de l’Allemagne Erzgebirge la famille Steinbach produit seulement 3000 pièces casse-noix appelé le roi Ludwig II. Ce fut la première pour la famille, mais pas la dernière aujourd’hui ils sont encore la production de produits à collectionner donner un traitement individuel à chaque casse-noix combiné avec une superbe qualité. Sa fille Karla supervise la famille Steinbach dirigé par M. Christian Steinbach et la qualité de l’opération.

Certains casse-noisettes voir une protection contre les mauvais esprits par certains, d’autres un objet de valeur de collection, et encore par d’autres juste une chose précieuse de la beauté. 

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C’est quoi l’ESPRIT FRANÇAIS

Posté par francesca7 le 3 mars 2016

Esprit français

Quiconque eut à faire des conférences à l’étranger, ou des cours pour ces étudiants qui, de tant de pays, reviennent aujourd’hui vers nos Universités, n’a pu qu’être frappé de l’espèce d’avidité avec laquelle les auditeurs demandent une définition de ce qui est à leurs yeux non pas seulement la parure, mais le ressort intérieur, la force profonde de notre civilisation : l’esprit français. 

« Qu’est-ce donc que l’esprit français ? » C’est la question que tous ont sur les lèvres. 

Question singulièrement embarrassante, il faut l’avouer. Le Français qu’on interroge et qui s’interroge sur la façon de penser propre à son pays est le plus souvent frappé, pour sa part, des diversités, sinon des contradictions que présentent les façons de penser des Français, de ceux d’autrefois comme de ceux d’aujourd’hui ; et la peur d’être injuste en étant incomplet l’empêche d’aboutir aux formules synthétiques qu’on attend de lui. 

N’est-ce pas le moment d’appeler à l’aide les maîtres divers de la pensée française, d’aujourd’hui comme d’autrefois ? Beaucoup d’entre eux ont osé s’essayer un jour, ramassant les résultats de leurs expériences, à composer comme un portrait moral du génie de leur nation. D’où une série d’esquisses, assez variées sans doute, et qui mettent en lumière tantôt un aspect, tantôt un autre du modèle : mais celle variété même est révélatrice…

«… Examinons quels avantages d’ambition on trouvait en France à se distinguer par le charme de la grâce et de la gaîté, et nous saurons pourquoi ce pays offrait de 1′une et de l’autre tant de parfaits modèles… » 

Après avoir passé en revue les pays étrangers et énuméré les raisons qui rendaient leurs gouvernements insensibles à ces agréments, Mme de Staël écrit : 

« Ce n’était donc qu’en France où, l’autorité des rois s’étant consolidée par le consentement tacite de la noblesse, le monarque avait un pouvoir sans bornes par le fait, et néanmoins incertain par le droit. Cette situation l’obligeait à ménager ses courtisans mêmes, comme faisant partie de ce corps de vain­queurs, qui tout à la fois lui cédait et lui garantissait la France, leur conquête [1]. 

« La délicatesse du point d’honneur, l’un des prestiges de l’ordre privilégié, obligeait les nobles à décorer la soumission la plus dévouée des formes de la liberté. Il fallait qu’ils conservassent dans leurs rapports avec leur maître une sorte d’esprit, de chevalerie, qu’ils écrivissent sur leur bouclier : « Pour madame et pour mon roi », afin de se donner l’air de choisir le joug qu’ils por­taient ; et mêlant ainsi l’honneur avec la servitude, ils essayaient de se courber sans s’avilir. La grâce était, pour ainsi dire, dans leur situation, une politique nécessaire ; elle seule pouvait donner quelque chose de volontaire à l’obéis­sance… 

« … Lorsque le gouvernement est assez modéré pour qu’on n’ait rien de cruel à en redouter, assez arbitraire pour que toutes les jouissances du pouvoir et de la fortune dépendent uniquement de sa faveur, tous ceux qui y prétendent doivent avoir assez de calme dans l’esprit pour être aimables, assez d’habileté pour faire servir ce charme frivole [2] à des succès importants. Les hommes de la première classe de la société en France aspiraient souvent au pouvoir, mais ils ne couraient dans cette carrière aucun hasard dangereux ; ils jouaient sans jamais risquer de beaucoup perdre : l’incertitude ne roulait que sur la mesure du gain ; l’espoir seul animait donc les efforts : de grands périls ajoutent à l’énergie de l’âme et de la pensée, la sécurité donne à l’esprit tout le charme de l’aisance et de la facilité. 

« La gaieté piquante, plus encore même que la grâce polie, effaçait toutes les distances sans en détruire aucune ; elle faisait rêver l’égalité aux grands avec les rois, aux poètes avec les nobles, et donnait même à l’homme d’un rang supérieur un sentiment plus raffiné de ses avantages ; un instant d’oubli les lui faisait retrouver ensuite avec un nouveau plaisir ; et la plus grande perfection du goût et de la gaieté devait naître de ce désir de plaire universel. 

