• BONJOUR A TOUS ET

    bienvenue (2)

     CHEZ FRANCESCA 

  • UN FORUM discussion

    http://devantsoi.forumgratuit.org/

    ............ ICI ............
    http://devantsoi.forumgratuit.org/

  • téléchargement (4)

  • Ma PAGE FACEBOOK

    facebook image-inde

    https://www.
    facebook.com/francoise.salaun.750

  • DECOUVERTES !

    petit 7

  • BELLE VISITE A VOUS

    aniv1

    PETITS COINS DE PATRIMOINE QUI SERONT MIS EN LUMIERE AU DETOUR DE NOTRE REGION DE FRANCE...

  • Cathédrale St-Etienne-Auxerre

    St-Etienne Cathédral, Auxerre

    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

  • M

    JE SUIS ORIGINAIRE MOI-MEME DE LA BOURGOGNE....

  • FRANCE EN IMAGES

    G

    « Un monument restauré traduit les connaissances, les ambitions, les goûts, non seulement du maître d’oeuvre mais aussi du maître d’ouvrage : c’est le vrai révélateur de l’appréhension des édifices par une génération donnée, qui leur permet de reconnaître pour sien un édifice centenaire. » citation de Françoise Bercé.

  • amis

  • Méta

  • amis

  • Architecture Française

    5

  • Artisanat Français

    1

  • A

  • amour-coeur-00040

  • montagne

    Tout devient patrimoine : l'architecture, les villes, le paysage, les bâtiments industriels, les équilibres écologiques, le code génétique.

  • 180px-Hlézard1

  • Patrimoine Français

    3

    Citation sur la France.
    !!!!
    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

  • a bientot

Les idées reçues sur les forêts

Posté par francesca7 le 21 mai 2015

 

8 français sur 10 vont en forêt au moins une fois par an. Les forêts françaises sont des lieux privilégiés de loisirs, de détente et de tourisme.

Elles sont également des lieux de découverte de la faune, de la flore et des paysages. 

téléchargement (1)

Les propriétaires privés sont libres d’ouvrir ou non leurs propriétés au public. Le droit, pour tous, de s’y promener et d’y prélever certains produits -dans un but de consommation personnelle et non de commercialisation- est une tolérance liée au fait que 9 propriétaires privés sur 10 laissent l’accès libre à leur bois. Mais comme toute tolérance, elle ne perdure que tant que chacun fait preuve de bonne volonté et de modération. Donc, respectez les lieux, la faune et la flore. 

QUELQUES CONSEILS POUR LES PROPRIÉTAIRES FORESTIERS

Les forêts privées constituent des lieux de sorties et de promenades pour nombre de citadins qui n’ont pas conscience de la notion primordiale de propriété ainsi que des difficultés d’organiser leur accueil dans ce milieu particulier. La fréquentation ‘subie’ (ou ‘sauvage’) peut être source de nuisances et de dégradations pour le milieu forestier : braconnage, cueillette quasi-professionnelle, passages de véhicules motorisés… C’est aussi un manque de respect pour le propriétaire qui gère cet espace et qui a le choix d’accueillir ou non du public. Souvent oublié, dénigré ou mal compris, le propriétaire est pourtant incontournable. 

La solution de tolérance se justifie si la fréquentation est faible et le public respectueux. Sinon, il vaut mieux choisir clairement l’une des 3 options suivantes. 

  • fermer totalement sa forêt au public implique un investissement du propriétaire s’il veut s’assurer que le public ne pénètre pas dans sa forêt : clôture, gardiennage, etc. 
  • ouvrir officiellement tout ou partie de sa forêt par convention permet de canaliser et de contrôler une fréquentation du public préexistante : avec une collectivité publique (convention de passage…) ou avec un organisme privé (bail ou convention avec un club sportif, un gestionnaire d’activité…). Il s’agit de régulariser une situation notamment sur les questions de responsabilité, d’équipement et d’indemnisation. La compensation peut être financière ou matérielle : entretien des chemins, participation au débroussaillage…
  • offrir un service au sein de sa forêt, et le faire rémunérer par les utilisateurs(logement, restauration, activités ou loisirs), est une démarche est bien distincte de la précédente : il s’agit cette fois d’attirer le public sur un site, et d’organiser cette fréquentation afin d’en retirer une rémunération. Cela demande un engagement plus important du propriétaire forestier.

téléchargement (2)

Attention ! Le propriétaire doit prendre une assurance responsabilité civile -indispensable dans tous les cas ! Adhérer à un syndicat de forestiers privés permet d’être couvert à moindre coût.

 

En France, 3,5 millions de personnes sont propriétaires d’une forêt ou d’un bois ; à peine plus d’1% sont assurés. 


L’adhésion à un syndicat de propriétaires forestiers permet d’être assuré en responsabilité civile à moindre coût.

Consultez le site à cet effet….. http://www.foretpriveefrancaise.com/proprietaires-de-bois-et-forets-assurez-vous-des-maintenant-en-responsabilite-civile-470447.html

Publié dans FLORE FRANCAISE | Pas de Commentaire »

LA PREMIERE ALIMENTATION DES HOMMES ET DES ANIMAUX

Posté par francesca7 le 14 mai 2015

 

GetreideLes céréales. Ce substantif, apparu tardivement (1792), désigne les graines, réduites en farines, qui servent à la nourriture de l’homme et des animaux domestiques.

Pendant plusieurs siècles, on lui a préféré le mot de « bleds ». Tous les apports documentaires confirment, aujour-d’hui, ce que certains historiens ont appelé une « dictature ancestrale des bleds ». Un Dictionnaire portatif du cultivateur, édité à la fin du XVIIIe siècle, ne manque pas d’indiquer que, par bleds, il faut entendre « les plantes connues de tout le monde, et qui portent le grain destiné à faire le pain. Il y en a plusieurs sortes : le froment, le seigle, le bled méteil, le bled de Turquie, l’orge et l’avoine, ou mars, le bled noir, ou bled sarrasin ». Une citation éclairante à deux égards : d’abord, parce que le classement effectué par l’auteur témoigne de l’importance occupée par chacune des espèces dans la production céréalière de l’époque ; ensuite, à cause de certaines absences. Millet, sorgho et riz, du fait de leurs caractéristiques particulières, sont exclus de la fonction nourricière essentielle, « faire le pain ». En effet, le pain fabriqué à partir de diverses farines céréalières a constitué, pendant des siècles, la base de l’alimentation de la population française (pain dans la soupe ; pain accompagnant la charcuterie, le fromage, les olives et l’huile). Si, pour une large part, l’histoire des céréales dans notre pays reste à faire, les nombreux travaux accumulés, notamment par les historiens des campagnes, les agronomes, les archéologues et les préhistoriens, permettent aujourd’hui de dégager quelques lignes directrices.

Élément dominant : l’ancestrale concurrence entre le blé commun, ou froment, et le seigle, qui forment ce que l’on a pris l’habitude d’appeler, depuis le Moyen Âge, les « grands bleds », par opposition aux « petits bleds » que sont l’orge et l’avoine. « Grands » et « petits bleds » constituent, sous l’Ancien Régime, les « quatre gros fruits » de la législation décimale et du droit ecclésiastique appliqués à la fiscalité des campagnes.

Blé commun et seigle.

• Depuis des temps immémoriaux, le « bled blan », ou froment, est, de loin, la plante la plus répandue dans l’aire géographique française. Le blé commun a pris le pas sur le blé dit « amidonnier », qui avait composé la base de l’alimentation des hommes préhistoriques. Bien que fort courante, cette plante, pour connaître son plein développement, a dû trouver des sols adéquats : faute de limons, les rendements restaient dérisoires. On comprend ainsi que la zone d’extension du blé ait accompagné la transformation des espaces cultivables français, notamment lors des défrichements médiévaux, qui ont favorisé la vocation céréalière du grand Bassin parisien et des plaines du nord du pays.

LA PREMIERE ALIMENTATION DES HOMMES ET DES ANIMAUX dans AUX SIECLES DERNIERS 220px-Starchy-foods.Le seigle, dont l’origine remonte environ à 9500 avant J.-C., n’était, initialement, qu’une mauvaise herbe qui croissait en bordure des premiers champs céréaliers. C’est l’hybridation qui a donné naissance à une nouvelle espèce comestible, pourtant peu estimée pendant une longue période. De fait, les auteurs d’agronomie grecs considéraient cette graminée, qui fournissait « une bouillie qui puait », comme juste digne des Barbares. Quant à leurs homologues latins, ils la qualifiaient de « plante repoussante ». Avec le temps, le seigle a fini par gagner la confiance des paysans, car il présente les avantages de réclamer peu de travaux aratoires, d’être résistant aux écarts thermiques, et de se contenter de sols pauvres et peu profonds, à la différence du blé commun. Ces qualités lui ont permis de supplanter l’épeautre et, pendant un temps, l’orge. Il a fini par conquérir sa place, entre le Ve et le Xe siècle, ce dont témoigne la zone d’extension de la consommation du pain noir, plus facile à conserver que le pain de froment, mais avec les inconvénients de l’acidité et du « surissement ». C’est d’ailleurs pour effacer ce goût désagréable qu’au cours du Moyen Âge on inventa le fameux pain d’épices, composé de farine de seigle, de miel, de cannelle, de muscade et de clous de girofle. Pour l’agriculture, le seigle a eu également l’avantage de constituer un excellent fourrage, et sa longue paille, réputée, a servi pendant longtemps à couvrir les toits ou à lier les gerbes.

La fragilité du froment et la rusticité du seigle ont tout naturellement conduit les paysans à mêler les deux céréales, en les semant et cultivant ensemble, ce qui a donné naissance au méteil, dont le succès s’est prolongé dans les campagnes françaises bien au-delà de la Première Guerre mondiale.

Orge et avoine.

• L’orge, dont la domestication remonte peut-être à plus de 10 000 ans avant J.-C., a été cultivée depuis très longtemps dans tout le pourtour méditerranéen. Des chercheurs ont ainsi identifié de l’orge à deux rangs dans la grotte préhistorique du Mas-d’Azil, en Ariège. Riche de plus de vingt espèces, l’espace français a vu se développer, de manière quasi simultanée, l’orge à deux rangs, communément appelé « paumelle », et l’orge à six rangs, une espèce hivernale dont les appellations les plus courantes étaient « escourgeon », « scorion » ou « soucrion ». Ces céréales, appréciées pour leur résistance et leur adaptation assez facile aux écarts thermiques, ont surtout été l’apanage des régions productrices de bière et des pays d’élevage. Au cours des siècles, l’orge, dont les zones de culture ont connu de grandes fluctuations, n’en a pas moins été réensemencée avec régularité. Lors du grand hiver de 1709, elle sauva des milliers de personnes de la famine, les autres céréales n’ayant pas résisté aux températures exceptionnellement basses. Jusqu’au XXe siècle, son utilisation a également été importante dans la préparation de boissons douces telles que le sirop d’orgeat.

