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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    Citation sur la France.
    !!!!
    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Les Chiffonniers d’antan

Posté par francesca7 le 23 février 2013

 METIERS DE NOS ANCETRES

Cette rubrique vous plonge dans l’histoire des métiers de Paris : leur origine, leur quotidien, leur évolution au fil du temps, leurs us et coutumes, leurs statuts. Insolites, oubliés, raréfiés ou disparus, découvrez ou redécouvrez-les.

 Les Chiffonniers d'antan dans ARTISANAT FRANCAIS lumpensammler-228x300

 

LES CHIFFONNIERS

(D’après Tableau de Paris, paru en 1782)

Les chiffonniers sont placés un degré plus haut que les balayeurs, à les en croire ; un degré plus bas, à en croire les balayeurs. Pour moi, je suis assez de l’avis des chiffonniers. Il y a dans leur profession quelque chose de plus original, qui sourit à une imagination vagabonde ; quelque chose aussi de plus indépendant, qui semble mieux d’accord avec la dignité d’un homme libre.

C’est pourquoi le chiffonnier a eu souvent, trop souvent peut-être, les honneurs du roman et du drame. Des écrivains, entraînés par une sympathie qui n’avait rien au fond de bien naïf ni de bien désintéressé, mais sentant le besoin de réveiller par de nouveaux aliments, plus piquants et moins délicats, le palais blasé du public, ont fouillé la place Maubert, frayé avec les clients de l’Azard de la fourchette, hanté les guinguettes de la barrière Saint-Jacques, dégusté, au Bœuf français, du bouillon de veau à un sou le litre. Ils se sont faits les Homères de cette existence à part, qui a ses charmes en effet, sinon pour ceux qui la pratiquent, du moins pour ceux qui l’étudient de loin.

images-43 dans ARTISANAT FRANCAISAussi les chiffonniers, - ceux qui lisent les pages de romans et les débris d’affiches entassés dans leurs sacs - semblent-ils fiers de cette préférence. Leur démarche, trivialement orgueilleuse, a quelque chose d’accentué qui appelle le pinceau ; on dirait parfois, à les voir passer se redressant sous la hotte et brandissant leur croc avec un geste superbe, qu’ils se donnent des airs d’anges déchus. J’ai rencontré des chiffonniers qui se drapaient dans leurs guenilles comme Diogène dans son manteau troué.

Un autre point de ressemblance avec Diogène, c’est que, comme le célèbre cynique, le chiffonnier porte une lanterne, non toutefois pour chercher un homme, – il se soucie bien d’une pareille misère, – mais pour chercher le morceau de pain et le litre de chaque jour dans le coin des bornes. Tout lui est bon. Il ramasse non seulement les papiers de rebut, qu’il pique d’un coup sec et sûr dont j’admire chaque fois la prestesse, mais les vieux os et les vieilles ferrailles, les clous, les boutons, les fragments de ficelle, de fil et de ruban.

Les chiffonniers sont dédaigneux à l’égard du bourgeois : ils ne frayent qu’entre eux ; ils forment une société à part, qui a des mœurs à elle, un langage à elle, un quartier à elle. Ils sont formés en associations, régies par de vrais statuts. Ils honorent leurs anciens, et les alimentent pieusement de tabac et d’eau-de-vie aux frais du trésor public. Ils ont leurs restaurants, leurs hôtels, leurs cafés, leurs marchands de vin, leur bals et leur guinguettes, certains d’avance que personne ne tentera de leur en disputer la possession exclusive. Ce peuple de Zingaris en campement dans Paris, sombre et déguenillé, ayant l’ivresse bruyante et terrible, le regard fauve sous un sourcil épais, la barbe sale et la voix avinée, inspire une répugnance instinctive au digne citadin, qui s’en écarte avec une sorte de terreur.

