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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Château de Bazoches en Bourgogne

Posté par francesca7 le 4 mai 2013

 

 

dans l’Yonne (89)

Le château de Bazoches connut quarante propriétaires successifs appartenant à vingt familles différentes ; mais ce sont toujours deux souches principales, les CHASTELLUX et les VAUBAN, qui s’entrecroiseront au cours de siècles, se rejoignant même en fin de parcours en la personne des actuels propriétaires qui se trouvent ainsi descendre, chacun de leur côté, de Jean de Bazoches qui construisit le château en 1180.

Ainsi, fort de son expérience mûrie par huit siècles d’Histoire et en prise directe avec les réalités présentes depuis sa récente ouverture au public (1997), le château de Bazoches aborde le troisième millénaire en entrant de plein pied dans le monde moderne par le biais d’Internet.

C’est au xiie siècle que Jean de Bazoches fait construire le château que nous connaissons.

Le château passe ensuite des Bazoches aux Chastellux.

En février 1675, le Marquis de Vauban, natif de Saint-Léger non loin de là, achète Bazoches qui avait appartenu à ses aïeux maternels. La somme de 80 000 livres reçue de Louis XIV après la prise de Maastricht lui permet de régler 69 000 livres à la veuve du comte de Melun, en y ajoutant 5 500 livres versés au duc de Nevers en vertu des droits féodaux.

Il fait alors modifier l’architecture et l’aménagement intérieur du château. Bazoches devient la demeure familiale de sa femme et de ses enfants, lui-même n’y fait que de rares et brefs séjours entre les campagnes militaires et le service du roi. Il profite de ces moments de repos pour parcourir la région. C’est à Bazoches qu’il rédige certains de ses ouvrages tels que ses « Oisivetés » et la fameuse « Dîme royale« .

Le château est également une garnison militaire : Vauban fait construire une grande galerie afin d’y installer ses ingénieurs militaires. C’est là que sont réalisés les études et les plans des nombreuses places-fortes que Vauban aménage au cours de sa carrière. Les communs du château abritent les écuries nécessaires aux chevaux des ingénieurs et des messagers.

Un site à visiter : http://www.chateau-bazoches.com/pratique.htm

Edifié à la fin du 12ème siècle, d’architecture trapézoïdale, typiquement féodal (la quatrième tour, à mâchicoulis, a été ajoutée au 14ème siècle). Le Maréchal Vauban (1633-1707) qui aurait dû en hériter, fit l’acquisition du domaine en 1675, grâce à une rétribution pour la prise de Maastricht (la ville du futur traité), le transformant en garnison. Récemment restauré et entièrement meublé, l’intérieur permet de mieux connaître ce brillant ingénieur qui fut aussi un écrivain éclairé. Il affectionnait beaucoup cette demeure et les nombreux souvenirs qu’il a laissés illustrent avec bonheur sa personnalité, sa famille, ses conditions de vie et de travail.

Château de Bazoches en Bourgogne dans Bourgogne bazoches

Dans les salons essentiellement meublés en Louis XV et Louis XVI, ne manquez pas la grande tapisserie d’Aubusson avec des motifs de paons (17ème siècle) et par les croisées, la belle vue sur la colline de Vézelay. La grande galerie que fit construire Vauban pour y travailler avec ses ingénieurs à l’édification de places fortes a été reconstituée. Pour un complément d’information sur la technique des fortifications, une visite de la Maison Vauban à Saint Léger s’impose. L’antichambre conserve quelques ouvrages du maréchal, dont l’œuvre porta non seulement sur l’art militaire, mais aussi sur la navigation, la statistique ou le rétablissement d e l’édit de Nantes (révoqué en 1685).

La chambre de Vauban remarquablement conservée et habillée de brocard rouge, a gardé son ensemble de mobilier fort rare, composé d’un lit et de six fauteuils tapissés d’époque ; au dessus de la cheminée, le portrait à cheval de Louis XIV par Van der Mulen. Sur le bureau hollandais, buste du maréchal par Coysevox. L’émouvant cabinet de travail, en forme de pentagone, touche par le bucolique décor aux oiseaux de son plafond et par une collection de petits portraits dont trois dus à Clouet, peintre à la cour des Valois. En bas de l’escalier d’honneur sont présentées les bibliothèques, riches de milliers de volumes anciens et d’éditions rares, certains ouvrages classés étant relatifs à Vauban.

Plafond peint et portes intactes, la chambre de la maréchale présente quelques souvenirs ainsi que le portrait de l’épouse de Vauban, administratrice de la propriété pendant ses campagnes. Elle mourut en 1705, deux ans avant son époux. Petite chapelle aux voûtes peintes attribuées à Jean Mosnier, décorateur de Chambord. Le tombeau de Vauban se trouve dans l’église Saint Hilaire (12ème – 16ème siècle), son cœur reposant dans le cénotaphe érigé à sa mémoire depuis 1809 aux Invalides à Paris.

Les écrits de Vauban
C’est à Bazoches également que Vauban rédigea bon nombre d’ouvrages touchant non seulement la vie militaire, les armes et 220px-Buste-du-mar%C3%A9chal-de-Vauban dans CHATEAUX DE FRANCEles fortifications, mais encore une multitude d’autres sujets (l’agriculture, les forêts, les monnaies, les sciences,…) que lui-même intitula, non sans humour, ses  » Oisivetés « .

Enfin, il faut mentionner de nombreuses études se rapportant aux problèmes économiques, politiques et fiscaux de son époque, dont la fameuse DIME ROYALE (exposée à Bazoches) qu’il publia sans autorisation à la fin de sa vie et qui lui valut une semi disgrâce de Louis XIV.

 

Outre les visites culturelles, le château de Bazoches propose désormais les prestations suivantes :

Mariage dans les jardins

Déjeuner ou dîner de prestige dans la galerie

Dîner d’exception dans la salle à manger !!

Publié dans Bourgogne, CHATEAUX DE FRANCE, Yonne | Pas de Commentaire »

Château de Montbard (21)

Posté par francesca7 le 17 avril 2013

 

Le château de Montbard est un château fort du xe siècle et un « parc Buffon » de 3 hectares du xviiie siècle à Montbard en Côte-d’Or enBourgogne.

Montbard se développe au xe siècle au début de la féodalité avec son château fort et son premier comte Bernard Ier de Montbard (1040-1103), père d’André de Montbard, un des neuf fondateurs de l’ordre du Temple et cinquième maître de l’Ordre, et de Sainte Alèthe de Montbard, mère de Saint Bernard de Clairvaux.

En 1119 Saint-Bernard de Clairvaux, réformateur et important promoteur de l’ordre cistercien (ou ordre de Cîteaux) fonde l’abbaye de Fontenay à 3 km à l’est de Montbard.

En 1189 le fief passe du comte de Nevers au duc Hugues III de Bourgogne.

Au xiiie siècle les ducs de Bourgogne font édifier l’actuel château fort sur l’emplacement du précédent avec entre autres des remparts, une chapelle et deux tours : la tour Saint-Louis et la tour de l’Aubespin haute de 49 mètres, poste d’observation stratégique de l’intersection des vallées menant de Paris, Dijon et Semur-en-Auxois.

Durant le xve siècle le château est un lieu de fréquents séjours des ducs Valois de Bourgogne de l’État bourguignon.

En 1477 suite à la disparition du duc Charles le Téméraire le fief passe aux mains du roi Louis XI de France qui y installe le maréchal de Bourgogne Philippe de Hochberg dont la fille héritière Jeanne de Hochberg épouse en 1504 le duc Louis Ier d’Orléans-Longueville.

Cinquante ans plus tard la fief passe au duc Philippe de Savoie-Nemours par mariage de la fille du précédent.

La tour du château (dite Tour de l’Aubépin) fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862, tandis que le château et son parc sont classés site naturel classé et monuments historiques depuis 19471.

Parc Buffon 

Entre 1733 et 1742 le naturaliste et futur comte Georges-Louis Leclerc de Buffon annexe le château par engagement, le fait raser, ne conservant que le rempart, l’église Saint-Urse et les deux tours actuelles, pour y établir un parc aménagé en jardin à la française, à l’anglaise et à l’italienne, constitués de quatorze terrasses plantées de différentes essences. Le philosophe Jean-Jacques Rousseau(1712-1778) s’y agenouilla en signe d’admiration.

Buffon s’établit en parti à l’Hôtel de Buffon, au Petit Fontenet voisin et dans la tour Saint-Louis qu’il fait diminuer d’un étage pour installer son cabinet de travail d’été et sa bibliothèque. Il y côtoie son ami le naturaliste Louis Jean-Marie Daubenton et rédige de 1749 à 1788 dans ces lieux son encyclopédie monumentale en trente-six volumes « Histoire Naturelle ».

En 1768 il fonde les forges de Buffon (une des plus importantes entreprises métallurgiques de son temps) à Buffon à 3 km au nord-ouest de la ville, dont il devient le premier comte en 1774 par le roi Louis XV de France.

Une des ses quatre grandes salles de la Tour de l’Aubespin abrite à ce jour un petit musée d’archéologie et d’histoire du château de Montbard et de ses seigneurs, ainsi que celle du château voisin de Montfort.

Château de Montbard (21) dans CHATEAUX DE FRANCE parc

Personnalité

André de Montbard (1103-1156) est un des neuf chevaliers fondateurs de l’ordre du Temple, et cinquième maître de l’Ordre entre 1153 et1156.

