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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    Citation sur la France.
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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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le Château de Bussy Rabutin

Posté par francesca7 le 6 octobre 2013


par sa riche et originale décoration intérieure, ce château constitue une curiosité révélatrice des états d’âme de son étonnant propriétaire.  Situé à mi-pente d’une colline au voisinage d’Alise Ste Reine (21). A 6 kmg de Venarey les Laumes.

le Château de Bussy Rabutin dans Bourgogne chateau_de_bussy-rabutin_097

Tout dans le château rappelle le destin de Roger de Rabutin : « nous pénétrerons dans un château rempli d’emblèmes qui peignent l’amour trompé dans son espoir et l’ambition malheureuse dans ses projets ». (A.L Milin) Le château de Bussy-Rabutin ou château de Bussy-le-Grand est un château du xiie siècle et xive siècle de style Renaissance, à Bussy-le-Grand, en Côte-d’Or en Bourgogne. Le château est classé Monument Historique en 1862, le domaine est classé monument historique le 29 mars 2005 et le château est labellisé Maisons des Illustres. Propriété de l’état depuis 1929 avec une centaine d’autres monuments, il est géré et animé par le centre des monuments nationaux du Ministère de la Culture.

LES MESAVENTURES DE ROGER DE RABUTIN :   L’art de la plume, si favorable à Madame de Sévigné, sa cousine, causa bien des ennuis à Roger de Rabutin, comte de Bussy (1618-1693), que Turenne, égratigné par ses scies, décrivait au roi comme « =le meilleur officier de ses armées, pour les chansons ». S’étant compromis, en compagnie de libertins, dans une orgie au cours de laquelle il improvisa et chanta des couplets tournant en ridicule les amours du jeune Louis XIV et de Marie Mancini, il fut exilé en Bourgogne par ordre du roi. Rejoint dans sa retraite pas sa tendre compagne, la marquise de Montglat, il composé, pour la divertir, une Histoire amoureuse des Gaules, chronique satirique des aventures galantes de la cour. Ce libelle conduisit son auteur tout droit à la Bastille où il séjourna un peu  plus d’un an avant d’être autorisé à retourner en exil dans ses terres (en 1666), mais célibataire cette fois, la belle marquise s’étant montrée fort oublieuse. Sa fille, veuve de Coligny, le rejoindra plus tard.

Portrait de Roger de Bussy-Rabutin, de son château de Bussy-Rabutin en Bourgogne.

Le château de Bussy-Rabutin fait cohabiter plusieurs époques. La cour d’honneur est entourée de galeries au décor typique de la première Renaissance française et la toiture est en ardoise. La riche et originale décoration intérieure est quant à elle, l’oeuvre intégrale de l’écrivain Roger de Bussy-Rabutin.

Ce château fort du 15ème siècle fut racheté à la Renaissance par les Comtes de Rochefort, lesquels firent abattre le mur qui fermait la cour (la courtine) transformèrent les quatre tours de défense en tours d’habitation et dotèrent les ailes d’une décoration raffinée. La façade est du 17è. Commencé par le grand-père DE Roger de Rabutin, le rez de chaussée date du règne de Louis XIII, alors que les parties supérieures évoquant le premier style Louis XIV furent terminées en 1649.

A l’intérieur du château, toute la décoration des appartements, cage dorée où l’exilé exhale sa nostalgie de l’armée, de la vie de cour, son ressentiment envers Louis XIV et se tenace rancune amoureuse, a été conçue par Bussy Rabutin lui-même.

 dans CHATEAUX DE FRANCE-          le Cabinet des devises (ou salle à manger)

Encastrés dans la boiserie, panneaux figuratifs ou allégoriques et savoureuses devises composées par le maître de maison forment un assemblage imprévu. Des vues de châteaux et monuments dont certains n’existent plus figurent sur les panneaux supérieurs. Sur la cheminée, portrait de Bussy Rabutin par Lefèvre, élève de Lebrun. Le mobilier est Louis XIII.

-          l’Antichambre des hommes de guerre

Les portraits de 65 hommes de guerre célèbres, de Du Guesclin jusqu’à notre hôte, « maistre de camp, général de la cavalerie légère de France », sont disposés sur deux rangs tout autour de la pièce. Quelques-unes de ces toiles sont des originaux, la plupart des copies exécutées au 17ème siècle. L’ensemble n’en présente pas moins un intérêt historique indéniable. Les boiseries et les plafonds sont décorés de fleurs de lys, de trophées, d’étendards et des chiffres enlacés de Bussy et de la marquise de Montglat. Sur les panneaux du bas, entre les croisées, observer deux devises qui évoquent la légèreté de la maîtresse infidèle.

-          la Tour Dorée

l’exilé s’est surpassé dans la décoration de décoration de cette pièce où il avait installé son bureau (il s’y est fait représenté en empereur romain). Entièrement couverte de peintures, elle occupe le premier étage de la tour Ouest. Les sujets empruntés à la mythologie et à la galanterie de l’époque sont accompagnés de quatrains et de distiques ravageurs. Sous le plafond à caissons richement décoré, une série de portrait (copies) des grands personnages des règnes de Louis XIII et de Louis XIV couronne l’ensemble.

-          La Chapelle

La galerie des rois de France mène à la tour Sud qui abrite un petit oratoire orné d’un beau mobilier (retable de pierre du 16è siècle représentant la Résurrection de Lazarre et une Visitation du 18ème siècle en pierre polychrome et en costumes bourguignons).

Jardins et parcs. Un part de 34 ha, étagé en amphithéâtre avec de beaux escaliers de pierre, compose une magnifique toile de fond aux jardins attribués à Le Nôtre, aux statues (17è au 19è siècle) aux fontaines et aux pièces d’eau.

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Histoire du château de La Clayette (saône et loire)

Posté par francesca7 le 6 octobre 2013

Histoire  du château de La Clayette (saône et loire) dans CHATEAUX DE FRANCE 280px-chateau_de_la_clayette_saone-et-loireJean de Lespinasse, damoiseau, reconnaît tenir en fief du roi de France « le grand étang dit de La Claete, avec le moulin attenant au dit étang », en 1307. Le 1er septembre 1368, Philibert de Lespinasse reconnaît quant à lui tenir en fief de Jean, fils du roi de France, « la place ou lieu de son étang de La Claete, situé près de la maison forte dudit lieu avec toutes les appartenances de cette place » (première mention d’un petit château, non compris dans le fief, sans doute sur terre de Bourgogne) 

Vers 1380, le château, « qui n’estait qu’une maison basse fut rebasti à neuf. Le sieur Lespinace feit faire le donjon muny de quatre grosses tours rondes et deux corps de logis entre deux, avec la chaussée de l’étang. Tout lequel bâtiment fut fait en un an depuis une fête de Toussaint jusqu’à l’autre. Tel bâtiment mesurant la chaussée despleut au sieur de la Bazolle du nom et armes de Damas. Pour doncques saouler son despit il laschoit l’eau de son estang, et par la ravine et l’impétuosité d’icelle ruinait le nouveau étang de La Clayette. A quoi le sieur de l’Espinasse remédia par le dit bastiment. » (St-Julien de Balleure, 1581). 

