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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Morgeline, l’herbe du roi

Posté par francesca7 le 20 février 2016

 

Le nom latin de la Morgeline vient de « stella » qui signifie « étoile » car les fleurs en ont la forme. Son nom usuel vient de « mordre » et de « geline » en raison du goût qu’a la volaille pour cette plante.

 

Stellaria vient du latin « stella », étoile par allusion à l’aspect de la fleur et « media », de sa taille moyenne. “Morgeline” vient de mordre et de géline, poule car poules et poussins raffolent de la plante et de ses graines, d’ailleurs « mouron » vient du vieux nom de la poule, “moure”. Le mouron était employé pour faire sortir les fers de flèches engagés dans les blessures d’où son nom générique d’anagalis, dérivé du grec « anago », tirer.

Le mouron serait le symbole de la famille et l’herbe des amoureux : il leur est recommandé de porter à même la peau un sachet de graines de mouron des oiseaux pour filer le parfait amour. Bien qu’il ait été couramment consommé par les paysans, on ne trouve pas  mention d’une utilisation médicinale ancienne du mouron. Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on commencera à s’y intéresser pour ses vertus calmantes des voies respiratoires.

 mouron

On utilise la plante ou son suc frais de mai à septembre.
La plante est diurétique : elle a été préconisée dans l’éléphantiasis, les inflammations des reins et de la vessie et même les hémorroïdes.

Elle est expectorante et était utilisée jadis contre les crachements de sang et la tuberculose .
En usage externe, c’était un vulnéraire adoucissant, un peu astringent, détersif, purifiant : on l’employait pour soigner les lupus, les plaies ouvertes, les maladies de peau et les mauvais ulcères.
En homéopathie, la plante est prescrite pour soigner rhumatismes, goutte, hépatite, psoriasis, congestions et névralgies.
C’est une ancienne plante potagère, ses tiges feuillées sont bonnes cuites ou en salade.
Ses graines sont très recherchées par les petits oiseaux. Mais il faut prendre garde de ne pas la confondre avec le « mouron rouge « (ou bleu) qui est une plante de la famille des primevères, toxique pour les oiseaux, les perroquets en particulier ; ce mouron est considéré comme alimentaire au Tibet.

Il est devenu une mauvaise herbe, très commune et envahissante. 

 

C’est une plante annuelle dont les tiges sont rampantes ou redressées, molles et en touffes. Les feuilles sont pétiolées, opposées et à bord lisse. Les fleurs blanches sont petites et s’épanouissent dès le mois de Février et jusqu’en Novembre.

La Morgeline est constituée de sels minéraux (potassium, silicium…).

En phytothérapie, toutes les parties de la plante sont utilisées ainsi que le suc frais. Le séchage doit être effectué à l’abri de la lumière et dans un endroit bien ventilé.

On la trouve en Europe jusqu’à environ 2000 m d’altitude. C’est une plante courante que l’on peut rencontrer un peu partout, dans les jardins, les champs, les chemins… 

Avant le règne de Charles VI, la morgeline, appelée également mouron des oiseaux ou encore stellaire, était volontiers qualifiée de mauvaise herbe que chacun foulait aux pieds sans y prendre garde s’il la rencontrait sur son chemin. Lorsqu’on eut recouru inutilement à toutes les ressources de la médecine… cette Plante à petites fleurs et à feuilles pointues, que l’on nomme autrement alsine (genre de caryophyllées). Morgeline d’été, le mouron des champs. 

Mors, ancien mot signifiant morsure, et geline, poule : la morsure de la geline, plante ainsi nommée parce que les poules l’aiment (ital. mordigallina).

Le saviez-vous ?

La Stellaire intermédiaire est une plante sauvage comestible. Riche en potassium, magnésium, fer et vitamines, elle se consomme crue en salade ou cuite en potages.
Ses graines font le délice des oiseaux, d’où son surnom de Mouron des oiseaux.

La plante est comestible pour l’homme, on peut par exemple en faire une soupe1. Il s’agit aussi de l’une des meilleures salades sauvages : douce, pas amère et renfermant calcium, silice, magnésium, vitamine C. Au Japon, elle fait partie de la traditionnelle salade en début d’année : la salade aux 7 herbes (voir la fête du Nanakusa-no-sekku).

mouron des oiseaux à l’oignon

Ingrédients :
1 kg de mouron
1 gros oignon
4 cuillères à soupe de beurre
sel, poivre

Mettez les feuilles de mouron dans une casserole et recouvrez-les à peine d’eau. Faites-les bouillir 2 ou 3 minutes et égouttez-les bien. Mettez-les dans un plat. Hachez l’oignon cru et mélangez-le au mouron. Salez, poivrez, arrosez de beurre fondu.

Récoltez le mouron avant la floraison. En effet, lors de la floraison, le mouron présente des tiges allongées et bien moins tendres que les feuilles.
Prenez soin de couper le mouron avec des ciseaux : ainsi il ne sera pas encombré de vieilles feuilles et de racines.
Lavez-le rapidement avant d’utiliser de cette herbe jolie et délicieuse.

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LE TABAC ET LES HERBES DE NOS ANCETRES

Posté par francesca7 le 19 février 2016

culture du tabac

Le tabac, lors de son introduction en Europe, en 1518, jouit rapidement d’une vogue médicale extraordinaire : « C’est à bon droit, dit Olivier de Serres, qu’on l’appelle herbe de tous les maux. » Mais on s’aperçut peu à peu que cette panacée, cette herbe sacréeherbe médicéeherbe à la reineherbe à l’ambassadeurherbe au grand prieur, avait une action narcotique puissante et produisait, introduite dans l’estomac à petites doses, des irritations graves, des vomissements douloureux et, à fortes doses, des accidents souvent suivis de mort. Au dix-huitième siècle, le suc de tabac mêlé avec de la poudre de dépouille de serpent, et employé en injection, guérissait les ulcères fistuleux d’une manière admirable.

Au siècle suivant, les maquignons s’en servaient pour masquer momentanément les défauts des chevaux vicieux et les médecins n’en usaient qu’avec la plus grande prudence, en lavements dans certains cas de tétanos, d’apoplexie ou d’asphyxie par submersion ; les ouvriers des manufactures de tabac étaient, paraît-il, préservés des fièvres intermittentes, et les peintres en bâtiments se mettaient quelquefois des compresses de décoction de tabac sur le ventre pour calmer leurs coliques.

L’herbe vulnéraire est l’arnica, tabac des montagnes, fumée par certains paysans ; sa teinture alcoolique jouit encore d’une belle réputation. La consoude (du latin consolido, j’unis) ouherbe à coupure possède des propriétés astringentes dues à l’acide gallique qu’elle contient. Le sirop de grande consoude sert dans certaines hémorragies ; sa racine donne une couleur rouge carmin, et ses feuilles sont mangées en guise d’épinards.

L’achillée, mille feuilles, herbe militaire, herbe aux charpentiers, saigne-nez, dont le nom a été créé en l’honneur d’Achille, élève du centaure Chiron, qui le premier aurait employé celte plante pour guérir les blessures, a conservé sa vieille renommée. Le sedum âcre ou orpin brûlant, herbe aux cors, herbe à coupure, vermiculaire, pain d’oiseau, poivre de muraille, trique-madame, a une grande réputation pour cicatriser les plaies et fut, comme purgatif, la cause de graves accidents. Le séneçon, herbe aux charpentiers, également, qui servait autrefois dans l’épilepsie, le choléra morbus, la gale et l’inflammation des mamelles, n’est maintenant en vogue que chez les petits oiseaux, les chèvres, les lapins, les lièvres et les porcs, qui s’en régalent ainsi que des différentes espèces de plantin, herbe aux blessures, herbe aux cinq coutures, herbe aux puces.

La sauge, herbe aux plaies, herbe sacrée, à l’odeur aromatique agréable, à la saveur piquante, bien déchue aujourd’hui, excepté chez les abeilles au miel parfumé, possédait autrefois la propriété d’attirer crapauds et serpents, jointe à celle de soulager toutes les maladies du cerveau, étant fumée, soir et matin, dans la pipe en guise de tabac. Forestius dit qu’il a connu un artisan qui se délivra d’un grand tremblement par l’usage continuel de la sauge. Les graines de la renouée ou curage, herbe aux panaris, peuvent à la rigueur servir de poivre et les tiges et feuilles fraîches comme rubéfiant. « On a guéri, dit Etmüller, une hémorragie du nez rebelle aux plus forts remèdes, en appliquant sous les aisselles de la malade de la renouée bouillie dans l’eau. »

A la campagne, on fait des cataplasmes avec la lampsane, herbe aux mamelles, pour effacer les gerçures du sein, et la joubarbe, barbe de Jupiter, herbe aux cors, herbe aux hémorroïdes, dont les noms vulgaires indiquent assez l’emploi, est, dans certains endroits, respectée profondément, car elle prévient les maléfices de la sorcellerie ; elle servait comme rafraîchissement dans les maladies aiguës, pilée avec du lait de femme – ou du suc d’écrevisse – et attachée à la plante des pieds.

L’herbe à la pituite (staphysaigre), l’herbe à la rate (scolopendre ou langue de cerf), l’herbe à la gravelle (saxifrage, mignonnette, désespoir du peintre), l’herbe aux verrues, aux chancres(héliotrope), l’herbe aux varices (cirse), l’herbe aux goutteux (égopode ou podagraire), l’herbe aux ladres (véronique) possédaient des vertus aussi nombreuses qu’infaillibles. Les anciens croyaient que les hirondelles guérissaient les yeux de leurs petits avec le suc d’une herbe qu’ils appelèrent chélidoine ; ils s’en servaient pour foutes les maladies des yeux et leurs patients devaient beaucoup souffrir, car le suc nauséabond de la chélidoine ou herbe aux verrues, corrode la peau et la teint en jaune comme l’acide azotique ; une autre herbe aux verrues est l’euphorbe, réveille-matin, que les paysans ont le grand tort de conseiller comme collyre aux personnes qui désirent se réveiller de bonne heure. « Il n’est rien de meilleur que la poudre d’euphorbe, dit un médecin du dix-huitième siècle, pour faire tomber la carie des os, parce qu’elle absorbe et consomme par son sel volatil acre l’acide corrosif cause de la carie. »

La scrofulaire, herbe aux écrouelles, herbe aux hémorroïdes, herbe au siège, dont les différents noms suffisent pour indiquer les propriétés, sert dans quelques pays contre la gale et a été préconisée dans le Nord contre la rage, en tartines sur du pain beurré. La bardane, herbe aux racheux, dont les fleurs sèches s’attachent si bien à nos vêtements, employée contre les maladies de peau, la teigne, etc., servait autrefois, bouillie avec de l’urine, pour dissiper les tumeurs des genoux ; enfin la poudre contenue dans les capsules du lycopode, herbe à la plique, ne sert plus qu’aux pharmaciens pour empêcher les pilules d’adhérer entre elles, aux mamans pour « poudrer » les replis dodus de leurs petits enfants, et pour faire des éclairs dans les orages de théâtres et les feux d’artifice.

