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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Plantes et pierres magiques de nos ancêtres

Posté par francesca7 le 6 août 2013

                                                                                         

 Plantes et pierres magiques de nos ancêtres dans FLORE FRANCAISE images-31

Passant pour être excessivement rares, les plantes magiques du Bocage vendéen exigent pour être débusquées de longues et patientes recherches, la récompense valant amplement la peine : Fortune, Santé et Amour, affirme la légende. Sur cette terre pétrie de superstitions, gare aux bêtes à queue blanche, aux pierres qui se déplacent et qui croissent tels des êtres humains, aux sources dont il faut boire l’eau dans le creux de la main et non en s’étendant sous peine d’être happé…

Le nombre des plantes magiques du Bocage vendéen n’est pas considérable : ce ne sont pas des plantes aux couleurs magnifiques, à la tige majestueuse. Ce sont des herbes toutes petites et sans fleurs. Leur habitat est partout et nulle part. Elles déroutent le chercheur, par leur extrême rareté et leurs habitudes changeantes.

Elles sont un peu fées et ne se montrent à l’homme que suivant leur désir et à certaines heures de la nuit. Toutes les nuits ne sont pas favorables à leur recherche : certaines époques sont plus propices que d’autres, mais personne n’est d’accord, pour déterminer ces particularités. Pour les trouver, il n’est pas mauvais de prononcer certaines paroles, que seuls les sorciers connaissent. En définitive, pour s’emparer d’une de ces plantes, il faut être un peu sorcier. Les plus importantes sont : l’herbe de l’égaille, l’herbe de la détourne, l’herbe du pic vert, l’herbe du sorcier, le gui du chêne.

L’herbe de l’égaille
C’est la plus fameuse. Son nom vient, probablement, du mot « égaille », terme qui, en patois vendéen, signifie « rosée du matin ». Même pendant les grandes chaleurs de l’été, cette plante est toujours humide, et ses feuilles recouvertes de gouttelettes d’eau. Elle est excessivement rare et croît, dans certaines régions du pays, surtout dans les contrées humides.

Les vertus de cette plante sont nombreuses ; elle guérit presque toutes les maladies des hommes et des bestiaux, prise en infusion, ou mise en cataplasmes, sur la peau. Elle a également une vertu particulière, sans prix, pour son heureux possesseur. La personne qui en est munie — et il suffit d’en avoir une petite feuille — exerce, vis-à-vis du sexe contraire, une irrésistible attraction.

L’herbe de la détourne
Elle pousse partout, mais surtout dans les bois. Elle est naturellement rare et difficile à discerner des autres plantes. Du reste, elle ne se recherche pas, étant données ses extraordinaires vertus. Au cours d’une promenade dans les bois, si, par malheur, on marche sur cette herbe, il est impossible de retrouver son chemin, pendant de longues heures.

L’homme le plus habitué aux sentiers d’une forêt, qui saurait les parcourir, les yeux fermés, devient comme un insensé, si son pied touche la plante de la détourne. Il va et vient, sous les arbres, passant et repassant aux mêmes endroits, sans les reconnaître, inquiet de ne pouvoir trouver un point de repère, vite oublié. Après des heures de courses éperdues, la raison lui vient, il semble sortir d’un rêve et localise sa situation.

Trois ouvriers bûcherons, très habitués aux routes d’une forêt du Bocage, marchèrent, une fois, sur l’herbe néfaste. Une partie de la journée et toute la nuit, ils errèrent, inconscients, dans les bois. Ce ne fut qu’au matin, à l’aurore, qu’ils reconnurent les sentiers et purent regagner leur maison, les habits en lambeaux. L’herbe de la détourne se trouve, également, sur les chemins et les routes, mais elle y pousse très rarement.

L’herbe du pic-vert
Le pic-vert (picus viridis) est un oiseau d’élégant plumage, diversement coloré, très commun dans le Bocage vendéen. Il est gros comme une tourterelle, vert en dessus, la calotte rouge, le croupion jaune d’or. Vivant exclusivement d’insectes qui rongent le bois des arbres, il est armé en conséquence, pour cette chasse spéciale. Il possède, en effet, un bec droit, anguleux, propre à attaquer l’écorce, et une langue grêle, enduite d’une liqueur visqueuse.

De son bec, il explore, sonde, percute un arbre, de façon à déceler une caverne. Souvent, après avoir frappé un point du tronc d’un arbre, il va brusquement du côté opposé, comme pour juger de la profondeur de son travail. Le trou ainsi pratiqué est circulaire, comme taillé à l’emporte-pièce. Les habitudes de cet oiseau ont, de tout temps, préoccupé l’esprit des paysans. Comment un oiseau de taille si réduite pouvait-il faire, pour creuser, dans des arbres parfois très durs, des cavités si régulières ? Il lui fallait un instrument merveilleux, d’une dureté sans égale.

L’observation attentive des mœurs de l’oiseau montrait que ce dernier, au cours de son travail, descendait souvent dans les prairies. Prompt à formuler une conclusion, le paysan pensa que le pic-vert allait ainsi aiguiser son bec, à une plante spéciale. Dès lors, la légende de l’herbe du pic-vert suivit son cours.

Cette plante serait extrêmement petite et rare. Elle se trouve dans les prairies humides et dans les troncs des vieux arbres. Celui qui la trouve peut s’en servir pour aiguiser n’importe quel métal, elle défie la meilleure meule. Une faucille « afutée » (aiguisée) par elle coupe comme un rasoir. Celte plante, qui possédait des vertus si magnifiques, devait avoir d’autres propriétés. On découvrit que, prise en infusion, elle quintuplait la force d’un homme. Quand un gars possède un peu d’herbe de pic-vert dans sa poche, il ne fait pas bon se frotter à lui.

L’herbe du sorcier
C’est une plante, paraît-il, très commune, en certaines régions. Par elle-même, elle n’a pas beaucoup de vertu ; elle sert à la préparation de remèdes et potions préparés mystérieusement, en prononçant des mots consacrés par les livres de magie. Elle ne présente aucun intérêt.

Le gui de chêne
De tout temps, le gui de chêne fut considéré comme une plante aux vertus thérapeutiques puissantes. Cette croyance est peut-être le dernier vestige de la religion des Celtes et des Gaulois, qui le considéraient comme un arbuste sacré.

Le gui de chêne est très rare, certains même ont mis en doute son existence. Au début, le gui de chêne devait guérir, sans doute, un bon nombre de maladies ; de nos jours, il est assez dédaigné. Est-ce sa rareté qui en est cause, ou bien sa faible puissance thérapeutique ?

Le gui de chêne paraît avoir été employé, autrefois, contre l’épilepsie. Mais au début du XXesiècle les empiriques, à défaut de gui de chêne, employaient celui des autres arbres, dans la composition de leurs remèdes. Son usage paraît presque abandonné, en médecine humaine.

images-32 dans LEGENDES-SUPERSTITIONS

Citons encore, parmi les plantes et arbustes merveilleux, le coudrier, nommé aussi noisetier, corylus, en botanique, et qui ne présente, par lui-même, rien de particulier. Le fait le plus important qui se rattache à lui est la baguette magique, en coudrier, dont l’usage est encore très répandu, pour découvrir la nappe d’eau souterraine, les mines, les trésors cachés.

Ces faits, de coutume courante, ont été depuis longtemps signalés. Il faut retenir que la baguette ne tourne pas dans toutes les mains ; qu’elle tourne également mieux dans les mains de certaines personnes, qu’elle tourne plus ou moins vite, selon la profondeur de la source et son débit. On creuse rarement un puits sans avoir recours, au préalable, à la baguette de coudrier. Les personnes qui la font tourner ont, par une expérience prolongée, acquis un véritable talent ; c’est un métier.

Au nombre des superstitions du Bocage, signalons les abeilles qui piquent plus volontiers les hommes qui jurent, ou les femmes qui se conduisent mal. Les ânes portent une croix sur leur échine depuis le jour où Jésus-Christ est entré à Jérusalem, monté sur un âne.

Les araignées portent bonheur dans les étables et purifient l’air.

Araignée du matin,
Signe de chagrin ;
Araignée du tantôt,
Signe d’eau ;
Araignée de midi,
Signe de pluie ;
Araignée du soir,
Signe de bon espoir.

L’odeur du bouc est saine, comme celle du fumier. Méfiez-vous des petits œufs que l’on trouve parfois dans les nids des poules. Ils renferment des crapauds et des vipères, animaux qui peuvent, vis-à-vis des poules, se conduire comme un vulgaire coq ! Les vaches peuvent se faire téter par des crapauds ou des serpents. Les bœufs, les chevaux, les gros mammifères nous voient plus grand que nature, c’est pourquoi ils nous craignent, affirme-t-on également. Le chat se passe la patte de devant sur les oreilles : signe d’eau prochaine. Il faut toujours couper la queue des chats, soit parce qu’elle renferme un ver, soit parce que ces félins sentent mieux les souris, après cette opération.

Autrefois on barbouillait la face et la poitrine d’un nouveau-né avec le sang du cordon ombilical ; dans le but de lui blanchir la peau, certains ayant même lavé un enfant nouveau-né avec de l’eau mélangée de vin. L’usage prolongé de l’huile peut donner des hernies. L’odeur des menstrues fait cailler le lait, corrompt les viandes et fait avorter les melons. La rage des chiens peut provenir du gel de leur cervelle. Les enfants qui naissent coiffés, c’est-à-dire avec la tête recouverte d’une partie u délivre, sont prédestinés au bonheur. Les boiteux sont paillards et les bossus intelligents. Renverser une salière, mettre un couvert en croix est signe de malheur. Satisfaire toujours les envies de femmes enceintes.

Bêtes à queue blanche, loups-garous, lutins, fadets, feux follets, pierres qui se déplacent, morts qui reviennent, fontaines mystérieuses, arbres étranges, bêtes possédées, chasse Gallery, Juif errant, dames blanches, âmes en peine, chandelles qui se promènent, fées, sabbats, rondes infernales, cris horribles, tout cet effrayant cortège peuplait l’imagination inquiète des paysans du Bocage vendéen.

Les bêtes à queue blanche sont des galipotes qui courent la nuit. On conte l’histoire du père C… qui, revenant de la foire et passant un « échallier » entendit, derrière lui, un bruit de trot et vit une grosse bête qui le suivait. Quand elle passa l’échalier, à son tour, il lui asséna un grand coup sur la tête. La bête ne dit rien, ne poussa pas un cri, lui sauta sur le dos et l’obligea à la porter, jusqu’à ce qu’il fût arrivé à la maison.

Les loups-garous sont des mauvais chrétiens que le diable oblige à se promener la nuit, de minuit au chant du coq. Le jour, les loups-garous sont des hommes ordinaires : ce sont des gens bien malheureux. Chaque nuit, ils se réunissent, à une croisée de chemins ; en règle générale, tous les sabbats ont lieu à une croisée de routes, à un carrefour, près d’un calvaire en ruines ou d’un dolmen, menhir, pierre levée.

