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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

  • a bientot

A l’impossible, nul n’est tenu

Posté par francesca7 le 24 avril 2013

 

Il est hors de doute que personne ne peut être tenu de faire ce qui dépasse son intelligence ou sa force physique

 Il faut prendre garde de faire de ce proverbe un prétexte pour ne pas accomplir son devoir, en exagérant les difficultés et en déclarant impossible ce qui ne l’est pas complètement. D’un autre côté, il y aurait de l’injustice à exiger d’un homme ce qui est réellement au-dessus de ses forces.

Cependant il est notoire qu’une volonté bien décidée rend possible presque tout. La nécessité amène, en général, une réunion de forces. Pythagore le dit dans l’un de ses vers, dont voici la traduction : La puissance habite près de la nécessité. Souvent ce n’est pas la puissance qui nous manque, mais la volonté. Une personne très malade est persuadée qu’elle ne peut pas marcher. Que le feu prenne à sa maison, dans sa chambre, elle se lèvera instantanément et marchera. C’est donc la nécessité qui nous fait recouvrer toutes nos forces.

Un autre proverbe, qui a quelque analogie avec celui-ci dit : On ne peut pas peigner un diable qui n’a pas de cheveux. Il n’y a que les gens lâches qui ne manquent pas d invoquer ce proverbe pour se dispenser des devoirs les plus essentiels ou trop pénibles.

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A bon chat, bon rat

Posté par francesca7 le 14 avril 2013

 

Se dit de ceux qui luttent à forces égales

 A bon chat, bon rat dans EXPRESSION FRANCAISE ratCe proverbe qui était déjà connu au XVIIe siècle, était surtout employé entre gens de guerre pour désigner deux adversaires de la même force aux prises l’un avec l’autre. A cette époque, on disait : A bon assailleur, bon défendeur, voulant faire entendre que deux adversaires en présence peuvent se battre avec les mêmes avantages. Au Moyen Age, on disait : Un Roland pour un Olivier, ce qui signifiait exactement la même chose.

Un auteur latin, Térence, a dit : Par pari respondere, qui veut dire : Répondre d’égal à égal. Pour bien saisir la portée de ce proverbe, il faut lire la fable de La Fontaine (livre&nbsp ;III, fable 16) ayant pour titre : le Chat et le vieux Rat, dans laquelle il est démontré qu’il faut savoir déjouer la ruse par la prudence.

Voici, en quelques mots, comment le fabuliste s’explique : « Rodilardus était un chat rusé, il savait plus d’un tour et avait croqué maints rats et souris. Une fois, pour mieux les saisir, il s’était suspendu à un meuble et lorsqu’il avait vu rôder sous lui un certain nombre de ces animaux, il s’était laissé retomber sur ses pattes et avait attrapé les moins alertes qu’il avait croqués, bien entendu. En dernier lieu, il s’était roulé dans de la farine, et, pour mieux tromper les rôdeurs, était resté dans une immobilité complète. Mais il avait fini par trouver un adversaire digne de lui dans un vieux rat, qui avait payé son expérience au prix de sa queue perdue à la bataille. »

Laissons parler La Fontaine par l’organe de ce vieux rat :

Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille,
S’écria-t-il de loin au général des chats.
Je soupçonne dessous encor quelque machine,
Rien ne te sert d’être farine,
Car, quand tu serais sac, je n’approcherais pas.
C’était bien dit à lui : j’approuve sa prudence ;
Il était expérimenté
Et savait que la méfiance
Est mère de la sûreté.

