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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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7 règles insolites pour observer les animaux sauvages du Val de Loire

Posté par francesca7 le 4 octobre 2015

 

voici quelques principes pratiques, parfois déroutants ainsi que quelques secrets pour observer les animaux sauvages en forêt, photographier les oiseaux du val de Loire.

Par Denis Chuit

Comment observer les animaux sauvages

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En regardant cette vidéo, vous vous demandez comment observer les animaux sauvages en forêt, comment photographier les oiseaux en forêt du val de Loire ? Vous connaissez déjà les règles de bases telles que la discrétion, la patience mais voici quelques principes pratiques, parfois déroutants ainsi que quelques secrets pour réussir de bons clichés que nous dévoilent des photographes animaliers professionnels. Avec le développement de ces magnifiques zoos parcs animaliers, on est habitué à prendre au beau milieu de la vie secrète des animaux sauvages le maximum de photos extraordinaires en un minimum de temps mais en pleine nature, notamment en période de Brame du cerf (voir le guide pratique LoireXplorer), c’est nous qui sommes les invités et le spectacle a lieu seulement si les acteurs le veulent bien.

1. D’abord, repérer et connaître les animaux sauvages

La première règle est de connaître les animaux que l’on cherche et connaître le lieu. La première étape est donc le repérage et la connaissance car si l’animal est dérangé, le résultat peut être frustrant pour le photographe. Pour se familiariser avec le comportement de l’animal, il est recommandé de s’exercer dans un zoo ou sur les observatoires du domaine de Chambord. Gratuit, ils permettent d’entendre et de voir les animaux à coup sûr. Avec le développement des zoos parcs animaliers, on est habitué à prendre, au beau milieu de la vie secrète des animaux sauvages, le maximum de photos extraordinaires en un minimum de temps. En pleine nature, notamment en période de Brame du cerf, il en va différemment. C’est nous qui sommes les invités et le spectacle a lieu seulement si les acteurs le veulent bien. Voir ces vidéos d’animaux insolites.

2. Distinguez le son des animaux du bruit de la forêt

Avant de partir de bon matin observer les animaux sauvages en forêt, vous pouvez déjà vous familiariser en apprenant à reconnaitre les cris des animaux. Durant l’expédition, se taire absolument et communiquer par signe devient impératif car les animaux ont une ouïe bien plus fine que la notre. Ainsi, nos oreilles petit à petit, distinguent le langage de la faune du bruit de la forêt. Calme et avec un peu d’entrainement nos sens s’éveillent et s’affinent. Pour améliorer votre ouïe, mettez vos mains en forme de pavillon derrière vos oreilles.

3. Apprenez à vous déplacer sur la pointe des pieds

Sur les chemins, les sentiers et dans les bois, pour observer les animaux sauvages:

  • vous savez peut-être qu’il vaut mieux marcher sur un sol mou, légèrement boueux plutôt que sur les feuilles sèches, branchages, graviers ou cailloux pour éviter tout craquement.
  • Mais savez-vous qu’il vaut également mieux avancer au quart de sa vitesse habituelle?
  • Evitant de déposer le talon en premier. Posez la pointe d’abord, ou le pied à plat, mais doucement avec légèreté. C’est en même temps bon pour la stature du corps. Voir l’article de LoireXplorer sur marcher pieds nus.

4. Pour éviter de signaler votre odeur, observez sous le vent

Dans la nature, notre odeur alerte très vite les animaux qui nous craignent, alors pas de parfum, pas d’anti transpirant, pas d’anti moustique. Si l’on ne peut éviter la transpiration, la sueur, il faut prévoir des temps d’arrêt pour que celle-ci s’évapore et surtout  progresser dans le sens contraire au vent. Voir cette vidéo exceptionnelle d’un cerf prenant son bain.

5. Observez les animaux sauvages avec votre vision périphérique

En observant les animaux sauvages, nous n’utilisons souvent qu’une infime fraction des capacités de nos yeux. En effet, nous sollicitons avant tout le centre de notre rétine où notre acuité visuelle distingue mieux les détails mais inefficace dans la pénombre ou en cas de mouvement. Habituez-vous alors à regarder avec le pourtour de votre œil. Moins précis, il permet d’avoir une vue d’ensemble saisissant toute action dans un rayon de 180 degrés, toute ombre d’un animal dans l’obscurité.

6. Explorez en ouvrant votre esprit

L’instructeur de survie, David Manise remarque que si vous vous concentrez à chercher des champignons, vous aurez toutes les chances d’en trouver tout en passant à quelques mètres d’un cerf sans même vous en rendre compte. Relevez la tête, fixez un point imaginaire, un peu surélevé par rapport à l’horizon, et évitez de laisser vos yeux faire le point sur quoi que ce soit. C’est la technique d’observation qu’emploient les félins quand semblant dormir, ils bondissent sur leur proie. Voici quelques outils d’aide à l’identification des animaux.

7. Sept secrets des photographes animaliersCamouflage

  1. La première règle est de connaître les animaux que l’on cherche et de connaître le lieu.
  2. Surtout ne pas oublier les jumelles et d’abord prendre le temps d’observer.
  3. Pour prendre des bonnes photos, un objectif de 200, 300 mm sera plus adéquate. Il faut     absolument prévoir un trépied.
  4. Photographier à vitesse élevée permet de mieux saisir les attitudes des animaux. Toutefois, cela peut avoir pour conséquence d’assombrir exagérément les photos prises à l’aube ou au crépuscule. Il est donc conseillé d’augmenter la sensibilité des ISO’s. Toutefois, les petits appareils digitaux auront du mal à faire la mise au point dans ces conditions.
  5. En jouant sur la profondeur de champ, vous faites surgir l’animal de l’image. Une très longue focale réduit la zone de netteté et permet de l’isoler. Pour former un halo flou, il suffit de placer volontairement quelques herbes devant la lentille.
  6. Choisir le lieu et la meilleure orientation par rapport à la lumière naturelle pour capter leurs meilleures attitudes.
  7. Pour les mammifères, il faut s’insérer dans leur territoire et se faire oublier avec un bon camouflage, une tenue aux couleurs neutres et connaître la distance d’approche limite de sécurité pour chaque animal.

  1. Voir la vidéo d’un photographe rencontrant un cerf.

Publié dans FAUNE FRANCAISE, HISTOIRE DES REGIONS | Pas de Commentaire »

Les chauves-souris vivent dans les forêts

Posté par francesca7 le 29 septembre 2015

 

Les animaux présents dans le milieu naturel occupent tous les étages de la maison nature. On pense forcément aux grands mammifères, mais il ne faut pas oublier les oiseaux, chauves-souris, amphibiens, reptiles ou encore les insectes.

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Les chauves-souris par exemple, elles sont présentes partout dans le monde. Les scientifiques estiment le nombre d’espèces à un millier, de tailles très variées (de plusieurs kilogrammes à seulement deux grammes). Après les rongeurs, elles représentent l’ordre le plus important chez les mammifères. Il existe deux sous-ordres, les mégachiroptères, très différents des microchiroptères.

 

Les mégachiroptères

Ils sont aussi appelés « renards volants », en raison de leur museau pointu qui ressemble à celui des renards. 

Ils ont une vue en couleur et vivent la journée suspendus aux branches des arbres, caractéristique qui leur a permis d’être connus du grand public. 

Originaires de l’Ancien monde, ils sont tous frugivores et participent à la dissémination des graines, favorisant la colonisation forestière.

Leur taille est très variable : avec une envergure de 1,7 m, Pteropus vampyrus est la plus grande chauve-souris au monde. La plus petite espèce ressemble plutôt à un microchiroptère de taille moyenne.

Les microchiroptères

Ils rassemblent le plus grand nombre d’espèces (759 connues à ce jour) pour 16 familles. En Europe, seules trois familles occupent l’espace aérien avec les vespertilionidés, les rhinolophidés et les molossidés.

  •  Les vespertilionidés

Sur les 320 espèces dans le monde (40 genres), 25 vivent en Europe.