André de Montbard a pour père le premier comte Bernard Ier de Montbard (1040-1103), du château de Montbard en Bourgogne, au début de la féodalité. Il a pour mère Humberge de Roucy, pour frère Raynard de Montbard et pour sœur Saint Alèthe de Montbard (mère de Saint Bernard de Clairvaux, chef spirituel de la pensée chrétienne médiévale durant tout le xiie siècle et important promoteur de l’ordre du Temple, réformateur et promoteur de l’ordre cistercien, ou ordre de Cîteaux, en opposition à l’ordre de Cluny …).

En 1118 il fait parti avec les chevaliers Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer, des neuf fondateurs de l’ordre du Temple (fondation de l’ordre du Temple) officialisé le 23 janvier 1120 par le concile de Naplouse puis le 13 janvier 1129 par le concile de Troyes, date à partir de laquelle son neveu Bernard de Clairvaux rédige la règle et statuts de l’ordre du Temple.

Engagé dans les croisades en Terre Sainte ou il devient rapidement Sénéchal de l’Ordre de 1148 à 1154 (second grade après celui de maître de l’Ordre), et seconde le quatrième maître de l’Ordre Bernard de Tramelay.

Suite à la disparition du maître de l’ordre en Palestine durant le siège d’Ascalon de 1153, il accepte à l’âge de 51 ans, en temps que dernier des neuf fondateurs, de devenir cinquième maître de l’Ordre, pour contrer l’élection de Guillaume II de Chanaleilles qui en temps que favori du roi Louis VII de France, aurait permis a ce dernier de contrôler l’Ordre. La date de son élection est incertaine mais intervient sans doute à la fin de 1154 bien que la première mention de sa nouvelle fonction est datée du 27 mai 1155 dans un acte du roi Baudouin III de Jérusalem.

Le 17 janvier 1156 après plus de 30 ans de service, André de Montbard abandonne sa charge de maître à son successeur Bertrand de Blanquefort, puis se retire comme le second maître de l’ordre Évrard des Barres à l’abbaye de Clairvaux, fondée par son neveu sur des terres offertes par son frère Raynard de Montbard. Il y disparaît le 17 octobre 1156.

Sceau d'André de Montbard.

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Château de Villars en Côte d’Or

Posté par francesca7 le 17 avril 2013

 

Château de Villars en Côte d'Or dans CHATEAUX DE FRANCE chateau-de-villars-300x193

Situé dans ma petite région de Bourgogne (21) dans son parc de verdure, la bâtisse actuelle date du milieu du 18ème siècle.

Né d’un démembrement de la seigneurie de Courcelles-lès-Semur réalisé au XVe siècle pour doter une fille naturelle de Jean de La Trémouille, le domaine de Villars acquit son autonomie réelle à la fin du XVIIe siècle, seulement quand, après de multiples tribulations, il fut attribué à Marie-Jacqueline Desgeorges qui épousa François Damoiseau. Vendu à plusieurs reprises  au cours du XVIIIe siècle, il fut finalement acheté, en 1767, par François de Chastenay qui entreprit de doter d’une modeste demeure seigneuriale ce petit fief, il se ruina et dut le vendre dès 1791, à Marie-Claude Champion, ancien maire d’Avallon. Le domaine changea de mains à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle, avant d’être acquis en 1921 par René de Burtel de Chassey. 

A l’origine, le site était occupé par une ferme importante, dépendante de la baronnie de Courcelles les Semur. Le château, de style Louis XV comme celui de Bagatelle, mérite la mention « petit, mais commode ».

Vers 1770, Madame de Chastenay cède aux habitants de Villars le sentier (dit de « Bretagne ») les reliant à Dompierre en Morvan et leur permettant de se rendre à l’église par le chemin le plus courts. Malgré bien des tentatives des riverains pour le supprimer, ce sentier existe toujours en l’état. C’est aussi cette dame qui autorise les habitants à laver les toisons de leurs moutons dans les eux particulière de l’étang des Vernots (« Voinô »).

Après des changements de propriétaires successifs, le château appartient désormais à la famille de Chassey depuis 1921. C’est à partir de cette époque que M. le comte et Mme la Comtesse emploient cinq personnes du village à leur service : trois femmes e chambre, une cuisinière et un valet-chauffeur. Le protocole d’il y a un siècle et demi est toujours de rigueur et l’on ne s’adresse aux maîtres qu’à la troisième personne ; « Madame est servie ! ».

Les jeunes filles travaillant au château ne laissent pas indifférents les jeunes gens du hameau. Au moment des « mais »,ceux-ci s’introduisent dans la cour afin de dresser u charme ou deux contre le balcon du premier étage. Il s’en est même trouvé un qui a poussé la galanterie jusqu’à grimper le long de son « mai » et qui, arrivé sur le balcon, s’est fait coincer par Mme la Comtesse, réveillée par le bruit…

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Château d’Ancy le Franc

Posté par francesca7 le 20 mars 2013

 

Son allure extérieure simple presque austère, ne laisse pas prévoir le décor raffiné de la cour intérieure : situé sur les bords de l’Armaçon et du canal de Bourgogne ce superbe palais Renaissance reste, en dépit de maints aléas, une des belles demeures de la région.

La situation : dans l’Yonne (89), 18 km au Sud Est de Tonnerre par la D 905. 28 km au Nord-Est de Montbard (21) par D905)

Les gens : en juillet 1999, le palais a été acquis par un riche mécène américain M.Stephen Roy, grand amateur de l’art Renaissance (le mot est d’actualité), qui lance aussitôt une grande campagne de restauration.

Histoire d’Un palais au bois dormant –  Antoine III de Clermont, gouverneur du Dauphiné et grand maître des Eaux et Forêts, époux d’Anne Françoise de Poitiers, soeur de la célèbre Diane, le fit construire en 1546 sur les plans de Sébastien Serlio. Le talent de cet architecte bolonais, venu à la cour de François 1er joua un grand rôle dans l’introduction des principes de la Renaissance italienne en France. Les travaux seront terminés 50 ans plus tard par Du Cerceau.

En 1684, le domaine fut vendu à Louvois et conservé par ses descendants. Au milieu du siècle dernier, la famille de Clermont-Thonnerre en redevint propriétaire ; à la mort du dernier duc (1940, le château d’Ancy le Franc revint à ses neveux, le s princes de Mérode. En 1980, la propriété indivise est cédée et l’opulent mobilier vendu aux enchères. Depuis 1985, le château a vécu une période noire de quasi abandon avant son rachat en 1999.

Les extérieurs : Le château, formé par 4 ailes en apparence identiques reliées par des pavillons d’angle (type inspiré de Bramante), constitue un ensemble carré d’une parfaite homogénéité. Les douves, comblées il y a plus de deux siècles, seront restituées.  Cette architecture est le premier modèle de la Renaissance classique en France. Le vaste quadrilatère a ici l’ampleur d’un véritable palais ; les côtés Nord et Sud comportent une longue galerie ouvrant par trois arcades. Serlio y utilise la travée rythmique (alternance d’arcade et de niche, créant un temps fort entre deux temps faibles).

En intérieur : La somptueuse décoration murale intérieure exécutée en plusieurs campagnes dans la moitié du 16ème siècle, fut confiée à des artistes régionaux mais aussi aux élèves de Primatice, et de Nicolo del l’Abbate (seconde école de Fontainebleau). Les rares pièces du mobiliser initial du palais ne donnent qu’une idée lointaine du luxe de l’époque et de l’harmonie d’ensemble.

 Au rez-de-chaussée ; il abrite la salle de Diane (Diane surprise au bain par Actéon), dont les voûtes d’inspiration italienne, datent de 1578, et de l’autre côté de la cour, les monumentales cuisines.

Au premier étage, à partir de l’aile Sud, on découvre successivement : la Chapelle Ste Cécile, restaurée en 1860, elle est établie sur deux niveaux et voûtée en berceau. Les peintures en trompe l’œil sont l’œuvre d’André Ménassier, artiste Bourguignon.

Château d'Ancy le Franc dans CHATEAUX DE FRANCE ancy1

image issu du site : http://www.chateau-ancy.com/fr/index.php?page=salles 

L’imposante salle des Gardes (200 m²) a été décorée spécialement pour Henri III qui, pour des raisons familiales, ne séjournera jamais au château. Face à la grande cheminée, portrait en pied du maréchal Gaspard de Clermont-Tonnerre (1759) par Aved. Après la galerie de Pharsale et la chambre des Fleurs, la chambre des Arts expose un rare cabinet italien du 16ème siècle à décor de marqueterie. Les murs de la chambre de Judith sont ornés de neuf tableaux de très belle qualité (fin 16ème siècle) racontant l’histoire de Judith.

Si Judith est ici représentés sous les traits de Diane de Poitiers, Holopherne reprend ceux de François 1er. Le cabinet du Pastor Fido1  est lambrissé de chêne, sculpté, magnifique plafond à caissons Renaissance. La bibliothèque, riche de 3 000 volumes, puis la galerie des sacrifices mènent au salon Louvois (ancienne chambre du Roi dans laquelle Louis XIV a dormi le 21 juin 1674).

 ———

Pastor Fido : les cènes peintes en haut des murs du cabinet son tirées d’une tragicomédie de Guarini (1590), elle-même inspirée du drame pastoral du Tasse, Aminta. Le thème en est d’un oracle arcadien devant mettre fin au traditionnel sacrifice d’un jeune homme à Diane (toujours elles) grâce à un  « berger fidèle ».