Citons encore l’alysse, herbe aux fous et passerage ; la charagne ou herbe à écurer, employée malgré son odeur infecte à écurer la vaisselle à cause de la couche calcaire qui recouvre ses sommités, la circée, herbe aux sorciers, herbe aux magiciennes, herbe enchantée, usitée au moyen âge dans les pratiques de sorcellerie, et arrivons aux herbes diaboliques, telles que : la scabieuse, herbe du diable, lequel, paraît-il, poussait l’astuce jusqu’à la ronger pour la faire périr afin de priver les humains de ses propriétés merveilleuses ; la dangereuse renoncule, bouton-d’or, herbe scélérate, herbe sardonique ; la dentelaire herbe du diable, herbe à cancer, que l’on mâche dans le Midi contre le mal de dents ; la belladone, herbe empoisonnée, au fruit trompeur ressemblant à une cerise, cause de tant d’accidents terribles chez les enfants (son suc entre en Italie dans la composition de certains cosmétiques à l’usage des belles dames (bella dona) et son nom scientifique atropa rappelle celui d’une des trois Parques) ; le datura stramonium, stramoine, herbe des démoniaques, herbe des magiciens, poison des plus violents, produisant à doses élevées vertiges, délires, hallucinations et guérissant les malades hallucinés.

N’écrasons pas les feuilles de la clématite ou herbe aux gueux ; les mendiants s’en servent pour faire venir sur leurs membres des ulcères peu profonds à l’aide desquels ils excitent notre pitié. 
 
tabacVénéneuses, potagères, mauvaises – qui croissent toujours comme chacun sait –, fraîches, tendres, touffues, épaisses, les herbes couvrant prairies et pâturages, et dont nos anciens savaient faire du bouillon et des potages renommés, possédaient également selon eux des propriétés médicinales aujourd’hui oubliées

Que deviendraient les cordons-bleus sans les fines herbes ? Elles sont de première nécessité pour le genre humain : blé, maïs, pomme de terre, patate, riz, haricots, pois, fève, lin, chanvre, coton, garance, indigo, etc., etc. Toutes sont des herbes ; car en botanique, on comprend sous la dénomination de végétaux herbacés tous ceux de consistance tendre, d’aspect verdoyant, qui n’ont pas, comme les arbres, de parties ligneuses. Pour beaucoup de personnes, les graminées seules méritent le nom d’herbes, et c’est vraiment à elles qu’il est le plus convenablement appliqué ; leur nombre est, en Europe, beaucoup plus considérable que celui des arbres et nul n’ignore qu’on ne peut les employer toutes qu’à la Saint-Jean, époque à laquelle on est sûr de ne pas en oublier. Le vulgaire, les campagnards surtout, ont ajouté au plus grand nombre un nom qualificatif rappelant certaines superstitions ou bien les propriétés médicinales particulières à chacune.

Source (D’après « La Tradition », paru en 1896)

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Les secrets du Savon de Marseille

Posté par francesca7 le 16 février 2016

 
 
À Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), le quartier des savonniers est ensoleillé, en plein mois de janvier. Producteurs d’huile d’olive, parfumeurs, maîtres savonniers, autrefois étaient les rois et faisaient battre le cœur de la ville. De ce passé faste, il reste encore de très belles demeures

Aujourd’hui, une usine fonctionne encore à plein temps. Chez Marius Fabre, on est savonnier depuis 115 ans. Ici on fabrique le véritable savon de Marseille. « Il est fabriqué uniquement à partir d’huiles végétales, sans aucun autre additif, sans colorant, sans conservateur, sans additif chimique donc c’est un produit naturel et qui est bon pour la peau », explique Julie Bousquet-Fabre, codirectrice de la savonnerie.

En 115 ans, la savonnerie n’a quasiment pas changé. Le processus de fabrication du savon est lui aussi très authentique. Chaque année, 1 000 tonnes de savon sortent des chaudrons Marius Fabre. Et l’aventure familiale n’est pas près de s’arrêter. Avec l’envolée du naturel et des produits bio, cette savonnerie 100% provençale a de beaux jours devant elle.

(Source : France Télévisions)

Site Internet : http://www.marius-fabre.com

Savons_de_Marseille

Le premier savonnier dans la région est recensé en 1370. La formule de ce savon a été réglementée au xviie siècle sous le roi Louis XIV. En 1688, Colbert passe un édit limitant l’utilisation du nom « savon de Marseille » aux savons fabriqués à l’huile d’olive dans la région de Marseille.

La région de Marseille compte 90 savonneries au xixe siècle et connaît son apogée en 1913 avec 180 000 tonnes produites. Après 1950, l’essor des détergents de synthèse précipite son déclin.

L’origine du savon de Marseille provient du savon originaire d’Alep en Syrie, existant depuis des milliers d’années. Le mode de fabrication de celui-ci, à base d’huile d’olive et de laurier s’est répandu à travers le bassin méditerranéen, à la suite des Croisades, en passant par l’Italie et l’Espagne, pour atteindre Marseille.

La cité phocéenne possède des manufactures de savon à partir du xiie siècle qui utilisent comme matière première l’huile d’olive extraite en Provence la plus proche. La soude, terme qui à l’époque désigne un carbonate de sodium plus ou moins pur, provient des cendres des plantes des milieux salins, en particulier la salicorne. Crescas Davin est au xive siècle le premier savonnier officiel de la ville. En 1593, Georges Prunemoyr, dépassant le stade artisanal, fonde la première fabrique marseillaise.

Au début du xviie siècle, la production des savonneries marseillaises peine à satisfaire la demande de la ville et son terroir. Le port de Marseille reçoit même des savons de Gênes et d’Alicante. Mais la guerre rompant l’approvisionnement d’Espagne, les savonniers marseillais doivent augmenter leur production de façon à pouvoir fournir l’Europe occidentale, d’abord le nord du Grand Royaume de France, les îles britanniques, la Hollande et surtout l’Allemagne, où les acheteurs pressent leurs commandes avant le grand collapsus de la Guerre de Trente Ans.

En 1660, on compte dans la ville sept fabriques dont la production annuelle s’élève à près de 20 000 tonnes. Sous Louis XIV, la qualité des productions marseillaises est telle que « le savon de Marseille » devient un nom commun. Il s’agit alors d’un savon de couleur verte qui se vend principalement en barre de 5 kg ou en pains de 20 kg.

Le 5 octobre 1688, un édit de Louis XIV, signé par Jean-Baptiste Colbert de Seignelay fils de Colbert, secrétaire de la Maison du Roi, réglemente la fabrication du savon. Selon l’article III de l’édit : « On ne pourra se servir dans la fabrique de savon, avec la barrille, soude ou cendre, d’aucune graisse, beurre ni autres matières ; mais seulement des huiles d’olives pures, et sans mélange de graisse, sous peine de confiscation des marchandises ». Les manufactures de savons doivent cesser leur activité l’été car la chaleur nuit à la qualité du savon. Le respect de cette réglementation assure la qualité du savon et fait la renommée des savonneries marseillaises.

Dans le même temps, des fabriques de savon s’installent dans la région, à Salon-de-Provence, Toulon ou Arles.

À partir de 1820, de nouvelles matières grasses sont importées et transitent par le port de Marseille. Les huiles de palme, d’arachide, de coco et de sésame en provenance d’Afrique ou du Moyen-Orient sont utilisées pour la fabrication du savon.

Les savonneries marseillaises subissent la concurrence des savonneries anglaises ou parisiennes, ces dernières emploient du suif qui donne un savon moins cher.

Au début du xxe siècle, la ville de Marseille possède quatre-vingt-dix savonneries. François Merklen fixe en 1906 la formule du savon de Marseille : 63 % d’huile de coprah ou de palme, 9 % de soude ou sel marin, 28 % d’eau. Cette industrie est florissante jusqu’à la Première Guerre mondiale où la difficulté des transports maritimes des graines porte gravement atteinte à l’activité des savonniers. En 1913, la production représente 180 000 tonnes et n’est plus que 52 817 tonnes en 1918.

Après la guerre, la savonnerie bénéficie des progrès de la mécanisation bien que la qualité du produit reste due à l’emploi des anciens procédés et la production remonte pour atteindre 120 000 tonnes en 1938. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Marseille assure encore la moitié de la production française mais les années qui suivent sont désastreuses. Le savon est supplanté par les détergents de synthèse et les savonneries marseillaises ferment les unes après les autres.

Dans la région marseillaise, seules quatre savonneries continuent à fabriquer du savon comme il se fabriquait il y a trois siècles et produisent encore le fameux cube de 600 grammes estampillé avec le nom de la savonnerie et la mention « 72 % d’huile » parmi lesquelles la Savonnerie du Midi et la savonnerie Marius Fabre.

Savonnerie

Marius Fabre est une entreprise fondée en 1900 et porte le nom de son fondateur : Marius Fabre. Aujourd’hui l’entreprise est toujours gérée par la famille Fabre, plus précisément les deux arrière-petites-filles de Marius Fabre. La savonnerie Marius Fabre emploie aujourd’hui 30 personnes mais a employé jusqu’à 70 personnes dans les années 1930.

La savonnerie Marius Fabre fait partie des quatre derniers fabricants de savons de Marseille installés dans le sud de la France à Salon de Provence (avec le Sérail, le fer à cheval et la savonnerie du midi à Marseille) et fait partie de l’Union des Professionnels du Savon de Marseille qui défend un savon de Marseille fait dans la région de Marseille, avec un process respectueux de la tradition du XVIeme siècle avec une saponification en chaudrons et uniquement avec deshuiles végétales.

En effet, l’Edit de Colbert depuis 1688 à posé les règles du vrai savon de Marseille. Les matières grasses utilisées dans le véritable savon de Marseille, sont uniquement à base d’huiles végétales, olives, coprah, palme…. et les 4 derniers fabricants du « véritable savon de Marseille » utilisent encore le procédé « marseillais » en 5 étapes et la saponification en chaudrons à ciel ouvert.

