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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Félix Faure sans connaissance

Posté par francesca7 le 12 août 2015

 FfaureLe médecin : « Monsieur le Président a-t-il toujours sa connaissance ? » Les domestiques : « Non ! On l’a fait sortir par derrière ! » C’est le dialogue qu’on a pu entendre le 16 février 1899 à l’Élysée : le président de la République Félix Faure – très hostile à la révision du procès Dreyfus – vient d’avoir un malaise dans les bras de sa « connaissance » Marguerite Steinhel, une demi-mondaine.

 Il ne s’en relèvera pas. Le président Soleil comme on l’appelait à cause de son goût pour le faste – c’est un ancien ouvrier qui a fait fortune – collectionne les conquêtes jusqu’à ce jour fatal. Il n’est pas le seul : Clemenceau affiche lui aussi une robuste santé, multipliant les aventures féminines – son épouse américaine se console dans les bras de ses amants jusqu’au jour où le Tigre la découvre en pleine consolation, et la renvoie aux États-Unis, en troisième classe sur le bateau, après en avoir divorcé !

La palme de la vigueur revient sans doute à Ferdinand de Lesseps : à soixante-quatre ans, il épouse une jeune fille de vingt-deux ans qui lui donnera douze enfants ; ce qui ne l’empêche pas de rendre des visites régulières dans les maisons closes. À quatre-vingt-cinq ans, il manifeste encore sa présence auprès de trois ou quatre de leurs pensionnaires, plusieurs jours par semaine…

Félix Faure, dont on a dit qu’il était plus célèbre par sa mort que par sa vie, mourut au palais de l’Élysée le 16 février 1899, à l’âge de 58 ans. Des quatre présidents morts en fonction, il est le seul à être décédé dans le palais présidentiel.

En 1897, il avait rencontré à Chamonix, Marguerite Steinheil dite « Meg », épouse volage du peintre Adolphe Steinheil, auquel fut confiée la commande officielle d’une toile monumentale intitulée « La remise des décorations par le président de la République aux survivants de la redoute brûlée. ». De ce fait, Félix Faure se rendit souvent à la villa « Le vert logis », au no 6 de l’impasse Ronsin à Paris, où résidait le couple Steinheil. Marguerite devint rapidement sa maîtresse et le rejoignait régulièrement dans le « salon bleu » du palais de l’Élysée.

Le 16 février 1899, Félix Faure téléphona à Marguerite et lui demanda de passer le voir pour 17 heures après son conseil des ministres consacré à l’affaire Dreyfus. Bien qu’elle fût arrivée, les entretiens du président avec l’archevêque de Paris François-Marie-Benjamin Richard et Albert Ier de Monaco, venus intercéder en faveur du capitaine Dreyfus, se prolongèrent, aussi absorba-t-il probablement une trop forte dose de cantharide officinale, puissantaphrodisiaque mais aux effets secondaires importants (à moins qu’il ne s’agît de l’aphrodisiaque à base de quinine qu’il se faisait apporter par son huissier comme à son habitude, afin de se montrer à la hauteur avec sa maîtresse). Peu de temps après que le couple se fut installé dans le « salon bleu » de l’Élysée (ou le « Salon d’Argent » selon d’autres versions), le chef du cabinet Le Gall, alerté par des cris, se précipita et découvrit le président sans autre vêtement qu’un gilet de flanelle, râlant, allongé sur un divan et la main crispée dans la chevelure de sa maîtresse, tandis que Marguerite Steinheil déshabillée réajustait ses vêtements en désordre. Félix Faure mourut vers 22 heures d’une congestion cérébrale comme on disait à l’époque.

Selon Pierre Darmon, historien de la médecine, il s’agirait d’une légende : Félix Faure présentait des signes de tachycardie. Une rencontre houleuse avec le prince de Monaco (dreyfusard demandant que l’Allemagne se portât caution pour l’innocent capitaine) aurait aggravé l’état du président. Celui-ci aurait ensuite passé quelques minutes avec sa maîtresse avant de défaillir et de rejoindre son bureau. C’est entouré de sa famille et de son médecin qu’il serait mort. Mais la presse aurait surenchéri.

Cause du décès

La nouvelle que le président était mort dans les bras de sa maîtresse se répandit rapidement. Si certains journaux affirmèrent, tel le Journal du Peuple du 18 février, qu’il était mort d’avoir « trop sacrifié à Vénus », c’est-à-dire d’avoir abusé de ses forces durant une relation sexuelle, d’autres, tel La Presse du 22 février, se demandèrent s’il « …n’avait pas été victime des dangers inhérents à sa haute fonction, si pour être plus catégorique, il est bien mort de mort naturelle. ». Ce journal évoquait l’hostilité à son égard provoquée par son attitude dans l’Affaire Dreyfus, thèse qui fut reprise par Édouard Drumont dans son journal La Libre Parole, où il affirmait qu’un cachet empoisonné avait été placé par des « Dreyfusards » parmi ceux que prenait le président.

 

Les circonstances croustillantes du décès prirent rapidement le pas sur la tragédie d’une mort subite. La légende rapporta que l’abbé Herzog, curé de la Madeleine, fut mandé par Mme Félix Faure pour lui administrer les derniers sacrements mais, sans attendre son arrivée, il fut remplacé par un prêtre de passage devant l’Élysée qui, en demandant à son arrivée : « Le président a-t-il toujours sa connaissance ? » se serait entendu répondre : « Non, elle est sortie par l’escalier de service ! ». Mme Félix Faure habitant l’Élysée et pour éviter le scandale, la maîtresse dut en effet s’éclipser tellement vite qu’elle en oublia son corset – que le chef de cabinet Le Gall gardera en souvenir.

La rumeur populaire colporta que c’était une fellation prodiguée par sa maîtresse qui avait provoqué un orgasme fatal, ce qui valut à Marguerite Steinheil le surnom de « la pompe funèbre ». Les chansonniers de l’époque affirmèrent : « Il voulait être César, il ne fut que Pompée » allusion au goût du président pour le faste et à la fellation qui provoqua prétendument sa mort. Cette phrase a été attribuée également à Georges Clemenceau, qui ne l’aimait guère. Ce dernier aurait également déclaré à cette occasion : « En entrant dans le néant, il a dû se sentir chez lui. » et « Ça ne fait pas un Français en moins, mais une place à prendre. ».

 Félix Faure sans connaissance dans FONDATEURS - PATRIMOINE 220px-Perelachaise-FelixFaure-p1000345

Le président eut droit à des obsèques nationales, célébrées le 23 février 1899. Elles furent marquées par une tentative de coup d’État de la Ligue des patriotes fomenté par Paul Déroulède, qui essaiera en vain de faire prendre d’assaut le palais présidentiel. Félix Faure est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris, 4e division. Son gisant en bronze, réalisé par le sculpteur René de Saint-Marceaux, le représente couché sous les plis des drapeaux français et russe, pour rappeler son rôle dans l’Alliance franco-russe.

 

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En France… multitude de Fleurs d’été

Posté par francesca7 le 12 août 2015

 

Le retour des beaux jours signe l’arrivée des fleurs d’été. Sauvages, elles bordent les chemins qui nous mènent en vacances. Domestiques, elles apportent leurs senteurs estivales à nos terrasses et à nos jardins. Magnifiques, elles subliment les nouvelles créations des Tendances florales du mois de juillet. Sous la chaleur d’un soleil d’été, la nature sait se montrer particulièrement généreuse et les espèces végétales rivalisent de beauté pour mieux nous séduire.

1er : le coquelicot

Coquelicot(1).JPGFleur sauvage aux nombreuses vertus, le coquelicot est connu pour soigner les troubles du sommeil, l’hyperémotivité et la nervosité. On le surnomme d’ailleurs « l’opium inoffensif du peuple ». Moyennant beaucoup de soleil, un sol calcaire, léger et perméable, et un arrosage classique, le coquelicot se développe très vite tout en attirant peu de prédateurs. Les semis effectués en septembre permettront une floraison dès le mois de mai ; les semis effectués au printemps offriront une floraison en juin et juillet. Grâce aux graines qui s’échappent du fruit, le coquelicot se reproduit seul, d’année en année. Dans le langage des fleurs, il symbolise l’ardeur fragile et déclare : « Aimons-nous au plus tôt ! »
 
 

2e : le tournesol

800px-Sunflower_uf7Le tournesol, surnommé « grand soleil », est une plante originaire d’Amérique du Nord et d’Amérique Centrale. Il fleurit de juillet à octobre et peut atteindre jusqu’à 4 mètres de hauteur. On l’assimile au soleil à cause de sa forme et de son comportement : sa tige se courbe en effet selon la position du soleil, un phénomène appelé héliotropisme. Le tournesol représente aussi une manne agricole et industrielle : graines, huile, cosmétiques, biocarburant, etc. Dans le langage des fleurs, le tournesol transmet un message d’admiration sans équivoque et clame : « Tu es le soleil de ma vie ! » Le tournesol se cultive dans les champs comme au jardin et sublime les compositions de fleurs estivales.
 
 3e : la lavande

Plante mellifère très courtisée par les abeilles, la lavande se reconnait facilement à ses fleurs en épis très odorantes, généralement mauves ou violettes. Plante estivale par excellence, la lavande est originaire du bassin méditerranéen et est une grande consommatrice de soleil. Sa récolte a généralement lieu en été, car les fortes chaleurs permettent à la fleur de sécréter ses essences les plus qualitatives, notamment pour produire l’huile essentielle de lavande. La fleur est ainsi En France… multitude de Fleurs d’été  dans FLORE FRANCAISE Lavandula_stoechas02largement utilisée en parfumerie, en médecine et dans la gastronomie. Dans le langage des fleurs, la lavande est associée à la tendresse. Source d’énergie positive, c’est une plante protectrice du foyer et des enfants.
 
