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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Patrimoine de Vincenot

Posté par francesca7 le 24 avril 2013

Patrimoine de Vincenot dans FONDATEURS - PATRIMOINE vincenot-180x3001912 : Naissance d’Henri Vincenot, écrivain, peintre, sculpteur

Né le 2 janvier 1912 rue des Perrières à Dijon, au sein d’une famille composée de cheminots et d’agriculteurs, Henri Vincenot étudia à l’école Darcy, puis au collège Saint-Joseph, puis à l’École supérieure de commerce de Dijon, et poursuivit sa formation à Paris (HEC). Après un bref passage à Prisunic, il « entre au chemin de fer « , sa passion. Chef de gare à Saint-Jean- de-Losne et Louhans, il bifurqua bientôt vers un travail qui lui convenait mieux : journaliste au magazine ferroviaire Notre Métier devenu La Vie du Rail.

Romancier, poète, dessinateur, peintre, sculpteur, comédien, ses dons sont multiples. Il bénéficia d’un grand bonheur conjugal en épousant Andrée Baroin (1913-1984). Plusieurs enfants élargirent le cercle de famille : Jean- Pierre (1936), Claudine (1938), François (1940-1988) et Denis (1944). Ils vivaient à Paris, en vacances à Commarin et à La Pourrie (un hameau remis par eux en vie près de Labussière-sur-Ouche), à Talant de 1939 à 1945, à Commarin quand Henri en retraite put se consacrer pleinement à son œuvre. Il a publié en 1953 Je fus un saint (Denoël) et il demeurera attaché à deux éditeurs, Denoël et Hachette.

La plupart de ses romans ont un lien avec la Bourgogne et souvent s’y situent entièrement. Ses lieux de prédilection : la Montagne et l’Auxois, les Maranges. Aux œuvres romanesques initiales à partir des années 1950 (La Pie saoule ; Les Chevaliers du Chaudron ; À rebrousse-poil ; Les Yeux en face des trous ; Walther, ce boche, mon ami) s’ajoutent deux volumes de la collection La Vie quotidienne (Les chemins de fer au XIXe siècle et La Bourgogne au temps de Lamartine). Deux romans lui assurent des tirages élevés et une notoriété importante: Le Pape des escargots puis La Billebaude. Sans doute traite-t-il souvent des mêmes thèmes (l’attachement aux vertus durables de la tradition, le refus d’un « progrès » déshumanisant et qui détruit la nature), mais il est complexe et volontiers paradoxal. Son imagination débordante, son style si goûteux, son personnage même (sa moustache, son accent, son gilet brodé) l’écartent des sentiers du régionalisme étroit pour acquérir une stature nationale d’auteur respecté. Bernard Pivot en fait son « chouchou » de son émission télévisée Apostrophes (Lire, juin 1990), ce qui lui vaut la célébrité.

Multiple, Henri Vincenot ne se résume évidemment pas à ce portrait bien incomplet. Il ressent d’autres appels littéraires : la Bretagne, le Maroc. Il dessine et il peint, exposant régulièrement. L’homme fait corps et âme avec son œuvre. Il est rare en effet qu’un auteur épouse à ce point l’intrigue d’un livre, la figure d’un roman. La Gazette, ce vagabond qui chemine depuis deux ou trois mille ans à travers la Bourgogne, est sans doute son meilleur personnage. Jamais guéri du décès de son épouse, il meurt le 21 novembre 1985 au domicile de sa fille, rue Jean-Jacques Rousseau à Dijon. Plusieurs biographies lui sont consacrées ; cinq thèses et mémoires étudient son œuvre. Ses dessins et peintures sont reproduits dans deux ouvrages, l’un général (édité par Anne Carrière) et l’autre ferroviaire (La Vie du Rail). – JFB

Actes des Rencontres Henri Vincenot organisées les 17 et 18 octobre 1992 par l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, textes réunis par Martine Chauney-Bouillot, Académie des sciences, arts et belles-lettres ; et Précy-sous-Thil, l’Armançon, 1993, 153 p. : ill. (« Mémoires de l’Académie des sciences, arts et belles- lettres de Dijon », t. 133).

Le Pape des escargots

Par Henri Vincenot

Le Pape des escargots dans ESCARGOTBon là j’étais un peu vendu d’avance à ce livre. D’abord parce que le recueil de romans dans lequel figure le pape des escargots m’a été offert par mes parents. Et aussi parce que ça faisait un moment que je m’étais promis de m’intéresser à Henri Vincenot, le chantre de la Bourgogne, ma région natale.

Gilbert vit comme un ermite dans sa ferme appelée la Rouéchotte. Négligeant les travaux de la ferme et oubliant de se nourrir, il passe son temps à sculpter alors que sa famille est toute entière tournée vers les travaux des vendanges. Son occupation est considérée comme une lubie par tous, sauf par la Gazette, un vieil original errant qui voit en Gilbert la réincarnation des bâtisseurs bourguignons d’antan qui ont œuvrés à la construction des plus belles églises romanes. Le talent de Gilbert est remarqué fortuitement par le propriétaire d’une galerie d’art parisienne qui, grâce à ses nombreux contacts dans le milieu de l’art moderne, lui propose de l’envoyer à Paris tous frais payés pour suivre des cours dans une école d’art. Gilbert le Bourguignon va donc prendre la route de Paris.

Le pape des escargots est un livre très riche. Les thèmes dont il est question sont très nombreux.