 

Le savon de Marseille est d’abord un produit de propreté dont l’usage corporel quotidien est avéré depuis plusieurs siècles, en particulier pour les mains et le visage. Il sert aussi comme nettoyant ménager et pour le lavage du linge. On trouve des paillettes de savon de Marseille pour la lessive. On l’emploie notamment pour laver le linge des personnesallergiques et des bébés parce qu’il ne contient pas d’ingrédients allergisants. Antimite et bactéricide, il a contribué à la baisse de la mortalité infantile au xixe siècle. Selon une croyance populaire, mis au fond d’un lit il éviterait d’avoir des crampes

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Les bienfaits de la noix sur notre santé

Posté par francesca7 le 14 février 2016

Ce que l’on sait moins c’est qu’il n’y a pas que le fruit qui est bon dans le noyer, les feuilles sont elles aussi très intéressantes. Petit rappel.

Le noyer est une espèce thermophile, cultivée autrefois pour sa ressource oléagineuse (noix récoltées en octobre-novembre) et son bois dur, en particulier pour l’ameublement. Par exemple, en Alsace et dans la plaine rhénane, s’il était rare dans les plaines loessiques, il résistait bien isolé dans les finages d’Outre-forêt, les collines sous-vosgiennes, les glacis de piémont vosgien souvent couvert de vignobles, voire dans le Ried s’il était au sec et dans les terrasses rhénanes limoneuses d’Eschau et deRhinau.

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Le noyer commun peut pousser jusqu’à 1 000 m d’altitude en zone tempérée, mais il lui faut un emplacement à l’abri des vents forts. Il tolère les sols légèrement acides à calcaires alors que le noyer noir nécessite des terrains frais et légèrement acides. Le noyer est un arbre facile d’entretien mais il a besoin d’un sol riche. Il faut surtout veiller à ce qu’il ait assez d’eau au mois de juin car s’il en manque, les noix seront petites. C’est aussi le moment où se prépare l’induction florale (les futures fleurs de l’année suivante). Une sécheresse à ce moment précis compromet donc aussi la récolte de l’année suivante.

Le noyer n’apprécie pas la taille. On se contentera donc de tailler les bois morts à la fin de l’automne si on veut éviter les écoulements de sève.

Les feuilles de noyer produisent du juglon qui après lessivage par les pluies, par un phénomène d’allélopathie, empêche les autres plantes de pousser autour du noyer. Toutes les plantes ne sont pas affectées négativement par la juglone. Myosotis, Pachysandra terminalis, Barbe de bouc , alchémille, hosta, heuchère, bugle rampante ( et la majorité des bulbespeuvent constituer un joli décor au pied de cet arbre.

Une étude américaine indique que les vergers de noyers où sont aussi plantés des Elaeagnus umbellata ou des aulnes glutineux ont une production de noix augmentée de 20 %. Cela est dû à l’azote apporté dans le sol par ces espèces.

L’alliance de la vigne et du noyer est une constante culturelle en Alsace, depuis la civilisation gallo-romaine implantant la vigne. L’arboriculture traditionnelle pouvait associer au noyer le châtaignier calcifuge, mais aussi et surtout les autres arbres fruitiers thermophiles : la pêche de vigne, le néflier, le cormier (sorbier domestique), l’amandier. C’est l’association du vin et de la noix qui a fondé la fête du vin.

Une croyance alsacienne maintient qu’une femme qui veut garder son mari se doit de garder en son soulier senestre feuille de gauguier cueillie la nuit de la Saint-Jean. Les noms alsaciens du noyer sont Nussbaum ou Wallnuss.

Le noyer magique de la Saint-Jean aurait, en plusieurs provinces françaises, la particularité d’émettre ses feuilles et quasiment ses fruits tous d’un coup le jour de la Saint-Jean (le 24 juin), d’où son nom.

Noyer-fruit-feuille-small

Avoir un petit coup de fatigue, ça arrive à tout le monde. Surtout lorsque le souvenir des vacances commence doucement à s’évanouir. Il faut s’occuper de mille choses, et parfois même en plus des enfants.

C’est le cas de mon ami Paul, qui a pris ses vacances en juillet. À la rentrée, il a mis ses jumelles à la maternelle pour la première fois. Je le tance pour qu’on aille boire un café, il en prend deux. De son propre aveu, il est déjà « cuit », et la Toussaint est encore loin, pour lui en tous cas.

Je lui conseille de prendre des compléments alimentaires, mais il ne veut pas en entendre parler, car il se connaît, il a du mal à y penser – ou alors, quand il y repense, il en prend trop d’un coup. Je réfléchis alors à une solution, et une idée me vient à l’esprit : les noix.

En effet, rien n’est si bon pour l’organisme et l’intellect que les noix. Pourtant, on n’y pense jamais. Le plaisir que nous avions étant petits à en écraser les coquilles nous paraît désormais un effort de trop. « Et puis les noix, c’est gras », me dit Paul.

« Arrête de manger des cacahuètes à l’apéro », lui ai-je aussitôt répondu. « Et fais-moi confiance. » Trois jours plus tard, j’ai reçu un message. Paul me remerciait : c’était le petit plus énergétique dont il avait besoin.

À vous la robustesse du noyer

Non, le noyer ne sert pas qu’à décorer les tableaux de bord des voitures haut de gamme. Cet arbre originaire d’Iran, au port majestueux, pousse partout et atteint parfois l’âge de 1000 ans.

On le plantait souvent près des monastères pour ses fruits nourrissants, pour le brou vert (pigment naturel de l’écorce) qui les protège, ainsi que pour les propriétés médicinales de ses feuilles.

Attention toutefois, si vous voulez en planter un chez vous, la juglone qui s’échappe lors de la décomposition des feuilles peut persister plusieurs mois dans le sol et se révèle toxique pour les autres plantes. D’où la tradition selon laquelle on ne doit pas s’endormir sous un noyer, ce qui pourrait occasionner des maux de tête – mais pour tout vous dire, je ne l’ai jamais fait…

Les noix recèlent de nombreux éléments aux notables vertus thérapeutiques : la naphtoquinone (dans les feuilles et le brou), des tanins et des flavonoïdes, bien sûr, mais aussideux acides particulièrement utiles, l’ellagique et le gallique, ainsi que des huiles volatiles.

Les feuilles, en plus des flavonoïdes, sont riches en vitamine C. Quant aux noix, leur huile est très riche en acides gras polyinsaturés (linoléique, oléique et linolénique), nécessaires au renouvellement des cellules. Hélas, l’huile de noix rancit très vite.

Superaliment, au travail !

Les noix sont, selon les spécialistes de la phytothérapie, un « superaliment ». Elles sont riches en vitamines (B1, B2, B3, B5, B6) et en minéraux (sélénium et manganèse). Surtout, elles fournissent un excellent apport en acides gras oméga 3, qui protègent le cœur et favorisent la fonction cognitive. Ce qui a été supputé depuis longtemps en vertus de la Théorie des signatures

(lire l’article dans le nouveau Plantes et Santé de novembre), puisque les cerneaux de noix ressemblent à des cerveaux.

Les acides gallique et ellagique sont des composants phénoliques aux puissants pouvoirs antioxydants car ils stimulent les enzymes chargés de nettoyer les éléments cancérigènes de notre organisme.

Ce pouvoir anti-âge donne aux noix une place de premier plan dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. Car les acides gallique et ellagique inhibent l’agrégation plaquettaire et décomposent les plaques amyloïdes formées dans le cerveau par cette maladie – diminuant ainsi le risque d’attraper la maladie et retardant son apparition.

Les noix, en tant que source conséquente d’oméga 3 et d’acide linolénique, ont une action efficace sur le système immunitaire, sur le cœur, la circulation et les affections dégénératives. En outre, elles font diminuer le mauvais cholestérol, ce qui ravira les gourmands.

L’huile de noix a été prescrite dans l’Antiquité, notamment par Galien et Dioscoride, même si on l’utilisait déjà vieille d’un an, c’est-à-dire tout à fait rance. Elle soignait alors le ver solitaire, les coliques néphrétiques et les calculs de la vessie. Mêlée à parts égales avec de l’eau de chaux, elle calmait et guérissait les brûlures.

Enfin, le vinaigre de jeunes noix marinées prouve encore son efficacité comme gargarisme pour le mal de gorge.

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Le pouvoir des feuilles

Dans le noyer, il n’y a pas que les noix. Il y a aussi les feuilles, et le brou de noix, c’est-à-dire la carapace verte et plus tendre qui entoure la coquille.

Traditionnellement, les propriétés stimulantes, stomachiques et dépuratives des feuilles de noyer les ont fait recommander pour traiter le rachitisme, l’apathie chronique, ainsi que les tuberculoses pulmonaire et osseuse. Elles régulent l’appareil digestif, favorisent le tonus musculaire, stimulent le foie et épurent le sang.

Leurs propriétés anti-inflammatoires sont utiles en cas d’asthme et de polyarthrite rhumatoïde. Elles tiennent également lieu d’antibiotiques contre l’anthrax, autrefois courant dans les campagnes, inoculé par les animaux errants.

Les feuilles sont également à recommander pour les personnes atteintes de diabète hépatique : elles rééquilibrent les métabolismes perturbés, font baisser la glycémie, réduisent la soif et les mictions trop fréquentes des diabétiques, et évitent les complications. Les macérats de bourgeon sont désormais utilisés à cette fin de nos jours.

Pour la peau, la décoction des feuilles de noyer est efficace contre l’eczéma, les croûtes de lait, les ulcères, les plaies variqueuses, les angines, l’irritation des paupières, les pellicules et la chute des cheveux. On utilisait cette préparation en Angleterre pour laver les chevaux et les mettre à l’abri des piqûres d’insectes.

L’action astringente des feuilles combat l’irritation et l’inflammation de la muqueuse intestinale, soulage l’indigestion, la gastro-entérite, la nausée et les diarrhées. On l’utilise encore comme vermifuge et pour abaisser la glycémie. Elles éliminent en outre le mucus et la toux catarrhale.

L’infusion de feuilles sert de lotion pour les boutons de fièvre, le zona, les engelures, la transpiration excessive des mains et des pieds, les hémorroïdes, les varices, les ulcères, les inflammations des yeux comme les orgelets, ainsi que les maux de gorge.