 

4e : le lys

103px-LiliumAuratumVVirginaleBluete2Rework dans FLORE FRANCAISEA l’état sauvage, le lys est présent en Europe, en Asie et en Amérique-du-Nord. Il est très apprécié pour sa floraison imposante et généreuse ainsi que la grande variété de ses coloris. C’est un inconditionnel des créations florales, à qui il apporte toute son élégance et sa majesté, notamment dans les grandes occasions comme le mariage. Si la fleur est disponible chez les fleuristes toute l’année, elle fleurit naturellement pendant l’été. Dans le langage des fleurs, le lys est l’emblème de la royauté et de l’amour pur, un symbole fort de la noblesse des sentiments. Il peut également être cultivé au jardin, sur une terrasse ou en massifs, moyennant de l’engrais et un arrosage régulier. 

5e : le pois de senteur

Description de l'image Lathyrus odoratus Painted Lady.jpg.Originaire du sud-est de l’Italie et de la Sicile, le pois de senteur est apprécié pour la grâce de ses fleurs, ses couleurs éclatantes et son parfum si particulier, suave et musqué. Sa simplicité d’entretien en fait un habitué de nos jardins, où il fleurit le printemps et surtout l’été. La plupart des variétés sont des plantes grimpantes mais il est également possible de les cultiver en bordures, tant que l’exposition reste ensoleillée et moyennant un arrosage régulier. Les fleuristes aiment particulièrement l’intégrer dans les créations florales saisonnières, à qui il apporte sa fragrance et sa légèreté. Dans le langage des fleurs, le pois de senteur se veut plus arrogant et exprime même des doutes à l’encontre du destinataire.

Mais encore : le jasmin, la rose, le magnolia, le dalhia et l’hortensia.

SOURCE : http://blog.interflora.fr

 

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La fleur prend le pouvoir

Posté par francesca7 le 10 août 2015

 

flower-2-300x200« Be sure to wear flowers in your hair… » San Francisco, tube du chanteur américain Scott McKenzie, en 1967, est sans doute l’une des chansons les plus représentatives du mouvement hippie qui a caractérisé la fin des années 60 et le début de la décennie 70 : le « Flower Power ». 

Symbole de cette idéologie non violente : la fleur, que les « Flower Children » distribuaient à tout va. Lors des manifestations de l’époque, il était fréquent de l’offrir à un agent de police ou de la planter dans le canon d’un fusil. En témoigne les célèbres clichés des photographes Bernie Boston et Marc Riboud, lors de la marche vers le Pentagone, en 1967.

 
Entre pacifisme et esprit communautaire, refus de l’autorité et liberté sexuelle, la fleur s’impose alors comme une mode, un art de vivre. Elle se porte, se peint, s’écrit ou se chante et devient l’ambassadrice de ce mouvement qui prône le retour à la nature. C’est en effet une véritable ruée vers les campagnes. Au mois d’août 1973, le Larzac d’ordinaire si paisible se voit ainsi envahir par 60 000 personnes pour un rassemblement d’un genre nouveau. C’est la naissance de la conscience environnementale, du bio au recyclage en passant par les énergies renouvelables. Les premiers collectifs écologiques se forment, comme Don’t make a wave, que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de Greenpeace.
 
L’utopie hippie, principalement basée sur la contestation de tous les ordres établis et la libéralisation des mœurs, est certainement à l’origine des grands bouleversements politiques, économiques et sociaux du siècle dernier. C’est Woodstock, le printemps de Prague ou les événements de mai 68, qui ouvrent la voie à l’émancipation des minorités, comme les féministes ou les homosexuels. Un nouvel ordre de société dont nous héritons aujourd’hui quand les hippies, qui agissaient sans structure et en ordre dispersé, ont logiquement fini par s’éteindre.
 
La fleur, elle, est restée. C’est d’ailleurs avec une certaine contradiction que le « Flower Power » reste omniprésent dans notre contemporanéité. Décoration, mode, musique, médias… Ce qui se prévalait d’être une contre-culture est devenu un label de consommation et un outil lucratif de productivité. De quoi rouvrir Les Portes de la perception, ouvrage qui a notamment inspiré le nom du célèbre groupe The Doors, dans lequel Aldous Huxley écrit : « Aujourd’hui, après deux guerres mondiales et trois révolutions majeures, nous savons qu’il n’y a pas de corrélation nécessaire entre la technologie plus avancée et la morale plus avancée ».

 

Comme aux champs

Parce qu’elle symbolise l’authenticité et la nature, la fleur a très logiquement été l’égérie du mouvement hippie.
Accessoire de mode, on la porte dans les cheveux comme on peut la coudre sur des vêtements si ces derniers paraissent trop ternes.
Au-delà d’inspirer la littérature, la poésie ou la chanson, la fleur devient un art visuel. Comme aux champs, elle est peinte sur les murs des villes. Les véhicules se transforment également en véritables œuvres d’art.
A l’instar des huiles et des encens d’Orient, on utilise enfin quotidiennement son parfum, abusant parfois de son pouvoir.

Le saviez-vous ? flower-3-300x212

  • Le terme « hippie » paraît pour la première fois dans un article du Times en 1964, en référence à une affaire de drogue qui fait scandale. 
  • Les « hippies » ne s’appellent pas eux-mêmes par ce terme. Ils se revendiquent être des « Flower children » ou « Beautiful people », voire, pour les plus virulents, des « Acid heads ». 
  • L’expression « Le pouvoir des fleurs » trouve son origine dans « The Summer of love », un rassemblement libre en opposition à la guerre et à la violence, qui se déroule en 1967 à San Francisco. 
  • Le plus grand rassemblement de la culture hippie reste Woodstock, en août 1969, qui attira plus de 500 000 participants. 
  • Des légendes de la musique sont nées ou ont connu la gloire grâce au mouvement hippie : Bob Dylan, The Who, Yoko Ono et John Lennon, Joan Baez ou Joe Cocker. En France, les festivals ne rencontrent pas le succès espéré et les idoles sont parfois à contre-courant. Tandis que Johnny Hallyday moque les « cheveux longs, idées courtes », Sheila provoque le scandale en mai 68 avec « Petite fille de Français moyen ». 
  • Le déclin des hippies est dû à certains événements peu en accord avec l’esprit « peace and love ». Dès 1969, un concert des Rolling Stones à Altamont se solde en bagarre générale, durant laquelle Mick Jagger est menacé d’un revolver et un jeune de 18 ans mortellement poignardé. Le Flower Power perd également en crédibilité quand Charles Manson, condamné notamment pour le meurtre de l’actrice américaine Sharon Tate, rejoint le mouvement. L’abus de drogues, d’alcool ou de médicaments ont enfin raison de Jimi Hendrix, Janis Joplin et Jim Morrison. A la fin des années 70, le Flower Power, chassé par le heavy metal et le disco, n’intéresse plus les médias. Quant aux hippies vieillissants, on les appelle désormais les « baba cool ».

 
Crédit photo : M. Riboud.

source http://blog.interflora.fr/fleurs-et-culture/fleurs-et-histoire/le-flower-power/

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Récolte de lin pour la Normandie

Posté par francesca7 le 10 août 2015

 

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Les producteurs de lin sont en pleine récolte. 80% de la production mondiale de lin est cultivée de Bayeux à Dunkerque. C’est donc une petite mine d’or pour la Normandie. Pour son 50e anniversaire, la Coopérative Linière du Nord de Caen ouvre ses portes au public avec une exposition.

Image de prévisualisation YouTube

 

Après la réunification, la Normandie sera la première région productrice de lin au monde.

Le lin tisse sa toile en Normandie
Réintroduit dans la région au XXe siècle par des agriculteurs des Flandres, le lin normand est surtout cultivé :
— en Seine-Maritime (Pays de Caux),
— dans l’Eure (plateaux de St André et du Neubourg, Pays d’Ouche)
— en Plaine de Caen.
La Normandie représente 64 % des surfaces françaises cultivées en lin textile (dont 85 % en Haute-Normandie).

Le lin : pourquoi faire ?
La totalité de la plante peut être valorisée dans l’industrie. Avec le lin, on peut fabriquer des vêtements mais pas seulement :
— des raquettes de tennis, des skis.
— Certains avions sont déjà équipés de sièges en fibre de lin.
— Le bâtiment, la plasturgie ou la papeterie…
— Le nautisme : planches de surf ou prototypes de bateau

 

Pourquoi les chinois se ruent-ils sur le lin normand ?
On le sait moins mais l’industrie textile chinoise peut aussi faire la fortune de patrons français et fait prospérer toute une filière. « La Chine a sauvé le lin, résume un patron du secteur. Chez nous, c’était un produit de luxe, trop cher, qui se vendait mal. On était près de tomber. Et tout à coup, c’est remonté. » explique-t-il à Libération.

Près de 90% de cette récolte part pour les filatures chinoises.
La Chine, très friande de ce produit, parvient difficilement à le cultiver sur ses sols et se tourne vers La Normandie. où le lin se cultive bien en quantité et en qualité. Ses atouts ? « Le terroir, le climat, avec l’alternance de pluie et de soleil, le savoir-faire du liniculteur dans une région où le lin est produit depuis le IXe siècle, énumère un industriel normand. Les Chinois ont énormément de retard à cause de facteurs climatologiques qu’ils ne pourront jamais corriger. »

Informations pratiques : 
Exposition « L’histoire du lin d’hier, d’aujourd’hui et de demain » jusqu’au 29 août de 14h00 à 18h00 du lundi au samedi.
Coopérative Linière du Nord de Caen — Route de Buron à Villons-les-Buissons

Pauline Latrouitte
France 3 Basse-Normandie

Accédez à l’article source

Le lin est historiquement l’une des premières espèces cultivées. La plus ancienne fibre au monde est celle du lin trouvée dans la grotte de Dzudzuana en Géorgie remontant à 36 000 ans.