C’est une chose difficile à éclaircir que la moralité des chiffonniers. J’ai lu jadis, dans la Gazette des tribunaux, qu’il se recrutent presque toujours parmi les voleurs émérites et les forçats libérés, et que bon nombre d’entre eux tirent la jambe droite en marchant, comme s’ils y portaient encore rivé le boulet du bagne. D’un autre côté, je viens de voir, dans un article composé par un écrivain qui a fait sa patrie littéraire du quartier Mouffetard et se vante de savoir ses chiffonniers par cœur, qu’en dépit des calomnies, ce sont les plus honnêtes gens du monde, et qu’il est bien rare que la cour d’assises ait rien à démêler avec eux.

Il y a dans la hiérarchie des chiffonniers, comme partout, les patriciens et la populace. Les premiers, qui se désignent eux-mêmes sous le nom de chambre des pairs, portent une large hotte qui s’arrondit orgueilleusement sur leur dos ; ils ont un croc long et solide, une lanterne intacte et qui projette un éclat suffisant pour protéger leurs recherches. Les autres - des débutants, ou des anciens ; victimes d’un revers de fortune - sont réduits à un simple panier, presque toujours sans anse, ou bien à un sac ; la lanterne ébréchée ne donne qu’une lumière sombre et fumeuse ; le croc est fabriqué dans les proportions les plus exiguës, quelquefois il manque tout à fait, et le chiffonnier fouille avec ses ongles les ordures banales de la voie publique.

images-52Chacun a son domaine à parcourir : celui qui empiéterait sur la propriété dévolue au voisin courrait grand risque de périr sous les crochets de ses confrères indignés ; tout au moins serait-il roué de coups de poing, noté d’infamie et perdu d’honneur dans toute l’étendue de la montagne Sainte-Geneviève. Il ne pourrait plus se montrer, sans soulever des colères formidables, dans les principaux centres de réunions du quartier, au Bon Coing, par exemple, ou au Pot tricolore. Mais ces empiétements sont rares : les chiffonniers ont leur manière à eux de comprendre le devoir et la moralité, et de faire la police de leur république.

Rien ne se perd dans Paris : cette industrie effrayante, gigantesque roue toujours en mouvement pour piler, broyer et renouveler, ne néglige pas le moindre atome, la plus infime parcelle des plus vils immondices.

Les bouts de cigare tombés de la lèvre des fumeurs, les pelures et les trognons de pommes, les fruits pourris jetés au ruisseau, les os demi rongés, les croûtes de pain desséchées et moisies, tous ces débris fétides, hideux, repoussants, qui soulèvent le cœur et que les chiens flairent avec dégoût, tout cela se recueille avec soin pour servir de matière première à une industrie occulte et ténébreuse ; tout cela va faire peau neuve et se pavaner, dans l’éclat de sa transformation, à l’étalage des marchands à prix réduits.

On ne se doute pas de la multitude d’hommes dont l’unique profession consiste à parcourir nuit et jour les rues de Paris, pour collectionner ainsi tout ce qui se jette avec la pelle ou les pincettes, et se repousse du bout du pied : j’en ai montré quelques-uns ; je laisse les autres à leurs mystères, où l’œil d’un profane ose à peine les suivre.

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Tuilerie artisanat en Côte d’Or

Posté par francesca7 le 18 février 2013

La tuilerie de mon village

Tuilerie artisanat en Côte d'Or dans ARTISANAT FRANCAIS 2012_11_12_09_25_57_8-300x224

Pour fabriquer des tuiles, il faut de l’argile de Thil, du sable, de la sciure de bois et de l’eau.

Premièrement, l’argile et le sable sont mélangés et broyés dans des machines , puis un pétrin malaxe le tout avec de l’eau pour en faire une pâte. Deuxièmement, la pâte passe dans une filière avec le moule désiré au bout pour former une tuile plate, une brique, une tomette… troisièmement, il faut sécher les pièces à l’air libre. Quatrièmement, il faut mettre les tuiles dans un grand four à gaz pour les faire cuire à 1 040°c, pendant 40 heures. Enfin, Monsieur Laurent Eric, l’artisan les sort du four.