« La recherche dans les idées et les sentiments, qui vint d’Italie gâter le goût de toutes les nations de l’Europe, nuisit d’abord à la grâce française ; mais l’esprit, en s’éclairant, revint nécessairement à la simplicité. Chaulieu, La Fontaine, Mme de Sévigné, furent les écrivains les plus naturels, et se montrè­rent doués d’une grâce inimitable

« La gaieté ramène à des idées naturelles, et quoique le bon ton de la société de France fût entièrement fondé sur des relations factices, c’est à la gaieté de cette société même qu’il faut attribuer ce qu’on avait conservé de vérité dans les idées et dans la manière de les exprimer. »

Extrait de Germaine Necker, plus tard baronne de Staël, apprit dans le salon de son père, le ministre de Louis XVI, et dans les livres de ses maîtres, les philosophes du dix-huitième siècle, à se passionner pour les questions sociales et la recherche philosophique. C’est à ce point de vue qu’elle se plaçait, quand, en 1802, elle étudiait, dans son grand ouvrage, la Littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales

LIRE LA SUITE ici : Qu’est-ce que l’esprit français – Les Classiques des sciences …

classiques.uqac.ca/classiques/…/esprit_francais/bougle_esprit_francais.do…


[1]      Les nobles ont longtemps été considérés en France comme les descendants des Francs : et c’est par une sorte de droit de conquête qu’on s’efforçait, souvent, de justifier leurs privilèges.

                V. Augustin THIERRY, Récits des temps mérovingiens, t. I.

 

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Un vrai jardin sur son balcon

Posté par francesca7 le 27 février 2016

 

 

Babelon indique que « Le mot balcon, issu de l’allemand balk, poutre, dont les Italiens firent balcone, balco (planche, estrade) est employé en 1623 par le Mercure français pour désigner une sorte de fenestre qui s’advance au dehors en forme de saillie.« .

Le mot balcon semble donc apparaitre en France au début du XVIIe siècle. Les informations que l’on peut tirer des traités du XVIIe siècle sont très limitées, et nous n’avons pas trouvé pas d’information technique particulière dans la littérature avant le XVIIIe siècle.

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Ainsi, en 1624, Savot ne fait tout simplement pas référence aux balcons dans son livre L’architecture françoise des bastimens particuliers (1624). Cette absence sera relevée par François Blondel dans la réédition de 1673, qui indiquera que l’usage des balcons est répandu en Italie et en Espagne, et qu’ils connaissent également un certain succès en France. Félibien fait lui aussi référence à l’Italie lorsqu’il présente en 1676 les balcons dans son dictionnaire.

 

Les premiers balcons en encorbellement construits à Paris datent du milieu du XVIIe siècle. Les informations concernant la structure des balcons antérieurs au XIXe siècle sont relativement peu nombreuses. En effet, la plupart du temps les études concernant les balcons s’intéressent aux gardes corps en ferronnerie des balcons, souvent au détour d’études plus vastes sur l’histoire de l’architecture (e.g. Babelon 1974 et 1975 ), et parfois spécifiquement (Gérard 1999 ). De manière générale, le caractère décoratif des balcons éclipse les aspects structuraux de ces derniers.

Nous commencerons cet article en présentant l’apparition des balcons au XVIIe siècle en France. Nous verrons ensuite la typologie des balcons du point de vue structurel, en présentant les différentes formes qui composent le balcon, et leur influence sur la stabilité de ce dernier.

Nous considérons dans cet article les balcons en encorbellement principalement. Nous verrons cependant également les balcons à consoles en fer forgé dans la première partie concernant l’apparition des balcons en France. Les balcons avec consoles en fer forgé sont en effet des constructions en surplomb, mais ils ne correspondent pas à des structures en encorbellement.

 

Les balcons sont un bel exemple de structure où la stabilité conditionne la forme de l’élément architectural. Devenus un motif incontournable des immeubles haussmanniens à Paris, leur morphologie a évolué avec les règlements successifs qui ont régulé leurs saillies et leurs modes constructifs. Une recherche plus poussée pourrait peut-être montrer que ces règlements ont eut indirectement un impact notable sur les épaisseurs des dalles des balcons, modifiant ainsi progressivement mais profondément l’aspect des balcons au XIXe siècle.

La plate-forme en construction ancienne se compose de dalles de pierres taillées posées sur les voussoirs d’une voûte, ou bien en entablement sur une corniche (avec des corbeaux), un cul-de-lampe, ou bien sur des poutres en bois ou des profils en fer (en ajout ultérieur à la construction initiale possible) sortant en porte-à-faux du mur en continuation de la structure reprise du plancher, elle se compose de dalles ou carreaux céramiques sur un appareillage de briques formant des voûtains.

En construction moderne en béton armé, la plate-forme est faite en encorbellement, son armature se situe dans sa partie face supérieure et se prolonge en accroche par tirants sur la dalle intérieure qu’elle continue (dalle dont la propre armature se situe, elle, dans sa partie face inférieure, côté sous-face).

La plate-forme peut reposer sur des colonnes, des piliers, des consoles, atlantes ou bien être suspendue par des tirants à la charpente du toit. Elle est enclose de balustrades de pierres, d’une rambarde en serrurerie de métal, d’un garde-corps en verre acrylique ou d’une lisse basse en béton.