Le museau est lisse et ne possède pas d’appendices nasaux. Les oreilles ont un tragus, les ailes au repos sont repliées le long du corps.

  • Les rhinolophidés

Sur les 70 espèces mondiales, 5 vivent en Europe.

Elles émettent des ultrasons au travers d’appendices foliacés appelés « feuilles nasales ». Les oreilles sont larges à la base, pointues à l’extrémité, et ne possèdent pas de tragus (ils ont un anti-tragus). Au repos, les ailes enveloppent l’animal.

  • Les molossidés

Sur les 52 espèces dans le monde, une seule vit en Europe.

Avec une lèvre supérieure comprenant 5 plis, ses narines s’ouvrent vers l’avant. L’uropatagium est court et la queue libre dépasse largement.

roussetteD’autres familles ont des aires de distribution plus locales, principalement sur les îles (les mystacinidés ne vivent qu’en Nouvelle-Zélande, les myzopodidés à Madagascar).

Toutes familles réunies, leurs régimes alimentaires sont très diversifiés : certaines sont insectivores, d’autres carnivores, piscivores, frugivores, végétariennes ou nectarivores. Ces dernières participent d’ailleurs à la pollinisation de nombreuses espèces forestières : c’est par exemple une chauve-souris qui assure la survie des Baobabs en Afrique.

Trois espèces, toutes sud-américaines, sont hématophages : Diphylla ecaudata et Diaenus youngi se nourrissent du sang des oiseaux, Desmodus rotondus de celui de plus gros animaux comme le bétail. Nous n’avons donc rien à craindre des Vampires en Europe.

Les chauves-souris à travers les âges

Les chauves-souris ont survécu à des climats changeants, d’abord tropicaux, puis tempérés et glaciaires.

Cette histoire commence il y a 55 millions d’années, soit 10 millions d’années seulement après la disparition des dinosaures. Icaronyteris sp. est alors certainement un animal qui saute de branches en branches, qui plane peut-être, pour capturer des insectes. 

23 millions d’années après (il n’existe pas de fossiles pouvant nous renseigner entre-temps), les continents ont leurs formes actuelles pour la plupart. Les chauves-souris profitent alors de leur capacité à voler pour aller d’île en île et coloniser toutes les terres émergées.

Il y a 20 millions d’années, les modifications climatiques laissent apparaître des forêts tropicales nombreuses, particulièrement en Europe. Les chiroptères en profitent pour se diversifier.

Face aux quatre grandes glaciations de ces deux derniers millions d’années, les espèces doivent quitter l’Europe vers le sud. Elles constituent des îlots de population qui recolonisent les territoires abandonnés après le retour du climat tempéré actuel.

L’apparition de l’homme, et sa faculté à coloniser l’espace, vont aider les chauves-souris à profiter de nombreux gîtes. Après avoir vécu dans les grottes avec l’homme préhistorique pendant longtemps, elles l’accompagnent maintenant dans ses habitations, aussi modernes soient-elles.

 

Source : ONF.com

 

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Le Sanglier dans les bois

Posté par francesca7 le 27 septembre 2015

Sanglier dans les boisDes défenses masculines

Mais au fait, mâle ou femelle ? Chez le mâle, les canines inférieures sont transformées en défenses très coupantes, d’autant plus visibles que l’individu est âgé. Quant à la hure – la tête – de la femelle, elle peut être un peu allongée que chez le mâle.

En fait, malgré son allure massive, le sanglier a un corps assez allongé et étroit : 0,90 m de haut et 1,50 m de long. Sa tête pointue et ce corps étroit lui permettent de sa faufiler dans les buissons. Son apparente rondeur cache en fait un animal très nerveux.

Mauvaise vue contre ouïe fine

Mais, que se passe-t-il ? Tous les sangliers ont détalé ! Nous n’avons pourtant pas fait de bruit !

Oui, mais voilà, les sangliers ont non seulement l’ouïe fine mais aussi un odorat excellent. Cette dernière qualité est bien utile pour flairer les odeurs de nourriture. A l’aide de son butoir, le bout du museau, le sanglier fouille la terre, brisant les mottes à la recherche de la truffe enfouie. Un vrai laboureur !

Des mâles solitaires

Habitant des forêts de feuillus et des forêts résineux-feuillus en Europe et en Asie, les sangliers, de leur nom latin Sus scrofa, sont plutôt sédentaires. S’ils sont trop dérangés, par la chasse notamment, ils peuvent cependant parcourir 20 à 30 km par jour.

Tandis que les mâles se la jouent en solo, excepté pendant les périodes de rut, les femelles aiment à se regrouper et vivent « en compagnie » de 10 à 20 individus, menée par une laie dominante. Dans une même compagnie, les chaleurs des femelles se synchronisent ! Les jeunes restent avec elle, mais passés 6 mois, les mâles forment un groupe distinct.

Marcassins ou bêtes rousses

La période de rut dure de mi-novembre à mi-janvier, mais les copulations peuvent avoir lieu de septembre à mars. Trois mois, trois semaines et trois jours plus tard, les femelles mettent bas de trois à dix petits, les marcassins.

Ils arborent un pyjama beige à rayures brunes. Après 3 ou 4 mois d’allaitement, ils sont sevrés. Quand ils perdent leurs rayures, on les appelle « bêtes rousses ». La longévité maximale des sangliers est de 15 ans.

 

Sa femelle se nomme la « laie », les petits sont des « marcassins », les jeunes sont parfois appelés « bêtes rousses » et les mâles adultes des « ragots » à 2 ans, « tiers ans » à 3 ans, « quartaniers » à 4 ans, « solitaires » à partir de 5 ans.

Cette espèce abondamment chassée est aussi considérée comme une espèce-ingénieur, capable de développer des stratégies d’adaptation à la pression de chasse, ce qui lui confère parfois un caractère envahissant.

Le sanglier est essentiellement nocturne (une évolution peut-être due à la présence de l’homme). Il est plutôt sédentaire et apparemment attaché à son territoire quand il est entouré d’obstacles, mais dans un milieu qui lui convient, il peut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres dans la nuit et son aire vitale peut atteindre de 100 hectares à plus de 1 000 ha. Il sélectionne ses habitats selon la saison, l’heure du jour ou de la nuit et ses besoins alimentaires.

Régulièrement, le sanglier se vautre dans la boue dans des lieux appelés « souilles », et se frotte avec insistance contre les troncs d’arbres avoisinants pour se débarrasser d’un certain nombre de parasites, réguler sa température corporelle et marquer son territoire. Il dort dans de petites dépressions du sol, sèches, bien dissimulées, nommées « bauges ».

Les compagnies de sangliers sont constituées d’une ou plusieurs laies suivies de leur progéniture. Les ragots (sangliers de 2 à 4 ans) ferment la marche lors des déplacements, mais sont remplacés par des mâles plus âgés en période de rut. Les cortèges sont souvent bruyants, non seulement par le bruit lourd des pas, mais aussi par les grognements, cris, soufflements et autres reniflements. Cependant, les sangliers savent se montrer discrets et silencieux s’ils se sentent menacés.

À l’approche de l’homme, le sanglier prend généralement la fuite avant qu’on ne l’ait détecté et peut se montrer étonnamment agile et rapide. Une laie pressentant un danger pour ses marcassins, peut se montrer dangereuse et charger, ou attaquer un chien, de même qu’un adulte blessé. Irrité, un sanglier claque violemment des dents ; on dit alors qu’il « casse la noisette ».

Les déplacements importants d’individus ou de groupes sont habituellement induits par le manque de nourriture ou d’eau mais un autre facteur croissant de déplacement de groupes de sangliers est le dérangement : sur-fréquentation des couverts forestiers par les promeneurs et les cueilleurs de champignons (qui dans certains cas écument certaines parcelles forestières), poursuite par les chiens non tenus en laisse, traque lors des journées de chasse en battue, chantiers forestiers, etc.