A la mort de Philibert, vers 1394, ses petits-fils Hugues et Philibert (sa fille Jeanne ayant épousé Jean de Chantemerle) furent, par arrêt du Parlement de 1394, déclarés adjudicataires « comme plus offrans et derniers enchérisseurs. » 

Il existait au château, dès 1420, une chapelle particulière dédiée à saint Jean l’Evangéliste et à St Etienne ; embellie, elle fut consacrée, le 14 juin 1448, par l’évêque de Mâcon, Jean Macet. D’après une visite épiscopale de 1746, elle était située dans une tour : « ladite chapelle est en forme de tour, bien carrelée en carreaux de terre, éclairée de trois vitraux, peinte en plusieurs endroits. Contre la muraille qui fait face à l’autel est un tableau représentant la Sainte Trinité. On entre dans la dite chapelle, voûtée à voûte forte, par une espèce de corridor destiné pour les domestiques … » (1) 

(1) « Il s’y trouve de remarquables fresques peintes sur la voûte, également du XVe s., représentant un concert d’anges aux instruments de musique variés qui permirent d’en authentifier l’époque. Les visages sont d’une grande finesse accentuée par des coloris de grande douceur, d’une tonalité à peine orangée s’alliant à un mauve léger. Ces anges, importants par leur nombre, présentés en deux sortes de cercles forment un tout glorifiant le Christ. » (Ces fresques ont été reproduites par le peintre fresquiste Léon Raffin pour le Musée des Monuments Français du Palais de Chaillot) (M. B. Marcelle de Beaumont, Le château de La Clayette, Vieilles maisons françaises, juillet 1965). 

A la mort d’Alice de Chantemerle (1632), épouse de Jacques de Brèche, Paul de Damas est héritier testamentaire. Les propriétaires du château se succédèrent à un rythme accéléré (7 en 90 ans) : Claude-Anthoine Palatin de Dyo (1700) ; Hector de Fay, marquis de la Tour-Maubourg (acquéreur en 1712) ; Pierre Larcher (acquéreur le 20 décembre 1718) ; Joachim de Pay (acquéreur le 17 Juillet 1720) ; et enfin, le 4 novembre 1722, acquisition du château, avec la seigneurie, par Bernard de Noblet, pour une somme de 165.000 livres, plus 1800 de « pot-de-vin ». 

Bernard de Noblet devint « comte de La Clayette et baron de Trémont », il est dit également « marquis de Noblet, comte de Chénelette ». En 1736, un décret érigea en Comté, à son bénéfice, la baronnie de La Clayette, dont le château est demeuré jusqu’à ce jour dans la même famille. 

Pendant la Révolution le château servit de résidence à la gendarmerie et aux prisonniers de guerre, d’entrepôt ; on l’utilisait également aux fêtes républicaines ; cette occupation le sauva du pillage et du saccage ; mais surtout, « si les biens ne furent pas aliénés, ce fut, dit-on, grâce à l’intervention d’Antoine de La Métherie (incarcéré à Marcigny à cause de sa modération) ». Pour manifester leur reconnaissance, les de Noblet lui donnèrent en jouissance le domaine de Curbigny et la maison de Gueurce, entourée d’un grand jardin … » 

Description 

Château magnifiquement situé, à l’extrémité Ouest du grand étang, clos par une digue qui permet d’accéder facilement du château à la rive Sud. Le château proprement dit se compose de bâtiments du XVIIIe siècle flanqués de minces tours rondes couronnées de mâchicoulis, accolés à un édifice médiéval malheureusement fort « embelli » au siècle dernier. 

 dans Saône et LoireLes communs, avec leur poterne fortifiée, leurs longs bâtiments parallèles flanqués de tours et d’échauguettes, ont été mieux sauvegardés et ont très belle allure. Ils s’alignent en deux rangées le long d’une cour intérieure, directement plantée sur l’étang qui borde cet ensemble sur ces trois faces. Le bâtiment oriental est cantonné d’une grosse tour ronde, coiffée d’une toiture domicale et flanquée elle-même d’une tourelle ronde d’escalier. La poterne, dominée par une tour carrée, s’ouvre dans le bâtiment de l’ouest. Echauguette d’angle sur chaque face des bâtiments qui regarde l’étang. 
« La voûte de la chapelle est décorée d’intéressantes fresques du XVe siècle représentant des anges musiciens. » 

Documentation 

– Mouterde (Abbé H.), La Clayette … de l’origine à la Révolution, Paray-le-Monial, Imp. Nouvelle, 1931. 
– Merveilles des châteaux de Bourgogne et de Franche-Comté, coll. Réalités. 
– Menand (Jean), Châteaux de Saône-et-Loire, p. 18. 
– Soulange-Bodin (H.), Les châteaux de Bourgogne, p. 118. 
- La Clayette et les Chantemerle, par Pierre de Saint-Julien de Balleure, « De l’origine des Bourgongnons et antiquité des estats de Bourgongne, plus des antiquités d’Autun, de Chalon, de Mascon, de l’abbaye et ville de Tournus, 1581. » 

Source : Fiche établie par Mme Oursel en 1970, inventaire du patrimoine, La Clayette, château (AD71). 

 

 

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Palais des ducs de Bourgogne

Posté par francesca7 le 19 août 2013

Palais des ducs de Bourgogne dans Bourgogne 800px-panoramique_palais_duc_de_bourgogne

Le palais des ducs et des États de Bourgogne à Dijon en Côte-d’Or est un ensemble architectural comprenant plusieurs parties imbriquées : la plus ancienne est le palais ducal des xive siècle et xve siècle, de style gothique, qui comprend encore un logis (bien visible depuis la place des Ducs), les cuisines ducales (cour de Bar) et deux tours : la tour de la terrasse, ou tour Philippe le Bon et la tour de Bar. La plus grande partie des bâtiments visibles aujourd’hui a cependant été bâtie aux xviie et surtout xviiie siècles, dans un style classique, avec le dessin de la place royale, aujourd’hui place de la Libération. Enfin, la façade du musée des Beaux-Arts, sur la place de la Sainte-Chapelle, a été élevée au xixe siècle à l’emplacement de la Sainte-Chapelle de Dijon détruite en 1802. Cet ensemble, dans un remarquable état de conservation, témoigne de presque un millénaire de vie politique à Dijon.

Le Palais fut le siège des souverains des États bourguignons, les ducs de Bourgogne. Classé au titre des monuments historiques par laliste de 1862 et par arrêté de 1926, il abrite aujourd’hui la mairie de Dijon et le musée des Beaux-Arts de Dijon.

Histoire du palais des ducs et des États de Bourgogne 

Le duché de Bourgogne est fondé au ixe siècle vers 880 à partir du Royaume de Bourgogne, par les rois Carolingien Louis III de France etCarloman II de France et les membres princiers de leur famille qui se partagent l’Empire carolingien de Charlemagne dont ils ont hérité en réorganisant tous les royaumes Carolingiens de France en duchés et comtés féodaux vassaux du roi de France.

Richard II de Bourgogne (dit Richard le Justicier) est nommé marquis puis premier duc de Bourgogne et un des six pairs laïcs primitifs de France par son suzerain le roi Louis III de France (voir liste des ducs de Bourgogne)

Les hôtels de Monseigneur à Dijon 

Situation 

L’actuel palais des ducs de Bourgogne ne fut jusqu’au ixe siècle qu’un simple château ducal dont on ne sait presque rien, adossé aux murs du castrum du iiie siècle (fort ou place forte gallo-romaine) au cœur de Dijon

La résidence princière 

 Assemblée de l’Ordre de la Toison d’Or, présidée par Charles le Téméraire, à Valenciennes en 1473

Le somptueux palais des ducs de Bourgogne est entièrement reconstruit à partir de 1365 et à partir du vieux château ducal avec la tour de Bar de 46 mètres de haut au cœur de Dijon, capitale du duché de Bourgogne et des Pays-Bas bourguignons, par le premier duc de Bourgogne de la Maison capétienne de Valois le prince et duc Philippe II de Bourgogne dit Philippe le Hardi, fils du roi Jean II de France et ses trois successeurs Jean sans Peur, Philippe le Bon : façade flamboyante, logis ducal de 1448 à 1455, grande salle des festins et cuisine ducale de 30 cuisiniers en 1433.

