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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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A LA PAQUES DES ROSES

Posté par francesca7 le 3 mars 2016

 

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La Pentecôte (du grec pentecosté, cinquantième), que l’on appelait autrefois Pâques des Roses — sans doute parce qu’elle a lieu à l’époque des roses —, est destinée à rappeler aux chrétiens la descente du Saint-Esprit sur les apôtres, qui eut lieu cinquante jours après la résurrection de Jésus-Christ. Elle donna souvent lieu à de singulières pratiques.

Le mot Pentecôte, d’origine grecque, signifie cinquantaine, et désigne à la fois la période de cinquante jours qui suit Pâques, et le dimanche qui marque et solennise l’achèvement de cette période. Sous le nom de Pentecôte, les Juifs contemporains de Jésus célébraient à la fois une fête de la moisson et l’anniversaire (supposé) du don de la Loi au Sinaï. Dans les Actes des Apôtres (2, 1-4), il est dit explicitement que « le jour de la Pentecôte étant arrivé », l’Esprit-Saint descend sur les Apôtres sous forme de langues de feu.

Ce serait cependant une erreur d’imaginer que, dès les origines, les chrétiens ont célébré cinquante jours après Pâques une fête de la Pentecôte ayant pour objet cette venue spectaculaire de l’Esprit-Saint. Les chrétiens des premières générations n’ont pas de calendrier liturgique, et c’est seulement au début du IIe siècle qu’ils choisissent un dimanche de printemps pour célébrer Pâques comme fête annuelle de la Résurrection du Christ. Très rapidement, cette unique fête du calendrier se prolonge pendant les cinquante jours qui la suivent. Le prêtre Tertullien de Carthage, vers l’an 200, parle de ce temps de Pentecôte (spatium Pentecostes) tout empreint de la joie pascale.

Il faut du souffle cependant pour faire la fête pendant cinquante jours, pour vivre une aussi longue période dans le dynamisme de la Résurrection et l’inspiration de l’Esprit-Saint. Peu à peu, c’est donc le dernier jour de la Cinquantaine, qui tombe obligatoirement un dimanche, qui est solennisé comme dimanche de la Pentecôte, célébrant la venue de l’Esprit-Saint. La fête est attestée à Rome et à Milan vers 380, et peut-être était-elle déjà connue en Espagne dès le début du IVe siècle.

La Pentecôte est donc liée à la fête de Pâques, qu’elle prolonge et achève : le don de l’Esprit est présenté comme un fruit et une conséquence de la résurrection du Christ, de son passage du monde terrestre à une condition toute spirituelle. Par la suite, la fête de la Pentecôte sera pourvue d’une veillée, qui constitue une sorte de seconde édition de la Veillée pascale : on peut baptiser à ce moment-là les candidats qui n’auraient pu l’être dans la nuit de Pâques, et l’on compose une messe qui figure toujours dans le Missel et qui vient enrichir notre florilège de textes liturgiques sur le mystère de la Pentecôte.

Dans l’Église primitive, ce jour était particulièrement choisi pour donner le baptême aux adultes et faire l’onction du chrême. Les néophytes se présentaient à l’église vêtus de blanc, avec un cierge allumé et étaient reçus par un parrain.

L’écrivain et compilateur François-Alexandre de La Chesnaye-Aubert (1699-1784) nous apprend que longtemps on s’est fait un scrupule de jeûner la veille de la Pentecôte, « parce que l’espace entre Pâques et la Pentecôte était regardé comme une suite de fêtes, auxquelles il était défendu de jeûner et plier le genoux. » Cet usage dura jusqu’au Ve siècle.

Cette fête était célébrée autrefois avec des cérémonies particulières qui avaient pour but de rappeler la descente du Saint-Esprit. Ainsi, lorsqu’on entonnait le Veni Creator, des gens, placés à la voûte de l’église, faisaient descendre sur le peuple des étoupes enflammées, et lui jetaient en même temps des nieules, espèce de pâtisseries légères en usage au Moyen Age.

Si nous pénétrons dans le domaine de l’histoire, nous y voyons que la Pentecôte donna lieu, le 31 décembre 1578, à la création d’un ordre de chevalerie qui subsista longtemps sous le nom d’Ordre du Saint-Esprit. Cet ordre fut institué par Henri III, en mémoire de ce qu’il était parvenu au trône de Pologne (1573) et à la couronne de France (1574) le jour de la Pentecôte. Le nombre des chevaliers fut limité à cent, dont neuf ecclésiastiques. Les insignes étaient une croix portant une figure du Saint-Esprit et suspendue à un large cordon bleu. On ne pouvait être fait chevalier du Saint-Esprit sans avoir déjà reçu l’ordre de Saint-Michel, créé par Louis XI. L’ordre du Saint-Esprit fut aboli lors de la tourmente révolutionnaire de 1789. Il ne reparut que sous la Restauration pour disparaître de nouveau en 1830.

Les Vosges pittoresques nous apprennent quels usages étaient pratiqués autrefois dans cette contrée lors de la Pentecôte. A Remiremont, l’abbaye avait institué de sa propre autorité une fête annuelle qui se célébrait le lendemain de la Pentecôte, sous le nom de Kyriolés (nom dérivé de Kyrie eleison).

Pentecote

Dans cette fête, la religion et la féodalité faisaient éclater aux yeux des fidèles et des vassaux toute leur pompe et leur suprématie. L’abbesse, ce jour-là, trônant majestueusement au milieu des dignitaires et des dames de son chapitre, de son clergé, de ses grands officiers, des autorités de la ville, ayant devant elle les rangs serrés de la population, recevait les hommages et les félicitations de plusieurs de ses paroisses qui venaient processionnellement lui offrir les premiers rameaux verts du printemps.

Saint-Nabord lui présentait des branches de rosier sauvage ; Dommartin, des branches de genièvre ; Raon-aux Bois, des branches de genêt ; Saint-Amé, des branches de lilas ; Saint-Étienne, des branches de cerisier ; Saulxures, des branches de saule ; Vagney, des branches de sureau. Chaque procession, bannière en tête, défilait devant l’abbesse et sa cour, en chantant un Kyriolé où les populations appelaient, sur le chapitre, sur le duc de Lorraine, sur le roi de France, sur elles et leurs biens, la protection de Dieu, de la Vierge, de saint Amé, de saint Romaric, de saint Urbain et des autres saints qu’ils invoquaient ordinairement. Voici un des couplets qu’à recueilli Charton :

Kyrie, sire saint Pierre,
Qu’à Rome sied en chaire,
De céans êtes le patron.
A vous nous nous présentons
Kyrie, chanter devons
Par bonne dévotion.

Un autre impôt, non moins singulier, était exigé le même jour, du village de Saint-Maurice. Il consistait dans deux rochelles (espèce de hottes faites d’écorce de sapin) qu’on remplissait de neige et que le marguillier du lieu était obligé d’apporter au chapitre, au nom des habitants. Lorsque la neige faisait défaut, ce tribut était remplacé par deux bœufs blancs. Mais cette substitution se faisait très rarement, paraît-il ; elle ne s’opéra même que deux fois dans l’espace d’un siècle et demi. Les deux rochelles étaient présentées à la grand’messe par le lieutenant du grand sénéchal qui, avant le Graduel, entrait au chœur et déposait la première rochelle devant la stalle de l’abbesse et la seconde devant celle de la doyenne. Le chapitre, en échange de cette redevance, payait le dîner du marguillier et lui donnait en outre dix-huit deniers et un petit picotin d’avoine pour son cheval.

Dès 1570, cet hommage féodal était déjà remarqué, et un procès intenté par le chapitre de Remiremont aux habitants de Saint-Maurice qui avaient négligé ou refusé cet hommage en 1732, prouve que cet usage était encore en vigueur au XVIIIe siècle. Les habitants de Saint-Maurice furent condamnés par la cour souveraine de Nancy, le 9 mars 1733, à verser au trésor de l’abbaye, pour l’année 1732, cent francs de Lorraine représentant la valeur des deux bœufs blancs. On leur appliquait ici le tribut extraordinaire à cause de leur mauvais vouloir ; ils durent en outre payer une forte amende et les frais de procédure.

(D’après « Les fêtes chrétiennes en Occident », paru en 2003
et « Essai sur les fêtes religieuses et les traditions qui s’y rattachent », paru en 1867)

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Un vrai jardin sur son balcon

Posté par francesca7 le 27 février 2016

 

 

Babelon indique que « Le mot balcon, issu de l’allemand balk, poutre, dont les Italiens firent balcone, balco (planche, estrade) est employé en 1623 par le Mercure français pour désigner une sorte de fenestre qui s’advance au dehors en forme de saillie.« .

Le mot balcon semble donc apparaitre en France au début du XVIIe siècle. Les informations que l’on peut tirer des traités du XVIIe siècle sont très limitées, et nous n’avons pas trouvé pas d’information technique particulière dans la littérature avant le XVIIIe siècle.