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A beau mentir qui vient de loin

Posté par francesca7 le 14 avril 2013

 

 L’occasion de mentir est favorable à ceux qui arrivent de loin

Ainsi que l’a dit un ancien : Omne ignotum pro magnifico, qui veut dire On se fait une haute idée de ce qu’on ne connaît pas. Effectivement, l’espèce humaine, ayant un penchant à se figurer plus belles et plus grandes les choses qui se trouvent dans les pays éloignés, il arrive que les récits exagérés n’inspirent aucune défiance aux esprits ainsi disposés. Aussi les voyageurs peuvent-ils mêler des fictions, des contes même incroyables, à leurs récits, devant des auditeurs qui ne sauraient aller en vérifier l’exactitude dans les contrées lointaines que les narrateurs prétendent avoir parcourues.

Voici quelques vers d’un conte fait à l’adresse de ceux qui cherchent toujours à exagérer les faits :

Une dispute advint (arriva) entre deux voyageurs.
L’un d’eux était de ces conteurs
Qui n’ont jamais rien vu qu’avec un microscope ;
Tout est géant chez eux. Ecoutez-les : l’Europe,
Comme l’Afrique, aurait des monstres à foison.

Celui-ci se croyait l’hyperbole permise.
« J’ai vu, dit-il, un chou plus grand qu’une maison. »
– « Et moi, dit l’autre, un pot aussi grand qu’une église. »
Le premier, se moquant, l’autre reprit : « Tout doux,
« On le fit pour cuire vos choux. »

Moralité 
Quand l’absurde est sans borne, on lui fait trop d’honneur
De vouloir par raison combattre son erreur.
Enchérir est plus court, sans s’échauffer la bile.

Ce proverbe pourrait servir d’épigraphe aux relations des voyageurs du 18e siècle, lesquels avaient la manie d’y mettre tant de merveilleux qu’on n’y attachait plus aucune croyance.

A beau mentir qui vient de loin dans EXPRESSION FRANCAISE ancienne

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La Ballade de Mme de St George

Posté par francesca7 le 29 mars 2013

Voici la ballade de Mme de Saint-George :

La Ballade de Mme de St George dans EXPRESSION FRANCAISE epave

Le vent mugit au loin sous un ciel sans étoiles ;
La mer sur le galet précipite ses flots,
Et, comme des points noirs ou de mouvants îlots,
Paraissent des barques sans voiles.

Ces barques de pêcheur ont redoublé d’efforts
Et gagnent en courant le golfe qui les garde ;
Car, cette nuit, malheur au marin qui s’attarde :
L’Océan appartient aux morts.

La nuit de la Toussaint est une nuit fatale,
Et, quand l’heure viendra, du milieu des rescifs
S’élèveront en chœur des murmures plaintifs
Qui domineront la rafale.

D’où partent ces accords par la vague chassés ?
D’un vaisseau… Regardez ! sous le céleste dôme,
Seul, il se meut là-bas !… c’est le vaisseau-fantôme,
Le navire des Trépassés.

C’est un trois-mâts sinistre, immense sarcophage ;
Son pavillon est noir ainsi que ses agrès :
Tous ceux que dans l’année ont suivis nos regrets,
Forment son funèbre équipage ;

Et, debout à minuit, pour la dernière fois,
Ces trépassés d’hier, aux vivants qui les pleurent
Jettent des cris d’adieu, qui sur la plage meurent
Sans réveiller ni son, ni voix.

Ainsi, toute la nuit, vers le rivage vide
Ils prolongent leurs cris, ils tendent leurs bras blancs ;
Et, le matin venu, le vaisseau de ses flancs
Fait jaillir un éclair livide.

Puis, un coup de canon, comme un dernier sanglot,
Tonne dans les sabords et sur la mer expire…
Soudain tout disparaît : voix, lumière, navire
Rentrent à jamais sous le flot.

Chaque pécheur, aux pieds de Notre-Dame,
Cette nuit-là, pieux comme un reclus,
Dans son logis pense à quelque pauvre âme
Qu’il aimait bien et qu’il ne verra plus.

Mais aucun d’eux, tant l’effroi les pénètre,
Ne quitterait son toit ni son foyer :
Ils n’osent pas même ouvrir la fenêtre
De peur de voir le vaisseau flamboyer.