 

Même en vivant en milieu urbain, pas question de se priver d’un jardinet ! Avec un peu d’imagination et quelques astuces, votre balcon deviendra un espace qui saura parfaitement s’adapter à votre désir de nature…

Une visite à la jardinerie s’impose pour chiffrer votre projet en ayant soin d’avoir tous les éléments nécessaires (superficie, disposition au Nord ou au Sud, règlement de copropriété). Pensez également au système d’arrosage.

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Les balcons fleuris

Il n’est pas rare que soient organisés, y compris dans les offices HLM, des concours de balcons fleuris. C’est dire les possibilités offertes en la matière. Pour un encombrement minimum, les plantes vertes grimpantes restent les plus prisées. Mais vous pouvez aussi opter pour des arbustes en pot, selon la place disponible. Si votre balcon est peu ensoleillé, ce n’est pas bien grave : le lierre, la fougère, les bégonias, les myosotis n’en souffrent pas. Avec un peu plus de lumière, le laurier rose, le lilas, la bruyère, les magnolias, sont mieux adaptés. Fleurissez tout au long de l’année : l’été, songez à l’œillet ou à la campanule et sachez que l’automne convient aux anémones, l’hiver aux primevères. D’une manière générale, les spécialistes préfèrent les pots en terre cuite et boudent ceux en plastique. Tout simplement parce qu’ils permettent une meilleure respiration des rhizomes.

Le minipotager

De nombreux citadins choisissent d’aménager un petit potager sur leur balcon. Le plaisir de voir pousser quelques produits de la terre, du printemps jusqu’à la fin de l’été, ravit les grands comme les petits. Les tomates, les poivrons, les salades, les radis, les fraises, les groseilles ont parfaitement leur raison d’être sur un balcon. C’est d’ailleurs l’occasion de faire prendre conscience aux enfants des villes que les fruits et les légumes ne sont pas créés dans les supermarchés ! Pour agrémenter vos plats cuisinés, choisissez des plans de thym, de basilic, de verveine citronnée, de menthe. En fonction de l’endroit dont vous disposez, sélectionnez des jardinières les plus grandes possibles. Achetez un terreau de bonne qualité pour ne pas être déçu au moment de la récolte.

Le balcon d’hiver

Vous avez l’âme d’un paysagiste ? Les plantes vivaces n’ont pas besoin d’être remplacées chaque année et certaines fleurissent tous les hivers. Parmi elles, les hellébores ou roses de Noël sont d’un très bel effet de novembre à avril. Les sauges officinales au feuillage gris pourpré (purpurascens) et le liseron arbustif (convolvulus cneorum) au feuillage argenté participent également à un décor enchanté pour un balcon d’hiver lumineux…

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.-P. BABELON : Histoire de l’architecture au XVIIe siècle. École pratique des hautes études. 4e section, Sciences historiques et philologiques, 107(1): 683-690, 1975. http://www.persee.fr/web/ouvrages/home/prescript/article/ephe_0000-0001_1974_num_1_1_6034  

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Se relier à plus grand que soi

Posté par francesca7 le 27 février 2016


ASTROLOGIE

 

La fable qui dit que l’on a toujours besoin d’un plus petit que soi se justifie tout à fait. Tout autant que le titre de la chanson enfantine d’Henri Dès : « On a toujours besoin d’un grand si on l’est pas ! ». L’être humain, aussi savant soit-il, sait bien qu’il n’est pas le centre de l’Univers et que bien des choses lui échappent. Ainsi est-il mu par une énergie qui le dépasse. Certains l’appellent Dieu, d’autres n’éprouvent pas la nécessité de la nommer mais tous ceux qui ont l’humilité de s’y relier par la prière ou par la méditation témoignent d’une existence plus harmonieuse, donc plus heureuse.

Lorsque tout a été objectivement tenté pour résoudre un problème et que les résultats ne sont pas là, l’Homme s’est de tout temps tourné vers l’ineffable. Levant les yeux au ciel, il a interrogé les étoiles et découvert l’astrologie. Il a rendu un culte au soleil, l’astre de vie, vénéré symboliquement par le Sage ésotériste Omraam Mikhaël Aïvanhov. Il a mis au point des méthodes spirituelles comme le yoga (mot qui signifie lien), échafaudé des systèmes religieux en fonction de son histoire et de sa culture. Rudolf Otto (1869-1937), théologien et universitaire en religion comparée, propose − dans son ouvrage « Le Sacré » − le terme de numineux, repris par le psychologue Carl Gustav Jung, pour qualifier cette sphère au-delà du rationnel, inhérente à l’humanité.