Commençons d’abord avec la Bourgogne. Il est évident que Henri Vincenot est un amoureux fou de sa région, la terre des Eduens et des Burgondes. Ça se sent à chaque ligne, à chaque description de ses personnages, des paysages et des bâtiments. La langue est joyeuse. J’ai pris plaisir à lire certains mots que je n’avais qu’entendu jusque-là. Des beaux mots comme revorcher, reveuiller, beuzenot, pangnat, traignas, treuffes etc. D’ailleurs je me suis dit que j’avais encore quelques progrès à faire pour comprendre vraiment le patois bourguignon. Le texte est en truffé et on peut buter dessus si on ne connaît pas ces mots. Mais ça m’avait fait la même chose avec le français d’Acadie dans Pélagie la charrette sans pour autant m’empêcher de l’apprécier. Toujours au rayon des mots, on notera le vocabulaire du domaine de l’architecture, de la sculpture, de l’artisanat et de la bonne nourriture.

Les personnages sont plutôt colorés, et c’est un euphémisme dans le cas de La Gazette, sorte de prédicateur errant, mémoire vivante de la vie bourguignonne, des traditions ancestrales, de l’architecture et des Compagnons du Devoir. Les exégètes d’Henri Vincenot pourraient facilement consacrer une longue étude à propos de ce personnage, qui est en fait le véritable héros du roman. Le pape des escargots c’est lui.

Je ne m’attendais pas du tout à ce que ce livre parle de religion. En fait ça parle beaucoup plus de spiritualité que de religion. La Gazette expose l’intégration des coutumes laïques et druidiques dans le christianisme. Henri Vincenot n’a pas attendu le Code Da Vinci pour mêler christianisme, panthéisme et paganisme.

Mais le thème central de ce livre est la vie en Bourgogne, le terroir diront certains. C’est un mode de vie et un monde que je n’ai pas connus, mes parents un peu et mes grands-parents sans doute un peu plus. C’est une culture qui disparaît petit à petit malheureusement. Vincenot a manifestement une dent contre la ville, lieu de perdition par opposition à la campagne où on respecte les vraies choses. On frôle parfois la caricature en ce qui concerne le contraste entre la vie dans la Bourgogne profonde et le mode de vie urbain mais ça reste crédible. Vincenot a lui-même expérimenté les deux modes de vie : né et élevé en Bourgogne, il a passé de nombreuses années à Paris. On peut donc lui accorder un certain crédit sur le sujet. Et puis comme tout écrivain, il force le trait pour passer son message. J’aime bien aussi la sensibilité écologique de l’auteur. Écrit dans les années 70, ce livre aborde déjà le sujet de la pollution des nappes phréatiques, du manque d’eau en été, de l’utilisation intensive des engrais dans l’agriculture… Ces sujets sont malheureusement toujours d’actualité.

Le pape des escargots, c’est aussi l’histoire des déracinés, comme Vincenot lui-même. C’est la description des individus qui quittent leur région pour la ville, que ce soit Dijon ou Paris. Avec la distance on a tendance à se couper de ses racines. C’est ce qui arrive à Gilbert de la Rouéchotte mais il finit par se retrouver. Il ressort grandi de son expérience d’expatrié.

En guise de conclusion, voilà une lecture très agréable, je garde les autres romans du recueil sous la main.


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Doctrine spirituelle de Saint Bernard

Posté par francesca7 le 24 avril 2013

 

Bernard fréquente l’école de Saint-Vorles, à Châtillon. Il est doué d’une grande intelligence et d’une forte volonté, mais il est timide, méditatif, rêveur. Renonçant à des études plus poussées, il entre en 1112 au monastère de Cîteaux, près de Dijon, fondé en 1098. Il a persuadé trente de ses parents et amis à se faire moines avec lui. La vie est rude et austère à Cîteaux, et Bernard s’y donne généreusement aux veilles, aux travaux, aux mortifications, mais aussi à la méditation de l’Écriture, à l’étude des Pères de l’Église et de la règle de saint Benoît. En 1115, il est mis à la tête d’un groupe de douze moines et va fonder l’abbaye de Clairvaux, en Champagne. L’abbé, selon la règle de saint Benoît, est maître spirituel et responsable de l’enseignement doctrinal de sa communauté. Bernard va pouvoir communiquer l’objet de ses méditations. Il ne sera jamais un théoricien, un homme d’école. Ses écrits sont des écrits de circonstance, s’adressant toujours à des hommes qu’il faut aider à se convertir. Deux maîtres vont compléter sa formation philosophique et théologique : Guillaume de Champeaux (?-1121), évêque de Châlons-sur-Marne, et Guillaume de Saint-Thierry (?-1148), bénédictin de Saint-Nicaise de Reims. Bernard, épuisé et malade, doit se reposer durant un an ; vivant à l’écart, dans une cabane, il peut se livrer à loisir à l’étude et à des entretiens avec ses deux amis. Nous savons par Guillaume de Saint-Thierry, qui écrivit sa vie, que Bernard et lui discutaient des « relations du corps et de l’âme ».

 Doctrine spirituelle de Saint Bernard dans FONDATEURS - PATRIMOINE st-bernard

Vers 1125, Bernard écrit ses deux premiers traités : Sur les degrés de l’humilité et de l’orgueil et Sur l’amour de Dieu. Sa doctrine, qui fera école chez les Cisterciens, s’y trouve toute condensée. Disciple convaincu de la règle de saint Benoît, il met l’humilité à la base de toute conversion et joint indissolublement l’ascèse du corps et de l’esprit au progrès de l’âme dans son ascension vers Dieu. C’est à la fois une échelle d’humilité, de vérité et de charité. « Socratisme chrétien », la connaissance expérimentale de la vérité mène à Dieu en trois étapes.