Son leitmotiv : « maintenir vaille que vaille une approche du métier authentique, ce qui ne veut pas dire rétrograde. Au début des années 2000, j’ai remis à plat tous mes matériaux et investi dans de nouveaux fours». La production artisanale est orientée vers les monuments historiques et la restauration d’anciennes demeures.

Cette tuilerie traditionnelle existe depuis 1862, elle a malheureusement brûlé une fois en 196O, mais a été reconstruite et reste unique en Côte d’Or.

 

Voir la VIDEO à consulter pour connaître mieux la  TUILERIE LAURENT ;  http://www.tuilerie-laurent.fr/index.php?page=artc&lang=fr&art_id=7

 

 

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Historiquement : TUILERIE LAURENT

François LAURENT 1862-1899

Paul LAURENT 1899-1937

Henri LAURENT 1937- 1990

Eric LAURENT 1990 à nos jours

     C’est en 1862 que mon arrière grand-père François Laurent travaillant à la tuilerie d’Aisy-Sous-Thil, eut l’idée de prendre dans son mouchoir de l’argile au bord d’un chemin de Thil-La-Ville sur la commune de NAN sous THIL (21390).

     De cette argile naissent quelques tuiles plates, cuites dans le four de son patron. Au défournement il constata, avec satisfaction, la qualité apparente de son essai. Il décida d’acheter une parcelle de ce terrain pour concrétiser son rêve : Fabriquer des tuiles avec l’argile de Thil. C’est ainsi que naquit la TUILERIE LAURENT.

     Durant l’été 1988, je viens seconder mon père et j’entreprends des travaux importants pour faciliter la manutention des produits. C’est en 1990 que je deviens officiellement la quatrième génération à faire fonctionner cette Tuilerie.

     Après démolition des vieux fours à bois, je fais l’acquisition en 1999 et 2008 de fours à gaz plus moderne et plus économique. Avec ces deux fours et une bonne organisation du travail, nous assurons désormais une fabrication de qualité et dans des délais honorables.

Voir quelques réalisations ici : http://www.tuilerie-laurent.fr/index.php?page=artc&lang=fr&art_id=5

 

Coordonnées  de la Tuilerie :

Éric Laurent
La Tuilerie
3 RD 108
21390 Nan-sous-thil
Tél. : 03 80 64 52 75

Coordonnées GPS :

Longitude : 47.393193
Latitude : 4.354144

Heure d’ouverture de la tuilerie :
Du lundi au jeudi de 8h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h30
le vendredi matin de 8h00 à 12h00
et les vendredi après midi et samedi sur rendez-vous.
Salle d’exposition ouverte 7j/7 Entrée libre.

Visite payante de la tuilerie par groupe de 15 personnes minimum,
Gratuit lors des journées du patrimoine.

 

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Fonderies de Cloches Françaises

Posté par francesca7 le 18 février 2013

 

Voici les Fonderies encore en activité de nos jours

  • La fonderie Paccard, a été créé en 1796 à Quintal, transférée en 1856 à Annecy-le-Vieux, puis plus Fonderies de Cloches Françaises dans ARTISANAT FRANCAIS clocherécemment 1989 à Sévrier (74). Elle est actuellement la plus grosse fonderie française de cloches. Un musée campanaire a été créé en 1984. Auteur de records tels que « la Savoyarde » (18 835 kilos) installée au Sacré-Cœur de Montmartre en 1898 et plus récemment en 1999 de la « World peace bell3 (33 tonnes) à destination des États-Unis, Paccard est aussi le spécialiste des sonneries et carillons depuis 1937 (exemple : le célèbre carillon de Chambery, 30 tonnes, 70 cloches).