Certains éléments principaux de l’hôtel des ducs de Bourgogne sont à mettre en valeur.

  • La Tour de Bar (1365-1370)

Philippe le Hardi, entreprit la rénovation du palais des ducs capétiens dès son arrivée à Dijon, et fit construire la Tour Neuve (1365) par Belin de Comblanchien. Cette tour résidentielle de trois étages est pourvue de vastes salles équipées de grandes cheminées. Le rez-de-chaussée aux clefs de voûte sculptées, servait de salle capitulaire pour la Sainte-Chapelle. Elle servit de prison au roi René d’Anjou, duc de Bar et de Lorraine. Le roi René fut fait prisonnier par Antoine de Toulongeon à la bataille de Bulgnéville, le 21 juillet 1431. Il fut retenu par Philippe le Bon jusqu’au 1er mai 1432. Ayant laissé ses deux jeunes fils comme otages à Dijon pendant son élargissement, il se reconstitua prisonnier en 1435, et, devenu duc d’Anjou, comte de Provence, roi de Naples et de Sicile, demeura jusqu’au 8 novembre 1436 au second étage de cette tour, qui prit ensuite le nom de Tour de Bar.

Les ducs de Bourgogne souverains de l’État bourguignon 

  • Philippe II de Bourgogne dit « Philippe le Hardi » (1342-1404), fils du roi Jean II de France
  • Jean Ier de Bourgogne dit « Jean sans Peur » (1371-1419)
  • Philippe III de Bourgogne dit « Philippe le Bon » (1396-1467)
  • Charles de Valois-Bourgogne dit « Charles le Téméraire » (1433-1477)

180px-Dijon_-_Palais_des_Ducs_de_Bourgogne_04 dans CHATEAUX DE FRANCE

Le palais aujourd’hui 

Rénovation de juin 2008 à 2012, chantier de transformation et d’agrandissement du Musée à l’intérieur du Palais. Avec près de 150 000 visiteurs par an, et près de 5 000 m2 en accès libre, le palais s’ouvre au grand public, avec des nouveaux espaces muséographiques, et des aménagements contemporains.

Le palais accueille aujourd’hui:

Événements marquants dans l’histoire du Palais 

  • Réception du roi Charles VI, au Palais par Philippe le Hardi, du 13 au 17 février 1390.
  • Départ de Dijon de la dernière croisade, commandée par le fils ainé du duc Jean de Nevers pour délivrer Constantinople, le 30 avril 1396
  • Incendie de 1417
  • Incendie du 17 février 1503
  • Annexion du duché de Bourgogne par Louis XI à la mort de Charles le téméraire par le traité d’Arras en 1482
  • Siège de Dijon, défendue par le gouverneur Louis de La Trémoïlle contre les armées suisse, allemandes et francs-comtoise, du 8 au 13 septembre 1513
  • Cérémonie pour l’inauguration de la salle des États le 23 juin 1700

Allez également visiter Article détaillé : Musée des beaux-arts de Dijon.

 

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Lieu monastique de Fontevraud

Posté par francesca7 le 19 août 2013

 Lieu monastique de Fontevraud  dans CHATEAUX DE FRANCE 280px-fontevraud3

(dans le Maine et Loire)

L’abbaye est située dans l’ancienne province d’Anjou, sur la commune de Fontevraud-L’Abbaye, dans le Maine-et-Loire. Elle se situe à environ 12,5 km au sud-est de Saumur, 55 km au sud-est d’Angers, et 53 km au sud-ouest de Tours. Elle se trouve également à environ 3 km au sud de la Loire.

Le site s’étend dans une vallée, à la confluence de trois rus dont le principal s’appelle l’Arceau qui se jette en aval directement dans la Loire. L’abbaye se situe au sud de l’autoroute A85. Les sorties les plus proches sont la   Vivy en Maine-et-Loire et   Bourgueil en Indre-et-Loire. L’accès par la sortie   Vivy se fait via Saumur par la D347 au sud, puis la D947 vers l’est qui longe la Loire jusqu’à Montsoreau et continue au sud vers Fontevraud-L’Abbaye. L’accès par la sortie  Bourgueil se fait via la D749 qui passe la Loire au sud grâce au pont de Chouzé-sur-Loire, puis par la D7 qui longe le fleuve, traverse la Vienne en confluence de la Loire et rejoint Fontevraud-L’Abbaye au sud-ouest.

 

L’histoire de Fontevraud peut se lire dans son architecture, comptant plusieurs éléments remarquables pour leur ampleur et leur conception. Le vaste domaine de Fontevraud, composé de quatre prieurés et qui s’étend sur 14 hectares, fait l’objet depuis 1965 de chantiers de restauration permanents.

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L’église abbatiale

Construite entre 1105 et 1165, en tuffeau, l’église abbatiale croise les styles angevins et poitevins. Elle est composée d’un chœur élancé et épuré, contrastant avec la nef ornée d’une centaine de chapiteaux sur lesquels les trésors de sculpture romane sont d’une richesse exemplaire.La nef accueille les quatre somptueux gisants de la dynastie des Plantagenets : Aliénor d’Aquitaine, Henri II, Richard Cœur de Lion et Isabelle d’Angoulême.

Le cloître

Au cœur du monastère principal du Grand Moutier, les quatre galeries du cloître, mesurant jusqu’à 59 mètres de long, desservent les différents bâtiments monastiques : l’abbatiale, le réfectoire, les cuisines, les dortoirs … Il est le passage obligé pour les multiples trajets quotidiens des religieuses qui assistent à huit offices par jour.

La salle capitulaire, dans la galerie sud, est le lieu où les décisions importantes sont prises par l’assemblée des religieuses qui se réunit une fois par semaine sous l’autorité de l’abbesse. Les murs sont recouverts de fresques représentant les scènes de la Passion du Christ, réalisées au XVIe siècle. Elles sont décorées d’ajouts anachroniques : les portraits des abbesses qui se sont succédé à la tête de l’Abbaye.

Les cuisines

D’un style byzantin rapporté des croisades, ce bâtiment diffère des autres par sa pierre de Charente, plus dure que le tuffeau et supportant la chaleur, et par sa forme octogonale. D’une hauteur de 25 mètres, recouvert de 21 cheminées en « écailles de poisson », il est constitué à l’origine de huit absidioles rayonnantes. Trois absidioles ont aujourd’hui disparu. Ces cuisines, appelées « fumoir », étaient utilisées pour fumer les poissons, aliment principal des religieuses, élevés dans les viviers de l’Abbaye ou provenant des pêches en Loire.

Le réfectoire

Le réfectoire long de 46 mètres où les moniales prenaient leur repas dans un silence recueilli.

