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Laïta, la rivière du Pouldu

Posté par francesca7 le 19 juillet 2013

(En bretagne)

Laïta, la rivière du  Pouldu dans Bretagne laitaL’Ellé et l’Isole constituent les principaux affluents de la Laïta. Un peu en aval des deux autres elle reçoit les eaux du Dourdu, un cours d’eau long de 10,2 km qui prend sa source à Mellac et traverse la ville de Quimperlé. Plus loin en aval, elle reçoit les eaux du ruisseau Le Frout, long de 7,7 km, qui traverse la forêt de Carnoët et celles du ruisseau du Quinquis, long de 4,6 km. Mais sur le plan hydrologique il serait plus judicieux de considérer la Laïta comme la partie maritime du cours de l’Ellé, cette rivière constituant le plus important des tributaires. En effet le bassin versant de l’Ellé a une surface de 608 km² à Quimperlé contre 224 km² pour l’Isole. Si l’on additionne la longueur de la rivière Ellé et de l’estuaire de la Laïta on obtient un fleuve d’une longueur de 76 km selon le SANDRE. La Laïta draine une surface de 832 km² à son point de départ à Quimperlé et de 917 km² à son embouchure au port du Pouldu.

La Laïta est le nom de l’estuaire formé par l’Ellé et l’Isole après leur confluence. C’est un nom d’origine bretonne, Laita. On l’appelle aussi, à son embouchure, la rivière du Pouldu.

La Laïta est un fleuve côtier soumis à la marée qui prend naissance à Quimperléau point de confluence de l’Ellé et de l’Isole. Le fleuve coule dans une vallée qui a été creusée par l’action conjointe des eaux de l’Ellé et de l’Isole. La vallée a été envahi par la mer à la fin de la dernière glaciation suite à la remontée du niveau marin. Aujourd’hui, elle constitue une ria ou un aber. La Laïta serpente depuis Quimperlé en direction du sud vers l’Océan Atlantique. Elle s’y jette au port du Pouldu après un parcours légèrement sinueux de 17 kilomètres. Son tracé sert de frontière naturelle entre les départements du Finistère et du Morbihan. Les rives du fleuve sont boisées et accidentées. Sa rive droite est notamment en partie occupée par la forêt domaniale de Carnoët (sur une longueur d’environ 6 km). L’entrée de la ria est rendu difficile d’accès à cause d’un banc de sable sous-marin mouvant. En effet, lorsque le vent souffle de Sud ou d’Ouest une barre se forme rendant la navigation dangereuse.

Le nom Laïta ou Laita n’apparait pour la première fois dans des écrits officiels qu’en 1825, sur le cadastre de Quimperlé. Dans les écrits datant d’avant la Révolution française, la rivière qui coule de Quimperlé à la mer porte toujours le nom d’Ellé. Cependant Jean-Baptiste Ogée, dans son Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne paru en 1778 et Jacques Cambry, dans son ouvrage Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795, mentionnent la Laïta. Sur les cadastres de Guidel et de Clohars-Carnoët de1818 et 1823 cette rivière est appelée rivière de Quimperlé2. L’origine du nom Laita demeure obscure. Il pourrait s’agir d’une déformation du mot Lothéa, du nom d’une ancienne paroisse que celle-ci longeait.

Les rives de la Laïta étaient déjà fréquentées aux temps préhistoriques, comme en témoigne la présence d’un tumulus dans la forêt de Carnoët. Le comte plus ou moins légendaire Conomor, véritable Barbe Bleue breton, y aurait élu domicile au vie siècle. Les vestiges de son château, le château de Carnoët, sont encore visibles aujourd’hui. En l’an 868, les Vikings remontèrent le cours de la rivière et détruisirent la ville de Quimperlé, appelée à l’époque Anaurot. Vers 1170, des moines originaires de l’abbaye cistercienne de Langonnet, sous la conduite de leur abbé Maurice Duault, s’établirent sur les rives de la Laïta et y fondèrent un établissement monastique, qui prendra par la suite le nom d’ Abbaye Saint-Maurice de Carnoët. Au début du xviiie siècle, des navires de 100 tonneaux pouvaient remonter la Laïta jusqu’à Quimperlé, mais l’ensablement progressif du lit de la rivière et l’apparition d’une barre à son embouchure, leur en interdirent bientôt l’accès. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, à l’arrivée des troupes de libération américaines du général Patton en Bretagne, les Allemands se replièrent sur la région de Lorient pour y constituer une poche de résistance. La Laïta servit alors de ligne de démarcation occidentale à la poche de Lorient. Les Allemands ne franchirent pas la ria mais n’hésitèrent pas à bombarder la rive opposée, prenant pour cible l’Abbaye Saint-Maurice de Carnoët dont les bâtiments furent gravement endommagés.

La Laïta est responsable de fréquentes et graves inondations dans la basse ville de Quimperlé mais au cours de ces dernières années la situation semble s’être aggravée. Pour un seuil de débordement de 3 mètres, les crues de 1883, 1925, 1974 et 1995 ont atteint 4,50 mètres. Mais avec près de 6 mètres, la crue de décembre 2000 a battu tous les records! Les causes sont multiples, l’irrégularité des débits de l’Ellé et surtout de l’Isole, le rôle des grandes marées, l’endiguement des rivières depuis 300 ans, les modifications du bocage et des cultures en amont.

 

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Premiers Canaux artificiels

Posté par francesca7 le 2 juillet 2013

Premiers Canaux artificiels 
et voies navigables

(D’après « Histoire anecdotique de l’industrie française » paru en 1861
et « Histoire de l’administration en France et des progrès
du pouvoir royal, depuis le règne de Philippe-Auguste
jusqu’à la mort de Louis XIV » (Tome II) paru en 1848)

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Premiers Canaux artificiels   dans COURS d'EAU-RIVIERES de France canaux

Le creusement de canaux visant à offrir de nouvelles voies navigables et des moyens de communication intérieure, bien que connue de l’Antiquité mais peu pratiquée à grande échelle, fait en France l’objet de projets dès Charlemagne, mais ne trouve sa traduction concrète que dès le XVe siècle, à l’instigation des évêques, puis bientôt de ministres comme Sully ou Colbert, qui y voient une condition sine qua non au développement économique

On a longtemps cru que la force des armes était le principal soutien de la puissance d’un empire ; mais si les combats donnent quelquefois de la gloire, il n’est personne qui ne reconnaisse aujourd’hui qu’on est plus certain de faire découler d’un travail soutenu les sources fécondes de la richesse et du bonheur. Sully fut peut-être le premier qui vit dans la production du sol le principe de la fortune de l’État ; et, en agissant puissamment sur les progrès de l’économie rurale, il chercha à entretenir le labourage et le pastourage, qui étaient à ses yeux les véritables mamelles de la France.

Après lui Colbert, sans négliger l’agriculture, trouva la prospérité réelle du pays dans le développement industriel, et ce fut dans ce but qu’il établit ou encouragea la fondation de nouvelles manufactures. Puis, pour faciliter les communications intérieures, qui donnent la vie au commerce et à l’agriculture, il soutint ou provoqua lui-même la création de divers canaux dans l’intérieur du royaume. La France, à cette époque, avait encore peu fait pour la navigation intérieure, et si les voies de communication sont devenues une affaire d’intérêt général de nos jours, au Moyen Age, il s’en fallait de beaucoup qu’il en fût ainsi.

Des îles et des bas-fonds embarrassaient trop souvent le cours des rivières ; des sables et des terres amoncelées formaient presque partout des obstacles à leur embouchure ; enfin les inondations, comme les eaux trop basses, s’opposaient constamment à la navigation. Cependant on savait, au XVIIe siècle, que les canaux artificiels faisaient disparaître une partie de ces inconvénients, puisqu’on possédait deux ou trois canaux, et on n’ignorait pas que les eaux des sources rassemblées et retenues au sommet des montagnes y pouvaient fournir à la navigation dans des temps de pénurie. Aussi s’occupait-on sur tous les points du royaume, soit des moyens de créer des voies navigables, soit de dessécher les marais par l’écoulement des eaux, soit aussi de tracer des petits canaux ou rigoles d’irrigation, pour répandre la fertilité dans les terres desséchées.

Colbert, qui était convaincu de l’utilité de ces travaux, les encouragea puissamment. Non content d’ordonner les réparations nécessaires à diverses rivières, tant pour les retenir dans leur lit que pour les rendre navigables, il autorisa encore la création de quelques canaux, et laissa en ce genre un modèle qui a servi depuis à tous ceux dont on a doté la France.