Et cependant, à la Toussaint dernière,
D’une cabane une porte s’ouvrit,
Et, vers le port, sans bruit et sans lumière,
Une ombre osa se glisser à minuit.

Même une barque à la grève amarrée,
Fut aussitôt détachée, et soudain
L’ombre y monta contre vent et marée,
Et sans frémir prit les rames en main.

Or, quand l’esquif, gagnant la haute plage,
A l’Océan imprima son sillage,
Un chant mystérieux, sourd comme le remords,
Vint de la pleine mer : c’était le chant des morts.

« Hier encor nous étions hommes,
« Demain vous serez des fantômes ;
« Mortels, tout n’est que vanité !
« Qu’est-ce donc que la vie humaine ?
« Nous avons, nous, l’éternité,
« Quand vous avez un jour à peine…
« Que nous serions heureux sous nos pâles linceuls,
« Si vous veniez à nous, si nous n’étions plus seuls ! »

L’esquif déjà s’éloignait de la rive ;
Mais quand cet hymne au loin eut retenti,
L’ombre hésita ; le canot qui dérive
Sembla faiblir ; son cours s’est ralenti

Mais tout à coup, du bout de la jetée,
Une autre barque à la mer s’élança ;
Et la première, un instant arrêtée,
Reprit courage et plus vite avança.

Qui brave ainsi les morts, la nuit, les lames ?
Quelques forbans, incrédules, moqueurs,
Hommes de fer ?… Non ; mais deux pauvres femmes
Qui n’ont suivi que l’élan de leurs cœurs.

L’une, naguère était heureuse épouse,
L’autre était mère… hélas ! rien ne défend
Nos chers trésors contre la mort jalouse ;
Le même coup frappa l’homme et l’enfant.

Aussi, la veuve et la mère éplorées,
Depuis ce jour, à toutes les marées,
Demandent le vaisseau que cette nuit attend,
Et qui va se montrer… Écoutez !… on l’entend :

« Hier encor nous étions hommes,
« Demain vous serez des fantômes ;
« Mortels, tout n’est que vanité !
« Qu’est-ce donc que la vie humaine ?
« Nous avons, nous, l’éternité,
« Quand vous avez un jour à peine…
« Que nous serions heureux sous nos pâles linceuls,
« Si vous veniez à nous, si nous n’étions plus seuls ! »

Des deux esquifs c’est celui de la veuve
Qui va devant ; l’autre ne vient qu’après.
Dieu les assiste à l’heure de l’épreuve !
Voici venir le vaisseau des regrets.

La veuve hésite et détourne la tête
Pour l’éviter et pour ne pas le voir ;
Mais c’est en vain , car l’ombre qu’il projette
Fait sur les flots danser son spectre noir.

L’épouse tremble, et la mère regarde :
Amour de mère est plus fort que la peur ;
Son œil furtif par instant se hasarde
Vers le navire errant dans la vapeur ;

Même elle voit des morts les formes frêles
Grimper aux mâts , se croiser sur le pont,
Et quand vers elle arrivent leurs voix grêles,
La mère croit que son fils lui répond ;

Et vers ce fils plus ardente elle vole :
C’est là son but, son espoir, son idole ;
Et comme un chant de joie, on la voit écouter
Ce chœur que les échos n’osent pas répéter :

« Hier encor nous étions hommes,
« Demain vous serez des fantômes ;
« Mortels, tout n’est que vanité !
« Qu’est-ce donc que la vie humaine ?
« Nous avons, nous, l’éternité,
« Quand vous avez un jour à peine…
« Que nous serions heureux sous nos pâles linceuls,
« Si vous veniez à nous, si nous n’étions plus seuls ! »

Le chœur se tait, et la veuve craintive
Penche son front sur son sein refroidi ;
Sa main s’arrête, et la rame inactive
N’obéit plus a son bras engourdi.