Les dortoirs

Situés sous une monumentale charpente en coque de bateau renversée, ils sont accessibles par un escalier renaissance couvert d’une voûte en berceau à caissons sculptés.

fleche-a-droiteVISITER LE SITE  : www.abbayedefontevraud.com

L’abbaye de Fontevraud est une ancienne abbaye d’inspiration bénédictine, siège de l’ordre de Fontevraud, fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel et située à Fontevraud, près de Saumur en Anjou (actuel Maine-et-Loire). Site de 13 ha établi à la frontière angevine du Poitou et de la Touraine, elle est l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe.

Érigée dès sa fondation en monastère double dans l’esprit de la réforme grégorienne, l’abbaye de Fontevraud va s’attirer la protection des comtes d’Anjou puis de la dynastie des Plantagenêts qui en feront leur nécropole. Après un déclin à partir du xiiie siècle, l’abbaye est dirigée pendant presque deux siècles par des abbesses issues de la famille royale des Bourbons. La Révolution française porte un coup d’arrêt définitif à l’établissement religieux qui se transforme en établissement pénitentiaire jusqu’en 1963. Les différentes rénovations des édifices débutent dès lexixe siècle après le classement de l’abbaye au titre des monuments historiques en 1840 et se poursuivent jusqu’à nos jours. En 2000, l’abbaye de Fontevraud est classée au patrimoine mondial de l’Unesco avec l’ensemble du site culturel du Val de Loire.

L’ensemble monastique se compose aujourd’hui des deux monastères encore subsistants sur les quatre d’origine. Le plus important est le monastère du Grand Moutiers, ouvert au public, qui héberge l’église abbatiale, la cuisine romane et la chapelle Saint-Benoît du xiie siècle, ainsi que le cloître, les bâtiments conventuels, dont la salle capitulaire, et les infirmeries du xvie siècle. Certains des bâtiments hébergent aujourd’hui des salles de séminaire. Le prieuré Saint-Lazare, dont l’église date du xiie siècle, a été transformé en résidence hôtelière.

 

 

 

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Château de Auvray

Posté par francesca7 le 24 juin 2013

Trésor de La Forêt-Auvray
et grotte de Roche-d’Oître (Orne)

(D’après « Bulletin de la Société historique
et archéologique de l’Orne », paru en 1909)

 

Le château de La Forêt-Auvray, dans l’Orne, abritait prétendument un immense trésor que des gens du pays auraient tenté, en vain bien qu’usant de sorcellerie, de découvrir. Les récits attachés à ces lieux qui virent passer le régicide involontaire de Henri II, puis le roi Henri IV lui-même, ne doivent pas occulter ceux qui ont trait à la grotte de Roche-d’Oître, connue sous le nom de Chambre des Fées et à laquelle un gentilhomme honni dut la vie sauve durant la Révolution, ainsi que le général Frotté lors des guerres de Chouannerie.

Les traditions donnent à tout château ancien des souterrains se prolongeant à de grandes distances et un trésor caché. Celui de la Forêt-Auvray était, dit-on, une pipe — dans le Perche, la pipe contient environ 750 litres — pleine d’or, un grand coffre contenant des diamants, des pierres précieuses et une grande statue de la Sainte Vierge en argent massif. Ceci aurait été caché pendant les guerres de religion ; une tour dite des Morts fut pillée et les tombes violées pendant la Révolution ; ce doit être à la même époque que la famille de Costart perdit dans un incendie ses portraits et ses papiers de famille.

Château de Auvray dans CHATEAUX DE FRANCE auvray-300x196

Château de La Forêt-Auvray (Orne)

Dans les Esquisses du Bocage Normand, Tirard prétend que des gens du pays pénétrèrent la nuit dans la chapelle en brisant les portes pour trouver le trésor ; « l’un d’eux, qui avait de grandes connaissances, s’était muni d’un trèfle à cinq feuilles et il accomplit des cérémonies mystérieuses. » Malgré toute cette sorcellerie, les recherches de ces bandits restèrent infructueuses.

Des vieillards racontaient que dans leur enfance on les berçait avec des histoires de fées qui venaient danser pendant la nuit de Noël autour des deux menhirs qui se trouvaient dans une prairie au bord de l’Orne, non loin du château. Après avoir soulevé les pierres pour s’assurer que le trésor existe encore elles s’envolent dans les airs en chantant.

Un récit nous ramènera vers la vallée de la Rouvre ; c’est l’aventure d’un sire de la Forêt-Auvray qui s’éprit d’une des fées qui avaient élu domicile dans cette grotte de Roche-d’Oître, connue sous le nom de Chambre des Fées. Il l’épousa et ils furent très heureux, mais un jour que la fée s’était attardée à sa toilette, son mari lui dit quand elle descendit : « Belle dame, vous avez bien tardé et seriez bonne à quérir la mort. » Elle s’envola aussitôt et, en s’enfuyant pour toujours, elle laissa l’empreinte de sa main sur le bord de la fenêtre.

Vous remarquerez que cela ressemble presque complètement à la légende de la fée d’Argouges des environs de Bayeux. La seule différence c’est que la fée de la Forêt ne revient pas la nuit, vêtue de blanc, voltiger en criant : « La Mort ! la Mort ! » Si on a voulu attribuer cette tradition à cette région, c’est vraisemblablement parce que la famille d’Argouges a longtemps habité le château de Rânes.

Ne quittons pas La Forêt sans raconter deux anecdotes : la première, c’est le passage de Gabriel de Montgommery après son tournoi contre Henri II — Montgommery blessa mortellement le roi lors d’un tournoi en 1559 —, fuyant la colère de Catherine de Médicis ; il se reposa dans ce château après s’être arrêté à Aubry. Il s’empressait de gagner la côte pour passer en Angleterre et il ne dut son salut qu’à la merveilleuse rapidité de sa jument Ralphe.

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La seconde anecdote est le séjour que fit Henri IV à La Forêt, et non loin de là on montre encore dans la cour de la ferme du Rey — corruption du mot roi — un vieux et magnifique chêne sous lequel le monarque a dû se reposer au cours d’une promenade.

A la fin du XIXe siècle, on racontait encore la tragique aventure d’un gentilhomme voisin, qui vint, pendant la Révolution, se réfugier dans la Chambre des Fées, à Roche-d’Oître. De la Sicotière reprit cette tradition et fixe même la date (14 juillet 1789), où, pour échapper à la mort, il vint se cacher dans ce lieu sauvage. D’après lui, c’est grâce au dévouement d’un fidèle serviteur (Joseph Robert) qu’il dut d’échapper à ses vassaux qui le poursuivaient. Au pied d’un arbre, au sommet de la muraille rocheuse qui domine la Rouvre, Robert attache une corde à nœuds où son maître, non sans danger, peut descendre et pénétrer dans cette grotte inaccessible. Bientôt le fidèle serviteur revient apportant à son maître des vivres et des couvertures qui le mettent à l’abri de la pluie et de la fraîcheur des nuits.

Ceci est fort dramatique et très embelli : la Chambre des Fées n’est pas d’un accès aussi difficile que les historiens ont bien voulu le dire ; quant au dévouement du serviteur, il semble extraordinaire pour un maître qui était, affirme-ton, ni aimable, ni aimé. Ce gentilhomme n’était autre que Pierre-Alexandre Fouasse de Noirville, qui avait acheté le 14 mars 1733 le Marquisat de Ségrie-Fontaine ; il fit raser l’ancien château et celui qu’il commença à construire, en 1758, ne fut jamais terminé. Gentilhomme de fraîche date„ de Ségrie tenait beaucoup à ses droits et paraît s’être fait détester dans le pays, contrairement à ce qu’affirme de son côté de la Sicotière, qui prétend qu’il fut traqué par ceux qu’il avait comblés de ses bienfaits.