   C’est d’abord la connaissance de soi : « Connais-toi toi-même » dans la misère de la condition d’homme pécheur, c’est ta vérité et c’est ainsi que tu t’aimeras utilement. C’est ce que Bernard appelle l’amour « charnel », où l’homme cherche Dieu pour ses propres besoins.

   Cette prise de conscience réaliste conduit à la connaissance d’autrui, sympathie douloureuse pour la commune condition. Parce que « le semblable connaît son semblable », je l’aime comme un autre moi-même. C’est l’amour « social », second degré, où s’exerce l’ascèse purificatrice de la vie commune, école de charité, où l’homme brise le carcan de son égoïsme et élargit son cœur, comme une peau s’étend sous l’action de l’huile. « L’amour charnel devient social lorsqu’il s’élargit à la communauté. »

   L’amour de soi, « charnel », connaît une autre extension, celle de l’humanité du Christ. Car le Christ s’est fait chair pour devenir, par amour, ce que l’homme est devenu par le péché. La dévotion de saint Bernard à l’humanité du Christ, dont les siècles suivants ne retiendront que l’aspect affectif, a un caractère pédagogique et théologique, et la même chose peut être dite de sa dévotion mariale. Dieu s’est rendu visible, aimable pour gagner notre cœur de chair. Par l’aide que le Seigneur lui donne pour sortir de sa misère, l’homme apprend à estimer cet amour de Dieu qui le sauve et, bientôt, en vient à aimer Dieu, non plus charnellement, c’est-à-dire pour son propre intérêt, mais d’un amour spirituel, désintéressé : Magna res amor, c’est une grande chose que l’amour s’il remonte jusqu’à son principe. Ce processus d’ordination de la charité a l’originalité de saisir l’élan, l’« affectus » de l’homme et de le redresser vers son objet « naturel », Dieu. D’égoïste qu’il était, l’amour a appris la communion dans son rapport avec autrui, pour entrer dans la communion d’esprit avec Dieu. À ce troisième degré d’amour, l’homme a recouvré sa liberté, mais, tant qu’il est en cette vie, ce ne peut être la pleine liberté de l’esprit, car il demeure lié au corps terrestre et ne jouit pas encore de la présence totale de l’objet de son amour.

   Il est un degré plus haut encore, que l’on n’atteint que rarement et passagèrement, où l’homme ne s’aime plus que pour Dieu : c’est l’« extase » (excessus), l’absorption de tout retour sur soi, par l’esprit qui est communion. L’homme atteint la réalisation de son être spirituel, qui est mouvement vers Dieu. L’amour du véritable soi spirituel subsiste, mais n’est plus expérimenté indépendamment de la communion avec Dieu. Expérimenter cette union d’esprit, c’est être déifié. Quelque audacieuses que soient les comparaisons de cette fusion, celle-ci n’est jamais la confusion panthéiste. Le personnalisme de l’amour s’y oppose. L’expérience de l’amour ramène l’âme vers son origine, Dieu, qui est esprit. Saint Bernard est l’héritier d’une traditionnelle théologie mystique qui commence avec Origène. Il lui reprend un grand nombre de thèmes, notamment la distinction entre l’image et la ressemblance de l’homme à Dieu. S’il a perdu la ressemblance, il a gardé l’image : la liberté, liberté spirituelle qui consiste pour l’âme à se libérer de tout ce qui l’entrave dans la réalisation d’elle-même, qui, finalement, est le consentement à la grâce, qui la sauve. Saint Bernard a développé ce thème dans son traité De la grâce et du libre arbitre. Sensible à la loi d’ascension, de progrès, de dépassement, par laquelle la conscience conquiert sa propre vérité, il a confiance en cet élan intérieur, qui commence à l’expérience malheureuse de la cupidité pour s’achever dans la béatitude de l’esprit. S’il tient l’essentiel de sa doctrine de l’Écriture, notamment du mot de saint Jean « Dieu est amour » et des Pères grecs et latins, il a axé cependant toute sa doctrine sur la connaissance expérimentale que donne l’amour (amor ipse notitia). Le vocabulaire de l’amour courtois n’a pas été sans influence sur sa pensée et sur son style.

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L’œuvre écrite

La pensée, la prière de saint Bernard sont tout imprégnées de la Bible, de ses images, de ses exemples, de ses mots. Celle-ci est la source de sa spiritualité, où s’exerce le « souvenir » dans l’attente de la « présence ». Par la liturgie et par la lecture des Pères, saint Bernard est sans cesse au contact des paroles bibliques, qui sont devenues les siennes.

   Les Cisterciens avaient renoncé à tout sauf à l’art d’écrire. Le style de saint Bernard est brillant, recherché même ; il abonde en jeux de mots, en allitérations. S’il est nerveux, il est souvent exubérant. Mais, sous cette apparence, il y a un principe d’ordre et d’équilibre, d’harmonie dans le parallélisme, et l’on a remarqué que la langue de Bernard devient plus sobre et plus dépouillée lorsqu’il parle de l’expérience mystique. Saint Bernard possède aussi un certain art dramatique, comme lorsqu’il tient en suspens l’humanité, la cour céleste et Dieu lui-même dans l’attente de la réponse de la Vierge Marie au message de l’Ange de l’Annonciation.