Le Sanglier dans les bois dans FAUNE FRANCAISE 220px-Wildsau_mit_FrischlingLe rut s’étale d’octobre à janvier avec une activité importante dans les mois de novembre et décembre. Lors d’affrontements violents entre mâles, des blessures parfois importantes peuvent être occasionnées. La gestation dure 3 mois, 3 semaines, 3 jours (soit 114 à 116 jours), la laiemet bas dans le chaudron, (une excavation plus ou moins aménagée dans la végétation basse) de 2 à 10 marcassins aux yeux ouverts. Le nombre de petits est corrélé au poids initial de la femelle (40 kg : deux petits, 60 kg : quatre petits), mais dans le sud de la France les populations de sangliers ont été recréées ou renforcées par des hybrides de cochon domestique dans le but d’augmenter la prolificité. L’allaitement dure 3 à 4 mois, mais les jeunes sont aptes à suivre la mère dans ses déplacements dès la fin de leur première semaine. Bien que capables de subvenir à leurs propres besoins vers l’âge de six mois, ils demeureront dans le groupe familial encore une ou deux années.

 

quand le sanglier creuse sa souille et s’y roule, et quand il se frotte sur les gros troncs, il se débarrasse de ses parasites, mais il contribue aussi à disperser des spores et diaspores parfois enfouies il y a des décennies voire des siècles, et qui pour certaines ont conservé leurs propriétés germinatives dans la « banque de graines du sol ». Il facilite notamment la dispersion « épizoochorique » de diaspores de plantes vasculaires ; Une étude allemande récente (2006) a en effet montré que le nombre moyen de graines viables ainsi que le nombre d’espèces de plantes sont plus élevées dans les échantillons de sol étudiés près des arbres où il se frotte que près des autres arbres. Et certaines espèces ne sont pratiquement trouvée qu’au pied des arbres où il se frotte. Sans surprise, les diaspores crochues et hérissées, adaptés à l’épizoochorie sont plus fréquentes, mais de nombreuses espèces à diaspores non spécialisées sont aussi exclusivement trouvées près des arbres de 220px-Wild_Boar_Habbitat_2 dans FAUNE FRANCAISEfrottement. Ces diaspores sont celles d’espèces forestières, mais aussi non-forestières de milieux ouverts. Les scientifiques ont aussi observé une accumulation de graines d’espèces bioindicatrices de milieux humides plus importante près des arbres de frottement, laissant supposer que les sangliers jouent un rôle important de dispersion directe d’espèces végétales des zones humides. Ces résultats confirment des études antérieures sur les charges en diaspores du pelage et des sabots de sangliers abattus. Ils démontrent l’efficacité de la dispersion. Les sangliers jouent donc un rôle dans la résilience écologique de la forêt après les chablis et incendies ou d’autres perturbations. Un sanglier peut lors de ses déplacements, en quelques heures, transporter et littéralement « semer » des graines jusqu’à des dizaines de kilomètres à la ronde (un sanglier peut parcourir 20 à 30 km en une seule nuit). Ces graines et spores étant entourées de boue et réchauffées au contact de son corps ont plus de chances de germer. De même pour les graines non digérées rejetées avec ses excréments (endozoochorie). Ceci pourrait expliquer certains « patterns » locaux de végétation que la phytosociologie n’explique qu’incomplètement.

  • Cependant, là où il est anormalement abondant, suite de la disparition de ses prédateurs sauvages et/ou à cause du nourrissage (alimentation artificielle) ou de plans de chasse qui l’ont trop favorisé, il semble – avec le chevreuil et parfois le cerf – jouer un rôle plutôt négatif (surpiétinement, surprédation et augmentation du nombre de tiques. Il occasionne en outre alors des dégâts dans les champs, prairies et parfois dans les jardins en y mangeant et parfois en retournant profondément les sols (boutis).

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Les animaux de la forêt française

Posté par francesca7 le 27 septembre 2015

 

 

9x7d8957Le sanglier appartient à la liste des espèces dont la chasse est autorisée et à la liste nationale des animaux susceptibles d’être classés nuisibles dans chacun des départements français.

Il est chassé à tir, souvent en battue, et à courre et dans ces deux cas, toujours avec des chiens. Lorsque l’animal est classé nuisible, la période de destruction prolonge celle de la chasse.

Soufflement, grognement… d’étranges bruits résonnent dans la forêt. Mammifères courts sur pattes, au noir pelage épais et hirsute, une tête triangulaire dotée d’un long museau puissant à large groin, une queue nommée vrille : pas de doute, une compagnie de sangliers est en train de déjeuner.

Au menu ? De tout !

Hé oui, les sangliers sont omnivores, chez eux tout est bon. Ils ont cependant une nette préférence pour les végétaux : glands, faines, châtaignes, champignons, céréales…

Ils ne dédaignent pas à l’occasion des souris, un oiseau blessé, voire même des vers de terre ou des charognes. Mais à 90%, leur alimentation est d’origine végétale. Sa qualité et son abondance jouent d’ailleurs un rôle important dans le poids d’un individu : situé entre 80 et 200 kg pour les mâles et entre 60 et 110 kg pour les femelles.

Repas nocturne

C’est à partir du crépuscule que le sanglier se nourrit généralement. Même si on peut aussi l’observer en journée.

Quand il n’est pas à la recherche de nourriture, il se repose dans sa bauge, un creux dans le sol dans un endroit très abrité.

Pour se rafraîchir et éliminer les parasites, le sanglier aime à se vautrer dans des bains de boue, appelés souilles. Ensuite, couvert de boue, il se frotte contre un arbre pour se nettoyer.

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Le chevreuil pratique l’abroutissement, il mange les pousses et les feuilles des jeunes arbres, car tendres, empêchant la croissance des rameaux principaux.

L’abroutissement provoque la poussée de rameaux secondaires qui transforment le jeune arbre en buisson.

L’abroutissement de jeunes plants est facile à observer : le chevreuil laisse généralement le pétiole des feuilles fixé sur la tige.

le plus petit des cervidés européens, c’est le chevreuil.

1,20 m de long, pour une hauteur au garrot de 65 cm et seulement 24 kg en moyenne pour le mâle.

Celui-ci est appelé brocard ; on parle de chevrette pour la femelle.

Il est présent dans toute l’Europe à l’exception de l’Irlande, la Corse, la Sardaigne, la Sicile et les îles Baléares.

Son pelage s’adapte aux saisons

De petite taille, ce cervidé artiodactyle (ongulé herbivore ayant un nombre pair de doigts à chaque patte) arbore un pelage d’été brun-roux à miroir jaunâtre. A quoi ? A miroir, c’est-à-dire les fesses.

En hiver, il est plutôt brun gris à miroir banc.

Chez la femelle, le miroir prend la forme d’un cœur et chez le mâle, celle de deux haricots. La queue est à peine visible. La femelle en exhibe une très courte, constituée d’une touffe de poils blancs.

Des bois annuels en os

Seuls les mâles portent des bois, rugueux à la base et composés d’au maximum trois andouillers chacun.

C’est en hiver que ces deux protubérances osseuses poussent. Le calcium de l’os est apporté par des vaisseaux sanguins protégés par une peau de velours. La perte du velours est au printemps quand les bois sont entièrement solidifiés. Il peuvent atteindre 25 cm de long !

Leur chute se fait en octobre et novembre.

Un ongulé qui aboie !

Discret, il peut être difficile à observer.

Par contre, au moment du rut, ses aboiements retentissent dans la forêt. Oui, oui, le chevreuil aboie.

Comment s’assurer de la présence de ce charmant cervidé ? En repérant ces crottes, appelées moquettes : noires, luisantes, pointues à un bout et souvent agglomérées en masse en été.

Mais aussi en observant des ronds de sorcières… : des espaces circulaires empruntés par le mâle qui suit la femelle plusieurs fois autour d’un arbre ou d’une souche.

Des marques de territoire

Les brocards laissent ainsi des traces de frottis avec leurs bois pourvus de glandes à musc sur les tiges de jeunes arbustes pour y déposer leur odeur.