 

  • La fonderie de cloches Bollée, itinérante de 1715 à 1838 Jean-Baptiste Amédée Bollée installa sa fonderie à Saint-Jean-de-Braye, près d’Orléans en 1838 (en 1842 Ernest-Sylvain (son frère cadet) installa sa fonderie au Mans, elle ferma en 1917 à la mort d’Amédée son fils) , a fondu quelques cloches prestigieuses (Ottawa, basilique de Yamoussoukro…). Elle abrite un musée campanaire depuis 1992.

Jardin de la mairie

La fonderie Cornille-Havard, installée à Villedieu-les-Poêles, dans le Nord-Ouest, dans le département de la Manche en Basse-Normandie, est l’héritière d’une tradition datant de la fin du Moyen Âge. Elle propose une visite guidée à travers son atelier historique et initie à l’art de fondre des cloches. Le 31 juillet 2009, une explosion lors de la coulée d’une cloche de 6,3 tonnes destinée à Mulhouse a fait plusieurs blessés parmi les visiteurs

 

À Strasbourg, l’entreprise Voegele créée en 1908, au service du patrimoine campanaire a commencé le métier de fondeur de cloche en l’an 2000, grâce à la collaboration des fonderies de cloches allemandes de Karlsruhe et Maria-Laach. La plus grosse cloche sortie de cette jeune fonderie a été livrée en 2010 à l’abbaye normande du Bec-Hellouin et pèse 4,5 tonnes.

  • À Labergement-Sainte-Marie, la fonderie Obertino est la plus ancienne entreprise de France à fondre des cloches en bronze pour le bétail. Cette famille originaire du Piémont italien – comme la plupart des familles de fondeurs suisses et fonderie dans CLOCHES de FRANCEfrançais des xixe et xxe siècles tel les Albertano, Barrinotto, etc. – s’est installée dans le Haut-Doubs en 1834. Une branche de la famille Obertino s’est installée à Morteau au début des années 1930, et produit aussi des cloches de vaches. À Labergement ainsi qu’à Morteau sont produites artisanalement des clarines, c’est-à-dire des cloches en bronze, pour l’usage agricole et actuellement aussi pour le tourisme et les cadeaux.
  • À Sainte-Austreberthe dans le département de Seine-Maritime, la société Biard-Roy existe depuis 1818. Elle propose des travaux d’horlogerie monumentale, d’entretien et d’installation mais aussi de fonderie et de rénovation de cloches.

 

Beaucoup de fonderie ont disparus… il ne nous reste plus que celles-ci !

 

 

 

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Faïencerie de Gien

Posté par francesca7 le 17 février 2013

 Faïencerie de Gien dans ARTISANAT FRANCAIS 320px-vieux_pont_de_gien_11

Le Gien est un type de faïence fabriqué dans la ville française de Gien située dans le département du Loiret et la région Centre.

Parmi les nombreuses faïenceries nées au xixe siècle, la faïencerie de Gien est l’une des plus renommées.

Un site à consulter : http://www.gien.com/cms/Ress_44/Europe/France/La-Faiencerie-de-Gien/Presentation-de-la-Faiencerie-de-Gien/Les-techniques-de-fabrication.html

En France, depuis bientôt deux siècles, le  mot Gien est synonyme d’une faïence de  qualité exceptionnelle. C’est une des  entreprises françaises les plus prestigieuses  dans le domaine des Arts de la table et du  luxe français.

Fondé en 1821 par l’anglais Thomas Hall, au sud de Paris et à proximité des châteaux de la Loire, la Faïencerie de Gien est une entreprise unique à la renommée internationale avec l’exigence absolue de la perfection.

La Faïencerie de Gien possède un exceptionnel patrimoine technique et artistique. Sa créativité fut souvent récompensée aux expositions universelles. 

Cette tradition d’exigence créative et de raffinement est aujourd’hui encore au cœur du studio de conception des modèles contemporains.
A Gien, la création artistique innove sans cesse et s’inscrit dans une recherche permanente de la beauté.