En voyant les bienfaits répandus autour de nous depuis cette époque par la création des voies navigables, on est vraiment étonné que notre pays en ait été si longtemps privé. Les Égyptiens sont les premiers qui aient établi des canaux comme voies de communication, et encore la plupart de ces travaux avaient surtout pour but d’employer la surabondance des eaux du Nil à l’irrigation des terres desséchées par le soleil brûlant de l’Égypte. Les plus importants de ces canaux furent le grand canal qui réunissait Alexandrie au lac Maréotis, et le canal de l’isthme de Suez. Ces grands travaux se dégradèrent faute d’entretien ; ils ne permettaient même plus la circulation des barques de pêcheurs à la fin du XVIIIesiècle, lorsqu’à l’époque de l’expédition d’Égypte, les ingénieurs français rétablirent le canal d’Alexandrie.

Dans l’antiquité, on ne connaît guère, en fait d’entreprise de ce genre, que le projet de jonction des golfes qui resserrent l’isthme de Corinthe qu’on ait tenté d’effectuer en ouvrant un canal. Les Étrusques procurèrent à leur tour le dessèchement des marais qui avoisinaient le bas Pô, en creusant les célèbres fosses Philistines ; puis Rome creusa le canal des marais Pontins et exécuta les émissaires, pour assurer le niveau de plusieurs lacs en Italie : dans ce nombre, il faut citer celui qui devait abaisser le niveau du lac Albano, près de Veïes. Un autre ouvrage analogue, mais bien plus important, fut exécuté sous le règne de Claude (Ier siècle ap. J.-C.). Il avait pour but d’opérer le dessèchement du lac Fucin. Trente mille hommes furent employés pendant dix ans à cette immense entreprise ; mais Claude, impatient de voir son œuvre, causa la ruine des travaux qu’il avait fait exécuter, en faisant trop tôt ouvrir les digues, qui renversèrent tout sur leur passage.

Dés les premiers temps de notre histoire, on s’occupa de creuser des canaux. Ces importants travaux furent poussés avec vigueur par les évêques, alors premiers magistrats du pays, et l’on sait que Félix, évêque de Nantes, détourna le cours d’une rivière en Bretagne, tandis que Sidonius, archevêque de Mayence, arrêta par une digue le débordement des eaux du Rhin. Ces prélats travaillaient ainsi au bien de leur diocèse, et ils rappelaient les pontifes de l’antiquité qui avaient jadis tiré leur nom de la construction des ponts, dont ils s’occupèrent si activement.

Charlemagne conçut le projet d’unir par un canal le Rhin au Danube. Ce canal aurait fait communiquer l’Altmühl, qui se jette dans le Danube, non loin de Ratisbonne, avec la Rezat de Souabe, qui se rend dans la Rednitz, affluent du Mein. Le monarque français voulait ainsi réunir les extrémités de son vaste empire ; mais les guerres perpétuelles qu’il eut à soutenir s’opposèrent à la réalisation de ce projet, et l’anarchie des temps qui suivirent éloigna pour plusieurs siècles l’exécution de travaux qui auraient été si utiles au commerce.

Vers le XIe siècle, les villes de la Lombardie s’attachaient déjà à construire des canaux de navigation et d’irrigation. Elles portaient ainsi l’abondance et la fertilité dans des contrées jusqu’alors assez mal cultivées ; mais il faut arriver jusqu’au roi Charles V (fin du XIVe siècle) pour avoir un premier essai de canalisation en France. Christine de Pisan nous apprend que ce prince avait projeté de relier par un canal la Seine à la Loire. Les études furent commencées ; mais la mort du roi fit abandonner ce dessein, qui ne fut repris qu’après un intervalle de plus de deux siècles. Le plus ancien canal de France, celui de la Loire et du Cher, qui n’avait que quelques centaines de toises de long, ne fut creusé qu’au XVe siècle.

Dareste de Chavanne nous apprend dans son Histoire de l’administration en France et des progrès du pouvoir royal, depuis le règne de Philippe-Auguste jusqu’à la mort de Louis XIV (Tome II, 1848) que « les premières grandes associations de capitaux pour l’achèvement des travaux publics, dit Dareste de la Chavanne, ne commencèrent que sous les règnes de Charles VII et de Louis XI, et le premier objet qu’elles se proposèrent fut d’améliorer le cours des rivières et de faciliter la navigation. L’Eure fut ainsi rendue navigable en 1472, et la Seine le fut à la remonte jusqu’à Troyes. Ces entreprises étaient l’œuvre de compagnies de marchands qui obtenaient l’autorisation de s’imposer à cet effet, achetaient des droits de péage perçus jusqu’alors par les seigneurs riverains, les percevaient à leur tour et en réglaient l’emploi dans un but d’utilité commune. »

En 1484, les Etats-Généraux assemblés à Tours avaient énoncé le vœu de la construction d’un canal en Berry. Ce projet, longtemps étudié, fut présenté en 1545 et approuvé en 1554. Malheureusement il ne put encore être mis à exécution ; mais, à la même époque, un ingénieur remarquable, le célèbre Adam de Craponne, put entreprendre et terminer en quatre années le canal qui porte encore son nom.

premir dans COURS d'EAU-RIVIERES de France

Adam de Craponne, descendant d’une famille originaire de Toscane, avait vu le jour en 1519, dans la petite ville de Salon en Provence. Né avec la plus heureuse aptitude pour les sciences mathématiques, et surtout pour celle de l’hydraulique, il ne tarda pas à se faire connaître comme ingénieur et géomètre. Bientôt, convaincu que la Provence, avec d’assez nombreux cours d’eau, était pourtant privée d’arrosage, il porta tous ses efforts vers les moyens de doter sa patrie d’un canal d’irrigation, et un jour, persuadé de la réalisation possible du projet qu’il avait conçu, il adressa au roi une demande pour obtenir l’autorisation d’établir un canal de jonction de la Durance au Rhône.

Depuis quelque temps, Henri II s’était attaché ce grand ingénieur. Il lui avait donné la direction de tous les travaux considérables qui s’exécutaient alors, et, à ce moment, il présidait au dessèchement de plusieurs marais sur le littoral de la Méditerranée, depuis Arles jusqu’à Nice. Le roi écouta donc favorablement la requête d’Adam de Craponne, et, par lettres patentes de 1554, il lui concéda le droit de faire et d’établir un canal qui réunirait les eaux du Rhône à celles de la Durance, en passant par la ville de Salon et communiquant avec l’étang de Berre. Aussi prompt à exécuter qu’à concevoir, Craponne se mit aussitôt à l’œuvre : il dirigea les travaux , pourvut à tout, et parvint enfin, en moins de quatre ans, à ouvrir son canal depuis la prise d’eau jusqu’au delà du territoire de Salon.

Voici comment l’historien de la Provence, César de Nostredame, rend compte de l’œuvre de ce célèbre ingénieur : « Adam de Crappone entreprend une entreprise l’an cinquante-septième du siècle, dont l’histoire doit faire compte et mémoire à tout jamais. En ce temps ce gentilhomme cognoissant que sa ville estoit en une extrême nécessité de moulins, et que son territoire (…) par les pointes aspres et violentes des mois plus bruslants et des plus violentes chaleurs, souffrait maintes fois des soifs et sécheresses extrêmes, dont les fruits et les herbages se trouvoient tout eslangorez, arides, transis et sans liqueur, perte aux habitans inestimable, pensa de suppléer au deffaut des eaux et pluyes du ciel, et par l’art de subvenir à la nature. Et comme il estoit d’un vif et très noble entendement, il s’advisa de tirer de l’immaniable, turbulente et limoneuse Durance, un petit bras d’eau au lieu de la Roque, qu’il mena par un petit canal environ trois ou quatre lieues jusques aux portes de Salon.

« Là tout le peuple assemblé (…) receut cette eau avec applaudissement, estonnement, et joye autant croyable qu’inespérée. En ce principalement que plusieurs sages avoient creu, voire mesme semé que Crappone avoit entrepris l’infaisable et l’impossible. Ce premier et noble essay fut apperceu un dimanche 23 de may, et peu après conduit par un fossé de huit à dix pans de large, de diverse profondeur, selon les lieux plans ou montueux et les diverses tortuosités et volume de son passage, tellement à son niveau que le dernier jour d’avril de l’an cinquante-neufviesme, il fut à sa perfection, et passa dans Salon, à l’usage d’infinis moulins et d’innombrables, plaisants et fructueux arrousements qui furent construits et tirés dès lors par mille diverses branches, ruisselets et saignées du maistre et principal canal. Pour l’excellence de son esprit et de ses ouvrages, le roy fit un don de ceste eau, comme d’un fief perpétuel à Crappone et aux siens. Ce canal qui porte encore aujourd’huy le propre nom de son autheur, le mit en telle estime et tel bruit qu’il ne se parloit que de luy. »

Mais il arriva que le fondateur du canal avait alors épuisé ses ressources. Manquant de fonds, ne pouvant plus emprunter, il aliéna sa propriété, moyennant de très faibles sommes d’argent comptant, et abandonna à ses créanciers les principales concessions d’eau qui devaient en faire un jour le revenu. Ainsi, cet homme de génie, qui de prime abord s’était placé au rang des plus célèbres ingénieurs de son temps, se trouva obéré par sa première entreprise. Il fut forcé de l’abandonner inachevée, et ses créanciers, s’étant réunis longtemps après, formèrent, par transaction du 20 octobre 1571, une société par laquelle ils répartirent entre eux les bénéfices du canal, en s’engageant également à fournir les frais nécessaires tant à sa continuation qu’à son entretien.