Récolte de lin pour la Normandie  dans ARTISANAT FRANCAISLe berceau de sa domestication reste encore incertain mais c’est sous l’Égypte des pharaons que l’usage du lin a commencé à se développer : sa production, attestée il y a plus de 6 000 ans, servait à confectionner vêtements, tissus funéraires, voiles de bateaux, cordages ou filets. Les graines étaient consommées pour leurs qualités nutritives.

La culture du lin a ensuite essaimé de proche en proche au cours de l’époque néolithique, jusqu’à l’Europe, grâce aux Phéniciens, hardis navigateurs de l’Antiquité.

En France, les Gaulois auraient cultivé le lin dans la vallée de la Lys bien avant la conquête des Gaules par Jules César. Le lin a été introduit par Charlemagne - il fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux dans le capitulaire De Villis (fin du viiie ou début du ixe siècle) – et c’est à partir du xie siècle que son utilisation s’est généralisée. La Tapisserie de Bayeux est l’exemple le plus célèbre de la présence du lin à cette époque.

En ce temps là, le lin était considéré comme une plante magique associée à la magie blanche. Au XIIIe siècle, l’école de médecine de Salerne indique que « rôties, les graines de lin sont diurétiques et apéritives ».

Au xiiie siècle, sa culture s’est développée dans les Flandres, la Bretagne et l’Anjou.

C’est au xviie siècle que l’utilisation du lin a atteint son apogée. Il entrait alors dans la fabrication des toiles fines de Cambrai, des toiles dites « Bretagne superfine », des dentelles comme celles du point d’Alençon, des blouses, des chemises, des mouchoirs. Les surfaces cultivées ont atteint 300 000 ha, avec un rendement de 600 kg de fibres par hectare. Louis XIV, par l’abolition de l’édit de Nantes, entraîne l’exil de nombreux huguenots qui ont emporté avec eux leur savoir-faire de la liniculture en Irlande (avec son berceau Lisburn), en Suisse ou aux Pays-Bas. L’importation de grands volumes de coton a vu cette fibre remplacer progressivement le lin au cours du xviie siècle (à la fin de ce siècle, 18 % des fibres textiles étaient en lin, 78 % en laine).

Au début du xixe siècle, c’est Philippe de Girard qui, avec son invention de la machine à filer le lin, a permis au nord de la France de devenir l’un des premiers centres de filatures industrielles d’Europe, comme avec la batiste originaire de Cambrai.

Au xixe siècle, la filature et le tissage sont entrés dans l’ère de l’industrialisation. En France, les petits lots produits dans les fermes ne convenaient plus aux industriels et les surfaces de lin ont chuté à 100 000 hectares. Ce déclin a été accentué par l’utilisation intensive du coton. La production française n’était plus que de 20 000 ha avant 1945.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’arrivée en France d’agriculteurs belges a relancé la culture du lin et les surfaces cultivées ont atteint 50 000 ha. Les décennies suivantes ont vu l’apparition de la mécanisation agricole et de la création variétale ainsi que le perfectionnement du teillage.

Aujourd’hui, en France, la culture représente entre 55 000 et 75 000 ha selon les années et le lin n’a rien perdu de son caractère noble et naturel, alliant savoir-faire techniques et modernité.

800px-Les_diff%C3%A9rentes_%C3%A9tapes_du_teillage. dans FLORE FRANCAISE

Les fibres sont des cellules situées dans la tige entre l’écorce et le « bois ». Les fibres forment des massifs, ou faisceaux, disposés en un arrangement circulaire autour du bois. Dans la direction longitudinale, les fibres sont collées les unes aux autres, très fortement soudées par un ciment interstitiel, de telle sorte que les faisceaux fibreux présentent une longueur sensiblement égale à celle de la tige. Dans la section complète de la tige, on compte 20 à 40 faisceaux composés chacun de 20 à 40 fibres. La longueur des fibres varie entre 10 et100 mm, et leur diamètre varie de 20 à 40 microns. À maturité des plantes, les fibres représentent environ 25 % de la masse sèche des tiges.

Les fibres ont une structure tubulaire à faible élasticité (allongement à la rupture de 1 à 2 %) et à forte ténacité (l’une des fibres naturelles les plus solides), qui assure la protection de la plante contre les intempéries, les micro-organismes, ainsi que les insectes et les herbivores.

À maturité, les cellules fibreuses sont complètement entourées des différentes couches formant les parois. De l’extérieur vers l’intérieur on distingue la paroi primaire PI, puis les trois couches S1 à S3 de parois secondaires.

Les parois secondaires qui assurent l’essentiel des propriétés mécaniques des fibres sont composées de microfibrilles de cellulose unidirectionnelles, entourées de polysaccharides matriciels, tels que les pectines ou les hémicelluloses.

La cellulose est un homopolysaccharide composé d’unités β-D-glucose liées entre elles par une liaison (1,4). Les différentes chaînes de cellulose sont reliées par des liaisons Hydrogène reproduites de façon très régulière entre les groupements OH des différentes chaînes. Les pectines sont les polysaccharides les plus importants avec la présence de galactanes et de rhamnogalacturonanes de type I. Les hémicelluloses sont essentiellement des β-1-4 glucanes, mais également des glucomannanes, galactomannanes…

Le rôle des pectines est, d’une part, d’assurer la cohésion entre les faisceaux de fibres en formant un complexe avec les ions calcium et, d’autre part, dans la paroi secondaire, de constituer une matrice enrobant les microfibrilles de cellulose. Les fibres comportent également d’autres polymères chargés négativement, et des protéines (notamment riche en glycine). La composition des fibres varie selon l’origine et la variété de la plante.

Publié dans ARTISANAT FRANCAIS, FLORE FRANCAISE, Normandie | Pas de Commentaire »

Le pistolet de Gambetta

Posté par francesca7 le 8 août 2015

 

Gambetta_by_Lége,_ParisLe 27 novembre 1882, dans une maison de Ville-d’Avray, on entend un coup de feu ! On accourt et on trouve Léon Gambetta, sérieusement blessé au bras : une artère est touchée.

 En déchargeant son pistolet pour le nettoyer, il a fait un faux mouvement. Immédiatement, des rumeurs circulent : c’est un attentat des jésuites, des anarchistes, c’est la vengeance de Léonie Léon, sa maîtresse. Le médecin prescrit alors du repos au bouillant député.

Erreur fatale : ce repos contraint exacerbe une inflammation du péritoine dont Gambetta souffre depuis longtemps. Une grave occlusion intestinale se déclare. On ne sait trop si on doit opérer. La mort vient dissiper le doute : elle survient le 31 décembre 1882. Léon Gambetta avait quarante-quatre ans.

C’est comme orateur que Gambetta sort de l’anonymat. Est-ce à ses ascendances méridionales, génoise par son père, gasconne par sa mère, qu’il doit sa faconde et sa puissance verbale ? En 1857, il a quitté l’épicerie familiale, le « Bazar génois » de Cahors, pour étudier le droit à Paris. Il obtient sa licence en 1860.

 

Son premier souci est le maintien de la cohésion nationale. Il craint l’insubordination de la province, où il place des préfets au patriotisme bon teint, et de l’armée, à laquelle il s’adresse : « Le nom de République veut dire union intime de l’armée et du peuple pour la défense de la patrie. »

Pour rendre autorité et énergie à la délégation du gouvernement réfugiée à Tours, il décide de la rejoindre : le 7 octobre, il s’envole en ballon de la place Saint-Pierre à Montmartre et atteint Montdidier, d’où il gagne Tours. Il ajoute alors à ses fonctions celle de ministre de la Guerre. Pendant quatre mois, assisté de Charles de Freycinet, il organise la résistance : il parvient à faire enrôler plus de 600 000 hommes, à créer de nombreux corps francs. Il s’insurge violemment contre le défaitisme, s’opposant ainsi à Thiers, qui souhaite négocier la paix et se déclare révolté par « cette politique de fou furieux ».

 

Mais la capitulation de Metz (27 octobre), l’échec de l’essai de jonction entre les forces parisiennes et l’armée de la Loire, la prise d’Orléans (3 décembre) et la capitulation de Paris enfin (28 janvier 1871) rendent inutiles ses efforts. S’il ne parvient pas à chasser l’ennemi du sol de la patrie, il espère du moins que celle-ci se prononcera en faveur de la république. Pour suppléer au manque de ferveur républicaine de la province, il voudrait que tous ceux qui ont servi sous l’Empire soient déclarés inéligibles, mais il n’est pas suivi par les républicains modérés, qui le forcent à démissionner (6 février).

Aux élections du 8 février, Thiers, l’homme de la paix, l’emporte sur les radicaux. Gambetta est cependant élu par neuf départements ; il opte pour le Bas-Rhin. La cession de l’Alsace à l’Allemagne, contre laquelle il a solennellement protesté, annule son mandat. Il s’exile à Saint-Sébastien.

Gambetta souhaite former un grand ministère d’Union républicaine. Des refus successifs le font échouer, et c’est un ministère d’hommes jeunes, de « commis » dit-on alors, qu’il présente le 14 novembre 1881. Son action rencontre l’opposition des droites, des radicaux et notamment de Clemenceau – qui, malgré l’amnistie des communards, obtenue grâce à ses efforts en 1880, attaquent son opportunisme –, d’Henri Rochefort, qui l’insulte dans l’Intransigeant, de certains républicains eux-mêmes – inquiets des rumeurs qui courent sur les goûts de luxe sinon de confort de leur chef, sur ses relations dans les milieux financiers et aristocratiques –, des « revanchards », qui lui reprochent son manque de fermeté, des pacifistes, pour lesquels il demeure l’« homme de la guerre ». Si bien que, lorsque le 26 janvier 1882 Gambetta demande une Le pistolet de Gambetta dans FONDATEURS - PATRIMOINEfois encore le retour au scrutin de liste, il est battu par 268 voix contre 218 et démissionne. Son ministère n’a duré que 72 jours, et son rêve de réaliser l’unité nationale a vécu.