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Ainsi, en 1624, Savot ne fait tout simplement pas référence aux balcons dans son livre L’architecture françoise des bastimens particuliers (1624). Cette absence sera relevée par François Blondel dans la réédition de 1673, qui indiquera que l’usage des balcons est répandu en Italie et en Espagne, et qu’ils connaissent également un certain succès en France. Félibien fait lui aussi référence à l’Italie lorsqu’il présente en 1676 les balcons dans son dictionnaire.

 

Les premiers balcons en encorbellement construits à Paris datent du milieu du XVIIe siècle. Les informations concernant la structure des balcons antérieurs au XIXe siècle sont relativement peu nombreuses. En effet, la plupart du temps les études concernant les balcons s’intéressent aux gardes corps en ferronnerie des balcons, souvent au détour d’études plus vastes sur l’histoire de l’architecture (e.g. Babelon 1974 et 1975 ), et parfois spécifiquement (Gérard 1999 ). De manière générale, le caractère décoratif des balcons éclipse les aspects structuraux de ces derniers.

Nous commencerons cet article en présentant l’apparition des balcons au XVIIe siècle en France. Nous verrons ensuite la typologie des balcons du point de vue structurel, en présentant les différentes formes qui composent le balcon, et leur influence sur la stabilité de ce dernier.

Nous considérons dans cet article les balcons en encorbellement principalement. Nous verrons cependant également les balcons à consoles en fer forgé dans la première partie concernant l’apparition des balcons en France. Les balcons avec consoles en fer forgé sont en effet des constructions en surplomb, mais ils ne correspondent pas à des structures en encorbellement.

 

Les balcons sont un bel exemple de structure où la stabilité conditionne la forme de l’élément architectural. Devenus un motif incontournable des immeubles haussmanniens à Paris, leur morphologie a évolué avec les règlements successifs qui ont régulé leurs saillies et leurs modes constructifs. Une recherche plus poussée pourrait peut-être montrer que ces règlements ont eut indirectement un impact notable sur les épaisseurs des dalles des balcons, modifiant ainsi progressivement mais profondément l’aspect des balcons au XIXe siècle.

La plate-forme en construction ancienne se compose de dalles de pierres taillées posées sur les voussoirs d’une voûte, ou bien en entablement sur une corniche (avec des corbeaux), un cul-de-lampe, ou bien sur des poutres en bois ou des profils en fer (en ajout ultérieur à la construction initiale possible) sortant en porte-à-faux du mur en continuation de la structure reprise du plancher, elle se compose de dalles ou carreaux céramiques sur un appareillage de briques formant des voûtains.

En construction moderne en béton armé, la plate-forme est faite en encorbellement, son armature se situe dans sa partie face supérieure et se prolonge en accroche par tirants sur la dalle intérieure qu’elle continue (dalle dont la propre armature se situe, elle, dans sa partie face inférieure, côté sous-face).

La plate-forme peut reposer sur des colonnes, des piliers, des consoles, atlantes ou bien être suspendue par des tirants à la charpente du toit. Elle est enclose de balustrades de pierres, d’une rambarde en serrurerie de métal, d’un garde-corps en verre acrylique ou d’une lisse basse en béton.

 

Même en vivant en milieu urbain, pas question de se priver d’un jardinet ! Avec un peu d’imagination et quelques astuces, votre balcon deviendra un espace qui saura parfaitement s’adapter à votre désir de nature…

Une visite à la jardinerie s’impose pour chiffrer votre projet en ayant soin d’avoir tous les éléments nécessaires (superficie, disposition au Nord ou au Sud, règlement de copropriété). Pensez également au système d’arrosage.

balcon fleuri

Les balcons fleuris

Il n’est pas rare que soient organisés, y compris dans les offices HLM, des concours de balcons fleuris. C’est dire les possibilités offertes en la matière. Pour un encombrement minimum, les plantes vertes grimpantes restent les plus prisées. Mais vous pouvez aussi opter pour des arbustes en pot, selon la place disponible. Si votre balcon est peu ensoleillé, ce n’est pas bien grave : le lierre, la fougère, les bégonias, les myosotis n’en souffrent pas. Avec un peu plus de lumière, le laurier rose, le lilas, la bruyère, les magnolias, sont mieux adaptés. Fleurissez tout au long de l’année : l’été, songez à l’œillet ou à la campanule et sachez que l’automne convient aux anémones, l’hiver aux primevères. D’une manière générale, les spécialistes préfèrent les pots en terre cuite et boudent ceux en plastique. Tout simplement parce qu’ils permettent une meilleure respiration des rhizomes.

Le minipotager

De nombreux citadins choisissent d’aménager un petit potager sur leur balcon. Le plaisir de voir pousser quelques produits de la terre, du printemps jusqu’à la fin de l’été, ravit les grands comme les petits. Les tomates, les poivrons, les salades, les radis, les fraises, les groseilles ont parfaitement leur raison d’être sur un balcon. C’est d’ailleurs l’occasion de faire prendre conscience aux enfants des villes que les fruits et les légumes ne sont pas créés dans les supermarchés ! Pour agrémenter vos plats cuisinés, choisissez des plans de thym, de basilic, de verveine citronnée, de menthe. En fonction de l’endroit dont vous disposez, sélectionnez des jardinières les plus grandes possibles. Achetez un terreau de bonne qualité pour ne pas être déçu au moment de la récolte.

Le balcon d’hiver

Vous avez l’âme d’un paysagiste ? Les plantes vivaces n’ont pas besoin d’être remplacées chaque année et certaines fleurissent tous les hivers. Parmi elles, les hellébores ou roses de Noël sont d’un très bel effet de novembre à avril. Les sauges officinales au feuillage gris pourpré (purpurascens) et le liseron arbustif (convolvulus cneorum) au feuillage argenté participent également à un décor enchanté pour un balcon d’hiver lumineux…

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.-P. BABELON : Histoire de l’architecture au XVIIe siècle. École pratique des hautes études. 4e section, Sciences historiques et philologiques, 107(1): 683-690, 1975. http://www.persee.fr/web/ouvrages/home/prescript/article/ephe_0000-0001_1974_num_1_1_6034  

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LE TABAC ET LES HERBES DE NOS ANCETRES

Posté par francesca7 le 19 février 2016

culture du tabac

Le tabac, lors de son introduction en Europe, en 1518, jouit rapidement d’une vogue médicale extraordinaire : « C’est à bon droit, dit Olivier de Serres, qu’on l’appelle herbe de tous les maux. » Mais on s’aperçut peu à peu que cette panacée, cette herbe sacréeherbe médicéeherbe à la reineherbe à l’ambassadeurherbe au grand prieur, avait une action narcotique puissante et produisait, introduite dans l’estomac à petites doses, des irritations graves, des vomissements douloureux et, à fortes doses, des accidents souvent suivis de mort. Au dix-huitième siècle, le suc de tabac mêlé avec de la poudre de dépouille de serpent, et employé en injection, guérissait les ulcères fistuleux d’une manière admirable.

Au siècle suivant, les maquignons s’en servaient pour masquer momentanément les défauts des chevaux vicieux et les médecins n’en usaient qu’avec la plus grande prudence, en lavements dans certains cas de tétanos, d’apoplexie ou d’asphyxie par submersion ; les ouvriers des manufactures de tabac étaient, paraît-il, préservés des fièvres intermittentes, et les peintres en bâtiments se mettaient quelquefois des compresses de décoction de tabac sur le ventre pour calmer leurs coliques.

L’herbe vulnéraire est l’arnica, tabac des montagnes, fumée par certains paysans ; sa teinture alcoolique jouit encore d’une belle réputation. La consoude (du latin consolido, j’unis) ouherbe à coupure possède des propriétés astringentes dues à l’acide gallique qu’elle contient. Le sirop de grande consoude sert dans certaines hémorragies ; sa racine donne une couleur rouge carmin, et ses feuilles sont mangées en guise d’épinards.

L’achillée, mille feuilles, herbe militaire, herbe aux charpentiers, saigne-nez, dont le nom a été créé en l’honneur d’Achille, élève du centaure Chiron, qui le premier aurait employé celte plante pour guérir les blessures, a conservé sa vieille renommée. Le sedum âcre ou orpin brûlant, herbe aux cors, herbe à coupure, vermiculaire, pain d’oiseau, poivre de muraille, trique-madame, a une grande réputation pour cicatriser les plaies et fut, comme purgatif, la cause de graves accidents. Le séneçon, herbe aux charpentiers, également, qui servait autrefois dans l’épilepsie, le choléra morbus, la gale et l’inflammation des mamelles, n’est maintenant en vogue que chez les petits oiseaux, les chèvres, les lapins, les lièvres et les porcs, qui s’en régalent ainsi que des différentes espèces de plantin, herbe aux blessures, herbe aux cinq coutures, herbe aux puces.