Ce fut à peu près vers le temps où il venait de traiter de la cession de ses droits qu’Adam de Craponne fut envoyé à Nantes par Henri II, pour y vérifier des travaux qu’on avait dû faire à la citadelle. Le savant ingénieur crut devoir remplir sa mission loyalement et en véritable sujet dévoué au roi. Il examina avec conscience, repoussa les offres des entrepreneurs pour garder sa liberté, et n’hésita pas à signaler des vices de construction et des matériaux défectueux qui réclamaient impérieusement la démolition des ouvrages. Mais ce rapport trop consciencieux lui fut fatal. A quelque temps de là, un peu après la mort d’Henri II, en 1559, il fut empoisonné par ceux mêmes dont il avait dénoncé l’ignorance et la mauvaise foi.

Ainsi mourut Adam de Craponne, dont Henri II avait su apprécier le caractère et les talents. Il était à peine âgé de quarante ans, et déjà il avait créé une œuvre qui devait transmettre son nom à la postérité. Il avait en outre conçu la pensée de joindre les deux mers en unissant la Saône à la Loire par un canal qui aurait traversé le Charolais. Cette entreprise, adoptée par Henri II, fut abandonnée à la mort de ce prince, et remplacée sous Henri IV par le canal de Briare. Il forma aussi le projet du grand canal de Provence, qui devait porter les eaux de la Durance, depuis le rocher de Cante-Perdrix, au-dessus du village de Peyroles, jusqu’à l’étang de Berre, en passant, par la ville d’Aix.

Ce projet, repris sous Louis XIII et sous Louis XIV, était un des plus utiles et des plus grands qui eussent pu illustrer un règne ; mais l’exécution n’en fut commencée qu’en 1752, et bientôt on dut l’abandonner faute de fonds.

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Canal d’Ille et Rance en Bretagne

Posté par francesca7 le 2 juillet 2013


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Canal d’Ille et Rance en Bretagne dans COURS d'EAU-RIVIERES de France ile

Au 16ème siècle, grâce à la faible pente de la Vilaine, les « gabares » (bateaux à fond plat) pouvaient déjà arriver jusqu’à Rennes. En ce temps-là, les gabares ne traversaient qu’une quinzaine d’écluses. Il fallut attendre le 18ème siècle et la prépondérance des Anglais sur mer pour que naisse l’idée d’un canal entre Vilaine et Rance. Sous l’Ancien Régime, on avait pressenti l’utilité économique d’une liaison entre Vilaine et Rance par l’Ille et le Limon ; placée entre les  deux grandes cités portuaires de Saint Malo et de Redon, Rennes serait ainsi devenue la plaque tournant du commerce de la Bretagne. Après la Révolution, le blocus continental imposé par l’Angleterre accéléra la création de ce réseau de voies intérieures navigables, devenu stratégique, pour pouvoir ravitailler les ports militaires, menacés par les troupes ennemies, ainsi que la Marine, clouée à quai du fait de la surveillance des côtes assurée par les navires anglais.

Dès 1804, on commença le creusement du canal. Ravitailler le port de Saint Malo, face à l’Angleterre, devenait possible par l’intérieur des terres ; la liaison stratégique entre les côtes septentrionales et méridionales de la péninsule aurait été réalisée par ce canal et la Vilaine ; mais les travaux furent ralentis par les guerres impériales. En 1815, les travaux étaient presque achevés ; mais, la paix revenue et le blocus continental levé, le canal n’avait plus aucun intérêt militaire.

L’inauguration eut pourtant lieu en 1832 ; le canal connut enfin sont de gloire. Au début, il permit d’amender les terres et de transporter les marchandises ; bois, froment, avoine, foin, pommes, spiritueux, tourbe, charbon britannique, minerai de fer, etc. L’apogée du trafic se situe au siècle dernier, entre les années 1860 et 1880 : 40 000 tonnes de produits furent transportées, cependant qu’une moyenne de 2 000 bateaux passèrent aux écluses dans les deux sens.

Cependant, l’arrivée du chemin de fer – avec l’inauguration de la gare de Rennes en 1857 – bouleversa ces données. A partir de 1900, la baisse du trafic s’accentua, du fait des prix très bas pratiqués par les compagnies ferroviaires privées ; un seul train pouvait transporter 100 tonnes de marchandises à 75 kilomètres par heure. Au début des années 1969, on pouvait légitimement se demander si le cal d’Ille et Rance avait été autre chose qu’une coûteuse folie, une œuvre gigantesque et inutile, faite pour le seul plaisir ; c’est aujourd’hui un chemin d’eau paisible long de 84, 8 kilomètres, qui fait les délices des plaisanciers.

Plus de 260 ouvrages d’arts ponctuent ce canal, dont 48 écluses et autant de maisons-éclusières, de nombreux ponts dont plusieurs d’époque. Au total, le canal d’Ille-et-Rance Manche Océan Nord (CIRMON), formé par la Vilaine au sud et l’Estuaire de la Rance Manche-Océan Nord compte 61 écluses sur plus de 144 km.

 

Écluses

Numéro

Nom

Localisation

Point kilométrique

 

 

1 Écluse du Mail Rennes 0,000    
2 Écluse de Saint-Martin Rennes 1,375    
3 Écluse de Robinson Saint-Grégoire 5,610    
4 Écluse de Charbonnière Saint-Grégoire 7,205    
5 Écluse du Gacet Betton 9,903    
6 Écluse du Haut-Chalet Betton 12,606    
7 Écluse des Brosses Betton 15,749    
8 Écluse de Grugedaine Chevaigné 18,049    
9 Écluse des Cours Chevaigné 20,418    
10 Écluse de Fresnay Melesse 21,826    
11 Écluse de Saint-Germain Melesse 23,905    
12 Écluse de Bouessay Melesse 24,792    
13 Écluse de Saint-Médard-sur l’Ille Saint-Médard-sur-Ille 27,273    
14 Écluse du Dialay Saint-Médard-sur-Ille 28,111    
15 Écluse d’Ille Montreuil-sur-Ille 30,478    
16 Écluse de Haute-Roche Montreuil-sur-Ille 31,051    
17 Écluse de Lengager Montreuil-sur-Ille 32,044    
18 Écluse de Chanclin Montreuil-sur-Ille 32,799    
19 Écluse de Courgalais Montreuil-sur-Ille 33,513    
20 Écluse de Villemorin Guipel 34,236    
21 Écluse de la Sagerie Hédé-Bazouges 41,365    
22 Écluse Malabrie Hédé-Bazouges 41,563    
23 Écluse de la Pêchetière Hédé-Bazouges 41,757    
24 Écluse de la Charronnerie Hédé-Bazouges 41,950    
25 Écluse de la Parfraire ou de la Palfrère Hédé-Bazouges 42,148    
26 Écluse no 26 ou no 6  Hédé-Bazouges 42,337    
27 Écluse de la Jaunaie Hédé-Bazouges 42,530    
28 Écluse de la Madeleine Hédé-Bazouges 42,728    
29 Écluse de la Petite Madeleine Hédé-Bazouges 42,964    
30 Écluse de la Guéhardière Hédé-Bazouges 43,207    
31 Écluse de la Dialais Hédé-Bazouges 43,526    
32 Écluse de la Moucherie Tinténiac 45,362    
33 Écluse no 33 Tinténiac 47,111    
34 Écluse de la Gromillais Québriac 48,867    
35 Écluse de Gué Noëllan Québriac 49,904    
36 Écluse de Pont Houitte Québriac 50,819    
37 Écluse de Calaudry Saint-Domineuc 54,588    
38 Écluse de Couadan Saint-Domineuc 56,562    
39 Écluse du Gacet Trévérien 60,522    
40 Écluse de la Butte Jacquette Trévérien 60,875    
41 Écluse des Islots Trévérien 62,395    
42 Écluse no 42 Évran 66,390    
43 Écluse de la Roche Évran 67,764    
44 Écluse du Mottay Évran 69,961    
45 Écluse de Boutron Calorguen 71,849    
46 Écluse de Pont-Perrin Saint-Carné 74,131    
47 Écluse de Léhon Dinan 76,835    
48 Écluse du Châtelier Saint-Samson-sur-Rance 84,802    

 

 

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Dans la vallée de l’Ain

Posté par francesca7 le 28 juin 2013

 

Dans la vallée de l’Ain dans COURS d'EAU-RIVIERES de France ain

L’Ain est une belle et puissante rivière. Il n’y a que 15 kms entre sa source et celle du Doubs. Mais, tandis que celui-ci rejoint le Rhône par l’intermédiaire de la Saône après un immense détour de 430 km, l’Ain l’atteint directement, en 190 km. Dans la traversée du Jura, son cours est presque toujours encaissé ; ses eaux tombent en cascade, bouillonnent sur des rapides ou se faufilent parmi les éboulis de rochers.