Les lutins sont de mauvais esprits, sortis de l’enfer, pour causer des ennuis aux paysans ; ce sont eux qui mêlent le poil et le crin des chevaux, ou qui font prendre des vices aux bêtes.

Les fadets, ou farfadets, sont des petits gnomes ; ils ne sont pas méchants, si on ne les attaque pas. Ils habitent des trous, des souterrains creusés dans le sol. Les soirs d’hiver, quand il faisait bien froid, ils venaient parfois se chauffer au foyer. Ils étaient muets, riaient souvent sous cape. Ils sortaient spontanément de terre et y rentraient de même. Ils étaient de la taille d’un enfant de 6 ans, mais leur physionomie était celle d’un vieillard. Ils étaient habillés.

Les feux follets, les chandelles qui marchent sont des manifestations du diable, ou des âmes qui reviennent. Un feu follet peut nous poursuivre. Ils se rencontrent près des cimetières.

Il y a des bêtes possédées. On raconte que le père B…, brave homme et très sensé, a vu une vache se tenir debout sur la tête et les pattes de devant, pendant un quart d’heure ; elle faisait le « chègne dret » (le chêne droit). Les lièvres, les chats sont possédés également. Ces derniers sont parfois obligés de se faire ferrer les pattes.

Les pierres se déplacent : il en est qui sont un peu fées, comme Mélusine, et y vont de leur petit voyage, une ou deux fois l’an. Les cloches de l’Eglise ne partent-elles pas pour Rome, le Jeudi Saint ? Seulement, quand elles se déplacent, il ne fait pas bon se trouver devant elles : on serait infailliblement écrasé ! Elles abondent, dans le Bocage vendéen, ces grosses pierres de granit, blocs erratiques abandonnés, amas de rochers énormes, dolmens celtiques, pierres branlantes, tournantes, levées, menhirs, etc., et toutes inspirent au paysan des idées superstitieuses, quelque-unes de ces pierres passant pour avoir servi jadis à faire des sacrifices humains.

Au Chiron, commune de Saint-André-sur-Sèvre, il existe une pierre bizarrement taillée. On y a sculpté l’emplacement d’un corps humain, c’est ainsi qu’on y distingue parfaitement la place de la tête, des épaules, du dos et des cuisses. On dirait une table d’opération, mise dans la position de Trendelembourg, le rocher étant incliné à 45 degrés au moins. On rencontre également, dans les fermes du Bocage, de gros blocs de rochers, arrondis à la main, et dont la partie supérieure est taillée en excavation circulaire, en forme de calotte.

Ces pierres, de formes bizarres, sont fréquentées, la nuit, par les sorciers. La pierre, du reste, n’est pas inanimée, elle vit, puisqu’elle pousse. Tous les paysans, tous les tailleurs de pierre de la contrée soutiendront cet axiome : « les rochers poussent. » Il y en a de plus âgés que d’autres, de plus durs, au grain plus compact, plus serré. C’est au son qu’ils rendent, en les percutant, qu’on peut apprécier leur vitalité. Quoi d’étonnant, puisque les pierres vivent, qu’elles puissent se mouvoir ? Mélusine n’avait qu’à commander aux rochers, ils venaient, tout seuls, s’entasser, les uns sur les autres, pour construire ces châteaux enchantés dont les ruines persistent, de nos jours, et défient encore la tempête.

Au débbut du XXe siècle, un habitant du Bocage, racontait l’histoire suivante : entre Châtillon et Cerizay, se trouve, dans un champ, une pierre, de dimension raisonnable, qui repose sur une autre pierre, beaucoup plus petite ; elle y tient par un prodige d’équilibre, mais elle ne remue point. Une bergère gardait, par là, ses moutons, autrefois ; en jouant, elle mit deux gros cailloux, l’un sur l’autre. Ces pierres, depuis, ont poussé d’une façon inégale d’ailleurs, la supérieure se développant plus vite que l’autre. Ces pierres sont fées.

Les pierres vivent, les fontaines aussi. Les sources sont fées : leur onde, claire et pure, est parfois mortelle. Il y a des fontaines auxquelles, ayant bien chaud, on peut boire sans inconvénient ; il en est d’autres dont l’eau est pernicieuse et vous « glace les sangs ». Quelques-unes émettent, l’hiver, des vapeurs étranges : il ne faut pas s’attarder trop près d’elles, le brouillard se convertit peu à peu en dame blanche qui vous prédit de mauvaises choses. II ne faut pas s’étendre à plat ventre, pour s’abreuver aux sources : il faut boire dans le creux de la main, ou avec une paille, en s’agenouillant. En s’étendant complètement, on risque d’être fasciné par les esprits, et entraîné, la tête la première, dans la fontaine.

Quelques sources ont des vertus curatives. La plupart des lieux de pèlerinages possèdent des sources, souvent bien pittoresques. Quelques-unes auraient jailli spontanément, à l’occasion d’un miracle.

Les arbres ont parfois des vertus bizarres. A Maison-Pré, une vache tournait toujours avec insistance, près d’un vieux chêne : elle ne mangeait pas, et pourtant elle ne maigrissait pas et se portait bien. Ce manège durait depuis longtemps, lorsqu’un jour des paysans, intrigués, se décidèrent à visiter l’arbre. Dans une anfractuosité du tronc, ils découvrirent une statue de la Sainte Vierge, fort ancienne. En grande pompe, on la transporta, dans une chapelle, bâtie tout exprès, à quelques pas, près d’une fontaine. Dans la suite, il y eut de nombreux miracles.

La lune n’est pas dépourvue d’un certain pouvoir. Elle mange les pierres, hâte ou détruit, à son gré, les bourgeons des arbres ; elle loge, dans son sein, l’apôtre illustre de Jésus, saint Jean, comme dit la chanson : « Lune, Lune, Belle brune, Saint Jean, Qui est dedans, Baptisant Les p’tits enfants, Quatre à quatre, Sur un banc… »

Le ciel est, du reste, habité par de nombreux personnages légendaires. Lorsque le vent souffle en tempête, brise les arbres, arrache les tuiles des toits, c’est Gallery, seigneur sans religion, qui poursuit son cerf, avec sa suite de démons et de sorciers. Parfois, le tonnerre gronde, l’éclair zèbre la nue. Les enfants se cachent, craintifs, dans la chambre : la mère de famille les rassure, se signe à chaque éclair et murmure cette prière :

Sainte Barbe et Sainte Fleur ( ?),
Implorez notre Seigneur !
Partout où cette prière se dira,
Jamais tounère ne tombera !

Publié dans FLORE FRANCAISE, LEGENDES-SUPERSTITIONS | Pas de Commentaire »

Pruneau d’Agen et de Vitteaux

Posté par francesca7 le 9 juillet 2013

Pruneau d’Agen et de Vitteaux dans ARTISANAT FRANCAIS pruneauLe pruneau est un fruit sec provenant de prunes séchées, pour être conservées.

En France, le pruneau d’Agen (préfecture du Lot-et-Garonne en Aquitaine), protégé depuis 2002 sur l’ensemble de l’Union européenne par une indication géographique protégée (IGP), est le fruit séché d’une variété de prunier cultivé, nommé prunier d’Ente. On le consomme nature, en accompagnement de plats salés, ou dans des desserts sucrés. D’autres villes comme Brignoles, Toursou Dijon (Vitteaux) étaient connues, surtout au xixe siècle, pour leurs pruneaux.

Hubert Caillavet (1991), un ingénieur horticole travaillant à la station de recherches viticoles, d’arboriculture fruitière, près de Bordeaux, supposait que la prune d’ente « aurait été introduite d’Orient à l’époque des Croisades et fut multipliée d’abord dans les vergers du monastère bénédictin de Clairac (Lot & Garonne). Ce sont probablement les moines qui, les premiers, ont pratiqué le séchage de la prune. Cette variété était appelée autrefois prune d’Agen ou prune datte… L’appellation « d’ente » semble avoir été donnée pour la première fois en 1846, car à cette époque, on remarqua qu’il était préférable de « l’enter » (ce qui veut dire greffer en vieux français). »

Des preuves demeurent de sa culture au xve siècle. Le Dr Tarry, de la Société d’agriculture d’Agen, a publié en 1821 un article justifiant l’utilisation du terme « pruneaux d’Agen » pour cette production. En effet, l’épicentre de la production se trouve 30 à 40 km plus au nord, vers Sainte-Livrade-sur-Lot et Villeneuve-sur-Lot, mais c’est bien du port d’Agen que partaient autrefois les embarcations vers Bordeaux puis le reste dumonde.

Le pruneau était un aliment favori des marins au xviie et xviiie siècles et des colons au xixe siècle, grâce à son aptitude à conserver ses qualités de fruit au cours de longs transports, assurance contre le scorbut. La culture du prunier d’ente a été installée au xixe siècle dans le Nouveau Monde.

Cette culture, à partir de plants importés de la région d’Agen, a connu un grand succès en Californie, mais aussi en Afrique du Sud, en Australie, en Argentine et au Chili, pays devenus concurrents du pruneau d’Agen sur les marchés internationaux.

 

Un site à consulter pour plus d’informations…. 

Culture

Dans un verger de culture, les pruniers sont généralement espacés de six, sept mètres.

La récolte se fait entre le 15 août et le 20 septembre. Les fruits mûrs sont ramassés par secouage du prunier de manière manuelle ou à l’aide de vibreurs mécaniques qui font tomber les prunes sur de larges toiles tendues. On utilise aussi de grands tabliers circulaires qu’une machine drape en collerette autour du tronc de l’arbre.

La qualité du pruneau dépend pour beaucoup de la maturité de la prune. Les fruits cueillis sont lavés à l’eau douce et sont ensuite séchés naturellement au soleil, ou industriellement, au four.

Séchage 

En France, les prunes fraîches juste récoltées sont lavées, triées et calibrées par tailles. Elles sont ensuite étalées sur des claies qui sont empilées sur de grands chariots pour être envoyées dans les tunnels de séchage. Elles passent là de 20 à 24 heures dans des fours chauffés entre 70 et 80 °C jusqu’à ce que leur taux d’humidité résiduel soit ramené à 21-22 %. Ce taux d’humidité réduit permet une bonne conservation sur plusieurs années en atmosphère naturelle.

Avant commercialisation, les pruneaux sont réhydratés dans un bain à 75-80° pour remonter leur taux d’humidité à 35 % environ. Il faut généralement entre 3 et 3,5 kg de prunes d’ente fraîches pour obtenir après séchage 1 kg de pruneaux d’Agen.

Dans certains pays comme le Chili ou l’Argentine, le séchage est encore réalisé au soleil en 10 à 12 jours, à même le sol ou sur des grilles surélevées, mais cette technique est en diminution à cause de ses inconvénients sanitaires et de la difficulté d’obtenir un séchage « à point ».