 

300px-Secale_cereale_%28roggekorrels%29 dans FAUNE FRANCAISEComme le seigle, l’avoine a longtemps souffert d’une mauvaise réputation, puisque les traités d’agronomie de l’Antiquité la qualifiaient de « mauvaise herbe ». Le cœur des légionnaires romains s’était soulevé à la découverte de la grande consommation que les Germains en faisaient, sous forme de bouillies. Mais, après des débuts difficiles, cette plante finit par atteindre une extension géographique importante, directement liée à celle du seigle, et, surtout, aux zones d’élevage et d’utilisation des chevaux domestiques. Elle connaît un franc succès à partir des années 700, puis se généralise de manière quasi définitive, au cours des IXe et Xe siècles, ce qui provoque la disparition concomitante de l’épeautre. C’est d’ailleurs au cours de cette période que l’avoine contribue à modifier fortement les habitudes agricoles. Ne pouvant être semée qu’au printemps, parce qu’elle ne résiste pas aux gelées, elle rend nécessaire la pratique des semis dits « de mars ». Ceux-ci sont à l’origine de l’abandon de l’assolement biennal et de l’essor - du moins dans les grandes plaines du nord du royaume - de l’assolement triennal, qui alterne blé commun, culture de mars, dont l’avoine, et repos du sol. Cette transformation radicale n’a été possible que par l’intensification du travail du sol, réalisée au moyen de la charrue tractée par des chevaux nourris avec des picotins d’avoine. Le couple cheval/avoine a constitué un moteur, au sens premier du terme, du progrès agricole qui a favorisé la lente hausse de la productivité et des rendements ; une meilleure satisfaction des besoins alimentaires de la population française, en augmentation constante depuis la fin des calamités du XIVe siècle, a ainsi été obtenue. De plus, lors des crises frumentaires, fréquentes sous l’Ancien Régime, l’avoine a permis aux hommes, par sa consommation sous forme de bouillies additionnées de lait - les gruaux -, de passer le mauvais cap alimentaire.

Sarrasin, maïs, riz et millets.

• Le blé noir, ou sarrasin, selon l’agronome de la Renaissance Olivier de Serres, « était appelé ‘bucail’ et se distinguait par sa paille rouge, son grain noir et sa farine en dedans fort blanche ». Pendant de nombreux siècles, il a eu pour terre d’élection la Bretagne, aux sols froids.

Le maïs est introduit en Europe dès la fin duXVe siècle par les conquistadors espagnols. Il rencontre très vite un énorme succès, et atteint le royaume de France, à la fin du XVIe siècle, où il trouve, dans les provinces du Sud-Ouest, des conditions climatiques exceptionnelles, qui ne se sont pas démenties depuis. Quant au riz, il est introduit en Europe par les Arabes, notamment dans le sud de la péninsule Ibérique. Espagnols et Italiens reprennent cette culture au cours des XVeet XVIe siècles. En France, il n’apparaît que tardivement, lors des travaux d’aménagement du delta du Rhône, ce qui explique que la Camargue soit aujourd’hui la seule zone de production du pays, avec, d’ailleurs, des résultats et des rendements remarquables. Les millets - qu’il s’agisse du petit millet, qui correspond au mil africain, ou du grand millet d’Inde, qui n’est autre que du sorgho - n’ont jamais connu de développement important dans notre pays, et ils ont été presque exclusivement consacrés à la nourriture de la basse-cour.

Cet éventail des productions a conduit, au fil du temps, à distinguer les céréales d’hiver (froment, seigle, méteil, sarrasin, maïs, escourgeon, millet) - dont les ensemencements, réalisés à l’automne, passent la saison froide enfouis sous terre, pour être récoltés au début de l’été - des céréales de printemps (orge, avoine, essentiellement), avec semailles au printemps, végétation rapide, de l’ordre de trois mois, d’où le nom de « trémois », et moisson à l’automne. Cette distinction a largement commandé les conditions d’assolements, avec, dans le Midi et ses terres pauvres, une alternance blés d’hiver/jachère, tandis que, dans le Nord aux riches limons, le cycle triennal s’est imposé, avec une succession blés d’hiver/blés de 170px-Suikermais_bloeiende_kolf_Zea_mays dans FLORE FRANCAISEprintemps/jachère. Des assolements qui se sont perpétués sans grands changements jusqu’au début du XXe siècle, pour disparaître à la suite de la suppression des jachères, due à l’intensification du travail du sol (emploi des engrais chimiques) et à la mécanisation de l’outillage agricole.

Ainsi, au début du XXe siècle, 22 millions d’actifs agricoles aidés de chevaux obtenaient, en moyenne, 12 quintaux de céréales à l’hectare, alors qu’aujourd’hui moins d’un million d’agriculteurs dotés de plus d’un million et demi de tracteurs obtiennent, régulièrement, de 60 à 80 quintaux de grains à l’hectare ! On a donc assisté, après la Seconde Guerre mondiale, au passage d’une économie de subsistance à une agriculture commerciale et exportatrice, qui place la France au cinquième rang mondial pour la production céréalière.

Publié dans AUX SIECLES DERNIERS, FAUNE FRANCAISE, FLORE FRANCAISE, GASTRONOMIE FRANCAISE, HISTOIRE DES REGIONS | Pas de Commentaire »

Des jardins intérieurs en Ardèche

Posté par francesca7 le 5 mai 2015

 

Gérard Bernet, Tu es le fondateur d’Existence en Ardèche qui est un centre qui propose durant l’année (mais surtout l’été) des stages et des formations pour le mieux vivre et l’harmonie interieure. Les thèmes sont très variés : la relaxation, le massage, la voix, la pleine conscience, la méditation, la communication, le couple, la santé, le rebirth, le clown gestalt, la danse etc. Le choix est varié…pourquoi proposer tant de stages et de formations, quelle est la vocation du centre Existence ? 

La vocation initiale du centre Existence - qui fut créé en  1986 - est contenu dans son nom : Existence, cette expérience, cette aventure humaine que nous partageons tous… en quête de bonheur mais sans mode d’emploi. 

50cbcf78ec80a692

Nous proposons donc des activités centrées sur la personne qui dans leurs diversités laissent la place à chacun pour trouver sa réponse, son sens, sans vouloir présupposer d’une vérité ou d’une voie obligée. Nous ne souhaitons absolument pas proposer une croyance mais laisser à chacun la place, l’espace intérieur d’un cheminement.

Enfin, comme dans l’existence que nous traversons tout à la fois seul et en groupe nous souhaitons, pendant les stages et formations que nous organisons, ouvrir un espace relationnel de tolérance ou chacun se sent accepté dans sa différence, dans sa démarche, dans ses passions. L’existence s’apprend. Etre en soi et dans la relation bourgeonne et fleuri tout au long de la vie. Notre vocation lors des stages et formations qui se déroulent principalement aux Jardins intérieurs en Ardèche est de proposer un cadre sécurisant ou chacun puisse découvrir et expérimenter pendant toute la semaine ( et non seulement pendant son stage) une qualité relationnelle nouvelle, un autre aspect de soi, une atmosphère unique, à la source de tous ses possibles…

J’ai vu dans le programme de cet été de la danse derviche tourneur et des danses sacrées…C’est l’approche soufie de la méditation je crois. J’ai vu aussi un stage de pleine conscience avec Annick Havard, plusieurs stages de yoga, des stages de danse…que conseilles-tu à ceux qui peuvent hésiter face à des stages différents de pratiques spirituelles?

Lorsque, généralement par téléphone, nous sommes questionnés à propos d’un choix de stage, la première chose à faire est … de ne pas choisir « à la place de »…mais d’écouter, de mettre en évidence les différences entre chacun des stages afin de permettre à son interlocuteur « d’y voir plus clair »;  Plus clair dans son attente et dans ses besoins du moment. Plus clair aussi dans les spécificités de chaque proposition. Il ne s’agit surtout pas de conseiller une pratique plutôt qu’une autre mais de l’aider à discerner le stage dans lequel le futur stagiaire décidera par lui-même de s’investir. 
Le choix d’une pratique fait déjà partie d’un cheminement intérieur. C’est déjà le début du stage.

Qu’est-ce que c’est pour toi être « spirituel aujourd’hui » ? Est-ce que le terme « spirituel » a un sens ou est-ce encore une nouvelle catégorisation mentale ? 

A EXISTENCE nous évitons d’employer le terme spirituel pour catégoriser nos activités. Ce terme a évidemment un sens…. pour celui qui l’utilise. Il peut sous entendre tout à la fois l’évidence d’une croyance religieuse qu’un intérêt pour ce qui relève de l’esprit sans présupposé religieux, voir même l »humour et la vivacité »… de l’esprit.
Etre spirituel aujourd’hui comme hier n’a donc pas « un » sens mais « des » sens. 
La question de l’esprit et donc de la relation que nous entretenons avec la matière est au centre de l’EXISTENCE humaine, consciemment ou inconsciemment. La réponse que nous y apportons détermine notre chemin de vie.
Venons-nous et allons-nous de la terre au ciel ou du ciel à la terre ? Evidemment, en proposant des stages centrés sur la personne nous partons d’un a-priori ; nos modes de pensée, notre « état d’esprit » sont tout au long de notre vie, expérience après expérience, rencontre après rencontre…en constante évolution. L’attention que nous allons porter à ce « monde de l’esprit’ va modifier les conditions matérielles de notre EXISTENCE. En cela nous croyons que notre bonheur nous appartient et qu’en mettant l’accent sur son développement personnel nous affirmons qu’ en apprenant à être, ce seront toutes les dimensions de l’humain, individuelles, collectives, matérielles et spirituelles qui s’élèveront.

les-jardins-interieurs

Permets moi deux questions personnelles : dans ta vie quotidienne, qu’est-ce que cela signifie porter de l’attention à “ton « état d’esprit » ou « tes modes de pensée »? Et as-tu l’impression d’être plus heureux qu’avant, arrives-tu à goûter au bonheur chaque jour ?

À question personnelle… réponse personnelle.
J’avais à peine 18 ans lorsque je pénétrais pour la première fois dans l’enceinte d’un hôpital psychiatrique pour entamer mes études d’infirmier. Un nouveau monde déferlait. Une autre réalité co-existait. L’esprit était coupé en deux. Les murs de l’institution séparaient santé et maladie mentale.
Bonne chance à celui qui savait ou pouvait choisir son camp ! 

Comment basculait-t-on d’un monde à l’autre? Était-ce le fruit d’un cheminement individuel? Une responsabilité sociétale? Qui décidait pour qui? Une foule de questions m’envahissaient. Une certaine angoisse existentielle émergeait. Si la maladie mentale m’ouvrait le monde de l’Esprit, mon quotidien de « soignant » me laissait sur ma faim. Quel décalage! Pompier de l’esprit qui s’enflamme, je devais agir pour éteindre le symptôme, le mal-être, la peur, le dérangement qu’un esprit souffrant fait peser sur lui-même et sur la société. Le « foyer » éteint, les questions demeuraient généralement sans réponse. Côté maladie.

Côté santé les questions m’apparaissaient passionnantes: ce sont celles qui occupent, consciemment ou inconsciemment, toute notre existence. Qui nourrissent notre « âme ».
Ne sommes-nous pas tous malades de l’esprit, malades de la relation, fragiles face à l’immensité de l’aventure humaine? Existe-il des modes d’emplois qui nous prémunissent avant que la blessure et la souffrance nous aient rendues parfois impotent? À partir de quand l’âme meurtrie peut-elle se ressaisir? Doit-on l’emprisonner? Comment garder la force de la confiance en soi pour aborder et dépasser les obstacles que « la vie » ne manquera jamais de nous proposer?