L’Ain et ses affluents alimentent une quinzaine d’usines hydro-électriques, dont la plus importante est celle de Vouglans.

 

Naissance et perte – La source de l’Ain se trouve à 750 m d’altitude, sur le plateau de Nozeroy. Dès son origine, le cours d’eau coule dans une vallée étroite, aux berges escarpées et bisées. Il disparaît un instant dans une profonde crevasse qu’on appelle la « perte » de l’Ain, puis descend vers le plateau de Champagnole, dont le niveau est de plus de 100 m à celui de Nozeroy. Cette différence d’altitudes provoque des chutes et des rapides.

A travers le plateau de Champagnole – Après Bourg de Sirod, l’Ain suit une agréable vallée ; prairies dans le fond, bois sur les versatns. Il reçoit la Lemme qui a formé la jolie cascade de la Billaude. La Lemme est grossie de la Saine, véritable torrent qui descent de 320 m sur 17 km de parcours. Cette rivière, qui forme elle aussi de superbes cascades aux Planches en Montagne, a taillé les gorges de la Langouette.

 Après avoir percé un éperon boisé, l’Ain arrose Champagnole ; dix kilomètres plus loin, il se heurte aux hauteurs de la côte de l’Heute, obstacle infranchissable. Il tourne alors à angle droit et pique au Sud en longeant cette barrière. La vallée, large de 2 à 4 km, est connue jusqu’à la cluse de la Pyle sous le nom de Combe d’Ain. C’est le fond d’un ancien lac, partiellement remis en eau depuis la mise en service du barrage de Vouglans. Sur ce trajet, le cours d’eau reçoit, sur la rive gauche, de petits affluents qui drainent la région des Lacs.

 lain dans Jura

Gorges de l’Ain – Après la cluse de la Pyle, la rivière pénétrait dans des gorges très pittoresques ; enserrant maintenant les bassins plus ou moins épanouis créés par un escalier de barrages, ces gorges se prolongent jusqu’à sa sortie du Jura. Le confluent avec la Bienne partage la vallée en deux tronçons qui correspondent aux reliefs des régions traversées. Dans le premier, c’est le plateau que l’Ain a entaillé. Dans le second, c’est la montagne bugésienne. Il en traverse les plis, en biais, par une série de cluses fort belles. A Neuville sur Ain, le Revermont, rebord du massif jurassien, est franchi ; la rivière développe désormais dans la plaine son cours sinueux et coule parallèlement au Rhône avant de  lui apporter son tribut.

Les avènements de 1944 – Cette partie de la vallée de l’Ain a été, en 1944 le théâtre d’opérations militaires. Le 11 juillet, 3 000 Allemands venant de Bourg tentent de passer la rivière à Neuvile, en direction du Beugey. Deux cents hommes des groupes AS (Armée Secrète) de Neuville sur Ain et de Poncin, constitués en avant poste du maquis, s’y opposent et les retardent  jusqu’au soir. Au début de septembre, c’est par le point de Neuville (celui de Pont d’Ain n’ayant pu être conservé par la Résistance) que les Américains de la 7 Armée (Patch), venant de Bourg, pénètrent dans le Jura, poursuivant vers le Nord l’armée allemande en retraite.

Le bassin, montagneux dans sa quasi-totalité, se développe surtout dans des assises calcaires perméables, ce qui explique la manifestation de nombreux phénomènes karstiques : circulation souterraine, pertes, résurgences, dépressions fermées ou dolines. Cette perméabilité confère au régime une irrégularité ou une variabilité marquée – les pluies provoquent des réactions soudaines et brèves. La neige ne joue qu’un rôle secondaire dans l’alimentation du bassin, même si on peut parler de régime pluvio-nival. L’Ain est capable de cruesviolentes, 2 600 m3⋅s-1 ont été enregistrés à Chazey-sur-Ain en 1926.

 

De nombreux ouvrages ont été édifiés sur l’Ain et ses affluents pour produire de l’électricité ; ces barrages forment des lacs de retenue, parfois vastes comme celui de Vouglans. Ce dernier, mis en eau en 1968, est, avec son volume de plus de 600 millions de m3 d’eau et sa retenue de 35 kilomètres, le troisième plus important de France.

L’Ain est un cours d’eau très poissonneux où se pêchent la truite (truite fario en particulier), l’ombre commun, le brochet, le corégone, la perche, lebarbeau, le hotu, la brème, la carpe, la tanche, le gardon, le vairon, le chevesne et la loche. L’Apron du Rhône a été observé dans l’Ain à Port-Galland (Saint-Maurice-de-Gourdans), en 1989 et reste activement recherché dans le cours inférieur de la rivière.

De nombreux oiseaux peuplent les berges de la rivière : canards, aigrettes, cygnes, hérons, bécassines. Des castors sont aussi présents en particulier dans le cours inférieur (Basse vallée de l’Ain) et sur ses affluents, alors que sangliers et chevreuils se retrouvent dans les bois et forêts bordant le cours d’eau. La loutre est longtemps restée discrète mais les observations se multiplient depuis 2003.

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Rance (fleuve)

Posté par francesca7 le 28 mai 2013

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Rance (fleuve) dans Bretagne rance-300x199En Bretagne, il y a bien longtemps, la Rance n’était qu’un mince filet d’eau parcourant une faille du massif hercynien et se jetait dans une mer bien plus éloignée des côtes actuelles !

Issue de profondes modifications géologiques sans doute influencées par les éruptions volcaniques dont la Bretagne était le théâtre, son environnement s’est formé et adouci au cours des siècles.

Poussées par les vents violents qui balayaient la Bretagne, les terres ont recouvert, petit à petit, un sol rude composé alors en grande partie de rochers et de failles.

De filet d’eau, la Rance devint ruisseau, se scindant en deux bras, l’un se dirigeant vers la pointe du Décollé, l’autre se faufilant entre l’actuelle île de Harbour et la « Pierre du Jardin » après avoir longé le Petit Bé. Ils alimentaient au passage une succession de prés et de marécages. Les forêts se sont alors développées, entrecoupées de prairies verdoyantes, une faune et une flore variées se sont acclimatées … et l’homme est venu.

La côte d’Emeraude, du Cap Frehel jusqu’à la pointe de La Hague, était une vaste forêt : la forêt de Scissy. La plupart des îles et rochers, visibles maintenant à marée basse uniquement, faisaient partie de terres parcourues et exploitées par les hommes qui s’y installèrent. Ils établirent quelques villages dans les herbus qui allaient jusqu’à Cézembre et les Pointus.

La Rance traverse deux départements et les communes suivantes (d’amont en aval) :

  • Côtes-d’Armor 
  • Ille-et-Vilaine 

La longueur de son cours d’eau est de 102,2 km.

Le cours de la Rance peut être divisé en trois parties :

  • La Rance fluviale de la source jusqu’à hauteur d’Évran où le canal d’Ille-et-Rance la rejoint.
  • La Rance fluviale canalisée jusqu’à l’écluse du Châtelier.
  • La Rance maritime jusqu’à l’usine marémotrice de la Rance et ensuite son estuaire jusqu’à la Manche.

Le nom primitif de la Rance désormais reconnu est Reginca dérivé fomé avec le suffixe : inco sur la racine celtique : reg arroser, baigner.

Le terme viendrait du gaulois *rinc- «bruit strident ». Des formes moins anciennes attestées sont Renc et Rinctus (ixe siècle).

Son nom est Renk en breton.

Son nom participe à la toponymie du canal d’Ille-et-Rance, à la communauté de communes Rance – Frémur, au SAGE Rance Frémur Baie de Beaussais5 et à de nombreuses communes : Le Minihic-sur-Rance, Plouër-sur-Rance, Pleudihen-sur-Rance, Langrolay-sur-Rance, La Vicomté-sur-Rance, Saint-Samson-sur-Rance.

La Rance (Renk en breton) est un fleuve côtier de l’ouest de la France, au nord de la Bretagne. Elle prend sa source dans les monts du Méné à Collinée, dans le département des Côtes-d’Armor, et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo dans le département d’Ille-et-Vilaine.

Elle n’est pas à confondre avec la Rance, rivière du Cantal passant notamment à Maurs, ni avec le Rance coulant dans l’Aveyron et le Tarn.

  • La Rance est barrée près de son embouchure par le barrage à écluses de l’usine marémotrice de la Rance qui exploite les ressources des fortes marées s’engouffrant dans son estuaire pour produire de l’électricité.
  • L’écluse du Châtelier marque la limite entre la Rance fluviale (eau douce) et la Rance maritime (eau saumâtre), soumise aux marées décalées de l’usine marémotrice.
  • D’autres écluses permettent aux bateaux de rejoindre le canal d’Ille-et-Rance.
  • Le barrage de Rophémel sur la commune de Guenroc, près de Caulnes, retient 7 millions de m3 d’eau.