 

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Le château de Posanges

Posté par francesca7 le 20 mars 2013

 

Le château de Posanges dans CHATEAUX DE FRANCE le_chateau_de_posanges

Depuis la Révolution, le château de Posanges a successivement appartenu aux familles Thenadev, Lestre et Lanibert. Acheté 6,000 francs en 1810 par un membre de la famille Lestre, il était encore évalué 6,000 francs dans le partage de sa succession en 1837. 11 y a déjà quelques années que M. le docteur Lacoste, maire de Vitteaux, est devenu propriétaire de cette belle ruine; entre de telles mains la conservation en est aussi assurée (possible. Mais qui peut répondre de l’avenir? Pour ne rien laisser au hasard, il m’a semblé utile de faire précéder mon étude sur les seigneurs de Posanges, d’une description complète du château. J’ai ainsi mêlé « archéologie à l’histoire, me souvenant du conseil de M. de Caumont, qui, dans un livre devenu classique, conjure ses confrères (l’explorer et de décrire les monuments civils et militaires du moyen âge plus particulièrement que tous les autres, parce qu’ils sont aussi plus que tous les autres exposés à la destruction.

A quelques kilomètres de Vitteaux , la route départementale qui mène de cette ville à la station des Laumes traverse le petit village de Posanges ‘, dont les maisons couvertes de chaume ou écrasées sous de lourds toits de lave, se divisent en deux groupes principaux, les unes étagées, à droite de la route, sur un coteau pierreux, les autres baignées, pour ainsi dire. Par les eaux quelquefois terribles de la Brenne . Sur la rive droite de cette rivière et à une distance à peu près égale des collines qui en dessinent le bassin, on remarque les ruines assez bien conservées (l’un manoir féodal qui passe à juste titre pour un des spécimens les plus remarquables de l’architecture militaire bourguignonne au 15ème  siècle.

La grande féodalité avait choisi, pour y percher ses nids d’aigle, les collines abruptes et les crêtes les plus escarpées des montagnes.

On trouve encore en Bourgogne quelques vestiges des grandes citadelles de cette première époque. Elles étaient toutes situées sur les hauteurs. Témoins Saulx-le-Duc ‘, ce nid à rat.. comme disait Henri IV; Mont-St-Jean, qui balança au X1Ve siècle la puissance des ducs de Bourgogne; Thil, dont les écorcheurs s’emparèrent en 1366 ; Charny; Salmaise, ancienne châtellenie ducale; Sombernon ‘, Montbard , Semurr ‘, et un grand nombre d’autres moins importantes.

La chronique rapporte qu’un seigneur de Vergy, ambassadeur en Espagne, disait au roi que bat le  foin de la Castille ne rempli pas les fossés. Des ravins escarpés, de profondes vallées, de hautes assises de rochers formaient la défense naturelle de ces forteresses, qu’une double ou triple enceinte et un système savamment combiné de tours, (le courtines, de tranchées pratiquées dans le roc aux endroits les plus accessibles, achevaient (le rendre imprenables. Dans quelques provinces reculées et essentiellement montagneuses, ce genre de constructions militaires survécut aux temps féodaux proprement dits. On pourrait citer sur les pics basaltiques des Cévennes, dans les montagnes de l’Auvergne, aux premiers plans des Alpes dauphinoises, un grand nombre de ces châteaux que la Révolution trouva encore habités et à peu près intacts. Forcés et pillés par les Suédois de Gustave-Adolphe dans leur course rapide à travers l’Alsace, ce fut seulement sous les coups des généraux de Louis XIV que tombèrent les vieux burgs de la chaîne des Vosges.

 En Bourgogne il n’en fut pas ainsi. Nos dues, modelant leur politique sur celle des rois de France, s’attaquèrent de bonne heure aux grandes maisons féodales qui, issues pour la plupart des anciens (dues ou comtes bénéficiaires, s’étaient partagé aux Xe et X1C siècles, lit du pays. A la fin du XIVe siècle, ces familles quasi souveraines ont presque toutes disparu; les unes se sont éteintes ; d’autres ont émigré ; celles qui subsistent encore et n’ont pas quitté le sol bourguignon, abandonnent peu à peu les sauvages retraites de leurs montagnes. On les voit affluer à la cour des ducs de la seconde race et se construire de somptueux hôtels dans les grandes villes de la province.

posanges-225x300 dans Côte d'OrParmi les châteaux de ces vieilles races éteintes ou amoindries, il en est un certain nombre qui, par achat, confiscation ou alliance, sont entrés dans le domaine ducal. Ils seront désormais gouvernés par de simples châtelains aux gages du souverain, ou bien les ducs les emploieront, SOUS le nom de domaines engagés, et avec les vastes terres de leur dépendance, à récompenser les loyaux services de leurs officiers. Au point de vue militaire, ces châteaux ainsi réduits ne sont plus une puissance; on se borne à ne les point laisser tomber en ruines, mais voilà tout. Quant à ceux qui ont échappé à ces premières tentatives de centralisation, leur importance disparaît bientôt avec la grande féodalité qui se meurt.

Le château de Posanges affecte la forme d’un rectangle légèrement allongé du nord-est au sud-ouest , et enfermé entre quatre murailles ou courtines d’égale hauteur et parfaitement parallèles.

Percées de rares et étroites meurtrières et, sur la face sud—ouest, de trois larges fenêtres à embrasures évasées, ces courtines sont commandées aux quatre angles par autant de tours rondes. Il y a quelque différence, mais peu sensible, dans les dimensions de ces tours, dont la décoration consiste en un simple cordon peu saillant courant à la moitié ou aux deux tiers de la hauteur. Trois d’entre elles sont encore surmontées de leurs toits coniques, qui reposent, non pas sur des créneaux, connue il se voit le plus souvent, mais sur de simples corniches. Celui de la quatrième est entièrement rasé. Les fossés larges et profonds sont aujourd’hui à sec et ont perdu, sur la plus grande partie de leur parcours, le revêtement en maçonnerie qui devait sans doute en consolider la contrescarpe. Une simple dérivation des eaux de la Brenne les rendrait aisément à leur première destination.

A Posanges, ce qui frappe tout d’abord, c’est le parfait état de conservation de l’édifice. Les matériaux étaient excellents, l’appareil irréprochable, de telle sorte que le temps n’a pu entamer ses épaisses et solides murailles. Le premier coup d’oeil vous jette dans une complète illusion. Si quelques groseilliers sauvages ne surgissaient çà et là au sommet des remparts ou que de gracieuses touffes (le pariétaires ne fussent suspendues aux linteaux des fenêtres, à coup sûr oit croirait cette féodale demeure encore habitée par ses nobles hôtes et les meurtrières dont elle percée toutes prêtes à vomir la mitraille.

La façade principale n son aspect au nord-est. La grande porte à cintre surbaissé qui la divise en deux parties égales est la seule qui donne accès dans la place. Elle était précédée d’un pont-levis dont les étroites rainures sont encore visibles. A gauche s’ouvre la poterne ou guichet autrefois destiné aux piétons, et au-dessus du cintre ou remarque une niche avec tin cartouche sculpté et cette inscription :

AD MAJOREM — 1715 — DE! GLORIAM

Les chambres des étages supérieurs sont uniformément rondes ou à pans coupés, et éclairées par une ou deux fenêtres étroites avec bancs de pierre dans l’embrasure. Partout les traverses des plafonds sont visibles.

Çà et là on remarque des meurtrières ouvertes sur la campagne. Enfin chaque pièce a sa cheminée, une de ces cheminées façon 15ème siècle, dont le manteau repose sur de minces colonnettes engagées à hase prismatique. Ici encore la décoration est très simple. Point de sculptures, à part quelques écussons sur la tablette des cheminées j’ai relevé celui des Dubois de Posanges et celui de Bourgogne moderne, dont les quartiers ont été maladroitement intervertis.

On accède aux divers étages de chacune des tours de la façade par un escalier à vis percé alternativement de meurtrières et de petites fenêtres carrées, et se terminant à la hauteur des combles par un lanternon en bois. De là le regard embrasse l’ensemble du château. Avant de redescendre, le visiteur aura soin (le donner un coup d’oeil aux charpentes ; c’est surtout dans la grosse tour du sud-ouest qu’on en peut admirer l’élégante disposition, la hardiesse ingénieuse et le parfait échantillonnage. Elles ont leurs analogues dans les tours du vieux château de Semur.

