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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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A la Cascade de Sillans

Posté par francesca7 le 22 décembre 2013

 

 260px-Cascade_(sillans-la-cascade)

L’eau de la Bresque, un affluent de l’Argens qui prend sa source à proximité, tombe d’une hauteur de 44 mètres dans un bassin. Le site est la propriété du Conseil général du Var.

La cascade de Sillans est une chute d’eau située à Sillans-la-Cascade (Var).

La cascade de Sillans est le principal attrait touristique de la commune. Cependant, une étude géologique a montré la dangerosité du sentier en tuf qui y donne accès. La baignade est interdite dans le bassin de la cascade depuis 2005 et un grillage a été installé en janvier 2011 pour en empêcher l’accès.

La Bresque 

La Bresque, grossie par la belle source du château de St Jean et le torrent de la Merderie, descendu du château de Fabrègue prend sa source à Fox-Amphoux. Elle forme après un contour du village de Sillans, une cascade haute de 44 mètres. La succession de petites gorges sauvages, de prairies ombragées, de cascades, font de cette rivière une petite merveille. On se laisse charmer par la transparence des eaux, les reflets émeraude mis en valeur par le tuf des cascades. Elle continue son chemin vers Salernes, Entrecasteaux, et se jette dans l’Argens à l’est de Carcés.

La cascade

De Mr le Maire: « Nous vous signalons que le parcours recommandé vers le site de la cascade termine sur la hauteur en face de la chute d’eau. En aval il y a des propriétés privées; or, malheureusement nous avons eu à déplorer des gestes inciviques au sein de la propriété privée et même contre les propriétaires de ces terres. Nous vous demandons donc de bien respecter des consignes de la propriété privée ainsi que de la vie privée des riverains. Merci. » Christian GRIMALDI, Maire.

 

A la Cascade de Sillans dans COURS d'EAU-RIVIERES de France 170px-Sillans_la_CascadeNB. ATTENTION : l’accès à la vasque de la cascade est fermé, pour cause de risques de chute de blocs de la falaise. Les 100 derniers mètres sont inaccessibles.

Plan des cheminements >> lien 

Article sur la Cascade du Var Mag N° 167 , mars 2011 >> lien 

Le point de départ du chemin qui mène à la cascade est situé à la sortie du village près des tours du château. Après avoir traversé un petit champ d’oliviers, vous apprécierez la fraîcheur d’une chênaie, et longerez ensuite une grande prairie verdoyante qui au printemps ressemble à un paysage de «Normandie»!. Ne manquez pas sur le chemin, les deux majestueux platanes qui règnent sur le site d’un ancien moulin. Vous longerez ensuite un mur de pierres sèches, «mur aux serpents», selon les «Anciens»! .Vous arriverez après 20mn de marche en face de la cascade. 

  

L’accès au cirque et à la vasque de la cascade a été fermé. Pourquoi ?

Après plusieurs années de sécheresse suivies de gros épisodes pluvieux, des éboulements et coulées boueuses ont affecté le sentier menant au pied de la cascade. Le danger est latent. Des grandes masses rocheuses très fragiles et friables menacent de s’écrouler dans le cirque de la cascade. En cause : la nature de la roche, le travertin, qui se forme dans des rivières calcaires, et à la structure et à la texture très hétérogène. Il est impossible de sécuriser le bas de la falaise : sentier d’accès et vasque. C’est ce qui a conduit la Commune et le Département à fermer le sentier en pied de falaise.

La boucle du Coeur de nature « La Cascade » vous permet de profiter de différentes ambiances paysagères : oliveraie, prairies naturelles, chênaies, forêt mixte (pins à sous bois de chênes vert) et découvrir si votre regard curieux s’y attarde, des vestiges témoins d’une activité agricole passée intense (ancien moulin à farine, terrasses en pierre sèche, anciens canaux…).

Le panorama sur la Cascade se dévoile après un bref petit raidillon du chemin rural de « caroulettes », vers le sud, au delà des prairies naturelles. La descente vers la rivière est déconseillée car les propriétés sont privées, et le cirque de la cascade est interdit d’accès au public.

Départ : depuis le village (église) ou le Parking des Remparts
Durée : 2,5 km , environ 1h, facile

 

 

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sous les chutes du Saut du Doubs

Posté par francesca7 le 8 décembre 2013

 

320px-Saut_du_Doubs_01Le Saut du Doubs fut créé, il y a 12 000 ans, par l’éboulement (provoqué par un séisme ?) des deux versants de la vallée (à l’époque les gorges du Doubs commençaient à l’ouest de Morteau). L’éboulis créa un grand barrage naturel, provoquant le remplissage des gorges en amont de l’éboulement, ce qui créa le paléo-lac de Morteau (long de 15 km), dont le lac de Chaillexon (long de 3,7 km) est le vestige. La chute se créa lorsque le niveau du lac fut assez élevé pour permettre au flot de contourner l’éboulement. Le saut lui-même correspond à l’endroit où le Doubs, dévié par l’éboulement, saute la falaise correspondant à l’ancienne rive droite de la gorge pour en rejoindre le fond.

Le Saut du Doubs est une chute de 27 mètres de hauteur sur le Doubs située sur la frontière franco-suisse, et pour partie dans la commune de Villers-le-Lac côté français, pour partie dans celle de Les Brenets côté suisse.

Côté français, le site se situe à l’est de la Franche-Comté (canton de Morteau, département du Doubs) et côté suisse, à l’ouest du canton de Neuchâtel. Le Saut du Doubs se situe au terminal du lac de Chaillexon, situé également sur la frontière. En aval du saut, le Doubs continue sa route à travers le massif du Jura dans des gorges spectaculaires. le site fait l’objet de plusieurs protections au titre de « site classé »: un premier classement en 1912, dont la portée n’est plus justifiée par le nombre d’équipements routiers sur le site, et un autre classement en 2001 comprenant une zone plus élargie (438 hectares) comprenant les bassins naturels du Doubs en amont, le saut du Doubs et les bassins artificiels en aval.

L’effondrement d’une falaise a formé un verrou sur le cours de la rivière. Ainsi est née la célèbre cascade du Saut du Doubs, grand site national visité par plus de 300 000 personnes chaque année pour les deux rives française et suisse. Le plus spectaculaire pourtant reste peut-être le site des Bassins du Doubs qui voit des falaises de plus de quarante mètres plonger dans les eaux profondes et calmes que sillonnent les vedettes panoramiques confortables. A voir impérativement.

Une requalification totale de ce joyau de la nature se poursuit depuis 2001. Après la construction d’une passerelle franco-suisse, les belvédères et les sentiers ont été complètement revus.  Ces travaux bénéficient du soutien du Département du Doubs, de la Région Franche-Comté, de l’Etat (Diren) et de l’Union Européenne. 80% des financements sont apportés par ces subventions.