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Etangs, creux, mares, fontaines et puits

Posté par francesca7 le 28 mai 2013

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Etangs, creux, mares, fontaines et puits dans Bourgogne leau

L’eau est partout présente dans toutes les petites communes de France. Par chez moi en Bourgogne, le sol retient facilement celle qui tombe, qui ruisselle ou qui s’infiltre. Presque toutes les maisons du village possèdent un puits ou disposent d’un point d’eau à proximité :

-          Creux de la Pageosse,

-          Creux du Chine,

-          Creux des Abreuvoirs,

-          Creux de la Fontaine St Pierre,

-          Creux de la Maison Auclair,

-          Creux de la Mouille,

-          Creux de la Mouillotte,

-          Creux de la Fontaine Chevalier,

-          Creux de Pierre Grosse,

-          Creux du Ru Connais,

-          Creux Vivier,

-          Etang des Méchants Prés

-          Etangs des Vernots,

-          Etangs du Pautet

-          Etang de Cassin

-          Etang de Matro….

 dans COURS d'EAU-RIVIERES de FranceLes creux et mares étaient loués par les cultivateurs qui les utilisaient comme abreuvoirs et aussi pour leurs canards et leurs oies. Malgré les locations à des particuliers, dont bénéficiait la commune, l’accès libre de tous à ces points d’eau, était la règle.

De très nombreux puits ont été creusés un peu partout dans le village et ses hameaux. Le puisatier recherche l’eau avec une baguette de noisetier ayant la forme d’une fourche. Il cherche pas à pas l’endroit où il faudra creuser et trouve celui-ci lorsque la baguette se met à s’agiter, à tourner dans ses mains. Là où son instrument « réagit » en venant de plusieurs directions indique le lieu idéal. Le puisatier peut également trouver l’eau avec un pendule ; ce dernier indique aussi la profondeur à laquelle se trouve la source ou la nappe ; arrivé au bon endroit, le pendule tourne. On met des petits cailloux dans la main libre de celui qui tient le pendule, jusqu’à ce qu’il s’arrête d’osciller ; a ce moment, il suffit de compter les cailloux pour connaître, en mètres, la profondeur à creuser.

A l’étang des Vernots par exemple, situé au creux d’un vallon entre Dompierre en Morvan et Villars, est à la dispositoin des habitants depuis la fin du 19ème siècle. Ses eaux sont particulières car elles ont des propriétés alcalines (basiques) qui ont la réputation de rincer comme aucune autre la toison grasse des moutons. On vient également y faire la lessive de Dompierre et de Villars, en cas de sécheresse, mais en prenant bien soin de rester chacun sur sa rive pour éviter les conflits. Avant 1900, près de cet étang, au lieu-dit de « Bretagne », les habitants creusaient des fosses d’une certaine profondeur pour y mettre à tremper le chanvre récolté dans les chènevières. Il séjournait dans l’eau une quinzaine de jours, avant d’être lavé puis séché pour en retirer la filasse que les femmes filaient à la quenouille ou au rouet. Les écheveaux de fil obtenus était ensuite tissé et servaient à fonctionner les draps, les sacs, les habits. Cette rude toile bise s’appelait la « bouège ».

Extrait d’une rédaction de J.C en CE2 de juin 1922

« Un jour, j’ai suivi le Ru Chaudin qui coule dans un pré au-dessous du village ; le sol est humide et l’air frais. Le ruisseau est bordé de saules, de chênes et de frênes. L’eau coule sur le sable fin, la cascade fait tourner le moulineau de bois. Un petit pont le traverse. Le ruisseau est bordé de joncs et de roseaux. Des fleurs nombreuses y poussent ; des reines des prés, des jeannettes….

Le ruisseau est très utile parce qu’il abreuve les vaches, les moutons et arrose les prairies ; il clapote en arrivant sous l’arche du pont. Il va se jeter dans le Serein et le voilà englouti. Il  est l’image de la vie. Quand l’enfant est petit, il est insouciant puis il grandit, il travaille, meurt sans pouvoir recommencer sa vie ; le ruisseau ne peut pas remonter à sa source… »

 

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Histoire de la Vilaine

Posté par francesca7 le 31 mars 2013

Histoire de la Vilaine dans COURS d'EAU-RIVIERES de France la_vilaine_a_rennesLa Vilaine a constitué une frontière naturelle entre deux territoires. Pendant l’Antiquité, elle séparait le pays des Vénètes, peuple gaulois vivant en Armorique et qui donna son nom à la ville de Vannes, de celui des Namnètes, autre peuple gaulois d’Armorique, qui vivaient autour de l’embouchure de la Loire et donnèrent son nom à la ville de Nantes. Par la suite, la rivière a constitué une limite entre le diocèses de Vannes et le diocèse de Nantes.

Durant la fin de l’Antiquité et le Haut Moyen Âge, en tant que voie de communication, elle a permis les incursions, ennemies ou non, telles que l’émigration des Bretons vers l’Armorique ou lesinvasions normandes. Au Moyen Âge, bordée de châteaux et d’abbayes, elle était surnommée la « rivière des ducs de Bretagne ». Pendant la Renaissance, entre 1571 et 1585, la Vilaine fut la première rivière canalisée de France, grâce aux études de Léonard de Vinci qui inventa l’écluse à sas . Son eau rapide et impétueuse , désormais contenue, les possibilités du trafic fluvial, apparu dès le xie siècle, augmentèrent.

La Roche-Bernard, ville fondée en 919 par un Viking nommé Bern-Hart, « Fort comme un ours », prend, grâce au trafic fluvial, un essor important dès le xie siècle et jusqu’au xixe siècle où son port atteint un développement inégalé. On y trouve alors de nombreux bateaux, caboteurs navigant de port en port sans s’éloigner des côtes ou chalands, destinés au transport des marchandises. Auxviie siècle, le port héberge un chantier naval prestigieux où, sur ordre de Richelieu, le premier vaisseau de ligne à deux ponts de la Royale, la Couronne, est construit entre 1629 et 1633. En 1759, suite à la défaite de la baie de Quiberon, sept vaisseaux et une frégate viennent se réfugier dans l’estuaire pour échapper à la capture ou à la destruction.

Le port de Redon a connu un développement important après la canalisation de la Vilaine à la fin du xvie siècle. Plus de 150 vaisseaux y abordaient en une seule marée ; les marchands deRennes, de Saint-Malo, d’Anjou, de Normandie, et de Mayenne y accouraient, pour de là transporter dans leurs provinces toutes sortes de marchandises qu’on y trouvait en abondance . En effet, ces dernières étaient déchargées à Redon ou transbordées sur des barges qui remontaient la rivière jusqu’à Rennes. Plusieurs maisons d’armateurs ou de négociants des XVIIe et XVIIIesiècles sont conservées sur le quai Duguay-Trouin ; elles attestent aujourd’hui de l’importante activité du port de Redon à cette époque. Rattaché à l’amirauté de Vannes, Redon était aussi le port d’attache du canot des Fermes qui surveillait la portion du fleuve comprise entre la Roche-Bernard et Redon. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la production, mesurée en tonneaux, des chantiers navals de Redon était supérieure à celle d’Auray ainsi qu’à celle de Vannes. Au XIXe siècle, les navires remontaient la Vilaine jusqu’à la Roche-Bernard et Redon chargés du sel produit dans les marais salants de Billiers et d’Ambon, de fer d’Espagne, de bois des pays nordiques, de chaux, de vin et de charbon. Ils repartaient avec les productions de pays, essentiellement du blé, et des poteaux de mines destinés à la Grande-Bretagne.

pont_saint-nicolas_sur_la_vilaine dans COURS d'EAU-RIVIERES de FranceMais l’activité commerciale sur la Vilaine a peu à peu périclité entre la fin du xixe siècle et le xxe siècle. Le développement du trafic ferroviaire et routier est à l’origine de ce déclin. Seul le « Saint-Germain » navigue aujourd’hui : il transporte jusqu’à Redon du sable prélevé au large de l’embouchure de la Loire. Il se partage la rivière avec les nombreux bateaux de plaisance amarrés aux ports d’Arzal, la Roche-Bernard et Foleux (commune de Béganne). Leur présence en Vilaine est possible grâce à la retenue d’eau suscitée par le barrage d’Arzal. Mis en eau en 1970, il a permis d’endiguer les fréquentes inondations hivernales dans la région de Rennes et de Vitré. Il se compose de 5 vannes de 18 mètres de large et 12 mètres de haut, pesant 50 tonnes chacune, d’une écluse longue de 85 mètres, et d’une digue de terre de 360 mètres de long reposant sur 25 mètres de vase. En amont, en plus d’un bassin de plaisance toujours en eau, il permet une retenue d’eau douce qui, traitée à Férel, approvisionne une grande partie de la région (triangle Auray/Redon/Saint-Nazaire).