Un chemin de ronde sans parapet intérieur – l’extérieur est en partie démoli, – régne au sommet des remparts sur trois côtés du rectangle et joint les quatre tours entre elles, Des deux tours (du sud-ouest, il n’y en a qu’une, avons-nous (lit, qui soit restée intacte. C’est celle de gauche. Mais aussi c’est la plus remarquable et par la solidité de son appareil et par l’ampleur de ses proportions

Je n’étais pas seul dans ma visite aux ruines de Posanges. J’avais pour compagnon un ami, archéologue presqu’aussi novice mais  moins zélé que moi, et nous nous proposions de terminer par l’église notre petit voyage d’exploration, d’autant plus qu’on nous y avait signalé l’existence d’une tombe dont nous désirions relever l’estampage. Pour quiconque se pique tant soit peu d’archéologie, la moindre église de campagne n’a-t-elle pas d’ailleurs son importance? C’est entre le donjon et le clocher que, pour la plupart de nos villages, s’est déroulé le modeste drame de leurs annales et, à défaut de documents écrits toujours rares, quelquefois introuvables, on est bien souvent réduit à demander à ces vieilles pierres, témoins véridiques des siècles écoulés, le secret de leur histoire. Malheureusement l’église de Posanges n’est pas ancienne et l’on ne saurait rien imaginer de plus rustique. C’est un bâtiment rectangulaire, bas, écrasé, sans architecture et sans clocher, quelque chose comme un mot d’un peu moins vulgaire qu’une grange. Elle est située entre la Brenne et les fossés du château, à deux pas de la maison Commune qui se dresse à ses côtés, comme une puissance nouvelle, toute fière de ses deux étages et de son irréprochable badigeon. On l’a  construite il y a une cinquantaine d’années sur l’emplacement (l’une église qui menaçait ruine et qui remontait au 15ème siècle. C’est ce qui résulte de l’inscription suivante en belle minuscule gothique provenant di, l’ancienne église et aujourd’hui encastrée dans une embrasure de fenêtre

CESTE EGLE, FVT DEIMEE LE 1ÏMIlR JO D’AOVST L’

MIL CCCC XLVIII.

posanges1-225x300Outre cette inscription il reste encore de l’ancienne église une crédence d’un assez bon style, ornée de l’écusson des Dubois, et la tombe dont il a été question tout-à-l’heure.

En vérité c’est peu de chose, mais l’archéologue se contente souvent à bon marché.  A la fin du XIIIème  siècle, Posanges appartenait à l’illustre maison de Frolois qui portait, comme on sait, dans ses armes, le faruh’ d’or et d’azur de Bourgogne ancien. Eu 1299, le lendemain de Pâques charnel, Eudes de Frolois reconnut tenir eu fief du duc Robert, ta ville de Varnicourt et celle de Posanges, où il y avait déjà une maison forte, comme nous l’apprend l’acte d’hommage’.

Eudes de Frolois mourut en 1308 et les généalogistes ne lui donnent qu’une fille, mariée dans la maison de Mailly , C’est, croyons nous, une erreur. On peut très—vraisemblablement lui attribuer encore deux fils : Jean et Miles. Jean, l’aîné, hérita des plus importantes seigneuries de soit et jouit d’une grande faveur à la cour de nos ducs. Leduc Eudes IV, qui l’appelait son cousin, lui confia la charge considérable de maréchal de Bourgogne, et, pour le récompenser de ses services, il réunit en 1348, tous les fiefs que ce seigneur possédait en Bourgogne et pour lesquels il devait plusieurs hommages, en un seul fief qui reléverait désormais du duché sous la condition d’un seul et unique hommage. On peut juger du rang élevé que tenait Jean de Frolois dans la noblesse terrienne de Bourgogne par la simple énumération de ses seigneuries. Il y en avait trop dans la mouvance de la châtellenie ducale de Salmaise, deux dans celle dit de Frolois qu’un seigneur de ce nom avait cédé au duc Robert 11 dès l’année 1298, et une dizaine d’autres réparties dans plusieurs bailliages et parmi lesquels nous citerons seulement la maison forte de Posanges. 

Ecrit par J. D’ARBAUMONT. Issu du document original 

 

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Le Château de Foix

Posté par francesca7 le 10 mars 2013

 

Le château est mentionné pour la première fois dans une charte au début du xie siècle : il a probablement été construit à la fin du siècle précédent. En 1002, il figure dans le testament de Roger Ier Trencavel, comte de Carcassonne qui lègue la forteresse à son fils cadet Bernard. Mais on peut aussi émettre l’hypothèse, aujourd’hui difficilement vérifiable, qu’il a pris la suite d’un bâtiment défensif différent et plus ancien. Ce premier château féodal était classiquement constitué d’une unique tour dont on retrouve les bases dans celles de l’Arget et qui était construite à l’endroit naturellement le plus élevé de l’éperon rocheux. Une enceinte protégeait le haut du rocher, mur suivant précautionneusement le bord des falaises et qui ne faisait guère que les rehausser. Ce monument permit aux comtes d’asseoir leur autorité et de consolider leur implantation dans la région. En effet, la famille seigneuriale régnant sur le pays s’était installée à cet endroit qui permettait de commander les accès à la haute vallée de l’Ariège, de surveiller de ce point stratégique le bas pays tout en se protégeant derrière des murailles imprenables.

En 1034, le château devient chef-lieu du comté de Foix et joue un rôle déterminant dans l’histoire militaire médiévale. Durant les deux siècles suivants, le château abrite des comtes aux personnalités brillantes qui furent l’âme de la résistance occitane pendant la croisade contre les Albigeois et leur comté devint le refuge privilégié des cathares persécutés.

 

Le Château de Foix dans Ariège

En Ariège


D
u haut de son rocher impressionnant, il domine la ville, contrôle l’accès vers la haute vallée de l’Ariège, surveille le bas pays, se protège derrière des murailles imprenables.

L’emplacement du château a été stratégiquement bien choisi car comme la centaine de châteaux forts de l’Ariège (la plupart sont en ruines de nos jours), il date d’une époque de grande insécurité, de brigandage, de rivalité de territoire et en plus il devait commander le passage de la chaine des Pyrénées pour lutter contre les invasions.

Au MoyenAge, le château passait pour imprenable :
« El castels es tant fortz qu’el mezis se defent » (le château est si fort qu’il se défend par lui-même) dit la chanson.

Les grottes du Roc de Foix au confluent de l’Ariège et de l’Arget, sur lequel est construit le château était déjà habité à la préhistoire, une forteresse s’y élève à l’époque mérovingienne mais le château que nous admirons a été construit autour de l’an mil.

Il est le berceau de la célèbre famille comtale qui plus tard s’étendra à la vicomté du Béarn, puis au royaume de Navarre et même au trône de France en la personne d’Henri IV.

C’est en 1002 qu’il figure dans le testament de Roger 1er Comte de Carcassonne qui le lègue à son fils cadet Bernard. Bernard Roger est le premier seigneur a porter le titre de Comte de Foix. Le château devient résidence comtale jusqu’en 1290.

Malgré le départ de la famille comtale pour le Béarn en 1290, le château resta le symbole de la puissance de ses seigneurs : les grands Foix-Béarn dont Fébus (1343-1391) y séjournaient quand ils venaient visiter leurs terres et en cas de guerre, car c’est de là que s’exerçait la défense du pays.


Durant deux siècles (1209 à 1429) les comtes aux personnalités brillantes furent l’âme de la résistance occitane à la croisade contre les Albigeois et le comté devint le refuge privilégié des cathares persécutés.

Le château ne fut jamais pris pendant la Croisade contre les Albigeois, bien que Simon de Montfort, en 1211 et 1212, ait plusieurs fois ravagé ses abords ; il le fut par contre en 1272 par le Roi de France Philippe le Hardi.

Aux XII et XIIIème siècle, le château n’avait que deux tours carrées, ce n’est qu’au XV ème siècle que fut ajouté la tour ronde.

Aux XVII et XVIII ème siècle, le château fut le siège du gouverneur du pays et continua d’abriter les symboles du pouvoir : la garnison, les prisons, les archives…..Il resta prison jusqu’en 1862 et il abrite depuis 1950 le musée départemental.
_____________
Extrait de textes de :
– Claudine Pailhes Directrice des Archives Départementales de l’Ariège
Châteaux Médiévaux en pays d’Ariège de Pierre Cornede
Le château de Foix de F. Pasquier et R.Roger

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Le Château de THIL en Côte d’Or

Posté par francesca7 le 25 février 2013

 Le Château de THIL en Côte d'Or dans CHATEAUX DE FRANCE dscf0012-800x376-2

Le château de Thil remonterait au règne de Charlemagne, au 9ème siècle. La collégiale date du 14ème siècle.

Le château de Thil se situe à l’ouest de Dijon, en Bourgogne, entre les communes de PRECY sous THIL et  de Vic-sous-Thil. La présence d’un castellum est attestée dès 1016 dans le cartulaire de Flavigny et l’occupation du site se poursuit de façon certaine jusqu’au xviie siècle. S’il est vrai que le château a été fortement restauré au cours du xxe siècle, ses vestiges rendent encore possible une étude architecturale. Ce château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 septembre 1905.

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Pendant la guerre de Cent Ans, la Bourgogne fut ravagée par les Anglais, les Ecorcheurs (Grandes Compagnies). En 1366, mort d’Arnaud de Cervoie, les soudards du « Petit Darby », son cousin, en profitèrent pour assiéger le château de Thil pendant cinq jours et le prirent le 15 mai. Ils exigèrent une rançon de 3 5OO F or.

Traité ici, l’histoire de Thil serait beaucoup trop long. C’est un des plus anciens châteaux forts de France et le site a été périodiquement remanié du 9ème au 15ème siècle.