On peut aussi repérer les grattis qu’ils provoquent en mettant à nu le sol avec leurs pattes avant.

Jeunes pousses feuillues et graminées : un menu varié

Quel est son menu de prédilection ? Les bourgeons , jeunes pousses tendres et feuilles de chêne, charme, érables, cornouiller mais aussi de résineux , beaucoup de Graminées, et quelques dicotylédones.

En hiver, lierres, ronces et callune auront sa préférence. A l’occasion aussi, il peut se nourrir de glands, de faines et de plantes cultivées.

Le changement de régime de l’été à l’hiver s’accompagne ainsi d’une augmentation de la durée de rumination : une heure en été contre deux heures en hiver.

Il préfère vivre en forêt, mais si l’espace vient en manquer pour cause de surpopulation, il peut tout aussi bien investir les plaines céréalières, les bocages, les maquis, la garrigue, ou la montagne : on peut assez facilement l’y observer en été, même à plus de 2.000 m.

Son domaine vital varie selon le milieu et la densité de population. Celui de la chevrette est plus vaste que celui du brocard mais moins stable.

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Pas de grande tribu : le chevreuil est solitaire

Généralement, l’unité sociale de l’espèce se compose d’une chevrette et des jeunes de l’année.

En automne, un brocard peut venir compléter le tableau familial. Lorsque l’hiver arrive, plusieurs de ces groupes peuvent s’associer.

Le brocard vit en solitaire, sauf pendant le rut de mi-juillet à mi-août où il se confronte aux autres mâles et courtise les chevrettes.

SOURCE : ONF.com

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Bombyx du mûrier : ami ou ennemi

Posté par francesca7 le 9 septembre 2015

 

Papillon_de_nuitLe bombyx du mûrier  a un cycle de vie qui s’étend sur deux mois. Quinze jours après la ponte, de petites chenilles (3 mm de long) très poilues, les vers à soie, sortent des œufs. Elles se nourrissent exclusivement de feuilles de mûrier blanc. En l’espace d’un peu moins d’un mois, elles effectuent quatre mues et deviennent de gros vers blanc-grisâtre de 8 cm de long. Chacun d’eux s’enferme alors dans un cocon, en produisant un fil de soie dans lequel il s’enroule, opération qui dure environ 3 jours. À l’intérieur du cocon, le ver subit sa métamorphose. Il en sort un papillon prêt à se reproduire.

Le bombyx du mûrier fait l’objet d’un élevage (sériculture) depuis quelque 4 000 ans en Chine ; il a été introduit en Europe au Ier siècle apr. J.-C. L’élevage se déroule sur des claies ou dans des casiers, à l’intérieur d’un local appelé magnanerie. Lorsque les vers à soie sont prêts à fabriquer leur cocon, l’éleveur dispose alors sur les claies des branchages en forme de cabane, dans lesquels les vers montent pour filer leur cocon. Une semaine après la formation du cocon, le ver à soie est tué (ébouillanté), et le fil de soie de son cocon dévidé. Quelques cocons sont conservés vivants pour la reproduction.

La sériciculture, autrefois très répandue en France (26 000 t de cocons en 1853), a presque disparu ; il ne reste plus que quelques élevages, essentiellement dans les Cévennes. Malgré des progrès techniques indéniables aussi bien dans la production de feuilles de mûrier que dans la création de nouvelles races de vers à soie plus productives et la mécanisation de l’élevage, la sériciculture ne semble plus avoir en France beaucoup d’avenir. La concurrence de pays comme la Chine et le Japon, dont les coûts de production sont nettement inférieurs, empêche tout développement de cet élevage.

Bombyx ennemis des végétaux.

Les chenilles de certains bombyx sont nuisibles pour de nombreux arbres fruitiers, forestiers et ornementaux ; les plus néfastes sont celles du bombyx disparate, du bombyx « cul-brun » et du bombyx apparent.

Le bombyx disparate  s’attaque à toutes sortes d’arbres, surtout aux feuillus. Il dispose ses œufs en grappe le long des branches ou du tronc. La chenille dévore tout le feuillage, empêchant la croissance des arbres. Un traitement microbiologique avec la bactérie Bacillus thuringiensis peut enrayer au printemps la progression des jeunes chenilles.

Le bombyx « cul-brun »s’attaque aux arbres fruitiers, aux arbres forestiers, en particulier aux chênes et aux châtaigniers (mais plus aux arbres de lisière qu’aux arbres situés à l’intérieur des forêts). La chenille, urticante, ronge l’épiderme des feuilles. Son apparition est cyclique et brève. Un traitement micro-biologique analogue au cas précédent peut cependant être employé au printemps en cas de pullulation importante.

STREBLER/RAYNAL

 

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Plume de corbeau

Posté par francesca7 le 17 août 2015

 

Plume de corbeau dans FAUNE FRANCAISELes Français vont s’installer peu à peu dans une confortable collaboration avec l’occupant. Les fournisseurs s’empressent de répondre à ses besoins, d’autant plus qu’il paie bien, et comptant !

Le service des postes fonctionne lui aussi à plein régime : des lettres sans signature arrivent tous les jours dans les kommandanturs !

On y dénonce le voisin qui cache des Juifs, celui qui ravitaille la résistance, on révèle la véritable identité d’un étranger qui vient d’arriver sous un faux nom, on précise où se trouve l’aviateur anglais qui a été récupéré dans la nuit, on ajoute que l’argent parachuté pour la résistance a disparu, on se venge d’un amour déçu…

Bref, beaucoup de villes, petites ou grandes, beaucoup de villages sont devenus des corbeautières où s’installent des haines tenaces qui, souvent, vont se transmettre sur plusieurs générations.

Cependant, la collaboration n’empêche pas les occupants de se livrer au pillage économique de la France, avec pour conséquence des denrées contingentées et distribuées contre des cartes de rationnement.

Ce système permet le développement du marché noir : des denrées devenues rares sont vendues sans scrupule à prix d’or par ceux qui les possèdent ou par des intermédiaires. Untel fait du marché noir ? Vite, mon encre noire, et ma plume de corbeau…

Un marché noir relève généralement du secret de Polichinelle : tout le monde sait qu’il existe, tout le monde l’alimente (soit comme acheteur, soit comme vendeur). Une fraction des marchandises prévues pour le marché officiel est toujours détournée vers le marché noir, avec des complicités internes souvent à haut niveau ; cela accroît la pénurie et fait monter les prix au marché noir, au profit de ses organisateurs.

Les marchés noirs existent toujours et tendent à croître avec Internet. Ainsi, grâce à l’utilisation du réseau anonyme Tor, un marché noir nommé Silk Road spécialisé dans la vente de stupéfiants a vu son apparition.

Le monde du spectacle et de la musique est très touché par le marché noir. Environ 20 à 30% des places de spectacles et concerts sont récupérés par des réseaux revendant ces places au marché noir. A la mise en vente des places, des robots achètent les places automatiquement en très grand nombre provoquant une rupture de stock rapide. Ces places sont alors revendues auprès du grand public jusqu’à 10 fois leur prix d’origine. Le Prodiss, union du spectacle musical et de variété, a lancé le site levraibillet.fr  afin de sensibiliser le grand public et de lutter contre le marché noir.

LE CORBEAU

220px-Corbeau_et_croixLe corbeau, sans référence à une espèce en particulier, a une influence considérable sur la culture humaine, puisqu’on le retrouve aussi bien dans les mythes et contes traditionnels amérindiens nord-américains, sibériens ou nordiques, dans les légendes et la littérature de toutes les époques. Il y joue le plus souvent un rôle de fripon, de héros, ou contribue par sa ruse à la création de l’homme. Chez les inuits, le même mot désigne le corbeau et l’esprits des corbeaux réels.

Au fil du temps, ces oiseaux acquièrent une mauvaise réputation à cause de leur plumage noir, de leur cri rauque et de leur nécrophagie, en particulier dans l’Europe chrétienne, ce qui se traduit par une diabolisation progressive et une réputation d’oiseau de mauvais augure.