Avant la construction du barrage et du le pont de la Roche-Bernard, achevé en 1839, et après l’abandon du pont de Rieux à la fin du Moyen Âge, la traversée de la Vilaine se faisait en bac. Plusieurs existaient le long de ses rives :

  • le bac de Guédas – le plus emprunté puisque sur l’ancienne route royale de Bordeaux à Brest – entre Marzan et la Roche-Bernard,
  • celui de Vieille Roche entre Arzal et Camoël (aussi dénommé passage de L’Isle car appartenant à la seigneurie de l’Isle en Marzan) était le lieu de passage d’une voie romaine,
  • et celui du Moustoir entre Arzal et Tréhiguier en Pénestin.

Au Moyen Âge et jusqu’à la Révolution, les droits prélevés sur ces passages allaient aux moines de l’abbaye de Prières à Billiers. En 1793, le montant de la traversée au Moustoir s’élevait à 0,05 franc pour un cheval ou un mulet plus cavalier et valise, à 0,60 franc pour une voiture suspendue à deux roues. Le bac consistait en un bateau plat dont le fond était souvent rempli d’eau par les vagues de la « Vilaine ». Les passagers arrivaient certes à bon port, mais les pieds mouillés ! Plusieurs plaintes ont été enregistrées, notamment au xixe siècle ; les passeurs y sont traités d’« abrutis ». Pourtant, ils avaient du mérite puisqu’avant la motorisation des bacs et pendant la seconde guerre mondiale (déficit en essence), la traversée se faisait par la force humaine, quand le courant et la marée le permettaient.


La Vilaine est un fleuve côtier de l’ouest de la France, en Bretagne. Elle prend sa source à l’ouest du département de la Mayenne (53) avant de traverser l’Ille-et-Vilaine d’est en ouest puis du nord au sud après Rennes. Elle se jette dans l’océan Atlantique entre les communes de Muzillac et de Pénestin (Tréhiguier) toutes deux dans le département du Morbihan .

Elle donne, avec son affluent l’Ille, son nom au département d’Ille-et-Vilaine (35) dont elle arrose le chef-lieu, Rennes.

La Vilaine a donné son nom aux rochers qui bordent la Pointe de Pen Lan (Billiers, Morbihan). Le site, d’abord appelé Roche-Vilaine, s’est vu doté d’un complexe hôtelier prestigieux, imaginé par l’industriel Henri Dresch, aujourd’hui Relais et Châteaux **** appartenant à Bertrand Jaquet, et portant le nom de Domaine de Rochevilaine. Son emplacement singulier offre une vue dégagée sur la Vilaine, son embouchure et l’océan.

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Histoire de l’Adour

Posté par francesca7 le 26 mars 2013

Histoire de l'Adour dans COURS d'EAU-RIVIERES de France ladour-300x199Les rives de l’Adour ont servi d’abri aux hommes préhistoriques ; puis se sont développées les activités propres aux fleuves : pêche, moulins, ports…L’Adour à ses origines, remontait jusqu’à Capbreton pour trouver un passage vers l’Océan  Atlantique. Au milieu du XIVè siècle, cet estuaire fut bouché, l’embouchure du fleuve remonta alors vers le Nord, jusqu’à Port d’Albret. Mais Bayonne n’avait plus de port. Au XVI siècle la dune fut brisée dans le cadre des travaux menés par l’ingénieur Louis de Foix, qui ramena l’embouchure à Anglet: le cours de l’Adour fut ainsi raccourci de 30 km.

Tout le long de la côte, jusqu’au Vieux Boucau, il subsiste un réseau de lacs.

L’Adour entretenait une forte activité de transport de marchandises sur galupes (gabarres landaises), permettant d’écouler la production de l’intérieur du Sud-Ouest et notamment les vins des vignobles gascons. Cette activité perdura jusqu’à l’orée du xxe siècle où elle s’inclina devant l’arrivée du train, plus rapide et plus économique. Les quatre principaux ports de l’Adour étaient, par ordre décroissant de tonnage réalisé :

  • Mugron
  • Saint-Sever
  • Hinx
  • Dax

À cela, il convient d’ajouter le trafic en provenance du port de Mont-de-Marsan, empruntant la Midouze avant de rejoindre l’Adour à hauteur de Tartas.

Aujourd’hui encore, l’Adour sert de vecteur d’exportation de certaines productions locales comme le maïs.

L’Adour est un fleuve du bassin aquitain dans le sud-ouest de la France, classé site Natura 2000 (SIC/pSIC). D’une longueur de 335 km, il prend sa source dans le massif pyrénéen du Pic du Midi de Bigorre, au col du Tourmalet (Hautes-Pyrénées – 65) et se jette dans l’océan Atlantique après Bayonne, à Tarnos (Landes) pour la rive droite et Anglet (Pyrénées-Atlantiques – 64 Basses Pyrénées) pour la rive gauche.

En gascon, adour (terme ancien) signifie « source », « cours d’eau » et adourgà ou adorgar signifie « irriguer ». Le mot adur s’est spécialisé en basque dans le sens de ‘destin’, « onde magique » (sens présumé de « humeur »).

Adour, en basque Aturri, en latin Aturrus, est un nom de rivière pré-latin peut-être apparenté aux mots basque iturri « source » et languedocien teron « fontaine ». On lui doit les noms de  rivières Eure (Atura), Aar (Arura), Arroux (Aturauos), Arve (Aturaua), Orne (Otorna),Ourcq (Aturicos) ou de ville espagnoles : Tarazona (< Turiasso; Aragon), Tossa de Mar (< Turissa; Catalogne), Túria (Aragon, Valence), etc. sans oublier Aire-sur-l’Adour (Atura, du nom au fleuve).

 

Au xive siècle, le chroniqueur Jean Froissart mentionnait l’Adour en ces termes « la belle rivière de Lisse qui court tout au milieu de Tarbes » .

C’est une lutte de plusieurs siècles que se sont livrés gens de Bayonne, de Cabreton et de Port d’Albret (Vieux Boucau), pour faire de l’Adour leur fleuve. 

Longtemps c’est Capbreton qui est le port au débouché du fleuve sur l’Océan, et c’est par là qu’en 930, les Vikings ont envahi les Landes. C’est de là que partent les pêcheurs à la recherche des baleines, près des côtes tout d’abord, puis en Islande et jusqu’au Canada et Terre Neuve, lorsqu’elles se raréfient. Bayonne est alors en pleine prospérité. Grâce à sa situation privilégiée de port intérieur, aux eaux calmes et profondes à quelques kilomètres de l’embouchure, la vie économique y est florissante. 

Mais vers 1310, des événements climatiques catastrophiques vont tout bouleverser. Tempêtes, pluies diluviennes incessantes, montagnes de sables déplacées et qui finissent par boucher l’exutoire de l’Adour dont les eaux gonflent et inondent Bayonne … une situation critique ! 


C’est alors que la force des eaux du fleuve déchaîné ouvre une brèche vers la dépression d’Hossegor. Le flot puissant rejoint l’exutoire du lac de Soustons, et finit sa course vers l’Océan au Plug de Messanges. Une nouvelle embouchure s’est créée. Bayonnais et Capbretonnais sont soulagés, mais très vite la situation portuaire des deux cités s’avère catastrophique. L’étroit exutoire qui demeure à Capbreton, est souvent impraticable et le trafic vers Bayonne est très aléatoire. Le chenal vers la mer se modifie au gré des intempéries qui le détériorent (éboulement des rives, ensablement, …), et les gros navires ne peuvent plus l’emprunter. 

 

L’Adour se forme dans la vallée de Campan en Haute-Bigorre de la réunion de trois torrents :

  • l’Adour de Payolle, du massif de l’Arbizon (2 831 m),
  • l’Adour de Gripp, du massif du pic du Midi de Bigorre (2 877 m)
  • l’Adour de Lesponne, du massif de Lascours (2 488 m),

L’Adour s’écoule vers le nord sur près d’une centaine de kilomètres à travers les Hautes-Pyrénées jusqu’au département du Gers. Là, il s’oriente vers l’ouest, contournant le vignoble de Madiran, et rejoint le département des Landes où il sépare les coteaux prépyrénéens deChalosse (au sud) des Landes de Gascogne (au nord).

Il est rejoint à Port-de-Lanne par les Gaves réunis, de débit supérieur, qui apportent les eaux du Lavedan, du Haut-Béarn et de Soule. Puis il se jette dans l’océan Atlantique entre les Pyrénées-Atlantiques (Anglet) et les Landes (Tarnos).

Autrefois, l’Adour se terminait par un delta correspondant au Maremne, autour de son estuaire principal de Capbreton. Son exutoire actuel dans l’Atlantique, à hauteur d’Anglet, lui a été donné en 1578.

Extrait du récit d’un amoureux de l’Adour   

L’Adour est un des rares fleuves européens à posséder encore des frayères à saumons (Salmo salar).