Esprit saint. Esprit malade. Deux faces d’une même médaille. L’univers du « développement de la personne » s’ouvrait devant moi. Côté santé. Comme une priorité. Si les institutions prenaient en compte l’état de l’esprit qui vacille, qui souffre, qui dérange, qui est « dérangé »… où pouvons-nous apprendre à être? À  être en santé ? À savoir vivre avec soi-même? À sortir de l’ignorance des mécanismes relationnels qui polluent notre quotidien? À mieux être avec soi-même plutôt que d’en « perdre les pédales » ? Doit-on apprendre le couple sur le tas, s’enferrer dans les mêmes illusions ? Générations après générations doit-on se refiler les mêmes problèmes… comme une patate chaude ?

Esprit d’état contre État d’esprit, la collectivité intervient quand l’esprit de la personne pose problème, quand elle n’arrive plus à faire face aux défis de l’existence, à se faire face. Où aller et comment faire pour rompre cette logique de l’esprit qui chavire, victime dès l’enfance de diverses violences institutionnelles, et en premier lieu de celles de la famille -qui certes façonne notre histoire mais nous entraine parfois dans une forme ou une autre d’isolement relationnel 

Pourquoi attendre d’aller mal pour aller bien ?

Dans ma vie quotidienne, porter mon attention à  »mon » état d’esprit, à mes modes de pensée concerne chaque instant de mon existence, comme une nécessité. Elle se matérialise dans ma vie relationnelle. Mes erreurs me recadrent. En couple, en famille, les défis sont incessants. L’aspiration au bonheur, le regard qui s’aiguise peu à peu, le temps qui use (aussi) mes « conneries », tout peut devenir une joyeuse occasion de croissance.
Je me suis certainement aidé en fondant un centre de développement personnel nommé bien sûr  »Existence » qui aborde les thèmes qui me concernent. Une ambiance. Un environnement relationnel. Un état d’esprit. Je me suis aidé également en fondant  »Les Jardins Intérieurs », centre d’hébergement dans lequel nous accueillons des groupes, non seulement des stages et formations mais, à d’autres périodes de l’année, des cousinades, des anniversaires et des mariages… car je n’aspire pas au cloisonnement. Le développement de la personne n’est pas une spécialité.  Plutôt un regard. Une priorité. Un mode de vie. Une démarche. Peu importent les croyances ou leurs absences, peu importent les techniques utilisées, qui ne sont qu’un argument parfois nécessaire, parfois indispensable, mais ni une fin en soi, ni même la mesure d’un accomplissement. 

Être en marche. Oser sa différence. Savoir dire non. Refuser toute forme de sectarisme. Chercher. Partout. Seul ou ensemble. Exister. Tout le temps. 

Ai-je l’impression d’être plus heureux aujourd’hui? En quête dans ma jeunesse sans le savoir, mon bonheur est certainement aujourd’hui plus paisible. J’ai parfois un sentiment nouveau de gratitude qui m’envahit. 
En couple, avec mes enfants, ma famille, mes amis, dans mes relations professionnelles, je me sens privilégié.

Goute-t-on au bonheur comme à une source à laquelle on s’abreuve ou est-ce l’évidence d’une eau claire qui s’apprend?

Merci pour cette longue et riche réponse…j’ai lu sur le site web que tu as écris: « Existence est né il y a 26 ans. Existence a atteint l’âge adulte. Comme dans la vraie vie. » Comment s’annonce cette nouvelle saison d’été d’Existence aux jardins intérieurs en Ardèche du sud ? 

Existence est né il y a 29 ans. La spécificité des stages à Existence aux Jardins Intérieurs, en Ardèche du Sud, se dessine chaque année un peu mieux. A chacun son existence. Occupons-nous de nous… même si tout va bien …ou pas trop mal. Apprenons les tournants de l’Existence. A chacun son questionnement et sa liberté de chercher, à son rythme et selon ses valeurs, sans se sentir jugé. Trouver sa place, se sentir accepté, laisser aussi sa place à l’humour… comme un trait d’esprit, un regard décalé, échanger avec ceux qui partagent nos passions. La légèreté ensoleillée des vacances pour se faire du bien et la profondeur de la vie relationnelle sont au coeur de nos préoccupations. Pour qu’un stage soit une expérience « heureuse » sur laquelle s’appuyer. Pour qu’un « déclic » soit toujours possible. 
Cette nouvelle saison ne peut donc que s’annoncer bien !

J’ai feuilleté le nouveau catalogue d’été “Mon Bonheur m’appartient”qui est vraiment très agréable à regarder et qui propose plus de 50 stages de développement personnel. Comment les internautes peuvent-ils se le procurer ? 

- En écrivant à Existence BP 60019  17132 Meschers
– En le consultant sur internet : www.existence.fr

Merci pour cette interview…et bonne saison d’été !
Les questions ont été posées par Emmanuel Moulin

Publié dans Ardèche, FLORE FRANCAISE, FONDATEURS - PATRIMOINE | Pas de Commentaire »

A LA CUEILLETTE DE LA BOURRACHE

Posté par francesca7 le 3 mai 2015

 

La Bourrache : « Ego Bor ago, gaudia sempe ago » (moi la Bourrache, je donne le courage).

Borago_officinalis_Prague_2014_1Parcours de la Bourrache

Originaire d’Asie Mineure, la bourrache ou borrago officinalis est une plante annuelle qui pousse dans des endroits assez secs et ensoleillés, elle appartient à la famille des boraginacées. Elle se reconnaît à ses jolies fleurs bleu azur en forme d’étoile.

Le nom de la bourrache viendrait du latin « cor ago » qui veut dire : « je stimule le cœur » car elle était censée soulager le cœur et dissiper la mélancolie. Pour d’autres, elle viendrait du latin burra qui désignait une étoffe grossière à longs poils du fait de ses tiges recouvertes de poils raides.

En arabe son nom (abu rach) signifie « le père de la sueur » allusion à ses propriétés sudorifiques. Elle est aussi connue sous le nom de Langue de bœuf, Bourrage ou Pain des Abeilles.

On retrouve sa trace au Moyen Âge où déjà, le célèbre livre, voire grimoire, du nom de Grand Albert écrit par Albert le Grand, célèbre théologien et philosophe de l’époque la disait « génératrice de bon sang« ; dans l’Italie du XVI siècle, Pierandrea Mattioli, médecin et botaniste la recommandait contre les défaillances du cœur, pour rafraîchir les fiévreux et pour calmer leur délire.

Un peu de botanique

De tailles moyenne, la bourrache est une plante annuelle. Les tiges sont recouvertes de poils blancs raides et peuvent atteindre 50 cm. Les feuilles comme les tiges sont recouvertes de poils.

La floraison est extraordinaire par sa durée (juin à octobre), sa couleur et par la quantité de fleurs produites ce qui fait d’elle une plante très décorative.

Les fleurs un peu penchées sont groupées en inflorescences lâches de type cyme (pédoncules secondaires sont plus longs que le principal). Leurs pédoncules et leurs 5 sépales rouges pourprés contrastent bien avec les couleurs des autres pièces. La corolle forme un tube court terminé par 5 lobes triangulaires bleu vif qui alternent avec la pointe des sépales. De la gorge blanche de la corolle, bordée par 5 écailles à nectar, émergent 5 étamines dont les anthères (partie terminale renflée d’une étamine qui produit et libère le pollen) brun-noir-bleuté sont accolées en cône ; les grains de pollen sont blancs.

Mais la bourrache a bien d’autres vertus que sa beauté. Ses fleurs et ses feuilles sont comestibles et la sommité fleurie a des propriétés médicinales. De plus, c’est une plante mellifère. Il ne faut donc pas hésiter à en semer quelques graines en bordure du potager elle a en plus des propriétés répulsives envers les limaces ce qui n’est pas pour déplaire aux jardiniers.

 

800px-Borage-overv-hrLes propriétés thérapeutiques de la Bourrache

La Bourrache est une plante médicinale dont toutes les parties peuvent être utilisées. Elle est reconnue pour ses nombreuses vertus. Les vertus de cette plante ne s’exercent que lorsqu’elles est utilisée fraîche.

 

Elle est :

•Diurétique, grâce à la présence de nitrate de potassium qui stimule les glandes rénales sudorifique, lorsqu’il est nécessaire de transpirer dans le cas de forte fièvre dépurative, (nettoie le sang de ses impuretés) (dermatose, eczéma, herpès et autres maladies de la peau).

•Efficace en cas de constipation : infusion de 2 poignées de jeunes pousses fraîches dans un litre d’eau bouillante pendant 15 minutes. Boire dans la journée.
En plat : cuire comme des épinards.

•Émolliente et cicatrisante, acné : infuser 20 g de plante entière sèche dans 1/2 l d’eau 15 minutes. Filtrer. En lotion ou en compresse sur le visage.

•Adoucissantes pour les voies respiratoires par fumigation (après avoir préparé une décoction de 50 à 100 g de feuilles et de tiges par litre.

 

-pour les maux de gorge lors de fortes toux – infusion des feuilles (1 tasse / 4 fois par jour) pour adoucir l’inflammation de la gorge.

•Recommandée pour les hématomes et ecchymoses sous forme de cataplasme, ses feuilles soulagent et en usage externe.

•Agit sur les articulations douloureuses : décoction de 2 poignées de plante entière sèche, bouillies pendant 10 minutes. Appliquer en compresses.

•Efficace en cas de cycles féminins douloureux ou irrégulier.

 

L’huile de Bourrache

A LA CUEILLETTE DE LA BOURRACHE dans FLORE FRANCAISE 220px-20140629Borago_officinalisLongtemps utilisées comme plantes médicinales, la découverte des propriétés de l’huile est très récente.

Constitution de l’huile de Bourrache
L’huile de Bourrache est particulièrement riche en acides gras insaturés essentiels, notamment en acide linolénique (30/40 %) qui ne peut être synthétisé par l’organisme et doit donc être apporté dans l’alimentation par une huile végétale (tournesol, maïs, soja,) et en acide gamma-linolénique (AGL) (18/25 %). Il s’agit d’acides gras essentiels (que le corps ne peut synthétiser) de la famille des omégas participant notamment la constitution des membranes cellulaires.
C’est l’importante proportion en omégas 6 et surtout en AGL qui a fait toute la renomme de l’huile de Bourrache, huile extraite de la graine par première pression froid..

Les parties ariennes (fleurs et feuilles) contiennent certaines substances justifiant les usages traditionnels de la Bourrache :
– Acide malique ;
– Mucilages (activité émolliente) ;
– Nitrate de potassium (activité diurétique) ;
– Tannins ;
– Flavonoïdes ;
– Allantoïne ;
– Alcaloïdes pyrrolizidiniques.

 

Extraction de l’huile de Bourrache

L’extraction de l’huile de Bourrache peut se faire de plusieurs façons et le choix de la méthode est très important. En effet il va avoir une incidence sur la qualité et la quantité de l’huile qui sera extraite. Il faut savoir que les graines mûres (semblable à des grains de poivres) sont plus riches en huiles (30 %) que les graines vertes (15 %).

Les graines ne mûrissant pas toute en même temps, celles ramassées vertes et en attente de maturation auront une teneur en huile inférieure à celles ramassées à maturité. La teneur en AGL, quant à elle reste la même, c’est seulement la quantité d’huile qui diffère.