Dosée un peu plus lestement, la décoction de feuilles peut être utilisée en douche, pour traiter les pertes blanches et les inflammations de l’utérus. Vous pouvez aussi vous préparer un bain avec, qui rendra votre peau douce et apaisera les démangeaisons.

L’écorce du noyer a des vertus détoxifiantes qui favorisent le système lymphatique, remédient à la congestion lymphatique, aux ganglions enflés et à l’acné.

Enfin, le brou bouilli dans l’eau était utilisé traditionnellement comme teinture sombre et comme soin pour les cheveux, en les épaississant. Tonique, stomachique, dépuratif comme les feuilles, il est également vermifuge, antisyphilitique, et entrait dans la tisane de Pollini, réputée efficace contre les affections vénériennes.

Le suc de brou vert était épaissi au miel, afin de produire un sirop, le rob nucum, prescrit contre les maux de gorge, les inflammations et les abcès des amygdales, mais aussi contre la teigne et les verrues.

Des préparations thérapeutiques et gourmandes

Vous l’aurez compris, il suffit de descendre au marché en bas de chez vous pour vous procurer des noix. Obtenir des remèdes avec ces fruits n’est guère plus compliqué.

Pour l’infusion de feuilles, placez 20 g par litre d’eau et faites infuser 15 minutes. 3 ou 4 bols par jour atteindront l’effet recherché. Si vous voulez avoir les effets sans vous embarrasser à chercher des feuilles de noyer, pas si facile à trouver dans certaines villes, le macérat de bourgeons de noyer est particulièrement efficace, surtout pour les diabétiques. 

Le sirop dépuratif de noyer est aussi recommandé pour l’estomac : faites macérer 15 jours dans leur volume d’eau-de-vie des feuilles fraîches tassées, filtrez et ajoutez un sirop de sucre à raison de 180 g de sirop pour 100 g d’alcoolature.

L’huile se prend à la dose de 60 g le soir dans une salade de pommes de terre par exemple, pour expulser le ver solitaire. Contre les calculs rénaux et urinaires, la dose doit être jusqu’à 50% plus grande.

Il existe également des préparations alcoolisées, comme le vin de noix et le ratafia de brou de noix, sans parler de l’excellent Nocino, une liqueur de noix fabriquée en Italie. S’il ne s’agit pas à proprement parler de recettes thérapeutiques, elles prouvent que la noix est aussi bonne pour le gosier que pour le corps. 

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La PAQUERETTE DU MORVAN

Posté par francesca7 le 14 février 2016

Pâquerette

En Morvan, la Pâquerette était utilisée pour confectionner des bouquets de fleurs bénies que les fidèles déposaient au pied des croix balisant l’espace communal les jours de processions, lors de la Fête-Dieu.

En mélange avec le Tussilage, le Bouillon blanc, la Pensée sauvage, la Violette, la Bourrache et le Coucou, cette tisane aide à mûrir le rhume et réchauffe également. Elle rend la toux grasse et évite qu’elle ‘tombe’ sur la poitrine.

La pâquerette est une petite plante herbacée vivace. L’espèce la plus commune, dans nos régions, est la pâquerette des prés que l’on trouve, dès la fin de l’hiver, dans toutes les pelouses de nos jardins. Les feuilles persistantes, vertes, de forme ovale spatulée, sont regroupées en rosette. Juché sur un pétiole pubescent et long d’une dizaine de centimètres, son petit capitule, formé de fleurs tubulées jaunes, au centre, et de fleurs ligulées blanches sur le pourtour, annonce le printemps et s’installe pour une longue saison. On a, presque, mal au coeur de la tondre en même temps que le gazon !

Grâce au travail des horticulteurs, on peut trouver, dans les jardineries, de nombreux cultivars de pâquerettes dont les gros capitules forment de jolis pompons, comme la ‘Pomponnette’ avec ses feuilles roulées, ou la ‘Robella’, dont le joli capitule rond de couleur saumon est perché sur une tige de plus de 15 cm.

Moins rustiques que l’espèce type, les variétés horticoles sont cultivées comme des plantes bisannuelles.

Comment multiplier la pâquerette ?

Bellis perennis se ressème toute seule et tend à devenir, très rapidement, envahissante. Mais pour multiplier les beaux cultivars, vous pouvez procéder aux semis au cours du mois de juillet. Ils se font à l’ombre et en pépinière ; le repiquage intervient dès que les plants sont assez forts (septembre). Espacez les pieds de 20 cm en tous sens.

Petites fleurs à petits besoins

La pâquerette se contente de peu : un emplacement au soleil ou à la mi-ombre et un sol ordinaire, plutôt compact. Une fois plantée, arrosez-la les premiers mois, puis oubliez-la ; elle fera son chemin… au sens propre comme au figuré !

Spéciale « jardin de printemps »

Au printemps, les pâquerettes occupent la place : accompagnées de bulbes printaniers (tulipe, jonquilles, muscaris…), de pensées ou de myosotis, elles s’invitent dans les pelouses, ornent les massifs et bordures, et remplissent les jardinières et corbeilles.

Conseil : pour encourager l’apparition de nouvelles fleurs sur les plants cultivés en jardinière, n’oubliez pas de couper les fleurs fanées.

Le saviez-vous ?

Fleurs et feuilles de Bellis perennis sont comestibles : avec une salade verte ou de fruits, dans un potage, ou, encore, les boutons floraux confits façon câpre…

La pâquerette est connue pour ses propriétés médicinales ; elle est, notamment, utilisée pour traiter les bronchites, les angines, et les troubles des voies respiratoires.

salade de paquerettes

MANGEZ des Pâquerettes –

On ne se rend pas toujours bien compte de l’immense diversité végétale de ce que nous mangions il y a encore cent ans. Depuis, quelle monotonie croissante, quelle banalité congrue dans notre alimention ! Si nous ne réagissons pas, nous en seront réduit à quelques dizaines de légumes « sélectionnés » issus de variétés de légumes hybrides F1, par ailleurs bourrés de substances pesticides – invisibles certes, mais oh combien dangereuses pour notre santé.

Pour sortir de la banalité, la cuisine des fleurs offre une alternative intéressante à ceux qui – comme moi – aime sortir des « autoroutes à péage » d’un consommation alimentaire standardisée, malsaine et écologiquement insoutenable dont je prédis – avec tant d’autres - la faillite à moyen terme. Nous sommes de plus en plus nombreux à aimer la cuisine des fleurs, et cet intérêt va bien au delà d’une tendance de mode.

J’imagine que plusieurs d’entre vous se diront que c’est vraiment pas la saison, qu’il n’y a pas de fleurs en hiver, et que mon propos est anachronique. Détrompez-vous, il est une fleur comestible particulièrement rustique et universellement connue qui – si elle est surtout abondante vers Pâques – peut fleurir pratiquement toute l’année. Qui ne connaît pas les petites fleurs blanches au coeur jaune de la pâquerette ?  Qui n’en a pas cueilli quand il était enfant ?

Le nom scientifique de la pâquerette vivace est Bellis perennis Linné. Elle appartient à la famille botanique des astéracées. Dans la langue vernaculaire, on l’appelle souvent « petite marguerite de Pâques« .

La pâquerette est si avide de la lumière qu’elle croit et fleurit en direction du soleil; c’est ce que l’on appelle un plante phototrope

Oui, bien sûr, cette vivace est très menue et discrète en cette saison. Ses petites rosettes se protègent dans les herbes des pâturages roussies par le gel, et si vous prenez le temps de les observer, vous pourrez apercevoir de petites fleurs en boutons qui n’attendent qu’un peu d’ensoleillement prolongé pour s’épanouir en colonie dans les prés, les clairières et les pelouses (sauf si l’on a répandu de l’herbicide sélectif dessus pour détruire cette prétendue « mauvaise herbe« ). Lorsque les fleurs s’ouvrent et que le temps est froid, elles présentent la particularité des pétales ne sont pas uniformément blancs et que leurs extrémités peuvent se teinter d’une couleur rouge vineuse.

Dans les campagnes, et pendant des siècles, nos ancêtres n’ont pas hésité à consommer les feuilles et les fleurs de cette petite plante sauvage, et ils s’en portaient plutôt bien. Tonique, la pâquerette a aussi des propriétés calmante, dépurative et très rafraîchissante. Une autre de ses vertus est de combattre la constipation.

En cuisine, on peut consommer la pâquerette – crue ou cuite – comme un légume vert. Jadis, les feuilles entraient dans la préparation de potages aux herbes. Les fleurs servaient à la préparation de bonbons et de friandises. On les utilise aujourd’hui pour garnir les plats avec originalité. 

Quant au goût – s’il déconcerte pour son peu d’analogie avec les légumes que nous consommons habituellement – il est franchement doux et agréable. Personnellement, c’est crue et ciselée dans la salade, que j’apprécie le plus les fleurs et les petites feuilles. Mais je me souviens avec plaisir du jour où – à Ustariz -j’avais consommé un pigeonneau cuit au four après avoir été farci.  Comme je me délectais, je me suis bien sûr enquis de la nature de la farce, et à ma grande surprise, j’ai appris que c’était – pour l’essentiel – un mélange de feuilles et de fleurs de pâquerettes hachées.

Je ne voudrais pas faire l’apologie de la pâquerette sans cependant vous mettre en garde. Cette charmante petite plante sauvage, très résistante au piétinement, pousse parfois dans des sols beaucoup trop pollués, comme des talus des bords de route par exemple. Il ne faut jamais les récolter à de tels endroits; pas davantage dans les prairies où paissent régulièrement des vaches, des chevaux ou des ovins.

Finalement, comme sa culture ne présente aucune difficulté, il n’est pas utopique de faire pousser la pâquerette à un endroit bien ensoleillé du potager. Vous aurez plus de garantie sanitaire, et elles se multiplieront rapidement, au point de devenir parfois franchement envahissantes si vous n’en consommez pas assez.

SOURCE / http://lesjardinsdepomone

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De Vézelay à Autun – Chemins Pèlerins

Posté par francesca7 le 12 février 2016

 

2 circuits de randonnée de Vézelay à Autun, l’un par l’Est passant par Saulieu, l’autre par l’Ouest passant par Château-Chinon et les lacs.

Au cœur de la Bourgogne, voici le MORVAN !