La sauge, herbe aux plaies, herbe sacrée, à l’odeur aromatique agréable, à la saveur piquante, bien déchue aujourd’hui, excepté chez les abeilles au miel parfumé, possédait autrefois la propriété d’attirer crapauds et serpents, jointe à celle de soulager toutes les maladies du cerveau, étant fumée, soir et matin, dans la pipe en guise de tabac. Forestius dit qu’il a connu un artisan qui se délivra d’un grand tremblement par l’usage continuel de la sauge. Les graines de la renouée ou curage, herbe aux panaris, peuvent à la rigueur servir de poivre et les tiges et feuilles fraîches comme rubéfiant. « On a guéri, dit Etmüller, une hémorragie du nez rebelle aux plus forts remèdes, en appliquant sous les aisselles de la malade de la renouée bouillie dans l’eau. »

A la campagne, on fait des cataplasmes avec la lampsane, herbe aux mamelles, pour effacer les gerçures du sein, et la joubarbe, barbe de Jupiter, herbe aux cors, herbe aux hémorroïdes, dont les noms vulgaires indiquent assez l’emploi, est, dans certains endroits, respectée profondément, car elle prévient les maléfices de la sorcellerie ; elle servait comme rafraîchissement dans les maladies aiguës, pilée avec du lait de femme – ou du suc d’écrevisse – et attachée à la plante des pieds.

L’herbe à la pituite (staphysaigre), l’herbe à la rate (scolopendre ou langue de cerf), l’herbe à la gravelle (saxifrage, mignonnette, désespoir du peintre), l’herbe aux verrues, aux chancres(héliotrope), l’herbe aux varices (cirse), l’herbe aux goutteux (égopode ou podagraire), l’herbe aux ladres (véronique) possédaient des vertus aussi nombreuses qu’infaillibles. Les anciens croyaient que les hirondelles guérissaient les yeux de leurs petits avec le suc d’une herbe qu’ils appelèrent chélidoine ; ils s’en servaient pour foutes les maladies des yeux et leurs patients devaient beaucoup souffrir, car le suc nauséabond de la chélidoine ou herbe aux verrues, corrode la peau et la teint en jaune comme l’acide azotique ; une autre herbe aux verrues est l’euphorbe, réveille-matin, que les paysans ont le grand tort de conseiller comme collyre aux personnes qui désirent se réveiller de bonne heure. « Il n’est rien de meilleur que la poudre d’euphorbe, dit un médecin du dix-huitième siècle, pour faire tomber la carie des os, parce qu’elle absorbe et consomme par son sel volatil acre l’acide corrosif cause de la carie. »

La scrofulaire, herbe aux écrouelles, herbe aux hémorroïdes, herbe au siège, dont les différents noms suffisent pour indiquer les propriétés, sert dans quelques pays contre la gale et a été préconisée dans le Nord contre la rage, en tartines sur du pain beurré. La bardane, herbe aux racheux, dont les fleurs sèches s’attachent si bien à nos vêtements, employée contre les maladies de peau, la teigne, etc., servait autrefois, bouillie avec de l’urine, pour dissiper les tumeurs des genoux ; enfin la poudre contenue dans les capsules du lycopode, herbe à la plique, ne sert plus qu’aux pharmaciens pour empêcher les pilules d’adhérer entre elles, aux mamans pour « poudrer » les replis dodus de leurs petits enfants, et pour faire des éclairs dans les orages de théâtres et les feux d’artifice.

Citons encore l’alysse, herbe aux fous et passerage ; la charagne ou herbe à écurer, employée malgré son odeur infecte à écurer la vaisselle à cause de la couche calcaire qui recouvre ses sommités, la circée, herbe aux sorciers, herbe aux magiciennes, herbe enchantée, usitée au moyen âge dans les pratiques de sorcellerie, et arrivons aux herbes diaboliques, telles que : la scabieuse, herbe du diable, lequel, paraît-il, poussait l’astuce jusqu’à la ronger pour la faire périr afin de priver les humains de ses propriétés merveilleuses ; la dangereuse renoncule, bouton-d’or, herbe scélérate, herbe sardonique ; la dentelaire herbe du diable, herbe à cancer, que l’on mâche dans le Midi contre le mal de dents ; la belladone, herbe empoisonnée, au fruit trompeur ressemblant à une cerise, cause de tant d’accidents terribles chez les enfants (son suc entre en Italie dans la composition de certains cosmétiques à l’usage des belles dames (bella dona) et son nom scientifique atropa rappelle celui d’une des trois Parques) ; le datura stramonium, stramoine, herbe des démoniaques, herbe des magiciens, poison des plus violents, produisant à doses élevées vertiges, délires, hallucinations et guérissant les malades hallucinés.

N’écrasons pas les feuilles de la clématite ou herbe aux gueux ; les mendiants s’en servent pour faire venir sur leurs membres des ulcères peu profonds à l’aide desquels ils excitent notre pitié. 
 
tabacVénéneuses, potagères, mauvaises – qui croissent toujours comme chacun sait –, fraîches, tendres, touffues, épaisses, les herbes couvrant prairies et pâturages, et dont nos anciens savaient faire du bouillon et des potages renommés, possédaient également selon eux des propriétés médicinales aujourd’hui oubliées

Que deviendraient les cordons-bleus sans les fines herbes ? Elles sont de première nécessité pour le genre humain : blé, maïs, pomme de terre, patate, riz, haricots, pois, fève, lin, chanvre, coton, garance, indigo, etc., etc. Toutes sont des herbes ; car en botanique, on comprend sous la dénomination de végétaux herbacés tous ceux de consistance tendre, d’aspect verdoyant, qui n’ont pas, comme les arbres, de parties ligneuses. Pour beaucoup de personnes, les graminées seules méritent le nom d’herbes, et c’est vraiment à elles qu’il est le plus convenablement appliqué ; leur nombre est, en Europe, beaucoup plus considérable que celui des arbres et nul n’ignore qu’on ne peut les employer toutes qu’à la Saint-Jean, époque à laquelle on est sûr de ne pas en oublier. Le vulgaire, les campagnards surtout, ont ajouté au plus grand nombre un nom qualificatif rappelant certaines superstitions ou bien les propriétés médicinales particulières à chacune.

Source (D’après « La Tradition », paru en 1896)

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La coutume d’applaudir est aussi vieille que l’humanité

Posté par francesca7 le 16 février 2016

 

 Elle s’étend à des formes variées de moyens de faire du bruit (par exemple, taper des pieds ou frapper sur une table).

D’après un forum en ligne, l’explication serait la suivante. Comme chez les primates, l’homme qui veut remercier ou féliciter affectueusement un congénère, le prend dans ses bras et lui tape dans le dos. Quand cette démarche ne peut pas se faire avec contact (à cause de la distance ou du trop grand nombre de personnes), le geste de claquement des mains dans le dos se transforme en claquement entre les deux mains. L’applaudissement signifie donc que l’on veut se rapprocher ou toucher une autre personne.

En Biélorussie, applaudir sans une autorisation d’un personnel défini est interdit.

applaudire

Le silence est d’or… Mais ne l’était pas il y a quelques siècles. Les concerts de la période baroque ne ressemblent en rien à ce que l’on peut vivre aujourd’hui. Bach faisait découvrir ses œuvres soit à l’église, soit chez des particuliers où l’on se retrouvait pour manger, boire, passer du temps entre amis, attraper les derniers ragots et — accessoirement — écouter de la musique.

Un comportement que l’on retrouve du temps de Mozart où les applaudissements surgissent au bon vouloir du public. Lors d’un séjour à Paris, le compositeur écrit à son père dans une lettre extraite du Discours musical du chef d’orchestre Nikolaus Harnoncourt : « Juste au milieu du premier Allegro, il y a tout un passage [sic] que je savais bien devoir plaire : tous les auditeurs en furent transportés… et il y eut un grand applaudissement [sic]… Comme je savais bien, quand je l’écrivis, quel sorte d’effect [sic] il ferait, je l’avais ramené une seconde fois, à la fin… »

Non seulement les applaudissements sont les bienvenus, mais ils sont sollicités par les compositeurs eux-mêmes. Il faut dire que le public parisien au XVIIIe siècle est réputé pour faire beaucoup de bruits pendant les concerts. Même dans les lieux sacrés, les assemblées sont tentées de saluer les œuvres jouées par des cris et des applaudissements.

À l’époque de Bach et Mozart, les applaudissements et les cris en cours de concert sont habituels, voire sollicités par les compositeurs, y compris dans les lieux sacrés. C’est tout particulièrement le cas en France. Au xixe siècle, les compositeurs du grand opéra et de la musique romantique ne cherchent plus à divertir le public mais à l’émouvoir, et conçoivent leur œuvre comme une seule pièce. En 1835, Robert Schumann affirme ainsi son souhait « d’organiser des concerts pour les sourds-muets, comme ça nous pourrions apprendre d’eux à bien se comporter pendant les concerts, surtout quand la musique est très belle ». Richard Wagner est le premier compositeur à imposer le silence lors de ses concerts. Pendant les concert, les grandes salles parisiennes mettent en place des « claqueurs » (aussi appelés « romains »), chargés d’indiquer au public quand applaudir ; ils disparaissent au début du xxe siècle face à l’émergence d’un public mélomane. Après 1945, les manifestations sonores sont prohibées entre les mouvements des symphonies ou des concertos et seulement autorisées pour les opéras, ce que l’universitaire Jérôme-Henri Cailleux explique par l’arrivée de la radio qui permet d’écouter des œuvres sans interruption. Sacha Guitry déclare ainsi : « Quand on a entendu du Mozart, le silence qui suit est encore du Mozart ». Cette règle tacite est parfois remise en cause aujourd’hui à la faveur de nouvelles formes de concert et par l’apparition dans les salles d’une nouvelle génération qui ne connaît pas tous les codes de la musique classique.