Les deux esquifs sont alors côte a côte,
Car le dernier fend les flots en vainqueur :
La mère parle à l’épouse a voix haute,
Et dans un cri lui jette tout son cœur.

La veuve sent bondir sa foi première,
Elle repart ; mais cet élan s’éteint ;
Elle aperçoit comme un œil sans paupière
Qui, du vaisseau, la regarde et l’atteint.

Elle pâlit, et se trouble, et frissonne ;
Jeunesse, amis, le bonheur, l’avenir,
Elle voit tout… tout ce qu’elle abandonne
Pour aller, belle, avec un mort s’unir.

La pauvre femme, en pensée adultère,
Pleure la vie, et l’amour et la terre ;
Tremblante, elle veut fuir le vaisseau de la mort ;
Mais le chant recommence, et plus près et plus fort :

« Hier encor nous étions hommes,
« Demain vous serez des fantômes ;
« Mortels, tout n’est que vanité !
« Qu’est-ce donc que la vie humaine ?
« Nous avons, nous, l’éternité,
« Quand vous avez un jour à peine…
« Que nous serions heureux sous nos pâles linceuls,
« Si vous veniez à nous, si nous n’étions plus seuls ! »

Ainsi l’épouse, éplorée, éperdue,
Essaie en vain de regagner le port ;
Son œil hagard mesure l’étendue,
Elle se sent sous l’aile de la mort ;

Car elle a vu grandir la silhouette
Du vaisseau noir sur le gouffre béant,
Et se dresser vers elle un grand squelette
Pour la saisir de son bras de géant.

Elle se croit à son heure dernière,
Tombe à genoux, palpitante d’émoi,
Ferme les yeux et fait une prière
En s’écriant : O mon Dieu ! sauvez-moi !

Dieu l’exauça. L’esquif toucha la terre ;
L’épouse y vole, et cherche un sûr abri.
Elle a beau fuir dans le port solitaire,
A son oreille arrive un faible cri,

Cri déchirant qui toujours se rapproche,
Adieu suprême, amer comme un reproche.
Et cette fois pourtant le vaisseau se taisait,
Et l’on n’entendait plus qu’une voix qui disait :

« Recevez-moi, pâles fantômes !
« Je quitte le séjour des hommes :
« Sur terre tout est vanité.
« Qu’est-ce donc que la vie humaine ?
« Quand vous avez l’éternité,
« Les mortels n’ont qu’un jour à peine…
« Sois heureux, mon enfant ! partageons ton linceul !
« Ta mère est près de toi, tu ne seras plus seul. »  

          bat dans FONDATEURS - PATRIMOINE

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Abondance de bien ne nuit pas

Posté par francesca7 le 25 février 2013

 

C’est une façon de dire que l’on n’a jamais trop d’avantages ni trop de richesse

 Quoi qu’il soit prouvé par beaucoup d’exemples qu’une grande fortune expose à de grands dangers celui qui la possède, néanmoins la soif de l’or est telle qu’elle accapare complètement l’esprit de ceux qui veulent posséder des richesses. Il est notoire, du reste, que la possession de l’or aveugle ceux qui en jouissent.

Elle est regardée par les philosophes anciens et modernes comme contraire à la vraie félicité que l’on rencontre plus souvent dans les intérieurs modestes, dans l’état moyen entre la pauvreté et la richesse, appelée par le poète Horace (livre II, ode 7) : Aurea mediocritas, qui signifie la médiocrité de l’or, et mieux la médiocrité aussi précieuse que l’or. C’était aussi l’opinion de notre grand orateur sacré Fléchier (1632-1710), qui disait que le bonheur ne se rencontrait que dans un genre de vie frugal entre la pauvreté et les richesses.