Une mort prématurée

Alerté en juillet par la gravité de la crise égyptienne, il fait à la tribune sa dernière apparition pour préconiser l’intervention française aux côtés des Anglais à Alexandrie. Il séjourne le plus souvent dans la propriété qu’il a acquise aux Jardies à Ville-d’Avray. C’est là qu’il se blesse à la main droite en manipulant un revolver le 27 novembre. L’alitement prolongé qui lui est alors prescrit provoque une septicémie qui l’emporte le 31 décembre 1882.

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La vierge rouge

Posté par francesca7 le 8 août 2015

Louise-MichelLouise Michel, née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte, Haute-Marne et morte le 9 janvier 1905 à Marseille, alias « Enjolras », est une institutrice, militante anarchiste, franc-maçonne, aux idées féministes et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement libertaire.

Préoccupée très tôt par l’éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. À 26 ans, elle y développe une activité littéraire, pédagogique, politique et activiste importante et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes de Paris des années 1860. En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu’en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle se convertit à la pensée anarchiste. Elle revient en France en 1880, et, très populaire, multiplie les manifestations et réunions en faveur desprolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit inlassablement son militantisme politique dans toute la France, jusqu’à sa mort à l’âge de 74 ans.

Elle demeure aujourd’hui une figure révolutionnaire et anarchiste.

 Au coeur de la mêlée : Louise Michel, surnommée La vierge rouge de la Commune. Fille naturelle d’une femme de chambre et d’un aristocrate, elle est née en 1830. Devenue institutrice, fascinée par Victor Hugo, elle lui envoie ses poèmes et le rencontre en 1851.

Défenseur des droits de la femme, engagée en politique aux côtés de Vallès – de Théophile Ferré aussi, son seul amour, jamais déclaré, et qui, à vingt-quatre ans sera exécuté le 8 novembre 1871 –, elle lutte de toutes ses forces contre les Versaillais.

Après la Commune, elle sera déportée en Nouvelle-Calédonie où elle soutiendra les Canaques. Revenue en France, elle publie de nombreux ouvrages et donne des conférences. Elle meurt en 1905.

Fille naturelle, à la paternité incertaine, d’une domestique et d’un membre de la petite noblesse, on sait peu de chose sur la vie privée de Louise Michel, surnommée par Verlaine (ou par Clovis Hugues), la Vierge Rouge. Sa proximité avec Victor Hugo, son amour (platonique ?) avec Théophile Ferré, ses compagnonnages féminins avec Paule Minck et Nathalie Lemel, sa longue relation avec Charlotte Vauzelle, qu’elle nomme sa « compagne depuis 15 ans » à la fin de sa vie. À son enterrement, c’est Séverine, libertaire et féministe qui prononce l’éloge funèbre. « Dans notre langage d’aujourd’hui, nous imaginerions facilement une relation lesbienne mais Louise Michel était souvent critiquée pour son comportement, plutôt qualifié de puritain. »

Ses positions sur les relations hommes/femmes sont connues : « Si l’égalité entre les deux sexes était reconnue, ce serait une fameuse brèche dans la bêtise humaine. En attendant, la femme est toujours, comme le disait le vieux Molière, le potage de l’homme. Le sexe fort descend jusqu’à flatter l’autre en le qualifiant de beau sexe. Il y a fichtre longtemps que nous avons fait justice de cette force-là, et nous sommes pas mal de révoltées. [...] ne comprenant pas qu’on s’occupe davantage des sexes que de la couleur de la peau. [...] Jamais je n’ai compris qu’il y eût un sexe pour lequel on cherchât à atrophier l’intelligence. »

Sur la prostitution, ses propos sont sans ambiguïtés : « Il y a entre les propriétaires des maisons de prostitution échange de femmes, comme il y a échange de chevaux ou de bœufs entre agriculteurs ; ce sont des troupeaux, le bétail humain est celui qui rapporte le plus. [...] Si les grands négociants des marchés de femmes qui parcourent l’Europe pour leur négoce, étaient chacun au bout d’une corde, ce n’est pas moi qui irais la couper. [...] Est-ce qu’il n’y a pas des marchés où l’on vend, dans la rue, aux étalages des trottoirs, les belles filles du peuple, tandis que les filles des riches sont vendues pour leur dot ? L’une, la prend qui veut ; l’autre, on la donne à qui on veut. La prostitution est la même [...] Esclave est le prolétaire, esclave entre tous est la femme du prolétaire ».

Louise Michel et la franc-maçonnerie

Lors de ses funérailles, de nombreux orateurs prennent la parole et, parmi eux, le vénérable de la loge « Fraternité Universelle »1 de la Grande Loge symbolique écossaise mixte et maintenue, une obédience maçonnique qui n’existe plus aujourd’hui33. Selon Jean Maitron, « des insignes ou emblèmes maçonniques ayant été déposés sur le cercueil, les organisateurs des obsèques firent remarquer que Louise Michel n’appartenait à aucune association »1.

En fait, le 20 juillet 1904, sur proposition de Madeleine Pelletier (qui selon Françoise Hecque, « revendique l’honneur d’avoir amené Louise Michel en franc-maçonnerie »), Louise Michel est invitée à la loge « Fraternité Universelle », pour y prononcer une conférence de réception. Lors de cette réunion, elle est cooptée, les membres de la loge s’estimant honorés par son acquiescement à leur offre d’adhésion. Cette date ne doit pas être confondue, comme le fait André Combes, avec celle La vierge rouge dans FONDATEURS - PATRIMOINE 170px-Louise_Michel2de son initiation qui a lieu quelques semaines plus tard : le 13 septembre 1904 à la loge no 3 « La Philosophie sociale » de la même obédience, une loge qui admettait les femmes. Elle est initiée en même temps que Charlotte Vauvelle (son amie et compagne depuis 1895) et Henri Jacob. Le lendemain de cette initiation, le 14 septembre 1904, Louise Michel tient une conférence devant la loge « Diderot » de la même obédience, du thème La femme et la franc-maçonnerie qui commence par ces mots : « Il y a longtemps que j’aurais été des vôtres si j’eusse connu l’existence de loges mixtes, mais je croyais que, pour entrer dans un milieu maçonnique, il fallait être un homme ». Et encore « Le pouvoir abêtit les hommes ; aussi devons-nous non point le conquérir et nous l’arracher entre hommes et femmes, mais l’éliminer de la société en faisant de celle-ci une grande famille libre, égalitaire et fraternelle, selon la belle devise maçonnique », et sur la Commune « Les hommes de la Commune étaient individuellement énergiques, d’une grande valeur. Membres de la Commune, ils ne furent pas à la hauteur de leur tâche ». Ses propos sont rapportés par le bulletin de la Grande Loge

 

 

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Petit tour de jardins

Posté par francesca7 le 5 août 2015

 

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Un coin de gazon, quelques rangs de légumes, une petite serre. Vu de la rue, on pourrait croire qu’on passe devant un jardin comme un autre, cultivé depuis quelques décennies par un gentil papi consciencieux. On aurait tout faux.

Joseph Chauffrey et sa compagne ont emménagé à Sotteville-lès-Rouen – à quelques minutes en métro du centre-ville de Rouen (Seine-Maritime) – il y a quatre ans. À l’époque, ils étaient presque néophytes et une bonne partie du jardin actuel était bitumée. Depuis, cet espace de 150 m² est devenu un micro-jardin hyper-productif.
On y trouve un potager de 25 m², un verger de 10 m², mais aussi une mare et une serre minuscules.

 

Les quatre principes d’une bonne productivité selon Joseph Chauffrey

Premier principe
Placer tous les éléments du jardin en relation les uns par rapport aux autres. Chaque élément à plusieurs fonctions dans l’éco-système. Les besoins sont produits de plusieurs manières.

Deuxième principe
Utiliser au mieux les ressources : l’eau, la lumière, attirer les auxiliaires, de prendre soin de ses cultures.

Troisième principe
Avoir un sol sauvage par le paillage, le non travail du sol si ce n’est le passage de la grelinette une fois par an et la création de butte.

Quatrième principe
Viser la plus grande diversité végétale cultivée et spontanée au jardin. 

 

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 Productivité

En 2014, 252 kilos de plus d’une centaine de fruits et légumes différents ont été récoltés ici.
Suffisant pour que Joseph et sa compagne – qui pèsent consciencieusement chaque récolte – n’achètent quasiment plus aucun légume.

En 2015, Joseph pense passer la barre des 350 kilos de production. Et bien plus encore les années suivantes, quand les arbres fruitiers auront atteint une taille adulte. Le tout en ne consacrant « pas plus de dix heures par semaine au maximum au jardin ».

Jean-Paul Thorez, ingénieur agronome auteur de nombreux ouvrages sur le jardinage biologique, a visité plusieurs fois le jardin de Joseph Chauffrey. Il nous confirme : « Ce jardin est probablement l’un des jardins les plus productifs du monde au mètre carré sous ces latitudes. C’est le fruit de sa démarche qui est à la fois technique et intellectuelle. Il y a chez lui un mélange d’attention extrême et d’une recherche constante d’optimisation. Il n’a rien inventé, mais il a su s’inspirer des bonnes sources, entre les pionniers de la bio, les références techniques, des choses moins connues comme les jardins créoles en trois dimensions. »

Joseph ne cultive ni pommes de terre, ni ail, ni endives. Il n’est donc pas autonome à 100%. « Par contre, on a encore des courges et des petits pois de l’an dernier, on est capables de faire le tour de l’année, d’avoir des légumes pendant la saison la plus dure, vers mars et avril. »
Le jardinier note tout, avec une rigueur impressionnante : « Je pèse tout ce qui sort de mon jardin et je compile dans un tableau Excel (voir ci-dessus pour le télécharger). Ça me permet de tirer des conclusions, de ne rien oublier. »

Pour remplir tous ces objectifs a priori bien différents, Joseph a dû recourir à de nombreuses astuces, qu’il a trouvées en fouillant dans sa bibliothèque ou en passant de nombreuses heures sur Internet.