L’extraction de l’huile de Bourrache peut se faire de deux façons :
• par pression à l’échelle industrielle (grande quantité de graines) ;
• par solvant (petite quantité de graines).

Si le procédé est effectué à froid (entre 50 degrés) on obtient une huile vierge.

 

L’huile de Bourrache, l’huile anti-vieillissement

1024px-Borago_officinalis%2C_two_blossoms dans FLORE FRANCAISEBienfaits cosmétiques
Son utilisation en cosmétique est directement liée à sa composition en acide gras et en acide gamma linolénique. On connaît les bienfaits des acides gras sur la peau, la vieillesse diminue l’apport d’acide gamma-linolénique. C’est là que l’utilisation et la consommation de l’huile de Bourrache jouent un rôle important et redonnent à la peau son élasticité, son tonus et sa souplesse. Son rôle est très efficace contre les rides. Elle a également une action sur les ongles cassants, les cheveux secs et fragiles et les vergetures.

Bienfaits thérapeutiques
Sur le plan thérapeutique, on peut dire que l’huile de Bourrache du fait de sa richesse en acide gamma linolénique prévient tout dysfonctionnement du métabolisme lipidique.

Elle est recommandée en diététique pour son apport en acides gras essentiels. Diminuant les inflammations rhumatismales, l’huile de Bourrache prévient également les problèmes circulatoires et les maladies cardio-vasculaires. Elle diminue nettement le syndrome prémenstruel en agissant sur toutes ces manifestations (irritabilité, seins douloureux, rétention d’eau, douleurs abdominales, maux de tête…)

Posologie et usage
L’huile de Bourrache peut être prise sous forme de capsules pour un traitement interne ou directement appliquée sur la peau.

Usage interne
L’ingestion d’huile de Bourrache va contribuer à améliorer la souplesse de l’épiderme, empêcher la déshydratation de la peau, maintenir son élasticité, prévenir l’apparition des rides et renforcer ongles et cheveux cassants.
Prendre chaque jour une dose d’huile de Bourrache fournissant de 1,4 g à 2,8 g d’AGL, soit de 6 g à 12 g d’huile de Bourrache.

Conseil d’utilisation : 2 à 6 capsules par jour.

Usage externe, une huile miraculeuse
L’huile de Bourrache va principalement lutter contre la sécheresse cutanée et le vieillissement de la peau. La peau régénérée, sera plus douce, plus souple, plus tonique.

Petit truc : sur la peau, employez l’huile de Bourrache en la mélangeant à environ 5-10 % dans de l’huile d’amande douce ou de l’huile de macadamia.

Attention : l’huile de Bourrache est très facilement oxydable. Sa conservation demande le plus grand soin et doit se faire à l’abri de la lumière et de la chaleur pour éviter que sa teneur en acide gamma linolénique n’en soit affectée.

Contre-indications
Les personnes souffrant de troubles hépatiques, ainsi que les femmes enceintes et qui allaitent devraient éviter de consommer les parties aériennes de la Bourrache, à cause de leur teneur en pyrrolizidines (composés hépatoxiques).

Effets indésirables
Les parties aériennes de la Bourrache peuvent causer de la constipation, tandis que de fortes doses d’huile peuvent provoquer, comme c’est le cas pour toutes les huiles prises seules (sans autres aliments), des selles molles, des éructations et des ballonnements.

Parlons cuisine

Le goût des fleurs rappelle la saveur de l’huître, alors que celui des jeunes feuilles rappelle la saveur du concombre et elles peuvent être utilisées en les ciselant.

Les feuilles plus coriaces s’utilisent cuites, comme légume. On peut les cuisiner de la même façon que les épinards. On peut les ajouter dans les potées, tourtes, tarte, en mélange avec les pâtes ou tout simplement, farcies comme les feuilles de vigne, en omelettes, soupes, etc.

Les fleurs seront utilisées en beignets ou comme fleurs en sucre (confites) pour décorer les pâtisseries La fleur contient un alcaloïde non toxique, la thésinine, qui donne son goût dans la fabrication de bonbons au miel à base de Bourrache, servant à agrémenter les desserts.

 

Tartare au citron et à la Bourrache

Ingrédients (pour 10 personnes)
• 5 gros citrons Bio,
• 2 tranches de saumon,
• 2 tranches de thon blanc,
• 50 fleurs de Bourrache,
• 1 c. à c. de gingembre en poudre,
• 1 pincée de poivre du moulin,
• 1 pincée de sel,
• 2 c. à s. de sauce soja,
• 10 tranches de concombre pour le décor.

Préparation

• Coupez les citrons en 2 et récoltez la pulpe et le jus.

• Réservez les citrons, ils serviront de récipients.

• Coupez les poissons au couteau à la manière d’un tartare.

• Mélangez avec la pulpe coupée finement, la moitié du jus des citrons et le reste des ingrédients.

• Conservez 10 fleurs pour la déco.

• Remplissez des bacs à glaçons et laissez au congélateur 2 à 4 heures.

• Au bout de ce temps, pilez grossièrement le tartare givré et remplissez les citrons.

• Réservez 1 heure au frais avant de déguster, pour que le poisson dégèle.

• Ajoutez une tranche de concombre et une fleur par citron pour le décor.

Paupiette de Bourrache

Ingrédients (pour 12 paupiettes)
• 12 grandes feuilles de Bourrache crues,
• 1 petit fromage de chèvre mi-dur coupé en 12 parts,
• 6 tranches de jambon cru,
• 1 verre de céréales bien cuites (riz complet, lentilles) dans du bouillon de légume,
  pour obtenir une consistance épaisse,
• un peu de parmesan râpé,
• muscade,
• sel,
• poivre.

Préparation

• Formez des boulettes de la taille d’une grosse noix.

• Sur chaque feuille de Bourrache, déposez 1/2 tranche de jambon cru, une boulette de céréales, un morceau de chèvre.

• Emballez avec la feuille, fixer avec un cure-dents.

• Déposez dans un plat à gratin.

• Versez à mi-hauteur du bouillon de légumes, saupoudrez de parmesan et cuisez au four 20 minutes.

Omelette à la Bourrache

Ingrédients
• 750 gr de feuilles de Bourrache,
• 6 œufs,
• 100 gr de gruyère râpé,
• 2 gousses d’ail,
• sel,
• poivre,
• thym,
• Pimprenelle.

Préparation

• Battez les œufs, incorporez le gruyère et l’ail.

• Assaisonnez avec le sel, le poivre et le thym.

• Coupez les feuilles de Bourrache en lanières et ajoutez les œufs.

• Faites cuire l’omelette et saupoudrez de feuilles de Pimprenelle finement hachées.

 

Liqueur de Bourrache

Ingrédients
• 60 gr de fleurs,
• ¾ l d’eau-de-vie à 45°,
• 350 gr de sucre,
• 2 verres d’eau,
• 1 mandarine.

Préparation

• Mettez les fleurs et la mandarine dans l’eau-de-vie pendant 8 jours.

• Filtrez soigneusement et ajoutez le sirop fait avec le sucre et l’eau.

• Laissez vieillir 90 jours avant de déguster.

On peut aussi faire sans agrumes ce qui fait plus ressortir le parfum de la Bourrache.
Elle l’a faite en été et a donc remplacé la mandarine par un quartier de pamplemousse.

Tisane de Bourrache

Ingrédients
• 1 c. à s. de fleurs de Bourrache,
• miel.

Préparation

• Versez 1 tasse d’eau bouillante sur 1 c. à s. de fleurs.

• Laissez infuser pendant 10 min, passez.

• Buvez 2 tasses par jour, éventuellement sucrées au miel (en cas de rhume ou de bronchite).

Vous pouvez l’utiliser en fumigation contre les affections bronchiques, après avoir préparé une décoction de 50 à 100 g de feuilles et de tiges par litre.

Sources :
• Cookingout : www.cookingout.com
• Cuisiflor : www.cuisiflor.com
• Cuisine Sauvage : www.cuisinesauvage.com
• Guide Phytosanté : www.guide-phytosante.org
• Huile de Bourrache : www.huile-de-bourrache.com
• Joanno : www.joanno.com
• Manature 2 : www.manature2.com
• Plantaromes : www.plantaromes.com
• Plantes et Santé : www.plantes-et-sante.fr
• Rustica : www.rustica.fr

 

Infos complémentaires :
Pour tout savoir sur la bourrache : La bourrache : Une étoile au jardin ! de Bernard Bertrand – 157 pages – 11 euros. Éditions de Terran, Collection le Compagnon végétal. 

Jackie Thouny Site web : www.jackiecuisine.com

Publié dans FLORE FRANCAISE | Pas de Commentaire »

Drôle de vie pour une Citrouille

Posté par francesca7 le 28 avril 2015

 

 

citrouilleOn vous avait donné des graines en vous précisant que ce végétal, de la famille des cucurbitacées, donne des péponides. En fait, vous avez récolté des citrouilles et… de quoi véhiculer Cendrillon pendant un lustre ! Pas de panique, pourtant : voici comment stocker cette volumineuse production et confectionner un délicieux potage.

Qu’il s’agisse des véritables citrouilles, les oranges propres à tailler les carrosses, ou d’espèces moins volumineuses comme les potimarrons, potirons, patidoux, pâtissons ou autres butternuts, les courges de fin d’automne sont toujours spectaculaires, non seulement par leur forme ou leur couleur mais aussi par leur gabarit et leur nombre. Elles peuvent, selon les espèces, se conserver entre 1 et 6 mois, pour peu que vous les traitiez avec les égards dus à leur rang.

Selon Alisée Dangoise, responsable de la production de semences à La Ferme de Sainte Marthe, spécialisée dans les semences bio de légumes anciens, il faut attendre, pour intervenir, que le fruit soit bien mûr. Lorsque le pédoncule fait mine de sécher, c’est que l’affaire est prête. Là, on n’arrache rien, mais au contraire, on tranche ledit pédoncule avec un couteau bien aiguisé, à quelques centimètres de la courge. Puis, même si le spécimen est gros, on résiste absolument à l’envie de le faire rouler vers son lieu de garde : en effet, les courges ont horreur des chocs et encore plus des égratignures qui sont autant de porte d’entrée pour les maladies ou les moisissures.

Le mari, l’amant ou le voisin
On convoquera donc le mari, l’amant ou le voisin (ou les trois à la fois) pour véhiculer la princesse vers un lieu tempéré et sec car le froid d’une cave, par exemple, l’enrhumera à coup sur et la fera pourrir. Un coin du salon ou même le grenier seront idéaux. On la déposera bien délicatement sur un papier journal et sur une surface plane. Si l’on a fait un véritable élevage, on aura soin de ne pas entasser les pensionnaires et l’on fera en sorte de bien les espacer. Puis on attendra que l’appétit vienne pour confectionner une délicieuse crème de butternut à la vanille.

Voici la recette. Il faut, pour six personnes, une belle courge butternut, 5 courgettes vertes, une gousse de vanille de bourbon, un cube de bouillon de volaille, 2 grosses cuillerées de Saint-Moret.

— Pelez les courgettes puis détaillez-les en tronçons de 3 cm environ. Recouvrez d’eau froide, jetez dans le pot le bouillon de volaille et la gousse de vanille entière puis allumez un feu relativement vif.