VEZELAY AUTUN

Ses forêts, ses lacs et rivières et son étonnant patrimoine …

Les Chemins pèlerins vous proposent de marcher en pleine nature, au sein du Parc Naturel Régional du Morvan, de vous rafraîchir aux sources « guérisseuses », de faire halte près de petites chapelles ou de sites gallo-romains … et de découvrir les trois joyaux de l’art roman bourguignon que sont les basiliques de Vézelay, de Saulieu et la cathédrale Saint-Lazare d’Autun.

Deux Itinéraires, par Saulieu à l’Est, par Château-Chinon à l’Ouest, choisis et balisés pour vous.

 Un clic sur le Mode d’emploi et à vous, cartes et topoguides ! …
Le Guide pratique Est et Ouest vous permet de choisir et réserver à l’avance votre hébergement, l’Agenda festif Est et Ouest apporte le petit supplément convivial à votre parcours …

Vous voilà prêts à vous laisser guider par le petit randonneur de couleur orange, symbole de nos Chemins pèlerins qui identifie notre balisage, pour vous oxygéner, vous ressourcer, seul, en famille, en groupe … 
Randonneurs amoureux de la nature ou pèlerins en quête de spiritualité, vous êtes les bienvenus puisque nos chemins sont ouverts à tous pourvu que la nature et les autres y soient respectés.

Itinéraires ICI : http://www.cheminpelerin-vezelay-autun.fr/index.php/itineraire-ouest

De Vézelay à Autun – Chemin de Cluny

Au départ de l’abbaye de Vézelay, ce parcours traverse du nord-ouest au sud-est le Parc Naturel Régional du Morvan marqué par un réseau hydrographique dense, avec notamment de nombreux lacs artificiels. Massif montagneux le plus proche de l’agglomération parisienne, il est considéré comme une avant-garde granitique du Massif central. Son point culminant est le Haut Folin à 901 mètres d’altitude. Le périple s’achève à Autun, ville d’art et d’histoire qui conserve de son passé antique et médiéval un riche patrimoine qui en fait par ailleurs un important site touristique au coeur de la Bourgogne.

Vézelay, berceau des premiers Franciscains… Cluny, phare des Bénédictins…
Après la visite de Vézelay classé au « Patrimoine Mondial », cette première partie s’attachera à parcourir le Morvan sauvage du nord au sud. Vous retrouverez régulièrement le cours de la Cure qui rythmera votre parcours. La traversée des villages disséminés au coeur des grandes forêts alternera avec des points de vue remarquables et le passage au beau Lac des Settons.

Pour voir le circuit suivant :  « De Autun à Cluny »

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LA PLANTE de VENUS

Posté par francesca7 le 10 février 2016

 

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Le tilleul est efficace pour soigner la grippe, l’insomnie, les troubles du système nerveux, les vertiges et bien plus. Découvrez ses nombreuses autres propriétés ainsi que les différentes manières de l’utiliser. Cet hiver, le tilleul,  vous ne pourrez pas vous en passer.

Pour des raisons qui échappent encore en partie, ayant passé l’année dernière un hiver d’enfer, criblé d’insomnies pendant lesquelles je restais allongé dans mon lit, alerte, bien trop alerte… Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, une grippe agressive m’a cueilli par surprise pendant les fêtes. Il fallait bien que ça arrive.

En essayant de régler le premier problème, j’ai réussi, à mon grand étonnement, à bien canaliser le second. Comment je me suis soigné ? Avec des infusions de tilleul, tout simplement.

Bien sûr, le tilleul, ce n’est pas que des infusions, et ses pouvoirs curatifs rentrent depuis longtemps dans de nombreux remèdes hivernaux.

S’il est vrai que l’hiver ne nous a pas encore amené la grippe, je ne doute pas qu’elle se tienne en embuscade et ne tardera pas à nous tomber dessus. Quant à l’insomnie, elle ne connaît hélas pas de saison. Heureusement, le tilleul est là…

La plante de Vénus

Le tilleul était dédié à Vénus et a toujours été très utilisé en Europe continentale, tant en médecine qu’en sorcellerie.

Seuls soignent les tilleuls à grandes ou petites feuilles. Il existe aussi une variété de type intermédiaire, le tilleul argenté. Seul connu des Grecs et des Latins, ses propriétés thérapeutiques l’étaient moins.

Il faudra attendre la Renaissance pour que ses usages curatifs soient consignés. Pierandrea Matthioli, dit Matthiole (1501-1577), utilisait l’écorce mâchée en emplâtre sur les plaies, ainsi que les fleurs broyées sur les tumeurs. Dans ces mêmes années, on commença à utiliser les fleurs de tilleul contre les troubles nerveux, les vertiges et l’épilepsie, même si cette dernière vertu est aujourd’hui désavouée.

Le tilleul est aussi un bois de sculpture, très apprécié en papeterie et dont le charbon sert à la fabrication de la poudre et du fusain des dessinateurs. Son écorce était très utilisée en Russie et en Scandinavie pour fabriquer des cordes, des cordages, des paillassons, des filets de pêche, des chaussons et des sandales. Le jute (Corchorus capsularis), dont on fait la célèbre toile, est une variante orientale du tilleul.

En outre, ce grand arbre pousse dans la forêt, le long des avenues, dans les jardins. Très commun en France, il mesure de 20 à 30 mètres de haut et sa longévité peut dépasser 1000 ans.

Les fleurs renferment des tanins condensés, des acides-phénols et des flavonoïdes, dont la quercétine et le kaempférol, deux excellents antioxydantsElles contiennent aussi une huile essentielle, le farnésol, utilisée dans l’industrie de la parfumerie.

Riches en vitamine C, les fleurs se consomment jeunes, en salade. On peut également en aromatiser les salades de fruits, les desserts et les boissons.

 

 TILLEUL

Cet arbre est probablement le champion de son espèce. Selon Thomas Parkenham, auteur du Tour du monde en 80 arbres, c’est l’un des plus beaux arbres qu’il lui a été donné de voir. Pendant plus d’un siècle cet arbre porta le nom de Wolframslinde, c’est-à-dire le tilleul de Wolfram von Eschenbach, troubadour auteur de la version originale allemande de Parzival. Le poète fit de longs séjours au château voisin de Haidstein, où il tomba amoureux de la châtelaine. Certains prétendent que quantité de ses poèmes, y compris Parzival, ont été écrits en son honneur, dont certains alors que le poète était installé sous ce tilleul.

Selon l’estimation des historiens, cet arbre aurait mille ans. Il semble que ce soit là un maximum, le bois de tilleul étant trop tendre pour être résistant. Toutefois, il possède une capacité de régénération importante qui lui permet de rétablir une tête arrachée par une tempête. La majorité des tilleuls ne dépassent guère 400 ans, et les tilleuls à grandes feuilles semblent être les plus résistants

 

Le bois de tilleul est homogène, aux limites de cernes peu marquées. L’aubier et le bois de cœur sont non distincts. Il est jaunâtre à roussâtre, blanchâtre ou rosâtre, parfois veiné de vert avec quelques taches médullaires. Il a une odeur de poussière.

Le bois est de densité faible pour les espèces européennes, et moyenne pour celles d’Amérique du Nord. Il est tendre et facile à travailler, à scier, tourner et sculpter. Au séchage, il se rétracte fortement. Une fois sec et mis en œuvre, il est très stable. Ce bois est peu durable et inadapté aux utilisations extérieures, mais est correctement durable à l’état sec.

En Europe, le bois de Tilia cordata est plus apprécié que celui de Tilia platyphyllos, car ce dernier est réputé pour être plus tendre et moins résistant, le tronc souvent plus large mais présentant des formes moins satisfaisantes. Faute d’étude scientifique, il est actuellement impossible de distinguer avec certitude le bois de Tilia platyphyllos de Tilia cordata.

Apprécié pour son homogénéité et son travail facile, le bois de Tilia cordata ne convient pas là où une forte résistance mécanique est nécessaire. Il a néanmoins de nombreuses utilisations.

 

Contre la grippe et l’insomnie

Le docteur Henri Leclerc, éminent phytothérapeute et médecin du général Foch durant la Première Guerre mondiale, le prescrivait en cas d’artériosclérose afin de fluidifier le sang. Il préparait également des boissons à base de tilleul pour calmer les soldats et les aider à dormir.

Le tilleul est efficace pour soigner la grippe, entre autres parce qu’il favorise la transpiration. L’ethnobotaniste Pierre Lieutaghi nous fait remarquer qu’en 1957, année de forte grippe, on en infusa en France 500 tonnes (100 de plus que la consommation annuelle moyenne).

Il est surtout reconnu pour ses propriétés sur le système nerveuxHypnotique et sédative douce, la tisane de fleurs de tilleul est particulièrement recommandée pour rentrer dans le sommeil, en particulier pour les personnes qui ont une fâcheuse tendance à cogiter.

La plante apaise plus globalement le stress dû au surmenage intellectuel, en ne causant ni accoutumance, ni dépression par contrecoup. Toutefois, une mise en garde : des dosages trop forts peuvent au contraire exciter et provoquer des insomnies.

Ses fleurs ont en outre des vertus antispasmodiquesElles favorisent les digestions difficiles, surtout celles dues à la nervosité, ainsi que les spasmes gastriques.

Pour l’infusion de fleurs, il suffit de prendre 3 tasses par jour d’une infusion de 50 g de fleurs. Cela soigne les troubles digestifs d’origine nerveuse, les migraines, les palpitations, les vertiges et l’insomnie.

On retrouve ces deux propriétés des fleurs de tilleul,antispasmodique et hypnotique, dans son bourgeon, comme le relève le spécialiste de gemmothérapie Max Tétau. Particulièrement douce, cette forme n’a pas de contre-indication et conviendra bien aux enfants ou aux personnes âgées.

Diurétique, draineur et protecteur

Le tilleul est par ailleurs l’ami de vos reins et de votre foie du fait de ses propriétés drainantes. Pour ces indications, on s’orientera plus particulièrement vers l’aubier de tilleul, en décoction ou en ampoules.

C’est donc d’abord un diurétique de premier choix. De ce fait, une cure d’aubier de tilleul constituera un remède de fond pour accompagner toutes les pathologies liées à l’excès d’acidité telles que la goutte, les excès d’acide uriquel’arthrite ou les rhumatismes.

Tilia_cordata,_inflorescenceMais c’est également un draineur hépatobiliaire et un protecteur vasculaire, réduisant le mauvais cholestérol et la tension artérielle. Par extension, ces propriétés pourront s’avérer utiles en réponse aux digestions paresseuses et aux migraines, souvent liées aux surcharges hépatiques.