Le premier personnage connu de cette famille est Miles de Thil qui fonde en 1007 le prieuré de Précy-sous-Thil. Dès le xie siècle, Thil est une vicomté au même titre que Semur-en-Auxois et Villaines. Il gardera ce statut jusqu’en 1310, date à laquelle il est érigé en comté relevant du duché de Bourgogne. Aux alentours de 1340, Jean de Thil est nommé connétable héréditaire du duché de Bourgogne. Alors que le prestige de la famille s’accroît, une collégiale est fondée sur l’extrémité nord de l’éperon, à une centaine de mètres du château. Encore conservée aujourd’hui, elle représente un bâtiment imposant à chevet plat, voûté en berceau pour la nef et en ogives pour le transept, avec un clocher à l’ouest de l’édifice. Enfin, en 1596, Thil devient une baronnie.

dscf0007-800x5221-300x195Nous évoquerons donc la période la plus faste, celle de Jean de Thil, connétable de Bourgogne en 1340. Pour rendre grâce à Dieu de sa bonne fortune, sire Jean fait édifier la collégiale. L’ambiance de l’époque, avec nos « preux chevaliers » vaut d’être contée !

Eclate la guerre de Cent Ans. Jean de Thil qui a épousé Jeanne de Châteauvillain en 1345, devient l’un de splus proches vassaux des ducs. Il  est nommé connétable du duc Eudes IV, c’est-à-dire chef des armées, à la mort de Robert de Châtillon. C’est à ce moment qu’il décide d’adjoindre une collégiale à sa forteresse. La construction dure de 1343 à 1350. Ce n’est évidemment pas un hasard si l’édifice est fortifié ! C’était une sage précaution car, en plus des guerres privées entre seigneurs, s’annonçait la menace de la guerre de brigandages de ce qu’on commençait à appeler les « Grandes Compagnies », ces bandes de soudards mis au chômage par les suspensions de conflits périodiques.

Pour situer l’époque, n’oublions pas que la Grande Peste ravagea l’Auxois en 1348, conduisant à la tombe, ou plutôt à la fosse commune, des milliers d’habitants.

En 1356, c’est la déroute de Poitiers. Jean de Thil n’y est pas : il est mort deux ans plus tôt. L’élite de la chevalerie française y trouve la mort, part en captivité ou verse une rançon. Parmi les morts ; Jean de Châteauvillain, frère de Jeanne. Prisonnier ; un certain Arnaud de Cervole dont nous aurons bientôt à reparler. Après Poitiers, les troupes anglo-navarraises du roi d’Angleterre, Edouard III, se jettent sur la Bourgogne après la Champagne. Auxerre est prise par les bandes de Robert Knowles. Courcelles-Frémoy est incendiée. Saulieu est détruite. Le jeune duc, Philippe de Rouvres doit traiter avec les envahisseurs : le traité de Guilllon, signé le 10 mars 1360 avec les Anglais, épargne la dévastation aux Bourguignons contre une énorme rançon.

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Un chevalier anglais nommé Nichole de Tamborth sert d’interprète pendant les négociations ; il émarge donc au budget ducal en même temps qu’il guerroie pour son propre compte et celui du roi d’Angleterre. On le vit même apparaître dans la même négociation sous deux identités : comme chevalier anglais et en tant que négociateur payé par le duc, pour son plus grand profit bien sûr !

Malgré les accords, des bandes de pillards réapparaissaient sans cesse.

Des soudars arrivés dans l’Auxois annoncèrent qu’ils « feroient guerre et bouteroient les feux partout se les diz messire Nychole et Guillaume (de Granson, autre belle figure de l’époque) ne leur tenoient pce que promis avoient pour le paiis de Bourgogne ». (A.D.C.O. B 2748). Autrement dit, ils réclamaient une rançon en échange de leur neutralité. Nichole de Tamborth était comme par hasard avec le duc à Beaune. Dès le lendemain de l’annonce de ces menaces, il reçut pour prix de ses services auprès des routiers, les terres de Courcelles et de Montigny. C’est ainsi que pendant sept ans, Bierre eut pour seigneur un soldat du roi d’Angleterre. (ADCO. B 1337)

Les impôts et autres redevances perçus sur la population locale ont donc alors servi à entretenir un capitaine d’Edouard III et ses hommes ; ce capitaine devenait vassal des ducs (le dit messire nicole tendra en fie et hommage de nous et de nos successeurs ducs de bourgoigne les maisons dessus dites). Comme tel, il était donc tenu de répondre aux convocations de l’armée ducale. Ce n’est pas là, d’ailleurs, la plus surprenant des incongruités de l’époque….


dscf0018-800x609-300x228Laissons là Nichole de Tamborth, qui d’ailleurs n’a pas dû s’attarder beaucoup dans le secteur, attendu que ses responsabilités l’appelaient à d’autres besognes. Philippe de Rouvres étant mort le 21 novembre 1361, c’est Philippe le Hardi, le premier des « grands ducs d’Occident » qui entre en possession de la seigneurie de Courcelles et Montigny, et donc Bierre, le 25 novembre 1367. Portons un instant nos regards vers la butte de Thil et son château au même moment. L’histoire est bien révélatrice des événements et des mœurs du temps.

La dame de Thil, Jeanne de Châteauvillain, avait perdu son premier mari, Jean de Thil, en 1354, et son deuxième, Hugues de Vienne, en 1362. Elle avait épousé aussitôt Arnaud de Cervole.

Arnaud de Cervole, appelé constamment « l’arceprestre » (l’archiprêtre) par ses contemporains est décrit comme un chef de bande qui aurait mis la main sur une riche héritière, mais la réalité est bien plus complexe. Certains historiens oublient de dire que le soudard en question eut pour parrain du fils qu’i l eut avec Jeanne de Châteauvillain, Philippe le Hardi ! Comment ne pas voir alors qu’il s’agissait d’un des plus proches familiers du duc, à qui il rendit maint service et prêta souvent de l’argent ? Arnaud de Cervoie était le pur produit d’une époque troublée, il peut être comparé, sur bien des points, à un autre chef de guerre qu’il côtoya et qui, lui, est resté dans l’histoire : Bertrand Duguesclin.

Le troisième époux de la dame de Thil est né dans le Périgord. Cervole est un hameau de l’arrondissement Périgueux. Sa noblesse dut être de second ou troisième ordre. Arnaud a certainement perçu des droits (sans être le moins du monde ordonné, mais seulement comme seigneur temporel) de ‘l’archiprêtré’  de Vélines (chef-lieu de canton de la Dordogne) : d’où son surnom. Né dans une région où la guerre entre partisans du roi de France et du roi d’Angleterre faisait rage, Arnaud de Cervole se mit au service des Français à la tête de soldats qu’il recrutait lui-même et commandait. L’habitude d’utiliser comme forces d’appoint ceux que l’on appelait des soudoyers était déjà bien installée. L’archiprêtre se fit remarquer au combat et, à la bataille de Poitiers, fut l’un des derniers défenseurs du roi Jean le Bon. Celui-ci s’empressa de payer la rançon d’un prisonnier aussi précieux .

dscf0014-800x505-300x189L’ennui, c’est qu’on licenciait ces auxiliaires après les combats et qu’au lieu de rentrer sagement à la maison, ils avaient une fâcheuse tendance à dévaster des régions entières. Ces compagnies de pillards pouvaient même se regrouper et mettre en échec les armées régulières, comme à Brion sur Ource et à Brignais. L’une de ces « Grandes Compagnies » se forma en Champagne en 1360 et pour éviter des dévastations, on la dédommagea d’un passage rapide. C’est à ce moment, nous l’avons vu, que Nichole de Tamborth fut payé de ses services par l’octroi de la seigneurie de Courcelles.

Les chefs de bandes les plus fameux mettaient leurs hommes au service des armées régulières, au besoin contre d’autres bandes, ou bien servaient de négociateurs aux puissants qui dédisaient acheter le départ des brigands. C’est le rôle que tint Arnaud de Cervole auprès de Philippe le Hardi.

En 1363, l’archiprêtre se retrouve seigneur de Thil, et, comme il n’est pas homme à contempler le paysage, il garde la main en allant mettre le siège devant Vitteaux. Ici encore ne nous méprenons pas : il ne s’agit pas d’un acte de brigandage stricto sensu. Vitteaux est à Louis de Chalon, ennemi du duc Philippe le Hardi. Louis de Chalon vient de mettre à sac les terres de Châteauvillain. Nous avons là une guerre privée entre seigneurs, tout à fait légale et commune. Les dernières années d’Arnaud e Cervole sont occupées à organiser, pour le compte du papa et du roi de France, une croisade contre les Turcs. Il s’emploi à recruter des compagnies pour lui. Rude tâche que de convaincre des pillards, habitués à rançonner de gras marchands et à brûler des villages après avoir violé quelques paysannes, de partir à des milliers de kilomètres pour assurer leur salut en sa faisant découper en rondelles par la soldatesque Turque !