— Pendant que cuisent les courgettes, lavez et brossez la butternut et déposez-là dans un faitout avec sa peau, comme ça, sans manières. Mettez à cuire à feu vif.

— Une demi-heure après, vérifiez avec un petit couteau pointu que la courge est cuite. Le couteau doit s’enfoncer facilement. Si besoin est, donnez un quart d’heure de cuisson supplémentaire. N’oubliez pas vos courgettes qui, elles, doivent être en fin de cuisson.

— Sortez le « blender » ou tout autre instrument à mouliner. Dans le bol, placez les courgettes et un peu de bouillon de cuisson ainsi que le Saint-Moret. Ne surchargez pas l’appareil : opérez plutôt en deux fois. Sortez la gousse de vanille, fendez-la sur toute sa longueur et récupérez les minuscules graines noires. Ajoutez-les dans le blender et moulinez.

— Une fois cuite, sortez la butternut de l’eau puis coupez-là en deux. Retirez les pépins et la matière fibreuse qui les entoure. Avec une grosse cuillère, raclez l’intérieur de la courge et mettez la chair sans la peau, dans le blender. Moulinez et mouillez de bouillon si la purée est trop épaisse.

— Réunissez les deux légumes dans une grande casserole, mélangez-bien. Poivrez. Goûtez, rectifiez l’assaisonnement si nécessaire. Rajoutez éventuellement du bouillon pour arriver à une consistance crémeuse. Servez bien chaud en ciselant dans chaque bol une poignée de persil ou de coriandre.

Valérie Lejeune
Le Figaro

Accédez à l’article source

Publié dans FLORE FRANCAISE, LEGENDES-SUPERSTITIONS | Pas de Commentaire »

L’histoire de la carotte

Posté par francesca7 le 23 avril 2015

 

1. Plante bisanuelle spontanée dans de nombreuses régions du monde, cultivée pour sa racine comestible (espèce Daucus carota, famille des Apiacées).

2. Racine de cette plante.

4color4L’Afghanistan est considéré comme le premier centre de domestication de la carotte. Des plantes à racines de couleur jaune y ont été obtenues par mutation naturelle dans les populations cultivées locales, qui étaient toutes à racine violacée ou pourpre. À partir des types à racine jaune, dont la culture s’est généralisée en Europe du Nord-Ouest, ont été créées progressivement les variétés à racine rouge-orangé, riches en carotène. Les types à racine blanche sont des mutants issus des types à racine jaune. La carotte est utilisée en alimentation humaine et animale.

Cycle de vie.

En 1re année, la plantule évolue en une rosette de feuilles finement découpées, et développe une racine pivotante tubérisée en l’absence d’obstacles tels que pierres, pailles ou résidus de culture. En 2eannée, la plante émet une hampe florale fortement divisée mais relativement basse. Les fleurs, disposées en ombelle, sont blanches ou rosées, à l’exception de la fleur centrale, généralement pourpre et très grande. La racine est consommable jusqu’à l’apparition de la hampe florale, moment où elle devient fibreuse.

 

Variétés cultivées.

Les variétés actuelles, toutes des hydrides F1 (hybrides simples) ou de trois voies, sont dominées pour le marché de frais par le type `Demi-longue nantaise’ amélioré en carotte de primeur comme de saison (`Nantucket’, `Napoli’, `Presto’, `Premia’, `Nanda’, `Nansen’, `Ykon’, `Nandor’, `Carlo’, `Boléro’ – tolérante à l’alternariose -, `Maestro’, `Major’) et pour l’industrie par le type `Amsterdam’ (`ABK’, `Douceur’, `Cylindra’, `Solo’), le type `Colmar/Flakkee’ ou les `Chantenay Karotan’ et `Vitalonga’.

Culture.

Les sols légers, frais, sableux à sablo-limoneux, profonds, bien drainants et ne présentant pas d’obstacle, sont les plus favorables à une production de carottes potagères de qualité. Sur le plan climatique, les régions océaniques, douces et humides (16-18 oC) sont favorables à une bonne croissance et à la tubérisation de la racine. Les basses températures sont préjudiciables à la formation du carotène, et donc à une coloration correcte de la racine. A maturité, la racine résiste à des températures de – 4 oC à – 3 oC. En deçà, elle exige une protection si la conservation au champ est recherchée.

Deux technologies de culture sont possibles : 
la culture hâtée, réalisée sous abri (bâche au sol, petit tunnel ou abri haut à couverture plastique). Semée à partir de fin octobre, la carotte bénéficie de l’abri jusqu’à fin mars pour être récoltée à partir de fin avril. Ce mode de culture s’est développé sur la façade atlantique sous climat maritime (Landes). C’est la carotte de primeur ;
la culture en pleine terre, dont les semis sont échelonnés de mars à juillet et pratiqués sur butte si la récolte est envisagée en hiver.

L’installation de la culture réclame une préparation soignée du lit de semence, avec un pourcentage élevé de terre fine et un léger tassement superficiel pour assurer un bon contact avec la semence. On effectue un semis en place de précision, souvent sur billon ou sur planche, avec un objectif de 350 000 à 550 000 graines/ha pour les variétés à grosses racines, de 2,5 millions pour les variété de type `Nantaise’ à 2 millions de semences enrobées, pelliculées ou nues par hectare ou à 10 millions dans le type `Amsterdam’.

Maladies et ravageurs.

Les ravageurs dont la culture doit être protégée sont la mouche de la carotte, les nématodes (le plus souvent Heterodera carotae) et les pucerons. Les principales maladies sont l’alternariose, la maladie des taches due principalement à Pythium violae etP. sulcatum, la maladie de la bague (Phytophthora megasperma), la sclérotiniose et l’oïdium.

Récolte.

Pour la carotte de primeur, la récolte intervient entre la mi-avril et le début mai. Pour la carotte de saison, qu’elle soit destinée au marché de frais ou à la transformation, la récolte se fait entre juin et mai de l’année suivante selon les régions. En région non exposée au gel, les racines sont arrachées au fur et à mesure des besoins. Au champ, la protection contre le froid est assurée soit par une couverture du sol à l’aide de paille, associée ou non à un film plastique, soit par buttage ou retournement des rangs, comme cela se pratique dans les Landes. Ailleurs, les racines sont arrachées à maturité et conservées en chambre froide à 0 oC avec un taux d’humidité de 95-98 %. Le matériel de récolte est soit une machine qui opère par préhension du feuillage (carotte de primeur et carotte de saison généralement jusqu’en novembre), soit une machine opérant par soulevage/déterrage et qui, en parallèle, procède au chargement des racines.

Après la récolte, les racines sont généralement lavées, calibrées puis conditionnées en bottes, en vrac, en sachets de polyéthylène, filets ou emballages de carton. Il est également proposé sur le marché de frais des carottes de sable récoltées à la main et non lavées. Le rendement commercial est tributaire du type de variété et de la période de récolte.

carrotallcolorssmProduction.

La France produit 650 000 t de carottes par an, pour 16 500 ha, ce qui en fait le premier producteur de l’Union européenne. Elle est suivie par le Royaume-Uni (583 000 t), l’Italie (405 000 t) et les Pays-Bas (350 000 t). La plus grande partie de la production française (520 000 t) est destinée au marché de frais. Au sein de la production destinée à la transformation, les petites carottes du type `Amsterdam’ représentent 80 000 t, et les grosses carottes de type `Colmar/Flakee’ ou `Chantenay’, 50 000 t. L’Aquitaine (Landes et Gironde), zone d’implantation récente en carotte de primeur notamment, est devenue le bassin de production, avec 28 % de la production nationale. Viennent ensuite la Picardie (Aisne, Somme) avec 16 % pour une destination de transformation industrielle, puis la Basse-Normandie (Manche), avec 15 % pour une mise en commercialisation sur le marché de frais d’août à avril, et la Bretagne, qui représente 10 % du marché du frais.

La balance commerciale de la France pour la carotte n’est que légèrement positive malgré l’écart entre les exportations (108 000 t, à destination surtout du Royaume-Uni et du Portugal) et les importations (85 000 t, en provenance d’Espagne et de l’UEBL essentiellement).

Source Encyclopédique – Péron 

Publié dans FLORE FRANCAISE, GASTRONOMIE FRANCAISE | Pas de Commentaire »

Le Printemps des campanules

Posté par francesca7 le 23 avril 2015

 

290px-Campanula_patula_bgiuPlante annuelle, bisannuelle ou vivace, très cultivée pour ses fleurs en forme de clochette, disposées en grappe (genre principal Campanula, famille des campanulacées).

Les campanules sont utilisées pour l’ornementation des jardins ou pour les fleurs coupées. Leur multiplication se fait le plus souvent par semis d’avril à juin ou par division des souches en automne ou au printemps. De tailles très variées, les campanules peuvent être annuelles (campanule miroir-de-Vénus), bisannuelles (campanule à grosse fleur ) ou vivaces (Campanula carpatica, Campanula garganicaCampanula muralisCampanula lactifloraCampanula persicoefolia, Campanula latifolia). Platycodon grandiflora, Campanula pyramidalis,) vivaces, se multiplient par bouturage à partir de jeunes pousses ou de racines charnues. L’étoile-de-Marie est peu rustique. Sensible au gel, elle doit passer l’hiver en serre. Ses fleurs bleues en forme d’étoile sont parfois si abondantes qu’elles cachent le feuillage.

 

On retrouve les campanules partout au jardin ! En rocaille, elles sont parfaites associées à des alchémilles jaunes qui vont contraster avec le bleu de la floraison. Certaines espèces sont idéales pour les balconnières accompagnées de jolis géraniums retombants. Placez-les dans les massifs « natures » en compagnie des scabieuses violettes ‘Butterfly Blue’, elles seront du plus bel effet. En bordure, les campanules apporteront du volume et de la couleur ! Enfin, pour les jardins anglais, la campanule est la plante incontournable à utiliser. Pour un peu d’originalité, plantez la Campanule des Canaries dans un massif. Ses fleurs orange veinées de pourpre sur des tiges volubiles mêlent les aspects sauvages et exotiques de cette plante.

Clochettes, tubulaires, en étoiles

Les campanules possèdent des fleurs hermaphrodites souvent sous forme de clochettes, tubulaires ou d’étoiles. En fonction des espèces, la floraison survient au printemps ou en été. La gamme des coloris est très vaste ! Elle s’étend du blanc-mauve au bleu violet. Les campanules s’accordent alors parfaitement avec des rosiers. La variété ‘Sarastro’ possède d’énormes clochettes, réellement imposantes à associer avec les campanules ‘Caroline’ au coloris mauve rosé. Pour garder les couleurs éclatantes de vos campanules, placez-les légèrement à l’ombre afin que le soleil ne les ternisse pas.

Les feuilles sont crénelées la plupart du temps et ovales. Chez certaines espèces, les feuilles sont persistantes.

Les campanules ne nécessitent aucun entretien particulier. Supprimez les fleurs une fois fanées pour prolonger la floraison et leur redonner de la vigueur. Pour les variétés les plus hautes, pensez à les tuteurer pour qu’elles ne s’affaissent pas. Enfin, protégez-les des vents desséchants.