Réceptivité et connexion divine


Il existe chez tout individu la possibilité de se positionner librement dans un état de réceptivité et de lâcher-prise qui a fait écrire à Jean-Jacques Rousseau : Conscience, instinct divin, immortelle et céleste voix ! Guide assuré d’un être ignorant et borné, mais intelligent et libre, juge infaillible du bien et du mal, qui rend l’Homme semblable à Dieu… Tous les enseignements de spiritualité vivante transmettent que le divin existe au plus profond de soi et qu’il ne tient qu’à chacun de sentir qu’il est lié au cosmos tout entier. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, assurent les alchimistes. Cependant, pour en prendre conscience, il est nécessaire de renoncer à l’ego « tout-puissant » afin de mettre sa confiance en la divinité, quel que soit le nom qu’on lui donne. Effectivement, il s’agit véritablement d’une certitude. Accepter que les évènements qui surviennent, malgré leur apparence déroutante, sont systématiquement évolutifs est le propre de celui qui est connecté à plus grand que soi. La démarche est donc essentiellement positive. Ce plus grand que soi n’est autre que l’Amour infini…

Le bonheur en perspective


Deviens ce que tu es, écrit Nietzsche. Dans cet ordre d’idée, la centration consiste à mettre un terme à ce que les Indiens nomment Maya, l’illusion. Ce que nous sommes ? Rien moins que l’état du Bouddha pour les Bouddhistes, la Pleine Conscience pour les uns, enfants aimés de Dieu pour les croyants, étincelles divines pour d’autres. Chaque tradition véhicule que nous sommes faits pour le bonheur ! Cet objectif change les perspectives et ouvre à un relationnel de qualité. Témoins ces Sages ou apprentis-Sages dont la joie est communicative…

Une dimension secrète

Difficile de comprendre comment fonctionne le lien abstrait qui connecte à une dimension supra-normale. Robert, thérapeute chrétien, reçoit souvent des patients en grandes difficultés. Dans ces cas singuliers où la théorie psychologique ne m’est plus d’un grand secours, je me connecte Là-Haut et je demande de l’aide. C’est alors que les mots sortent de ma bouche comme par enchantement. J’ai vraiment, tel un artiste, la sensation que je suis inspiré par l’Esprit Saint : je ne suis à ce moment-là plus qu’un canal… La méthode du channeling est basée sur cette forme de lâcher-prise. Il y a toujours un sentiment positif inexplicable à se relier à plus grand que soi car il en découle invariablement une transmission à… plus petit que soi. Ici réside véritablement le bonheur du don.

 

Henri Tanei pour Signes et Sens

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L’argile, une sacrée alliée

Posté par francesca7 le 24 février 2016

 

 L-argile

Les particules d’argile ne sont nullement responsables de la couleur du sol. La couleur rouge, orange, jaune, vert, bleu d’un sol (argileux ou non) est due à l’état du fer dans le sol (Fe3+ dans les trois premiers cas et Fe2+ dans les deux derniers). Lorsque le sol est d’une couleur tendant vers le blanc, c’est que cet élément a été dissous et évacué hors du profil.

Par ailleurs, argile (nom masculin) est le nom d’une couleur d’un gris neutre très pâle tirant sur le blanc. Les racines des plantes, par hydrolyse et en symbiose avec la pédofaune, se nourrissent des roches, et sécrètent pour les dissoudre des acides : les racines, grâce aux sucres issus de leur photosynthèse, fournissent l’énergie nécessaire aux micro-organismes pour qu’ils transforment la roche en éléments absorbables par les racines. Les besoins des plantes en silice, fer et aluminium sont infimes, or ce sont les éléments constitutifs de la croûte terrestre majoritaires (silicium 26 %, aluminium 7 %, fer 4 %). Donc à mesure que les autres éléments sont prélevés et exportés définitivement (recyclage constant) en surface pour nourrir la plante et le sol, ces trois derniers restent et se concentrent jusqu’à saturation – d’autant plus vite que ces éléments sont déjà majoritaires. Ils recristallisent alors en argiles (formation d’un précipité). La formation biologique de l’argile serait maximale dans la zone du sol située entre 5 et 25 cm de profondeur. La production annuelle serait de 0,00001 à 0,002 g par 100 g de matériau parent, ce qui est relativement lent. En considérant qu’un mètre de terre pèse environ 10 000 tonnes à l’hectare, cela correspond à une production annuelle de 3 à 60 kg à l’hectare sur 30 cm de sol.

Les facteurs influençant positivement la formation de l’argile sont une humidité édaphique élevée (drainage modéré), une température élevée, la grande finesse de grain de la roche-mère, sa richesse en bases et sa friabilité. Plus le sol est ancien plus la formation d’argile est rapide, et c’est finalement le type de sol, donc de climat et de communautés biologiques, qui influe le plus sur la quantité d’argile produite.

Utilisation

L’argile est un des plus anciens matériaux utilisés par l’homme. Pétrie avec de l’eau, elle donne une pâte plastique qui peut être facilement moulée ou mise en forme. Après cuisson, elle donne un objet résistant et (si argile de haute température, émaillé ou porcelaine) imperméable. Ces propriétés remarquables sont à l’origine de son utilisation très ancienne pour réaliser des objets en céramique, en porcelaine… Briques et tuiles sont également fabriquées à partir d’un mélange d’argile et d’eau moulé sous pression et cuit à température suffisamment élevée (1 000 à 1 300 °C).