La plupart des références culturelles se rapportent à l’espèce commune du grand corbeau, mais il peut aussi se confondre avec la corneille. Sa symbolique a notamment intéressé le célèbre anthropologue français Claude Lévi-Strauss, qui suggère une hypothèse structuraliste selon laquelle le corbeau, tout comme le coyote, a obtenu un statut mythique parce qu’il était considéré comme un médiateur entre la vie et la mort…

Le grand corbeau vit dans des habitats sauvages variés, depuis les falaises côtières jusqu’aux hautes montagnes. On le trouve aussi dans les zones boisées et les forêts ouvertes, Grand Corbeaumême en terrain bas. Ils nichent dans les zones de falaises, mais on les trouve aussi dans la toundra et la forêt boréale, et même dans les zones urbaines. 
Le grand corbeau est résident dans son habitat. 

Comportements : Le grand corbeau est attiré par les charognes, et les insectes qui vivent sur ces charognes. Il est friand du placenta des brebis et des grands mammifères en général. Il se nourrit sur le sol et stocke toute sorte de nourriture. Les adultes sont très méfiants quand ils approchent d’une nouvelle carcasse, préférant attendre qu’il n’y ait pas de danger pour se nourrir. 
Le grand corbeau communique par des vocalises, mais aussi par des parades. Le couple qui défend son territoire et son nid poursuit les intrus sur de longues distances, et peut engager des combats aériens. 
Il ne migre pas, mais on peut observer des mouvements saisonniers pour éviter des températures extrêmes. Cette espèce très intelligente peut survivre dans l’Arctique, aussi bien que dans le désert ou les régions tempérées. 
Les parades observées ont lieu tout au long de l’année, plus intensément en automne et en hiver, et comprennent des vols acrobatiques. Les couples restent ensemble toute l’année, et sans doute pour la vie. La parade nuptiale effectuée au sol comprend des courbettes, avec le cou allongé et les plumes de la gorge ébouriffées. Le mâle déploie ses ailes et la queue, tend son cou vers le haut en se courbant, mais avec le bec tourné vers le sol. La femelle l’invite à l’accouplement en s’accroupissant légèrement et en faisant trembler sa queue.

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Une balade de 90 minutes dans la nature

Posté par francesca7 le 30 juillet 2015

 

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Connaissez-vous la vitamine G ? Non ? Pourtant, chaque jour vous y avez accès gratuitement. C’est le nom trouvé par les scientifiques pour désigner les bienfaits du contact avec la nature : « G pour green ». Depuis quelques années, un nombre croissant de chercheurs s’intéressent en effet à l’impact de la nature sur notre santé, et plusieurs recherches ont déjà montré comment le contact avec la nature améliore notre santé physique. Une des études les plus connues avait révélé que les convalescents d’un hôpital bénéficiant d’une chambre avec vue sur un parc se rétablissaient bien plus vite que les autres. D’autres recherches ont depuis établi bien d’autres impacts positifs de la nature sur notre santé physique : baisse des troubles respiratoires bien sûr, mais aussi de la pression artérielle et du cortisol, l’hormone du stress, ou encore amélioration de l’immunité. Après deux journées de promenade en forêt, les effets seraient visibles durant un mois. De quoi se mettre à l’abri des microbes pour la rentrée !

Des enfants plus concentrés

Au fil des études, l’impact de la nature et des espaces verts sur notre santé mentale et nos émotions se confirme également, validant les intuitions et le bon sens populaire qui préconisent de prendre l’air pour « se changer les idées », ce qui pourrait bien nous rendre plus attentifs et performants en retour. Des scientifiques espagnols ont ainsi tout récemment montré l’impact positif des espaces verts sur la mémoire et l’attention des enfants. Le développement cognitif de plus de 2 500 enfants âgés de 6 à 10 ans a ainsi été observé à Barcelone en prenant en compte leur exposition à des espaces verts (à l’école ou près de leur domicile). Il en ressort une légère augmentation de la mémoire de travail et de l’attention des écoliers régulièrement en contact avec la nature.

De précédentes études avaient également souligné le bénéfice des espaces verts sur les enfants souffrant d’hyperactivité ou de trouble déficit de l’attention (TDAH) : une marche de 20 minutes dans un parc améliore la concentration de ces enfants – avec des effets comparables aux médicaments – contrairement à une marche en ville. De même, jouer régulièrement dans des environnements verts (gazon, arbres…) entraînerait des troubles moins sévères pour ces enfants comparés à ceux qui jouent à l’intérieur ou dans des environnements bétonnés. Et à la clé une meilleure concentration et un contrôle des impulsions.

Plus productifs et créatifs

Des bénéfices qui pourraient intéresser de près les entreprises. L’université de Melbourne en Australie vient en effet de montrer que la simple contemplation de la nature augmente la concentration et donc la productivité au travail ! Après avoir fait visionner à 150 étudiants des images d’environnement naturel (versus des images urbaines), les scientifiques ont remarqué une augmentation significative des performances des étudiants ayant bénéficié de pauses vertes, ne serait-ce que pendant quelques secondes. Simple, gratuit et efficace. De précédentes études avaient également montré que la présence de plantes au bureau était significativement corrélée à la productivité et à la réduction des arrêts de travail ou encore qu’avoir une fenêtre donnant sur la verdure diminuait le stress des employés.

Outre la productivité ou la réduction du stress, le contact avec la nature réveillerait également notre créativité. À tel point qu’une immersion en pleine nature durant quatre jours pourrait augmenter de 50 % celle-ci d’après des psychologues de l’université du Kansas aux États Unis, qui ont mené l’expérience auprès d’une trentaine de volontaires invités pour l’occasion à une randonnée dans les grands parcs américains.

Prévenir la déprime

Une balade de 90 minutes dans la nature dans FAUNE FRANCAISE 250px-Gold_Creek_Alaska_Lake_0299Enfin, tout dernièrement, les effets anti-déprime du contact avec la nature ont été sérieusement étudiés, notamment par l’université Stanford aux États-Unis. Il en ressort que les promenades dans la nature font du bien à notre cerveau, nous rendent plus positifs et moins sujets aux ruminations, un facteur de risque important de la dépression, préservant ainsi notre santé mentale. Le résultat est visible dès la première promenade de 90 minutes. Une vingtaine de volontaires ont effectué une balade dans la campagne tandis qu’un autre groupe se promenait, durant le même laps de temps, dans un environnement urbain.

Des questionnaires d’humeur avant et après la promenade ont été distribués aux participants ainsi que des scanners cérébraux. Résultat : une amélioration légère mais significative des indicateurs de santé mentale après seulement 90 minutes de marche dans la nature, moins de ruminations et une activité cérébrale moindre dans la zone du cerveau liée à ces pensées négatives. Ces premiers résultats observables sur le cerveau valident ce que les sagesses traditionnelles prônent depuis longtemps : être en contact avec la nature et la contempler est le meilleur passeport contre la morosité !

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SYMBOLISME DU COQ GAULOIS

Posté par francesca7 le 27 mai 2015

Mémorial_des_soldatscoq gaulois, emblème officieux de la France.

L’association de la France et du coq constitue, en cette fin du XXe siècle, un lieu commun, qui, cependant, n’appartient pas à la symbolique officielle de la République. Elle est née du regard des étrangers, avant de prendre place dans l’imaginaire national.