D’après les traditions populaires, il se serait préparé par ses fautes les inimitiés de tout le pays. De lourdes corvées imposées à ses vassaux pour achever l’ancienne route du Pont-des-Vers à Ségrie, la rigueur la plus inintelligente dans la rentrée de ses droits féodaux, une hauteur maladroite, dont la date si récente de sa noblesse pourrait peut-être donner l’explication — l’Histoire du canton d’Athis, par le comte de la Ferrière-Percy, nous renseignant sur ce point —, voilà ce qui serait à l’origine de ces tristes scènes de violence qui n’ont été qu’une exception dans le Bocage Normand.

Enfin de Ségrie quitta Roche-d’Oître et alla se réfugier chez de Brossard, au château des Iles-Bardels ; on découvrit sa retraite et il ne dut son salut qu’à l’intervention de son hôte, qui était très aimé dans le pays. Par acte, passé devant notaire, au château de la Fresnaye, le 22 juillet 1789, il lui fit abandonner ses droits féodaux.

Voici cet acte :

« Par devant Me Claude Bellencontre, notaire à Falaise, lut présent Messire Alexandre-Anne Fouasse de Noirville, seigneur et patron de Ségrie-Fontaine, la Lande-Saint-Siméon, Rouvrou, Mesnil-Hubert, Mesnil-Vilment, lequel par ces présentes a déclaré renoncer en faveur de ses vassaux des fiefs ci-dessus nommés tant pour eux que pour leur postérité à tous les droits, servitudes et rentes seigneuriales à quoi lesdits vassaux sont et peuvent être tenus sous quelque dénomination que ce soit envers ledit seigneur de Ségrie déclarent ledit seigneur que lesdits droits consistent :

« Pour la paroisse de Ségrie en rentes seigneuriales de grain, argent, volailles et dans les servitudes suivantes : Faner et récolter les foins dans les prés de la Vigne et Morin. Ramasser les fruits et aider à faire les boissons. Service de sommage, à savoir : Service de chevaux et d’hommes par corvées. Banalité du four de Ségrie et de Bréel.

« Pour Rouvrou : Rentes seigneuriales en grain, argent et volailles, brebis de brebiage, porcs de porcage, servitude de curer les étables. Droit de Champart sur tous les blés croissants sur les terres dudit fief. Banalité du Moulin de Rouvrou.

« Pour les autres communes, même renonciation et pour des droits identiques ». Enfin ledit seigneur de Ségrie renonçait à percevoir aucun droit de relief et treizième pour raison de vente ou de mutation à quelque titre que ce fut. Il accordait également le droit de détruire les garennes et la liberté de chasse et de pêche. Une seule condition était imposée au ci-devants vassaux : c’est qu’ils respecteraient les possessions dudit seigneur et conserveraient son château de Ségrie.

Ses vassaux simulèrent une grande joie, mais leur haine n’était pas calmée et bientôt de Noirville dut se retirer à Falaise et, peu après, il partit avec toute sa famille pour l’émigration ; il ne revint jamais en France.

Une autre légende est celle racontée par le comte de la Ferrière dans son Histoire du canton d’Athis. Il prétend que pendant les guerres de la Chouannerie, le général Louis de Frotté, chef de l’insurrection contre-révolutionnaire en Basse-Normandie, était venu, en 1795, chercher un asile dans la grotte de Roche-d’Oître. Il ajoute que bien des années après un neveu du général portant le même nom, voulut, avec lui, visiter cette Chambre des Fées, où son oncle avait défié les Bleus.

« Nous étions groupés, dit le comte de la Ferrière, sur une autre masse de rochers, nous le vîmes descendre assez facilement, mais quand il fallut remonter nous tremblâmes un instant pour lui ; au-dessus de sa tête, la roche luisante et nue, au-dessous le vide. Il était là comme suspendu, ne pouvant ni avancer ni reculer. A la distance où nous étions, nous pûmes apercevoir à sa gauche une légère crevasse ; nous le guidâmes de la voix, il s’y laissa glisser et, à l’aide de quelques arbrisseaux qui pliaient sous sa main, il regagna la plate-forme d’où il était parti. »

Ces deux légendes sont-elles vraies ? Y en a-t-il une d’authentique ? C’est ce qu’on ne peut affirmer. La renonciation de M. de Noirville à ses droits féodaux n’est nullement une preuve qu’il se soit caché à Roche-d’Oître. La tradition du général de Frotté se réfugiant dans cette Chambre des Fées paraît toutefois plus probable ; en effet, les gens de Saint-Philbert prétendent qu’avant d’aller dans les rochers il s’était retiré dans une cache du jardin de la ferme de Laisné des Haies. La visite de cette grotte par un autre M. de Frotté prouve que dans la famille il n’était pas douteux que son oncle y fût venu chercher un asile.

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Trésor de l’abbé

Posté par francesca7 le 4 juin 2013

Rennes-le-Château ou le trésor
de l’abbé Bérenger Saunière

(Source : Le Point)

 

Trésor de l'abbé dans CHATEAUX DE FRANCE rennesLe 1er juin 1885, monseigneur Félix Billard, évêque de Carcassonne, envoie Bérenger Saunière, jeune prêtre de 33 ans sans le sou, tenir la cure d’une bourgade de l’Aude : Rennes-le-Château. Le village est dans un piteux état, la maison de Dieu à moitié en ruine, et le presbytère presque inhabitable…

Pour le professeur de séminaire à Narbonne, ce n’est pas vraiment une promotion. Rebelle à la hiérarchie, le curé paie son insolence et son indépendance. Fidèle à lui-même, il commence par prendre une décision choquante pour les paroissiens : il engage, comme gouvernante, une jeune servante de dix-huit ans, Marie Denarnaud. Puis, il entreprend des travaux dans l’église avec l’argent prêté par la mairie.

Quelques années plus tard, le prêtre a non seulement entièrement refait et décoré son église, tout comme son presbytère, mais il a aussi fait sortir de terre de formidables constructions à des coûts incompatibles avec ses moyens financiers connus. Lui-même laisse entendre qu’il a trouvé un trésor, amplifiant les rumeurs sur son origine, mais, jamais, il n’aurait imaginé que son histoire allait déclencher un tel tintamarre plusieurs décennies plus tard. À l’époque, cette affaire n’est connue que du village.

Le curé aux milliards, pain bénit pour l’ésotérisme
Dans les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale, le domaine de l’abbé est racheté par Noël Corbu, industriel perpignanais, qui le transforme en hôtel-restaurant. Mais, isolé, le village n’attire guère les touristes. Il a alors l’idée géniale de médiatiser l’histoire de Rennes-le-Château. Les clients, venus de la France entière, pouvaient en prendre connaissance, au cours des repas, grâce à un magnétophone, disposé sur la table.

La presse régionale se fait l’écho de l’affaire du curé aux milliards. Les spécialistes en ésotérisme, comme Pierre Plantard et Gérard de Sède, la récupèrent, provoquant un déferlement littéraire qui a pour effet de tout embrouiller. D’une simple histoire de trésor, on en vient à évoquer l’existence d’un descendant caché des dynasties mérovingiennes.