   Il a toujours été beaucoup lu et étudié. Du pape Jean XXII, au XIVe s., au pape Jean XXIII, les hommes d’Église l’ont pris pour guide de leur vie personnelle et de leur ministère. Luther même l’estimait. Les moines le considèrent comme leur maître spirituel. Les philosophes de l’esprit Maurice Blondel, Louis Lavelle, Aimé Forest ont reconnu en lui, après Pascal, celui qui avait donné aux concepts de liberté et de conscience une place prépondérante dans l’histoire de la pensée.

   Saint Bernard eut une vie partagée, divisée même, entre l’action et la contemplation. Il s’en plaignit souvent, mais il vécut intensément ces deux vies, en les unifiant en un merveilleux équilibre par la pureté de son intention. Bergson ne reconnaissait-il pas dans cette ambivalence des mystiques chrétiens, fruit de leur charité, le critère certain du dynamisme de l’esprit ?

 

 

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La Ballade de Mme de St George

Posté par francesca7 le 29 mars 2013

Voici la ballade de Mme de Saint-George :

La Ballade de Mme de St George dans EXPRESSION FRANCAISE epave

Le vent mugit au loin sous un ciel sans étoiles ;
La mer sur le galet précipite ses flots,
Et, comme des points noirs ou de mouvants îlots,
Paraissent des barques sans voiles.

Ces barques de pêcheur ont redoublé d’efforts
Et gagnent en courant le golfe qui les garde ;
Car, cette nuit, malheur au marin qui s’attarde :
L’Océan appartient aux morts.

La nuit de la Toussaint est une nuit fatale,
Et, quand l’heure viendra, du milieu des rescifs
S’élèveront en chœur des murmures plaintifs
Qui domineront la rafale.

D’où partent ces accords par la vague chassés ?
D’un vaisseau… Regardez ! sous le céleste dôme,
Seul, il se meut là-bas !… c’est le vaisseau-fantôme,
Le navire des Trépassés.

C’est un trois-mâts sinistre, immense sarcophage ;
Son pavillon est noir ainsi que ses agrès :
Tous ceux que dans l’année ont suivis nos regrets,
Forment son funèbre équipage ;

Et, debout à minuit, pour la dernière fois,
Ces trépassés d’hier, aux vivants qui les pleurent
Jettent des cris d’adieu, qui sur la plage meurent
Sans réveiller ni son, ni voix.

Ainsi, toute la nuit, vers le rivage vide
Ils prolongent leurs cris, ils tendent leurs bras blancs ;
Et, le matin venu, le vaisseau de ses flancs
Fait jaillir un éclair livide.

Puis, un coup de canon, comme un dernier sanglot,
Tonne dans les sabords et sur la mer expire…
Soudain tout disparaît : voix, lumière, navire
Rentrent à jamais sous le flot.

Chaque pécheur, aux pieds de Notre-Dame,
Cette nuit-là, pieux comme un reclus,
Dans son logis pense à quelque pauvre âme
Qu’il aimait bien et qu’il ne verra plus.

Mais aucun d’eux, tant l’effroi les pénètre,
Ne quitterait son toit ni son foyer :
Ils n’osent pas même ouvrir la fenêtre
De peur de voir le vaisseau flamboyer.

Et cependant, à la Toussaint dernière,
D’une cabane une porte s’ouvrit,
Et, vers le port, sans bruit et sans lumière,
Une ombre osa se glisser à minuit.

Même une barque à la grève amarrée,
Fut aussitôt détachée, et soudain
L’ombre y monta contre vent et marée,
Et sans frémir prit les rames en main.

Or, quand l’esquif, gagnant la haute plage,
A l’Océan imprima son sillage,
Un chant mystérieux, sourd comme le remords,
Vint de la pleine mer : c’était le chant des morts.

« Hier encor nous étions hommes,
« Demain vous serez des fantômes ;
« Mortels, tout n’est que vanité !
« Qu’est-ce donc que la vie humaine ?
« Nous avons, nous, l’éternité,
« Quand vous avez un jour à peine…
« Que nous serions heureux sous nos pâles linceuls,
« Si vous veniez à nous, si nous n’étions plus seuls ! »

L’esquif déjà s’éloignait de la rive ;
Mais quand cet hymne au loin eut retenti,
L’ombre hésita ; le canot qui dérive
Sembla faiblir ; son cours s’est ralenti

Mais tout à coup, du bout de la jetée,
Une autre barque à la mer s’élança ;
Et la première, un instant arrêtée,
Reprit courage et plus vite avança.

Qui brave ainsi les morts, la nuit, les lames ?
Quelques forbans, incrédules, moqueurs,
Hommes de fer ?… Non ; mais deux pauvres femmes
Qui n’ont suivi que l’élan de leurs cœurs.

L’une, naguère était heureuse épouse,
L’autre était mère… hélas ! rien ne défend
Nos chers trésors contre la mort jalouse ;
Le même coup frappa l’homme et l’enfant.

Aussi, la veuve et la mère éplorées,
Depuis ce jour, à toutes les marées,
Demandent le vaisseau que cette nuit attend,
Et qui va se montrer… Écoutez !… on l’entend :

« Hier encor nous étions hommes,
« Demain vous serez des fantômes ;
« Mortels, tout n’est que vanité !
« Qu’est-ce donc que la vie humaine ?
« Nous avons, nous, l’éternité,
« Quand vous avez un jour à peine…
« Que nous serions heureux sous nos pâles linceuls,
« Si vous veniez à nous, si nous n’étions plus seuls ! »

Des deux esquifs c’est celui de la veuve
Qui va devant ; l’autre ne vient qu’après.
Dieu les assiste à l’heure de l’épreuve !
Voici venir le vaisseau des regrets.