Un applaudissement est le battement des mains (plus ou moins rapide, plus ou moins vigoureux et sonore), généralement paume contre paume, d’un individu, d’un groupe ou de toute une foule pour exprimer son approbation, son admiration ou son enthousiasme. On entend des applaudissements, par exemple, en fin de spectacle (concert, pièce de théâtre), en fin ou au cours d’une réunion politique, lors de la remise d’un diplôme ou d’une médaille (à l’issue d’une compétition sportive), ou encore lors du passage du convoi funèbre d’une personnalité estimée.

Les applaudissements peuvent être accompagnés de « bravos », proférés très énergiquement voire criés. Quand l’enthousiasme du public est particulièrement vif, on dit par exemple de l’intervenant à la tribune qu’il « déclenche un tonnerre d’applaudissements ».

Parfois, les applaudissements sont loin d’être spontanés. Il en est de même des rires lors d’émissions de radio ou de télévision (enregistrées ou en direct). Les applaudissements, jugés nécessaires à la bonne humeur revendiquée et pas toujours obtenue par les animateurs ou les concepteurs, sont donc ajoutés par montage-son ou provoqués par un chauffeur de salle, qui par un signal (geste ou panneau brandi à bout de bras) incite le public à se manifester en battant des mains, parfois selon le rythme qu’il impose.

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Le yam attaque sur tous les fronts

Posté par francesca7 le 12 février 2016

 

Le contraceptif des Aztèques au secours des femmes souffrant de pré-ménopause

Loin d’être une maladie, la ménopause est un moment difficile pour la plupart des femmes. Elle s’accompagne de divers symptômes d’ordre psychologique et physique. Elle est souvent précédée d’une période dite de pré-ménopause, qui peut aller de quelques mois à quelques années, pendant lesquels les premiers symptômes apparaissent : suées nocturnes, bouffées de chaleur, gonflement des seins, maux de ventre, règles irrégulières ou douloureuses (attention on confond souvent ce symptômes avec celui de l’endométriose, qui se traite différement). Cette période est une étape naturelle qui survient en général vers 50 ans et, outre les désagréments divers, elle augmente le risque d’ostéoporose et d’infarctus.

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Les femmes en pleine tempête

Le plus fréquemment, les femmes qui abordent la ménopause se plaignent de bouffées de chaleur, de diminution de l’énergie, de fatigue,  de diminution des capacités de concentration ou de prise de poids. Cette période s’accompagne aussi d’une baisse du système immunitaire et d’un vieillissement de la peau. Les responsables de tous ces troubles sont les œstrogènes et la progestérone.

Au moment de la ménopause, la production de ces hormones se trouve diminuée de façon notable. Il faut donc trouver un moyen d’en procurer au corps afin d’éviter les déséquilibres.

 

Un tubercule millénaire

Vous avez certainement vu en Afrique les femmes autour d’un gros mortier de bois qui réduisent en poudre une chair blanche à l’aide de gros bâtons. Cette chaire blanche n’est autre que la racine de l’igname, produit de grande consommation en Afrique noire, qui a son origine dans diverses régions tropicales et subtropicales de la terre. Certaines proviennent d’Afrique, d’autres de Chine, d’Indonésie, des Philippines et de Malaisie. L’ordre biologique doit son nom à «Pedanios Dioscurides», un médecin grec du premier siècle. Il a vécu à l’époque des empereurs Claude et Néron dans le service romain et est le plus célèbre pharmacologue (science de l’interaction entres les substances et l’organisme) de l’Antiquité.

 

La plante « gracieuse »

Il existe beaucoup de sortes différentes d’ignames, mais la seule qui possède des vertus thérapeutiques se trouve en Amérique du Sud. Les Aztèques se servaient de la racine d’igname comme d’un médicament régulateur de grossesses et produit rajeunissant. Les chamans séchaient les racines et en réduisaient ensuite la pulpe dans un mortier. Cette poudre, distribuée selon des quantités bien précises, permettait d’empêcher aux plus jeunes femmes de se retrouver enceintes. Pour celles plus âgées, la poudre était donnée en moindre quantité comme médicament et produit rajeunissant. Chaque femme s’épanouissait donc grâce à la consommation de l’igname et les Aztèques l’avaient même qualifié de plante « gracieuse ».

 

Une racine qui permet de fabriquer naturellement de la DHEA

En 1939, des chercheurs de la prestigieuse Université de Pennsylvanie, ont mis en évidence laprésence dans les tubercules d’igname (aussi appelé le Yam en anglais), d’une quantité importante d’un précurseur hormonal : la diosgénine, une substance naturelle très proche des hormones produites par l’organisme de la femme. Cette substance stimule les synthèses de la DHEA (l’hormone qui ralentit le vieillissement et nous garde jeune plus longtemps) et de la progestérone. La  production habituelle de progestérone par les ovaires pendant la deuxième partie du cycle, diminue de façon  très importante dès la pré-ménopause. Cette diminution s’accentue à la ménopause et un complément est alors nécessaire pour éviter les conséquences du déséquilibre  hormonal. Pendant plus de vingt ans, un médecin américain, le Docteur John Lee, a étudié les propriétés de l’hormone naturelle qu’est la diosgénine, ce qui lui a permis d’atténuer sensiblement chez ses patientes, les troubles de la ménopause et d’enregistrer des succès notables dans le traitement de l’ostéoporose.

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Le yam attaque sur tous les fronts

Mais les propriétés extraordinaires du yam ne s’arrêtent pas là, il présente des effets :

 cholérétiques, c’est à dire comme l’artichaut et diverses autres plantes il stimule la fabrication de bile et améliore la digestion des matières grasses ingérées.

 légèrement amaigrissants (ainsi que les extraits de soja), antiœdémateux et anti-cellulitiques, peut-être dus à une action sur le rein (diurétique) et cardioprotectrice.

 anti-inflammatoires légers, probablement du fait de la présence de « saponines », qui permettent de soulager, à terme et en association avec d’autres traitements ou suppléments nutritionnels, certaines douleurs articulaires.

Il contient certains alcaloïdes qui agissent comme antispasmodiques sur l’intestin et permettent ainsi d’aider certains colitiques. Le « kava kava » est une autre plante qui complète bien les effets calmants du yam.

En outre, la racine d’igname fournit beaucoup de potassium pour les muscles et les nerfs, de la vitamine C contre le stress et les refroidissements, de la B1 pour des nerfs solides, de la B6 et de l’acide folique pour le cœur, du phosphore et du cuivre pour la santé mentale.

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Les Sarrasins impriment leurs marques sur le jeu de cartes français

Posté par francesca7 le 10 février 2016

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Rappelons-nous que le premier jeu de cartes créé aux saveurs de la France fut celui du Roi Charles VI, peint en 1392 par Gringonneur. Ce jeu était encore un jeu de tarots (arcanes mineurs), composé des figures traditionnelles de la Cour mais on remplace le Cavalier par la Reine. Donc Roi, Reine et Valet; puis les cartes numérales de 1 (As) à 10. Soit 13 cartes par suite (52 cartes), chaque suite ayant son enseigne ou sa couleur: Coupes, Bâtons, Deniers et épées. Il était usité pour les jeux de cartes en société, et pour prédire l’avenir. Peint à la main, il était hors de prix et inabordable pour la classe populaire.

Et c’est vers les années 1400 et suivantes, que les Allemands, Italiens et Français développent de nouvelles façons de faire plus économiques, pour créer des jeux de cartes. Puis en même temps en France, la légende raconte que le dénommé Vignoles Etienne dit La Hire, premier chevalier du Roi Charles VII, aurait inventé un jeu plus simple et plus pratique.

Pour ce faire, l’on retranche du jeu de 52 cartes les cartes numérales 2, 3, 4, 5, 6 et ce qui donne un nouveau jeu de 32 cartes: le jeu de piquet. Et pour faciliter l’impression à plus grande échelle, on simplifie les dessins et couleurs des suites originales — c.à.d. des jeux de tarots, puisqu’ils sont ordinairement utilisés — pour obtenir les enseignes coeur, carreau, trèfle, pique. Ce jeu est connu sous le nom de “Le Piquet de Charles VII”; ou parfois “Coursube”, à cause de l’illustration du Roi de Carreau, Coursube (Cursube ou Corsoès), un Roi Sarrasin (probablement Roi de Perse).
* Notons que ce nouveau jeu se trouve aussi en version de 52 cartes.