Le point de départ en est un calembour latin, présent chez César et Suétone, et jouant de l’homophonie entre gallus (« coq ») et Gallus(« Gaulois »). Cependant, le volatile n’est jamais considéré comme emblème de la Gaule. Il faudra attendre le XIIe siècle pour que les chancelleries anglaises et impériales réactivent ce jeu de mots à des fins de propagande anti-capétienne. En effet, la symbolique médiévale du coq est fortement dévalorisante : celui-ci est à la fois lubrique, sot, fanfaron, vaniteux et colérique. « Roi de la basse-cour », il fait, en outre, piètre figure face à l’aigle (Empire) et au lion (Angleterre, Flandres, Espagne, Venise…). Dès cette époque, les textes se multiplient, bientôt relayés par l’image - coq dévoré par un lion, plumé par un aigle… Les guerres d’Italie, puis la guerre de Trente Ans, sont sans doute deux des sommets de cette propagande antifrançaise. Pourtant, depuis Charles V, l’emblème est assumé par la monarchie française. Les règnes de François Ier et de Louis XIV représentent deux moments forts : le volatile figure, par exemple, sur les chapiteaux d’ordre français des colonnes de la Galerie des glaces, au château de Versailles. Ce n’est plus le coq des bestiaires, mais celui des Pères de l’Église - le coq qui veille dans la nuit et protège la basse-cour -, mêlé à celui de la mythologie romaine (oiseau de Mercure, de Mars ou d’Apollon). Il bénéficie du regain d’intérêt historiographique pour les Gaulois, dont les érudits prétendent qu’il était l’emblème. Ceux-ci s’appuient sur la découverte de nombreux objets gallo-romains en forme de coq ; en fait, il s’agit de coqs votifs offerts à Mercure-Lug, et non d’emblèmes.

La Révolution est la première apothéose du coq, que l’on rencontre sur des monnaies, des papiers officiels, les hampes de drapeau… Et ce succès est durable. Le 12 juin 1804, le Conseil d’État le propose comme emblème officiel de l’Empire. Seules les réticences de Napoléon face à la « volaille » font échec au projet. Une chance pour le coq, qui reste l’emblème de la nation française, sans se compromettre avec le régime. Dès lors, il ne connaît d’éclipses que sous la Restauration, le Second Empire et le régime de Vichy. Son sort est lié à l’idée républicaine ; il figure d’ailleurs, depuis 1848, sur le grand sceau des Républiques successives et connaît son heure de gloire sous la IIIe, grâce à la propagande pendant la Première Guerre mondiale. Coq patriotique, il est alors également coq du terroir, de la « petite patrie » rurale. Depuis les années cinquante, il connaît une baisse de popularité relative, liée au déclin de la France rurale.

 

EN FINALITE, le coq Gaulois est Une  Gauloise Dorée, qui est donc une race de poule française, probablement la plus ancienne et celle qui serait génétiquement la plus proche des coqs sauvages. Au-delà de l’oiseau, la Gauloise est incarnée par le Coq gaulois, souvent considéré comme un symbole national de la France, sans que cela ait un caractère officiel comme c’est le cas pour le pygargue à tête blanche pour les États-Unis. Ce symbolisme vient d’un jeu de mots : en latin, gallus signifie à la fois coq et gaulois.

Coq gaulois doréLe coq figure au sommet de très nombreux clochers, en raison du coq des Évangiles et non d’un symbole national. Il surmonte aussi bon nombre de monuments aux morts érigés après la Première Guerre mondiale.

L’emblème du Mouvement wallon, de la Communauté française de Belgique et de la Région wallonne est également le coq gaulois, cependant il est représenté combattant plutôt que chantant.

Après une période d’éclipse, les « Trois Glorieuses » de 1830 réhabilitent l’image du coq français et le Duc d’Orléans, c’est-à-dire Louis-Philippe, signera une ordonnance indiquant que le coq devrait figurer sur les drapeaux et les boutons d’uniformes de la garde nationale.

L’aigle impérial retrouve sa place avec Napoléon III, comme signe de la permanence de l’Empire.

Après cela, le coq ne retrouva jamais une véritable autorité au niveau politique. On peut seulement trouver quelques références éparses, telles que :

  • le sceau de la IIe République représentant la figure de la Liberté tenant un gouvernail marqué du coq ;
  • sous la IIIe République :
    • la grille du Palais de l’Elysée fut ornée d’un coq, « la grille du coq » que l’on peut voir encore actuellement ;
    • le coq apparaît occasionnellement sur des timbres ;
    • les pièces de 10 Francs et de 20 Francs (en or) frappées de 1899 à 1914 portent un coq au revers ;
  • sous la IVe République :
    • les pièces de 10 Francs, de 20 Francs et de 50 Francs frappées de 1950 à 1958 portent un coq au revers ;
  • sous la Ve République :
    • la pièce de 10 Francs (Joaquin Jimenez) frappée en 1986 porte un coq à l’avers.

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LA PREMIERE ALIMENTATION DES HOMMES ET DES ANIMAUX

Posté par francesca7 le 14 mai 2015

 

GetreideLes céréales. Ce substantif, apparu tardivement (1792), désigne les graines, réduites en farines, qui servent à la nourriture de l’homme et des animaux domestiques.

Pendant plusieurs siècles, on lui a préféré le mot de « bleds ». Tous les apports documentaires confirment, aujour-d’hui, ce que certains historiens ont appelé une « dictature ancestrale des bleds ». Un Dictionnaire portatif du cultivateur, édité à la fin du XVIIIe siècle, ne manque pas d’indiquer que, par bleds, il faut entendre « les plantes connues de tout le monde, et qui portent le grain destiné à faire le pain. Il y en a plusieurs sortes : le froment, le seigle, le bled méteil, le bled de Turquie, l’orge et l’avoine, ou mars, le bled noir, ou bled sarrasin ». Une citation éclairante à deux égards : d’abord, parce que le classement effectué par l’auteur témoigne de l’importance occupée par chacune des espèces dans la production céréalière de l’époque ; ensuite, à cause de certaines absences. Millet, sorgho et riz, du fait de leurs caractéristiques particulières, sont exclus de la fonction nourricière essentielle, « faire le pain ». En effet, le pain fabriqué à partir de diverses farines céréalières a constitué, pendant des siècles, la base de l’alimentation de la population française (pain dans la soupe ; pain accompagnant la charcuterie, le fromage, les olives et l’huile). Si, pour une large part, l’histoire des céréales dans notre pays reste à faire, les nombreux travaux accumulés, notamment par les historiens des campagnes, les agronomes, les archéologues et les préhistoriens, permettent aujourd’hui de dégager quelques lignes directrices.

Élément dominant : l’ancestrale concurrence entre le blé commun, ou froment, et le seigle, qui forment ce que l’on a pris l’habitude d’appeler, depuis le Moyen Âge, les « grands bleds », par opposition aux « petits bleds » que sont l’orge et l’avoine. « Grands » et « petits bleds » constituent, sous l’Ancien Régime, les « quatre gros fruits » de la législation décimale et du droit ecclésiastique appliqués à la fiscalité des campagnes.

Blé commun et seigle.

• Depuis des temps immémoriaux, le « bled blan », ou froment, est, de loin, la plante la plus répandue dans l’aire géographique française. Le blé commun a pris le pas sur le blé dit « amidonnier », qui avait composé la base de l’alimentation des hommes préhistoriques. Bien que fort courante, cette plante, pour connaître son plein développement, a dû trouver des sols adéquats : faute de limons, les rendements restaient dérisoires. On comprend ainsi que la zone d’extension du blé ait accompagné la transformation des espaces cultivables français, notamment lors des défrichements médiévaux, qui ont favorisé la vocation céréalière du grand Bassin parisien et des plaines du nord du pays.