Enfin, c’est un antispasmodique puissant qui soulagera les colites hépatiques et néphrétiques. Un de ses principes actifs, le phloroglucinol, est d’ailleurs aussi celui du Spasfon.

On l’aura compris : l’aubier de tilleul sauvage nettoie l’organisme en profondeur. Il augmente le filtrage des déchets et des toxines en soutenant les fonctions essentielles de nos reins et de notre foie. Même s’il devient plus difficile à dénicher de nos jours, on pourra en trouver ici.

Pour profiter des vertus de l’infusion d’aubier, versez 20 grammes dans un demi-litre d’eau froide puis faites bouillir et laissez frémir une dizaine de minutes. Buvez deux à trois tasses par jour, sucrées au miel, pour profiter de ses effets purificateurs.

Un bain apaisant

Une utilisation originale des inflorescences de tilleul consiste à l’utiliser en externe. Leur richesse en mucilages apaisants les rend particulièrement utiles pour les affections dermatologiques comme les prurits ou les démangeaisons de l’eczéma, voire pour apaiser les brûlures.

Contre la nervosité, pourquoi ne pas essayer le bain de tilleul, ce remède ancien conseillé par Pierre Lieutaghi ? Faites infuser 500 g de fleurs protégées par un sachet de toile lâche ou de mousseline que vous plongerez dans 10 litres d’eau très chaude pendant une demi-heure. Ensuite, ajoutez cette préparation à l’eau de votre bain et prélassez-vous le plus longtemps possible dedans… Ce bain pourrait bien aussi apaiser les enfants un peu trop turbulents !

 source : http://www.plantes-et-sante.fr/

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Le gui – le Végétal de la Nouvelle Année

Posté par francesca7 le 30 décembre 2015

 

 

Le gui - le Végétal de la Nouvelle Année dans EXPRESSION FRANCAISE Karl_Witkowski-_Under_the_MistletoeLe gui est indissociable de l’arbre et, dans une plus large mesure, de la forêt. Actuellement, les zones forestières en France sont évaluées à 29 % du territoire, contre environ 75 % lorsque Jules César pénètre en Gaule en 52 av. J.-C., raison pour laquelle on l’a qualifiée de « chevelue ». Peut-être alors rencontrait-on beaucoup plus souvent le gui qu’aujourd’hui, puisqu’il pousse tant sur les sorbiers, les ormes, les aubépines, les tilleuls, les peupliers, les acacias, les sapins, les pins, les mélèzes, les saules que les poiriers et autres pommiers. S’il est inséparable de l’arbre, il l’est davantage du chêne.

Or, il est est très rare de rencontrer du gui blanc qui se développe sur cet arbre. A l’heure actuelle, un peu moins d’une dizaine de chênes sont concernés en France, contre une quinzaine dans les années 1940. La raréfaction du chêne depuis César aurait-elle entraîné celle du gui de chêne ? Paul-Victor Fournier nous propose une explication : « sous le nom de ‘’gui de chêne’’, les anciens désignaient le Loranthus europaeus à feuilles caduques du Midi de l’Europe ». Or, ce Loranthus, que nous appellerons gui jaune, ne pousse pas en France et l’on ignore si tel était le cas au temps de César, puis, plus tard, de Pline qui, semble-t-il, devait bien le connaître, puisque ce gui jaune est encore présent en Italie. A la grande différence du gui blanc, le gui jaune pousse allègrement sur diverses espèces de chênes, dont le chêne rouvre (Quercus robur).

Lorsque Pline décrit le rituel de cueillette du gui telle qu’elle était réalisée en Gaule par les druides, il ne souffle mot de l’identité de la plante. On ignore donc s’il s’agit du blanc ou du jaune, mais on se laisse tenter par l’idée qu’il pourrait être question du blanc, puisque, comme nous l’avons dit plus haut, le gui jaune est inexistant en France, et tout porte à croire que cela devait être également le cas au temps de la Gaule conquise par César. Écoutons ce que dit Pline à propos de cette cueillette : « Les Gaulois […] appellent le gui d’un nom qui signifie ‘’celui qui guérit tout’’. Après avoir préparé un sacrifice au pied de l’arbre, on amène deux taureaux blancs dont les cornes sont liées pour la première fois. Vêtu d’une robe blanche, le druide monte à l’arbre, coupe avec une faucille d’or le gui qui est recueilli dans un linge blanc. Ils immolent alors les victimes en priant la divinité de rendre ce sacrifice profitable à ceux pour qui il est offert. »

Notons que si Pline désigne le gui, en aucun cas il ne nomme l’arbre dont il est question… Et rien ne force à croire qu’il s’agisse bien d’un chêne, un arbre réputé sacré pour les tribus gauloises d’alors. Ainsi, la rareté du gui blanc poussant sur le chêne en Gaule dût-elle renforcer sa préciosité, le caractère sacré du chêne accroissant de fait les pouvoirs du gui. Une plante poussant entre Ciel et Terre aura nécessairement dû frapper les esprits. Ne prenant ses racines dans le sol, le gui est libéré de ce substrat. « Le gui pousse dans toutes les directions comme s’il était indifférent à l’attrait du soleil et à la loi de la pesanteur […]. Il se veut hors de l’espace, hors du temps.

Le guiLes druides le considéraient  comme la plante symbolisant  l’éternité du monde et  l’immortalité de l’âme, et c’est pour cela qu’il ne devait pas toucher terre et qu’il était déposé dans un linge ou bien dans une bassine remplie d’eau. Dans ce dernier cas, cela formait une « eau lustrale » censée guérir de toutes sortes de maux et prévenir les sortilèges et les maléfices, d’où le nom de « guérit-tout » associé au gui. « Certains croyaient […] que le gui faisait concevoir les femmes qui en portaient sur elles et qu’il était d’autant plus efficace qu’il avait été cueilli sur un chêne rouvre, au commencement de la lune, sans fer ».

 Ce passage semble indiquer qu’on cueillait aussi du gui sur d’autres arbres que le chêne. Quant à l’allusion au fer, elle provient du fait que ce métal a la réputation de chasser les esprits, aussi sectionner une branche de gui avec un instrument ferreux, c’est s’assurer la fuite des esprits du gui et l’amenuisement de ses pouvoirs. Que le gui de chêne, aussi rare soit-il, ait eu la préférence des druides ne doit rien au hasard, car consommer du gui, c’est boire « l’eau du chêne », sa sève, son sang, son essence même, une eau descendue du ciel avec la foudre dont l’éclair est le symbole de la révélation. Et l’on sait à quel point le chêne attire la foudre, ainsi qu’un important contingent de divinités auxquelles cet arbre est consacré (Zeus, Taranis…). Ainsi, le gui provenant du chêne était-il davantage révéré, puisqu’il jouait le rôle d’émissaire de la puissance du chêne et, par voie de conséquence, de celle du dieu auquel l’arbre était attribué.

Lorsqu’on coupait le gui, on procédait à une  émasculation symbolique, le liquide visqueux contenu dans les baies figurant le sperme…

 De plus, son caractère semper virens fait qu’il s’affranchit de la caducité. Au contraire, il incarne la fertilité et la puissance constantes de la Nature, et donc immortalité et régénération physique, eu égard à l’aura de sacré qui le nimbe, ce en quoi la forme solaire et rayonnante du gui n’est que la figuration. Pour les Celtes et les Germains, le gui conférait l’immortalité, mais ils le considéraient aussi comme étant capable d’éloigner les démons et surtout d’ouvrir le monde souterrain. Les Celtes « voyaient dans ce rameau d’or, capable de conduire à la fois à l’obscurité et au renouveau, un signe envoyé du ciel », un « rameau d’or » qui fait consonance avec ce qu’en dit Virgile dans l’Enéide. Il « est le symbole de la lumière initiatique qui permet de triompher des ombres du royaume de Pluton et d’en resurgir ». Peut-être est-ce le gui blanc qui se cache derrière ce mystérieux énoncé, à moins qu’il ne s’agisse du gui jaune aux baies dorées. Compte tenu de ce que nous venons d’exposer, le gui est une supposition extrêmement séduisante.

800px-Viscum_album_fruit dans FLORE FRANCAISEQu’un végétal ait tant cristallisé le sacré chez les Anciens ne doit pas nous surprendre. Ce qui doit l’être, c’est le « fil d’Ariane » que le gui aura laissé derrière lui. En effet, le gui à la verte parure, présent en nos demeures à certains moments de l’année, témoigne de sa grandeur passée. La première image qui nous sautera aux yeux est celle du gui suspendu (qui ne touche pas terre, donc !) au-dessous duquel on s’embrasse le premier de l’an. Et c’est en ce jour que l’on se souhaite mutuellement les vœux les meilleurs pour l’an qui vient. Non seulement ces embrassades cherchent à accueillir la joie, mais la simple présence de rameaux de gui est considérée comme un porte-bonheur qui chasse le mal. Le gui fait donc dans l’attraction et dans la répulsion. Par ailleurs, « si l’on fait brûler une branche de gui la nuit de Noël dans la cheminée d’une maison, cette dernière est protégée toute l’année à venir du mauvais sort ». L’on voit que le gui n’a rien perdu de sa verdeur, d’autant plus si l’on sait qu’un pape du IV ème siècle aura donné son nom au dernier jour de l’année, Sylvestre. Par la fête qui lui est aujourd’hui consacrée, par son nom même, il rappelle, même si on ne l’entend pas toujours, qu’il célèbre la survie de l’esprit de la forêt sous forme de gui.

Au gui l’an neuf ! Étrange formule si l’on dépasse sa bonhomie proverbiale.

L’historienne Nadine Cretin rapporte que le cri des druides coupant le gui était « E gui na ne ». Moi qui ai toujours pensé que cela se déroulait dans le plus grand des silences, j’ai été surpris de l’apprendre, d’autant plus que les explications concernant cette fameuse locution du premier de l’an font florès. Que l’on sache que le gui, la bûche ou l’arbre décoré sont issus de traditions pré-chrétiennes ne peut tout expliquer. Comme nous en informe Angelo de Gubernatis, aux quinzième et seizième siècles, « on se livrait encore dans les campagnes à des fêtes qui rappellent la cérémonie du gui sacré, et qu’on appelait guilanleu, ou anguilanneuf » .