C’est ainsi qu’en se basant sur la symbolique originale, que sont inventés les enseignes françaises. Donc les Coeurs remplacent les Coupes du jeu de tarots; les Carreaux, les Bâtons; les Trèfles, les Deniers; et les Piques, les épées. Toutefois puisqu’archétype chargé de sens, l’on conserve le sens original qui est associé à chaque enseigne; soit pour les Coeurs/Coupes, ceux qui guérissent et enseignent (amour, sentiments, bonheur); les Carreaux/Bâtons, ceux qui produisent et fabriquent (affaires, voyages, initiatives, mouvement); les Trèfles/Deniers, ceux qui vendent et font circuler l’argent (patrimoine, propriétés, argent); les Piques/épées, ceux qui défendent et gouvernent (actions, luttes, batailles, difficultés).

Sous le règne du Roi Charles VII, bien qu’il soit dit qu’il fut fabriqué vers 1425 (voir l’image du Roi de Carreau), il est avéré parce que documenté — dont par l’estampe satirique le “Revers du jeu des Suysses” (Le Revers du jeu des Suisses), datée de 1499, et où des joueurs de cartes utilisent un jeu aux nouvelles couleurs françaises — qu’effectivement, ce jeu est en circulation en 1499, est reconnu comme étant un jeu français et en conséquence, en usage bien avant.

Revendiquée par la France, le Revers du jeu des Suysses (1499) est une estampe publiée au moment où le Roi de France Louis XII, méditant l’expédition en Italie pour réunir la couronne de Naples à celle de France, cherchait à se ménager les Suisses, que l’Angleterre et les Pays-Bas soutenaient contre lui. Rappelons qu’à cette date, Louis XII ne comptait pas encore une année de règne. Il venait tout juste d’épouser Anne de Bretagne et envisageait faire une expédition en Italie pour réunir les deux couronnes. Il va sans dire qu’une pareille expédition risquait de léser de nombreux intérêts politiques; et c’est pourquoi Louis XII eut à user de diplomatie avec les pays voisins, dont plusieurs étaient radicalement opposés à ses projets ambitieux. Les Suisses, qui étaient secrètement soutenus par l’Angleterre et les Pays-Bas, se montrèrent particulièrement hostiles au projet. Malgré tout, Louis XII triompha de leur opposition, réussissant de plus à renouer l’alliance qui était expirée sous Charles VIII, son prédécesseur.

sarrasinsGrâce au développement et à l’industrialisation quant à la fabrication des cartes, et grâce au design simplifié des enseignes (coeur, carreau, trèfle, pique), les coûts de fabrication sont moins élevés et en conséquence, le prix d’un jeu de carte devient enfin abordable. La France devient d’ailleurs assez rapidement, un chef de file au niveau européen, pour la fabrication des cartes; même si plusieurs entreprises sont florissantes en Italie, en Espagne et en Allemagne particulièrement. Parmi les premiers cartiers Français, on retrouve F. Greffier (1485-1496), Jean de Dale (actif de 1485 à 1515), Jean Personne (1493-1497), Antoine de Logiriera (Toulouse, 1495-1518), Gué Martial (Limoges, vers 1538) et Pierre Mareschal. (Source: wopc.co.uk/france)

Grâce à ses fabriques, le jeu français connaît dès lors une popularité foudroyante, tant en Europe que dans les colonies où il est exporté. C’est ainsi qu’au cours des années subséquentes, il devient la norme pour un jeu de cartes à jouer populaire; qui servent aussi de cartes à prédire l’avenir (cartomancie). Même les pays Anglo-Saxons — tels l’Angleterre et ses colonies — l’adoptent d’emblée. Avec une petite nuance cependant, au niveau du symbolisme: fort important en divination; soit, une inversion du sens des cartes de carreau et de trèfle. Cette inversion du sens initial, d’ailleurs, cause encore polémique de nos jours.

SOURCE  : http://www.unicorne.com

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Les Arts divinatoires Tsiganes, une voie ésotérique méconnue

Posté par francesca7 le 6 février 2016

 

Tel qu’exposé précédemment, dès leur immigration en Europe occidentale les Tsiganes (Tziganes) constituaient une communauté fort riche à tous points de vue. Ce peuple avait ses propres rois et reines, ses propres compétences — notamment au niveau de leur savoir-faire quant à divers métiers —, ses propres traditions initiatiques. Ces gens étaient des experts dans plusieurs formes de divertissement, dans le dressage et dans les soins vétérinaires des animaux, de même que dans l’art de la divination.

Voyante

En provenance de l’Orient, leurs méthodes de divination semblaient inhabituelles aux peuples de l’Occident. Ces pratiques divinatoires comprenaient entre autres, la “lecture” de divers éléments tels que les boules de crystal (cristallomancie), les feuilles de thé (thédomancie ou tasséomancie), les nuages (néphalomancie), la formation de sable dans les lits des cours d’eau, les reflets de la pleine lune sur l’eau (sélénomancie), etc. Ils lisent aussi dans les paumes de la main (chiromancie) et utilisent d’autres techniques physionomiques. Malheu­reu­sement, les Tsiganes étant un peuple de tradition orale en marge de la littérature européenne, plusieurs des différents arts divinatoires qu’ils ont développé furent faussement attribués aux alchimistes, aux Rose-Croix et autres occultistes de Prague ou de Bohême.

En ce temps d’ailleurs, la Bohême était considérée Terre Mère de plusieurs traditions ésotériques européennes. Rien d’étonnant en soi. Les tsiganes étaient un peuple nomade et chaque année, leurs itinéraires de voyage les amenaient en Europe via la Bohême; de ce fait, ils furent largement connus comme “Bohémiens”.

En fait, les Tsiganes se déplaçaient dans toute l’Europe et dans les régions slaves: allant vers le Sud pour l’hiver, et vers le Nord pour l’été; et organisant en cours de route des carnavals et des spectacles d’animaux savants, ainsi que des prédictions faites par divers types de “diseurs de bonne aventure”, “donneuses de bonne aventure” ou “tireuses de cartes”, et consenties pour une rétribution.

Il est donc avéré que l’art de dire la bonne aventure par les cartes à jouer ou cartomancie, fut surtout popularisé par les femmes Tsiganes — des cartomanciennes qu’on appelait Bohémiennes — dans l’Europe médiévale, suivant la dissémination des cartes à jouer, à compter du XIVième siècle surtout. Et probablement d’ailleurs, en utilisant ces cartes qu’elles avaient amenées avec elles en partance de leur terre natale, l’Inde; cartes qu’elles avaient vraisemblablement adaptées aux réalités sociales de leur nouvelle terre d’adoption. Et bien qu’elles utilisent généralement un jeu de 36 ou de 32 cartes, nous savons qu’elles ont également utilisé les Tarots. En conséquence les autorités en la matière et les véritables enseignantes de la cartomancie étaient et sont toujours… les Tsiganes.

* Cartomancie Bohémienne — Selon Paul Boiteau d’Ambly (Les cartes à jouer et la cartomancie, Paris 1854), « Les cartes sont venues de l’Orient et ont été introduites en Europe par les Bohémiens (venant de l’Inde). ». En page 320, il ajoute: « Pour ce qui est de la cartomancie inférieure pratiquée dans les foires, on peut, on doit même affirmer qu’elle date juste du jour où les cartes ont été introduites en Europe. C’était, comme on l’a vu, vers la fin du moyen âge, entre l’année 1275 et l’année 1325. Les Bohémiens en firent leur gagne-pain (…) ».

* Bohémienne cartomancienne, diseuse de bonne aventure — Selon une mention du site tsigane “Fils du Vent sans Pays”, la cartomancienne est l’un des métiers des Bohémiens. Bobareasa : femme tsigane, diseuse de bonne aventure (par des grains de maïs, des haricots, des cartes, ou au moyen d’un coquillage). In Les Tsiganes, C. J. Popp Serboïanu, Payot, 1930.

* Divination Bohémienne — L’imagerie populaire associe la “diseuse de bonne aventure bohémienne” à la lecture dans les lignes de la main (chiromancie); aux prédictions faites grâce à la boule de crystal (cristallomancie); ou à une lecture divinatoire des symboles et des dessins formés par les feuilles de thé dans la tasse après qu’on en ait bu le thé (thédomancie). Ce qui est avéré. Toutefois, lorsque les cartes furent mieux connues en Europe, les tsiganes bohémiennes utilisaient aussi la cartomancie — cartes à jouer et tarots — pour prédire l’avenir. Les prédictions réalisées portaient souvent sur des questions relatives aux perspectives d’avenir romantique (ex: rencontre amoureuse, mariage, divorce, etc), financier (possibilités d’emploi, prospérité financière, affaires et entreprises, héritages, etc), la santé et la maladie, la procréation, etc. Plusieurs diseuses de bonne aventure donnaient aussi des “lectures de caractère” grâce à la numérologie, la chiromancie, la graphologie, la morpho-physionomie et l’astrologie: parfois pour aider le client à mieux se connaître, mais parfois aussi pour évaluer la compatibilité matrimoniale entre deux personnes.