 

Gorges du DoubsUne nature intacte, une rivière aux allures de fjord, la plus haute chute du Massif jurassien, des sentiers pédestres au charme poétique, une passerelle aérienne qui, d’une rive du Doubs à l’autre, vous efface la frontière, mais aussi de nombreux musées attrayants, des chefs-d’oeuvre de l’Art Nouveau, des spécialités gastronomiques. Cette région vaut bien un détour !

« A chaque saison, à chaque heure et de chaque endroit le Saut du Doubs nous offre un visage différent, mais toujours magnifique et surprenant. On a vraiment l’impression qu’il vit. Chaque mouvement d’eau est une respiration, alors en fonction du débit de la rivière, il est soit très calme, ce qui est apaisant ou en colère, ce qui est vivifiant ! L’ambiance qui règne dans ce coin de pays, renforcée par une nature intacte, en fait un lieu inoubliable. »

A bord de vedettes confortables, découvrez le cadre étonnant du lac des Brenets et la superbe chute du Saut-du-Doubs d’une hauteur de 27 mètres. Vous garderez le souvenir d’un spectacle grandiose et impressionnant de la nature. 

La compagnie Droz-Bartholet « Bateaux du Saut du Doubs et de Besançon », est heureuse de vous présenter son site internet. Lors de votre passage en Franche-Comté, venez découvrir le Saut du Doubs, Premier site naturel de Franche-Comté, et Besançon à bord du Vauban. ICI : http://www.sautdudoubs.fr/

 

Au cours de 14 km de croisière commentée sur les méandres du Doubs, découvrez un spectacle grandiose et impressionnant de la nature. 

Glissant paisiblement au fil de l’eau, vous apprécierez, en toute sécurité, l’exceptionnelle beauté du paysage.
Inaccessible par la route, ce décor vous laissera un souvenir inoubliable. 

sous les chutes du Saut du Doubs dans COURS d'EAU-RIVIERES de FranceVous embarquez à bord de confortables bateaux-promenades qui vous font naviguer sur les méandres de la rivière, avant de traverser le Lac de Chaillexon. 

Vous pénétrez ensuite dans de vastes bassins, appelés Gorges du Doubs, dont les hautes falaises abruptes et sauvages semblent toucher le ciel.
C’est un véritable trésor qu’a façonné le Doubs au coeur de magnifiques canyons.

Une escale au Saut du Doubs : LES BATEAUX DU SAUT DU DOUBS – Compagnie Christophe Droz-Bartholet – Les Terres-Rouges 25130 Villers-Le-Lac  info@sautdudoubs.fr

 

 

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vous connaissez la VEULES

Posté par francesca7 le 8 décembre 2013

 

300px-Les_CressonnièresC’est à partir du xviie siècle que les habitants de Veules-les-Roses (qui s’appela Veules-en-Cauxjusqu’en 1897) utilisèrent le petit cours d’eau à des fins économiques. Une dizaine de moulinsfurent édifiés (un tous les 100 mètres) pour moudre le blé et le colza dont on extrayait l’huile, pour fouler le lin fournissant ainsi la matière première aux ateliers de tisserands. Dès le xiiie siècle, il existait, à l’embouchure de la Veules, un moulin de mer qui fonctionnait grâce à un bassin fermé par une porte à marée haute et que l’on ouvrait à marée descendante. À sa source, les habitants cultivaient le cresson, plante aquatique par excellence, commercialisé à Paris. Au xixe siècle, l’activité des moulins déclina en même temps que le village devenait un lieu de villégiature pour le milieu intellectuel parisien; Paul Meurice, Alexandre Dumas fils, Jules Michelet firent de fréquents séjours sur les bords du petit fleuve.

Aujourd’hui, le lieu est toujours prisé des touristes qui, après avoir respiré l’air iodé de laManche, peuvent accomplir d’agréables promenades leur permettant de découvrir quelques-uns des anciens moulins, restaurés avec soin.

Veules-les-Roses est une station balnéaire et une commune française, située en bord de mer, dans le département de la Seine-Maritimeen région Haute-Normandie.

Ses habitants sont les Veulais. Il s’agit du vieil anglais wella (anglais moderne well « puits »)3 ou du vieux norrois vella4, au pluriel qui peut désigner un cours d’eau ou une source, en l’occurrence « la Veules ». Le transfert du nom d’un cours d’eau au nom d’un lieu est fréquemment observé, ainsi trouve-t-on en Seine-Maritime : Dieppe, Fécamp, Eu, etc.

Homonymie avec les Wells d’Angleterre.

On identifie cet élément en Normandie dans des composés fréquents comme Cresseveuille (Cresseveulle 1668 cf. Creswell, GB), Rouelles (désigné sous la forme Rodewella au Moyen Âge cf. Rothwell, GB), Rouelles (lieu-dit à Sainte-Mère-Église), le Radegueule (Radevel XIIesiècle cf. Radwell, GB).

Le déterminant complémentaire -les-Roses a remplacé celui de -en-Caux (Journal Officiel du 30 juillet 1897).

 

Le cours de la Veules est tout entier contenu sur le territoire de la commune de Veules-les-Roses. Sa source est localisée à 20 mètres d’altitude environ au nord du lieu-dit la Cavée d’Iclon et son embouchure se situe à l’ouest de l’ancien blockhaus.

Son cours est très limité puisqu’il se réduit à 1 195 mètres : Soyons honnête. A vélo, la virée ressemble plus à une promenade tranquille, avec tout de même quelques petites montées et descentes aussi sèches que courtes. A Veules-les-Roses, le circuit du plus petit fleuve de France s’arpente sans encombre, à condition toutefois d’être matinal. Sans quoi, vous risquez de croiser trop de piétons.

La Veules à Veules-les-Roses.Se perdre est conseillé, au bout, il y a toujours la mer
Le départ se fait au pied de la falaise. Petit tour circulaire vers la mer, en devisant le bleu du ciel (pour de vrai) histoire de se dire qu’au bout de la boucle, la mer sera toujours là, version été (pour de vrai). Tout de suite, il faut se hisser pour redescendre rapidement vers la place du marché, rebaptisée place des Ecossais le jour de la Libération. Les habitations, rehaussées largement de briques, de silex, sont plutôt bien entretenues. Mais c’est la salle Anaïs Aubert qui attire l’œil. Une salle de cinéma qui aligne quatre ou cinq films, en alternance. Un bon point pour la cité.