Lors du séchage, les prunes subissent un changement de couleur important, dû à l’apparition de pigments bruns ayant pour origine l’oxydation des composés phénoliques. Les enzymes impliqués dans cette oxydation sont des polyphénol oxydases (PPO).

Durant le séchage, dans une première phase, la teneur en saccharose de la prune fraîche diminue rapidement, compensée par l’augmentation des concentrations des deux produits d’hydrolyse, à savoir le glucose et le fructose. Dans un deuxième temps, le glucose et le fructose sont dégradés par des réactions de Maillard mais pas le sorbitol. Celui-ci ne commence sa dégradation que durant la dernière étape où se produisent des caramélisations.

Lorsqu’on effectue un séchage débutant à 85°C puis ramené à 70°C, on observe une diminution de la concentration en composés phénoliques de 31-38 %. Le séchage détruit les anthocyanosides et une partie significative des flavonols et de l’acide ascorbique. Par contre, il y a un doublement de l’activité antioxydante.

Production 

Le pruneau bénéficie depuis 2002 d’une indication géographique protégée (IGP) délivrée par l’Union européenne sous l’appellation de « pruneau d’Agen ». La zone de production couvre six départements du Sud-Ouest : Lot-et-Garonne (65 %), Dordogne (8 %), Gironde (7 %), Tarn-et-Garonne (6 %), Gers (5 %), Lot (4 %), et pour les 5 % restant l’Aude, l’Hérault, le Gard, et la Corse.

Aujourd’hui la production mondiale de pruneaux se fait principalement en Californie (États-Unis), où la variété fut importée par Louis Pellier en 1856 (150 000 tonnes annuelles), en France (le pruneau d’Agen, 50 000 tonnes), au Chili et en Argentine.

 

LA RECOLTE DES PRUNEAUX en VIDEO / 

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Caractéristiques

Le pruneau a un poids moyen de 15 grammes. Il a un fort pouvoir antioxydant. Il est riche en fer. Il contient une forte concentration de sucres (glucose, fructose et sorbitol principalement), ce qui lui permet une longue conservation naturelle.

Le calibre est un indicateur essentiel de la qualité intrinsèque du fruit : plus la prune était riche en sucres à l’état frais, plus le pruneau est gros et souple après séchage. Le calibre s’exprime par le nombre de fruits aux 500 grammes : plus le nombre est petit, plus les fruits sont gros. Le calibre déclaré sur l’emballage est une fourchette (par exemple 33/44 : 33 à 44 fruits par 500 grammes).

Sa couleur noire est due à l’action d’enzymes. Il s’agit de polyphénol oxydases comme ceux que l’on retrouve dans les raisins secs. D’ailleurs, les deux fruits, lorsqu’on les fait sécher, prennent la même couleur noire caractéristique.

Les pruneaux sont vendus dénoyautés ou non. Leur grosseur et leur qualité sont variables. Il est préférable de choisir des pruneaux bien noirs, brillants, moelleux et charnus, non poisseux ni moisis. S’ils paraissent secs, cela peut provenir de la petitesse du calibre choisi (peu de pulpe sur le noyau) ou d’une conservation trop longue hors d’un emballage hermétique.

En raison de leur forte teneur en sorbitol, les pruneaux ont une action laxative, particulièrement efficace si les fruits ont trempé et sont consommés avant le sommeil. Le jus a des propriétés similaires.

De plus, ce fruit contient un excellent apport en potassium (600-732mg/100 g), ce qui en fait donc un excellent fruit à consommer pour les gens souffrant d’un excès de sodium dans l’organisme.

Valeur nutritionnelle

Le profil nutritionnel des pruneaux donné dans les tables de composition des aliments résulte de la compilation de résultats éparts, notamment étrangers. Ils ne tiennent pas compte du lieu de cultures et des méthodes de séchage. Or la nature du sol détermine les teneurs en certains nutriments, comme le bore. Nous donnons dans les tables suivantes5, les analyses faites sur des « pruneaux d’Agen » de la région de Villeneuve-sur-Lot, les seuls à pouvoir bénéficier de cette appellation IGP (indication géographique protégée).

Après séchage, le noyau représente environ 11 % du pruneau alors qu’il ne faisait que 7 % du fruit frais.


Pruneau
(valeur pour 100 g de pulpe de pruneaux récoltés dans la région de Villeneuve-sur-Lot en 2003, d’après Bourre et coll.5 (2007))

valeur énergétique : 959 kJ eau : 36,3 g fibres : 6-7 g sorbitol : 29,6 g
protéines : 1,96 g lipides : 0,26 g glucides : 60,6 g fructane : 300 mg

oligo-éléments

potassium : 621 mg magnésium : 30 mg phosphore : 70 mg calcium : 49 mg
sodium : 0,84 mg fer : 2,13 mg bore : 1,0 mg zinc : 0,51 mg

vitamines

vitamine C : <1 mg vitamine B1 : 0,82 mg vitamine B2 : 0,06 mg vitamine B3 : 1,13 mg
bêta-carotène: 0,47 mg vitamine B5 : 0,27 mg vitamine B6 : 0,16 mg vitamine K : 4,3 µg

acides organiques

acide quinique : 4 100 mg acide malique : 290 mg acide shikimique : 280 mg acide chlorogénique : 8 mg

La teneur en eau correspond à celle requise par la réglementation. Le degré d’hydratation du pruneau français (36,2 %), plus élevé que celui du pruneau américain (32,4 %), explique les différences de teneurs des macro-nutriments avec les tables américaines de Stacewicz-Sapuntzakis et coll 2001.

Le pruneau est un fruit riche en glucides et pauvre en lipides et protéines. Les glucides se décomposent en

Les sucres simples et amidon dans le pruneau (Bourre et coll. 2007)

glucose

fructose

saccharose

sorbitol

amidon

42,7

25,6

1,6

29,6

0,4

Le saccharose est peu abondant (1,6 % des glucides) car il est hydrolysé lors du séchage sous l’effet d’activation d’enzymes. Les pruneaux se singularisent dans le monde végétal par leur forte teneur en sorbitol (30 % des glucides), un polyollentement métabolisé par l’organisme. L’abondance de ce composé expliquerait la faiblesse de l’indice glycémique (vitesse de digestion des glucides), tout comme la présence de bore, de fibres alimentaires et de polyphénols.

Les pruneaux contiennent de faibles quantité de fructanes (0,3 %), beaucoup moins que les raisins secs (7 %) mais beaucoup plus que les pommes, les poires et les bananes. Les fructanes sont des polymères de fructose, qui passent à travers l’intestin grêle sans être digérés et se retrouvent dans le côlon où ils subissent une fermentation par le microbiote et stimulent la flore intestinale.

Les glucides du pruneau sont digérés relativement lentement. La mesure précise de cette vitesse de digestion se fait par l’indice glycémique. Plus ce paramètre est bas, plus le glucose met de temps pour passer dans le sang. Le pruneau a un indice glycémique moyen5 de 52, situé au-dessus de celui du pamplemousse (25) et en dessous de celui du miel (73).

Les pruneaux sont parmi les aliments les plus riches en fibres alimentaires (6-7 % de la chair). Ces fibres se décomposent en fibres solubles (57 % des fibres totales), riches en pectines et en fibres insolubles (43 %), composées de cellulose et hémicellulose. Les fibres sont bien connues pour faciliter le transit intestinal mais elles contribuent aussi à diminuer l’indice glycémique et à baisser le LDL-cholestérol.

Les pruneaux font partie des aliments usuels les plus riches en potassium (621 mg/100 g), un peu moins que les raisins secs, et environ autant que les châtaignes et les noix. Leur teneur en zinc et fer est aussi significative.

Composés phénoliques

Les pruneaux sont riches en polyphénols, composés intéressants pour leur pouvoir antioxydant.

Les polyphénols des pruneaux
pour 100 g, d’après Phénol-Explorer

Flavonol

3-O-rutinoside quercétol : 2,50 mg

Acides chlorogéniques

Acides hydroxycinnamiques

acide 3-O-caféylquinique : 118,59 mg
acide 3-O-p-coumarylquinique : 1,32 mg
acide 4-O-caféylquinique : 31,25 mg
acide 5-O-caféylquinique : 38,79 mg

acide caféique : 1,11 mg
acide p-coumarique : 1,11 mg

Les pruneaux sont particulièrement riches en acides chlorogéniques, en particulier dans divers isomères d’acide caféylquinique. Mais ceux-ci ne peuvent expliquer que 28 % de l’activité antioxydante ORAC (oxygen radical absorbance capacity) du pruneau8. L’activité antioxydante résiduelle dépend de composés inconnus ou en cours de détermination.

Il n’y a pas de mesure absolue de l’activité antioxydante des aliments mais diverses méthodes qui lorsqu’elles sont appliquées à des listes de produits permettent de faire des comparaisons. Ainsi, le Nutrient Data Laboratory de Beltsville donne dans sa table de 2010, le classement suivant le score ORAC :

Activité antioxydante ORAC de quelques fruits secs
total ORAC μmol TE/100 g, d’après USDA database

Produit

T-ORAC

raisins secs
dorés seedless

10 450

pruneau

8 059

datte, deglet nour

3 895

raisins secs seedless

3 406

Les pruneaux se classent parmi les fruits secs ayant la plus grande activité antioxydante. Le score ORAC remarquablement élevé des raisins dorés tient à l’utilisation de l’anhydride sulfureux SO2 qui inactive les polyphénol oxydases mais qui n’est pas sans inconvénients sur le plan toxicologique.

Utilisations

Il était un des constituants du diaprun solutif de la pharmacopée maritime occidentale au xviiie siècle .

Pour l’alimentation

Les pruneaux se consomment en dégustation comme fruit sec (très énergétique), ou cuits en compote.

Pour la consommation de bouche, on préférera les calibres de 44 fruits aux 500 grammes et plus gros (28/33, 25/30, 33/44).

On les incorpore entiers ou en morceaux dans des sauces, gâteaux (clafoutis, far breton, biscuits, muffins, puddings…), fromage blanc. On les mange également à l’apéritif, entourés d’une tranche de bacon (piquée à l’aide d’un pique-olives) et passés au four.

Les pruneaux sont également délicieux pour accompagner le lapin, la volaille et le gibier.

Le pruneau est souvent utilisé avec la viande d’agneau dans la cuisine de l’Afrique du Nord, du Proche-Orient et de l’Iran (tajine marocain par exemple).
Pour abréger le temps de cuisson, on peut tremper les pruneaux dans de l’eau, du jus ou de l’alcool.
S’ils sont trop desséchés, on peut les faire tremper dans de l’eau bouillante, puis les égoutter et éponger avant de les utiliser.