Il assure : « Finalement, la petite taille de mon jardin est un avantage, ça me force à innover et ça me permet d’accorder beaucoup plus de temps et d’attention à chaque mètre carré disponible. » 

 

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Petit tour de jardin et de ces innovations « low-tech »

 Des courges dans les airs : entre juillet et septembre, on peut voir des courges et des haricots suspendus un peu partout dans le jardin de Joseph, comme le montrent la photo et la vidéo ci-après.

Ces prouesses ont valu à Joseph un petit succès dans le cercle des jardiniers connectés quand, en août dernier, il a tourné une petite vidéo sur son jardin et l’a publiée sur Youtube. Depuis, de nombreuses personnes le contactent pour échanger avec lui et l’imiter. « J’essaye de cultiver de manière verticale. Je laisse pendre des fils sur lesquels grimpent les haricots, je tends aussi des cordes pour faire grimper les courges sur le toit de mon abri de jardin ou sur ma pergola. Ça fonctionne très bien, le pédoncule se renforce et peut tout à fait supporter le poids du fruit. »

Des légumes perpétuels : de la livèche – plante d’un mètre de haut dont les feuilles ont goût de céleri. Du chou Daubenton, légume vivace dont les feuilles se dégustent toute l’année. Mais aussi des choux brocolis vivaces ou des oignons perpétuels. Dans le jardin de Joseph, nombre de légumes ne meurent jamais :

« J’ai tapé “légumes perpétuels” sur Le Bon Coin, je suis tombé sur un mec de l’Est qui vendait des graines dans de petites enveloppes. Ça remplace finalement beaucoup de choses, par exemple, je pense que je ne cultiverai bientôt plus d’épinards, c’est compliqué alors qu’il y a énormément d’alternatives qu’on peut mélanger quasiment toute l’année, comme le chénopode, la bourrache, la consoude ou l’arroche. »

De l’urine et de la paille : une partie du jardin de Joseph était dallée. Inexploitable ? La lecture d’un livre sur la culture sur botte de paille a inspiré à Joseph une solution : le micro-jardinier a repiqué tomates et choux directement dans trois bottes de paille.

« Ça fonctionne vraiment très bien. Ça permet d’imaginer beaucoup de choses, des jardins déplaçables par exemple. La paille ne demande pas plus d’eau, au contraire, elle est creuse et donc la retient bien.

La botte va tenir deux ans puis elle va peu à peu se composter en son centre et je pourrai l’utiliser pour recouvrir et enrichir mon sol. La seule chose, c’est que la paille est une matière très carbonnée, il faut donc y ajouter de l’azote. Beaucoup de gens proposent d’utiliser d’énormes quantités d’engrais, mais l’urine est une très bonne solution, j’ai testé les deux et obtenu des résultats comparables. Ça ne pose aucun problème d’hygiène bien sûr. »

Des buttes de culture : dans son petit espace potager, Joseph a enterré une grande quantité de bois mort qui va nourrir son sol pendant plusieurs années. Il a recouvert la butte obtenue de paille, et posé des planches de bois sur le sol. Aussi le sol cultivé est vivant, jamais compacté… et hyper-productif.

 

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Le micro-jardinage

Le micro-jardin, comme son nom l’indique, est un tout petit jardin qui doit permettre aux habitants de la ville de récolter chaque jour des légumes frais pour la consommation de la famille et éventuellement pour la vente des excédents dans le voisinage.

Le plus souvent le micro jardin se fait hors sol pour remédier à l’absence de terres cultivables au niveau des habitations dans les villes, mais lorsque c’est possible, comme dans le cas de Joseph, une petite cour peut être transformée en micro-jardin avec des résultats surprenants.

La technique consiste à cultiver sur un substrat composé de 40 % de coque d’arachide, 40 % de balle de riz et 20 % de latérite disposée dans une table de culture construite à partir du bois de vieilles palettes ou dans d’autres types de récipients de récupération comme de vieux pneus (si hors sol).

Les avantages des micros jardins sont qu’ils prennent peu de place, nécessitent moins d’eau que les cultures conventionnelles et requièrent très peu d’efforts physiques, car adoptent les principes de la permaculture. 

Il est possible de cultiver une vaste gamme de produits selon la préférence des consommateurs : des légumes comme la laitue, le chou, la tomate,  l’oignon, le gombo, le bissap (oseille de Guinée ), des plantes aromatiques comme la menthe et le basilic. Ces produits sont sains parce que par principe, le micro jardin exclut l’utilisation de pesticides chimiques dangereux pour l’homme et son environnement et d’eau souillée pour l’arrosage des plantes.

Joseph nous explique dans l’une de ses vidéos, qu’il cultive plus de 150 plantes différentes dans son très petit jardin…

  

Jean-Paul Thouny site www.jean-paul.thouny.fr

Thérapeute énergéticien, Voiron (Isère) France - Pour prendre contact avec Joseph Chauffrey : josephchauffrey@anadoo.fr

  

 

Pour en savoir plus sur le micro-jardinage :

Le jardinage sur bottes de paille de Joël Karsten aux éd. Rustica

Les bottes de paille : un support de culture idéal !
Cette méthode simple et à la portée de tous propose d’utiliser une botte de paille comme support de jardinage en remplacement de la terre. Après avoir préparé la botte, vous pouvez planter légumes, fruits et fleurs !

Cette technique offre de nombreux avantages. Le premier, et loin d’être l’un des moindres, est qu’elle évite la présence des mauvaises herbes ! Elle permet aussi de jardiner malgré l’absence de sol adéquat (milieu urbain, terrasses et balcons, mais aussi sol peu fertile). Écologique, elle ne requiert que peu d’eau et permet d’utiliser la même botte pour toute une saison et plusieurs types de cultures. Elle est facile et limite les gestes physiques (pas besoin de creuser, ni de se pencher à hauteur du sol), ce qui en fait une technique idéale pour les personnes âgées ou celles souffrant de mal de dos aussi bien que pour les débutants.

Les nouveaux potagers de Robert Elger aux éd. Rustica

Sur bottes de paille, sur buttes, sous couvert végétal permanent, sur lasagnes, en carrés, sous abri, en bacs…

Cet ouvrage vous propose de découvrir toutes les nouvelles pratiques au potager et vous donne toutes les clés pour les mettre facilement et rapidement en oeuvre. Certains jardiniers conduisent leur potager sans travail du sol, d’autres montent des carrés de culture surélevés, d’autres encore mettent en place des buttes. Là où la terre vient à manquer, s’implantent des cultures sur paille, en lasagnes ou en bacs. Enfin, les cultures potagères sous abri – serre ou serre tunnel – permettent d’élargir les périodes de mise en culture et les récoltes. Quelle que soit la méthode utilisée, ces nouveaux potagers, qui respectent les principes du jardinage au naturel, vous simplifieront la vie, vous feront gagner du temps et vous donneront des cueillettes toujours plus diversifiées, plus abondantes et plus savoureuses !

 

Principales sources :
• Anware Zic : www.anware.zic.fr
• JDBN : www.jdbn.fr
• Plaisible : www.plaisible.com
• Rue 89 : www.rue89.nouvelobs.com

 

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BATTRE A PLATE COUTURE

Posté par francesca7 le 5 août 2015

 

antiqueLes étoffes robustes et épaisses d’autrefois n’étaient pas d’un maniement aisé, particulièrement les draps de laine dans lesquels on taillait les vêtements. Les coutures neuves se pliaient mal et formaient des bourrelets qu’il fallait aplatir et assouplir en les battant vigoureusement à l’aide d’une courte latte. Bel exutoire sans doute pour le tailleur, que cette raclée assenée symboliquement au client pour justaucorps interposé. De là probablement rabattre les coutures à quelqu’un, lui passer la bastonnade, et rabaisser son orgueil, comme si l’on exécutait le travial de finition sur le dos même de la personne.

Quant à battre à plate couture, le passage est moins évident. L’expression semble s’être appliquée de bonne heure à une troupe ou à  une armée « défaite ». On trouve au XVè siècle chez Ph. de Commynes : « Ceux là furent rompus à plate couture et chassés jusque au charroy ».

Plus tard, Furetière dira : « On dit figurément qu’une armée a été défaite à plate couture ; pour dire, entièrement et sans ressource ».

Or, il arrive que dans la bataille l’habit maltraité se rompe, que les coutures, à force d’être « battues à plat » s’écartèlent, sur le bonhomme ; Rutebeuf, au XIIIè siècle fait cette curieuse description :

Toute est deroute (la robe) par devant

N’i resmest mes cousture entière

Ne pas devant ne par derrière.

Il est possible qu’il y ait surimposition d’images entre la dislocation d’un habit et le démantèlement d’une armée « défaite ». De plus, il existait dans l’ancienne langue un verbe coutre qui à côté de cosdre voulait dire aussi bien « coudre » que « se jeter dans la mêlée », ainsi que cotir, pour « heurter de front ». Dans le Romain de la Rose, un rocher est ainsi battu par la mer :

Li flot la hurtent et debatent,

qui toujouz a lui se conbatent,

que toute en mer l’ensevelissent.