Quelques maisons fort bien fleuries plus loin, le circuit évoque les tisserands par le biais de magnifiques chaumières. L’atmosphère humide, de faibles écarts de températures ont contribué à la régularité et à la finesse du fil de coton sorti de ces belles bâtisses de Veules. Jusqu’en 1847, quand les métiers à tisser mécanique ont commencé à se faire entendre. Un coup d’œil sur la chapelle en grès édifiée en 1162 – dernier vestige du couvent fondé par les Pénitents du Tiers Ordre de Saint-François d’Assise -, et il faut (un peu) forcer sur les pédales pour rejoindre la cressonnière, lieu incontournable de Veules-les-Roses. Pas de chance, c’est l’été et le cresson est maigrichon.

C’est à partir de fin juillet que les semis ou bouturages sont effectués, pour s’achever en mars. Il faut 6 à 8 semaines pour que les bottes (ou chignons) soient formées, prêtes pour la consommation. Pour l’heure, aux sources de la Veules, même un peu vides, les lieux conservent leur magie. Avec des canards colverts à observer, à moins de dénicher (avec un peu de patience) une poule d’eau. Les abords de la cressonnière alternent avancées, recoins pour déboucher sur de nouveaux points de vue, et forcément admirer l’un des onze moulins de la boucle.

Redescendre vers un des plus beaux endroits du circuit, l’abreuvoir. Jadis, le gué était la seule entrée de Veules, et les animaux venaient s’y désaltérer. On s’y attarde sans se faire prier tellement les chaumières sont belles, et les truites pas farouches du tout. Cela dit, les lieux constituent des frayères pour la Fario. Interdiction de pêcher par conséquent.

Même considération de l’autre côté de la rue principale de Veules, où le Moulin Anquetil en impose, tourne allègrement. Incendiée lors de la bataille de Veules en juin 1940, sa roue se joue du temps. La suite, superbe, est faite d’un sentier qui alterne montées, descentes, angles droits, passages entre les arbres, le tout rythmé toujours par les moulins : celui des Aïeux, des Tourelles, du Marché, de la Mer… Les habitations embrassent constamment le plus petit fleuve de France. Il est vrai qu’avec des Pucheux (récipients), on puisait autrefois l’eau dans ce fleuve. La Veules, justement, débouche sur la mer. La voilà de nouveau, toujours bleue et charmeuse.

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parler du Courant de Contis

Posté par francesca7 le 23 novembre 2013

 

 

280px-Contis_courant_1Le courant de Contis sert de limite aux communes de Lit-et-Mixe et de Saint-Julien-en-Born, la station balnéaire de Contis faissant partie de cette dernière commune. Fleuve côtier appartenant à la famille des courants landais, il se jette dans l’océan Atlantique mais ne joue plus le rôle d’exutoire depuis l’assèchement des étangs des deux communes dans la deuxième moitié du xixe siècle. Il marque toujours la frontière entre le Pays de Born et le Marensin.

Afin d’en fixer l’embouchure, des enrochements ont été mis en place, qui ont mis fin à l’errance du cours final, et ont évité l’ensablement. Le courant de Contis peut être navigué en canoë depuis Saint Julien sans difficulté particulière, mais il faut éviter de s’engager trop près de l’embouchure, il vaut mieux débarquer à proximité du Pont Rose. En aval de cet ouvrage, il est fréquent de rencontrer des pêcheurs.

Le courant de Contis est un petit fleuve côtier traversant la station balnéaire de Contis, dans le département français des Landes.

L’ancien étang de Lit-et-Mixe et le courant de Contis font l’objet d’un inventaire ZNIEFF de type 2 en 1979 et 1984 sur une superficie de 6010 ha.

Le courant est également constitutif du site Natura 2000 (SIC/pSIC) « Zones humides de l’ancien étang de Lit-et-Mixe ».

Suite à une réclamation Souvenirs de 1953 :

Pour appuyer sa décision de rendre un avis favorable, le maire M. Puyo a rappelé les conséquences de la divagation des eaux qu’avaient entraînée des dégâts sur la digue en 1953. Libéré des entraves mises en place par l’homme, le courant était parti vers le sud, obligeant à la réalisation d’importants travaux sur 2 km pour reconstituer le cordon dunaire. Depuis 60 ans, des interventions de moindre envergure ont également été nécessaires, notamment suite à la tempête de 2009, pour pérenniser la fonctionnalité de la digue.

Afin qu’elle puisse continuer à assurer son rôle de protection de la zone sud, le Conseil municipal s’est prononcé à l’unanimité pour rendre un avis favorable à la réalisation des travaux de la digue sud. Une décision qui devait être rapidement transmise aux services de l’État chargés d’examiner le dossier le 7 octobre.

 

 

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En suivant le Courant de Mimizan

Posté par francesca7 le 23 novembre 2013

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Le courant de Mimizan serpente sur une distance d’environ 7 km, à travers lettes et dunes, notamment le tuc d’Udos, haut de 51 m, marquant la frontière depuis les années 1920 entre Mimizan-Bourg et Mimizan-Plage. Il prend naissance au niveau de la passerelle de Gombaut, à hauteur de l’étang d’Aureilhan, puis est enjambé successivement par le pont de Vigon, le pont Rouge, le pont des Trounques (du Gascon tronca : « souche »), et enfin le pont de la plage. Frontière naturelle, il délimite les secteurs nord et sud de la commune. La marée remonte jusqu’aux abords de la papeterie de Gascogne.

En 1281, un « rôle gascon » autorise la construction d’un moulin à eau sur le cours du courant. En 1812, il se jette dans l’océan Atlantique à 3,5 km plus au sud au lieu-dit de la Malloueyre. En 1828, une forte montée des eaux détruit la dune littorale et l’embouchure d’origine. Deux digues construites entre 1871 et 1873 empêchent le courant de dériver et lui dictent encore aujourd’hui son tracé. Mais l’érosion marine ne ménage pas toujours les infrastructures et le courant fait encore l’objet d’une surveillance accrue

Le courant de Mimizan est un fleuve côtier dont le cours s’inscrit entièrement sur la commune de Mimizan, dans le département français des Landes. Appartenant à la famille des courants landais, il est l’exutoire de l’étang d’Aureilhan mais aussi indirectement des étangs de Biscarrosse et de Parentis et de Cazaux et de Sanguinet.

L’histoire du courant est à l’image des méandres de son tracé. Ainsi, en 1812, il se jetait dans l’océan 3,5 km plus au sud au lieu-dit de la Mailloueyre. En 1928, une forte montée des eaux détruit la dune littorale et l’embouchure d’origine. Deux digues construites par l’homme dictent encore aujourd’hui son tracé. Mais l’érosion marine ne ménage pas toujours les infrastructures et le courant fait encore l’objet d’une surveillance accrue.

Au bord du Courant, les passionnés se donnent rendez-vous toute l’année pour exercer l’ancestrale et très réglementée pêche à la pibale.