L’argile verte est un moyen extraordinaire que nous offre la nature pour soigner de nombreux maux d’une manière extrêmement efficace.  Elle était déjà connue et utilisée dans l’Antiquité. Gandhi la recommandait. De nos jours, de nombreux peuples proches de la nature l’utilisent encore. Les animaux, eux, ne l’ont jamais oubliée, ils ont toujours pris des bains de boue argileuse pour se guérir de leurs blessures.

Des naturopathes allemands ont contribué à la renaissance de l’argile depuis plus d’un siècle, si bien que son utilisation est à nouveau connue. C’est une terre qui est extraite dans des carrières et que l’on fait sécher au soleil. On peut la trouver en magasins de produits biologiques, diététiques ou en pharmacie pour l’utilisation domestique.


Le rythme trépidant des villes, la pollution et l’agro-alimentaire à la dérive stressent nos organismes et nous font perdre notre énergie. Pour un retour aux sources, l’argile n’est pas une solution comme les autres. C’est un support de bien-être universel, une terre d’équilibre et de vitalité. L’argile protège notre corps, tout en respectant la nature.

Pendant des siècles, de nombreuses civilisations ont profité des qualités de protection et de revitalisation de cette terre pas comme les autres. Égyptiens, Grecs, Romains, Indiens, Chinois…, tous ont bénéficié de ses bienfaits. Nos jardins, nos vignes, nos champs, nos forêts lui doivent eux aussi leur épanouissement car l’argile « nourrit » les végétaux. Les minuscules particules constituant cette terre sont capables d’absorber, en période d’abondance, l’eau, les éléments minéraux et certaines molécules organiques extraites de la pluie, des irrigations, des engrais et des fumures. En cas de sécheresse, les argiles restituent à la plante ce qu’elles ont mis en réserve. Les minéraux argileux sont si petits qu’ils sont invisibles à l’oeil nu et difficiles à distinguer même au microscope. Les argiles sont donc les roches qui ont résisté le plus longtemps à la compréhension de l’Homme. Les secrets de ces matériaux utilisés depuis des millénaires se sont révélés récemment grâce aux techniques de la minéralogie.

Le cycle argileux


Les minéraux argileux se présentent généralement sous forme de feuilles. D’où leur nom de phyllites (du grec phullon : «feuille»). L’écorce terrestre est composée de diverses roches. Quand elles sont mises au jour et soumises aux intempéries, elles s’altèrent : c’est la naissance des argiles. Ces argiles sont ensuite transportées par les fleuves dans les bassins sédimentaires et dans les mers où elles se déposent. Enfouies dans les grands fonds, elles recristallisent en minéraux de profondeur : c’est la fin du cycle. Les argiles représentent l’état superficiel des minéraux de l’écorce terrestre. Une terre gorgée d’actifs qui nous embellissent. Mais l’argile, c’est aussi une précieuse alliée au quotidien.

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Ses emplois sont multiples : masque de beauté, eau d’argile, cataplasmes, bain… À chaque changement de saison, elle permet à l’organisme de s’adapter. Une utilisation en traitement et soin de beauté permet de lutter contre les effets du vieillissement. Sur la chevelure, elle stimule le bulbe pileux. Un masque à l’argile, à préparer soi-même, resserre les pores, lisse l’épiderme et permet d’obtenir un teint frais. Le zinc, le sélénium et le cuivre, principaux actifs naturels de l’argile verte, préservent la peau tout en stimulant les cellules. Pour préserver les propriétés de cet élément si singulier, mieux vaut utiliser des récipients en verre ou en terre et des ustensiles en bois. Le résultat sera encore plus satisfaisant si on ajoute quelques gouttes d’huile d’olive et une cuillère à café de poudre d’urucum (plante d’Amazonie utilisée pour lutter contre les radicaux libres). 

En complément alimentaire (en cure de trois semaines, à renouveler), l’argile aide à éliminer les toxines et affine la silhouette. Prise le matin à jeun dans un demi-verre d’eau avec une cuillère d’urucum, elle lutte contre les méfaits du temps. On peut également délayer une poignée d’argile dans l’eau du bain, ce qui suffit pour profiter de ses vertus revitalisantes et adoucissantes. Autres avantages : en applications locales (jambes lourdes, articulations douloureuses), elle favorise la circulation sanguine et rééquilibre l’organisme. L’argile est réellement une « terre-remède » : totalement naturelle, elle nous aide à mieux vivre au quotidien.  

Il nous est souvent demandé si l’argile peut guérir telle maladie ou tel problème ! On ne connaît pas la totalité des problèmes pour lesquels l’argile agit efficacement. Dans le cas où le problème ne figure pas dans la liste ci-dessus, libre à vous d’essayer en respectant bien les consignes données sur cette page. Il se peut tout à fait qu’il y ait un bon résultat. Mais dans le cas où l’argile n’apporte aucune amélioration dans les 48 heures suivant le début du traitement, c’est que l’argile ne sera pas efficace. Vous pouvez aussi vous documenter davantage en achetant un livre sur l’argile (voir la bibliographie).