En 2011, pour célébrer son anniversaire exceptionnel, la Faïencerie de Gien a lancé une série de coffrets « collectors » revisitant ses meilleurs décors Oiseau de Paradis, Toscana, Oiseau Bleu, Millefleurs, Pivoines et Fond Bleu. 

 

Les établissements faïenciers de Gien ont excellé dans l’art de l’imitation, et fabriquèrent des copies de pièces du passé à un prix abordable. Des pièces uniques furent également créées avec le concours de peintres décorateurs de talent qui les illustrèrent de nouveaux décors ou s’inspirèrent de ceux des siècles passés (xviie et xviiie siècles) ou de ceux d’autres faïenceries européennes et d’Extrême-Orient.

Histoire

2a_archive_faiencerie dans ARTISANAT FRANCAISC’est en 1821 que l’industriel anglais Thomas Edme Hulm, dit « Hall » comme son père, après avoir cédé la manufacture de Montereau gérée par sa famille depuis 1774, acquiert les terrains et immeubles de l’ancien couvent des Minimes pour y installer une nouvelle manufacture de faïence, façon anglaise, appelée par la suite à une renommée mondiale.

La société connaît des difficultés financières très rapidement et elle change de fait plusieurs fois de mains dans la période 1826-1862. Cependant, en 1842, la société alors appelée « Guyon, Boulen & Cie », reprend son concurrent local, la faïencerie de Briare, en déconfiture, avant d’en perdre le contrôle un an plus tard. Entre 1864 et 1866 le besoin d’argent frais se fait sentir – notamment du fait des dégâts causés par la grande crue de la Loire de 1866 – et provoque l’arrivée d’un nouvel apporteur de capitaux, Jean-Félix Bapterosses récent repreneur de l’ancienne Faïencerie de Briare devenue depuis lors les émaux de Briare. La société prend finalement le nom de « Faïencerie de Gien » en 1875 à l’occasion de sa transformation en société anonyme, dont le premier président du conseil d’administration fut Jean-Félix Bapterosses. Ses descendants gardèrent le contrôle de la fabrique jusqu’en 1983 ; Xavier Chodron de Courcel fut le dernier descendant à en être président directeur général.

La production s’est d’abord intéressée à la vaisselle utilitaire puis elle s’est orientée vers la fabrication de services de table, de pièces décoratives et de services aux armes des grandes familles. L’importante production de lampes à pétrole ou à huile est une spécificité de Gien. En 1882, la société se lance parallèlement dans la fabrication de carreaux de revêtement en céramique. Elle obtient notamment le marché du métropolitain parisien en 1906 (les fameux carreaux biseautés métro 7,5×15 cm). La production de carreaux de revêtements ne sera arrêtée que vers 1980.

Les faïenciers de Gien ont développé la technique des émaux cloisonnés, née à Longwy en Lorraine, vers 1870.

L’apogée de la production des faïenciers de Gien se situa entre 1855 et 1900 et de nombreuses récompenses leur furent décernées lors des grandes expositions internationales, comme en 1855,1867, 1878, 1889 et 1900.

En décembre 1983, l’entreprise dépose le bilan. C’est Pierre Jeufroy qui reprendra l’activité en 1984 avec 108 salariés. Des mesures drastiques sont alors prises. La surface de production est divisée par deux et les produits non-rentables retirés du catalogue. La production se recentre sur le haut de gamme. La faïencerie fait appel à des artistes afin d’élaborer une nouvelle gamme.