La pêche était jadis une activité importante, comme en témoigne la dîme sur deux pêcheries accordée en 1035 par Guillaume, comte de Poitiers, au prieuré de Mimizan. Au début du xxe siècle, il existait sur les bords du courant des parcs à huîtres, dont l’exploitation était encadrée par des autorisations délivrées par le conseil municipal.

En suivant le Courant de Mimizan dans COURS d'EAU-RIVIERES de FranceLa pêche en mer à la pinasse a de nos jours complètement disparu à Mimizan. L’ancien quartier des pêcheurs, fait de vieilles cabanes en bois, était jadis situé sur la rive droite du courant. Les embarcations se remettaient à cet endroit des efforts consentis en mer. Le typique quartier des pêcheurs cède la place à la fin du XXe siècle à un ensemble résidentiel. Une plage se présente désormais au niveau des arènes de la ville et sur la rive gauche, un appontement marque l’emplacement d’un petit port de plaisance.

De nos jours, les pêcheurs peuvent espérer capturer mulets, bars et de novembre à mars, la pêche nocturne permet d’attraper anguilles et pibales

Dune, forêt, Etang Cette boucle, très diversifiée, met en scène le patrimoine architectural, le patrimoine industriel, la forêt dunaire, l’étang d’Aureilhan et le courant de Mimizan.

Le parcours démarre devant le clocher-porche de l’ancienne abbaye bénédictine (1), classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Une coquille stylisée orne le parvis signalant les 1.000 km de distance jusqu’à Saint-Jacques. L’abbatiale était au centre d’une sauveté, étape-refuge des pèlerins, dont 5 bornes subsistent encore.

L’itinéraire passe devant l’usine des papeteries de Gascogne (2), entreprise de taille européenne spécialisée dans la fabrication de papier kraft. Visites organisées (tel office de tourisme). Devant l’école(3), remarquez le vénérable chêne pluri-centenaire. Le chemin grimpe sur la crête dégagée de la lette de Raz (4) d’où l’on a de beaux panoramas. Il emprunte ensuite une piste en forêt domaniale qui borde une piste cyclable (5). Remarquez la présence des arbousiers et chênes verts en sous-bois.

Au quartier Merquedey, il remonte une piste forestière sablonneuse qui conduit au parc de loisirs accrobranches et au terrain de golf (6).

Il se dirige vers les rives de l’étang d’Aureilhan qu’il longe sur près de 1,5 km entre la base nautique (7)et le parc floral (8).

Il descend ensuite la rive gauche du courant de Mimizan (9), jusqu’aux jardins familiaux (10). Puis il regagne le point de départ par le cimetière.

Fiche extraite de la pochette Rando Guide Pays de Born édité par le Conseil Général des Landes (www.landes.org).

A voir

La fête de la mer Mimizan célèbre, mardi 1er mai, sa Fête de la mer. A 11h, messe avec les associations marines et la chorale Notre-Dame des Dunes; 15h, course d’objets flottants non identifiés sur le courant; 16h, défilé nautique et gerbe lancée à la mer; 19h, course des garçons de café. Jeux pour les enfants, cerfs-volants, échassiers… vide-grenier brocante sur le parking du courant à Mimizan-Plage.


Infos pratiques

Départ et arrivée: Parking du musée de l’ancienne abbatiale Notre-Dame. Distance : 9,5 km . Niveau : moyen. Durée : 3h15 à pied; 40 mn à vélo. Balisage : bleu (griffé Landes randonnée). Carte : IGN 1340 ET. Toulouse-Mimizan (Landes): 260km . 3h45. Périphérique ouest, A 624 (direction Colomiers), N 124 (direction Bayonne) jusqu’à Mont-de-Marsan, N 134 jusqu’à Sabres, D 626 (direction Labouheyre) jusqu’à Mimizan. Office de Tourisme: Tél.05 58 09 11 20 (www.mimizan-tourisme.com)

 

 

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Sur la Rivière d’Auray

Posté par francesca7 le 22 octobre 2013

Thomas Lenoir, le capitaine de L’Etoile du Golfe, propose des balades sur la rivière d’Auray. Une promenade d’une heure environ, entre nature et patrimoine.

Reportage

« C’est parti ! » 10 h, hier sur le quai Franklin. Le soleil brille. Thomas Lenoir, le capitaine de L’Etoile du Golfe, allume le moteur de son bateau en bois.

Plusieurs fois par jours, à la belle saison, cette vieille dame fait la navette entre Saint-Goustan et Le Bono. « L’idée est d’allier balade sur la rivière et randonnée le long du sentier côtier, explique Thomas Lenoir. Je m’adapte aussi à la demande. Parfois, on part vers le Golfe jusqu’à la pointe du Blair, Port-Navalo ou Locmariaquer avec un groupe de 20 personnes. »

En fonction des marées

Les amarres larguées, Stéphane Gaillard, le capitaine en second, dirige la proue vers le pont de Kerplouz. « Entre le pont, à quinze mètres, et la faible profondeur de fond, il faut bien gérer les marées, remarque le capitaine. Deux heures avant et après marée basse, je ne peux pas remonter jusqu’à Saint-Goustan. Du coup, je reste dans le port du Bono. »

L’Etoile du Golfe glisse à cinq noeuds dans les eaux calmes de la rivière. Sur le rivage, un héron fait le guet à quelques encablures du domaine du Plessis du Kaër et de son manoir du XVI e et XIX e siècle.

À babord, sur la gauche, la grande vasière de Kerdaniel s’étend le long du sentier côtier. Aigrettes, sternes et cormorans y volent régulièrement.

Sur la Rivière d'Auray dans Bretagne croisiere-riviere-aury-saint-goustan-morbihan-e-berthier

Un vieux navire

Assis à la proue, Thomas parle de son navire avec enthousiasme : « Il a été construit en 1967 à Étel. C’est un modèle de bateau de pêche mais il a tout de suite servi à transporter des passagers. »

Après plusieurs changements de propriétaires, L’Étoile du golfe navigue pendant 10 ans entre Larmor-Baden et Gavrinis avant d’être racheté par Thomas.

« Il embarquait 38 passagers mais ça faisait un peu boat-people, plaisante le capitaine. Entre la peinture et les bricoles, j’ai passé tout l’hiver dernier à le réparer. Je peux embarquer 26 passagers maintenant. »

Les rives se resserrent. Le Bono se rapproche. Le navire dépasse l’étang du Plessis et son piège à poisson. « Ici, c’est Pont César, décrit le capitaine. À marée basse, on peut voir les vestiges d’un viaduc romain. »

Derrière la pointe Vide-bouteille, c’est le domaine des Daboville que L‘Étoile du Golfe dépasse avant de virer vers Le Bono.