Pour faire une compote de pruneaux, le sucre ne doit être ajouté qu’en fin de cuisson, sinon le fruit ne pourra absorber l’humidité. L’amande nichée dans le noyau du pruneau contient une substance toxique : l’acide cyanhydrique. C’est pourquoi on peut consommer l’amande mais en petite quantité seulement.

On peut assez facilement dénoyauter un pruneau à la main. Il suffit de le malaxer quelques secondes pour le ramollir. On peut alors d’une simple pression extraire le noyau sans la chair.

 

Le séchage des pruneaux en vidéo / 

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Bienfaits pour la santé

Des études récentes suggèrent que les pruneaux sont les fruits les plus efficaces pour prévenir la perte osseuse et même renverser son évolution. Plusieurs expériences menées sur l’animal et l’homme ont montré les effets bénéfiques des pruneaux pour prévenir l’ostéoporose. Les rates ovariectomisées subissent une diminution de leur densité minérale osseuse sauf si elles sont nourries à forte dose avec des pruneaux. Dans une autre expérience, on laisse les rates perdre de la masse osseuse pendant 40 jours après l’ablation des ovaires puis on les nourrit à divers taux avec des pruneaux. Avec un taux de seulement 5 %, elles récupèrent leur densité minérale osseuse et inversent les désorganisations de la microarchitecture osseuse trabéculaire. Une étude clinique menée sur des femmes ménopausées a montré que les pruneaux, consommés pendant trois mois, en comparaison avec les pommes séchées, améliorent les paramètres d’ossification.

  • Facilitation du transit intestinal

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Le fameux thym de nos campagnes

Posté par francesca7 le 2 juillet 2013

 Le fameux thym de nos campagnes dans FLORE FRANCAISE thym

Nom commun : thym.
Noms scientifiques : 
Thymus vulgarisThymus serpyllum, Thymus citriodorus.
Famille
 : labiacées.

Plante vivace de 5-30 cm, verte, glabrescente ou peu velue, aromatique; souche peu épaisse, émettant de longues tiges couchées-radicantes, formant un gazon assez serré; rameaux assez allongés, brièvement pubescents tout autour; feuilles petites, obovales en coin ou linéaires-oblongues (4-6 mm de long), atténuées et longuement ciliées à la base, glabres sur les faces, à nervures saillantes; inflorescence en têtes globuleuses ou ovoïdes; calice poilu tout autour ou glabre en dessus. Espèce polymorphe.

Floraison de mai à septembre.

Habitats:

Lieux secs et arides, surtout calcaires, dans presque toute la France.

Applications:

Le serpolet est puissamment antiseptique et antifongique. On l’absorbe en infusion ou en sirop pour soigner grippes, rhumes, maux de gorge, toux, coqueluches, infections pulmonaires et bronchites. Grâce à son action sur les sécrétions nasales, le serpolet soulage le nez bouché, la sinusite et l’otite. On l’a utilisé comme vermifuge infantile et pour expulser les gaz intestinaux. Du fait de son action antispasmodique, il soulage aussi les règles douloureuses. On l’applique en cataplasme pour soigner les mastites (inflammations des seins), et en lotion pour cicatriser plaies et ulcères. Le serpolet parfume l’eau des bains. On peut aussi mettre des sachets de serpolet dans les oreillers.

Constituants:

Huile essentielle (composée de thymol, de carvacrol et de linolol), flavonoïdes, acide caféique, tanins et résine. Les propriétés de l’huile essentielle sont proches de celles de l’huile de thym (Thymus vulgaris) mais moins puissantes.

Principes actifs et propriétés

Les fines herbes ne sont habituellement pas consommées en grande quantité. Utilisées comme assaisonnements, elles ne peuvent alors pas procurer tous les bienfaits santé qui leur sont attribués. L’ajout de fines herbes de façon régulière et significative aux aliments permet de contribuer, ne serait-ce que de façon minime, à l’apport en antioxydants de l’alimentation. Par contre, la consommation de fines herbes à elle seule ne peut répondre aux besoins en antioxydants du corps.

La majorité des études sur les fines herbes ont été réalisées chez l’animal à partir d’extraits de la plante. L’extrait est utilisé afin d’être en mesure d’isoler et de concentrer les principes actifs, ainsi que pour comprendre les mécanismes d’action. Chez l’humain, il est difficile d’évaluer les effets santé de la consommation de fines herbes puisque les quantités consommées sont généralement faibles.

Antioxydants. Les antioxydants sont des composés qui réduisent les dommages causés par les radicaux libres dans le corps. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de maladies liées au vieillissement. Quelques chercheurs ont évalué la capacité antioxydante des fines herbes et tous s’entendent pour dire que les fines herbes fraîches ont une capacité antioxydante non négligeable, parfois même plus élevée que celle de certains fruits et légumes. Cela démontre qu’effectivement, l’ajout de fines herbes de façon régulière dans l’alimentation contribue à l’apport en antioxydants. Dans deux études, le thym se situait parmi les fines herbes séchées contenant les plus grandes quantités d’antioxydants ou ayant les plus grandes capacités antioxydantes. Différents composés du thym lui permettent de posséder un tel statut, tels les flavonoïdes, l’acide rosmarinique et l’acide caféique.

thymian dans FLORE FRANCAISE

Maladies cardiovasculaires. Des chercheurs ont remarqué qu’un extrait de thym, contenant un principe actif nommé thymol, empêchait l’agrégation des plaquettes in vitro. Cet effet a également été observé in vivo chez des souris à qui des chercheurs ont administré des extraits de thym. Rappelons que l’agrégation des plaquettes est une réaction importante pour arrêter le saignement, mais qu’une agrégation excessive peut causer des thromboses et de l’artériosclérose. Dans une autre étude in vitro, il a été démontré que des extraits de thym pouvaient augmenter la production d’oxyde nitrique, un composé jouant un rôle majeur dans la relaxation des vaisseaux sanguins. Il est connu que le maintien d’une dilatation adéquate des vaisseaux sanguins peut diminuer l’incidence de maladies cardiovasculaires. Les mécanismes responsables de cet effet ne sont pas totalement élucidés; certains composés phénoliques du thym (dont le thymol) ainsi que l’activité antioxydante totale de cette herbe, pourraient y jouer un rôle. De futures études devront être effectuées afin de vérifier si l’effet vasodilatateur observé in vitro serait le même chez l’humain.

 

Histoire du Thym

Thymus provient du grec thumon qui signifie « offrande (que l’on brûle) » et « parfum », à cause de l’odeur agréable que la plante dégage naturellement ou lorsqu’on la fait brûler.

Les Égyptiens et les Étrusques utilisaient le thym mélangé aux onguents pour embaumer leurs morts. Les Grecs en brûlaient devant l’autel de leurs dieux, les places publiques et les riches demeures, pensant que cette plante était source de courage ; ils en mettaient aussi dans leurs plats ; le thym était aussi utilisé à profusion comme parfum stimulant qu’ils versaient dans leur bain ou dont ils s’oignaient le corps. La légende veut que Pâris enleva la Belle Hélène et que la princesse était fort triste : à chaque larme qui tombait de ses yeux sur le sol, naissait une touffe de thym.
Les Romains, la diffusant en Europe, en faisaient de nombreuses sortes de cosmétiques (eau de toilette parfumant même leurs couches, baume censé retarder le vieillissement) et s’en servaient pour purifier leurs pièces d’habitation et pour « donner du parfum aux fromages et liqueurs. ».

Ce symbole de courage se perpétue au Moyen Âge, notamment lors des Croisades. Les demoiselles brodaient des abeilles voletant près d’une branche de thym sur les écharpes qu’elles offraient à leur chevalier qui partait trop loin de leur cœur. Les sorcières fabriquaient des philtres d’amour à base de marjolaine, de thym, de verveine et de fleurs de myrte. Il était aussi placé sous les oreillers (car il favoriserait le sommeil en chassant les cauchemars et la mélancolie) et sur les cercueils lors des funérailles car on pensait qu’il facilitait le passage dans l’autre vie.

Dans le langage des fleurs, il est symbole de courage, amour durable, esprit de créativité, dynamisme et résistance physique.

Le thym est la plante correspondant au 28 Prairial du calendrier républicain.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsUtilisations

  • Le thym est utilisé comme aromate en cuisine et comme plante médicinale, dans les tisanes ou même dans les bonbons (Ricola par exemple).
  • En tisane, il sert à soigner les infections respiratoires. Une tisane de thym est également efficace pour drainer le foie, ce qui fait qu’il est recommandé par la naturopathie pour les personnes subissant une chimiothérapie, traitement très destructeur pour le foie.
  • C’est aussi un excellent calmant.

Culinaire

Le thym est une plante condimentaire très utilisée en particulier dans la cuisine provençale et rurale. Avec le laurier et le persil, il fait partie du bouquet garni qui relève de nombreuses recettes de viande en sauce.

 

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LE CÈDRE DE GIGOUX

Posté par francesca7 le 2 juillet 2013

LE CÈDRE DE GIGOUX 

(D’après Chroniques et légendes des rues de Paris. Édouard Fournier, 1864)

LE CÈDRE DE GIGOUX  dans FLORE FRANCAISE cedre

Pendant que nos soldats partaient, il y a trois ans, pour le Liban, avec une mission héroïque, à laquelle ne devaient faillir ni leur dévouement ni leur courage, un enfant perdu de ces belles contrées, un exilé de la célèbre montagne, qui depuis cent vingt-six ans s’était fait une patrie d’un petit coin de la terre parisienne, un admirable cèdre, était menacé de périr. Je dois vous dire d’abord, pour que vous ne soyez pas trop effrayé, que ce cèdre n’était pas celui du Jardin des Plantes, mais son frère jumeau.

Où se trouvait-il ? dans un charmant jardin d’artiste du quartier Beaujon. Mais pourquoi s’y trouvait-il plutôt qu’ailleurs, tandis que c’est le Jardin des Plantes qui, si loin de là, possède encore l’autre ? Tout cela va deman-der quelques explications qui ne sont pas, je crois, sans intérêt.

Je commencerai, s’il vous plaît, par quelques mots sur la grande famille des cèdres, dont celui-ci est un lointain rejeton, et qui couvrent de leurs derniers ombrages la quatrième et la plus élevée des zones du Liban. Il y a trois cents ans, ces contemporains des époques bibliques étaient encore au nombre de vingt-huit mais depuis lors la neige, qui s’éternise de plus en plus à leur base, les a décimés d’année en année. Il y a cent ans, Schultz n’en comptait plus que vingt, et M. de Lamartine, qui les visita au mois d’avril 1833, n’en trouva plus que sept. Ces arbres, a-t-il dit, dans son Voyage en Orient, sont les monuments naturels les plus célèbres de l’univers. La religion, la poésie, et l’histoire les ont également consacrés. L’Écriture sainte les célèbre en plusieurs endroits.