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Peindre avec Maurice Utrillo

Posté par francesca7 le 20 février 2016

Ce peintre français (1883-1955)   est le fils de Marie-Clémentine Valadon, connue sous le nom de Suzanne Valadon. Sa mère est peintre et modèle à Montmartre. Elle élève seule Maurice qui est né de père inconnu (il s’agit en fait de Maurice Boissy, peintre raté, marginal et alcoolique). Pourtant, à l’âge de 8 ans, Miguel Utrillo y Molins lui donne un nom, le sien. Artiste de talent évoluant à Barcelone, cette adoption pourrait être une aubaine pour le jeune garçon. Il n’en est rien : bien que faisant ses études au collège Rollin, il fugue et s’alcoolise.

L’enfance de Maurice se déroule auprès de sa grand-mère, à qui sa mère l’a confié, villa Hochard à Pierrefitte-sur-Seine (actuelle Seine-Saint-Denis). À partir de l’âge de 18 ans, il fait plusieurs séjours à l’asile. Il sombre progressivement dans l’alcool, qui provoque chez lui de nombreux troubles (violence, démence). Ses études en sont affectées. Cependant, ses occupations thérapeutiques contribuent peut-être à révéler son génie. En tout cas, il reçoit les encouragements de sa mère lorsqu’elle pense découvrir en lui du talent.

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Revenu à la ville de son enfance, il y croque ainsi Le Café « le Chat sans queue » ou La Guinguette.

Sa scolarité écourtée, un coup de pouce de l’entourage de sa mère lui permet de devenir employé de banque. Les débuts sont prometteurs mais ses sautes d’humeur font qu’il perd son emploi. Violent, querelleur, il est hospitalisé à Sainte-Anne dans le but de le désintoxiquer.

La psychanalyse en est à ses débuts mais à Paris on parle déjà de la méthode freudienne. Un psychiatre insiste pour que Suzanne Valadon initie son fils à la peinture afin d’exprimer son mal-être sur la toile. Maurice Utrillo accepte et adore recouvrir le support d’une matière d’une rare épaisseur. Le travail du peintre en herbe interpelle notamment Clovis Sagot, marchand réputé. C’est plus qu’un encouragement. Utrillo va mieux, la toile claircit. De 1910 à 1915, il développe ce qu’il appelle sa « période blanche ».

Si Libaude, autre marchand réputé, l’exploite, il lui permet aussi de rencontrer Francis Jourdain et Octave Mirbeau qui parlent à leur tour d’Utrillo comme d’un talent exceptionnel. Sa carrière démarre véritablement : en 1909, le Salon d’automne l’accueille. Malheureusement, il vit pauvrement, traîne dans le Bistrot du Casse-Croûte et boit de plus en plus. Il fait une nouvelle cure de désintoxication qui le tient éloigné des débits de boisson pendant deux mois. À sa sortie d’hospitalisation, Maurice a envie de peindre plus que jamais. Sa mère le conseille et le pinceau sur la toile laisse apparaître maintenant des formes plus structurées. Cependant, son état mental se dégrade et il retourne à l’asile psychiatrique.

En 1919, Utrillo va mieux, au point que la galerie Lepoutre l’expose. C’est un succès. Le moral s’en ressent favorablement, les finances aussi ! Conscients de ses défaillances psychiques et de son génie pictural, certains galeristes en profitent. Le déséquilibre se renforce. Utrillo fait alors une tentative de suicide. Suzanne Valadon cherche à couper son fils de Montmartre et y parvient. Il se marie en 1935 avec Lucie Valore. C’est une bonne chose car son épouse surveille sa santé, ses finances et les marchands ! Entre temps, Maurice Utrillo est devenu un peintre célèbre. Il est décoré de la Légion d’Honneur en 1928 par le ministre Édouard Herriot en personne. En ce qui concerne son style, les avis divergent. Indépendamment de l’œuvre assez impressionnante qu’il a laissée, sa peinture présente une caractéristique de mouvements unique : un tableau d’Utrillo est animé, vivant, invitant le chaland à descendre une ruelle avec lui ou à emprunter une rampe d’escalier.

Sans doute poussé par sa mère, il épouse en 1935, à l’âge de 51 ans, Lucie Valore avec laquelle il s’installe au Vésinet d’abord 27, Route de la Plaine puis en 1936 au 18, route des Bouleaux (villa La Bonne Lucie) jusqu’en 1955, année de la mort du peintre. Celle-ci joue un rôle dans la gestion des finances du couple et surveille Maurice afin d’éviter sa rechute dans l’alcoolisme et le pousser à travailler. Sa mère meurt trois ans plus tard.