La veuve hésite et détourne la tête
Pour l’éviter et pour ne pas le voir ;
Mais c’est en vain , car l’ombre qu’il projette
Fait sur les flots danser son spectre noir.

L’épouse tremble, et la mère regarde :
Amour de mère est plus fort que la peur ;
Son œil furtif par instant se hasarde
Vers le navire errant dans la vapeur ;

Même elle voit des morts les formes frêles
Grimper aux mâts , se croiser sur le pont,
Et quand vers elle arrivent leurs voix grêles,
La mère croit que son fils lui répond ;

Et vers ce fils plus ardente elle vole :
C’est là son but, son espoir, son idole ;
Et comme un chant de joie, on la voit écouter
Ce chœur que les échos n’osent pas répéter :

« Hier encor nous étions hommes,
« Demain vous serez des fantômes ;
« Mortels, tout n’est que vanité !
« Qu’est-ce donc que la vie humaine ?
« Nous avons, nous, l’éternité,
« Quand vous avez un jour à peine…
« Que nous serions heureux sous nos pâles linceuls,
« Si vous veniez à nous, si nous n’étions plus seuls ! »

Le chœur se tait, et la veuve craintive
Penche son front sur son sein refroidi ;
Sa main s’arrête, et la rame inactive
N’obéit plus a son bras engourdi.

Les deux esquifs sont alors côte a côte,
Car le dernier fend les flots en vainqueur :
La mère parle à l’épouse a voix haute,
Et dans un cri lui jette tout son cœur.

La veuve sent bondir sa foi première,
Elle repart ; mais cet élan s’éteint ;
Elle aperçoit comme un œil sans paupière
Qui, du vaisseau, la regarde et l’atteint.

Elle pâlit, et se trouble, et frissonne ;
Jeunesse, amis, le bonheur, l’avenir,
Elle voit tout… tout ce qu’elle abandonne
Pour aller, belle, avec un mort s’unir.

La pauvre femme, en pensée adultère,
Pleure la vie, et l’amour et la terre ;
Tremblante, elle veut fuir le vaisseau de la mort ;
Mais le chant recommence, et plus près et plus fort :

« Hier encor nous étions hommes,
« Demain vous serez des fantômes ;
« Mortels, tout n’est que vanité !
« Qu’est-ce donc que la vie humaine ?
« Nous avons, nous, l’éternité,
« Quand vous avez un jour à peine…
« Que nous serions heureux sous nos pâles linceuls,
« Si vous veniez à nous, si nous n’étions plus seuls ! »

Ainsi l’épouse, éplorée, éperdue,
Essaie en vain de regagner le port ;
Son œil hagard mesure l’étendue,
Elle se sent sous l’aile de la mort ;

Car elle a vu grandir la silhouette
Du vaisseau noir sur le gouffre béant,
Et se dresser vers elle un grand squelette
Pour la saisir de son bras de géant.

Elle se croit à son heure dernière,
Tombe à genoux, palpitante d’émoi,
Ferme les yeux et fait une prière
En s’écriant : O mon Dieu ! sauvez-moi !

Dieu l’exauça. L’esquif toucha la terre ;
L’épouse y vole, et cherche un sûr abri.
Elle a beau fuir dans le port solitaire,
A son oreille arrive un faible cri,

Cri déchirant qui toujours se rapproche,
Adieu suprême, amer comme un reproche.
Et cette fois pourtant le vaisseau se taisait,
Et l’on n’entendait plus qu’une voix qui disait :

« Recevez-moi, pâles fantômes !
« Je quitte le séjour des hommes :
« Sur terre tout est vanité.
« Qu’est-ce donc que la vie humaine ?
« Quand vous avez l’éternité,
« Les mortels n’ont qu’un jour à peine…
« Sois heureux, mon enfant ! partageons ton linceul !
« Ta mère est près de toi, tu ne seras plus seul. »  

          bat dans FONDATEURS - PATRIMOINE

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Appel de l’Abbé Pierre

Posté par francesca7 le 17 mars 2013

Appel de l’Abbé Pierre

Abbé Pierre

prononcé le 1er février 1954
sur les antennes de Radio-Luxembourg

 Appel de l'Abbé Pierre dans FONDATEURS - PATRIMOINE abbe_pierre-24x30-1999

Mes amis, au secours… Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l’avait expulsée… Chaque nuit, ils sont plus de deux mille recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d’un presque nu. Devant l’horreur, les cités d’urgence, ce n’est même plus assez urgent !

Écoutez-moi : en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer : l’un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte Geneviève ; l’autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s’accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l’on lise sous ce titre « centre fraternel de dépannage », ces simples mots : « Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t’aime »

La météo annonce un mois de gelées terribles. Tant que dure l’hiver, que ces centres subsistent, devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure. Je vous prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l’âme commune de la France. Merci ! Chacun de nous peut venir en aide aux « sans abri ». Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain : cinq mille couvertures, trois cents grandes tentes américaines, deux cents poêles catalytiques

Déposez-les vite à l’hôtel Rochester, 92, rue de la Boétie. Rendez-vous des volontaires et des camions pour le ramassage, ce soir à 23 heures, devant la tente de la montagne Sainte Geneviève. Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l’asphalte ou sur les quais de Paris.

Merci !