Dans un lointain passé géologique, l’Adour a creusé une profonde vallée, aujourd’hui sous-marine. À 35 km au large, l’entaille atteint 1 000 à 1 500 mètres de profondeur : c’est le Gouf de Capbreton, qui ne se résorbe dans la grande déclivité océanique qu’à 50 km de la côte.

Qui connaît Lafitole, butte de molasse isolée, léchée par le fleuve, dont le château – disparu – était nommé « lanterne de Bigorre » ? Ce belvédère, haut de cinquante mètres, ne porte plus que quelques maisons et une église quelconque, mais le panorama sur les brumes du matin ou les couleurs tranchées des champs et des bois n’a que de lointaines limites ; le fleuve s’y devine en larmes argentées dans une gangue verte.

ladour2-300x218 dans COURS d'EAU-RIVIERES de FrancePassé de la Bigorre à l’Armagnac, l’Adour freine son cours, calcule ses premiers méandres véritables, forme des îles et des bras morts, les « noues ». Les rives ne sont plus tout à fait sûres. Mais il y a encore des passages plus rapides sur des « radiers » où les eaux se frottent aux cailloux dans un bruit continu de crécelle. Les poissons se multiplient en quantité et en nombre d’espèces. Les brochets n’arrivent pas à venir à bout des populations d’ablettes et de vairons ; gardons, carpes, barbeaux pullulent. Les truites finissent par renoncer. Sur les coteaux, la vigne est plus insistante.

On dit parfois que Bigourdans et Armagnacs auraient adopté le nom de « Val d’Adour » pour désigner cette vallée opulente. On peut en douter. Les solides ruraux qui peuplent les villages ancrés dans ce val utilisent toujours le nom de « Rivière » pour désigner leur terroir. Cinq communes sont ainsi baptisées. Le val est un rêve, la rivière une réalité.

A Aire-sur-l’Adour, le fleuve entre dans le département des Landes ; il est large, profond, dessine des contours plus amples et plus repliés, mais jamais son intérêt piscicole ne faiblit, et les « gros », tels la carpe, la brème et le mulet, appelé « muge », défieront les pêcheurs jusqu’au bout. Le fouillis des bois sur les rives s’accroît encore, tandis que villages et maisons s’éloignent des terrains saturés d’eau, les « barthes », qui occupent le fond de la vallée, plus ou moins bien protégées par des digues à l’approche de la mer.

Partout, l’Adour a l’âme généreuse. Les terres qu’il traverse, dans des paysages plantureux, ont la fécondité qu’apportent le soleil et l’eau. Sa vallée est celle de toutes les nourritures terrestres. Le maïs, plus ancien et plus beau ici qu’ailleurs, côtoie des prairies, des jardins, des vergers. Les oies comme les canards, gavés de grains dorés, apportent des promesses de foie gras.

La vigne est présente de Tarbes à Urt ; de Belloc à Larrivière, elle invente de somptueux crus de terroir : Madiran, Pacherenc-du-Vicbilh, Côtes-de-Saint-Mont, tandis que la traversée du Gers coïncide avec celle de l’Armagnac, qui distille dans ses alambics de cuivre une eau-de-vie de « premier jet », plus fréquemment qu’une eau-de-vie « à repasse », distillée deux fois, comme le cognac. Ici, contre toute attente, le bas Armagnac a plus de réputation que le haut, et s’écrit avec orgueil sur les étiquettes.

Tout au long de son cours, l’Adour est ainsi une provocation permanente à mépriser les régimes diététiques et les mises en garde sur les « abus dangereux ». Mais le remède est à côté du mal, dans les eaux de Bagnères-de-Bigorre, au pied de la montagne, et de Dax, où vient mourir la marée.

L’Adour ressemble à l’amour : passionné, généreux, toujours tentateur… et quelque peu médecin.

Les 28 et 29 octobre 1978, une centaine de scientifiques et d’accompagnants se réunissaient le plus sérieusement du monde à Bayonne en un congrès organisé par la ville de Bayonne et la Société des sciences, Lettres et Arts de cette cité, à propos d’un thème tout à fait inédit : le IVe centenaire du détournement de l’Adour…

Ceux qui connaissent la célèbre et très sonore chanson gasconne « Si la Garonne avait voulu, lanturlu ! » (si elle avait voulu à Toulouse ne pas se détourner vers Bordeaux !) pouvaient penser un instant à un canular de même calibre concernant l’Adour. Mais pas du tout : le thème était sérieux et très valable, car il fut constaté que des intéressés arrivèrent de tous les coins de France et aussi de l’étranger pour commémorer l’événement en question qui s’était déroulé à Bayonne quatre siècles auparavant, le 25 octobre 1578 très exactement.

Le « détournement » par Louis de Foix en 1578

On retrouvera l’ingénieur un peu plus tard dans la région, attachant son nom à la construction du très beau phare de Cordouan planté hardiment à 63 m de hauteur sur le rocher de même nom au large de l’estuaire de la Gironde, et dont l’édification traînera pendant vingt-six années, de 1584 à 1610…

Depuis : 400 ans de problèmes avec la « barre de l’Adour »
Mais le cadeau de Louis de FOIX aux Bayonnais en 1578 se révélera un peu empoisonné, Car à la nouvelle embouchure (le nouveau BOUCAU) il y a l’Atlantique… et il y a le sable ! Le fleuve dériva d’abord à l’intérieur de son nouvel estuaire : vers le sud de la côte d’Anglet, pour former près de la chambre d’Amour plusieurs passes sinueuses, et très vite il y eut formation d’un maudit banc de sable, véritable haut fond en plein travers de l’estuaire lui même : la « barre de l’Adour ».

De siècle en siècle pendant 400 ans, il fallut procéder à des endiguements de plus en plus rallongés, toujours pour chercher à resserrer le fleuve entre les deux rives en repoussant l’envahissement latéral des sables, le but étant de concentrer l’effet de chasse d’eau produit par le jusant. Mais chaque fois qu’on allonge les digues, la barre se recule d’autant, et elle est toujours là !

Article à lire en son entier sur le site d’origine  

Dans l’Adour, on trouve encore tous les migrateurs sauf l’esturgeon (disparu pour cause d’extraction massive, et de surpêche) : Saumon, Anguille, Grande Alose, Alose feinte, Truite de mer, Lamproie fluviatile, Lamproie marine.

1. Les aloses sont très présentes sur l’Adour jusqu’à Saint-Maurice (où se situe un obstacle infranchissable), et dans les Gaves.

2. L’anguille : sa population subit un très fort déclin dans la majeur partie de l’Europe depuis une vingtaine d’années, essentiellement à cause des atteintes portées à ses milieux de vie continentaux.

3. La lamproie est présente sur le bassin, mais on manque encore de connaissances sur l’évolution de sa population.

4. Le saumon est une espèce emblématique de ce bassin : on le trouve dans les bassins des gaves (Oloron, Pau) et de la Nive, mais pas dans l’Adour même. Les efforts engagés depuis 1999 pour la reconstitution de ce stock (réduction de la pêche au filet et à la ligne, alevinage), combinés à l’amélioration de circulation (passes à poissons) donnent des résultats encourageants : le saumon colonise de meilleures zones de frayères, sur les parties amont, et les productions de juvéniles atteignent des niveaux très supérieurs à ceux des quinze dernières années.

La diminution générale de la faune piscicole s’explique par plusieurs facteurs :

- la dégradation générale du milieu

- les nombreux obstacles tels que les barrages hydroélectriques, les seuils et les barrages de soutien d’étiage

- les extractions qui ont conduit à la destruction des zones de frai et de grossissement, notamment celle des esturgeons

- la mauvaise qualité de l’eau, notamment à l’aval de la Midouze, qui constitue un obstacle à la migration piscicole

- les prélèvements d’eau pour l’irrigation

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Le Serein en Côte d’Or…

Posté par francesca7 le 26 février 2013

 Le Serein en Côte d'Or... dans Côte d'Or serein

Le Serein est une rivière française qui coule dans les départements de la Côte-d’Or et de l’Yonne. C’est un affluent de l’Yonne en rive droite, donc un sous-affluent de la Seine.

Son ancienne orthographe « Serain » est citée par Waast-Barthélemy Henry, prêtre et historien né à Seignelay, dans son ouvrage paru en 1833 et intitulé Mémoires historiques sur la ville de Seignelay.

 Le Serein prend sa source dans l’Auxois sur la commune de Beurey Beauguay, et se jette sur la rive droite de l’Yonne à Bonnard, au sud deJoigny.

Par sa longueur de 188,2 kilomètres, le Serein est la 31e rivière de France et représente un affluent de l’Yonne.

Son cours se situe constamment en Bourgogne, et traverse, entre autres, les communes de Précy-sous-Thil, Guillon, l’Isle-sur-Serein,Chablis, Pontigny, Noyers.