Je pense que les costures, « désarrois », et les coustures « bien battues » ont dû ainsi que les déroutes faire s’emmêler quelque part les gestes brutaux du tailleur avec les assauts de ceux qui, non moins brutalement, « en décousent ». Cela aura rapproché par jeu de mots les défaites à plate couture et les écrasements sans merci.

Extrait de La Puce à l’Oreille de Claude Dunetton

 

 

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Le mirliton

Posté par francesca7 le 3 août 2015

La colonne Vendôme ! Le symbole de la barbarie guerrière ! Le souvenir des guerres impériales ! Il faut la détruire. La décision est prise le 12 avril 1871.

Elle ne sera exécutée que le 16 mai 1871. Le peintre Gustave Courbet, membre du comité central de la Commune, dirige la destruction de ce qui, malgré tout, ressemble à une oeuvre d’art – mais qu’il appelle le mirliton. Un lit de fumier et de fagots a été préparé pour la recevoir au sol.

Malheureusement le lit n’est pas assez épais : elle s’écrase, et se brise en mille morceaux ! Beaucoup des débris sont jetés, on récupère ce qu’on peut – c’est-à-dire très peu – du bronze des canons d’Austerlitz… En juin, Courbet sera arrêté et emprisonné, puis rendu responsable de la destruction de la colonne. Enfin, on le contraindra à financer sa reconstruction. Il devra s’exiler en Suisse, l’État français se payant en confisquant ses oeuvres !

La nouvelle colonne Vendôme est identique à la première, mais contient fort peu de souvenirs concrets de la bataille du 2 décembre 1805.

 Vendome_column_reconstruction_1873

Dès la déchéance de l’Empire et la proclamation de la République le 4 septembre 1870, des voix s’élèvent dans Paris pour réclamer la mise à bas de la colonne Vendôme, considérée comme l’odieux symbole des malheurs de la France. « Ainsi donc, au lendemain de Sedan, un violent orage grondait contre la colonne Vendôme », écrira Jules Castagnary en 1882 dans son opuscule intitulé Gustave Courbet et la colonne Vendôme, Plaidoyer pour un ami mort. Dans ce concert de revendications, Courbet s’exprime dans les colonnes du Bulletin officiel de la municipalité de Paris : « Attendu que la colonne Vendôme est un monument dénué de toute valeur artistique, tendant à perpétuer par son expression les idées de guerre et de conquête qui étaient dans la dynastie impériale, mais que réprouve le sentiment d’une nation républicaine, [le citoyen Courbet] émet le vœu que le gouvernement de la Défense nationale veuille bien l’autoriser à déboulonner cette colonne. » Cette proposition resta sans suite. Mais le projet fut repris par la Commune qui le vota le 12 avril 1871, tout en décidant la démolition du monument qui eut lieu le 8 mai  

La place Vendôme, voulue par Louis XIV, est dessinée par Jules Hardouin-Mansart et comportait en son centre une statue équestre du Roi-Soleil. La place était baptisée place Louis le Grand. En 1792, les révolutionnaires détruisirent la statue, symbole du pouvoir royal.

C’est en 1800 qu’un décret envisage la construction d’une colonne, au chef-lieu de chaque département, et dédiée aux braves du département. À Paris, une colonne nationale sur laplace de la Concorde, dédiée à la Nation et une départementale sur la place Vendôme furent décidées le 20 mars (29 Ventôse an VIII), par Bonaparte Premier Consul. La colonne nationale ne vit jamais le jour, celle projetée sur la place des Piques (place Vendôme) eut un début d’existence : Lucien, frère de Napoléon Bonaparte et ministre de l’Intérieur, posa la première pierre du monument le 14 juillet 1800 (25 Messidor An VIII). Sans aboutir, l’idée fut reprise en 1803 par le Premier Consul qui confirma la construction d’une colonne place Vendôme « à l’instar de celle élevée à Rome, en l’honneur de Trajan », ornée de 108 figures des départements montées en spirale et surmontée de la statue de Charlemagne ». D’abord dédié à la Gloire du Peuple Français, la colonne deviendra rapidement à la gloire de Napoléon Ier. Mais la construction fut lente et il fallut attendre 1805 et la fonte de 1 200 canons pris à l’ennemi, principalement russes et autrichiens, (au total 180 tonnes) pour que le projet, relancé par Vivant Denon, avance. C’est le fondeur Jean-Baptiste Launay qui l’a réalisée. Achevée en 1810 et dédiée à la gloire des armées victorieuses, la colonne fut baptisée colonne de la Grande Armée. Une statue de Napoléon en César par le sculpteur Antoine-Denis Chaudet (1763-1810) fut placée au sommet.

En 1814, lors de l’occupation de Paris par les troupes alliées, la statue fut enlevée à l’initiative du marquis de Maubreuil et de Sosthène de La Rochefoucauld et remplacée par un drapeau blanc fleurdelisé pendant la Restauration. En 1818, elle fut fondue pour réaliser la statue équestre de Henri IV sur le Pont Neuf.

La même année le goguettier Émile Debraux composa une chanson : La Colonne, à la gloire de la colonne et de Napoléon 1er. Elle eut immédiatement un très grand succès. Cette chanson lança son auteur et connut durant longtemps la célébrité. Elle est à présent tout à fait oubliée par le public.

Sous la monarchie de Juillet, une nouvelle statue de l’empereur, en petit caporal, par Charles Émile Seurre, (aujourd’hui aux Invalides), est placée au sommet de la colonne le 28 juillet 1833, en présence de Louis-Philippe, soucieux de capter à son profit un peu de la gloire de l’Empire.

Napoléon III, estimant que cette précieuse statue était en péril au sommet de la colonne, la fit déposer et remplacer en 1863 par une copie de la première statue en empereur romain de Chaudet, réalisée par le sculpteur Auguste Dumont.

Lors de l’insurrection de la Commune de Paris, le peintre Gustave Courbet adresse une pétition au gouvernement de Défense nationale le 14 septembre 1870 demandant « à déboulonner la colonne, ou qu’il veuille bien lui-même en prendre l’initiative, en chargeant de ce soin l’administration du Musée d’artillerie, et en faisant transporter les matériaux à l’hôtel de la Monnaie ». Il n’a en fait que l’intention de la faire reconstruire aux Invalides. La Commune de Paris au pouvoir, les fins en Vendome Column A.jpgdeviennent plus radicales :

« La Commune de Paris, considérant que la colonne impériale de la place Vendôme est un monument de barbarie, un symbole de force brute et de fausse gloire, une affirmation du militarisme, une négation du droit international, une insulte permanente des vainqueurs aux vaincus, un attentat perpétuel à l’un des trois grands principes de la République française, la fraternité, décrète : article unique – La colonne Vendôme sera démolie. »

Le 16 mai 1871, la colonne est abattue, non sans difficulté. Les plaques de bronze sont récupérées. Après la chute de la Commune, le nouveau président de la République, le maréchal de Mac-Mahon, décide en mai 1873, de faire reconstruire la Colonne Vendôme aux frais de Gustave Courbet (soit plus de 323 000 francs selon le devis établi). Gustave Courbet obtient de payer près de 10 000 francs par an pendant 33 ans, mais meurt avant d’avoir payé la première traite.

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Les Ruraux et leurs savoirs faire

Posté par francesca7 le 3 août 2015

 

images (2)Des grains, des fèves, des lentilles et du lin
Au mois de novembre, on sème le froment et le blé : c’est, du reste, le temps véritable des semailles ; et l’ensemencement est alors général. Cinq boisseaux de l’un et de l’autre grain couvrent un arpent. C’est aussi le moment de semer l’orge. On sème les fèves au commencement du mois. Elles demandent un terrain gras ou fumé, ou une vallée fertilisée par les sucs qu’elle reçoit des hauteurs voisines. On commence par les semer, ensuite on laboure, et l’on forme des sillons. Elles veulent être bien hersées pour être mieux couvertes.

Selon quelques agriculteurs, lorsqu’on sème des fèves dans un terrain froid, il ne faut pas briser les mottes, afin que les germes puissent s’y tenir à l’abri des gelées blanches. On croit généralement que si les fèves font peu de tort à la terre, elles ne la fertilisent point. Aussi Columelle dit-il qu’un champ resté oisif l’année précédente, sera plus propre aux blés que celui où l’on aura récolté des fèves. Six boisseaux de fèves suffisent pour ensemencer un arpent de terre grasse ; il en faut davantage quand elle est médiocre. Elles réussissent bien dans un sol compact ; elles ne supportent pas un terrain maigre et couvert de brouillards. On doit avoir soin de les semer au quinzième jour de la lune, pourvu qu’elle n’ait pas encore reflété les rayons du soleil.

Quelques-uns préfèrent le quatorzième jour. Suivant les Grecs, si l’on trempe les fèves dans du sang de chapon, avant de les semer, elles n’auront aucune herbe nuisible à redouter. Elles viendront plus tôt si on les attendrit, la veille, dans l’eau, et cuiront aisément si on les arrose d’eau de nitre. On sème à présent les premières lentilles, comme il a été dit au mois de février. On pourra aussi semer la graine de lin dans tout le mois de novembre.

Des nouveaux prés et des nouvelles vignes
C’est surtout au commencement de ce mois qu’on peut former de nouvelles prairies. Plantez aussi des vignes, durant tout ce mois, dans les terrains chauds et secs ou exposés au soleil. Il est encore à propos de les provigner, de fouir la terre, dans les pays froids, au pied des jeunes ceps, ainsi que des plants d’arbres, et de les recouvrir à cette époque et avant les ides. Coupez maintenant les marcottes, c’est-à-dire la partie arquée des provins, trois ans après qu’ils ont été mis en terre.