Pour les tenants d’une lignée occulte, l’histoire des Mérovingiens ne s’est pas arrêtée au dépôt de Childéric III par Pépin le Bref en 751, père de Charlemagne. Le roi Dagobert II, roi d’Austrasie de 674 à 679, aurait eu un fils caché, un certain Sigisbert. La légende dit qu’après l’assassinat de son père, tué d’un coup de lance dans l’oeil, le rejeton aurait été pris en charge par sa mère Gisèle, puis envoyé se terrer dans le Razès, tout près de Rennes-le-Château, d’où celle-ci était originaire. Il y aurait fait « souche », donnant naissance à une ligne cachée de rois mérovingiens. L’Histoire n’en conserve aucune trace, même sous forme de rumeur.

Accédez à l’article complet 

 

À lire

Grandes énigmes de l’histoire de France par Didier Audinot, 2009, Grancher, 2009.

Mythologie du trésor de Renne : histoire véritable de l’abbé Saunière, curé de Rennes-le-Château, René Descadeillas, Mémoires de la Société des arts et des cciences de Carcassonne, 1971-1972.

Rennes-le-Château : autopsie d’un mythe par Jean-Jacques Bedu, Loubatières, 1990.

 

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Le château de Nérac

Posté par francesca7 le 4 juin 2013

Le château de Nérac :
voyage au bout de l’Histoire

(lot et garonne)

Le château de Nérac dans CHATEAUX DE FRANCE nerac

Incontournable adresse pour les amoureux de l’Histoire de France, comme les non-initiés, le château de Nérac abrite l’exposition « Henri de Navarre sur les marches du trône », ainsi qu’une section archéologique. Un site à découvrir absolument !

Aussi célèbre qu’il puisse être dans le département et ses alentours, le musée Henri IV de Nérac ne lasse jamais les visiteurs de passage comme les habitués, prêts à découvrir ou redécouvrir ce site témoin des premières années du prince de Navarre. Perle du patrimoine lot-et-garonnais, le château qui l’abrite se réduit aujourd’hui à l’aile nord et sa tour intérieure, suite au passage de sans-culottes quelque peu énervés.

En dépit de l’ouvrage destructeur de ces « enquiquinants révolutionnaires », la bâtisse conserve encore aujourd’hui un charme certain. Ses murs se veulent le symbole du (gros) quart d’heure de gloire que la splendide cité de Nérac a connu dans la seconde moitié du XVIe siècle.

Un musée sur deux étages
Henri de Bourbon-Vendôme, alors Henri III de Navarre, séjourne en compagnie de son épouse la Reine Margot de 1577 à 1582 dans le château, fief de la maison d’Albret. Le premier étage du musée est consacré au futur roi et à la cour de Nérac. Plusieurs dates et anecdotes sont égrainées au fil d’une visite rapide, le lieu n’étant pas immense. Son mariage avec Margot, le massacre de la Saint-Barthélemy – auquel il échappa, lui le protestant, en vertu de son sang royal – et son accession au trône de Navarre, le tout en 1572, sont indiqués et expliqués sous l’angle de ce monarque devenu image d’Épinal à partir du XVIIIe siècle.

Un certain nombre de tableaux sont exposés, retraçant (avec leur part d’affabulations et de grandiloquences graphiques caractéristiques de l’époque) les grands moments de la vie du roi. Une majestueuse huile sur toile du peintre Pierre-Jérôme Lordon, datant de 1827, peut notamment être admirée.

Le rez-de-chaussée renferme des vestiges archéologiques retrouvés en Albret, du Néolithique à la période gallo-romaine. Histoire de compléter la visite de ce musée autant dédié au champion de la poule au pot (si l’on en croit la légende) qu’à l’histoire de la ville de Nérac et de ses environs.

Renseignements pratiques 
Ouvert en ce moment tous les jours de 10h à 18h.
Tarifs : plein 4 euros, réduit et groupes 3 euros, gratuit pour les moins de 12 ans.

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Morvan, un pays de châteaux

Posté par francesca7 le 30 mai 2013

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Les échelles s’abattent contre la muraille, les pierres volent, le bruit des armes et les hurlements des hommes, cris d’ivresse meurtrière ou cris d’agonie, effraient les plus courageux. Les « Ecorcheurs » sont là depuis déjà cinq jours. Ils assiègent la forteresse de Thil, solidement assise au sommet de sa montagne. Horriblement cruels, les Ecorcheurs suspendent leurs prisonniers sous des portiques de bois, leur déchirent le corps avec des grappins avant d’enflammer les bûchers empilés sou les suppliciés. Menaces terrifiantes pour ceux qui osent résister. Le 25 mai 1366, l’inévitable se produit. Thil tombe aux mains des maudits.

Morvan, un pays de châteaux dans CHATEAUX DE FRANCE chateau-de-thil-300x199

Que reste-t-il aujourd’hui de THIL ?

D’imposantes ruines ceintes de barbelés dominant toute la contrée. On le dit construit sous Charlemagne pour se protéger des Normands. Plusieurs fois rebâti, il échappe de justesse aux démolitions ordonnées par Richelieu en 1640. Depuis le début du siècle, ses différents propriétaires successifs tentent maladroitement de le restaurer. Tout à côté, la belle collégiale du XIVème siècle s’éteint lentement.

 

Mais, Thil, célèbre grâce à sa positon stratégique, ne représente qu’une des pages de l’historie du pays. Luxe de qualité, environnement de classe, golf, piscine, le château de Chailly sur Armançon attaque une nouvelle carrière avec panache, profitant des charmes rares de son architecture typiquement Renaissance bourguignonne du 15ème siècle.

Et si, comme Gargantua, héros local des légendes d’ici, nous enjambons la forêt à grands coups de bottes de sept lieues, nous découvrons un étonnant assortiment de châteaux de toutes sortes. Château du 15ème ruiné de Chazelle l’Echo ou fière façade 18ème de Missery flanquée de vieilles tours rondes. Château 16ème à l’allure bien rustique de Villargois, blotti au fond de son vallon avec son allée de tilleuls bicentenaires, ou élégant édifice de Pluvier du 15ème agrémenté de baies en accolades, meurtrières et tours.

Un coup de bottes plus loin, voici Mont Saint Jean, assiégé au début du 10ème siècle par Raoul, duc de Bourgogne et roi de France. L’ensemble du village nous imprègne de cette ambiance féodale avec sa promenade qui longe les vieux remparts, dominés par la masse quadrangulaire du donjon autrefois accessible par un pont levis dont on retrouve très bien l’emplacement.

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Mini Versailles perdu dans son immense parc ornementé de fontaines, pièces d’eau, statues, animé par sa ménagerie et sa faisanderie, Bierre les Semur, demeure luxueuse des Chartraire de Montigny résista hélas bien difficilement à la traversée des siècles. Remanié au 19ème, fort abîmé au 20ème, et en particulier pendant la dernière guerre, le superbe château ne conserve plus qu’un corps de logis dont les décorations se sont envolées. Dernière pichenette à son orgueil, le joli temple d’amour qui palpitait au cœur d’une petite île fut transféré au parc de la Colombière à Dijon.

 

Impossible de ne pas parler de Bourbilly, pied à terre de madame de Sévigné à qui il arriva, en passant par Saulieu, une bien agréable aventure que l’on a découverte dans les pages qui précèdent. Si vous êtes venus par l’autoroute de Paris, vous n’avez pas manqué de voir la forteresse d’Eguilly, outragée par la proximité de cette voie rapide. Continuant alors vers Saulieu, les toits pointus de Thoisy la Berchère piqueront votre œil attentif ; plus tard, plus loin, vous devrez réveiller votre attention pour apercevoir, caché en contrebas du village de La Roche en Brenil, la demeure de Charles de Montalembert, joli château dont les origines nous ramènent au 12ème siècle, époque où existait une famille de La Roche en Brenil. Remanié durant les 16ème et 18ème siècle, l’édifice élégant abrite encore la bibliothèque du célèbre politicien publiciste.