Les Arabes de toutes les sectes ont une vénération traditionnelle pour ces arbres. Ils leur attribuent non seulement une force végétative qui les fait vivre éternellement, mais encore une âme qui leur fait donner des signes de sagesse, de prévision, semblables à ceux de l’instinct chez les animaux, de l’intelligence chez les hommes. Ils connaissent d’avance les saisons, ils remuent leurs vastes rameaux comme des membres, ils étendent ou resserrent leurs coudes, ils élèvent vers le ciel ou inclinent vers la terre leurs branches, selon que la neige se prépare à tomber ou à fondre. Ce sont des êtres divins sous la forme d’arbres. Ils croissent dans ce seul site des croupes du Liban ; ils prennent racine bien au dessus de la région où toute grande végétation expire. Tout cela frappe d’étonnement les peuples d’Orient.

Chaque année, au mois de juin, les populations de Beschierai, d’Eden, de Kanobin et de tous les villages des vallées voisines, montent aux cèdres et font célébrer une messe à leurs pieds. Que de prières n’ont pas résonné sous ces rameaux ! et quel plus beau temple, quel autel plus voisin du ciel ! quel dais plus majestueux et plus saint que le dernier plateau du Liban, le tronc des cèdres et le dôme de ces rameaux sacrés, qui ont ombragé et ombragent encore tant de générations humaines prononçant le nom de Dieu différemment, mais le reconnaissant partout dans ses œuvres, et l’adorant dans ses manifestations naturelles !

Il se passa bien des siècles avant que l’Europe connût l’arbre syrien. Du temps des croisades, on essaya de l’acclimater chez nous, mais inutilement. Les cinq troncs de cèdres rapportés du Liban par saint Louis, et conservés « bruts et inutiles, dit Sauval, et vêtus de leur écorce » dans le trésor de la Sainte-Chapelle, furent tout ce qui resta de cette importation. L’arbre mort restait pour faire penser à l’arbre qui n’avait pu vivre.

Dans la première moitié du règne de Louis XV, en 1734, la France ne possédait pas encore un seul cèdre. L’Angleterre, plus heureuse en voyait plusieurs croître dans ses jardins, et s’en montrait on ne peut plus fière. Bernard de Jussieu, qui était alors démonstrateur des plantes au Jardin du Roi (Jardin des Plantes), jura que nos pépinières n’auraient pas longtemps à envier sur ce point les pépinières anglaises ; et il tint parole. C’est à l’Angleterre même qu’il alla dérober l’arbre tant convoité par nous et soigneusement gardé par elle. Il en obtint deux pauvres pieds bien chétifs, qu’on ne lui donna peut être que parce qu’on pensait qu’ils ne pourraient pas vivre. C’est, dit-on, le médecin anglais Collinson, qui lui en fit présent. Vous savez le reste de l’histoire, à laquelle se mêla, comme il arrive toujours pour les histoires devenues populaires, un peu de légende et d’invraisemblance.

Ne sachant où loger sa conquête, c’est-à-dire où la cacher, car il l’emportait un peu comme un voleur, Bernard de Jussieu se servit de son chapeau pour y mettre en bonne terre les deux brins de verdure qui devaient être plus tard deux arbres géants. J’ai longtemps douté de ce détail. Le chapeau devenu pot de fleur, le tricorne porte-cèdre, me semblait un peu légendaire, mais Condorcet, m’ayant confirme le fait dans un Éloge de Jussieu où tout est vérité, je n’ai plus hésité à croire. La légende ne parle que d’un cèdre, mais Condorcet dit expressément que Bernard en a rapporté deux : l’un qui a si bien grandi près du labyrinthe du Jardin des Plantes ; l’autre dont nous vous parlerons tout à l’heure.

La tradition ajoute sur leur voyage d’émigration bien des détails que n’a pas oubliés M. Gozlan dans l’article, d’un esprit charmant mais d’une vérité douteuse, qu’il écrivit, en 1834 sur Le cèdre du Jardin des Plantes, pour célébrer son centenaire.

Le voyage fut long, dit-il, tempétueux ; l’eau douce manqua ; l’eau douce, ce lait d’une mère pour le voyageur. A chacun on mesura l’eau ; deux verres pour le capitaine, un verre pour les braves matelots, un demi-verre pour les passagers. Le savant à qui appartenait le cèdre était passager : il n’eut q’un demi-verre. Le cèdre ne fut pas même compté pour un passager, il n’eût rien ; mais le cèdre était l’enfant du savant, il le mit près de sa cabines, et le réchauffa de son haleine ; il lui donna la moitié de sa moitié d’eau et le ranima. Tout le long du voyage, le savant but si peu d’eau, et le cèdre en but tant qu’ils furent descendus au port, l’un mourant, l’autre superbe, haut de six pouces. Tout cela, certes, est on ne peut plus touchant ; tout cela même pourrait être vrai, s’il s’était agi d’un très long voyage, du Liban à Marseille, par exemple ; mais pour une simple traversée de Douvres à Calais, tout cela n’est guère vraisemblable.

Aussi n’est-ce pas vrai, pour l’aventure dont il s’agit, du moins. Ce n’est pas Bernard de Jussieu qui faillit mourir de soif par dévouement pour son arbuste altéré, c’est le capitaine De Clieu ; l’arbuste, ainsi ranimé et mis en état de vivre, n’était pas un cèdre, mais un plant de caféier ; et le voyage que l’homme et son cher arbuste avaient à faire, n’était pas une simple traversée de Douvres à Calais, mais un voyage de plus long cours. De Clieu allait du Havre à la Martinique, où le plant de café qu’il avait ainsi pu sauver devint la souche de tous ceux qui, depuis 1716, ont si miraculeusement pullulé sur les parties montueuses de cette belle colonie, dont ils sont la richesse. Rendons à De Clieu ce qui est à De Clieu, au caféier ce qui appartient au caféier, et revenons à Bernard de Jussieu et à ses cèdres en espérance.

Quand il fut de retour au Jardin du Roi (Jardin des Plantes), Bernard y chercha bien vite un coin de la meilleure terre pour y faire sa plantation. C’est près de la butte, dont on a fait le labyrinthe, qu’il trouva ce coin béni. Le sol en était excellent. Bernard savait que, pendant des siècles, le Montfaucon du Paris de la rive gauche s’était trouvé là, et que le monticule ou copeau (vieux mot signifiant butte ou monticule, d’où vient le nom de la rue Copeau), du labyrinthe avait même été formé par ces amas d’immondices, qui sont pour la terre un si merveilleux engrais.

cedres dans FLORE FRANCAISE

Celui de ses deux cèdres qu’il y planta devait certainement pousser la on ne peut mieux. En effet, Bernard de Jussieu eut bonheur de le voir croître comme par magie. Lorsque Bernard mourut, quarante-trois ans après, en 1777, « il pouvait admirer, dit Condorcet, la cime de son arbre chéri qui dominait les plus grands arbres. » Il serait beaucoup plus élevé encore si la flèche n’eut été cassée par accident. Or, ces sortes d’arbres poussent par le sommet des branches, et quand ce sommet est coupé, ils ne croissent plus. Bien loin de là, sur un point tout opposé de la grande ville, entre l’église, alors très humble chapelle, de Saint-Philippe-du-Roule et l’avenue des Champs-Elysées, existait alors la Pépinière du Roi, « où l’on élevoit, dit un livre du temps, des fleurs, des arbustes, des arbres, pour en fournir aux Tuileries, à Versailles et autres maisons royales . »

Les cèdres qui ornent aujourd’hui nos parcs viennent de celui-ci sans doute ou de son jumeau du Jardin des Plantes. Nous connaissons une lettre de Marie-Antoinette relative à la plantation de l’un de ces précieux rejetons, qui devait être faite par Joseph de Jussieu, frère de Bernard. Elle y donne ordre de réunir les jardiniers pour désigner la place des arbres choisis par M. de Jussieu. « Une collation d’encas sera prête pour M. de Jussieu qui érigera devant elle le cèdre du Liban. » C’est là que Bernard de Jussieu vint planter le second de ses cèdres. Il poussa aussi bien que l’autre, car le terrain n’était pas là moins excellent qu’au Jardin du Roi (Jardin des Plantes).

Malheureusement, peu de temps après, la Pépinière dut changer de place. On la transplanta, c’est bien le mot ici, de l’autre côté du faubourg du Roule, au delà du grand égout, sur un espace, longé bientôt par une rue nouvelle, qui s’appelle, pour cette raison, rue de la Pépinière.

L’ancienne qu’on supprimait ainsi, avait été déjà singulièrement amoindrie, à l’époque où Bernard de Jussieu était venu lui confier le second de ses deux cèdres. En 1719, une partie des terrains avait été envahie par les officiers de la Monnaie de Paris, qui se prétendaient de très anciens droits sur tout le quartier du Roule. Le clos de la Pépinière, selon l’abbé Lebeuf, était attaché à la Monnaie de Paris. C’est à cause de cette propriété, dépendante du Roule, dont ils se disaient seigneurs, que messieurs de la monnaie ayant en 1691, à percer une rue entre celle où se trouvait leur hôtel et la rue Saint-Honoré, lui donnèrent le nom de rue du Roule.

Les officiers de la Monnaie de Paris, destinaient l’espace repris par eux, à la construction d’un nouvel hôtel des Monnaies. On fit les fondations, mais on n’alla pas plus loin, et pour cause. On était alors à l’époque, du système. Or, pourquoi un hôtel de monnayage, quand M. Law, contrôleur générai des finances remplaçait la monnaie par du papier ? En 1770, un autre projet qui fit poussé plus loin, sans être pour cela plus heureux, vint enlever à la Pépinière un nouveau morceau de terrain. On l’acheta pour y construire, d’après les plans de Le Camus de Choiseul l’immense établissement de boue et de crachat, dont, moins de dix ans après, il ne restait plus que le nom, qui fut pris comme écriteau, par la rue du Colisée, tracée sur son emplacement.

http://www.paris-pittoresque.com/jardins/2.htm

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Laurier camphrier

Posté par francesca7 le 2 juillet 2013

Laurier camphrier  

 

 Laurier camphrier dans FLORE FRANCAISE camphre

Ce grand et bel arbre plaît par son port et son ombrage, par l’odeur qu’il exhale de toutes parts et les bonnes qualités de son bois ; il joint à ce mérite celui de fournir au commerce une matière employée dans la pharmacie et dans plusieurs autres arts.

Les Européens vont chercher le camphre jusqu’au Japon, tandis que l’arbre dont on le tire pourrait être cultivé au nord de l’Afrique, et même dans quelques parties de l’Europe méridionale. Comme on le trouve au Japon à plus de 40° de latitude, on ne peut douter qu’il ne réussisse très bien dans la colonie d’Alger, entre 34° et 37°.