Des vieilles souches de vignes
Vous déchausserez, à présent et plus tard, pour le saturer de fumier, si leur souche est saine et vigoureuse les vieilles vignes qui forment le berceau ou qui grimpent le long des perches. Taillez de près avec un instrument aigu, à trois ou quatre pieds au-dessus du sol, les sarments les plus verts, et excitez la sève en remuant fréquemment la terre. A l’endroit de la taille, comme le dit Columelle, s’élève ordinairement un bourgeon qui aux approches du printemps, produit un bois destiné à remplacer les vieilles souches.

De la taille des vignes et des plants d’oliviers
La taille d’automne a lieu maintenant pour les vignes et pour les arbres, surtout dans les pays dont la température est douce. On élague aussi les plants d’oliviers, et on récolte les olives dont on doit faire la première huile, quand elles commencent à tourner ; car lorsqu’elles sont toutes noires, elles perdent en qualité, quoique l’abondance de leur huile dédommage de cette perte. La taille des oliviers et celle des autres arbres est salutaire, si le climat s’y prête, lorsqu’on en coupe les cimes et qu’on laisse croître en liberté les surgeons sur les flancs. Mais dans un pays inculte et abandonné, on dépouille tout le tronc de l’arbre par le bas, afin que, dépassant la stature des animaux, il s’élève au-dessus de leurs atteintes, et se protège ainsi lui-même par sa hauteur.

Des plants d’oliviers
On forme aussi, à présent, des plants d’oliviers dans les pays chauds et les climats secs, d’une manière similaire à celle prescrite au mois de février. L’olivier se plaît sur les collines qui le défendent d’une trop grande humidité. Il aime à être fréquemment ratissé, engraissé à force de fumier, et mollement agité par les vents qui le fertilisent. On applique encore, ce mois-ci, aux oliviers stériles les remèdes indiqués plus haut. C’est le temps favorable pour fabriquer les paniers, les pieux et les échalas. C’est aussi l’époque convenable pour faire l’huile de laurier dans les climats tempérés.

Des jardins
Ce mois-ci, il est bon de semer l’ail ordinaire et l’ail d’Afrique, surtout dans une terre blanche bêchée et travaillée, mais non fumée. Vous tracerez des sillons sur des planches, et vous déposerez ces semences sur la crête, à quatre doigts l’une de l’autre, sans trop les enfoncer. Vous les sarclerez souvent pour les faire croître davantage. Si vous voulez que l’ail ait une grosse tête, il faudra le fouler dès que sa tige commencera à monter : la sève se reportera vers les gousses. Semé et arraché quand la lune n’est pas sur l’horizon, il n’a point, dit-on, de mauvaise odeur. On le conserve en le couvrant de paille, ou en le suspendant à la fumée. On peut encore semer à présent la ciboule et planter des pieds d’artichauts. On sème aussi le raphanisaigre et la sarriette.

Des arbres fruitiers
A cette époque, dans les pays chauds, et en janvier dans les autres, semez les noyaux de pêche dans des planches façonnées, en mettant deux pieds d’intervalle entre l’un et l’autre, pour les transplanter lorsque les tiges auront grandi. Vous tournerez la pointe des noyaux en bas, sans les enfoncer à plus de deux ou trois doigts de profondeur. Quelques-uns font sécher les noyaux peu de jours avant de les semer, et les gardent dans des paniers qu’ils remplissent pêchers réussissent partout ; mais, pour qu’ils soient aussi remarquables par la beauté de leurs fruits et de leur feuillage que par leur durée, il leur faut un climat chaud, un sol sablonneux et humide. Dans les pays froids et tourmentés par les vents, ils meurent, à moins qu’ils ne soient abrités.

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Tant que les tiges des pêchers sont délicates, remuez souvent la terre à leurs pieds pour les délivrer des mauvaises herbes. Quand ils auront deux ans, vous ferez bien de les transplanter dans une petite fosse, en ayant soin de ne pas les séparer beaucoup les uns des autres, afin qu’ils se protégent mutuellement contre l’ardeur du soleil. Déchaussez-les pendant l’automne, et fumez-les avec leurs propres feuilles. Ils se taillent en automne : on n’enlève que les rameaux arides et pourris ; car si on en coupe une branche verte, ils se dessèchent. Quand ils sont languissants, on les arrose avec de la lie de vin vieux mêlée d’eau. Suivant les Grecs, pour avoir des pêches qui portent des caractères, on enterre des noyaux, et, sept jours après, quand ils commencent à s’ouvrir, on en retire l’amande, et l’on y écrit ce qu’on veut avec du cinabre ; puis on les rajuste et on les attache soigneusement avant de les mettre en terre.

Les différentes espèces de pêches sont les duracines, les précoces de Perse, et celles d’Arménie. Si l’ardeur du soleil dessèche un pêcher, il faut l’environner souvent de terre entassée, l’arroser le soir, et le protéger par quelques ombrages. Il est bon d’y suspendre une peau de serpent. Pour le préserver maintenant des brouillards, entourez-le de fumier, ou bien arrosez-le avec de la lie de vin mêlée d’eau, ou mieux avec de l’eau où auront cuit des fèves. Si un pêcher souffre des vers, tuez-les avec de la cendre pétrie dans du marc d’huile ou avec de l’urine de bœuf mélangée avec un tiers de vinaigre.

Si ses fruits sont sujets à tomber, enfoncez un coin de lentisque ou de térébinthe, soit dans la racine découverte, soit dans le tronc, ou bien percez l’arbre par le milieu, et mettez-y une cheville de saule. S’il donne des fruits ridés ou sujets à se pourrir, coupez l’écorce vers le bas du tronc, et, quand il en sera sorti un peu d’humidité, fermez la plaie avec de l’argile ou avec un mélange de boue et de paille. Le pêcher donne de gros fruits, si, durant sa floraison, on l’arrose pendant trois jours, avec trois setiers de lait de chèvre. Si cet arbre est malade, on le lie avec du genêt d’Espagne, ou bien on suspend une espartille à ses branches.

Le pêcher se greffe au mois de janvier ou de février dans les pays froids, et au mois de novembre dans les pays chauds, presqu’à fleur de terre, avec des scions vigoureux qui auront poussé au pied de l’arbre ; autrement la cime ne prendrait point, on ne pourrait durer longtemps. Il se greffe sur lui-même, sur l’amandier et le prunier ; mais les pêchers d’Arménie, ainsi que les pêchers précoces, prennent mieux sur les pruniers, comme les pêchers duracins sur les amandiers , et ils atteignent un âge avancé. On peut écussonner le pêcher au mois d’avril ou de mai dans les pays chauds. On les greffe de cette manière en Italie à la fin de l’un et de l’autre de ces mois, ou au mois de juin ; c’est ce qu’on appelle emplastration. On coupe le tronc par en haut, et l’on y applique plusieurs bourgeons, suivant la méthode prescrite. L’amandier donne des fruits rouges, quand il a été greffé en fente sur le platane.

On conserve les pêches duracines en les confisant dans la saumure et l’oxymel, ou en les faisant sécher au soleil, comme des figues, après en avoir extrait les noyaux, et en les suspendant. On les conserve également bien en bouchant leur ombilic avec une goutte de poix brûlante pour les faire nager dans un bocal de sapa que l’on tient fermé.

Le pin fait, dit-on, prospérer tout ce qui croît sous son ombre. On sème les pignons au mois d’octobre ou de novembre dans les pays chauds et secs, au mois de février ou de mars dans ceux qui sont froids ou humides. Les pins aiment un sol maigre, et particulièrement un sol voisin de la mer. Les plus gros et les plus élevés se trouvent dans les rochers et les montagnes ; ils prennent un essor plus vigoureux dans les lieux humides et battus des vents. Mais, qu’on les plante sur les montagnes ou ailleurs, on leur assignera un terrain qui ne puisse convenir à aucun autre arbre. Après avoir bien labouré et nettoyé le sol, on y sèmera les pignons, comme du blé, en ayant soin de les recouvrir de terre avec un léger sarcloir, parce qu’ils ne doivent pas être enfoncés à plus d’un palme de profondeur.

Quand cet arbre est jeune et faible encore, il faut prendre garde que les bestiaux ne le foulent aux pieds. Il profitera si l’on trempe les pignons dans l’eau trois jours avant de les semer. Quelques personnes prétendent que la transplantation les adoucit. Voici les soins qu’elles prennent pour cette opération. Elles commencent par entasser dans des vaisseaux remplis de terre et de fumier une grande quantité de pignons. Lorsqu’ils sont venus, elles les retirent tous, à l’exception du plus vigoureux. Dès que l’arbrisseau a pris un accroissement convenable, elles le transplantent, à l’âge de trois ans, sans le retirer du vaisseau, qu’elles brisent. Ensuite, pour donner aux racines la liberté de s’étendre dans la fosse, elles mêlent avec la terre du fumier de cavale, en superposant des couches successives de l’une et de l’autre. On aura soin que la racine pivotante de l’arbrisseau soit transférée saine et entière jusqu’à la pointe qui la termine.

La taille avance tellement les jeunes pins, qu’elle double les progrès qu’on avait espérés. On peut aussi laisser les pignons sur l’arbre jusqu’à cette époque pour les cueillir plus mûrs ; on doit néanmoins les cueillir avant qu’ils s’ouvrent. Il est nécessaire de les peler pour les conserver. Cependant quelques-uns assurent qu’on peut les garder avec leurs coques dans des vases d’argile neufs et remplis de terre.

Si vous semez en automne des noyaux de prunes, enfouissez-les à la profondeur de deux palmes, au mois de novembre, dans un terrain meuble et labouré. On les sème aussi au mois de février ; mais il faut alors les laisser tremper pendant trois jours dans de l’eau de lessive, pour les faire germer promptement. On plante encore les pruniers en rejetons tirés du tronc de l’arbre, à la fin du mois de janvier ou vers les ides de février, après en avoir fumé les racines. Ils se plaisent dans un terrain fertile et humide. Ils réussissent mieux sous une latitude chaude, quoiqu’ils puissent supporter un climat froid.