Un jour d’été 1945, le frère de son épouse lui présente un jeune peintre débutant, Charles Féola, rencontré alors qu’il peignait place du Tertre à Paris. Il se sent alors l’âme d’un mentor et l’accueille chez lui au Vésinet pendant quelques mois, le temps de mettre à profit pour Féola les conseils techniques de Maurice Utrillo, devenu son ami, et de développer son propre style. Il gardera avec son élève des liens indéfectibles. Il assistera à ses expositions montmartroises et patronnera même quelques-unes de ses expositions à Londres, New York, Rio, Le Caire, Tel-Aviv, Tokyo et en Scandinavie

Pour certains, l’artiste fait montre d’impressionnisme. Utrillo ne s’y opposait d’ailleurs pas, lui qui aimait le travail de Sisley. Mais une de ses singularités éclate dans sa capacité à représenter la noirceur de sa banlieue parisienne. Utrillo est le pinceau lui-même. Sa mélancolie est support (Rue du Mont-Cenis, 1914).

Maurice est malade, il le fait savoir par son travail. Il implicite ici que beaucoup d’autres sont malades, comme lui, ceux qu’il a rencontrés lors de ses nombreux séjours en asile et qui n’ont pas eu la chance d’avoir été initiés par une mère peintre. C’est pour eux qu’il peint, c’est à eux qu’il est relié en permanence. Maurice Utrillo est fou certes mais il offre sa folie à ses compagnons de route. Autodidacte il était et de cela, il n’avait « cure » car Utrillo a avant tout représenté les méandres de l’inconscient quand le nom du père et le Nom-du-Père font défaut. Cette forme de désespoir peut se partager. Il y est parvenu.

 Musées

Utrillo-Belle-GabrielleLe musée Utrillo-Valadon situé à Sannois, ville du Val-d’Oise, présente actuellement trois toiles d’Utrillo ainsi que cinq œuvres de sa mère, Suzanne Valadon, et deux d’André Utter.

La Pinacothèque de Paris a organisé en 2009 une exposition consacrée à Maurice Utrillo et à sa mère Suzanne Valadon.

En 2010, son testamentaire Jean Fabris – qui a rompu avec le musée Utrillo-Valadon de Sannois – inaugure l’espace Utrillo, comprenant une quinzaine de tableaux, 15 000 photographies et de nombreux documents. En 2015, repartant sur de nouvelles bases avec la commune de Sannois, Fabris envoie deux œuvres du musée Utrillo-Valadon rejoindre 80 autres peintures au Japon dans le cadre d’une exposition destinée à faire connaître la mère d’Utrillo; Maurice étant déjà bien-aimé en terre nippone à tel point que des cafés portent son nom.

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Les secrets du Savon de Marseille

Posté par francesca7 le 16 février 2016

 
 
À Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), le quartier des savonniers est ensoleillé, en plein mois de janvier. Producteurs d’huile d’olive, parfumeurs, maîtres savonniers, autrefois étaient les rois et faisaient battre le cœur de la ville. De ce passé faste, il reste encore de très belles demeures

Aujourd’hui, une usine fonctionne encore à plein temps. Chez Marius Fabre, on est savonnier depuis 115 ans. Ici on fabrique le véritable savon de Marseille. « Il est fabriqué uniquement à partir d’huiles végétales, sans aucun autre additif, sans colorant, sans conservateur, sans additif chimique donc c’est un produit naturel et qui est bon pour la peau », explique Julie Bousquet-Fabre, codirectrice de la savonnerie.

En 115 ans, la savonnerie n’a quasiment pas changé. Le processus de fabrication du savon est lui aussi très authentique. Chaque année, 1 000 tonnes de savon sortent des chaudrons Marius Fabre. Et l’aventure familiale n’est pas près de s’arrêter. Avec l’envolée du naturel et des produits bio, cette savonnerie 100% provençale a de beaux jours devant elle.

(Source : France Télévisions)

Site Internet : http://www.marius-fabre.com

Savons_de_Marseille

Le premier savonnier dans la région est recensé en 1370. La formule de ce savon a été réglementée au xviie siècle sous le roi Louis XIV. En 1688, Colbert passe un édit limitant l’utilisation du nom « savon de Marseille » aux savons fabriqués à l’huile d’olive dans la région de Marseille.

La région de Marseille compte 90 savonneries au xixe siècle et connaît son apogée en 1913 avec 180 000 tonnes produites. Après 1950, l’essor des détergents de synthèse précipite son déclin.

L’origine du savon de Marseille provient du savon originaire d’Alep en Syrie, existant depuis des milliers d’années. Le mode de fabrication de celui-ci, à base d’huile d’olive et de laurier s’est répandu à travers le bassin méditerranéen, à la suite des Croisades, en passant par l’Italie et l’Espagne, pour atteindre Marseille.

La cité phocéenne possède des manufactures de savon à partir du xiie siècle qui utilisent comme matière première l’huile d’olive extraite en Provence la plus proche. La soude, terme qui à l’époque désigne un carbonate de sodium plus ou moins pur, provient des cendres des plantes des milieux salins, en particulier la salicorne. Crescas Davin est au xive siècle le premier savonnier officiel de la ville. En 1593, Georges Prunemoyr, dépassant le stade artisanal, fonde la première fabrique marseillaise.