Abbé Pierre

 

abbe dans LITTERATURE FRANCAISEHenri Grouès, dit l’abbé Pierre, né le 5 août 1912 à Lyon et mort le 22 janvier 2007 à Paris Ve, est un prêtre catholique français de l’Ordre des Frères mineurs capucins, résistant, puisdéputé, fondateur du Mouvement Emmaüs (organisation laïque de lutte contre l’exclusion) comprenant la Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés et de nombreuses autres associations, fondations et entreprises de l’économie sociale, en France.

L’abbé Pierre acquiert sa notoriété à partir du très froid hiver de 1954, meurtrier pour les sans-abri.

Il lance le 1er février 1954 un appel mémorable sur les antennes de Radio-Luxembourg (future RTL), qui deviendra célèbre sous le nom d’Appel de l’abbé Pierre.

Le lendemain, la presse titra sur « l’insurrection de la bonté ». L’appel rapportera 500 millions de francs en dons (dont 2 millions par Charlie Chaplin qui dira à cette occasion : « Je ne les donne pas, je les rends. Ils appartiennent au vagabond que j’ai été et que j’ai incarné. »)16, une somme énorme pour l’époque et complètement inattendue, des appels et courriers qui submergèrent complètement le standard téléphonique de la radio, et des dons en nature d’un volume si immense qu’il fallut des semaines pour simplement les trier, les répartir et trouver des dépôts pour les stocker convenablement un peu partout en France.

Le combat de l’abbé Pierre a aussi permis l’adoption d’une loi interdisant l’expulsion de locataires pendant la période hivernale.

Les événements de l’hiver 54 ont donné lieu en 1989 à un film de Denis Amar avec Claudia Cardinale et Lambert Wilson : Hiver 54, l’abbé Pierre.

Il fonde en 1949 le Mouvement Emmaüs (en référence à Emmaüs, village de Palestine apparaissant dans un épisode du dernier chapitre de l’Évangile selon Luc). Ce mouvement est une organisation laïque de lutte contre l’exclusion, présente aujourd’hui dans 36 pays du Monde. Il commence ainsi dès l’été 1949 par fonder la communauté Emmaüs de Neuilly-Plaisance, au 38 avenue Paul Doumer, au départ auberge de jeunesse.

La rencontre avec George, désespéré qui a perdu toute raison de vivre, et à qui l’abbé Pierre demande « Viens m’aider à aider » marque cependant le véritable acte fondateur du Mouvement Emmaüs.

Les communautés Emmaüs se financent par la vente de matériels et d’objets de récupération et construisent des logements :

« Emmaüs, c’est un peu la brouette, les pelles et les pioches avant les bannières. Une espèce de carburant social à base de récupération d’hommes broyés. »

Le 29 mars 1952, il participe au jeu « Quitte ou double » sur Radio Luxembourg pour alimenter financièrement son combat, où il gagnera 512 000 francs de l’époque13 (ce qui correspond à près de 12 000 € actuels).

L’ensemble de la classe politique française ne tarit d’éloges et reconnaît le travail réalisé par l’abbé Pierre, notamment le président de la République Jacques Chirac, le Premier ministre Dominique de Villepin, la candidate socialiste Ségolène Royal et le candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy.

De très nombreuses associations et fondations françaises ou internationales qui ont milité avec l’abbé Pierre dans des causes communes en faveur des plus démunis lui rendent le jour même un vibrant hommage par des communiqués officiels.


L’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing demande que soient célébrées « des obsèques nationales » en l’honneur de l’abbé Pierre. La présidence de la République se prononce le jour de sa mort pour savoir si un « hommage national » ou un « deuil national » (la plus haute distinction funéraire française) serait rendu. Conformément aux souhaits de la Fondation Abbé Pierre et la famille qui semble s’opposer à la seconde option, c’est la première option qui est choisie (réservée tout de même à des personnalités telles que Jean-Paul II et le Commandant Cousteau), plus conforme au testament de l’abbé qui préférait que tout l’argent serve plutôt à la collecte au profit des œuvres de sa Fondation, à laquelle il a donné tout au long de sa vie l’ensemble de ses droits ainsi que les dons personnels faits à son nom.

Une chapelle ardente est ouverte à tous, les mercredi 24 et jeudi 25 janvier 2007, toute la journée, à l’église du Val-de-Grâce à Paris, où son cercueil simplement surmonté de sa canne et son béret est exposé aux remerciements du public ; un hommage populaire à l’abbé Pierre est organisé par le Mouvement Emmaüs le jeudi 25 janvier au Palais omnisport de Paris-Bercy, de 19 à 23 heures. Par ailleurs, des livres d’or collectent les hommages populaires à Paris, Metz et dans plusieurs communautés Emmaüs du Sud de la France ; face aux demandes, d’autres communautés Emmaüs en France ou dans le monde recueillent aussi les hommages du public.

À Lyon, sa ville de naissance, une messe commémorative est dite par l’archevêque, le Cardinal Philippe Barbarin en la Primatiale Saint-Jean. Lors de cette messe, l’évangile est proclamé par un diacre, neveu de l’abbé Pierre.

L’abbé Pierre meurt le lundi 22 janvier 2007, tôt le matin (5 h 25 heure locale), à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris, des suites d’une infection du poumon droit consécutive à une bronchite. Il était âgé de 94 ans.

Il affirmait : « J’ai passé ma vie à prier Dieu pour mourir jeune », et ajoutait : « Vous voyez, c’est raté ! ». L’abbé Pierre faisait également régulièrement allusion à sa mort en évoquant son départ en « grandes vacances ».