 A cela Nadine Cretin répond que « dans le premier quart du XX ème siècle, la formule ‘’au gui l’an neuf’’ annoncée par les enfants des tournées, renforça le prestige de ce végétal symbolique du Nouvel An, bien que la véritable origine du vœu des enfants tienne de l’ ‘’aguilaneu’’ ou ‘’aguilanneu’’, baguette de coudrier que les petits quêteurs tenaient à la main en allant de maison en maison (‘’hague’’ signifie ‘’branche coupée’’ en patois normand) ».

Comme vous pouvez aisément le constater, tout ceci n’est pas si simple… Revenons brièvement à l’Antiquité grecque : Théophraste (IV ème siècle av. J.-C.) donne le gui comme résolutif des tumeurs, ce en quoi Dioscoride (Ier siècle ap. J.-C.) est plus explicite : le gui, « appliqué avec l’encens […] mollifie les vieux ulcères et autres ulcères malins de difficile curation. » C’est maigre, je vous l’accorde, mais tout au moins savons-nous que le gui (lequel ? le jaune ou le blanc ?) était un résolutif, un anticancéreux et un cicatrisant.

Le Moyen-Âge nous en dit davantage. Hildegarde de Bingen semble apprécier le gui de poirier. Elle l’administre contre la podagre (la goutte) et les maladies pectorales. Mais ce sont Bernard de Gordon (1270-1330) et Paracelse (1493-1541) qui désignent le véritable pouvoir anti-épileptique du gui. En vieux germain, le mot wid désigne la forêt et vit l’ancien nom du gui. On se rendait à Ulm (située au sud de l’actuelle Allemagne) où un sanctuaire était fréquenté par des personnes atteintes d’un mal que l’on appelle chorée aujourd’hui. Il ne s’agit ni plus ni moins que de l’épilepsie, une maladie qu’on aura assez souvent confondue avec la danse de Saint-Guy. En anglais, elle porte le nom de « saint-vitus dance », dans lequel on retrouve la syllabe vit désignant le gui. Plante semi-parasite, le gui enfonce ses racines dans le bois de l’arbre hôte afin d’y puiser une partie de sa sève et possède un feuillage persistant qui lui permet de faire la photosynthèse d’éléments nutritifs durant toute l’année avec, bien sûr, un ralentissement lors des périodes où l’ensoleillement est limité et qui correspond à celui où les arbres sont en dormance. Grâce à cela, il peut se maintenir vert même dans la pénombre.

Le gui se présente sous la forme d’un arbrisseau circulaire et touffu dont le diamètre peut atteindre un mètre. Les rameaux possèdent une architecture caractéristiques en Y. Sur ces branches cassantes, on trouve des feuilles vert jaunâtre, opposées et allongées en forme de spatule.

A l’aisselle des feuilles se groupent, toujours par trois, entre février et avril, de petites fleurs verdâtres qui donneront, à l’automne, des baies globuleuses d’un centimètre de diamètre. De couleur blanchâtre, elles renferment une substance visqueuse (d’où le nom scientifique du gui, Viscum) et collante dont on a fait la glu. Ces baies, comme celles du houx, sont une nourriture appréciable l’hiver quand les oiseaux n’ont pas grand chose à se mettre sous le bec. C’est le cas pour la grive.

Elle se perche sur un arbre, près d’une boule de gui, gobe quelques baies puis s’envole. Ce qui est très intéressant pour le gui, c’est que l’oiseau emporte dans ses entrailles des graines de gui. Si l’oiseau vient à se percher sur un autre arbre, les graines seront alors rejetées dans ses déjections. La grive assure donc la prolifération du gui par transport aérien, en mode zoochorie, à l’instar des teignes de la bardane qui s’accrochent dans le pelage des animaux, à leurs passages. Ce qui est ironiquement cruel, c’est que la glu tirée des baies de gui fut autrefois utilisée par l’homme pour piéger les oiseaux qui s’y engluaient littéralement.

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l’Eucalyptus – Voyageur de l’Astral

Posté par francesca7 le 25 décembre 2015

 

EucalyptusL’Eucalpytus est la première plante que je contactai en suivant une méditation guidée. Avant de m’installer dans la maison où je vis, je n’en avais jamais vu. Cet arbre-là est élancé et conserve ses feuilles, d’un gris bleuté, en hiver. L’Eucalyptus que nous avions périt en 2006. Nous le remplaçâmes par un autre qui subit le même sort. Nous décidâmes d’un commun accord qu’il n’était visiblement pas arbre à s’haibuter à nos terres. J’abandonnai du même coup le rêve d’en conserver un. C’est bien dommage. A l’époque, je sentais confusément que c’était un arbre puissant. A mes yeux, il demeure celui qui s’offrit le premier à mon contact. Il fut le premier qui se donna à connaître « en esprit ». Pour cette raison, il est particulièrement cher à mon coeur.

C’était le 16 juin 2007. Je crois bien que c’était un samedi. Je m’installai et préparai mon corps à la méditation. J’équilibrai mes chakras suivant un exercice auquel j’étais déjà habitué. Je l’observai longuement puis, je fermai les yeux. La Tanière de l’Eucalyptus m’apparut sous la forme d’un tipi, de forme. La porte se trouvait sur la gauche. Je n’en vis tout d’abord qu’une sorte de paravent la protègeant, suspendu sur des troncs eux-mêmes plantés fermement dans le sol. Pas de dessin particulier. Je sentais intimement que la tente était faite de peau d’ours. Mais je n’aurais pu dire pourquoi. Je m’approchai. La porte se révéla dans ton toute sa rondeur. C’était un cercle marquée en noir par l’empreinte immense d’un ours. L’animal devait être important pour cette plante. J’entrai. A l’intérieur, Il n’y avait pas de meuble. Juste une bougie violette, torsadée, à gauche, posée sur un grand disque en bois posé à même le sol. La coupe se montrait, elle, plate et large, avec un aigle dessiné dessus.

C’est alors que le personnage apparut. Celui qui devait m’informer sur l’esprit de l’Eucalpytus, le représenter, l’incarner à mes yeux d’humain. Il s’agissait d’un loup, de couleur crème. Ses yeux adoptaient une forme bizarre. Ils dessinaient le corps de deux superbes oiseaux verts se regardant, peut-être des perroquets.

 J’observai la bougie. Je savais qu’elle pouvait me donner des indication sur le monde, la réalité dans laquelle agit l’Eucalyptus. La base de la flamme était verte. En médecine, tout le monde sait que l’Eucalyptus agit sur les sinus et qu’il dégage également les bronches. La couleur verte a donc deux symboles : le chakra cardiaque (qui est aussi celui des poumons) et celui de la médecine. Le corps de la flamme, lui, était orange. Elle vibrait lentement, comme sous l’impulsion du rythme cardiaque (chakra du cœur). Elle était haute et régulière.

 Je m’approchai alors de la coupe. Je savais qu’en buvant son contenu, le végétal accepterait peut-être de me prodiguer un conseil. Le liquide de la coupe était métallique (symbole lunaire) et bouillonnant. Son goût induisit en moi une lumière d’un bleu profond (celui de la nuit). Je vis également un aigle figé dans le ciel, dont chaque aile était marquée d’un œil bleu.

 Je vins ensuite au livre dans lequel je pourrais trouver des indications sur la vie spirituelle de l’arbre. Je n’y lus que deux mots : « merveilleux arôme ». Ce qui me sembla des plus nébuleux !

 Je savais que la méditation se terminerait par un don. Non pas un présent offert par la plante mais bien un cadeau que « je » lui offrirais. Un don de l’esprit. Pas conscient. Pas réfléchi. Un symbole spontané. Une énergie offerte de l’homme au végétal. Mon âme offrit au loup une lampe à huile, dont la forme évoquait assez fort la forme de la tente. D’ailleurs, le bec se tournait vers la gauche, comme la porte du tipi. 

Je remerciai le loup à la robe crème et sortis du tipi avant de revenir à la conscience ordinaire. Je consignai toutes mes observations et me mis aussitôt à réfléchir à leur sens.

Différents symboles apparus ici sont liés à la lune :

-le liquide métallique argenté dans la coupe,

-la vision d’un ciel nocturne (bleu profond)

-le loup est un animal qui hurle à la lune.l'Eucalyptus - Voyageur de l'Astral  dans FLORE FRANCAISE 800px-Eucalyptus_gall

Dans le feuillage de la plante, on retrouve des touches de bleu et d’argent qui ne sont pas sans rappeler la nuit et la lune qui la traverse. L’Eucalyptus a donc peut-être des associations lunaires (réflexion qui me fut confirmée par le livre « la bible de la magie naturelle »).

 La lune est l’astre de la nuit, donc du sommeil et des rêves. Dans cette méditation apparaissent deux animaux associés au rêve :

-le loup, qui est l’animal sensé représenter l’âme de l’eucalyptus,

-l’ours, dont la peau sert à fabriquer la tente visualisée au cours de la méditation. On retrouve également son empreinte sur la porte. L’ours est donc le protecteur de l’âme de l’Eucalyptus qui a choisi, elle, de se manifester sous la forme d’un loup. Il est étonnant de remarquer combien l’Eucalyptus attire les koalas. Cela n’est sans doute pas une coïncidence. L’ours apparait dans la visualisation sous des symboles protecteurs ; c’est sa peau qui a permis de fabriquer la tente. L’entrée est, somme toute, protégée par son empreinte. Porter des feuilles d’eucalpytus peut donc servir pour se protéger.

L’ours est le corps de l’eucalyptus. Le loup en est l’âme. Les deux sont liés à une même plante, mais pas de la même manière. Le loup et l’ours sont associés au rêve et au sommeil, dont on sait qu’ils sont étroitement connectés à la nuit et donc à la lune. Si l’ours a tendance à être solitaire, le loup, lui, vit en meute. Cette plante a donc aussi une fibre sociale. L’ours protège. Le loup guide dans le monde de l’obscurité, celui du sommeil, des rêves, des esprits. Il ne serait pas étonnant que certains utilisent l’eucalpytus pour protéger (par l’ours) et guider (par le loup) leurs voyages astraux, afin d’y voir clair dans leurs rêves et leur méditation, voire même pour contacter les Esprits.

 D’ailleurs, quelques semaines avant la méditation, j’avais décoré mon Eucalpytus de pièges à rêves et de plumes… Hasard ? Ou traduction d’une réalité que je savais déjà inconsciemment ? Le lien entre l’Eucalyptus et le monde d’en haut, son lien avec le monde des rêves. Une semaine après la méditation, je découvris que les aborigènes d’Australie gravent leurs rêves, leurs mythes sur de l’écorce d’eucalyptus. Non, décidément, ce n’était pas un hasard. 