C’est par sublimation que le camphre est extrait du bois, de l’écorce et des feuilles du camphrier ; les racines des vieux arbres sont les parties qui en contiennent le plus. Le travail de cette extraction étant exécuté par des hommes sans industrie et par des procédés très imparfaits, on en perd beaucoup, et ce que l’on recueille n’est pas assez pur ; avant de l’employer, il faut le soumettre au raffinage, en le sublimant une seconde fois avec les précautions et dans des appareils convenables. Les chimistes s’accordent assez généralement à le regarder comme une huile concrète ; d’autre le classent parmi les résines.

Les dissolvants du camphre sont l’alcool, l’éther et les huiles. On a dit que l’acide carbonique peut aussi le dissoudre, et se mêler ensuite à l’eau sans que sa combinaison avec la matière huileuse soit rompue, et ce serait ainsi que l’on obtiendrait de l’eau camphrée. Mais, sans recourir à ce moyen, il est certain que l’eau contracte facilement l’odeur du camphre, ce qui prouve suffisamment que cette matière contient des parties qui se dissolvent dans l’eau, propriété commune à toutes les huiles chargées d’un arôme.

laurier dans FLORE FRANCAISE

Le camphrier ne commence à fleurir que lorsqu’il est parvenu à une assez grande élévation. Ses fleurs sont blanches, et il leur succède un drupe de la grosseur d’un pois, où l’odeur du camphre est associée à celle du clou de girofle, et plus exaltée que dans aucune autre partie de l’arbre. Dans les jeunes arbres, le bois est blanc ; et dans ceux qui sont parvenus à une maturité complète, il est agréablement veiné de rouge, et propre à faire des meubles qui ne plaisent pas moins par leurs couleurs et leur poli que par l’odeur qu’ils répandent dans les appartements.

Beaucoup de plantes indigènes contiennent plus ou moins de camphre, et le manifestent par leur odeur. Telles sont, par exemple, la camphrée, dont le nom est assez significatif, la sauge, le thym et la plupart des labiées, etc. Des recherches pour l’extraire par des procédés économiques ne seraient peut-être pas infructueuses, et mériteraient qu’on s’en occupât, si nous devions continuer à nous approvisionner à l’autre extrémité de notre continent par une navigation de plusieurs milliers de lieues.

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Le Tilleul

Posté par francesca7 le 7 mai 2013

L’Arbre de l’année 2013 : le tilleul
de Réaumont (Isère) planté vers 1390 ?

(Source : France 3 Alpes)

Le Tilleul dans FLORE FRANCAISE tilleul

Après une première réussie en 2011, le magazine Terre Sauvage et l’Office National des Forêts organisent un nouveau vote pour sélectionner l’arbre de l’année. Parmi les lauréats régionaux, un tilleul de l’Isère.

Platane d’Orient normand, chêne Bonzaï breton, tilleul limousin… Lequel des 26 candidats en lice remportera le prix du public cette année ? Les arbres sont plus majestueux les uns que les autres, la compétition s’annonce donc très serrée.

Le concours de l’ « Arbre de l’Année », organisé tous les deux ans, a été créé en France en 2011 par le magazine Terre Sauvage, en partenariat avec l’Office National des Forêts. Le principe : un groupe (famille, classe, commune, entreprise, association…) propose un arbre candidat. Celui-ci est jugé sur ses qualités naturalistes et esthétiques, mais pas seulement : son histoire compte aussi. Une présélection est alors opérée, région par région, avant le vote final.

Le plus vieil arbre de l’Isère en lice
Pour 2013, c’est un tilleul à grandes feuilles, de la commune iséroise de Réaumont qui représente la région Rhône-Alpes. Malgré son petit tronc, à peine quatre mètres de haut, notre arbre a bravé les épreuves du temps. Considéré comme le plus vieil arbre de l’Isère, il aurait été planté en 1390… et souffle donc ses 620 bougies ! D’après les archives, la cavité du tronc a été remplie de béton à la fin du XIXe siècle, des travaux censés le renforcer. Heureusement, le béton a été retiré depuis.

Le lauréat 2011 était corse
Il y a deux ans, c’est un majestueux pistachier lenstique de Ghisonaccia (Haute-Corse) qui a séduit jury. En plus d’être un bel arbre — avec son aspect féérique, il aurait très bien pu figurer dans un décor de Tim Burton — le gagnant a aussi une histoire émouvante. Enseveli sous des gravats après la construction d’une route, le pistachier a été redécouvert en 1991 par une bergère corse qui voulait « démaquiser » autour de chez elle pour éviter les incendies…Le prix du public a été attribué à un « arbre girafe » du Fouesnant dans le Finistère.

Le vote en ligne est ouvert
Aujourd’hui, la parole est aux internautes. Du 1er novembre au 1er juin, il est possible de voter pour l’arbre de son choix sur la page officielle du concours. L’arbre qui recueillera le plus de suffrages sera élu « Arbre de l’année 2013 du public ». En juin prochain, un jury se réunira de son côté pour désigner son gagnant, qui peut être le même que celui du public. Toute l’opération a pour objectif de faire prendre conscience de l’importance de l’arbre, dans notre environnement.

En parallèle, on pourra revoir les arbres sélectionnés dans une exposition visible dans les pages du magazine Terre Sauvage et sur les grilles de l’UNESCO à Paris.

Pour en savoir plus : http://www.arbredelannee.com

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l’Eglantier

Posté par francesca7 le 7 mai 2013


« Rosa canina L. »

Rosacées (Cronquist et APG III)

l'Eglantier dans FLORE FRANCAISE eglantier

Le Rosier des Chiens, le Rosier des haies ou l’Églantier des chiens (Rosa canina L.) est un arbrisseau épineux de la famille des rosacées, très commun dans les régions tempérées de l’ancien monde. On le trouve dans les haies et les bois surtout en plaine. C’est une espèce botanique présentant de nombreux écotypes, toujours à fleurs simples. Il est utilisé comme porte-greffe pour des variétés de roses améliorées. Certains de ses hybrides sont des rosiers cultivés. 

 Églantier des chiens, rosier des chiens (d’où le nom scientifique Rosa canina) , rosier sauvage, rosier des haies, gratte-cul. Le nom de « rosier des chiens » vient de la propriété attribuée dans l’Antiquité à la racine de cette plante censée guérir la rage. Le surnom « gratte-culs » car les fruits coupés en deux provoquent de légères démangeaisons sur la peau.

Description:

Arbrisseau de 1 à 3 mètres, généralement verdâtre et à rameaux robustes, dressés; aiguillons forts, crochus ou arqués, dilatés à la base; feuilles à 5-7 folioles plus ou moins grandes, ovales ou elliptiques, glabres, à dents simples, doubles ou composées-glanduleuses; stipules et bractées dilatées, allongées; fleurs roses ou blanches, plus ou moins grandes, solitaires ou en corymbes; pédicelles lisses, plus rarement hispides-glanduleux à glandes inodores; sépales appendiculés, réfléchis après la floraison et promptement caducs; stigmates en tête velue ou glabre; fruit gros, presque toujours lisse.

Floraison d’avril à juillet.

Habitats:

Région de la plaine et des basses montagnes, dans toute la France et en Corse.

Applications:

L’églantier est résistant aux maladies. Il peut cependant souffrir, comme le rosier, d’une galle chevelue, dite bédégar, causée par un hyménoptère, le cynips du rosier.

Le fruit de l’églantier a une teneur très élevée en vitamines et est légèrement diurétique. Consommé frais, il procure à l’organisme un apport nutritif important, sous une forme rapidement assimilable. Ainsi, le sirop du fruit de l’églantier est recommandé aux enfants. Le tanin du fruit en fait un remède léger contre la diarrhée. Enfin, le fruit étanche la soif et apaise les inflammations gastriques.

Constituants:

Vitamines C (jusqu’à 1.25%), A, B1, B2, P et K, flavonoïdes, tanins (2 à 3%), sucrase, pectine, acides, polyphénols, caroténoïdes, huile essentielle et vanilline.

La différence entre un arbuste et un arbrisseau, c’est le nombre de tiges…

S’il n’y en a qu’une, c’est un arbuste : tu connais sûrement  LE SUREAU, avec ses grappes de petites baies noires et ses feuilles malodorantes, ou  L’AUBEPINE ET LE HOUX, tous les deux très piquants !

S’il y en a plusieurs, c’est un arbrisseau, comme  L’EGLANTIER (un rosier sauvage),  LE TROENE (que tu vois souvent dans les haies), LE NOISETIER, LE PRUNELLIER… Mais ce n’est pas toujours simple !

 320px-Rosa_canina_blatt_2005.05.26_11.50.13 dans FLORE FRANCAISE

Fais très attention lorsque tu cueilles des fruits pour les manger : tous ne sont pas bons, et certains sont même très dangereux ! Par exemple, les petites boules noires du lierre sont extrêmement toxiques,  il ne faut surtout pas les mettre à la bouche ! Pour les fruits comestibles, comme les mûres, prends celles qui poussent assez haut pour éviter de manger des baies sur lesquelles les renards ou les chiens peuvent uriner…

 

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Parc naturel régional du Morvan

Posté par francesca7 le 7 mai 2013

                                                Parc naturel régional du Morvan dans Bourgogne

Le parc naturel régional du Morvan est un parc naturel régional français situé dans le massif du Morvan, au cœur de la région Bourgogne. Créé en 1970, il regroupe 117 communes adhérentes et 5 villes portes depuis la dernière révision de sa charte en 2007 et le renouvellement de son agrément en 2008.

Le parc naturel régional du Morvan est situé à cheval sur les départements de la Nièvre, de la Saône-et-Loire, de l’Yonne et de la Côte d’Or. Il est délimité à l’ouest et au nord par les dépressions du Bazois et de l’Auxois, et au sud et à l’est par les plaines du Charolais et de l’Autunois.

morvan dans Côte d'Or

La maison du parc se trouve à Saint-Brisson. (58)

Depuis 2008, le parc comprend 117 communes, dont 40 sont situées en zone de montagne, et couvre une superficie de 290 900 ha, soit 9 % de la région Bourgogne. Sa population est de 51 357 habitants pour ses 117 communes adhérentes et de 70 865 habitants si l’on inclut également les 5 villes partenaires.

Le Morvan possède un écosystème riche, mêlant forêts, haies de bocage et rivières. Cependant, la biosphère n’est pas à l’abri de menaces comme la pollution des eaux, l’arrachage des haies (qui constituent un refuge pour de nombreuses espèces) ou encore la réduction des forêts de feuillus.

Pour réussir à concilier préservation du milieu naturel et développement économique et touristique de la région, le parc naturel régional du Morvan fut créé en 1970 à l’initiative de Paul Flandin, conseiller général de l’Yonne. Le parc comptait alors 64 communes et 8 villes-portes. Suite à la dernière révision de sa charte et le renouvellement de son agrément en 2008, le parc comprend officiellement aujourd’hui 117 communes adhérentes et 5 villes partenaires. 