 

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Le Musée de la Résistance

Posté par francesca7 le 10 mars 2013

 

Il vous permettra de découvrir le rôle et l’importance de la Résistance dans cette région durant la Seconde Guerre Mondiale.

Musée de la Résistance en Morvan

Maison du Parc

58 230 Saint-Brisson

03.86.78.72.99

museeresistance.morvan@orange.fr

 

Inauguré le 26 juin 1983 par le Président François Mitterrand, le musée de la Résistance en Morvan permet de découvrir le rôle et l’importance de la Résistance dans cette région.

 Le Musée de la Résistance dans FONDATEURS - PATRIMOINE saint-brisson_-_maison_du_parc


Ce musée est né de la rencontre des anciens résistants du Morvan et des historiens-chercheurs de l’Université de Bourgogne.
 

   Il est géré par l’Association pour la recherche sur l’Occupation et la Résistance en Morvan(ARORM).

Face à la propagande allemande et vichyste, la Résistance s’organise : exemples de tracts et journaux clandestins, courageuses interventions de personnalités du Morvan… La deuxième salle présente les premiers actes de Résistance jusqu’à la formation des maquis (matériels divers, photographies, armes, tenues….) et l’aide apportée par les alliés (parachutages, containers, cartes, mannequin…).

 Première salle : l’Occupation

La première salle mentionne tout d’abord le patriotisme et la défense du Morvan en 1940, puis rapidement les effets de l’occupation allemande : l’occupation des villages et la répression nazie ; la restriction des libertés, la censure, la propagande et le STO (Service du Travail Obligatoire) ; le manque de nourriture et de ressources…

musee-re dans MUSEES de FRANCEDeuxième salle : la Résistance

Cette deuxième salle explique comment la résistance s’est organisée dans le Morvan afin de contrer la propagande allemande et le Régime de Vichy.

On y trouve de nombreux tracts et journaux diffusés dans la clandestinité, des armes et des tenues, des photographies et des cartes.

Tous ces objets et documents permettent de présenter les actes de résistance des personnalités du Morvan, la formation des maquis dans le massif, ainsi que l’aide fournie par les Alliés.

Troisième salle : la Libération et la Mémoire

Cette dernière salle présente des objets, des photos, des reconstitutions et un diaporama de la bataille de Crux-la-Ville du 12 au 16 août 1944, pour illustrer la libération du Morvan. Cette dernière eut lieu en septembre 1944 grâce aux maquisards morvandiaux.

On y trouvera également des photographies de manifestations et stèles commémoratives, ainsi que des poèmes et des lettres, servant à entretenir la philosophie de la Résistance et le souvenir des évènements de la Seconde Guerre mondiale.

Concours

Régulièrement, par l’intermédiaire de son service éducatif, le musée organise des concours sur le thème de la résistance, ou accompagne les élèves lors de concours nationaux.

telechargement dans NièvreConcours national de la Résistance et de la Déportation 2009-2010

Afin d’accompagner les élèves sur le thème « L’appel du 18 juin 1940 du général De Gaulle et son impact jusqu’en 1945 », le musée propose une visite guidée, la présentation d’un documentaire-fiction (La Résistance. Vivre libre ou mourir.) et la distribution d’un dossier basé sur des exemples locaux.

Concours d’écriture « Lettre de maquisard en Morvan »

En partenariat avec l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, le musée propose jusqu’en avril 2010 un concours destiné aux écoliers, collégiens et lycéens de Bourgogne. Ces derniers doivent d’écrire une lettre qu’un maquisard morvandiau aurait pu rédiger en 1940 et dans laquelle il raconterait ses conditions de vie, ses actions de résistant et ses émotions.

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Hommage à Arago

Posté par francesca7 le 6 mars 2013

 

Hommage à Arago dans FONDATEURS - PATRIMOINE aragoL’Hommage à Arago est un monument et une œuvre d’art public qui se présente sous la forme d’une série de médaillons disséminés dans le sol parisien, le long du méridien de Paris, en hommage au scientifique et homme politique français François Arago, à l’occasion de la commémoration du bicentenaire de sa naissance.

Présentation

Le projet, réalisé en 1994, fut proposé par l’artiste néerlandais Jan Dibbets et prend la forme de 135 médaillons de bronze. L’idée de Jan Dibbets était de réaliser un monument qui évoque la personnalité commémorée (François Arago avait travaillé sur le système métrique, lié à la mesure du méridien de Paris) et reprenne un matériau traditionnel des statues, tout en n’étant délibérément pas monumental. 134 de ces médaillons sont donc placés sur le tracé du méridien de Paris, du Nord au Sud de Paris, et sont incrustés dans le sol, tandis qu’un dernier médaillon est scellé à la verticale sur le socle de l’ancienne statue de François Arago. Située place de l’Île-de-Sein, c’est-à-dire là où le méridien de Paris coupe le boulevard Arago, elle fut démontée et fondue par l’occupantallemand pendant la Seconde Guerre mondiale pour fabriquer des armes.

Chaque médaillon mesure 12 centimètres de diamètre et porte en son centre le nom « Arago » en lettres capitales. Deux encoches ainsi que les lettres « N » et « S », respectivement pour « Nord » et « Sud », permettent à chaque fois de déterminer la direction du méridien. Plusieurs médaillons ont été remplacés, avec un motif différent, lors de la commémoration de la méridienne verte en l’an 2000. Il est inscrit sur ceux-ci: « An 2000 la méridienne verte » et des points en relief pour matérialiser la méridienne de Paris.