Voltaire ne pensait pas de cette façon lorsqu’il fit ce vers : « Le superflu, chose très nécessaire ». Nombreux sont les exemples qui affirment le contraire. Auguste, neveu de César, disait à Mécènes, son ministre et son confident : L’opulence vient plutôt de la modération dans les dépenses que de la quantité des recettes. Quelques années auparavant, Térence avait exprimé son opinion sur les biens de la fortune dans les vers suivants :

Bona fortuna sunt ut illius animus qui ea possidet ;
Qui scit uti, ei bona : illi qui non ititur recte mala

dont voici le sens Les biens de la fortune sont comme l’âme de celui qui les possède ; ce sont des biens pour l’homme qui sait en jouir et des maux pour celui qui en abuse. Ces paroles sont d’autant plus vraies que si l’opulence n’apporte pas d’obstacle au bonheur, elle entraîne souvent après elle de fâcheux inconvénients.

Abondance de bien ne nuit pas dans EXPRESSION FRANCAISE 5octobre-217x300

C’est ainsi que le pensait le fabuliste Phèdre quand il dit : Magno periculo sunt opes obnoxiae, ce qui veut dire : Les grandes richesses sont exposées à de grandes dangers. Pour terminer cette nomenclature d’exemples pris chez les anciens, citons ces quatre mots de Sénèque : Neminem pecunia facit divitem, qui signfient : Richesse ne fait riche personne. Les anciens avaient, du reste, une opinion assez bizarre : ils croyaient que le bonheur des hommes excitait la jalousie des dieux et que ceux-ci s’en vengeaient tôt ou tard.

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A l’ami ou l’ennemi, soigne

Posté par francesca7 le 19 février 2013

À l’ami soigne le figuier, à l’ennemi soigne le pêcher

Une recommandation de bien aimer ses amis et de bien haïr ses ennemis

 C’est en réalité la recommandation de donner à une grande amitié une grande haine pour contrepoids, attendu que, suivant un autre proverbe : Celui qui n’est pas grand ennemi, n’est pas grand ami.

A l'ami ou l'ennemi, soigne dans EXPRESSION FRANCAISE figueLe figuier est considéré comme emblème d’amitié parce que son fruit fut employé symboliquement pour exprimer des vœux de fécondité, d’abondance et de prospérité dans plusieurs cérémonies religieuses ou civiles d’Athènes et de Rome. On sait que dans la dernière de ces villes il était particulièrement consacré aux étrennes du jour de l’an, et qu’il eut la même destination au Moyen Age.

Le pêcher, au contraire, est regardé comme un emblème de haine à cause de la tradition qui rapporte que cet arbre, dont le fruit passait primitivement pour un poison en Perse d’où il est originaire, fut transplanté par les rois de ce pays sur les terres des Égyptiens leurs ennemis, qu’ils voulaient empoisonner. Pline le Naturaliste a dit de cette antique tradition : Falsum est venenata (mala persica) cum cruciatu in Persis gigni, et paenarum causa a regibus translata in Aegyptum, terra mitigata. Id enim de persea diligentiores tradunt, quae in totum alia est (Lib. XV, XIII).

Ce que Littré, dans son excellente traduction, a rendu ainsi : « Il est faux que dans la Perse ce fruit [la pomme persique] soit un poison douloureux et que les rois de ce pays l’aient, par vengeance, transplanté en Égypte, où il perdit ces propriétés malfaisantes. Les auteurs exacts ont dit cela du perséa, qui » diffère entièrement du pêcher. »

Il y a une remarque importante à faire sur le proverbe dont il est ici question et sur celui que nous y avons joint pour en expliquer le sens. C’est que tous deux expriment une idée qui blesse à la fois la morale et la vérité : la morale, parce que l’inimitié est une transgression du devoir imposé aux hommes ; la vérité, parce que la haine que l’on a contre les uns ne produit pas nécessairement l’affection pour les autres, comme le démontre très bien cette pensée de Sénac de Meilhan : « On dit que ceux qui savent bien haïr savent bien aimer, comme si ces deux sentiments avaient le même principe. L’affection part du cœur, et la haine de l’amour-propre irrité ou de l’intérêt blessé. »