La création du parc en 1970

La création du parc naturel régional du Morvan et de ses 64 communes adhérentes fut entérinée le 16 octobre 1970 par le décret ministériel no 70-950.

Révision de la charte et renouvellement de l’agrément en 1979

Conformément à la législation, l’agrément d’un par naturel régional doit être renouvelé au moins tous les 10 ans. À cette occasion, la Parc révise sa charte.

Cette révision fut approuvée par l’établissement public régional de Bourgogne (ancêtre du conseil régional de Bourgogne) les 1er et 2 février 1979. L’agrément fut, quant à lui, donné préalablement dès le17 janvier 1979 par arrêté ministériel.

Révision de la charte en 1996 et renouvellement de l’agrément en 1997

Suite à la nouvelle charte de 1996, le décret ministériel no 97-430 du 28 avril 1997 renouvelle l’agrément du parc et porte le nombre de communes adhérentes à 94.

Cette nouvelle charte s’orientait selon 5 axes principaux :

  • Préservation, maîtrise et valorisation des milieux naturels et des paysages
  • Valorisation harmonieuse des forêts
  • Renforcement du tourisme avec un respect des équilibres locaux
  • Promotion du développement culturel, éducatif et informatif
  • Amélioration de la qualité du cadre de vie tout en assurant la cohérence des aménagements

Révision de la charte en 2007 et renouvellement de l’agrément en 2008

La dernière révision de la charte date de 2007. Le classement du parc est renouvelé pour une période de 12 ans par le décret ministériel no 2008-623 du 27 juin 2008. Le nombre de communes adhérentes est dès lors porté à 117.

Cette nouvelle charte comprend 3 orientatiosn principales :

  • Actions pour la gestion et la préservation des patrimoines culturels et naturels
  • Soutien de la dynamique économique via une valorisation des produits et des ressources du territoire en favorisant le développement durable
  • Développement d’un territoire vivant et solidaire en assurant des partenariats actifs et une transmission du savoir du Morvan

En 2009, la commune d’Empury, situé dans la partie nord-ouest du parc, a déposé sa candidature pour devenir la 118e commune adhérente du parc. Cette adhésion fut acceptée par l’équipe du parc naturel régional du Morvan. Néanmoins, afin que la commune, jusqu’à présent enclavée dans le périmètre classé du parc, soit officiellement reconnue comme « commune adhérente », il est nécessaire d’attendre la prochaine révision de la charte et le renouvellement de l’agrément qui aura lieu vers 2018-2019. D’ici là, elle bénéficiera du statut de « commune partenaire ».

Missions et projets

Le parc s’investit dans un grand nombre de missions :

  • L’éducation à l’environnement
  • La gestion de l’eau avec des contrats territoriaux réalisés en partenariat avec les agences de l’eau de Seine-Normandie et de Loire-Bretagne
  • L’éco-tourisme
  • La biodiversité
  • La sauvegarde de la culture et du patrimoine du Morvan

Il participe également à plusieurs projets comme Natura 2000, LEADER et le programme LIFE Ruisseaux

Le réseau Natura 2000

Natura 2000 est réseau européen de sites naturels ou semi-naturels considérés comme ayant une grande valeur patrimoniale de par leur faune, leur flore et leurs habitats naturels

Le Parc s’investit dans la conservation des milieux naturels et dans la protection des espèces et de leurs habitats.
Le massif du Morvan comprend 12 sites classés dans le réseau Natura 2000 comme « sites d’importance communautaire » (SIC), ainsi que 22 espèces déclarées d’« intérêt communautaire ».

 220px-Carte_du_Parc_naturel_r%C3%A9gional_du_Morvan_en_Bourgogne.svg dans FLORE FRANCAISE

Le projet LEADER

La Liaison entre actions de développement de l’économie rurale, ou LEADER, est un projet européen visant à concilier gestion du patrimoine et développement économique et social.

Un comité de programmation, le « Groupe d’action locale Leader Morvan 2007-2013 » (GAL Morvan), a été créé dans le cadre de ce projet et est composé de 50 membres : 27 d’origine privée (issues des milieux socio-professionnels ou associatifs) et 23 élus locaux.

En 2009, le GAL Morvan a défini deux orientations pour valoriser le développement rural local : renforcer l’image du Morvan et promouvoir ses produits. À cet effet, plusieurs objectifs ont été définis pour la période 2008-2015 :

  • Développer l’image du Morvan et de ses produits à travers une mise en valeur du terroir et du patrimoine
  • Promouvoir la culture et l’identité du Morvan
  • Développer la « marque du Parc »
  • Valoriser et promouvoir les produits agricoles, la filière bois et les savoir-faire morvandiaux
  • Soutenir la commercialisation des produits locaux à travers des ventes directes par les producteurs, des boutiques de commerçants et par l’intermédiaire d’organismes publics

Les contrats pour la protection des ressources en eaux

Outil technique et financier créé en 2000 par l’Agence de l’eau, les contrats ruraux sont des programmes d’actions pluriannuels d’une durée de 5 ans, qui visent à réaliser des actions de suivi, de maintien et d’amélioration de la quantité et de la qualité de l’eau sur un territoire intercommunal défini. Ils furent par la suite remplacés par des contrats territoriaux, puis par des contrats globaux.

Le contrat territorial des grands lacs du Morvan

Le Parc a créé le 15 septembre 2000 le contrat rural des grands lacs du Morvan, devenu par la suite le contrat territorial des grands lacs du Morvan, en partenariat avec l’Agence de l’eau Seine-Normandie.

À sa création, le contrat rural des grands lacs du Morvan intégrait 33 communes situées dans le bassin versant de l’Yonne. Le 16 juillet 2003, le contrat rural devient un contrat territorial pour une nouvelle échéance à 5 ans et inclut alors 64 communes et comprend également les milieux naturels associés à ce bassin versant. Un avenant est signé en 2005 pour intégrer le programme LIFE Nature, puis un second est signé en 2007 pour inclure les têtes de bassin du Cousin, de la Cure et de la Romanée.

Arrivé à terme, ce contrat prend fin le 15 juillet 2008.

Le contrat global Cure-Yonne

Pour prendre la suite du contrat territorial des grands lacs du Morvan et continuer à protéger les ressources en eau du massif, le Parc a créé le contrat global Cure-Yonne, signé le 6 novembre 2009 pour une durée de 5 ans.

Il rassemble 103 communes situées sur les départements de la Côte-d’Or, de la Nièvre et de l’Yonne sur un territoire de 207 300 ha. Il comprend 1 639 km de cours d’eau situé dans la tête de bassin de l’Yonne amont et dans l’intégralité du bassin versant de la Cure, 14 027 ha de zones humides et inclut également les 6 grands lacs du Morvan.

Le contrat global Sud Morvan

En partenariat avec l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, un diagnostic est en cours en vue de l’élaboration d’un contrat global incluant la totalité des bassins versants des affluents de l’Arroux (la Braconne, la Celle, le Méchet et le Ternin) et de l’Aron (l’Alène, le Chevannes, la Dragne, le Guignon, le Morion et le Veynon). Il couvrirait ainsi une surface de 145 000 ha répartie sur 54 communes situées dans les départements de la Nièvre, de la Saône-et-Loire et de l’Yonne.

Ce contrat devrait être validé au début de l’année 2010.

Les marques du Parc

Une fois classé, un parc naturel régional peut obtenir la marque « Parc naturel régional ». C’est un label appartenant à l’État et déposé à l’INPI.

Le parc naturel régional du Morvan a créé à cette effet 3 marques :

  • « Produit du Parc naturel régional du Morvan » 
  • « Accueil du Parc naturel régional du Morvan » 
  • « Savoir-faire du Parc naturel régional du Morvan » 

Initiées en 2000, elles sont officiellement créées et validées par le Ministre de l’Écologie et du Développement durable 3 ans plus tard.

La marque « Produit du Parc naturel régional du Morvan »

La marque « Produit du Parc naturel régional du Morvan » fut initialement apposée sur le miel d’apiculteurs du Morvan qui s’étaient engagés à respecter la charte définie par le Parc. Elle fut ensuite étendue à d’autres produits dont les producteurs souhaitaient valoriser le mode de production et leur authenticité.

En 2009, cette marque peut concerner du miel, de la viande bovine, ovine, de la volaille, des produits laitiers fait à base de lait de vache et de chèvre, des escargots et du lait de jument.

La charte à respecter fixe des critères adaptés à la spécificité de chacun des produits. Des critères fondamentaux et communs ont toutefois été définis :

  • matière première, élevage et élaboration exclusivement d’origine morvandelle,
  • authenticité,
  • production à dimension humaine,
  • production respectueuse de l’environnement.

La marque « Accueil du Parc naturel régional du Morvan »

La marque « Accueil du Parc naturel régional du Morvan » est destinée à des auberges et bistrots morvandiaux s’étaient engagés à proposer régulièrement des produits du terroir et marqués « Produit du Parc naturel régional du Morvan ».

L’accueil par le professionnel et les aménagements extérieurs tiennent également une place prépondérante à l’obtention de la marque : accueil convivial, connaissance du territoire et conseils sur la découverte du parc, utilisation prioritaire de matériaux et végétaux locaux dans les aménagements extérieurs.

La marque « Savoir-faire du Parc naturel régional du Morvan »

En 2009, aucun savoir-faire n’est encore marqué « Savoir-faire du Parc naturel régional du Morvan ». La communication sur l’existence et les avantages de ce label par l’équipe du Parc auprès des professionnels locaux pourra peut-être dans les années à venir permettre le « marquage » de différents artisans.

Les tables de lecture de paysage

Afin d’animer certains sites panoramiques et de mieux faire comprendre les paysages environnants, le Parc a créé 6 « stations de lecture paysagère » en y installant des « tables de lecture » (tables d’orientation définissant les diverses entités paysagères visibles).

Le Rocher de la Pérouse (Quarré-les-Tombes)

Située à 556 m d’altitude, une table de lecture circulaire a été installée en 1978 sur le Rocher de la Pérouse, dans la forêt domaniale au Duc. Elle propose une vue sur le Morvan central, la vallée de la Cure et l’éperon barré du Vieux-Dun.

La Croix Grenot près du Dolmen Chevresse (Saint-Brisson)

Également installée en 1978, cette table est située à environ 600 m d’altitude et se trouve au lieu-dit Croix Grenot, près du Dolmen Chevresse. On peut y observer une vue sur le Morvan central et oriental, Gouloux et Dun-les-Places.

Le Calvaire (Château-Chinon (Ville))

Créée en 1994, une table de lecture en arc de cercle à environ 600 m d’altitude détaille le panorama s’ouvrant sur la vallée de l’Yonne et les monts du Haut-Morvan.

À proximité, au faîte du Calvaire à 609 m d’altitude, une table d’orientation circulaire datant de 1914 et établie par le Touring club de France, offre un panorama sur le Morvan et la vallée du Bazois située à l’ouest.