Une promenade agréable

Quelques annexes dans le chenal d’accès et l’approche de l’Angelus, un autre navire à passager, mettent un peu de piment dans cette navigation très tranquille. À la barre, le second rigole : « Capitaine ! Capitaine ! Je ne vais pas m’en sortir. »

Après une rapide manoeuvre, le bateau accoste. Une petite pause de quinze minutes permet de se dégourdir les jambes. « Les passagers peuvent aller visiter le village et rentrer au passage suivant ou par le sentier côtier », propose Thomas Lenoir.

Machine avant toute : c’est l’heure du retour. Une vingtaine de minutes plus tard, Saint-Goustan est en vue. Un panorama bien agréable pour terminer cette ballade.

Navette quotidienne entre Saint-Goustan et Le Bono, adulte 7 € l’aller simple, 12 € l’aller-retour. Plus d’informations sur www.etoiledugolfe.fr 

ARTICLE PARU SUR : http://www.ouest-france.fr

Image illustrative de l'article Rivière d'AurayLa rivière d’Auray est une ria (ou aber) qui commence à Auray, dans le département du Morbihan dans la région Bretagne. C’est la ria du Loc’h. La rivière d’Auray se jette dans le golfe du Morbihan et est navigable.

 

La longueur de son cours d’eau est de 56,4 km.

Le Loc’h prend sa source à Plaudren et se dirige à l’ouest (à l’inverse de l’Arz) puis bifurque au sud à la moitié de son cours. Il devient la rivière d’Auray, avancée nord dugolfe du Morbihan, sur la commune d’Auray, juste à l’ouest de Pluneret. La rivière d’Auray donne sur le golfe du Morbihan entre Locmariaquer au sud, et la pointe du Blair etSept Îles, sur la commune de Baden au nord.

Elle rejoint l’embouchure du golfe du Morbihan située entre Port-Navalo, extrémité de la presqu’île de Rhuys à l’est, station balnéaire et port de la commune d’Arzon etLocmariaquer à l’ouest.

Environnement 

La marée remonte le Loc’h au-delà du port Saint-Goustan à Auray, et alimente des marais jusqu’à Tréauray, à 4 km en amont d’Auray. La rivière d’Auray et son affluent larivière du Bono laissent couvrir et découvrir des vasières et des herbus très étendus. Ces marais et ces vasières sont d’un grand intérêt écologique.

La rivière d’Auray dans sa partie aval est un milieu saumâtre caractérisée par d’importantes vasières exondées à marées basse, et par de très fortes variations de salinité ; de l’amont à l’aval, et de la surface au fond. Par exemple en février 1961, la salinité était de 6,5 % en surface, mais d’environ 21,3 % à 6 mètres de profondeur, alors qu’elle était de 23,9 % en surface et de 25,3 % à 20 mètres de profondeur en aval. La dessalure augmente en période de crue et l’eau salée remonte parfois assez loin en amont lors des grandes marées, permettant par exemple à quelques huîtres de vivre sur les piles du pont d’Auray.

Des mesures occasionnelles de pH montrent une eau plutôt « dure » en aval (pH de 8,0 à 8,4 descendant parfois à 7,7 dans la partie amont la plus exposée à la dessalure).

Le microplancton de la rivière d’Auray est abondant, avec de fortes variations saisonnières d’espèces. Il a fait l’objet d’une étude qualitative et quantitative, en raison notamment de son intérêt ostréicole3, à partir d’échantillons récoltés de 1961 à 1963 notamment.

  • 181 espèces de diatomées (phytoplancton), 2 variétés, 3 formes, appartenant à 66 genres ont été identifiées dans la rivière, sans que cette liste soit limitative.
  • 48 espèces de dinoflagellées (phytoplancton), 3 variétés, représentant 13 genres ont été reconnues jusqu’à ce jour
  • le zooplancton est représenté par les stades larvaires de mollusques (dont huîtres), de crustacés, poissons et autres organismes aquatiques. Les espèces les, Stenasemella nivalis et diverses espèces de Codonella caractérisées par des pullulations qui suivent les blooms planctoniques phytoplanctoniques et zooplanctoniques), Rotifères (surtout du genre Synchaeta ou Keratella quadrata quadrata quand l’eau et plus douce),CladocèresCopépode.

220px-Pont_d%27Auray dans COURS d'EAU-RIVIERES de FranceLa rivière d’Auray a probablement été utilisée dès la préhistoire.

Un port existait à Auray au xiie siècle. Il a beaucoup servi, jusqu’au xixe siècle, où le développement des routes et surtout des voies ferrées a rendu le cabotage moins intéressant.

C’est sur la rive gauche de la rivière, sur un quai depuis appelé « quai Franklin » qu’a débarqué le 3 décembre 1776 Benjamin Franklin venu demander de l’aide à la France pour les États-Unis. Le port Saint-Goustan accueille aujourd’hui un port de plaisance.

En 1900, la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest avait établi une centrale électrique à Tréauray pour alimenter la gare d’Auray.

 

 

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Rivière de Morlaix entre terre et estuaire

Posté par francesca7 le 22 octobre 2013


Que l’on suive son cours côté Trégor à l’est ou côté Léon à l’ouest, on découvre en longeant la rivière de Morlaix un des plus jolis paysages de Bretagne. Lorsqu’on atteint son embouchure sur la rive gauche, au départ de la cité du Viaduc, en direction de la station balnéaire Carantec, on traverse les territoires de deux communes : Taulé et Locquénolé. La seconde, d’une superficie de 84 hectares seulement, est enclavée dans la première, 36 fois plus étendue.

Rivière de Morlaix entre terre et estuaire dans COURS d'EAU-RIVIERES de France 280px-morlaix_port

Entre terre et estuaire, ces deux localités invitent à une halte. Elles disposent de nombreux atouts pour séduire les amateurs d’histoire, d’ornithologie ou de promenades en forêt. Les vasières de Locquénolé et l’estuaire de la Penzé sont réputés jusqu’en Sibérie. Chaque année, plusieurs centaines d’oiesbernache cravant prennent leur envol de cette partie septentrionale de l’Asie pour venir passer l’hiver sur ce morceau du littoral finistérien. La richesse de ces biotopes tranquilles n’a pas non plus échappé à d’autres migrateurs. Jusqu’à 7.000 petits bécasseaux variables -les plus nombreux sur le site avecles mouettes rieuses- peuvent y séjourner. Ils arrivent en bandes des pays d’Europe du Nord.

Une soixantaine d’espèces

Parmi les autres pensionnaires habitués du lieu, on peut observer des grands gravelots allemands et polonais, des grands cormorans britanniques, des hérons cendrés danois… Leur présence ne semble pas trop troubler le rythme de vie de la «population locale», composée entre autres de petits canards tadorne de Belon et d’huitriers-pies, pas toujours très copains avec les ostréiculteurs. En tout, une soixantaine de variétés d’oiseaux cohabitent l’hiver dans ce petit coin de paradis pour les ornithologues.