En ce qui concerne la multiplication, divisez-les à l’automne ou au printemps. Vous pouvez également procéder par semis ou par boutures basales au printemps.

 

L a campanule des murailles

Les fleurs de cette campanule des murailles sont d’un violet intense, de forme tubulée ou en entonnoir (tube étroit d’environ 4 cm, s’ouvrant soudain en 5 pétales distincts et écartés), appelée campanulée.

C’est une plante qui reste prostrée, ne dépassant pas les 25 cm de haut et dont les tiges de 10 à 15 cm s’étalent avant de se redresser un peu. Au fil des années la touffe qu’elle forme s’agrandit progressivement pour atteindre 50 cm de diamètre. Persistante, cette touffe a tendance à diminuer en hiver pour grandir un peu plus l’année suivante.

Ses tiges sont couvertes de feuilles vert brillant soutenu, de 2 à 4 cm de long, arrondies à cordiformes et aux marges irrégulièrement dentées.

Pour sa multiplication on choisira plutôt le bouturage, très aisé à partir d’un fragment de tige, même replantée dans un mélange de terre standard. La multiplication par division fonctionne également bien.

La campanule des muraille est belle au sol dans un massif, au premier plan, accompagnée de petits Geranium de saxifrages ou potentilles herbacées. Il ne faut pas hésiter à la placer au bord d’une terrasse qu’elle « mangera » un peu.

Le Printemps des campanules dans FLORE FRANCAISE 240px-CampanulaDans une rocaille, elle a toujours sa place, que ce soit dans un éboulis, au creux d’une pierre ou dans un replat.

Mais c’est dans les interstices de murs ou à leur sommet qu’elle est la plus surprenante ; très peu de terre lui suffit pour former de gros coussins, occupant même les plus petites fissures de murets de pierres sèches, et dont la floraison prolifique fait du mur un véritable « mur de fleurs » durant tout l’été. Même plantée dans les zones ombragées la campanule des murailles sera superbe.

 Le saviez-vous ?

  • En cassant une tige pour la bouture vous verrez que, comme chez les euphorbes, les campanules émettent une sorte de suc laiteux suintant et un peu collant.
  • Le nom campanule, et plus précisément Campanula, vient du latin campana qui veut dire cloche, en raison de la forme des fleurs de la plupart des espèces du genre.

Publié dans FLORE FRANCAISE | Pas de Commentaire »

l’arbre de l’année en Bourgogne

Posté par francesca7 le 10 avril 2015

 

arbr_photo_1_largeHêtre de Boersch en Alsace, if de La Haye en Haute-Normandie, cèdre bleu en Ile-de-France… Et si le plus bel arbre de l’année était dans votre région?

Quel arbre succédera au châtaignier de Corse, élu arbre de l’année en 2014? Pour la 4e année, le magazine Terre sauvage et l’Office national des forêts organisent le concours du plus bel arbre de France. L’objectif de ce concours est de valoriser les arbres remarquables du patrimoine français en permettant à chacun de proposer la candidature d’un arbre qui lui parait extraordinaire, dans sa région.

En plus des caractéristiques naturalistes et esthétiques, le jury prend en compte l’histoire de l’arbre avec les hommes. Au final, 25 arbres ont été sélectionnés et c’est maintenant à vous de voter, jusqu’à la fin août 2015, pour désigner votre arbre préféré.

en Bourgogne

  • Essence : Sophora Japonica pendula
  • Description :

Originaire de chine, on le trouvait souvent planté à côté des temples bouddhistes chinois. Cet arbre est remarquable, car coiffé en été d’une superbe chevelure vert foncé, tombant jusqu’au sol, portée par un tronc noueux et torturé. Remarquable par sa naissance ; en 1789, un jeune officier d’artillerie, Napoléon BONAPARTE, en garnison à Auxonne, se rendait souvent au domicile de M. BORTHON, qui lui demanda de dessiner le plan d’un jardin agrémenté d’un bassin. On peut donc penser que c’est Napoléon lui-même qui planta ce SOPHORA, sans doute le seul arbre en France à avoir eu ce privilège. Remarquable par son histoire ; ce bassin, rehaussé de notre SOPHORA sera l’élément décoratif principal de la faïencerie Armand ROUX, la plus importante manufacture de Côte d’or (200 ouvriers). Fermée en 1912 elle sera vendue à Jacob DELAFON usine d’équipements sanitaires fermée en 1931.L’histoire continue, notre SOPHORA, toujours là, va être le témoin de moments dramatiques et douloureux, l’usine désaffectée accueillera les réfugiés républicains espagnols (plus de 1000) de la guerre civile (1939). Puis ce fut la guerre, l’occupation, la libération, des familles se sont installées, des enfants ont joué à l’ombre de son feuillage. De nos jours, l’espace industriel est occupé par une usine de produits agroalimentaires. Désormais, seul témoin rescapé de cette histoire émouvante et tourmentée, du haut de ses 226 printemps, il compte sur vous pour lui assurer encore longue vie et retrouver son prestige d’antan.

Pour voir les photos et le descriptif des arbres lauréats de l’année 2015, puis voter pour votre favori, rendez-vous sur www.arbredelannee.com

Publié dans Bourgogne, FLORE FRANCAISE | Pas de Commentaire »

Un quête dans LA FORET DE COMPIEGNE

Posté par francesca7 le 8 avril 2015

(OISE)

250px-Poteau_du_carrefour_des_DryadesLes lieux au xie siècle occupés par la forêt étaient à l’époque gauloise un vaste marécage, qui sera partiellement cultivé à l’époque romaine comme le montrent les nombreux vestiges de fermes ou d’habitats gallo-romains.

La forêt proprement dite, autrefois appelée forêt de Cuise, s’étendait plus à l’est, probablement proche du village de Cuise. L’actuel bois de Cuise en faisait partie.

C’est là qu’en 561 selon Grégoire de Tours, le roi franc Clotaire Ier « s’en étant allé, comme il était, durant la cinquante et unième année de son règne, dans la forêt de Cuise (la forêt de Compiègne), occupé à la chasse, il fut saisi de la fièvre, et se rendit à Compiègne. Là, cruellement tourmenté de la fièvre, il disait : « Hélas ! Qui pensez-vous que soit ce roi du ciel qui fait mourir ainsi de si puissants rois ? ». Et il rendit l’esprit dans cette tristesse ».

Ce n’est que tardivement au Moyen Âge que les arbres colonisent ou recolonisent les marais, alors délaissés pour composer la forêt actuelle.

De nombreux souverains de France vont aimer y chasser. François Ier est le premier à la faire aménager en traçant 8 routes3. Louis XIV fait tracer le grand octogone et 54 routes, Louis XV et Louis XVI en feront percer d’autres, jusqu’à 200. Napoléon Ier fait amorcer la percée des Beaux-Monts. La forêt présente un relief varié se prêtant bien à la chasse : plateaux entaillés de vallons et de gorges, petites collines appelée les monts, ruisseaux et étangs.

La forêt de Compiègne compte aujourd’hui 1 200 km de routes et 311 carrefours baptisés. La forêt est aménagée depuis le Moyen Âge pour la pratique de la chasse à courre. En 1521, à l’époque de François Ier, on trace quatre axes principaux (8 routes) qui se coupent au carrefour du Puits du Roi. Sous Louis XIV, 54 nouvelles routes sont dessinées ; sous Louis XV 229.

Ces routes de chasse délimitent des triangles. Les routes autour du carrefour du Puits du Roi, lieu privilégié de chasse, forment des octogones.

En 1669, on commence à installer des poteaux indicateurs à chaque carrefour et le long des routes en forêt. Les carrefours principaux reçoivent un poteau indicateur caractéristique dessiné sous Charles X. Le nom du carrefour est à mi-hauteur du poteau, c’est-à-dire à hauteur des yeux d’un cavalier. Une marque rouge indique la direction du château de Compiègne, à l’initiative de Napoléon III, l’impératrice Eugénie s’étant égarée avec sa suite, un soir en forêt.

Promenades en forêt

La forêt compte 11 itinéraires de pistes cyclables aménagés par l’ARC. L’un d’eux relie Compiègne et Pierrefonds sur une piste de 11 3 km. L’avenue des Beaux-Monts traverse la forêt sur 4 kilomètres dans le prolongement du parc du Château de Compiègne. Le bout de l’avenue offre un point de vue sur Compiègne et notamment sur le château.

Les plantes, les arbres, les animaux, les ruisseaux, les mares… sont autant d’éléments constituant l’écosystème forestier. La forêt domaniale de Compiègne est un bel exemple de cette biodiversité que les forestiers entretiennent et gèrent au quotidien afin de la transmettre aux générations futures.  L’Office de Tourisme de l’Agglomération de Compiègne, en association avec des animateurs de l’Office National des Forêts, vous révèlent les mystères de la forêt de Compiègne.

En forêt de Compiègne, les poteaux de carrefour sont aussi très utiles. On en compte 310, tous baptisés de noms empruntés surtout à la toponymie locale, aux animaux, à la mythologie, à la vènerie, aux princes, aux officiers forestiers ; exemple : le carrefour des ruines rappelle le château de Barbe Bleue, le carrefour du dragon le combat du chevalier en armes vermeilles contre le guivre. Ces poteaux, dessinés en 1827 par Jean-Jacques Marie Huvé, architecte de Charles X, furent surmontés d’abord par deux ailes qui ornaient la boule sommitale. Au Second Empire, suite à l’égarement de l’Impératrice Eugénie, Napoléon III y fit placer, sur chacun d’eux, un trait rouge pour indiquer aux promeneurs la direction du palais de Compiègne. Ces traits rouges existent encore.

Ainsi ces poteaux ont le mérite de nous remémorer la vie passée, historique ou légendaire, de ce magnifique massif forestier forgé par les hommes.

On ne peut pas comprendre l’arbre sans l’homme, la forêt sans son histoire.

La répartition actuelle des essences forestières du massif de Compiègne est l’aboutissement de plusieurs années de gestion (coupes et plantations) pour la satisfaction des besoins de la société tout au long de l’histoire.

Le chêne a été largement utilisé pour sa production de glands et la qualité de son bois aux dépends du hêtre moins apprécié. En forêt de Compiègne, Les chênes pédonculés et rouvres couvrent actuellement 31% de la surface boisée contre 40% pour le hêtre. Sans l’intervention de l’homme, le chêne occuperait un espace beaucoup plus réduit compte tenu de la nature des sols.

Les chênaies pédonculées sont installées sur des sols frais (limons, argiles ou tourbes), riches en éléments minéraux, souvent en bas de pente, alors que les chênaies sessiliflores, plus tolérantes s’adaptent aux sols plus pauvres et secs des hauts de pente et aux sols plus asphyxiants l’hiver. La longévité du chêne pédonculé est de l’ordre de 200 ans contre 400 pour les sessiles.

Un quête dans LA FORET DE COMPIEGNE  dans FLORE FRANCAISE 300px-Kellerwald_008Plantation de chênes pédonculés : la régénération naturelle est difficile sous notre climat soumis très souvent aux gelées tardives de printemps qui détruisent les fleurs. Les bonnes glandées n’ont lieu que tous les 5 ou 10 ans. Il faut dnoc introduire artificiellement le chêne par des plantations. Il s’agit ici d’un perchis de chênes pédonculés enrichi de quelques chênes rouvres, issu d’une plantation réalisée en janvier 1976 et dégagée pendant une dizaine d’années. La première coupe d’éclaircie a été marquée à 30 ans (en 2004). Les sujets mal conformés seront extraits afin de privilégier les arbres d’avenir. D’autres coupes d’éclaircies interviendront, espacées de 4, 6, 8 ou 10 ans, au fur et à mesure de la croissance des bois. Le peuplement sera renouvelé vers 180 ans.