* Cosmographia Universalis (Cosmographie Munster), Bâle (1550), par Sebastian Münster — Cité par le site “Fils du Vent sans Pays” ‹ Rapporté par Auguste Stoeber dans Contes populaires et légendes d’Alsace, Presses de la Renaissance, 1979) ›, un certain passage de Sebastian Münster nous informe que les tziganes disaient la bonne aventure bien avant le XVIIIième siècle. La citation va comme suit: « Quand on comptait, depuis la naissance du Christ, mille quatre cent et dix-sept, on a pour la première fois vu les Tziganes (…). Leurs vieilles femmes se mêlent de dire l’avenir (…) ».

tarot-tziganeEn parallèle mais beaucoup plus tard, au cours du XVIIIième siècle, alors que l’Inquisition était sur le déclin, un vent de renouveau flotte sur l’Europe occidentale en ce début de Renaissance; faisant éclore une certaine “mode spiritualiste”. Diverses publications et textes dits magiques, alchimiques ou ésotériques sont achetés par la noblesse, tels les recueils de traités mystico-philoso­phiques “Corpus Hermeticum” attribués dans l’Antiquité au mythique Hermès Trismégiste: qui met à l’avant-plan l’ancien savoir mytique de l’Égypte ancienne. ‹ La traduction française des 17 Livres du Corpus Hermeticum est disponible ICI sur le site de de Claude Le Moal, grâce à la collaboration des Éditions du Septénaire et des Éditions Rozekruis Pers. ›; et la popularisation d’artefacts égyptiens hiératiques tels la Mensa Isiaca (la table d’Isis) publiée par Athanasius Kircher, égyptologue.

Dès lors, suivant cette mode, à-peu-près toutes les connaissances divinatoires et ésotériques furent attribuées à l’Égypte ancienne: et tous, depuis la franc-maçonnerie jusqu’aux mesmériens, revendiquaient leurs racines dans les antiquités de la vieille Égypte. Et c’est dans ce courant que les écrits de Court de Gébelin (voir son essai portant sur le Tarot de Marseille, Le Monde primitif, publié en 1781) et que la cartomancie d’Etteilla ont pû fleurir: puisque selon ces deux “tarologues” particulièrement, la divination avec des cartes de Tarot était supposée être d’origine “égyptienne”. Et c’est aussi dans ce courant que le savoir traditionnel tsigane devint très en demande par les nobles et la classe moyenne; alors que les Tsiganes étaient heureux d’obliger les européens crédules, avec des histoires de leurs origines en Egypte… ce qui en fait n’était pas tout-à-fait faux: puisqu’ils appelaient leur terre patrie “La Petite Égypte”, soit une région située dans le Péloponèse des îles grecques occidentales. D’où leur appellation de “gypsies”, ou gitans; terme découlant du mot Égypte.

Les Tsiganes au XXIe Siècle

Couleurs criardes des roulottes, caravanes et verdines gitanes

Quelle grande fascination elles exercent ces maisons nomades, ces demeures errantes habitées par les Gitans, ces verdines, ces caravanes traditionnelles, ces roulottes d’habitation, ces roulottes tziganes-gitanes qu’on voit parfois encore sillonner les routes du pays au pas lent des chevaux…

La tradition veut que les tsiganes qu’on voit traverser les villages de temps à autre, arborent des couleurs de roulotte ou de caravane un peu criardes, quoi que très attirantes à l’oeil. Certains pensaient alors: “Quel mauvais goût”, ou “Quel gens bizarres” ou encore, “Ils ont dû avoir des prix sur de la peinture que personne ne voulait”.

Ces couleurs criardes furent en fait imposées par les “gadje” — les gens qui sont sédentaires et non-gitans — pour que les les gens puissent voir arriver de loin ces “voleurs de poules“ Tsiganes et ainsi protéger ce qui pouvait l’être.

Source: Jan Yoors, Tsiganes, Phébus, 1990.

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Avant d’en arriver aux lunettes d’aujourd’hui

Posté par francesca7 le 30 janvier 2016

 

binocleLe Moyen Âge voit se développer, dans les monastères en particulier, l’usage de la pierre de lecture, loupe grossissante posée sur le texte écrit, destinée à combattre les effets de la presbytie. Leur invention est parfois attribuée à Abbas Ibn Firnas, berbère andalou du IXe siècle, connu pour avoir mis au point la technique de taille du cristal de roche. Les travaux d’Alhazen, fondateur de l’optique physiologique, autour de l’an mille, donnent un fondement scientifique à cette technologie. Son traité a été traduit en latin au XIIe siècle, peu avant l’invention des lunettes de correction de la vue en Italie, sans que le lien entre les deux évènements soit cependant clairement attesté. Avant d’être en verre, les « pierres de lecture » étaient réalisées en pierre semi-précieuse (lentille surfacée de béryl) ou en cristal de roche, la technique de fabrication du verre produisant encore trop de bulles et d’impuretés.

Le moine franciscain Roger Bacon s’appuie sur les travaux d’Alhazen pour expérimenter des « pierres de lecture » en verre : dans son Opus Majus de 1268, il apporte la preuve scientifique que le surfaçage particulier de verres lenticulaires permet d’agrandir les petites lettres. Son invention aurait été vulgarisée par les moines dominicains Spina et Giordano rencontrés lors de son séjour à Pise. C’est au XIIIe siècle à Florence que le physicien Salvino degli Armati met au point une paire de verres enchassée dans un cercle de bois, dont l’épaisseur et la courbure permettent de grossir les objets et les textes. La lunetterie et l’ophtalmologie se développent dès lors en Italie. Les premières besicles, lunettes sans branches et qui se fixent sur le nez, apparaissent à Venise à la fin du XIIIe siècle. Elles consistent en deux lentilles convexes rondes, en verre de Murano aux qualités optiques supérieures, enchâssées dans des cercles en bois, en corne ou en cuir, et attachées individuellement à des manchons rivetés par un clou : ces lourdes « besicles clouantes », principalement utilisées par les moines copistes, permettent ainsi la vision binoculaire mais n’améliorent que la presbytie. Les besicles clouantes symbolisent progressivement l’érudition, de nombreuses œuvres d’art représentant philosophes, moines ou médecins portant ces « clouants ». L’invention de l’imprimerie accroît la demande en lunettes. Au XVe siècle, les besicles évoluent avec le remplacement du clou par un pont qui peut être en bois, en métal, en corne, en cuir, en écaille de tortue ou en fanon de baleine : ce sont les « besicles à pont arrondi ». Elles seront munies, dans les siècles suivants, d’un ruban noué derrière le crâne ou d’une ficelle autour de l’oreille pour assurer un meilleur maintien.

Les bourgeois quant à eux utilisent plutôt le binocle au XVIIe siècle puis le face à main au XVIIIe siècle, ce dernier étant concurrencé par le monocle et le pince-nez au XIXe siècle. En France, sieur Thomin, miroitier lunetier parisien, fabrique en 1746 ces « lunettes à tempes » appelées « lunettes à tempes permettant de respirer à l’aise » car elles remplacent les pince-nez. Toutefois, leur pression provoque des maux de tête. En 1752, l’opticien anglais James Ayscough  crée les premières lunettes à verres teintés. Ce sont pour lui des lunettes correctrices et non des lunettes de soleil car il pensait que les teintes bleues ou vertes corrigeaient la vision. Elles sont munies de branches articulées par une charnière, ce qui diminue l’inconfort de la pression des branches sur le nez et les tempes. Ces lunettes dont les branches passent par-dessus les oreilles sont appelées « lunettes à oreilles ».

Les verres étaient ronds jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, qui voit alors se développer la mode des verres ovales venue d’Angleterre : plus petits et de meilleure qualité optique, ces verres allègent considérablement la monture. Les lunettes à double foyer sont créées en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle. En 1796, Pierre-Hyacinthe Caseaux maître-cloutier à Morez s’inspire des Anglais qui produisent déjà des montures en métal et adapte des techniques propres à l’art du métal pour réaliser une fine monture : du fil de fer encercle les verres et des tenons (faisant également office de charnière) soudés de chaque côté des cercles de la monture sont traversés par une vis qui permet de serrer les cercles autour du verre. Ces lunettes « fils » ont un grand succès et Morez est depuis devenue la capitale de la lunetterie française, représentant à elle seule 55 % de son chiffre d’affaires. Ensemble, les villes de Morez et Oyonnax, cette dernière étant spécialisée dans les montures plastiques, représentent 80 % de la lunetterie française.

lunettesAu XIXe siècle, les lunettes se démocratisent mais sont encore jugées inesthétiques. Leur production en masse grâce à la mécanisation supplante désormais la fabrication artisanale jusqu’alors effectuée par des orfèvres et forgerons qui créaient des lunettes sur mesure ou en série et qui étaient vendues par des colporteurs. En 1825, le physicien George Airy invente les verres correcteurs corrigeant l’astigmatisme. Cinq cents ans après l’apparition des besicles fixées sur le nez, on voit apparaître aux alentours de 1840 des pince-nez plus légers. Portés par les femmes comme par les hommes, ces objets statutaires appelés aussi « lunettes en fil de fer de Nuremberg » sont populaires et portés jusque vers 1935. Les « lunettes à oreilles » sont vendues jusqu’en 1857, année au cours de laquelle l’opticien parisien Poulot invente le support nasal.