  • La plupart sont des espèces protégées. Le message n’est hélas pas passé auprès des rapaces, et le conservateur des réserves de la baie de Morlaix, ne voit jamais d’un bon oeil un faucon-pèlerin survoler les vasières. Interrogé sur la meilleure façon d’observer les oiseaux, ce spécialiste passionné rappelle d’abord un grand principe : il ne faut pas faire de bruit. Cette nécessité de discrétion concerne aussi l’habillement. Une tenue de couleur sombre sera toujours préférable à une rouge. S’il suit les talus en bord de grève et sait s’armer de patience, l’amoureux de la nature pourra alors approcher les hivernants à une vingtaine de mètres.

La Rivière de Morlaix ou le Jarlot est un fleuve français de Bretagne d’une longueur de 24,3 km1 qui s’étend depuis le confluent des rivières Queffleut et Jarlot jusqu’à la mer. Elle sépare les pays du Léon, à l’ouest, du Trégor, à l’est. Son nom breton est Dosenn (anciennement Dossen).

La Rivière de Morlaix est une ria constituée par le Dosenn, né de la confluence du Jarlot et du Queffleut, au fond de laquelle se trouve la ville-pont de Morlaix, également port de fond d’estuaire, accessible par un chenal balisé à marée haute : Morlaix. Sonembouchure est appelée par les Morlaisiens le Bas de la Rivière. Elle reçoit un affluent notable sur sa rive droite : le Dourduff, et un sur sa rive gauche : le Donant ou ruisseau de Pennelé.

Longtemps, les nombreuses palues (palues de Trébez, Lannuguy, Saint-François, Marant, Pennelé sur la rive gauche ; de Quirio, Nécoat, Kanroux, Kosiou sur la rive droite), échelonnées le long des deux rives furent très insalubres ; elles furent assainies et transformées en prairies pour plusieurs d’entre elles dans la seconde moitié du xviiie siècle2.

La rivière de Morlaix est ainsi décrite par Adolphe Joanne et Élisée Reclus vers 1900 :

« Le « Dossen » ou « Rivière de Morlaix » se forme, dans la ville même de Morlaix, par la rencontre du Queffleuth et du Jarlot, riviérettes réunissant une foule de ruisseaux et ruisselets aux noms celtes : « Relec », « Coatlosquet », « Bodister », « Trémorgan », etc.. À peine la rivière constituée, son eau, que soulève déjà la marée, passe sous le grandiose viaduc de Morlaix, haut de 58 mètres, long de 284 mètres, en deux rangées superposées d’arcades, œuvre la plus belle du chemin de fer de Paris à Brest ; elle porte des bateaux de 300 à 400 tonnes et la rivière se transforme en un fjord [sic, une ria en fait] qui devient une baie à partir de Locquénolé et de la confluence du Dourdu (c’est-à-dire de « l’eau noire »). De Morlaix à la baie, il y a 6 kilomètres, 12 jusqu’à la pleine mer ; et de Morlaix à la source du plus long des ruisseaux du bassin, 30 kilomètres environ, dans un bassin de 36 000 hectares. Quant au Dourdu (ou Dourduff), sa longueur est de 20 kilomètres. »

À peine constituée, la Rivière de Morlaix devient artificiellement souterraine, passant sous l’Hôtel de ville, puis sous les places des Otages, Cornic et du général de Gaulle, en raison des remblaiements successivement effectués pour aménager des parkings dans le centre-ville dans le courant du xxe siècle.

La rivière de Morlaix sépare le Trégor (sur la rive droite) du Léon (sur la rive gauche), même en pleine ville de Morlaix, comme en témoignent les noms de ses quais : Quai de Tréguieret Quai du Léon.

320px-Morlaix_et_son_viaduc_en_1873 dans COURS d'EAU-RIVIERES de France

Morlaix en 1873

Le « retournement » du Dossen correspond au moment où le sens de l’eau s’inverse, la puissance du flot montant l’emportant sur le flot descendant de l’eau apporté par le Queffleuth et le Jarlot réunis. La force des courants de marée joue un rôle de « chasse d’eau » limitant l’envasement. En 1522, il avait suffi de quelques arbres coupés, jetés en travers de la Rivière de Morlaix, pour que le port et tout le haut du Dossen soient enlisés, le grand balayage bi-quotidien de la marée ne pouvant plus produire son plein effet. Les bateaux durent alors débarquer momentanément leurs cargaisons en Baie de Morlaix ou à Roscoff.

Le 27 décembre 1535, une barque pleine de monde sombra devant Cuburien et presque tous les passagers périrent (101).

La fontaine miraculeuse

A l’entrée du bourg de Locquénolé, juste avant l’église, une voûte en pierre protège une fontaine qui s’écoule dans un lavoir. La légende rapporte qu’au VIe siècle saint Guénolé a fait jaillir cette source du bout de son bâton. Y puisant de l’eau, il a rendu la vue à un aveugle. Pendant longtemps, après ce miracle, les paroissiens du village et des alentours sont venus chercher la guérison de leurs troubles visuels en buvant ou s’humectant les paupières de l’eau de cette fontaine. La tradition rend compte d’un autre fait extraordinaire. Au fond de cette fontaine repose parmi d’autres une dalle qui a toujours rejoint seule son emplacement chaque fois qu’elle en avait été extraite.

Le trésor de l’église

« Pendant longtemps, on a pensé que de tels objets ne pouvaient être présentés que dans les grandes pièces de musées régionaux ou nationaux. Mais hors de leur environnement, hors du lieu qui les a accueillis et vénérés depuis des siècles, ces pièces auraient perdu leur âme et Locquénolé bien plus ».

  • Michel Le Bourhis, un passionné d’histoire locale, qui a consacré plusieurs ouvrages au riche passé de son village, parle ici de ce qui constitue le « trésor de l’église de Locquénolé ». La très belle statue de la Vierge à l’Enfant est l’oeuvre la plus ancienne. Elle date du XIIIe siècle. Le groupe de Sainte-Anne, la Vierge et l’Enfant, disposés à côté, sont d’une facture plus populaire. Sculptés au XVIe siècle, ils ne manquent pas de grâce lui non plus. Le «coffre de fabrique» placé au bas de la niche surprend par ses trois ouvertures et serrures. Il servait à recueillir les deniers concernant les différents chapitres de recettes. Afin d’éviter toute tentation de détournement des finances paroissiales, trois personnes possédaient chacune une des différentes clés de ce coffre.
  • Les objets d’orfèvrerie forcent aussi l’admiration : ostensoir, calice, patène, boîte aux saintes huiles, bras-reliquaire (longtemps exposé à Nantes) et buste-reliquaire. Ce dernier (notre photo), qui pourrait dater du XVe siècle, est en argent avec des parties dorées. La relique qu’il contient est un os de la boîte crânienne. En dehors de l’été, seuls les fidèles assistant au culte peuvent admirer ces trésors.