Le belvédère de la colline éternelle (Vézelay)

Une table en arc de cercle a été installée en 1997 à 280 m d’altitude sur le belvédère de la colline éternelle à Vézelay. Elle offre un panorama sur la vallée de la Cure et sur l’Avallonnais.

Les Rochers du Carnaval (Uchon)

Trois tables ont été installés en 2004 sur la commune d’Uchon :

  • une table principale sur les « Rochers du Carnaval » du Signal d’Uchon, aux côtés d’une table d’orientation à 650 m d’altitude. Le panorama permet d’observer la vallée de l’Arroux, les plus hauts monts du Morvan (Mont Beuvray, Haut Folin) distants de plus de 20 km et même la chaîne des Puys du Massif central.
  • une table secondaire située dans la végétation du Signal d’Uchon.
  • une 3e table dans le bourg de la commune, près de l’église.

Le Mont de la Justice (Lormes)

Deux tables en arc de cercle, situées à 425 m d’altitude, ont été installées en 2005 sur le Mont de la Justice, face aux plaines et plateaux du Bazois et du Corbigeois.

Fréquentation des sites et éco-compteurs

Depuis l’été 2006, le Parc installe des éco-compteurs dans différents sites afin de mesurer leur fréquentation. Ces mesures ont pour but de valoriser et protéger les sites en question ainsi que de justifier d’éventuels aménagements supplémentaires et leur budgétisation.

Les premiers compteurs furent installés durant l’été 2006 à la cascade du « Saut du Gouloux » et sur le tracé du GR 13 près de cette même cascade, suivi d’un 3e au mois d’octobre de la même année sur le chemin d’accès au Dolmen Chevresse à la table de lecture de la Croix Grenot.

D’autres furent installés en 2007 sur le sentier pédagogique de la Maison du Parc, le sentier pédagogique de Montour, le sentier de « PR du Lac des Settons », sur le sentier de GR de Pays Tour du Morvan (au lieu-dit Champ de la Vente) et à la zone d’embarquement de Plainefas du lac de Chaumeçon.

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Jardin médiéval

Posté par francesca7 le 14 mars 2013

 

Jardin médiéval dans FLORE FRANCAISE jardin1-300x225La culture de plantes médicinales a toute une histoire. Les plantes médicinales étaient, au temps de la Rome antique, l’affaire de plusieurs professionnels le iatralipice (spécialistes des onguents), les pharmacopolae (vendeurs des produits médicinaux),unguentariiaromatarii (préparateurs de produit médicinaux). La pharmacopée végétale étaient très usitée.

Après la chute de l’empire, c’est dans les jardins de monastère que les moines ont continué à faire vivre cette tradition. Le Jardin des simples de Florence, créé en 1545 sous Cosme Ier de Toscane est, avec celui de Pise, l’un des plus anciens jardins botaniques au monde.

Le jardin botanique de Bordeaux a été créé en 1626, confié à l’école d’apothicaires comme le jardin des plantes de Nantes.

Après la révolution industrielle, l’industrie pharmaceutique a repris ces rôles, en se passant souvent de l’utilisation de plantes.

Aujourd’hui de nombreux sites proposent la reconstitution et la visite de jardin de simples tel que le prieuré d’Orsan. Les plantes sont cultivées dans des carrés de terre surélevée. Ce sont pour la plupart des plantes sauvages que nous appelons aujourd’hui « les mauvaises herbes du jardin ».

Un jardin médiéval est un jardin d’inspiration médiévale créé à l’époque contemporaine (XXe ou XXIe siècle) à partir de documents historiques sur les plantes et jardins du Moyen Âge européen.

Du VIIe au XIIIe siècle l’Europe féodale développe une forme distincte de jardins, notamment sous l’influence de l’expansion monastique (avec l’hortus conclusus), alors que la tradition des jardins antiques évolue différemment dans le vaste empire musulman, avec l’apogée des jardins andalous (VIIIe -XIe siècle) d’une remarquable richesse végétale et architecturale.

Pour connaître les plantes et jardins du Moyen Âge, il y a deux types de sources :

  • Les documents écrits : manuscrits
  • Les illustrations : enluminures du Moyen Âge

Elles sont extraites de livres de prières, appelés livres d’heures. Parmi les plus remarquables, on trouve :

Les Très Riches Heures du duc de Berry

Le Livre d’heures d’Étienne Chevalier, 1416


Les Grandes Heures d’Anne de Bretagne
, premières années du xvie siècle, considéré comme un véritable traité de botanique de la fin du Moyen Âge

Paysage : C’est un jardin clos situé aux abords ou dans l’enceinte d’un monument issu de l’époque médiévale : château-fort, manoir, abbaye, monastère, prieuré… Il peut comprendre des structures construites : banc, puits, fontaine, pergola, allées…

Ordonnancement : Les plantes y sont ordonnées en espaces cultivés, eux-mêmes limités par des bordures en bois, des plates-bandes, ou des fascines en branches (plessis) de saule, d’osier tressé de coudrier ou de châtaignier.

Type de plantes : Les plantes admises dans un jardin médiéval sont toutes les plantes sauvages ou cultivées connues en Europe entre le Ve et XVe siècles, telles : absinthe, hysope,marjolaine, mélisse, menthe poivrée, menthe  verte, origan, pimprenelle, romarin, sauge sclarée, sauge officinale, thym, verveine citronnelle…

 

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Des plantes tinctoriales

Posté par francesca7 le 14 mars 2013

 

Des plantes tinctoriales dans FLORE FRANCAISE marjolaine_origan_nu-1Des centaines d’espèces de plantes ont été utilisées par l’homme pour teindre les vêtements, certaines depuis la plus haute antiquité, mais leur usage a presque totalement disparu depuis le début du XXe siècle, avec l’apparition des colorants de synthèse.

Elles sont utiles pour la biodiversité. Certains cherchent à les réhabiliter. Elles font partie de notre patrimoine artisanal et industrieux ; à ce titre elles servent au faire valoir touristique : pastel au pays de Lectour…

Une plante tinctoriale est une plante dont certaines parties peuvent servir à préparer des colorants et des teintures. Celles-ci sont utilisées généralement pour teindre des fibres textilesnaturelles (laine, coton, soie…) mais peuvent aussi servir comme colorants alimentaires ou corporels (maquillage ou peintures rituelles)

C’est l’indigo, à la fin du Moyen-âge, qui détrône le pastel parce qu’il est plus facile à employer, moins cher à fabriquer et surtout que sa couleur est plus intense (approximativement vingt fois plus concentrée). Cependant, cela ne signifie pas pour autant la fin du pastel qu’on retrouve à d’autres moments de notre histoire.

D’une manière générale, l’activité tinctoriale est importante au Moyen-âge. On distingue les teintures végétales des teintures animales dans un premier temps, puis à l’intérieur de la première partie les couleurs communes autour des variations du jaune et les couleurs plus rares que sont le bleu et le rouge.

Dans cette époque très attachée à la symbolique, il est évident que les différentes teintes vont avoir une portée sociale en fonction de la rareté des produits de fabrication.  Les jaunes, marrons,  sont plutôt réserver au peuple… on rejoint la symbolique de la terre. Les bleus et les rouges, sont plutôt réservés à ceux qui peuvent se le permettre financièrement mais aussi aux nobles, symbolique de l’aérien. Dans cet article, je vais évoquer très sommairement les plantes, les méthodes de teinture employées.

Les plantes tinctoriales : un exemple.

La gaude, autrement appelée aujourd’hui réséda des teinturiers,  produit grâce au principe colorant qu’elle contient une teinte jaune particulièrement solide. Déjà évoquée par Pline au Ier siècle, il est vraisemblable que  les Gaulois la connaissaient également ou l’ont connu avec l’expansion romaine. La plante sèche entière est utilisée.

 

Liste de plantes tinctoriales : voir wikipedia 

 

Un livre ; Un auteur :

Le monde des teintures naturelles 

 

le-monde dans FLORE FRANCAISESaviez-vous que la rose trémière était utilisée pour teindre la soie en pourpre-noir? Que l’orseille servait à teindre en bleu pour économiser l’indigo? Qu’il suffit d’un ou deux brelins blancs pour couvrir de violet-rouge une surface de tissu d’un centimètre carré? Les teintures naturelles, supplantées aujourd’hui par les teintures synthétiques, étaient, jusqu’à la fin du XIXe siècle, les seules sources de couleurs employées pour les textiles, des plus prestigieux aux plus ordinaires: de la pourpre impériale teinte à partir de coquillages aux étoffes teintes aux écorces et à la boue.

Véritable invitation à un tour du monde des techniques traditionnelles de teinture par les colorants naturels, de la préhistoire à aujourd’hui, de l’art et de l’artisanat à la grande industrie, cet ouvrage offre une synthèse des recherches les plus récentes sur les matières colorantes présentes dans près de trois cents plantes et une trentaine d’animaux du monde entier.

Plus de 560 photos représentant, outre les plantes et les animaux tinctoriaux, les textiles et les objets anciens où ils ont été détectés, les teinturières et teinturiers au travail au fil des siècles, illustrent cet ouvrage.

-4e de couverture-

Commandez le livre : http://www.franceculture.fr/oeuvre-le-monde-des-teintures-naturelles-de-dominique-cardon

L’auteur : Dominique Cardon est chercheur au CNRS et membre du groupe de recherche international Researchers into Dyes in History and Archaeology. Elle collabore depuis plus de vingt ans à de nombreuses études interdisciplinaires de colorants d’importance historique et a coordonné plusieurs séries d’analyses de colorants de textiles archéologiques. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages et articles sur l’histoire des teintures naturelles. Un site : http://ciham.ish-lyon.cnrs.fr/Personnel/Cardon.html  

Distinction Dominique Cardon vient d’obtenir le second prix «auteur» de la culture scientifique et technique pour l’exposition «Fils renoués, trésors textiles du Moyen Âge en Languedoc-Roussillon», qui a eu lieu à Carcassonne en 1993. Il récompense des actions grand public pour faire connaître la recherche scientifique.

L’étude approfondie des tissus, dont certains de quelques centimètres carrés, l’analyse des fibres, des teintures et des fils métalliques utilisés a été confiée à Dominique Cardon en 1990 par Olivier Poisson, inspecteur des Monuments historiques pour le Languedoc et le Roussillon. La plupart des textiles présentés dans cette exposition ont échappé à la convoitise des amateurs du XIXe siècle et du début du XXe. Ceux-ci n’hésitaient pas à découper leurs trouvailles pour les vendre au prix fort, morceau par morceau, comme pièces uniques. C’est le sort qu’on connu de nombreux ornements liturgiques médiévaux que l’on peut admirer dans les plus grands musées d’Europe et des Etats-Unis. Il reste souvent à reconstituer le puzzle.

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