En 1959, Bernard Maitenaz crée Varilux, le premier verre progressif pour corriger la presbytie.

Au milieu des années 1950, le design fait son apparition dans le domaine de la lunetterie, qui fait alors appel aux plastiques dont le moulage et les propriétés se prêtent à l’inventivité des créateurs : la lunette n’est désormais plus simplement une prothèse médicale. Ce mouvement s’accentue dans les années 1980-1990, de nombreux designers lançant leur collection, et les lunettes deviennent un accessoire de mode, mêlant ergonomie et esthétique. Chaque année, les nouvelles collections de montures sont présentées lors de salons internationaux de l’optique, tels le SILMO à Paris ou le MIDO à Milan.

Avec le développement du dépistage, de la fatigue oculaire et le remboursement des lunettes par les mutuelles, leur marché est devenu important dans les pays développés. Ainsi selon l’UFC-Que Choisir, en France, 13 millions de paires de lunettes sont vendues en 2012, représentant un marché de 4,7 milliards d’euros (1,38 milliard pour les montures et 3,29 pour les verres) avec une fréquence de renouvellement moyenne de 3,5 ans et des marges importantes puisque la vente des équipements correspond à 3,3 fois leur prix d’achat par les magasins d’opticiens. Des niches à valeur ajoutés (options tels que verres durcis, amincis, traitement des verres antirelflet, antisalissure, antibué) ou le développement de nouvelles niches (lunettes pour enfants) font que le marché de l’optique pèse dix fois plus que les dépenses de santé ophtalmologique[

Plus d’un milliard de personnes ont besoin de lunettes dans les pays en voie de développement. Mais, en Afrique subsaharienne, les opticiens sont rares : parfois un seul professionnel pour un million d’habitants. Joshua Silver, professeur de physique à l’université d’Oxford, a trouvé une solution : des lunettes adaptables à la vue et d’un coût de 13,7 euros. De l’huile de silicone est injectée ou retirée entre deux feuilles de plastique, jusqu’à ce que la vision soit nette. La correction peut même s’avérer meilleure qu’avec les lunettes préfabriquées du commerce. Joshua Silver prévoit de fournir ainsi un milliard de paires de lunettes d’ici 2020. Pour le moment, 30 000 sont utilisées en Afrique et en Europe de l’Est, les deux tiers d’entre elles étant distribuées par des programmes humanitaires.

 

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LA SEDUCTION DES TROUBADOURS

Posté par francesca7 le 22 janvier 2016

 

L’amour courtois se démarque d’emblée par le fait que la poésie y tient une place fondamentale. L’amant est poète et une équivalence émerge entre le fait d’aimer et celui de chanter. Dans le Midi de la France, les amants-poètes sont les troubadours et dans le Nord, ce sont les trouvères ; le troubadour Bernard de Ventadour écrit : « Ce n’est pas merveille si je chante mieux que tout autre chanteur ; c’est que, plus que tous les autres, je me soumets à Amour et lui obéis : coeur et corps, savoir et sens, pouvoir et force, je lui ai tout donné. ».

troubadours

La fin’amor reproduit le schéma féodal à l’exception que la femme est suzeraine à la place de l’homme : elle est la domna. Ainsi des senhals, masculinisations élogieuses de la dame, fleurissent et se répandent : « mi dons » est l’un des senhals les plus employés. La fin’amor permet également d’introduire une nouvelle valeur parmi la noblesse, une valeur de pureté, qui donne aux hommes un autre loisir que les activités guerrières ; cependant, dans le Nord, l’amour courtois prend des allures chevaleresques et la soumission à la femme est plus démonstrative, ancrée dans un code, que réelle. Cependant cet art de l’amour n’est pas réservé à l’aristocratie puisque toutes les couches sociales s’emploient à le pratiquer : le premier troubadour fut le duc Guillaume IX de Poitiers, mais le célèbre Bernard de Ventadour était d’extraction modeste – sa mère était servante. Et partout les hommes se font adorateurs de la femme parfaite. Ils luttent contre les losengiers, ces hommes jaloux et médisants, pour gagner et garder les faveurs de la domna. Ils confient leurs sentiments dans les cansos, les chansons qu’ils composent. Une forme poétique féconde.

L’amour courtois ou fin’amor (d’après l’occitan) est la façon réglementée de tenter de séduire une femme de qualité sans l’offenser et en récitant des poésies, dont on retrouve des traces dans les lettres du Moyen Âge, notamment la lyrique courtoise.

L’expression « amour courtois » a été forgée en 1883 par Gaston Paris, historien de la poésie médiévale. L’expression médiévale occitane est celle de fin’amor. Elle désigne de façon générale l’attitude à tenir en présence d’une femme de la bonne société, l’amour courtois étant ni plus ni moins qu’une relation vassalique entre homme et femme.

La tradition de l’amour courtois a été florissante dans l’Europe médiévale, notamment en Occitanie et dans le Nord de la France à partir du XIIe siècle grâce à l’influence de protectrices comme Aliénor d’Aquitaine et Marie de France, la comtesse de Champagne et mécène de Chrétien de Troyes (cf. Lancelot ou le Chevalier de la charrette).

Comme ces vers de Thibaut de Champagne :

« Dame par grâce ! je vous demande une chose,

dites-moi le vrai et que Dieu vous bénisse !

Quand vous mourrez, et moi aussi (moi le premier,

car après vous je ne pourrais plus vivre),

que deviendra l’Amour, cet ébahi ? [...]

- Par Dieu ! Thibaut, à ma connaissance,

aucune mort ne fera périr l’Amour. »

 

Le mot « troubadour » vient du verbe trobar (prononcer « trouba ») : trouver. Il est donc littéralement celui qui trouve. Il existe trois types d’écriture chez les troubadours : le trobar lèu (vite), style simple qui se comprend aisément ; le trobar clus (hermétique), texte plus fermé qui joue sur l’ambiguïté ; et le trobar ric (riche), dérivé du précédent, sa beauté réside dans la difficulté vaincue. Je ne sais si la comparaison est justifiée mais cette dernière définition m’a toujours directement évoqué la poésie symboliste et particulièrement Mallarmé. Il y a également plusieurs types de chansons : la canso est la plus courante avec une forme fixe de six couplets presque toujours consacrée à l’amour et qui représente plus de la moitié de la production, la serena s’attache au chevalier amoureux (une sérénade donc), le planh est le chant de deuil, l’aube parle des amants devant se séparer à l’aube, les siventès sont politiques, la ballade est une chanson sur laquelle danser, la pastourelle vante l’amour d’une bergère, la tenso est créée à plusieurs et parle généralement d’amour et les chansons de croisades racontent les aventures des croisés.

Séduction

L’amour courtois puise peut-être ses origines au Levant et dans la littérature arabo-andalouse, notamment chez le poète arabe du IXe siècle Ibn Dawoud, qualifié de « Boileau des arabes » et considéré comme le « théoricien de l’amour courtois » ou chez Ibn Hazm. En effet, un des précurseurs de l’amour courtois des troubadours est Guillaume IX d’Aquitaine, duc d’Aquitaine (1071-1127) et grand-père d’Aliénor d’Aquitaine. Son activité poétique naquit après la croisade qu’il mena en Orient et son séjour à Antioche (1101-1102). Il est le premier troubadour et le premier poète à écrire en langue d’oc la poésie lyrique inspirée aussi des poètes arabo-andalous. Henri-Irénée Marrou (Les troubadours, Paris, Seuil, 1971) s’est cependant opposé à cette thèse, autant qu’à celle de l’origine cathare d’ailleurs. L’influence de la prosodie sacrée de l’Église semble en effet attestée par la métrique. Mais, de façon plus générale, la recherche des origines, pour utile qu’elle soit, risque de faire perdre de vue l’originalité du phénomène qui émerge alors.

Il existe différentes écoles quant à l’interprétation de l’amour courtois. Il désigne l’amour profond et véritable que l’on retrouve entre un prétendant et sa dame. Au Moyen Âge, on lui attribuait certaines particularités courantes : l’homme doit être au service de sa dame, à l’affût de ses désirs et lui rester inébranlable de fidélité. C’est un amour hors mariage, prude sinon chaste et totalement désintéressé, mais non platonique et ancré dans les sens et le corps autant que l’esprit et l’âme. L’amoureux, dévoué à sa Dame était, normalement, d’un rang social inférieur, il était un noble de première génération en passe de conquérir ses titres de chevalerie.

Le sentiment de l’amant est censé s’amplifier, son désir grandir et rester pourtant en partie inassouvi. Il s’adresse souvent à une femme inaccessible, lointaine ou d’un niveau social différent de celui du chevalier. Elle peut feindre l’indifférence. On nommait ce tourment, à la fois plaisant et douloureux joï (à ne pas confondre avec « joie »).