Le clocher solitaire

En arrivant sur la place principale de Taulé, on est surpris de voir un clocher solitaire se dresser face à la « nouvelle » église de style gothique. Celle-ci fut construite entre 1902 et 1904. Datant des XVe et XVle siècles, la tour trapue isolée est le dernier témoin du lieu de culte d’autrefois. Un incendie l’avait ravagé en 1824. Il fut ensuite reconstruit puis de nouveau détruit.

  • Les deux ossuaires aménagés à sa base, les triples contreforts et la balustrade à compartiments flamboyants de ce clocher continuent à séduire les amateurs d’architecture sacrée.
  • La porte ornée d’une statue de saint Pierre -et abritant une dalle portant les armoiries des Boutouiller de Kéromnès- ne peut non plus les laisser insensibles.

Comme l’église Saint-Melaine de Morlaix, le vieux clocher de Taulé a été construit par les Beaumanoir.

 

 

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Sur les bords de La Nivelle

Posté par francesca7 le 16 octobre 2013

 

Sur les bords de La Nivelle  dans COURS d'EAU-RIVIERES de France 280px-ascain_nivelle_1-199x300La Nivelle est un fleuve côtier franco-espagnol du Pays basque, qui se jette dans le Golfe de Gascogne.

Le nom de Nivelle est une création d’après Nive. Son nom basque est Urdazuri ou Ur Ertsi.

La Nivelle naît de la collecte de nombreux ruisseaux au-dessus d’Urdazubi en Communauté Forale de Navarre. Elle traverse ce village sous le nom d’Ugarana puis passe en France (Pyrénées-Atlantiques) à Dantxarinea. Elle coule par Amotz (Saint-Pée-sur-Nivelle), Ascain, avant de se jeter dans le golfe de Gascogne dans la baie de Saint-Jean-de-Luz.

La longueur en France de son cours d’eau est de 41,1 km.

La Nivelle et ses affluents forme le bassin versant situé le plus à l’Ouest du département. La truite fario est présente sur la partie amont du bassin (ruisseaux du Lurgorrieta à Sare, du Lapitxuri à Aïnhoa, de l’Haniberre à Ascain). Ici  les bas de ligne en 10 ou 12/100e sont de rigueur dans des eaux souvent cristallines. La Nivelle, rivière “européenne” de 39 km de long, traverse le territoire espagnol (source au mont Alkurruntz – 932 m) puis dans sa grande majorité le territoire français : communes d’Ainhoa, Sare, Saint-Pée-sur-Nivelle, Ascain, Ciboure et se jette dans la baie de Saint-Jean-de-Luz.

Totalement classée en première catégorie, la Nivelle est le fleuve côtier situé le plus au sud de la France en latitude. Sur la partie aval, il est possible de pêcher l’anguille (notamment en temps de crue), les chevesnes, goujons et autres poissons blancs. Le saumon, la truite de mer et l’alose font le bonheur de quelques spécialistes dans la basse Nivelle. Enfin, le cadre très prisé du Lac de Saint-Pée sur Nivelle offre de belles pêches au coup (rotengle, tanche, gardon,…) sans oublier les perches, les truites arc-en-ciel et les carpes.

Le bassin des Nives est constitué d’une multitude de torrents serpentant dans les vallées basques de la province de Basse-Navarre : nive des Aldudes (ou de Baïgorry), nive de Béhérobie, Laurhibar, nive d’Esterençuby, nive d’Arnéguy… Très prisées, ces nives sont poissonneuses et l’activité des truites y est particulièrement régulière.

Le climat très doux du Pays basque permet de pratiquer la pêche à la mouche sèche, de l’ouverture à la fermeture. Tous les types de parcours sont disponibles, des gorges très difficiles d’accès, où la pêche sera très sportive, aux grands calmes bordés par des prairies qui conviendront à tous.

Juste en aval de Saint-Jean-Pied-de-Port, la puissante « Grande nive » est formée par l’addition des eaux de ces torrents. Les truites farios sont moins nombreuses que dans les torrents situés en amont,mais elles atteignent des tailles intéressantes. Les migrateurs sont également présents (truites de mer et saumons) et peuvent être capturés en aval du village d’Ossès jusqu’à la confluence avec l’Adour. Enfin, de nombreuses espèces de seconde catégorie piscicole peuplent la nive aval entre Ustaritz et Bayonne : poissons blancs, carpes, brochets, black bass et sandres

… L’Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique de la Nivelle a été créée en 1937.

Elle gère les bassins de la Nivelle, de l’Untxin et de l’Uhabia, qui représentent 600 km de cours d’eau.

Ses principales activités sont :

- le nettoyage rivière

- l’alevinage en truite fario de souche autochtone

- l’animation d’une école de pêche enfants du mois d’avril à juillet – la gestion du parcours mouche no-kill La Nivelle -Urdazuri .

La Nivelle prend sa source en Espagne au mont Alkurruntz (932 m) et se jette dans la baie de Saint Jean de Luz après un parcours de 38 km de long. Principalement peuplée de salmonidés (truites farios, truites de mer, saumons atlantiques), on rencontre aussi des populations de goujons, vairons, loches, anguilles, aloses, lamproies de planer, perches, carpes et cyprins dans les avals et les lacs.

La pêche en rivière à Ascain se pratique sur La Nivelle. Cours d’eau côtier, il est classé en 1ere catégorie. La traversée d’Ascain vous propose un somptueux parcours de pêche. Truites, goujons, saumons, gardons, anguilles …

VISITEZ le SITE ICI…..  http://www.ascain-paysbasque.com/cote_detente/peche_en_riviere.php

Du même nom : La bataille de la Nivelle est une bataille qui, pendant la guerre d’indépendance espagnole, opposa, le 10 novembre 1813, les troupes britanniques du maréchal Wellington aux troupes françaises du maréchal Soult dans les actuelles Pyrénées-Atlantiques, près du fleuve la Nivelle.

La bataille se termina par la défaite des Français et permit l’entrée des troupes britanniques sur le territoire français.

 

 

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La rivière d’Étel

Posté par francesca7 le 16 octobre 2013

La rivière d'Étel  dans Bretagne 280px-etel_riaLa rivière d’Étel ou ria d’Étel (en breton Stêr an Intel) est un petit fleuve côtier du Morbihan (France), qui coule dans un aber (ou ria), c’est-à-dire que sa vallée profonde est envahie par la mer à marée montante. Elle constitue une petite baie parsemée d’ilots, dont l’embouchure se situe dans l’océan Atlantique au niveau de la ville d’Étel et de celle de Plouhinec.