Mais qu’il est difficile de vous parler du magnifique patrimoine de cette région. Dans un rayon d’une trentaine de kilomètres autour de Saulieu, c’est autant de visites que vous devrez organiser pour découvrir le plus somptueux ou le plus modeste. Chailly le prestigieux ou Lédavrée, caché au cœur d’un bosquet aux abords du village, patiemment englouti, dévoré par une végétation qui, d’année en année, nous en arrache quelques pierres.

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Au château d’Angers

Posté par francesca7 le 4 mai 2013

 

Le château d’Angers, aussi appelé château des ducs d’Anjou, est situé dans la ville d’Angers dans le département de Maine-et-Loire en France.

La forteresse est édifiée sur un promontoire de schiste ardoisier qui domine la Maine. Le site est occupé dès l’antiquité du fait de sa position défensive stratégique. Par la suite, les comtes d’Anjou y installent leurs demeures, jusqu’à la fin de l’empire Plantagenêt qui voit le royaume de France conquérir le comté d’Anjou. Louis IX fait construire le château actuel au xiiie siècle tandis que les ducs d’Anjou le transforment en résidence seigneuriale au xve siècle. Yolande d’Aragon y donne naissance à René d’Anjou. Au xviie siècle, suite aux troubles des guerres de religion, le roi ordonne la destruction du château, mais seule la partie supérieure des tours est détruite. Il est par la suite transformé en prison, puis en garnison et dépôt de munition pendant la Seconde Guerre mondiale. Au début du xxie siècle, il héberge la tenture de l’Apocalypse et est un des sites touristiques les plus visités de Maine-et-Loire. Son ouverture au tourisme est gérée par leCentre des monuments nationaux.

De la Révolution à aujourd’hui 

Pendant la Révolution, en 1789, le château devient le siège du Comité Révolutionnaire d’Angers. Au début de messidor an I (fin juin 1793), les Vendéens, de retour de la Virée de Galerne, assiègent sans succès la ville et son château. La forteresse est alors de nouveau utilisée comme prison durant la Terreur et les guerres de Vendée.

En 1806, la démolition de l’ouvrage avancé de la porte des Champs est autorisée afin de mettre en place un boulevard. Le château est converti l’année suivante en prison civile et militaire. En 1813, la chapelle est coupée par un étage afin d’accueillir deux cents marins anglais prisonniers des guerres napoléoniennes. Deux ans plus tard, après la défaite définitive de l’empereur, les Prussiens occupent la forteresse. Elle est réoccupée en 1817 par l’armée française qui la transforme en arsenal et en garnison. En 1857, le Conseil Général devient propriétaire du château pour la somme de 20 000 francs mais doit en contrepartie s’occuper de l’entretien des parties historiques du site. Le château est classé Monument historique en 1875 alors que l’armée dégrade le Logis royal et la chapelle et met en place des constructions militaires.

En 1912, la ville d’Angers prend les fossés en location et les aménage en jardins. Elle y place des daims et biches en 1936. Des négociations ont lieu entre l’armée et la Direction générale des Beaux-Arts concernant le château. En juillet 1939, les négociations aboutissent et les plans de restauration sont ébauchés. Le projet est interrompu par la Seconde Guerre mondiale. Les Allemands occupent le site et y entreposent leurs munitions. Les 15 et 16 mai 1944, l’armée allemande procède à l’évacuation des hommes présents et de leurs munitions, par crainte des bombardements alliés. Dix jours plus tard, les 25 et 26 mai, Angers subit son premier bombardement. Six bombes tombent sur le château, dont trois dans l’enceinte même. Une voûte de la chapelle s’effondre, le Logis royal est incendié, les toitures sont arrachées.

Au château d'Angers dans CHATEAUX DE FRANCE angers

En 1945 démarre la reconstruction de la chapelle sous la direction de l’architecte Bernard Vitry. Les constructions militaires légères sont démontées. En 1948, les jardins sont plantés et le château est ouvert au public. La restauration de la chapelle est complétée trois ans plus tard et celle-ci est inaugurée par l’évêque d’Angers. En 1952, la décision est prise de construire un bâtiment pour accueillir la tenture de l’Apocalypse. Celui-ci est inauguré le 30 juillet 1954. Entre 1970 et 1979, le quai Ligny est progressivement rasé par la ville afin d’aménager des voies rapides sur la rive gauche des berges de Maine et dégageant ainsi la vue sur les murailles.

Entre 1992 et 2003, une série de fouilles archéologiques préventives est réalisée par l’AFAN puis l’INRAP dans le cadre de la rénovation de la galerie de l’Apocalypse. Ces fouilles permettent notamment la mise au jour des vestiges du palais comtal, ainsi que des vestiges des occupations néolithiques, gauloises et romaines. En 2007, l’espace d’accueil et de billetterie est réaménagé. En février 2009, un nouvel espace d’accueil pour la galerie de l’Apocalypse est aménagé. Celui-ci intègre une boutique et un espace vitré permettant de présenter le cairn néolithique et les vestiges des chambres du palais comtal.

Le 10 janvier 2009, aux alentours de 16h00, un incendie ravage le Logis royal. Il serait dû à un dysfonctionnement d’un chauffage électrique. Grâce à la réactivité des employés, les précieuses tapisseries sont mises à l’abri et aucune œuvre n’est détruite. La toiture du bâtiment est en revanche détruite. Les dégâts sont estimés à 2 millions d’euros. La ministre de la Culture, Christine Albanel, déclare que la reconstruction du bâtiment sinistré est envisagée pour le second trimestre 2009. Au final, les travaux dureront trois ans pour un budget trois fois supérieur. L’incendie a en effet non seulement détruit la toiture, mais l’eau pour l’éteindre suivi du gel les jours suivants ont grandement endommagé toute la maçonnerie qui a dû être changée en grande partie. Par ailleurs, les bâtiments de France en ont profité pour rendre le monument accessible aux personnes à mobilité réduite en installant un ascenseur.

D’octobre 2009 à janvier 2010, le château accueille l’exposition internationale « Splendeur de l’enluminure. Le roi René et les livres », organisée pour le 600 ans de la naissance du roi René. Celle-ci expose 47 manuscrits et feuillets enluminés dont 23 exposés pour la première fois en France. L’exposition permet au château d’attirer 190 000 visiteurs en 2009, soit le record du nombre d’entrées sur une année, en faisant un des sites les plus visités de Maine-et-Loire. En juin 2012, la rénovation du logis royal est terminée, et le rez-de-chaussée est ouvert aux visiteurs en l’attente de l’installation d’une scénographie en 2014.

L’enceinte et les tours

La forteresse construite par Saint Louis en 1230 comprend dix-sept tours érigées avec une alternance de schiste et d’assises de tuffeau. Elles sont hautes d’une trentaine de mètres, larges d’environ dix-huit mètres et reliées entre elles. Une dix-huitième tour existait auparavant, en dehors de l’enceinte, vers la Maine, la tour Guillon. Elle servait à l’approvisionnement du château. La tour Guillon a été démolie en 1832. Les massifs remparts construits de 1230 à 1240 à l’instigation de Saint Louis ont une circonférence d’environ 800 m de long. En tout, c’est une zone de 25 000 m2 qui est couverte par la forteresse. Du côté nord, l’abrupt du plateau est tel que les architectes n’ont pas jugé nécessaire de compléter les défenses.