Les arbres situés en haut de la pente seront plus vigoureux car ils bénéficient de meilleures conditions stationnelles (sol plus riche en éléments minéraux). Bien que d’origine artificielle, l’ensemble de ces chênaies constituent un biotype privilégié pour certains arbrisseaux menacés en France ou en Europe.

Un grand nombre d’arbres remarquables y sont répertoriés dont un if, l’if de Saint Pierre en Chastres, considéré comme le plus vieil arbre de la forêt avec ses plus de 900 ans et un chêne, le chêne Saint-Jean, le plus majestueux avec ses 2,5 m de diamètre.

C’est à ces arbres remarquables que nous allons nous intéresser. La longévité des arbres leur permet en effet d’être les témoins de l’histoire humaine, ils nous fascinent par la mémoire qu’ils portent en eux. Il est important à ce titre de les respecter et de les protéger. Ces arbres remarquable renferment des espèces très rares et protégées (insectes, mousses) ; c’est pourquoi il y a lieu de les conserver et que toute déclaration concernant leur avenir doit être mesurée.

Publié dans FLORE FRANCAISE | 1 Commentaire »

Culture de la betterave en France

Posté par francesca7 le 4 avril 2015

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPlante bisannuelle cultivée pour sa racine charnue de haute valeur nutritive (genre Beta, famille des chénopodiacées). - Betterave sucrière : betterave dont la racine, très riche en saccharose, sert à fabriquer du sucre ; de loin la plus cultivée en France. - Betterave fourragère : betterave cultivée pour l’alimentation des animaux. - Betterave potagère : betterave cultivée pour l’alimentation humaine et comme source de colorant biologique (rouge).

Les betteraves cultivées appartiennent à l’espèce Beta vulgaris, qui dériverait de l’espèce B. maritima, qui pousse surtout sur les rivages de l’Europe occidentale, du pourtour méditerranéen et jusqu’en Inde. Cette espèce a donné naissance, par culture et sélections successives, dans des zones probablement situées aux confins de l’Asie et de l’Europe, à différentes formes de betteraves potagères et fourragères, qui ne semblent pas connues en Europe occidentale avant le XVIe siècle. Ce n’est qu’au début du XIXe siècle que, sous la pression du blocus continental, Napoléon Ier encourage les recherches en vue d’augmenter la teneur en sucre des betteraves. Celles-ci aboutissent en 1812 à la première extraction de sucre industriel à partir de variétés de betteraves blanches de Silésie, qui contenaient autour de 5 % de sucre.

Cycle de vie.

La betterave cultivée est une plante bisannuelle qui produit une racine charnue et sucrée, de forme et de volume variables la première année. Elle fleurit et produit des graines (on dit qu’elle monte à graines) la seconde année. La première année correspond donc à la phase végétative du cycle (tubérisation, développement du bouquet foliaire, accumulation de réserves sous forme de sucre). La deuxième correspond à la phase reproductive (montaison et fructification). La culture de la betterave pour le sucre comporte uniquement la phase végétative, qui dure environ 180 jours (de mars-avril à septembre-octobre).

On distingue habituellement 3 périodes dans le cycle de développement de la plante : la période juvénile et la période d’adolescence au cours de la première année, la période de maturation ou de reproduction sexuée au cours de la seconde année.

La période juvénile s’étend de la germination au stade « 16 feuilles » et comprend trois phases : une phase de différenciation des tissus primaires, qui va de la germination au stade 2 feuilles vraies ; une phase de différenciation des tissus secondaires, du stade 2 feuilles au stade 6 feuilles et au cours de laquelle apparaissent les premières radicelles ; et une phase de décortication et protubérisation, du stade 6 feuilles au stade 16 feuilles. Cette dernière phase marque le début de la tubérisation de la racine.

Beets_produce-1
La période d’adolescence est caractérisée d’une part par la différenciation de toutes les feuilles jusqu’à l’obtention d’un bouquet de 40 feuilles dit préfloral, d’autre part par le grossissement de la racine. Celle-ci croît en épaisseur par ajout d’anneaux concentriques constitués de faisceaux libéro-ligneux, dont chacun est noyé dans un parenchyme saccharifère.

À la fin de cette période, la betterave est constituée d’un bouquet foliaire, d’un collet et d’une racine. Le bouquet foliaire, à feuilles gaufrées, à port étalé ou semi-étalé est abondant chez la betterave sucrière. Il est nettement plus réduit chez la betterave fourragère, à port dressé et à feuilles planes ou légèrement gaufrées. Le collet est peu développé, situé au niveau du sol, aplati et verdâtre chez la betterave sucrière ; il est plus important, situé nettement au-dessus du sol et de couleur grisâtre, verdâtre ou rougeâtre chez la betterave fourragère.

La racine de la betterave sucrière a une forme conique et présente un sillon longitudinal très marqué, le sillon saccharifère, délimitant une zone riche en sucre ; la chair est blanc mat, à petites cellules. La teneur en matière sèche varie de 20 à 25 % et celle en sucre de 15 à 19 % (parfois plus, notamment en année sèche), du poids frais des racines. La racine de la betterave fourragère a une forme allongée, ovoïde ou cylindrique ; le sillon est absent ou peu marqué. La teneur en matière sèche varie de 9 à 22 %. Chez la betterave fourragère, la racine est habituellement ronde et de couleur rouge foncé. 
La période de maturation est atteinte au cours de la deuxième année. Pendant cette période, la tige s’allonge, puis fleurit et fructifie. La plante produit une ou plusieurs hampes florales ramifiées en utilisant les réserves de la racine. Les fleurs, hermaphrodites, sont groupées par trois, quatre ou cinq et leurs calices se soudent progressivement en une seule masse formant à maturité un glomérule contenant de 3 à 5 graines. Toutefois, les variétés sucrières actuelles possèdent des glomérules ne contenant qu’une seule graine (semences monogermes).

Variétés.

Il existe de nombreuses marques commerciales de semences, mais quelques-unes seulement sont utilisées. On distingue trois grands types de variétés : 
Type E (de l’allemand ertragreich, « riche en rendement ») à poids de racine élevé (900 g), mais pauvre en sucre (14-15 %) et sans intérêt pour l’industriel ;
Type Z (zuckerreich, « riche en sucre »), à racines coniques et petites (600g) et à teneur en sucre élevée (17-18 %) ;
Type N (normalreich, « normalement riche »), à poids de racines et à teneur en sucre moyens.

Ces trois types sont à l’origine de variétés soit intermédiaires, soit nettement caractérisées. On les désigne alors par deux lettres : ZZ, type très sucrier, NZ, type moyennement sucrier, etc.

Exigences physiologiques.

La betterave est une plante de jours longs qui a besoin de températures relativement basses (de 2 à 10oC) pour que se produise le déclenchement de la montée à graines (vernalisation). Une betterave soumise en permanence à une température de l’ordre de 20oC ne monte pas, même en jour continu. Soumise, après vernalisation, à une photopériode courte (8 h), elle demeure végétative. En revanche, elle monte et fleurit normalement sous l’action du jour naturel ou d’un éclairage continu. La betterave a d’importants besoins en lumière, notamment lorsque les bouquets foliaires dépassent 10 feuilles. Les besoins sont maximaux de mi-août à fin septembre et un déficit d’ensoleillement entraîne une réduction de la teneur en sucre des racines.

La germination débute aux environs de 5oC, mais une température du sol de l’ordre de 8oC est souhaitable pour les semis. La somme des températures du semis à la levée est de l’ordre de 120 degrés jours (base 0oC), celle de la levée à la récolte des racines (environ 200 jours) est comprise entre 2 400 et 2 800 degrés jours. Enfin, de la levée à la récolte des graines la somme des températures est comprise entre 3 900 et 4 500 degrés jours. En pleine croissance foliaire, l’optimum de température se situe entre 20oC et 28oC.

Au-dessous de 4oC, le froid peut provoquer des lésions sur les jeunes plantules et des gelées de printemps peuvent causer des dégâts au stade d’étalement des cotylédons. En automne par contre, les racines peuvent supporter en terre des gelées de – 5oC. Les racines en silos supportent – 10oC pour les betteraves fourragères et -15oC pour les betteraves sucrières. C’est la raison pour laquelle les betteraves sont entassées en silos lors de l’arrachage et non laissées dans les champs. Enfin, au stade 4 ou 5 feuilles, les jeunes plantules soumises à des températures inférieures à 10oC sont susceptibles de vernaliser, et il y a alors un risque de montée à graines.

Culture de la betterave en France dans FLORE FRANCAISE 640px-BetteraveLes besoins en eau totaux sont de l’ordre de 600 à 700 mm. Ils sont surtout importants pendant la période du développement du bouquet floral et du grossissement de la racine (de l’ordre de 120 à 150 mm par mois). Comme cette période se situe en Europe de juin à août, une irrigation d’appoint peut s’avérer nécessaire. Au cours des deux derniers mois qui précèdent la récolte, les besoins en eau sont en revanche modérés (de 30 à 60 mm).

Culture.

Le semis se fait entre la mi-mars et la mi-avril. Le choix de la date de semis tient compte de la sensibilité à la vernalisation. Les températures basses lors de semis précoces (avant fin mars dans le Bassin parisien), si leur durée est prolongée (printemps froid), favorisent la montée, dans l’année même, d’une fraction des plantes. Cette montée à graines peut entraîner des pertes, les réserves des racines étant utilisées pour la croissance de la tige. Les semis trop précoces sont aussi exposés à des risques de battance des sols en cas de pluies qui peuvent gêner la levée des graines. À l’inverse, des semis tardifs, en raccourcissant la période de croissance, pénalisent le rendement ou rendent la récolte difficile en cas d’automne pluvieux.

La maîtrise de la densité de semis est un facteur important de la réussite de la culture. En effet, une densité trop faible ne peut pas être compensée par la ramification. De plus, la densité a un effet sur la qualité des racines car au-delà d’un certain poids, la teneur en sucre diminue et la teneur en impuretés augmente. Pour ces différentes raisons, on vise un peuplement d’environ 6 à 8 plants/m, avec un écartement de 45 à 50 cm. Les graines sont souvent enrobées, ce qui facilite leur utilisation dans les semoirs et leur confère une protection contre les parasites.

Les travaux du sol avant semis nécessitent une attention particulière. En effet, le labour doit être réalisé de manière à ne pas laisser subsister de zones compactes pouvant déformer les racines lors de leur croissance. Les opérations de travail superficiel ultérieures doivent donner un affinement correct du lit de semences. Le lit de semences ne doit pas être trop fin pour éviter les problèmes de battance, mais ne doit pas contenir trop de mottes pour ne pas gêner la levée. Les semoirs sont équipés d’accessoires permettant un dernier travail du sol sur la ligne de semis.

Fertilisation.