180px-Monument_Arago dans FONDATEURS - PATRIMOINELes médaillons furent placés à des endroits variés, parfois symboliques — comme près de l’Observatoire de Paris (qui définit l’emplacement du méridien et où Arago a trouvé la mort), dans le jardin du Luxembourg, ou même à l’intérieur du Louvre —, parfois ordinaires .

La ligne qu’ils matérialisent se situe quasiment au milieu de Paris et traverse cinq arrondissements (du Nord au Sud les 18e, 9e, 2e, 1er, 6e et 14e). Les médaillons s’étendent sur les 9 kilomètres qui séparent la porte de Montmartre au Nord de la Cité universitaire au Sud.

Le projet a été initié par l’association des amis d’Arago, puis concrétisé par une commande publique faite conjointement par le ministère de la Culture et de la Francophonie (délégation aux Arts plastiques) et la direction des Affaires culturelles de la mairie de Paris (département des arts plastiques).

Les services de la voirie parisienne, lorsqu’ils sont amenés à déplacer les médaillons pour pouvoir réaliser des travaux, se sont engagés à les remettre ensuite à leur place. Cela n’est néanmoins pas toujours le cas (par exemple après les travaux de la rue de Montpensier en 2006, le médaillon n’a pas été remis en place et a tout simplement disparu). D’autre part, certains ont été volés ou recouverts et ensevelis sous de la terre meuble (peu des 19 médaillons installés au parc Montsouris sont visibles aujourd’hui).

Le monument s’inscrit dans le mouvement du Land Art.

Il apparaît en 2003 dans le roman Da Vinci Code de Dan Brown, dans lequel le personnage principal Robert Langdon utilise les médaillons pour suivre le méridien de Paris, appelé Ligne rose dans ce livre. Toutefois, sur le trajet suivi par Robert Langdon, il n’y a en réalité aucun médaillon (le méridien de Paris ne passe aucunement par la pyramide inversée du Louvre, mais à une centaine de mètres plus à l’est, à la pointe du petit diamant) : pour l’adaptation cinématographique du roman, des médaillons ont été spécialement ajoutés.

francois_aragoFrançois Arago !

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Jacob Mayer pour la France

Posté par francesca7 le 16 février 2013

 

 

Jacob Mayer (né le 1er mai 1813 à Dunningen, dans le Bade-Wurtemberg et mort le 30 juillet 1875 à Bochum) est un industriel et un inventeur allemand qui fut un rival d’Alfred Krupp dans le domaine de la sidérurgie.

Biographie

Jacob Mayer est le fils de fermiers souabes et présenta très tôt des dons pour les ouvrages techniques. Il suit l’école puis apprend le métier d’horloger chez son oncle, Dominikus Mauch à Cologne. Son oncle horloger avait tenté par de nombreuses expériences de percer le secret de l’acier anglais, lequel permettait à l’époque de fabriquer de petits objets en acier très appréciés des techniciens, mais sans succès1.

Carrière

Jacob Mayer pour la France dans FONDATEURS - PATRIMOINE 220px-jacob_mayer_1862Jacob Mayer s’essaie à la suite de son oncle en commençant à fabriquer des moules en argile qui ne résiste d’abord pas au minerai en fusion avant qu’un argile venant de l’Eifel offre la résistance attendue. En 1832, il forge ses premiers objets en acier. En 1842, il fonde sa société avec Eduard Kuhn, la Gußstahlfabrik Mayer und Kühne. L’usine est transportée à Bochum et la production y commence en 1845.

Jacob Mayer se présente comme un concurrent dans la production de canon en acier pour l’État prussien face à Alfred Krupp. Son idée de génie est de fondre les canons dans des moules au lieu de les forger, diminuant nettement le temps de production. Krupp pense l’idée irréalisable et le dénigre auprès des autorités et financiers.

Mayer s’étant engagé à produire ce canon doit d’abord trouver le matériau constituant le moule: celui-ci est composé de sable et d’argile lié par du blanc d’œuf et de la levure qui permettent au gaz de s’échapper. Le revêtement du moule est fait de graphite, de charbon, de blanc d’œuf et d’eau, et rend un objet net. Cependant, cette innovation ne lui rapportera rien car au printemps 1849, le gouvernement prussien décide de confier le contrat de production d’armes à son rival, Alfred Krupp, estimant que les armes doivent être forgées et non fondues.

Suite à cet échec, Jacob Mayer transforme en 1854 son entreprise en une société par actions (les fonderies de Bochum (Bochumer Verein für Bergbau und Gußstahlfabrikation)). Mayer fit jurer à ses ouvriers de ne jamais divulguer les secrets de fabrique de son entreprise ni le métier qu’ils y avaient appris. Il commence à fabriquer des cloches d’église, objet nettement plus difficile à fabriquer qu’un canon car devant rendre un son parfait.

Il présente ses cloches moulées à l’exposition universelle de Paris en 1855. Pris à partie par Krupp qui doute qu’il s’agisse d’acier et le traite de charlatan et d’imposteur, Mayer propose de faire détruire une des cloches afin qu’elle soit analysée. Les morceaux refondus de la cloche prouvent qu’il s’agit bien d’acier, et non de fer ou de fonte (qui ne peuvent être refondus). Mayer reçoit la médaille d’or de Napoléon III.

Sa technique d’acier moulé, qu’il continuera à améliorer, sera ensuite copiée par Krupp en 1869. Son entreprise employait à la fin de sa vie 4500 ouvriers et sera rachetée après sa mort par la société Krupp.

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