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C’est en forgeant qu’on devient forgeron

Posté par francesca7 le 19 février 2013

 

A force d’exercices on fait les choses mieux et plus facilement

C'est en forgeant qu'on devient forgeron dans EXPRESSION FRANCAISE forge Ce proverbe présente la même idée qu’un aphorisme en usage chez les Latins et s’énonçant ainsi :Taurim tollet qui vitulum sustulerit, ce qui signifie : Il portera un taureau celui qui aura porté un veau. Car, tout le monde sait que c’est à force d’exercices que l’on fait bien des choses et que l’on parvient à exceller dans une profession ou un état quelconque. Un seul exemple, tiré de l’histoire ancienne, suffira pour s’en convaincre.

Le grand orateur grec Démosthène avait, à ses débuts, la voix faible et la langue embarrassée ; il ne pouvait même pas prononcer certaines lettres Sa respiration était si gênée et si courte qu’il devait s’arrêter dans une période un peu longue ; de là les moqueries des Athéniens. Démosthène vint à bout de vaincre les défauts de son organe en mettant dans sa bouche de petits cailloux, débitant ainsi, à haute voix, plusieurs phrases de suite, tout en marchant et même en gravissant les montées.

Ces exercices furent couronnés de succès, en ce que, par la suite, nulle lettre ne put l’entraver dans son débit oratoire et que les plus longues périodes ne lui coupaient plus la respiration. Il fit mieux encore : pour s’habituer aux murmures des foules, il se rendit sur les bords de la mer, au moment où les flots étaient le plus agités.

Là, il y déclamait ses immortelles harangues, s’efforçant de dominer le bruit de ces flots qui lui remplaçaient les cris du peuple. Cet orateur fut récompensé de toutes ses peines en devenant le plus éloquent de son époque ; ses œuvres, comme son nom, sont impérissables. Démosthène avait ainsi, peut-être un des premiers, mis en action ce proverbe : A force de forger on devient forgeron.

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A bon entendeur salut

Posté par francesca7 le 14 février 2013

 

A bon entendeur salut dans EXPRESSION FRANCAISE bon-entendeur-210x300Celui qui entend et qui comprend l’avis reçu doit en faire son profit

 On doit attribuer à cet aphorisme la conclusion d’un conseil émis à mots couverts par lequel celui qui le donne cherche à bien faire comprendre l’importance de son avis. Aux gens intelligents quelques mots suffisent pour qu’ils puissent comprendre : Bon entendeur signifie celui qui comprend bien.

Donc, le sens exact de celle locution doit être que celui qui entend et qui comprend l’avis reçu doit en faire son profit, par conséquent échapper à un danger et, en un mot, trouver son salut. Pour ce qui est du mot salut, il est loin de signifier indistinctement bonjour ou adieu, parce que la formule de salutation varie selon l’heure du jour et aussi selon la circonstance qui fait que l’on s’aborde ou que l’on se quitte.

Cette locution proverbiale qui s’emploie aussi quelquefois comme expression de menace était déjà en usage au XVIIe siècle, mais on disait alors : A bon entendeur peu de paroles.

Les Allemands disent : Wer klüg ist merkt die Sache an einem Wort, dont voici la traduction : A bon entendeur il ne faut pas une charretée de paroles, c’est-à-dire qu’un signe quelconque suffit à une personne intelligente. Ils disent encore : Gelehrten ist gut predigen, ce qui signifie : Il est bon de prêcher un savant, tout comme en français nous disons : Il est facile de prêcher un converti ou de convaincre un convaincu.

Il ne faut pas omettre ici, en terminant cet article, cette phrase latine : Viro docto bene dicitur, viro probo assurgitur, qui veut dire : A l’homme savant on dit de bonnes paroles, devant l’homme probe on se lève par respect.

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