La fertilisation azotée doit être raisonnée au plus juste car un excès d’azote peut entraîner une diminution de la pureté du jus et de la teneur en sucre. Compte tenu d’un besoin de l’ordre de 4 kg/t de racines, la quantité d’azote nécessaire se situe autour de 220 unités/ha. Pour parvenir à cette quantité, la fertilisation azotée doit tenir compte de l’azote fournit par le sol, ainsi que de la minéralisation des apports organiques (fumier, vinasses, etc.) fréquents pendant l’hiver précédant le semis de la betterave sucrière.

Les besoins de la betterave en acide phosphorique sont modérés (environ 1,5 kg de P2O/t de racines). Un apport de 50 à 80 unités/ha est suffisant si le sol est bien pourvu et si les feuilles sont enfouies. Les besoins en potasse sont en revanche élevés (environ de 4 à 5 kg/t de racines). La quantité à apporter sur la culture, destinée à compenser les exportations, est de l’ordre de 180 à 200 unités/ha.

En sol de craie, les apports de fertilisants sont complétés par des applications de bore à titre préventif contre la maladie du cœur, à raison de 15 à 20 kg/ha.

Lutte contre les adventices.

Le désherbage associe une lutte chimique à un binage, que permettent la largeur entre les rangs et la faible hauteur de la plante. S’il existe un risque d’infestation, on peut utiliser, avant le semis ou avant la levée, des produits inhibant la germination d’adventices, notamment des graminées. La lutte s’effectue aussi en cours de végétation, en cas d’envahissement important par des adventices nuisibles. La gamme des produits de désherbage est assez large pour assurer le contrôle de la plupart des adventices.

Maladies.

La maladie qui a pris le plus d’importance au cours des quinze dernières années est la rhizomanie, maladie à virus transmise par un champignon(Polymixa betae). Elle se caractérise par un flétrissement du feuillage en période chaude. Les betteraves atteintes présentent un chevelu racinaire très important et une forte réduction de croissance du pivot. La rhizomanie provoque des dégâts importants et, de plus, se conserve longtemps dans le sol. Il n’existe pas de moyens de lutte chimique contre cette maladie ; seuls l’utilisation de variétés résistantes et un allongement de la rotation permettent de limiter les dégâts.

La maladie du cœur est une autre affection caractéristique de la betterave. Elle est due à une carence en bore liée généralement à un excès de calcium ou à une sécheresse pendant la période où la plante absorbe beaucoup de bore. Elle se traduit par un noircissement du collet, un dessèchement de la partie médullaire de la racine et enfin par un arrêt de la végétation. L’épandage de bore avant le semis ou la pulvérisation en cours de végétation permettent de lutter contre cette maladie.

Les principales autres maladies sont les suivantes : la cercosporiose, due à Cercospora beticola, la rouille, due à Uromyces betae, l’oïdium, du àErysiphe betae ou à Microspharea betae, la jaunisse, virose transmise par le puceron vert du pêcher et le puceron noir, et la fonte des semis, due principalement à un champignon du genre Pythiumou à Phoma betae.

La lutte contre ces maladies repose sur le traitement des semences, l’utilisation de fongicides et de variétés résistantes, et sur la destruction des vecteurs.

Ravageurs.

Outre la micro-faune du sol (blaniules, atomaires, nématodes, limaces, etc.), les principaux ennemis de la betterave sont les pucerons, vecteurs de viroses, et la pégomie, parasite du parenchyme foliaire. Contre les premiers, la lutte s’effectue par l’enrobage des graines et par l’épandage de granulés sur la ligne de semis. Contre les autres, on a recours aux pulvérisations en végétation. En France, le Service de la protection des végétaux met en place, en collaboration avec l’Institut technique de la betterave et les sucreries, un réseau de piégeage et de comptage des populations de pucerons, à partir duquel sont émis des avertissements pour les agriculteurs.

Récolte.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsElle s’effectue en octobre, à « maturité » de la betterave (port retombant et teinte jaunâtre des feuilles). Elle est réalisée par des machines qui combinent les opérations d’arrachage, d’effeuillage, de décolletage et de chargement. La récolte est stockée en bord de champ sous forme de silos de 2 à 3 m de haut, de façon à éviter à la fois des échauffements et des dégâts éventuels dus au froid. Ces silos sont ensuite repris par camions au fur et à mesure des capacités d’accueil dans les sucreries.

Les betteraves sont pesées lors de l’arrivée à l’usine et un échantillon est prélevé pour déterminer la part du poids des racines et celui de la terre, de façon à estimer le poids net des racines. On évalue également la « tare terre » qui, si elle est trop importante, entraîne une diminution du prix d’achat par l’usine.

Utilisations.

Le principal débouché de la betterave est la fabrication de sucre et, accessoirement, celle d’alcool. De cette fabrication résultent deux sous-produits : la mélasse et la pulpe.

La mélasse est constituée par les substances sirupeuses demeurant dans les cuves après extraction de la majeure partie des sucres par cristallisation et centrifugation. Contenant encore 50 % de sucres divers, elle constitue un aliment appétant pour les animaux. Sa valeur énergétique est voisine de 1 UF (unité fourragère) par kg de matière sèche, mais sa teneur en matières azotées digestibles est insignifiante.

Les pulpes constituent le résidu des racines après extraction du sucre : 1 t de racines donne 625 kg de pulpe humide à 8 % de matière sèche. Les pulpes peuvent être surpressées de façon à accroître le taux de matière sèche (de 22 à 25 %), les jus récupérés étant recyclés en sucrerie. Mais elles sont surtout déshydratées pour obtenir un produit à 90 % de matière sèche, le rendement de la déshydratation étant de 6 kg de pulpe pour 1 t de betterave. La pulpe sèche a une valeur énergétique comparable à celle des céréales, de 1 UF/kg de matière sèche. Sa teneur en matières azotées digestibles est toutefois assez faible, de l’ordre de 40 g/kg de matière sèche.

betterave (suite)

Surfaces cultivées et production.

D’après la FAO, la superficie mondiale consacrée à la betterave à sucre est de l’ordre de 7,1 millions d’ha (1999) pour une production proche de 270 millions de t (soit un rendement moyen de 38 t/ha). Au cours des dix dernières années, les superficies cultivées ont diminué de l’ordre de 10 %. La culture de la betterave, plante de climat tempéré frais, s’étend entre 47o et 54o de latitude nord. Elle concerne surtout l’Europe et l’Amérique du Nord. Ailleurs, elle n’est possible que dans les pays qui disposent de possibilités d’irrigation : Turquie, Iran, Égypte, Maroc, Chili, etc. Le sucre produit à partir des betteraves représente environ 30 % de la production totale de sucre (entre 110 et 120 millions de t), le reste provenant de la canne à sucre.

Le plus important producteur de betteraves est l’Union européenne, avec 120 millions de t (soit environ 45 % de la production mondiale), pour une superficie légèrement supérieure à 2 millions d’ha et un rendement de l’ordre de 60 t/ha. Viennent ensuite les États-Unis (30 millions de t), la Turquie (20 millions), et la Russie (15 millions).

Les quatre principaux producteurs de l’Union européenne sont la France (33 millions de t et un rendement de 74 t/ha), l’Allemagne (28 millions), l’Italie (13 millions) et le Royaume-Uni (10 millions).

La France est le premier producteur mondial de sucre de betterave, avec une production de sucre blanc comprise entre 4 et 4,5 millions de t. La superficie ensemencée, variable en fonction des fluctuations du marché du sucre, s’établit autour de 400 000 ha, dont 90 % pour la production de sucre et 10 % pour la production d’alcool (autour de 4 millions d’hectolitres soit plus de la moitié de la production nationale). Un cinquième environ de la production d’alcool sert à la fabrication d’éthanol (carburant). Le nombre de sucreries et de sucreries-distilleries est actuellement de 35.

La culture de la betterave industrielle est concentrée dans le nord de la France, où six départements représentent les deux tiers des superficies ensemencées annuellement.

220px-Betteraves_%283%29 dans FONDATEURS - PATRIMOINERéglementation européenne.

Dans le cadre de la politique agricole commune (PAC), il existe une réglementation basée sur un contingentement de la production de sucre assorti d’une garantie de prix, et sur des liens contractuels entre les producteurs et les usines. Chaque pays de l’Union dispose d’un quota de base (quota A), qu’il répartit entre ses différentes sucreries. Chacune d’entre elles affecte ensuite son quota entre ses planteurs, en proportion de ses livraisons antérieures. Le sucre produit dans la limite de ce contrat bénéficie d’un prix garanti. Le quota A pour l’ensemble de l’Union européenne est de près de 12 millions de t. Au-delà de la quantité correspondant au quota A et dans une limite fixée par l’Union (appelée quota B), les sucreries peuvent commercialiser librement leur production, mais elles doivent verser à l’Union européenne une cotisation de production. Le prix payé au producteur pour les betteraves de cette tranche est donc le prix garanti, diminué de la cotisation. Enfin, le sucre produit en dépassement de cette tranche (appelé souvent, de façon impropre, quota C) doit être vendu sur le marché au cours mondial, en permanence fluctuant.

Roger-Estrade (A.)

betterave rouge

Plante bisannuelle cultivée pour sa racine charnue (genre Beta, famille des chénopodiacées). 
SYN. : betterave potagère.

La racine de la betterave rouge se charge de divers pigments (anthocyanes), selon des anneaux concentriques plus ou moins nets en fonction des conditions de culture, des variétés et de la cuisson de la racine après récolte. À l’exception de la variété-population traditionnelle `Crapaudine’ de type long, à la chair sucrée et très colorée, encore cultivée dans le Val de Loire pour une consommation hivernale, les variétés actuellement cultivées sont du type `Globe’, issu de la variété `Détroit’ améliorée. Le choix des variétés dépend de leur degré de précocité.

Culture.

Les exigences de la betterave rouge sont identiques à celle des autres betteraves. Les semis se font de mars à début avril pour une récolte en juin-juillet (recours à la culture protégée sous bâche à plat ou petit tunnel) ou de la mi-mai à fin juin pour une récolte à l’automne et une consommation hivernale. La densité optimale est de 550 000 plantes/ha. Les rangs sont écartés d’environ 40 cm.

Récolte.

La récolte est mécanisée, et le rendement varie de 35 à 50 t/ha. Les racines sont conservées en silo, ou de préférence en cellule ventilée à 0/+1oC lorsque le produit est destiné à alimenter les unités de cuisson industrielles. Pour l’essentiel, la betterave rouge est proposée en produit prêt à l’emploi culinaire, conditionnée en 5 gamme après appertisation ou pasteurisation.

Production.

La production de l’Union européenne en betteraves rouges représente 300 000 t, dont le Royaume-Uni fournit 1/3. La production française est de 90 000 t pour 2 400 ha. Elle est stable et concentrée en zone septentrionale. Le tiers en est produit dans la région du Centre. 10 % de la production sont destinés à la fabrication de colorants.

Encyclopédique – Péron

Publié dans FLORE FRANCAISE, FONDATEURS - PATRIMOINE, GASTRONOMIE FRANCAISE | Pas de Commentaire »

1...56789...14
 

leprintempsdesconsciences |
Lechocdescultures |
Change Ton Monde |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | C'est LE REVE
| Détachement Terre Antilles ...
| ATELIER RELAIS DU TARN ET G...