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Les fossés-jardins

Les fossés ont été creusés dès la construction de la forteresse sous le règne de Saint Louis. Au sud, ils séparaient alors le château — bâti sur la colline du même nom — du faubourg de l’Esvière. Au nord, ils imposaient la limite entre la Cité et le château. Ils furent agrandis au XIVe puis au xvie siècle. Deux puits s’y situent : un à l’est, l’autre au nord. Bien que la Maine passe au pied du château, il n’a jamais été question de mettre les fossés en eau, principalement à cause du dénivelé du terrain.

Sous le roi René, les fossés auraient été transformés en lices pour le déroulement des tournois que le duc appréciait tant. Au xviiie siècle, les fossés hébergent des jardins et des potagers. La ville d’Angers devient locataire des fossés en 1912. De 1936 à 1999, des biches et des daims y sont installés. Aujourd’hui, les fossés ont été transformés en jardins.

La chapelle

À l’intérieur du château, s’élève la chapelle construite à la demande de Yolande d’Aragon, épouse de Louis II d’Anjou. Sa construction débute en 1405 et s’achevé en 1413. Elle est dédiée àsaint Jean-Baptiste. Avec sa nef unique rectangulaire et ses trois travées de voûte à l’angevine, elle témoigne du style architectural du gothique angevin. L’édifice est large (22,85 mètres de long et 11,90 mètres de large) et peu élevé (14,90 mètres sous voûtes) avec un décor typiquement du xve siècle (nervures prismatiques, base en bouteille). Les trois clefs de voûte sont finement sculptées : la première représente les armoiries de Louis II et Yolande, la seconde est ornée de l’écu couronné de Louis II. La clef de la troisième voûte représente une croix à double traverse, symbole de la Vraie croix d’Anjou, reliquaire possédé par la maison d’Anjou et présent sur ses armoiries et qui fut exposé dans la chapelle entre 1412 et 1456. Les portes actuelles de la chapelle de style gothique sont les portes d’origines.

Sur la face sud a été placé l’oratoire seigneurial, ou loggia seigneuriale. Celle-ci, construite sous Yolande, a été reprise par René qui l’a améliorée par l’ajout d’une triple arcature tri-foliée donnant vue sur l’autel. L’oratoire est orné du côté de la chapelle par des décors et moulures en pierres, tous les ornements saillants ont cependant été détruits lors de l’occupation militaire de l’édifice. Seul subsiste aujourd’hui les traces en négatif. On y accédait soit par une porte extérieure, soit par la chapelle. Une cheminée, dont le conduit était dissimulé par un contrefort et un pinacle, permettait de chauffer la pièce.

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L’éclairage se fait principalement par la verrière du chevet plat, orientée à l’est. Chaque travée est percée de deux verrières, une au nord, l’autre au sud. Les vitraux originels ont été détruits. Cependant, on peut encore trouver dans la verrière sud de la première travée les vestiges d’un vitrail du xve siècle appartenant originellement à l’abbaye de Louroux. Transporté en 1812 à l’église deVernante, il est donné en 1901 au Musée d’Archéologie et remonté dans la chapelle de l’ancien hôpital Saint-Jean d’Angers. Il est finalement remonté dans la chapelle du château en 1951. Il représente le roi René et sa femme Jeanne de Laval à genoux, en prière, encadrant la Vierge.

Évolution de la fréquentation du château d’Angers

                                             Évolution de la population

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

173 702

168 806

171 404

170 991

160 583

171 378

141 171

145 724

139 543

                                                            Évolution de la population, suite (1)

2006

2007

2008

2009

2010

2011

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136 367

150 150

143 883

188 550

168 607

180 931

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Château de Montmuran (les Iffs)

Posté par francesca7 le 4 mai 2013

 (les Iffs) en Bretagne

Petite visite en vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xa7ma7

Il est formé de deux tours semi-circulaires du 14ème siècle, unies par une toute petite courtine et équipées de mâchicoulis. Herses, pont levis et douves en défendent encore l’entrée. Le châtelet est relié aux deux autres tours rondes par la courtine ouest, qui sert d’appui au nouveau château. A l’étage, dans la salle des Gardes, on peut assister à la manœuvre du pont levis ; au centre, on trouve une construction classique du 18ème siècle, et au nord, deux tours aux toits coniques juxtaposées (12ème et 13ème siècles). Au rez de chaussée se trouve un petit musée. Situé dans la commune des Iffs, dans le département d’Ille-et-Vilaine, entre Rennes (28 kilomètres) et Saint-Malo (49 kilomètres).

C’était autrefois le chef-lieu de l’importante châtellenie de Tinténiac. Le château initial, qui datait du 11ème siècle, se situait à Tinténiac même. Au 13ème siècle, non loin de là, les seigneurs en bâtirent un autre, où résidèrent les familles les plus illustres de Bretagne. La famille de Laval garda pendant deux sicles le fief de Tinténiac-Montmuran. En 1547, l’héritière, Charlotte de  Laval, épouse Gaspard de Coligny, alors amiral de France. Lors de leur visite dans la région, le fastueux banquet donné en leur honneur dura trois jours ; les fameuses toiles de Tinténiac prospérèrent avec l’appui es Laval jusqu’aux guerres de Château de Montmuran (les Iffs) dans Bretagne 320px-Chateau-de-montmuranReligion ; la conversion du couple au calvinisme, qui intervient entre 1557 et 1559, sonna la fin des jours de Gaspard. Il mourut assassiné durant la nuit de la Saint Barthélemy, le 24 août 1572 – à Paris, en sa demeure de l’hôtel de Ponthieu – et sa dépouille fut portée au gibet de Montfaucon. Les Coligny possédèrent Montmuran jusqu’en 1643. Une certaine Henriette, jeune, jolie et dépensière, lui préféra les plaisirs de Versailles : elle vendit la propriété. Puis d’autres familles illustres se succédèrent en ces murs : les Coëtquen, les La Motte Rouge et, aujourd’hui, encore les La Villéon. L’ouragan de 1987 a malheureusement détruit la belle allée d’arbres qui conduisait aux grilles du château.

En plaine guerre de Succession, la veuve d’un seigneur de Montmuran, Alan de Tinténiac, mort lors du combat des Trente, convia les seigneurs des environs à un banquet, en l’honneur du maréchal de France d’Audreheim. Ce dernier arriva au château, ce jeudi saint 1354, accompagné d’un jeune officier breton, nommé Bertrand Du Guesclin. Montmuran était alors pris entre les deux citadelles anglaises de Bécherel et de Hédé. Pensant que les Anglais profiteraient de l’aubaine pour tenter une attaque, le jeune Bertrand devança l’ennemi dans ses intentions ; l’embuscade qu’il leur tendit vers Bécherel leur fut fatale ; tous périrent sous les coups et les flèches. Le lieu fut baptisé « chemin sanglant » et Du Guesclin fut alors adoubé chevalier dans la chapelle de Montmuran. Beaucoup plus tard, il allait y épouser en secondes noces une toute jeune fille, Jeanne de Laval. Ce geste lui fut d’ailleurs reproché.

 

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