Le conseil donné par la plante s’était matérialisé sous la forme d’un aigle dont les ailes sont marquées d’un œil. Le conseil peut donc être : regarde les choses d’en haut. L’Eucalyptus a un feuillage très vertical, donc très connecté avec le ciel. Voir les choses d’en haut, c’est, finalement :

-une invitation à s’élever,

-à se détacher des évènements en les regardant « d’en haut ».

-élever son regard (peut-être en ouvrant son 3ème œil)

 Mais pourquoi d’en haut ? Parce que l’on perçoit mieux les choses dans leur contexte quand on est en hauteur. On comprend mieux les choses. Les problèmes sont relativisés, rendus à leur juste importance.

 Cela dit, l’aigle, ici, plane dans un ciel nocturne, dont on sait qu’il est proche des esprits. L’Eucalyptus peut donc aider aux contacts avec le monde invisible (vu que nocturne) et d’en haut (vu que ciel). L’ours protège le voyageur du rêve, de l’astral et de la méditation. Le loup le guide. L’aigle, quant à lui, le porte sur ses ailes. Les 3 aspects (protection, guide, transport)  sont ici concentrés dans l’action d’une seule et même plante : l’Eucalyptus. N’est-ce pas merveilleux ?

 Médicalement, L’Eucalyptus a comme vertu connue de dégager les sinus. Sinus qui entourent, eux,  la zone du troisième œil. On pourrait presque affirmer que l’Eucalyptus dégage d’une certaine manière le troisième œil. Celui qui permet de voir au-delà de la réalité physique, de voir avec son intuition. L’œil de l’astral, des rêves. Cela rejoint ce qui a été dit précédemment. Les deux yeux sur les ailes de l’aigle en sont vraisemblablement un symbole. Elever son regard, c’est également ouvrir son troisième œil. Voir dans le monde des rêves. Voir dans l’autre monde.

Quelques semaines plus tard, je lus ceci sur internet :   »Eucalyptus globulus est un sage qui a atteint l’illumination, enfin libéré de l’emprise des sens, en accord parfait avec l’univers qui l’entoure. C’est encore l’Aigle Royal qui plane loin au dessus du temporel qu’il a depuis longtemps dépassé. Cependant cette caractérologie exceptionnelle amène à l’incompréhension des autres et il faudra beaucoup de patience au thérapeute pour asservir pleinement cette grande huile essentielle. »

Je n’avais pas rêvé, l’aigle méritait sa place dans cette méditation.

A ce jour, je n’ai toujours pas trouvé la signification que pourrait revêtir les deux mots écrits dans le livre montré par l’esprit de l’Eucalyptus : « merveilleux arôme ». Peut-être son odeur ouvre-t-elle la porte des mondes de l’Esprit ? C’est possible quand on se penche sur tout ce que je viens d’expliquer. Quant à la lampe à huile que « je » lui ai offert, je ne sais pas. Se pourrait-il que le principal mode d’interaction entre l’humain et l’Eucalyptus doive passer par l’aromathérapie, le massage à l’huile, l’utilisation de son huile ? C’est possible. A ce jour, j’ignore comment l’interpréter autrement.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsL’Eucalyptus, guide, protecteur et transporteur des mondes du rêve m’a montré, en quelques minutes, des aspects fascinants de son existence. Je suis intimement convaincu que chaque plante dépasse largement le monde physique et existe dans les univers spirituels. Aucune plante n’est ici par hasard. Chacune à quelque chose à nous enseigner. Chacune a un rôle à jouer sur les terres de l’esprit. Chacune est une âme que nous pouvons rencontrer. Il suffit simplement d’y croire, de l’accepter et de s’ouvrir à elles. Dans un livre feuilleté un jour sur l’étagère d’une librairie, je découvris que je faisais partie d’un groupe d’âmes dénommé « les alchimistes fées ». Un nom étrange désignant des personnes qui « spiritualisent » la matière, qui vont bien au-delà du monde sensible. Je suis un fou qui parle aux plantes. Mais en ce samedi du mois de juin, en 2007, je découvris qu’elles me parlaient aussi. Et, surtout, que je n’avais pas à chercher des maîtres humains, des guides spirituels. Ce sont les plantes qui m’enseignent. Je suis élève des Maîtres Végétaux.

Lire d’autres textes sur http://sentierdesfaunes.canalblog.com/

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L’Histoire de Iver, le sage

Posté par francesca7 le 22 décembre 2015

IVER le sageNul ne connait son âge.

On dit qu’il parcourt les sentiers de la terre depuis que la verdure existe. Je crois que c’est le faune le plus respecté que je connaisse. L’équivalent d’un sage pour les humains. Ou peut-être d’un fou, ce qui revient au même. On vient le voir avec respect, sans même que les sabots ne bruissent dans le feuillage. Le plus souvent, on s’assied près de lui et on l’observe sans dire un mot. Car lui-même parle peu. Ou alors seulement des langages animaux. Nous le nommons «Iver». Même si lui-même dit qu’il n’a pas de nom.

De nombreux faunes ont des cornes de bélier sur le crâne (comme Urbain). Ou bien de vache (comme moi). Lui a choisi de porter des cornes de cervidé. Des andouillers. Un jour, je lui ai demandé pourquoi. Il m’a regardé très longuement. Puis il a penché sa tête vers moi et ses cornes se sont mêlées aux miennes. Chez nous, c’est un moment très intense. Un acte spirituel d’une rare beauté.

Nos lumières intérieures se précipitent alors au sommet de nos cornes. Elles se mélangent. Elles communient. J’ai fermé les paupières. Et là, soudain, j’ai vu un arbre dans ma tête. Immense. Puis j’ai songé : «C’est vrai, les cervidés portent des branches sur la tête.» Leurs ramures sont des arbrisseaux. Un lien puissant existe entre la tribu verte et eux. D’ailleurs, les cervidés perdent leurs cornes, de la manière dont les arbres perdent leurs feuilles en automne.

Le cycle de la vie se manifeste dans leurs ramures. Iver s’en amuse. Parfois, il perd les siennes aussi. Il reste alors nu tête pendant des semaines et des mois. Parfois, au contraire, il les ramasse et se les renoue dans les cheveux, d’une façon surprenante, inattendue. Il peut même lui arriver de prendre des andouillers trouvés dans la nature. Souvent, il prend alors deux cornes gauches. Ou droites. Et il se les place sur la tête, de sorte qu’une des cornes regarde derrière lui et l’autre devant lui. Ces habitudes étranges lui valent autant sa réputation de vieux fou que de vieux sage. On dit souvent que les faunes ont un rapport privilégié avec le monde animal. Nombreux sont ceux qui veillent sur une espèce en particulier.

D’autres, comme moi, protègent toute la faune d’un jardin, d’une clairière ou d’un bois. Iver, lui, préfère les cervidés. Les chevreuils, les daims, les cerfs, les rennes… Mais ce qu’il aime surtout, ce sont les arbres. Il les connaît et il les aime. Il fait l’amour avec eux. Il se mélange à eux. Il dort en eux. Il a de longs cheveux d’hiver où apparaissent encore les anciennes teintes de sa fourrure. Du blond, du roux, du brun, du noir. Sa chevelure est longue, bouclée.

Elle est blanche également, en de nombreux endroits, témoin de son âge vénérable. Des longues semaines passées à dormir sur la plaine, il ramène des lambeaux moussus, des fragments d’écorce de bouleau. Des rameaux, des feuilles mortes s’y accrochent joyeusement. Il ne les enlève pas, ça non. Il les laisse au contraire se détacher d’eux-mêmes quand bon leur semble. Il dit qu’ainsi, il accueille les cadeaux des arbres dans ses cheveux. Lui-même, souvent, laisse à leurs griffes une touffe épaisse de sa chevelure. Oh oui, il aime les arbres. Il aime les plantes.

Il passe de très longues heures à leur parler. Parfois, nous le voyons, recroquevillé dans les racines d’un hêtre vénérable. Il peut passer de longues semaines ainsi, sans bouger. Laissant son corps fourmiller d’insectes. Totalement immobile. Comme s’il n’était plus de ce monde. Quand nous lui demandons pourquoi il fait cela, il nous répond en souriant : «l’arbre voulait me raconter ses souvenirs». Il a raison. Cela peut être vieux, un arbre. Très vieux même. Il voit beaucoup plus de choses que les humains qui vivent tout près de lui. Il en a des trucs à raconter.

IVERPlus que n’importe quel homme, je vous l’assure. Les historiens ne sont rien à côté des arbres.

Alors, la faune l’écoute.

Il ferme les yeux et se love contre lui, comme un amant. Alors, l’arbre lui caresse le visage ou les cheveux et y laisse quelques feuilles même, parfois. Mais surtout, il lui parle. Dans la langue lente, à la fois sifflante et rocailleuse, qui est celle des arbres. Il lui est arrivé de passer un hiver entier ainsi, couché au pied d’un de ces maîtres de sagesse. Nous avons d’abord cru qu’il était mort. Mais il ne l’était pas.

Iver dormait.

Au printemps, il s’est réveillé avec les premiers bourgeons. Quand nous lui avons demandé ce qu’il lui était arrivé, il nous a répondu : «je voulais savoir ce que les arbres vivent pendant l’hiver». Parfois, nous le voyons, qui écrase des plantes fraîches sur sa peau. Il se met à danser, en extase, et murmure de longues phrases dans un langage étrange, qui nous est totalement inconnu.

Il dit qu’ainsi, il fait l’amour avec la plante. Parfois, encore, il se couche sur la plaine et reste toute une année à recueillir la neige, puis les pétales des fleurs, les graines emportées par le vent, les feuilles mortes. Nous croyons bêtement qu’il est parti en voyage alors qu’il est juste là, couché, à une dizaine de mètres, sans que personne ne l’aperçoive. Puis, soudainement, il se lève en riant et se secoue en dansant comme si de rien n’était. J’aime bien Iver.

C’est mon arbre animal.

Notre père de verdure. C’est mon faune de folie. Mon faune sage. Son visage recouvert d’argile, je le trouve beau. C’est comme ça. Même ses cheveux, je les adore. Ils sont d’une rare beauté. Bien, je vous laisse. Il faut tout de même que je prépare les festivités du début de l’hiver. Bisous cornus à vous.

 Retrouvez les écrits de Fred Lefaune sur http://sentierdesfaunes.canalblog.com

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