L’archiprêtre s’en aperçut à ses dépens puisque l’un des récalcitrants l’a occis proprement du côté de Lyon le 25 mai 1366. Pendant que le mari de Jeanne de Châteauvillain était encore vivante, mais fort occupé dans le sud, son cousin, appelé Petit Darby (petit ange d’aspect, grand démon de caractère), jugea l’instant propice pour se remplir les poches sans trop de risques. C’est ici qu’il faut placer l’épisode de la prise du Château de Thil. Dès qu’il apprit le mort d’Arnaud de Cervole, Philippe le Hardi envoya dans l’Auxois un de ses valets, Jean de la Pomme, pour recommander à sa commère, Jeanne de Châteauvillain, de « bien garder sa forteresse, de peur que les gascons n’y entrassent ». Trop tard. L’assassinat de l’archiprêtre a du prêtre prémédité pour se débarrasser d’un chef trop autoritaire aux yeux des bandes de soudards. Le 15 mai 1366, Petit Darby » prit THIL, la dame dedans ». Cependant, Darby ne put prendre la collégiale. Le bailli d’Auxois, Guillaume de Clugny, reçut des renforts et campa à PRECY SOUS THIL. Darby fit payer 3 500 francs d’or à la châtelaine et fila continuer son œuvre sur les terres de Châteauvillain. Nous connaissons ces épisodes grâce aux livres de comptes de Guillaume de Clugny, bailli d’Auxois (A.D.C.O, B. 2752).

dscf0017-copie-800x660-300x247Jeanne, veuve pour la troisième fois mais femme de tempérament, se remaria une quatrième et mourut en 1390. Jean dota la collégiale d’un chapitre composé de cinq chanoines et d’un doyen, astreints à célébrer (au moins) deux offices par jour, pour l’éternité. Cette pratique prit fin à la Révolution, en 1790 ! Les chanoines logeaient dans des petites maisons avec jardin, côté est du site le doyen à Maison-Dieu. Ils vivaient des redevances prises sur les terres leur ayant été octroyées. L’existence des serfs des alentours était tellement misérable, notamment à Nan, que ceux-ci préféraient rester célibataires que de voir leur progéniture subir le même sort qu’eux !

En 1442, presque tous les habitants de Noidan et Pluvier furent occis par ces bandes sans foi, ni loi qui tuaient, pillaient, rançonnaient les habitants de nos campagnes ; ce n’était partout que mutilations d’hommes ; beaucoup de seigneurs, pour épargner leurs terres, transigeaient avec les Ecorcheurs en leur payant une forte somme. Les ravages causés par ces brigands étaient tels que le nombre de foyers de l’Auxois, qui était de 6 603 en 1397 était tombé à 3 903 en 1442 !

En 1470, la population de PRECY SOUS THIL compte 3 feux francs et 31 feux serfs. Si l’on considère qu’un foyer est composé de 5 ou 6 personnes, en fonction de la mortalité infantile et l’espérance de vie, notre beau village devait avoir entre 170 et 200 habitants.

Au XVIème siècle, les habitants de notre région eurent à souffrir des guerres de religions ; les simples gens de nos campagnes ne s’étaient pas mêlés de la querelle religieuse, ils étaient restés fidèles à la foi catholique et ne demandaient qu’à vivre et labourer en paix ; malheureusement, des bandes de pillards dévastaient les maisons, molestant le paysan et vivant à ses dépens. Au commencement de son règne, Henri IV constate « que tous les villages sont quasi inhabitables et déserts, la cessation de labour presque générale, le peuple appauvri et presque à sa dernière misère ». A la suite des ravages causés par ces guerres, les loups accoutumés à se nourrir de cadavres humains étaient devenus d’une grande férocité et fort audacieux. Le bétail et les gens étaient souvent attachés, des chasses aux loups étaient organisées dans chaque village ; les histoires de loups faisaient frémir, les soirs, dans les chaumières.

chateau-300x227Actuellement, le château se présente sous la forme d’une enceinte ovoïde comprenant un réduit seigneurial et une grande basse-cour. L’étude du bâti permet de discerner différentes phases de construction s’échelonnant du xiiie siècle au xvie siècle. Pour le xiiie siècle, subsistent les vestiges du reste d’un logis rattaché à un cellier et probablement à la tour de guet. Une chapelle étant attestée dès 1085, nous pourrions avoir affaire au schéma type « aula, capela, Bergfried ». À la fin du xive siècle, la construction d’une tour-résidence et d’un bâtiment d’habitation redéfinit l’espace en dessinant ce qu’on appelle le réduit seigneurial. Cette configuration s’affirme au xve siècle puis aux vie siècle avec la construction d’un nouveau bâtiment et le remaniement de l’enceinte. Au fil des siècles, le site accroît ses qualités résidentielles tout en conservant ses prérogatives défensives.

Le château de Thil a connu une longue période d’occupation, dont l’évolution peut-être suivie sur au moins six siècles. La période d’apogée du site est liée à Jean de Thil (fin xive siècle) qui a doté le site de ses plus beaux éléments d’architecture, notamment la collégiale. La chronologie du château doit être encore affinée mais on peut d’ores et déjà parler d’un site majeur pour l’architecture castrale bourguignonne.

dscf0019-800x642-300x240La collégiale

L’église de la collégiale comporte également des pièces intéressantes. Le chœur du XVe, son transept 12ème et des fenêtres flamboyantes ; pierre tombale 16ème, fonts baptismaux* 12 vitraux XVIe, statues (XIVe et XVIe s) . La collégiale en ruines arbore une belle architecture gothique ( XIVe s) : haut clocher carré à contreforts, nef unique, chœur à chevet plat, portail sculpté, pierre tombale du XVe d’un doyen de la collégiale.

Sources : D’après les écrits de recherches commencée par Alain Monin dans son livre : « Quand j’allais à l’école »

et Wikipédia

Château de Thil, visite :

Date à confirmer. Le Château de Thil est d’après André Malraux considéré comme le plus vieux Château Fort de France. Une ruine grandiose, romantique sur un…
Du lundi 23 avril 2012 au vendredi 1 novembre 2013
Château de Thil | Expo – Musée | Vic sous thil

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Château d’AISY sous THIL (21)

Posté par francesca7 le 23 février 2013

 

Château d'AISY sous THIL (21) dans CHATEAUX DE FRANCE aisy-ss-thil-le-ch-teau

 

Je vais vous avouer que je travaille dans ces lieux depuis maintenant 35 ans.

Présentation :

 aisy1 dans CHATEAUX DE FRANCEConstruit sur une propriété de 8 hectares, le Château d’Aisy sous Thil date de 1515. C’était une ferme fortifiée. Il fut modifié vers le milieu du 18ème siècle pour devenir une propriété plus confortable. La famille De Chazelle en fut propriétaire jusque vers les années 1940.

 La Caisse Régionale d’Assurance Maladie de Bourgogne Franche Comté  (CRAM-BFC) en fait l’acquisition en 1952 ; et en 1955, c’est le premier Etablissement Spécialisé dans la prise en charge d’enfants en situation sociale difficile de Côte d’Or, alors nommé l’E.M.P.P d’Aisy. En l’an 2000, cet organisme référent a cédé ses droits à ce que l’on appelle aujourd’hui l’UGECAM-BFC (Union de Gestion des Etablissements de Caisses d’Assurance Maladie de Bourgogne-Franche-Comté).

 

Depuis cela, sa destination n’a pas été modifiée, mais son organisation interne a évolué en fonction des demandes sociales et des besoins des enfants accueillis.

D’abord la section IME (Institut Médico Educatif) qui recevait 38 garçons et filles de 6 à 14 ans (25 internes et 13 externes) présentant un retard mental léger ou moyen avec ou sans troubles associés. (Aujourd’hui décentrée)

La section ITEP (Institut Thérapeutique, Educatif et Pédagogique) qui recevait 34 garçons et filles de 6 à 14 ans (25 internes et 9 externes) présentant des troubles du caractère et du comportement, mais caractérisés par une efficience intellectuelle normale ou sub-normale. Cette section s’est, de nos jours, concentrée sur cette spécificité que sont les déficients en ITEP, c’est-à-dire, d’accueillir des jeunes ou des adolescents présentant des troubles du comportement importants, sans pathologie psychotique, ni déficience intellectuelle.

Dans ces deux sections donc, la mission agréée réside dans l’éducation générale et des soins spécialisés en fonction du projet individuel du jeune et des préceptes exposés au projet d’établissement. Une équipe médicale et paramédicale, éducative, pédagogique et sociale met en œuvre le projet sous la responsabilité de son directeur, Monsieur Bourdot Didier, aujourd’hui accompagné de son Sous-Directeur : Monsieur Libératore Jean.

a-essey-villeneuve-21_dd-300x200En 2010, l’Ugecam-Assurance-Maladie s’est  approprié les locaux du Château d’Essey Villeneuve, afin  de décentrer la section IME.   

Les 2 établissements sont ouverts en continu toute l’année, les enfants sont orientés par la Maison Départementale des Personnes Handicapées de Dijon. Selon le contrat de séjour conclu en fonction des projets personnalisés et des pathologies repérées, l’accueil s’effectue : en internat continu, en internat de semaine, de quinzaine (ou tout autre rythme de retours), en internat aménagé (l’enfant retournant en famille le mercredi) ou en demi-internat.

Les enfants sont accueillis sur des groupes de vie et pris en charge par des éducateurs spécialisés, des moniteurs éducateurs et des aides médico-psychologiques qui les accompagnent à tout moment dans les actes de leur vie quotidienne. L’encadrement de cette équipe est assuré par un chef de service éducatif.

Selon les potentialités intellectuelles de chacun, les enfants bénéficient d’un enseignement pédagogique assuré par des professeurs des écoles spécialisés, mis à disposition par l’Education Nationale. Les temps de prise en charge varient de 1 à 23 heures par semaine. Une section « ateliers » de pré-formation professionnelle et occupationnelle complètent les temps de scolarité et leur ouvre des voix professionnelles.