LA PREMIERE ALIMENTATION DES HOMMES ET DES ANIMAUX dans AUX SIECLES DERNIERS 220px-Starchy-foods.Le seigle, dont l’origine remonte environ à 9500 avant J.-C., n’était, initialement, qu’une mauvaise herbe qui croissait en bordure des premiers champs céréaliers. C’est l’hybridation qui a donné naissance à une nouvelle espèce comestible, pourtant peu estimée pendant une longue période. De fait, les auteurs d’agronomie grecs considéraient cette graminée, qui fournissait « une bouillie qui puait », comme juste digne des Barbares. Quant à leurs homologues latins, ils la qualifiaient de « plante repoussante ». Avec le temps, le seigle a fini par gagner la confiance des paysans, car il présente les avantages de réclamer peu de travaux aratoires, d’être résistant aux écarts thermiques, et de se contenter de sols pauvres et peu profonds, à la différence du blé commun. Ces qualités lui ont permis de supplanter l’épeautre et, pendant un temps, l’orge. Il a fini par conquérir sa place, entre le Ve et le Xe siècle, ce dont témoigne la zone d’extension de la consommation du pain noir, plus facile à conserver que le pain de froment, mais avec les inconvénients de l’acidité et du « surissement ». C’est d’ailleurs pour effacer ce goût désagréable qu’au cours du Moyen Âge on inventa le fameux pain d’épices, composé de farine de seigle, de miel, de cannelle, de muscade et de clous de girofle. Pour l’agriculture, le seigle a eu également l’avantage de constituer un excellent fourrage, et sa longue paille, réputée, a servi pendant longtemps à couvrir les toits ou à lier les gerbes.

La fragilité du froment et la rusticité du seigle ont tout naturellement conduit les paysans à mêler les deux céréales, en les semant et cultivant ensemble, ce qui a donné naissance au méteil, dont le succès s’est prolongé dans les campagnes françaises bien au-delà de la Première Guerre mondiale.

Orge et avoine.

• L’orge, dont la domestication remonte peut-être à plus de 10 000 ans avant J.-C., a été cultivée depuis très longtemps dans tout le pourtour méditerranéen. Des chercheurs ont ainsi identifié de l’orge à deux rangs dans la grotte préhistorique du Mas-d’Azil, en Ariège. Riche de plus de vingt espèces, l’espace français a vu se développer, de manière quasi simultanée, l’orge à deux rangs, communément appelé « paumelle », et l’orge à six rangs, une espèce hivernale dont les appellations les plus courantes étaient « escourgeon », « scorion » ou « soucrion ». Ces céréales, appréciées pour leur résistance et leur adaptation assez facile aux écarts thermiques, ont surtout été l’apanage des régions productrices de bière et des pays d’élevage. Au cours des siècles, l’orge, dont les zones de culture ont connu de grandes fluctuations, n’en a pas moins été réensemencée avec régularité. Lors du grand hiver de 1709, elle sauva des milliers de personnes de la famine, les autres céréales n’ayant pas résisté aux températures exceptionnellement basses. Jusqu’au XXe siècle, son utilisation a également été importante dans la préparation de boissons douces telles que le sirop d’orgeat.

 

300px-Secale_cereale_%28roggekorrels%29 dans FAUNE FRANCAISEComme le seigle, l’avoine a longtemps souffert d’une mauvaise réputation, puisque les traités d’agronomie de l’Antiquité la qualifiaient de « mauvaise herbe ». Le cœur des légionnaires romains s’était soulevé à la découverte de la grande consommation que les Germains en faisaient, sous forme de bouillies. Mais, après des débuts difficiles, cette plante finit par atteindre une extension géographique importante, directement liée à celle du seigle, et, surtout, aux zones d’élevage et d’utilisation des chevaux domestiques. Elle connaît un franc succès à partir des années 700, puis se généralise de manière quasi définitive, au cours des IXe et Xe siècles, ce qui provoque la disparition concomitante de l’épeautre. C’est d’ailleurs au cours de cette période que l’avoine contribue à modifier fortement les habitudes agricoles. Ne pouvant être semée qu’au printemps, parce qu’elle ne résiste pas aux gelées, elle rend nécessaire la pratique des semis dits « de mars ». Ceux-ci sont à l’origine de l’abandon de l’assolement biennal et de l’essor - du moins dans les grandes plaines du nord du royaume - de l’assolement triennal, qui alterne blé commun, culture de mars, dont l’avoine, et repos du sol. Cette transformation radicale n’a été possible que par l’intensification du travail du sol, réalisée au moyen de la charrue tractée par des chevaux nourris avec des picotins d’avoine. Le couple cheval/avoine a constitué un moteur, au sens premier du terme, du progrès agricole qui a favorisé la lente hausse de la productivité et des rendements ; une meilleure satisfaction des besoins alimentaires de la population française, en augmentation constante depuis la fin des calamités du XIVe siècle, a ainsi été obtenue. De plus, lors des crises frumentaires, fréquentes sous l’Ancien Régime, l’avoine a permis aux hommes, par sa consommation sous forme de bouillies additionnées de lait - les gruaux -, de passer le mauvais cap alimentaire.

Sarrasin, maïs, riz et millets.

• Le blé noir, ou sarrasin, selon l’agronome de la Renaissance Olivier de Serres, « était appelé ‘bucail’ et se distinguait par sa paille rouge, son grain noir et sa farine en dedans fort blanche ». Pendant de nombreux siècles, il a eu pour terre d’élection la Bretagne, aux sols froids.

Le maïs est introduit en Europe dès la fin duXVe siècle par les conquistadors espagnols. Il rencontre très vite un énorme succès, et atteint le royaume de France, à la fin du XVIe siècle, où il trouve, dans les provinces du Sud-Ouest, des conditions climatiques exceptionnelles, qui ne se sont pas démenties depuis. Quant au riz, il est introduit en Europe par les Arabes, notamment dans le sud de la péninsule Ibérique. Espagnols et Italiens reprennent cette culture au cours des XVeet XVIe siècles. En France, il n’apparaît que tardivement, lors des travaux d’aménagement du delta du Rhône, ce qui explique que la Camargue soit aujourd’hui la seule zone de production du pays, avec, d’ailleurs, des résultats et des rendements remarquables. Les millets - qu’il s’agisse du petit millet, qui correspond au mil africain, ou du grand millet d’Inde, qui n’est autre que du sorgho - n’ont jamais connu de développement important dans notre pays, et ils ont été presque exclusivement consacrés à la nourriture de la basse-cour.

Cet éventail des productions a conduit, au fil du temps, à distinguer les céréales d’hiver (froment, seigle, méteil, sarrasin, maïs, escourgeon, millet) - dont les ensemencements, réalisés à l’automne, passent la saison froide enfouis sous terre, pour être récoltés au début de l’été - des céréales de printemps (orge, avoine, essentiellement), avec semailles au printemps, végétation rapide, de l’ordre de trois mois, d’où le nom de « trémois », et moisson à l’automne. Cette distinction a largement commandé les conditions d’assolements, avec, dans le Midi et ses terres pauvres, une alternance blés d’hiver/jachère, tandis que, dans le Nord aux riches limons, le cycle triennal s’est imposé, avec une succession blés d’hiver/blés de 170px-Suikermais_bloeiende_kolf_Zea_mays dans FLORE FRANCAISEprintemps/jachère. Des assolements qui se sont perpétués sans grands changements jusqu’au début du XXe siècle, pour disparaître à la suite de la suppression des jachères, due à l’intensification du travail du sol (emploi des engrais chimiques) et à la mécanisation de l’outillage agricole.

Ainsi, au début du XXe siècle, 22 millions d’actifs agricoles aidés de chevaux obtenaient, en moyenne, 12 quintaux de céréales à l’hectare, alors qu’aujourd’hui moins d’un million d’agriculteurs dotés de plus d’un million et demi de tracteurs obtiennent, régulièrement, de 60 à 80 quintaux de grains à l’hectare ! On a donc assisté, après la Seconde Guerre mondiale, au passage d’une économie de subsistance à une agriculture commerciale et exportatrice, qui place la France au cinquième rang mondial pour la production céréalière.

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QUAND LA CHASSE DEVIENT UN PRIVILEGE

Posté par francesca7 le 6 mai 2015

 

chasse---courreHéritage des chasseurs-cueilleurs, ce loisir, qui apporte un complément alimentaire, est le reflet de réalités juridiques et culturelles mobilisant les passions et les images nées d’une lente sédimentation.