Ce nouveau concept devint souvent en opposition avec la loyauté envers le suzerain et difficilement conciliable avec la courtoisie au sens de galanterie, et même avec la vaillance que le chevalier devait continuer à entretenir. Apparemment, la vision de l’amour courtois s’imposa progressivement dans les cœurs et permit de laisser une place à l’amour dans la vie quotidienne. L’amour courtois prime en effet sur le mariage : une femme mariée peut ainsi laisser parler son cœur si elle est courtisée selon les règles précises de l’amour courtois.

Cette codification du jeu amoureux est étroitement lié à la codification de la chevalerie. Au XIIe siècle, l’idéal chevaleresque est perçu par les contemporains comme déclinant. La période précédente est idéalisée, comme ses héros qui sont transformés pour incarner des modèles de chevalerie. Un grand nombre de romans liés à la légende arthurienne sont écrits à cette période dans cette optique, et incarne alors un fantasme de chevalerie et d’amour courtois tels que l’imaginent les auteurs du XIIe siècle. Parallèlement, de grands ordres de chevalerie sont créés, et codifient les attitudes de ses membres, « pour faire revivre l’idéal chevaleresque de l’ancien temps ».

L’assag, mot occitan désigne un rite attribué à l’amour courtois, qui était une épreuve qui consistait à s’assurer de l’amour réel de l’amant.

Pour Georges Duby, il ne faut cependant pas voir dans l’amour courtois une promotion de la femme : c’est un jeu masculin, éducatif, où les jeunes hommes, pas encore mariés (les jovenes, les jeunes, comme Henri le Jeune, pas encore établis), maîtrisent leurs pulsions et leurs sentiments, comme ils apprennent à maîtriser leur corps dans un tournoi (ce qui n’exclut pas qu’ils laissent libre cours à leur libido avec des femmes de rang inférieur). De plus, la femme est une proie ; celle qui est la cible de l’amour courtois des jeunes est souvent l’épouse du suzerain, qui la donne en enjeu. Les jeunes cherchent à séduire la dame pour mieux plaire à leur seigneur, mais aussi pour mieux se différencier du peuple vulgaire, et des bourgeois, qui peuvent les concurrencer financièrement, mais pas culturellement.

 

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La médecine à l’ELLEBORE

Posté par francesca7 le 19 janvier 2016

 

En lisant une fable de LA FONTAINE , un mot a attiré mon œil dans Le Lièvre et la Tortue…

il s’agit : Rien ne sert de courir; il faut partir à point :

Le lièvre et la tortue en sont un témoignage.
«Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point
Sitôt que moi ce but. – Sitôt? Êtes-vous sage ?
            Repartit l’animal léger :
            Ma commère, il vous faut purger
            Avec quatre grains d’ellébore.

Plante, dite enragée, très usitée dans la médecine des anciens comme cathartique et qui passait pour guérir la folie. 

Trois espèces se rencontrent en France, deux en France continentale : l’hellébore fétide ou « pied-de-griffon »  et l’hellébore vert , et une en Corse, l’hellébore de Corse 

Helleborus_niger

Les anciens ne citent le plus souvent la drogue que sous le nom général d’Ellébore qui met en évidence ses propriétés vénéneuses, puisqu’il a pour étymologie (TUER) et (fourrage), mais ne se rapporte pas à une espèce déterminée. Cette réputation de la plante est confirmée par la légende selon laquelle Hercule devenu subitement et furieux fut apaisé au moyen d ‘ellébore par un habitant de l’île d’Anticyre. De son côté, Pline raconte que le tribun Drusus fut guéri en ce même lieu du mal caduc. C’était là, en effet, que se trouvait la drogue la plus renommée, d’ù l’expression d’Horace ; Anticyram navigare qui, dans les uns, exprime le fait d’avoir l’esprit égaré, et pour d’autres rappelle le sguérisons merveilleuses obtenue sà Anticyre.

Considéré également comme exerçant un effet favorable dans différentes affections, la racine d’ellébore noir entrait dans la compositon de nombreuses formule smédicamenteuses comme la teinture d’ellébore composée, la teinture de mélange de la Pharmacopée de Londres, la teinture martiale elléborée de la Pharmacopée de Würtzbourg.

Ses racines, qui jouissaient d’une certaine réputation, s’employaient en particulier pour préparer le miel et l’oxymel d’Elébore, et étaient à la base de la teinture elléborée de la pHarmacopée de Londres. C’est ainsi que Pier Castelli, entre autres, essaie de démontrer que, contrairement à l’opinon généralement admise, l’ellébore dont il est question dans les écrits d’Hippocrate ne serait autre que l’ellébor blanc.

 

Les hellébores sont des plantes vénéneuses par la présence d’helléborine, un diglycoside amer, de saponine et de protoanémonine.

L’hellébore a été jadis utilisée comme plante médicinale et vétérinaire. La poudre de racines séchées était utilisée comme sternutatoire et, par ingestion, comme purgatif pour traiter contre la folie et les crises d’épilepsie. Un grain d’hellébore guérit la folie. En médecine vétérinaire elle était utilisée pour traiter le farcin.

À la page 501 du tome sixième du Dictionnaire raisonné universel d’histoire naturelle on peut lire :

Nous devons, dit-on, la connoissance des propriétés de l’hellébore, & sur-tout du noir, à un certain Mélampus, qui étoit Médecin ou Berger, & qui inventa la purgation : il guérit avec ce remede les filles de Prœtus, qui étoient devenues furieuses. On retire de ces racines, par le moyen du feu, un esprit très-âcre, qui coagule la solution du mercure doux ; l’infusion de ces racines rend plus vive la couleur du papier bleu. Les racines de l’un & de l’autre hellébore purgent fortement les humeurs dures & tenaces ; celles de l’hellébore noir ou ses fibres qu’on emploie plus communément, sont rarement émétiques ; elles purgent par le bas, & ordinairement sans causer ni nausées ni vomissemens. Elles sont encore plus sternutatoires que soporeuses. Ce purgatif convient, dit-on, aux maniaques ; cependant, comme il agite le sang & qu’il cause beaucoup d’agitation sur le genre nerveux, nous croyons, avec M. Bourgeois, que bien loin de les guérir, il doit augmenter leurs accès de fureur ; peut-être convient-il mieux aux apoplectiques et aux ladres, même aux galeux qui sont robustes, mais jamais aux valétudinaires ni aux femmes. Ce que nous avons dit de la vertu médicinale de la coloquinte, peut s’appliquer en quelque sorte aux hellébores. Au reste, des Médecins prudens abandonnent aujourd’hui les hellébores à la Médecine vétérinaire, pour guérir le farcin, &c. Selon M. de Haller, l’extrait d’hellébore noir est un purgatif assez doux ; on le croit propre sur-tout à procurer les règles.

Les Crétois ramassent, pour se nourrir, une variété étonnante de végétaux spontanés, davantage que partout ailleurs. La consommation de ces plantes fait, plus que tout autre élément, la particularité de l’alimentation des Crétois. 

Le mot « hellébore » ou « ellé- bore » (les deux orthographes sont admises) vient du grec éléin, faire périr et bora, aliment meurtrier… Toutes les parties de la plante sont toxiques (brûlures de la bouche, salivation excessive, vomissements, diarrhées, irritations cutanées). Elle était pourtant utilisée en médecine traditionnelle chez les Romains et les Grecs, dans les posologies curatives de maladies nerveuses. Les principes actifs ne sont pas encore bien défi nis, mais ils ont des effets de stimulants cardiaques, complémentaires de ceux de la digitaline.

Description de cette image, également commentée ci-après

Et pourtant Une boulangerie en parle en ces termes ! Boulangerie Bio Le Grain d’Ellebore : En 1990 :

Le Fournil laisse place au « Grain d’Ellebore » qui dans un cadre plus spacieux propose en plus de ses fabrications, des produits alimentaires de qualité biologique, pour une alimentation saine au quotidien (céréales, huiles, petits-déjeuners…..) et des produits d’entretien respectueux de l’environnement.  http://www.boulangerie-pain-bio.com/presentation-de-notre-boulangerie-bio.html

Le Livre VIII des Collections médicales, intitulé Des évacuations, est proposé sur le site L’antiquité grecque et latine du moyen-âge, dirigé par Philippe Remacle. 

En voici les neuf chapitres : 

1. Comment il faut préparer celui qu’on va traiter par l’ellébore, tiré d’Archigène, 1er livre sur le traitement des maladies chroniques. 

2. Du choix et de l’administration de l’ellébore, du même auteur et du même livre. 

3. De l’administration de l’ellébore, tiré d’Hérodote, du Traité sur les remèdes évacuants. 

4. Quel est le meilleur ellébore, du même auteur et du même livre. 

5. De l’ellébore, tiré d’Antyllus, du second livre, celui qui traite des moyens évacuants (At. III, 128 et 129). 

6. Comment il faut obvier aux accidents qu’entraîne l’ellébore (Aët. III, 132 – 134; Paul, VII, 10). 

7. De ceux qui sont en danger d’être suffoqués, tiré d’Hérodote, du Traité sur les remèdes évacuants. 

8. De l’ellébore, tiré de Ctésias. 

9. De l’ellébore, tiré de Mnésithée. 

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