L’équipe médicale et para-médicale se compose de 2 médecins psychiatres, d’un médecin généraliste, d’infirmières de jour, d’un psychologue clinicien, d’un art thérapeute, d’un psychothérapeute, d’une psychomotricienne, d’un orthophoniste et d’un assistant social. L’établissement travaille en partenariat avec tous les médecins spécialistes de la région ; ainsi que la communauté environnementale.

A ces deux sections s’ajoute une troisième : Le Sessad (Service d’Education Spécialisée et de Soins à Domicile) créée dans les années 1980 par Monsieur Michel Mauthé, Directeur d’alors…. Cette section, au départ agréé pour 12 places (6 à 14 ans, retard mental et troubles du comportement), qui aujourd’hui a passé son agrément à 40 places, concernant la prise en charge des jeunes jusqu’à 20 ans. Sa mission réside dans l’acquisition de l’autonomie et/ou l’intégration scolaire et/ou sociale, grâce à une action dans le milieu habituel de vie du jeune. L’équipe présente la même configuration professionnelle qu’à l’ITEP.

C’est donc dans cette structure que je travaille moi-même, en tant que secrétaire médico-sociale…..

 

Sa situation régionale : ITEP d’Aisy

70 kms à l’ouest de Dijonaisy-2-300x225

  6 kms du péage de Bierre les Semur (autoroute A6)                                                           

15 kms de Semur en Auxois                                                                                                        

15 kms de Saulieu                                                                                                               

20 kms de Vitteaux                                                                                                    

30 kms d’Avallon                                                                                        

30 kms de Montbard                                                              

En bordure de la route « CD 70″, dans la commune                                        

d’Aisy sous Thil dont la population totale s’élève au                                              

dernier recensement de 1992, à 301 habitants.                                                                        

Sur le plan économique, l’EMPP est l’entreprise qui                                                                       

emploie le plus grand nombre de salariés dans le                                                                                   

canton de Précy sous Thil.

 

Adresse aujourd’hui : RESAM 21 – ITEP/SESSAD d’Aisy

Boîte postale 17
21390 Aisy-sous-Thil

Tél. : 03.80.64.55.22
Fax : 03.80.64.40.40

 

 Aisy-sous-Thil est un petit village situé au centre Est de la France. Le village est situé dans le département de la Côte-d’Or de la région de la Bourgogne. Le village d’Aisy-sous-Thil appartient à l’arrondissement de Montbard et au canton de Précy-sous-Thil. Le code postal du village d’Aisy-sous-Thil est le 21390 et son code Insee est le 21007. 

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Géographie :

L’altitude d’Aisy-sous-Thil est de 353 mètres environ. Sa superficie est de 8.30 km ². Sa latitude est de 47.394 degrés Nord et sa longitude de 4.288 degrés Est. Les villes et villages proches d’Aisy-sous-Thil sont : Précy-sous-Thil (21390) à 2.12 km, Bierre-lès-Semur (21390) à 2.99 km, Vic-sous-Thil (21390) à 3.07 km, Montigny-Saint-Barthélemy (21390) à 3.43 km, Juillenay (21210) à 3.85 km. 


(Les distances avec ces communes proches d’Aisy-sous-Thil sont calculées à vol d’oiseau – Voir la liste des villes du département de la Côte-d’Or) 

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L’ETABLISSEMENT A FETE SES 50 ANS  Voir en Vidéo http://www.dailymotion.com/video/xkzw1s

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Au château de la Bresse (71)

Posté par francesca7 le 21 février 2013

Ecomusée du château de la Bresse
bourguignonne (Saône-et-Loire – 71)

Au château de la Bresse (71) dans CHATEAUX DE FRANCE bresse2

Installé depuis 1981 à Pierre-de-Bresse, dans le cadre prestigieux du château départemental édifié au XVIIe siècle par les comtes de Thiard, l’Écomusée de la Bresse bourguignonne a pour vocation d’étudier, de protéger, de mettre en valeur l’ensemble des patrimoines naturel et culturel du territoire de la Bresse bourguignonne.

En préservant et en expliquant les bâtiments, les sites, les paysages, les objets, les témoignages écrits et oraux, l’Écomusée joue un rôle déterminant dans la connaissance, la sauvegarde et le développement de la Bresse bourguignonne et de son identité.

Véritable conservatoire de la mémoire du pays bressan, l’Écomusée présente à travers ses expositions permanentes le milieu naturel, l’histoire, les métiers anciens, les aspects de la vie traditionnelle et la situation économique et sociale actuelle de la Bresse bourguignonne.

Des expositions temporaires (ethnologie, histoire, art, artisanat, photographie,…), des projections audiovisuelles, un centre de documentation et de recherche, des salles de conférences, une boutique, un salon de thé et une saison musicale complètent cet ensemble.

Avec l’aide et la participation de la population, l’Écomusée a développé sur l’ensemble de son territoire un réseau de musées thématiques, relais de son action : à Cuiseaux (« Le vigneron et sa vigne »), à Louhans (« L’atelier d’un journal »), à Rancy (« Chaisiers et Pailleuses »), à Saint-Germain-du-Bois (« L’agriculture bressane »), à Saint-Martin-en-Bresse (« La maison de la forêt et du bois »), à Verdun-sur-le-Doubs (« La maison du blé et du pain »), à Sagy (vitrine géante interactive sonorisée, point de départ d’un circuit de découverte des moulins).

L’Écomusée anime aussi un certain nombre de lieux de mémoire et de musées chez l’habitant : huilerie Jaillet à Cuiseaux, Forge Raffin à Louhans, le site de la Tuilerie à Varennes-Saint-Sauveur ainsi que les différents moulins appartenant au circuit. Il a également pour ambition de faire connaître au jeune public son travail de sauvegarde et de mise en valeur de l’identité bressane, d’impliquer le public scolaire dans la connaissance du patrimoine sous tous ses aspects.

Il met ainsi à la disposition des enseignants de la maternelle au secondaire toute une palette d’outils pédagogiques : classes patrimoines et classes artistiques (hébergées dans les communs du château), participation à des P.A.E., mallettes pédagogiques (sur la forêt bressane, les étangs, l’école autrefois), films, fiches-jeux, journées découverte du patrimoine bressan (visites du château de Pierre-de-Bresse et des antennes thématiques) et ateliers d’animation pédagogique (autour notamment des différentes expositions temporaires).

Cette approche diversifiée du patrimoine a pour objectif d’inciter les jeunes à une réflexion et à une prise de conscience personnelle du rôle et de la responsabilité qui leur incombent à l’égard de leur cadre de vie et de leur environnement.

POUR TOUT RENSEIGNEMENT : 
ÉCOMUSÉE DE LA BRESSE BOURGUIGNONNE
Château – 71270 Pierre-de-Bresse
Web www.ecomusee-de-la-bresse.com
Mail ECOMUSEE.DE.LA.BRESSE@wanadoo.fr

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Procurez-vous le dépliant qui vous expliquera tout :

http://www.musees-bourgogne.org/fic_bdd/museesinfos_fichier/1307538829.pdf

 

 

L’Ecomusée à Pierre-de-Bresse

Edifié au XVIIe siècle par Claude de Thiard de Bissy sur l’emplacement d’une ancienne maison forte seigneuriale, le château de Pierre-deBresse et son parc restent aux mains de cette famille jusqu’au XIXe siècle.

Le château est acquis en 1956 par le Conseil général de Saône-et-Loire. Depuis 1983, l’ensemble des bâtiments fait l’objet d’un important programme de travaux. Les intérieurs du château de Pierre-de-Bresse, les extérieurs, les douves, la grille d’entrée et la perspective allant de cette grille au corps de logis sont classés Monuments Historiques. Le public y découvre désormais des expositions permanentes évoquant, illustrant et expliquant les milieux naturels, l’histoire, les aspects de la vie traditionnelle et les situations économique et sociale actuelles de la Bresse bourguignonne.

Faisant honneur à son « écrin », deux salles d’expositions sont consacrées à « la vie de château » et présentent les lieux tels qu’ils étaient à l’époque de l’illustre famille Thiard.

Les différents aspects du milieu naturel bressan sont présentés (géologie, cours d’eau, forêt, Cultures…).

Une salle consacrée à l’histoire explique les éléments constitutifs du territoire de la Bresse.

bresse4Les arts et traditions populaires (costumes, poteries, musique) ainsi que les activités emblématiques bressanes (paillage de chaises, élevage de poulets, tuilerie,  etc. ) sont évoqués par le biais de nombreuses vitrines et reconstitutions.

Une salle est consacrée au mobilier. L’Ecomusée possède divers types de meubles, qu’ils appartiennent au milieu rural traditionnel modeste ou à un registre plus recherché.

La collection Noirot d’animaux naturalisés est présentée dans l’une des tours du château où une borne multimédia permet d’écouter différents chants d’oiseaux.

L’architecture bressane  est abordée au deuxième étage du château. D’autres espaces sont réservés aux projections audiovisuelles, aux expositions temporaires, au centre de documentation et de recherche, à la boutique, au salon de thé et aux conférences.

Chaque année, l’Ecomusée de la Bresse bourguignonne accueille une programmation riche d’événements et de manifestations : saison musicale, conférences, projections de films documentaires, …

L’Ecomusée fête ses 30 ans

L’année 2011 marquera les 30 ans de l’Ecomusée de la Bresse bourguignonne. C’est en effet en 1981 que Pierre Joxe alors député de la Bresse et président du Conseil Régional de Bourgogne en décidait la création. Le projet avait mûri tout au long de l’année 1980 ; décrétée « année du patrimoine » et avait commencé de prendre forme en octobre de la même année avec le financement d’une étude de préfiguration, versé au grand frère du Creusot-Montceau.