En 2003, l’entreprise comptait 227 salariés. Louis Grandchamp des Raux dirige l’entreprise depuis janvier 2002.

jarre-claire-baslerDécors

Parmi les plus fameuses inspirations, on compte de nombreux décors :

  • ceux dits « de Gien » à fond brun noir ou bleu, majoliques à décor « Renaissance italienne » avec ses rinceaux, ses amours et ses chimères, etc. s’inspirant notamment des productions de Faenza, Urbino ou encore Savone ;
  • ceux dits « à façon », s’inspirant des porcelaines de Saxe, sous forme de décors floraux, d’attributs musicaux, d’amours ou d’angelots finement dessinés évoluant dans des médaillons feuillagés, dans un camaïeu de rose ou de pourpre mais aussi de bleu lavande rehaussé de parme ;
  • ceux dits « à la corne », « de lambrequins » et « de ferronneries », s’inspirant des productions des faïenceries de Rouen au xviiie siècle ;
  • les paysages champêtres ou maritimes, s’inspirant des faïenceries de Marseille ;
  • La porcelaine dite « anglaise » s’inspirant des faïences de Wedgwood, sous forme de modèles au ton de blanc bleuté et de bleu mauve.
  • les camaïeux bleus et blancs, s’inspirant des faïenceries de Delft sur le thème des grosses fleurs épanouies, paons, branchages, ou scènes chinoises ;
  • les fastueuses polychromies venues d’Extrême-Orient.

 

Il ne faut pas moins de 14 terres, dont l ‘exact mélange demeure encore aujourd’hui l’un des secrets de Gien pour façonner une pièce de faïence.

 Additionnée d’eau ces ingrédients seront moulés pour obtenir ce que l’on nomme la pièce crue. Un fois complètement séchée, cette dernière sera soumise à la « cuisson biscuit ».

Cette première étape terminée, l’on passera à celle, essentielle, de la décoration. 

Pour obtenir ces motifs hauts en couleurs, plusieurs techniques sont possibles. Impression au pinceauau tampon ou au pochoir ou encore en décalcomanie telle que l’on la pratiquait sur biscuit au XIXè siècle et qui est réalisée de nos jours sur émail cuit.

Si la première partie du processus de fabrication est désormais entièrement mécanisée, la décoration quant à elle doit toute sa magie au savoir-faire des peintres de Gien. 

C’est précisément ce caractère artisanal qui autorise les légères imperfections qui font le caractère unique de chaque pièce de faïence estampillée à Gien.  

Enfin, dernière étape et non des moindres, l’émaillage.

   On lui doit ce fini limpide qui encense la beauté des coloris du motif. Il entre à part entière dans le choix de la décoration. Simple couche à la brillance légère, fini satiné ou mat, couche transparente ou fini opaque.

  Selon la nature des pièces, cette opération sera exécutée de façon industrielle ou manuelle. Une fois soumises à une température de 1060°, les pièces seront « décastées » à la main puis vérifiées une par une. 

Télécharger la déclaration de conformité à la réglementation relative aux objets en contact avec des denrées alimentaires

Les pièces recherchées par les collectionneurs

potiche-medicis

  • les pièces aux décors italianisants ;
  • les barbotines colorées impressionnistes de la fin du xixe siècle signées Dominique Grenet, Clair Guyot, Eugène Petit, Félix Lafond, Jean Cachier, Paul Jusselin, ou Ulysse Bertrand ;
  • les barbotines colorées contemporaines de Claire Basler, Florence Lemichez ;
  • les barbotines en trompe l’œil de Christine Viennet (à la façon de Bernard Palissy) ;
  • les grandes pièces décoratives, comme les lampes, les pendules, les luminaires ;
  • les pièces des décorateurs les plus célèbres, tels : Benoist, Blay, Ulysse Bertrand, Brim, Gondoin, Paul Jusselin, Manuel Cargaleiro, Pierre Maitre.

Musée de la faïencerie

L’entreprise possède un musée situé dans l’enceinte même de la faïencerie. On peut y admirer une collection de pièces de faïence fine réalisées par la manufacture entre 1820 et 1920, ainsi que la reconstitution d’une salle à manger datant du xixe siècle. Le musée, composé de trois salles, est le 12eéquipement le plus visité du Loiret, avec 16 525 visiteurs en 2007.

 

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