Au début du xviie siècle, la production des savonneries marseillaises peine à satisfaire la demande de la ville et son terroir. Le port de Marseille reçoit même des savons de Gênes et d’Alicante. Mais la guerre rompant l’approvisionnement d’Espagne, les savonniers marseillais doivent augmenter leur production de façon à pouvoir fournir l’Europe occidentale, d’abord le nord du Grand Royaume de France, les îles britanniques, la Hollande et surtout l’Allemagne, où les acheteurs pressent leurs commandes avant le grand collapsus de la Guerre de Trente Ans.

En 1660, on compte dans la ville sept fabriques dont la production annuelle s’élève à près de 20 000 tonnes. Sous Louis XIV, la qualité des productions marseillaises est telle que « le savon de Marseille » devient un nom commun. Il s’agit alors d’un savon de couleur verte qui se vend principalement en barre de 5 kg ou en pains de 20 kg.

Le 5 octobre 1688, un édit de Louis XIV, signé par Jean-Baptiste Colbert de Seignelay fils de Colbert, secrétaire de la Maison du Roi, réglemente la fabrication du savon. Selon l’article III de l’édit : « On ne pourra se servir dans la fabrique de savon, avec la barrille, soude ou cendre, d’aucune graisse, beurre ni autres matières ; mais seulement des huiles d’olives pures, et sans mélange de graisse, sous peine de confiscation des marchandises ». Les manufactures de savons doivent cesser leur activité l’été car la chaleur nuit à la qualité du savon. Le respect de cette réglementation assure la qualité du savon et fait la renommée des savonneries marseillaises.

Dans le même temps, des fabriques de savon s’installent dans la région, à Salon-de-Provence, Toulon ou Arles.

À partir de 1820, de nouvelles matières grasses sont importées et transitent par le port de Marseille. Les huiles de palme, d’arachide, de coco et de sésame en provenance d’Afrique ou du Moyen-Orient sont utilisées pour la fabrication du savon.

Les savonneries marseillaises subissent la concurrence des savonneries anglaises ou parisiennes, ces dernières emploient du suif qui donne un savon moins cher.

Au début du xxe siècle, la ville de Marseille possède quatre-vingt-dix savonneries. François Merklen fixe en 1906 la formule du savon de Marseille : 63 % d’huile de coprah ou de palme, 9 % de soude ou sel marin, 28 % d’eau. Cette industrie est florissante jusqu’à la Première Guerre mondiale où la difficulté des transports maritimes des graines porte gravement atteinte à l’activité des savonniers. En 1913, la production représente 180 000 tonnes et n’est plus que 52 817 tonnes en 1918.

Après la guerre, la savonnerie bénéficie des progrès de la mécanisation bien que la qualité du produit reste due à l’emploi des anciens procédés et la production remonte pour atteindre 120 000 tonnes en 1938. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Marseille assure encore la moitié de la production française mais les années qui suivent sont désastreuses. Le savon est supplanté par les détergents de synthèse et les savonneries marseillaises ferment les unes après les autres.

Dans la région marseillaise, seules quatre savonneries continuent à fabriquer du savon comme il se fabriquait il y a trois siècles et produisent encore le fameux cube de 600 grammes estampillé avec le nom de la savonnerie et la mention « 72 % d’huile » parmi lesquelles la Savonnerie du Midi et la savonnerie Marius Fabre.

Savonnerie

Marius Fabre est une entreprise fondée en 1900 et porte le nom de son fondateur : Marius Fabre. Aujourd’hui l’entreprise est toujours gérée par la famille Fabre, plus précisément les deux arrière-petites-filles de Marius Fabre. La savonnerie Marius Fabre emploie aujourd’hui 30 personnes mais a employé jusqu’à 70 personnes dans les années 1930.

La savonnerie Marius Fabre fait partie des quatre derniers fabricants de savons de Marseille installés dans le sud de la France à Salon de Provence (avec le Sérail, le fer à cheval et la savonnerie du midi à Marseille) et fait partie de l’Union des Professionnels du Savon de Marseille qui défend un savon de Marseille fait dans la région de Marseille, avec un process respectueux de la tradition du XVIeme siècle avec une saponification en chaudrons et uniquement avec deshuiles végétales.

En effet, l’Edit de Colbert depuis 1688 à posé les règles du vrai savon de Marseille. Les matières grasses utilisées dans le véritable savon de Marseille, sont uniquement à base d’huiles végétales, olives, coprah, palme…. et les 4 derniers fabricants du « véritable savon de Marseille » utilisent encore le procédé « marseillais » en 5 étapes et la saponification en chaudrons à ciel ouvert.

 

Le savon de Marseille est d’abord un produit de propreté dont l’usage corporel quotidien est avéré depuis plusieurs siècles, en particulier pour les mains et le visage. Il sert aussi comme nettoyant ménager et pour le lavage du linge. On trouve des paillettes de savon de Marseille pour la lessive. On l’emploie notamment pour laver le linge des personnesallergiques et des bébés parce qu’il ne contient pas d’ingrédients allergisants. Antimite et bactéricide, il a contribué à la baisse de la mortalité infantile au xixe siècle. Selon une croyance populaire, mis au fond d’un lit il éviterait d’avoir des crampes

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