Les choses allaient désormais « aller leur train ». Mais quel jour est vraiment né l’Ecomusée ?

Le 9 mai 1981, lorsqu’un petit groupe réuni à la mairie de Sagy a décidé de son appellation en ajoutant le qualificatif de bourguignonne au nom de Bresse ?

Le 4 juillet 1981, lors de l’inauguration de sa première exposition temporaire au château départemental de Pierre-de-Bresse, une exposition-manifeste intitulée tout simplement « Mémoire d’un territoire », ouverte de juillet à octobre et guidée par de grands élèves de la cité scolaire de Louhans ?

affiche-automnales-2012-bresse-bourguignonne-212x300Le 24 août 1981 lors de la déclaration de « l’association de préfiguration de l’Ecomusée de la Bresse bourguignonne » à la Sous-préfecture de Louhans ?

Ou encore le 1er octobre 1981, jour d’embauche de la première équipe de salariés de l’établissement ?

Sans doute un peu chacun de ces jours-là et bien d’autres qui allaient suivre comme ceux :

 du sauvetage du Musée du blé et du pain de Verdun-sur-le-Doubs en 1982,

 de l’inscription sur la liste des Musées contrôlés par la Direction des Musées de France et

des premiers travaux au château de Pierre-de-Bresse en 1983,

 de l’ouverture de la première antenne, celle de la Forêt à Saint-Martin en Bresse en 1983

 de la publication du premier guide-découverte de la Bresse bourguignonne en 1984,

 de l’inauguration de la première galerie d’exposition permanence intitulée « 12 idées

pour une expo » en 1985 à Pierre-de-Bresse,

 de la conservation in situ des machines du journal « l’Indépendant » et de sa collection

complète à Louhans en 1986,

 de l’ouverture de toutes les autres antennes jusqu’à celle sur l’eau au moulin de Montjay

ainsi que le transfert du musée du Terroir de Romenay sur son site du « champ bressan » en 2010.

30 ans émaillés de joies, de succès mais aussi  de peines avec en particulier la perte de plusieurs collègues et membres fondateurs.

30 ans de « vraie vie » en somme, avec à ce jour la réalisation de plus de 100 expositions, d’à peu près autant de publications, plus d’un million de visiteurs reçus, 13 sites ouverts au public, à tous les publics … 400 membres actifs, plus de 2 000 donateurs, une centaine de bénévoles, une vingtaine de professionnels, beaucoup d’amitié et de solidarité, quelques coups de gueule, et … pas mal de projets pour les 30 ans à venir.

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Château-Musée Lafayette

Posté par francesca7 le 21 février 2013

Château-Musée Lafayette (Haute-Loire)

 

 Le château de Chavaniac, maison-forte située à Chavaniac-Lafayette, à 92 km au sud-est de Clermont-Ferrand, entre Brioude (24 km) et le Puy (30 km) (France), dans le département de la Haute-Loire est la maison natale du marquis de La Fayette.

 Château-Musée Lafayette dans CHATEAUX DE FRANCE 640px-chateau_de_chavaniac_chavaniac-lafayette

Le petit village de Chavaniac, baptisé depuis la Révolution Chavaniac-Lafayette en l’honneur de l’illustre Général Lafayette qui y vécut il y a bientôt deux siècles et demi, est situé sur le versant ensoleillée et lumineux des Monts du Velay.

Son altitude étagée de 700 à 750 m d’altitude lui donne un vaste horizon allant du Puy de Dôme au Cézallier en passant par le Sancy et lui vaut un climat particulièrement tonique et favorable aux asthmatiques. 40 minutes suffisent pour se rendre de la capitale de la Haute-Loire, Le Puy-en-Velay, au Pays de Lafayette ; 1h15 de la capitale auvergnate Clermont-Ferrand ; 1h45 de Saint-Etienne et 2h30 de Lyon.

Situé à l’extrême limite de deux territoires, celui du Haut-Allier et du Parc Naturel du Livradois Forez, ce petit village tranquille et paisible, fort de ses 333 habitants, n’en offre pas moins à ses visiteurs deux sites d’importance qui lui confèrent une notoriété qui dépasse les frontières de l’Auvergne et de la France.

D’une part le Premier Conservatoire Botanique du Massif Central qui a vu le jour en 1998 et qui prévoit d’ouvrir ses portes au public en 2001. D’autre part le Château-musée Lafayette, demeure natale du Général Lafayette et lieu symbole de l’amitié Franco-Américaine en l’honneur du passé prestigieux de celui qui fut son propriétaire et des missions de l’association Franco-Américaine Le Mémorial Lafayette qui gère le site depuis 1916.

Surnommé Le Manoir des Deux Mondes, le Château natal du Général Lafayette propose depuis 1997 une visite originale et moderne où l’on se surprend à découvrir ou à redécouvrir la vie du marquis de Lafayette plongée dans une ambiance XVIIIe.

Musique, commentaires sonores et jeux de lumière accompagnent les visiteurs, 45 minutes pendant lesquelles le château et les grands moments de la vie du Général leur appartiennent entièrement. Ainsi l’abolition de l’esclavage, la liberté et les droits de l’homme sont à l’honneur et la grande aventure américaine de Lafayette est relatée en image…

Le charme de la visite se poursuit par un grand moment de liberté dans le parc du château. Trois hectares en terrasse, clairsemés de plusieurs petits étangs et de plusieurs petits espaces de jardins qui offrent à la curiosité des visiteurs des variétés d’arbres et d’arbustes originaires de différents pays du monde.

Plus bas un grand étang est ouvert à la pêche touristique et un espace est réservé au mini-golf. Dans cette atmosphère magique tout est fait pour vous faire passer un agréable moment de détente et montrer l’importance du souvenir de Lafayette dans la demeure familiale cher à son cœur…

Naïma AKARMOUDI

POUR TOUT RENSEIGNEMENT : 
Château-Musée Lafayette
43230 Chavaniac-Lafayette
Tél. 04 71 77 50 32 – Fax 04 71 77 55 44

Association Le Mémorial Lafayette
28, rue des Chevaliers St Jean
B.P 77 – 43002 Le Puy en Velay
Tél. 04 71 04 26 40 – Fax 04 71 02 45 78
Web www.chateau-lafayette.com
Mail info@chateau-lafayette.com

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 Histoire

Le château de Chavaniac dont la construction remonte au xive siècle a été en partie détruit par un incendie en 1701. Le marquis de La Fayette y est né en 1757. Il s’est marié en 1774 avec Adrienne de Noailles, avec laquelle il a eu quatre enfants, Henriette, morte en bas âge, puis Anastasie, Georges et Virginie qui ont séjourné au château.

Héros de la guerre d’indépendance américaine et de la Révolution, Lafayette est honoré puis rejeté par les révolutionnaires français, car il vote contre la mort du roi. La chute de la monarchie en 1792, le force donc à quitter la France. Lafayette est alors fait prisonnier par l’Autriche et emprisonné à la forteresse d’Olmütz. Il est alors considéré comme un traître n’ayant pu sauver Marie-Antoinette qui est d’origine autrichienne et le roi de France. Lafayette ne reviendra en France qu’en 1799.

Le château sera modernisé par Lafayette à partir 1791 (architecte Vaudoyer) puis vendu comme bien d’émigré en 1793, suite à son départ, mais c’est la tante de La Fayette qui rachète le château.

En 1917, un industriel américain d’origine écossaise, John Moffat, l’achète au nom de l’association « Memorial Lafayette » et le fait rénover de fond en combles afin d’abriter les collections historiques de Lafayette, glanées des deux côtés de l’Atlantique. Il est meublé en style Louis XVI.

Suite à la mort de John Moffat en 1966, l’association franco-américaine « Memorial Lafayette » poursuit la gestion du château puis en transfère la propriété, en juillet 2009, au Conseil général de la Haute-Loire, qui à son tour reprend l’administration du château et fait refaire la toiture.

Les drapeaux américain et français flottent en permanence sur le château, pour honorer le rôle clé joué par Lafayette dans l’aide militaire apportée par la France aux jeunes États-Unis, à travers un corps expéditionnaire de 5 000 soldats commandé par le général Rochambeauet l’amiral de Grasse.

La flotte française rassemblée à Yorktown pour empêcher tout mouvement anglais par la mer conduira à la capitulation anglaise du général Cornwallis à Yorktown en 1781. L’indépendance américaine ne sera donc effective que cinq années après la déclaration officielle de 1776, après l’aide décisive de La Victoire (premier bateau affrété par Lafayette) et de la flotte de 200 navires qui coûtera son trésor puis sa couronne et sa vie au roi Louis XVI, suite à la convocation des États-Généraux à Versailles en 1789…

Lafayette, citoyen d’honneur américain, a vu son nom donné à une trentaine de villes et comtés et au square faisant face à la maison blanche à Washington.

Lafayette refusera 2 fois la magistrature suprême en France, en 1790 lorsqu’il est élu Président de la fête de la Fédération, puis en 1830, où après la Révolution on lui offre la Présidence de la République, à laquelle il renoncera pour une nouvelle restauration.

Le château, devenu château Chavagniac-Lafayette, abrite le musée du général, homme d’état et humaniste Lafayette.

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