Le droit romain lie la chasse à la propriété foncière. Le christianisme en fait l’expression de l’empire sur les animaux donné à Adam. Le Moyen Âge carolingien invente la garenne, réserve parfois établie par le souverain sur les terres d’autrui. Cette soustraction au droit commun redouble le statut de la forêt dans l’imaginaire, monde de réminiscences païennes, de l’écart et de la sauvagerie, et le chasseur est pensé comme un être ambivalent, aux limites de la civilisation. Chaque région a sa légende de chasseurs maudits hantant les forêts. Saints chasseurs, saint Eustache, puis saint Hubert protègent de la rage, cet « ensauvagement ». Au XIIe siècle, l’apparition de traités spécialisés souligne la volonté d’ancrer la chasse dans la civilisation : retenons le traité de fauconnerie de l’empereur Frédéric II, le Livre du Roi Modus et de la Reine Ratio (XIVe siècle), empreint d’allégories morales, et surtout le Livre de la chasse de Gaston Phébus, comte de Foix, rédigé à partir de 1397 ; prestigieux, leurs manuscrits s’ornent de riches enluminures. Les scènes de chasse envahissent la littérature et, dans les romans arthuriens, la « chasse au blanc cerf » prend valeur d’épreuve initiatique. Importée d’Orient, la fauconnerie, pratiquée par les femmes comme par les hommes, symbolise l’univers courtois. Cependant, la chasse noble, où le guerrier s’éprouve et s’éduque, n’est pas encore coupée des chasses populaires : les traités évoquent les pièges et la chasse à l’arc aussi bien que la vénerie. Cette situation renvoie à la tolérance dont jouissent les chasseurs roturiers.

Quand la chasse devient un privilège.

• En 1396, l’ordonnance de Charles VI marque une rupture en séparant les loisirs des travailleurs de ceux des guerriers. Chasser devient le privilège personnel des nobles ou bien le droit d’un seigneur, détenteur d’un fief ou d’une haute justice. Cette évolution se dessine dans l’Europe entière. Toutefois, les bourgeois des villes peuvent chasser en banlieue et le droit de chasse roturier est théoriquement conservé en Béarn, dans certaines vallées pyrénéennes et alpines, ainsi qu’en Languedoc. Autour de Paris et des résidences royales règne le système détesté des capitaineries (créé pour Fontainebleau, en 1534) qui interdit toute chasse aux particuliers, même nobles, et réglemente étroitement les travaux agricoles. La culture de la chasse prend un tour nettement aristocratique dans les traités qui se multiplient entre 1560 et 1660, temps de troubles et d’interrogation sur l’identité nobiliaire et la fonction royale. Consacrés aux genres nobles, chasse à courre et dressage des rapaces, ces traités, tels ceux de Jacques du Fouilloux (la Vénerie, 1561) et de Charles d’Arcussia (la Fauconnerie , 1598), mettent l’accent sur la maîtrise de soi et la soumission à l’ordre légitime. Le chasseur doit résister à son goût pour le sang et la violence ; il magnifie ses pulsions dans un rituel raffiné qui accentue la distance entre lui et l’animal. Justifié depuis Xénophon comme une école de la guerre, le monopole sur la chasse est désormais bien plus encore un art de dominer la nature qui légitime la prééminence sociale.

Accompagner le roi : une faveur recherchée.

•  À la cour, la chasse atteint sa plus haute signification : le souverain est le chasseur par excellence, qui seul tient l’équilibre entre sauvagerie et culture. Trois à quatre fois par semaine, le roi chasse, prouvant sa nature surhumaine par des hécatombes de cerfs ou d’oiseaux. Il est servi par de nombreux officiers, environ 380 sous Louis XIV. La charge de grand veneur est la plus prestigieuse, détenue auXVIIIe siècle par le comte de Toulouse, puis par son fils, le duc de Penthièvre. Pour tout noble, la présentation au roi se fait à la chasse et Chateaubriand en laisse le récit ému dans sesMémoires d’outre-tombe. Pour la chasse, la nature est remodelée (au XVIIIe siècle, 1 600 kilomètres de chemins tracés en forêt de Compiègne), les résidences de loisir se multiplient tels Chambord, Fontainebleau et même, à l’origine, Versailles. L’art prend prétexte des plaisirs cynégétiques pour imaginer un univers fabuleux - sous le règne d’Henri II, thème de Diane qui joue sur l’allusion à Diane de Poitiers - ou affiner l’observation animalière – les peintres Desportes et Oudry.

 

Du braconnage à la démocratisation.

• Sandrart_-_November Le braconnage, que le XVIIIe siècle dénonce comme omniprésent, constitue l’envers de ce monde fastueux. Dans des campagnes en pleine croissance démographique, le paysan proteste contre la multiplication du gibier, surtout des lapins qui ravagent les cultures. C’est un thème central des cahiers de doléances de 1789, au moins dans les régions céréalières du Bassin parisien. À sa manière, le braconnier, issu de toutes les strates du monde roturier, réclame la liberté du loisir. Les sanctions (lourdes amendes de l’ordonnance de 1669, qui supprime la peine de mort prévue par François Ier pour les multirécidivistes) sont jugées disproportionnées, et l’opinion, l’Encyclopédie en témoigne, est de plus en plus critique. Le droit de chasse est pris entre raidissement féodal et tolérance éclairée. La nuit du 4 août 1789 emporte ce privilège avec les autres, et un nouveau régime de la chasse naît, fondé sur la propriété. Le braconnier devient une figure de la résistance des « petits » contre les « gros » et l’État, romanesque comme dans le Raboliot de Genevoix (1925), mais aussi criminelle, quand le braconnage entraîne la mort d’un garde. Symbole des conquêtes de la Révolution et premier loisir de la société rurale, la chasse à tir, monde d’hommes et de citoyens, ne décline qu’à partir des années soixante-dix, en conséquence de l’exode rural. Mais de nombreux citadins gardent, en la pratiquant, un lien avec leurs origines et, dans certaines régions (Picardie, Sud-Ouest), elle apparaît comme une puissante composante de l’identité locale face à toutes les normalisations. Lors des élections européennes de 1989, le mouvement « Chasse, pêche, nature et traditions » présente une liste pour la défense de la chasse et obtient près de 5 % des voix.

 

Les activités de chasse et de cueillette ont laissé des traces archéologiques diverses, soit par leurs produits, soit par leurs outils. La chasse offre, avec les ossements des animaux tués et consommés et les outils de pierre, des vestiges visibles ; en revanche, la pêche ou, plus encore, la cueillette sont moins observables, sauf lorsque les végétaux ont été carbonisés. D’autres activités telles que la collecte du miel ne fournissent aucun témoignage direct. L’analyse chimique des os humains peut néanmoins livrer quelques renseignements sur le mode d’alimentation. Une question reste ouverte : les tout premiers hommes, qui ne maîtrisaient pas encore la chasse, ne furent-ils pas simplement des « charognards » ? Toutefois, à l’évidence, avec leur développement psychomoteur et les progrès de l’outillage, la chasse s’est imposée. Au paléolithique supérieur, les populations vivent essentiellement de la chasse aux grands troupeaux d’herbivores (rennes, mais aussi chevaux, bovidés, voire mammouths), tandis que les harpons en os témoignent des activités de pêche. L’arc est inventé à cette époque. Lorsque le climat se réchauffe, vers 10 000 ans avant notre ère, le même mode de vie se perpétue dans un environnement tempéré, avec une faune comparable à celle d’aujourd’hui (cerfs, chevreuils, aurochs, sangliers, etc.). Avec l’apparition des agriculteurs sédentaires néolithiques de tradition proche-orientale, la chasse passe à l’arrière-plan, mais elle interviendra encore fréquemment pour un quart des ressources carnées. La pêche est également attestée par des hameçons et des poids de filets. C’est seulement avec le développement de l’économie urbaine, qui fait fortement régresser l’espace sauvage, que la chasse est définitivement marginalisée ou, du moins, réservée à l’aristocratie. En revanche, la pêche et, plus discrètement, la cueillette constitueront, jusqu’à nos jours, des ressources d’appoint.

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