La rivière d’Étel prend sa source près du village de Penhoët, dans l’est de la commune de Languidic, dans le Morbihan, à environ 100 m d’altitude. Sous le nom de Rion, le cours d’eau se dirige tout d’abord vers l’ouest, jusqu’au sud de Languidic, puis oblique alors vers le sud ; il se nomme alors rivière du Pont-Roc’h.

Au niveau de Nostang, la rivière s’élargit peu à peu et l’influence de la marée commence à se faire sentir. Peu après avoir rejoint la rivière de Landévant et le chenal du Ster en Istrec à Locoal, l’aber de la rivière débute : la rivière d’Étel s’élargit fortement. La rivière est franchie entre Belz et Plouhinec par le pont Lorois et se jette dans l’océan Atlantique après la ville d’Étel. Son embouchure est caractérisée par la barre d’Étel, un banc de sable à la position mouvante.

Au total, la rivière d’Étel mesure 35,1 km. Son aber recouvre 22 km² et pénètre à l’intérieur des terres sur 15 km.

La rivière d’Étel est rejoint par un petit affluent, la rivière du Sac’h (également orthographiée « Sach »), juste au nord de la ville d’Étel.

Du fait des volumes d’eau particulièrement importants qui sont déplacés par les marées, la ria est le siège de courants violents.

À l’embouchure de la ria se trouve la barre d’Étel, un banc de sable sous-marin formé par le croisement des courants et dont la position est variable. Cette barre rend la navigation difficile. Elle a été à l’origine du drame qui s’est déroulé le 3 octobre 1958, causant la mort de neuf personnes lors d’une expédition organisée par Alain Bombard pour tester un nouveau type de radeau de survie. Un rouleau provoqué par la barre a retourné le radeau de Bombard. Le canot de sauvetage Vice-Amiral Schwerer II, qui s’était porté à son secours, a chaviré aussi. Quatre personnes ont péri parmi les occupants du radeau de survie et cinq parmi les sauveteurs, dont Émile Daniel, patron du canot de sauvetage2. En 2008, une exposition commémorant le cinquantenaire de ce drame s’est tenue au musée des Thoniers d’Étel.

L’élevage des huîtres a commencé dans les années 1890 avec l’arrivée du chemin de fer. Il s’agissait tout d’abord uniquement d’huîtres plates, puis à partir de la fin des années 1940, commença l’élevage d’huîtres creuses d’origine portugaise. L’huître creuse japonaise sera introduite en 1970, après l’épizootie de 1970.

Il y a actuellement 75 entreprises de conchyliculture dans la ria, pour la plupart familiales, qui produisent environ 3 000 tonnes d’huîtres par an.

Un ensemble mégalithique de 3 000 m2 a été découvert en 2006 sur le site de Kerdruelland à Belz, en bordure de la rivière, par une équipe de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

Une chapelle du XIe siècle est située sur l’île de Saint-Cado.

Un seul pont traverse la ria d’Étel, il s’agit d’un pont suspendu nommé « Pont-Lorois » situé dans la partie sud et qui relie les villages de Kergo et Kergouric (commune de Plouhinec). La voie de circulation routière sur ce pont est la route départementale D781.

200px-Croix-celtique-Saint-Cado dans COURS d'EAU-RIVIERES de FranceCe pont en a remplacé un autre qui avait été détruit par une tempête en 1895.

Afin de tester un nouveau type de canot de sauvetage, Alain Bombard, en compagnie de six volontaires, tente le 3 octobre 1958 de franchir à bord de son canot de survie de sa conception la barre d’Étel, grande lame à l’embouchure de la ria formée par la conjonction de la marée montante, le flot et les eaux qui s’écoulent de la rivière. Le canot se retourne alors, suivi peu après du Vice Amiral Schwerer II, le bateau de sauvetage présent sur zone. Le bilan est lourd : neuf morts dont quatre parmi les occupants du canot de survie et cinq parmi les marins sauveteurs de la station d’Étel ; Émile Daniel, patron du canot de sauvetage, en fait partie. Par la suite, un des canots de sauvetage de la station d’Étel a été baptisé « Patron Émile Daniel » en sa mémoire. Ce canot a été en service de 1962 à 2003 ; une association œuvre à sa conservation au titre de la sauvegarde du patrimoine maritime.

En 2008, le musée des Thoniers et la ville d’Étel ont organisé une exposition commémorant le cinquantenaire de ce drame.

 

 

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La lessive avant 1914

Posté par francesca7 le 6 octobre 2013

La lessive avant 1914 dans COURS d'EAU-RIVIERES de France telechargement-4
(Récit de ma mère, par Claude Jouvancy, ancien instituteur)

La lessive, dans les fermes importantes, était une grande affaire, et avait lieu deux fois dans l’année. Il fallait posséder des armoires entières de linge. Toutefois on se changeait moins fréquemment qu’à présent. 

Pendant des mois, on avait récupéré les cendres de bois dans l’âtre. Le moment venu, on les faisait bouillir dans des chaudrons : la potasse, les phosphates se dissolvaient. L’eau, filtrée, servait à la lessive. Le linge était mis à bouillir, très longtemps. Ensuite, des  » femmes de journée  » le lavaient à la brosse et au battoir, en économisant le savon, soit dans le lavoir lorsqu’il y en avait un au village, soit sur un banc à laver dans la cour, et là il fallait tirer l’eau au puits ! La lessive pouvait durer deux jours. 

Pour les pauvres, la lessive était, bien sûr, plus vite lavée. Au bord du ruisseau ou de la rivière, certaines laveuses utilisaient le  » guéyeux « . C’était une construction de bois comportant un plancher, sur lequel la femme s’installait à genoux dans la boîte à laver en pente touchant la surface de l’eau, et deux pieds posant sur le fond. On le plaçait sur une rive en pente douce, une petite plage, et le linge était rincé dans l’eau courante bien claire sans toucher les bords souvent boueux. 

Parfois des imprécations éclataient à l’adresse du pêcheur inconscient qui troublait l’eau en amont, ou la ménagère distraite qui vidait et rinçait innocemment son seau de toilette. à Arcis, des maisons sans jardin où l’on aurait pu avoir la  » petite cabane  » et le tas de fumier, ne possédaient pas de latrines, pas de fosse étanche, pas de tout-à-l’égout. 

Dur travail. Penchée vers l’eau, remuant les lourds draps mouillés, le linge attiré par le courant, la colonne vertébrale douloureuse à force d’efforts, l’hiver les mains engourdies, gercées, alors que la glace se formait sur la rive, la laveuse connaissait le pire de travaux ménagers. L’arrivée du lave-linge fut une bénédiction sauf pour celles dont c’était le métier. On ne verra plus en hiver la silhouette emmitouflée usant de la brosse et du battoir dans l’eau glacée. Tant mieux !

 

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