Son débit a été observé durant 54 ans (de 1954 à 2007) à Chablis, localité située à une trentaine de kilomètres de son confluent avec l’Yonne. Le bassin versant de la rivière est de 1 120 km2.

Le module du Serein à Chablis est de 7,74 m3/s.

La rivière présente des fluctuations saisonnières de débit importantes, comme souvent dans l’est du bassin parisien. Les hautes eaux se déroulent en hiver et au printemps et se caractérisent par des débits mensuels moyens oscillant entre 12,4 et 17,5 m3/s, de décembre à février inclus (avec un maximum en février). Les mois de mars et d’avril constituent une période intermédiaire durant laquelle le débit reste assez élevé (respectivement 11,8 et 10,3 m3/s). Dès lors le débit baisse progressivement jusqu’aux basses eaux d’été, qui ont lieu de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu’à 1,14 m3 au mois d’août. Mais les fluctuations sont bien plus prononcées sur de courtes périodes. À l’étiage, le VCN3 peut chuter jusque 0,120 m3, en cas de période quinquennale sèche, ce qui peut être considéré comme sévère, mais est assez fréquent en Bourgogne.

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Les crues peuvent être assez importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 67 et 100 m3. Le QIX 10 est de 120 m3/s, le QIX 20 de140 m3 et le QIX 50 de 170 m3.

Le débit instantané maximal enregistré à la station a été de 146 m3/s le 28 avril 1998, tandis que la valeur journalière maximale était de114 m3/s le lendemain 29 avril. En comparant la première de ces valeurs à l’échelle des QIX de la rivière, il ressort que cette crue d’avril 1998 était d’ordre vicennal, et donc pas exceptionnelle.

serein3-300x254Le Serein n’est pas une rivière très abondante. La lame d’eau écoulée dans son bassin versant est de 219 millimètres annuellement, ce qui est fort moyen, largement inférieur à la moyenne d’ensemble de la France, et aussi inférieur à la moyenne du bassin de l’Yonne (274 millimètres à son confluent avec la Seine). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) n’atteint que le chiffre de 6,9 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Le Serein traverse une zone karstique entre Dissangis et Chablis. Cette région calcaire pauvre en ruissellement conduit à des échanges d’eau par voies souterraines entre différents bassins, dans le cas présent celui du Serein et la Cure.

En 1971, le BRGM a réalisé une étude sur les pertes du Serein dans la région de Tormancy, située entre Dissangis et Chablis. Cette expérience a été menée au moment des basses eaux, par un lâché d’eau en amont de 3 à 5 m3/s. Il a été constaté une perte de 1 m3/s à Tormancy. Les ¾ de ces pertes sont récupérées 25 km plus en aval par un trajet souterrain de 4 à 6 jours, et ¼ de ces pertes ont rejoint le bassin de la Cure à Vermenton après un trajet souterrain de 17 à 19 jours.

Si, sur l’écoulement annuel, ce phénomène de pertes est faible puisque de l’ordre de 2 à 3 %, en période d’étiage il atteint près de 40 %.

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Le Serein dévoile ses méandres sauvages jusqu’au petit pont de pierre de la Ramée, près de Précy sous Thil. Plus au nord, à Bierre-lès-Semur, on retrouve les traditions entre Auxois et Morvan ; celles des seigneurs locaux, qui bâtirent leur demeure à côté d’une ferme, aujourd’hui devenue témoignage du passé agricole. 

Le serein donc, qui serpente dans la vallée, au pied de la colline de Thil marque la limite entre la commune de Précy sous Thil et celle d’Aisy sous Thil. Il prend sa source à environ 22 kilomètres de Précy, à 2,3OO km environ du village de Beurey-Baugay, dans le canton de Pouilly en Auxois. L’eau sort de terre dans une prairie en pente, au milieu des joncs, entre un frêne et un poteau électrique ; au début, il ne mesure qu’une vingtaine de centimètres de large et une dizaine de profondeur. Il s’élargit peu à peu ;  à la sortie de Beurey-Baugay, c’est un ruisseau. Près de Missery, il a parfois près de 3 mètres de large car il a reçu déjà plusieurs affluents, des ruisseaux descendus des coteaux.

serein-1-300x207Entre la Motte-Ternant et Chausseroze, j’ai remarqué une scierie et un moulin abandonnés. Le Serein continue son cours, passe à Vic sous Thil, à Précy, travers la D 70 sous un vieux pont de pierre. Il arrose ensuite Bierre, Montigny, Courcelles-Frémoy, Vieux Château, Toutry, il entre dans le département de l’Yonne. Il passe alors à Guyon, Montréal, l’Isle sur Serein, Noyers, Annay sur Serein, Chemilly, Chablis, Maligny, Ligny le Châtel, Pontigny.

Son cours se termine à Bassou où il se jette dans l’Yonne qui emportera ses eaux dans la Seine pour aboutir finalement dans la Manche. Le Serein est un affluent de la rive droite de l’Yonne ; le Serein reçoit des affluents : la Baigne à La Motte Ternant, le Soutin à Vic sous Thil, le ru Potrin à Aisy, l’Argentalet près de Courcelles Frémoy etc… le Serein est une rivière calme au régime assez régulier, au cours lent. Comme toutes les rivières françaises qui prennent leur source dans des régions peu élevées, il a ses hautes eaux à la saison où il pleut le plus : automne, hiver, printemps. L’été est l’époque des basses eaux. Parfois, quand il a beaucoup plu, il déborde et sort de son lit ; il est en crue. En été, on peut le franchir à gué en certains endroits.

 

Si vous souhaitez suivre La Vallée du Serein : http://www.yonne-89.net/La_Vallee_du_Serein.htm 

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Les Cascades du Hérisson

Posté par francesca7 le 26 février 2013


 

Site Naturel Classé

des Cascades du Hérisson.  

 Les Cascades du Hérisson dans COURS d'EAU-RIVIERES de France 320px-cascade_du_herisson_jura_-_le_saut_girard

Au fil du temps, au fil des saisons,

Au fil de l’eau, Les Cascades du Hérisson

vous dévoilent leurs secrets

La vallée aux 7 cascades : se situent dans le Jura (39)

 Le torrent « le Hérisson » prend sa source au Saut Girard, né des eaux du lac de Bonlieu et du lac d’Ilay.

Partez à la découverte des 31 sauts et cascades du Hérisson, au cours d’une randonnée de 3 heures (7.4 km aller-retour) et laissez vous surprendre par la magie de cette vallée unique.

Durant près de 7 siècles, la vallée du Hérisson a également été un lieu de vie intense. L’homme s’y est installé afin d’utiliser la force motrice de l’eau ainsi que les richesses naturelles du secteur : chanvre, minerai de fer, céréales, bois…

Tout au long du sentier, des vestiges sont encore visibles : ils attestent de l’activité qui a perduré jusqu’à l’apparition de l’électricité à la fin du XIXè siècle.

Installée dans une reculée entourée de falaises, la rivière du Hérisson, du haut de ses 805 mètres dévale en une série de 31 sauts et  7 cascades avant de traverser les lacs du Val et de Chambly. Un parcours pédestre aménagé vous permet de visiter ce site naturel exceptionnel et de longer la rivière à la découverte des multiples chutes d’eau, vasques et grottes…

 

Voir en vidéo :  Image de prévisualisation YouTube

 

Le long du parcours, prenez le temps de faire une pause et d’écouter l’apaisant bruit de l’eau qui coule au Gour Bleu ou au saut de la Forge… Vous pouvez encore contempler les impressionnantes chutes d’eau du Saut de l’Éventail (65 mètres de haut) ou du Grand Saut (60 mètres de haut).  Cette randonnée de 3,7 km vous offrira 2h50 de ravissement et de fraîcheur : une aventure simple au cœur de la nature. Certains passages sont escarpés ou peuvent être glissants, aussi il est important de respecter quelques consignes : il convient d’être chaussé, de tenir les jeunes enfants par la main et les chiens en laisse et de ne pas sortir des sentiers balisés.

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La vallée du Hérisson est riche de ses cascades, mais elle est aussi riche de son histoire et de son passé. Impétueuses et constantes, les eaux du Hérisson ont longtemps servi le travail de l’homme qui s’est très tôt installé sur ses rives, dès le Moyen-âge. 

Disposant aisément de la matière première et d’une force hydro-motrice incroyable, les « usiniers » de la vallée on su construire et développer une activité industrielle forte tout le long du ruisseau au travers des moulins à blé et à orge, des scieries, des forges, martinets et clouteries.

 

Moulin Jeunet, Moulin JacquandChâteau Garnier, Saut de la Forge, Maison du Saut Girard, ces noms évoquent des lieux dans lesquels l’artisanat a pris toute sa mesure et toute son envergure jusqu’au début du XXè siècle.

 

Infos pratiques : 
www.cascades-du-herisson.fr
Contact : 0033 (3) 84 237 756
Lieu-dit Val-Dessus
39130 MENETRUX EN JOUX

 

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