 

Dans les terrains remplis de pierres et de gravier, en les fumant, on empêche leurs fruits de tomber et d’être attaqués par les vers. Arrachez les surgeons de leurs racines, à l’exception des plus droits, que vous conserverez pour les planter. Lorsqu’un prunier languit, répandez sur ses racines du marc d’huile à moitié coupé d’eau, ou simplement du pissat de bœuf, ou de la vieille urine humaine mêlée de deux tiers d’eau, ou enfin des cendres prises au four, et surtout des cendres de sarment. Si les prunes sont sujettes à tomber, percez la racine de l’arbre, et enfoncez-y une cheville d’olivier sauvage. Vous tuerez les fourmis et les vers en la frottant de terre rouge et de poix liquide ; mais faites-le avec ménagement, si vous ne voulez pas nuire à l’arbre et changer le remède en poison. Il profite lorsqu’on l’arrose souvent et qu’on en remue constamment le sol.

On greffe le prunier en fente plutôt sur le tronc que sous l’écorce, à la fin du mois de mars ou au mois de janvier, avant qu’il commence à jeter sa gomme. Il se greffe sur lui-même et reçoit la greffe du pêcher, de l’amandier ou du pommier ; mais cette greffe ne donne que des arbres petits et dégénérés. On sèche les prunes au soleil, sur des claies, dans un lieu à l’abri de toute humidité : ce sont celles qu’on appelle prunes de Damas. D’autres plongent les prunes nouvellement cueillies dans de l’eau de mer ou dans de la saumure bouillante, et, après les en avoir retirées, les font sécher au four ou au soleil.

Les châtaigniers se propagent non seulement par plants qui viennent d’eux-mêmes, mais encore par la graine. Quand on les plante à l’état d’arbres, ils sont si languissants que souvent on doute pendant deux ans s’ils vivront. Il faut donc semer les châtaignes elles-mêmes, c’est-à-dire la semence du châtaignier, au mois de novembre et de décembre, ainsi qu’au mois de février. Choisissez, pour les mettre en terre, des châtaignes qui soient fraîches, grosses et mûres.

Si vous les semez en novembre, elles viendront aisément, car elles sont alors dans les conditions favorables ; mais si c’est en février, voici la méthode à suivre pour les conserver jusque-là. Faites-les sécher en les étalant à l’ombre ; puis transportez-les dans un lieu étroit et sec, où vous les entasserez, en ayant soin de les couvrir toutes de sable de rivière. Au bout de trente jours, retirez-les du sable pour les tremper dans l’eau fraîche : celles qui seront saines iront au fond, les autres surnageront. Recouvrez de sable celles que vous aurez éprouvées, et renouvelez l’épreuve trente jours après. Quand vous aurez répété trois fois cette opération jusqu’au commencement du printemps, vous sèmerez celles qui seront restées en bon état. Quelques-uns les conservent dans des vases qu’ils couvrent également de sable.

Les châtaigniers aiment un sol meuble et tendre, mais non sablonneux ; ils viennent néanmoins dans le sablon humide. La terre noire leur convient, de même que le carboncle et le tuf pulvérisé. Ils croissent difficilement dans un sol compact et dans la terre rouge ; ils ne peuvent naître ni dans l’argile ni dans le gravier. Ils recherchent les latitudes froides, sans dédaigner pourtant les climats qui joignent la chaleur à l’humidité. Ils se plaisent sur les pentes, dans des lieux frais, surtout dans ceux qui regardent le nord.

Vous façonnerez donc, à la profondeur d’un pied et demi ou de deux pieds, tout le terrain que vous destinerez aux châtaigniers, en y traçant avec la charrue des sillons parallèles ou croisés. Lorsque le sol sera saturé de fumier et bien dissous, vous y sèmerez les châtaignes à neuf pouces au plus de profondeur, et vous planterez un piquet auprès de chaque ensemencement pour en reconnaître la place. Vous en mettrez trois ou cinq à la fois dans le même trou, en séparant les tas de quatre pieds l’un de l’autre.

Si l’on veut transplanter les châtaigniers, il faut attendre qu’ils aient deux ans. La châtaigneraie aura des rigoles, afin que les eaux, en séjournant, n’y déposent pas un limon qui étoufferait les germes. On peut, si l’on veut, propager les châtaigniers à l’aide des rejetons inférieurs qui sortent de leurs racines. On doit fouir sans cesse les nouveaux plants. Ils acquièrent plus de développement quand on les taille aux mois de mars et de septembre. On greffe le châtaignier sous l’écorce au mois de mars ou d’avril, quoiqu’il vienne également bien quand il est greffé sur le tronc. On peut aussi l’écussonner. Il se greffe sur lui-même et sur le saule ; mais sur le saule, ses fruits sont plus tardifs et plus âpres au goût.

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On conserve les châtaignes, soit en les étalant sur des claies ou en les enfonçant dans du sablon sans qu’elles se touchent ; soit en les mettant dans des vases neufs d’argile et en les descendant dans un souterrain sec ; soit en les serrant, enduites de boue, dans des coffres fabriqués avec des baguettes de hêtre et fermés hermétiquement ; soit en les couvrant de paille d’orge hachée, ou en les enfermant dans des mannequins d’un tissu très serré, faits avec des herbes marécageuses.

Plantez, ce mois-ci, dans les terrains chauds et secs, des poiriers sauvages, que vous pourrez greffer plus tard, ainsi que des pommiers, des grenadiers, des cognassiers, des citronniers, des néfliers, des figuiers, des cormiers, des caroubiers, des cerisiers sauvages et des boutures de mûrier. Semez également des amandes et des noix dans vos pépinières.

Des abeilles Au commencement de ce mois, les abeilles font du miel avec des fleurs de tamarin et d’autres plantes sauvages ; ne leur enlevez pas ce miel : réservez-le pour l’hiver. Nettoyez les ruches dans le courant de ce mois, parce que durant tout l’hiver on ne doit ni les remuer ni les ouvrir. Choisissez, pour cela, un beau jour de soleil, et, avec des plumes fermes de grands oiseaux, ou quelque autre instrument semblable, balayez toutes les parties de la ruche où votre main ne pourra pas atteindre. Bouchez ensuite avec un mélange de boue et de bouse de vache toutes les fentes extérieures, et pratiquez au-dessus des ruches des espèces de portiques avec du genêt ou d’autres matières propres à les couvrir, afin qu’elles puissent être à l’abri du froid et des mauvais temps.

Des vignes chargées de feuilles et qui ne portent pas de fruits Taillez maintenant de près ; dans les terrains chauds et exposés au soleil, les vignes qui, privées de raisins et couvertes de pampres, compensent la disette du fruit par l’abondance du feuillage. Cette taille se fera, dans les terrains froids, au mois de février. Si ce vice ne se corrige pas, il faudra les fouir, et entasser à leur pied du sable de rivière ou de la cendre. Quelques-uns enfoncent des pierres dans les sinuosités de leurs racines.

Des vignes stériles Une vigne stérile doit, suivant les Grecs, être soignée dans les mêmes temps et dans les mêmes lieux de la manière qui suit : Fendez la souche, enfoncez-y une pierre, et répandez à l’entour quatre cotyles de vieille urine humaine, de manière que les racines en soient imprégnées ; ensuite ajoutez-y un mélange de terre et de fumier, et retournez le sol entier autour des racines.

Des plants de rosiers C’est sans doute dans le mois de février qu’on forme les plants de rosiers ; mais on pourra les faire ce mois-ci dans les terrains chauds, exposés au soleil et voisins de la mer. Manquez-vous de plants, et voulez-vous néanmoins vous procurer beaucoup de rosiers avec le petit nombre de ceux que vous possédez ; coupez des rejetons de quatre doigts garnis de boutons et de nœuds ; couchez-les en terre comme des provins, fumez-les et arrosez-les. Quand ils auront un an, vous les transplanterez en les espaçant d’un pied. Vous remplirez ainsi de rosiers le terrain que vous destinez à ce genre de plantation.

Moyens de conserver du raisin sur le cep jusqu’au printemps Voulez-vous conserver du raisin sur le cep même jusqu’au commencement du printemps ; d’après les Grecs, creusez dans un lieu frais, autour d’une vigne chargée de fruits une fosse de trois pieds de profondeur sur deux de large ; étendez-y du sablon ; plantez-y des roseaux, auxquels vous enlacerez avec soin les sarments garnis de raisins, en les attachant, sans altérer les grappes, de manière qu’elles ne touchent pas le sol, et recouvrez le tout pour que la pluie ne puisse pas y pénétrer. Désirez-vous conserver longtemps des grappes sur un cep ou des fruits sur un arbre ; les Grecs nous prescrivent encore de les mettre dans des vases d’argile percés par le fond et bien fermés par le haut, quoiqu’il suffise de couvrir les fruits de plâtre pour les conserver longtemps.

Des brebis et des chèvres C’est ce mois-ci que naissent les premiers agneaux. Dès qu’un agneau sera né, approchez-le du pis de sa mère, en ayant soin de tirer auparavant un peu de lait, parce que ces premières gouttes que les bergers appellent colostra, étant d’une nature trop épaisse, incommoderaient les agneaux, Enfermez-les d’abord pendant deux jours avec leurs mères ; ensuite gardez-les dans des enclos sombres et chauds, où vous les tiendrez à part, afin d’envoyer leurs mères aux pâturages. Il suffira de laisser téter les agneaux le matin avant la sortie de leurs mères, et le soir lorsqu’elles reviendront rassasiées. Vous les nourrirez dans l’étable avec du son, de la luzerne ou de la farine d’orge, si vous en avez suffisamment, jusqu’à ce que l’âge leur ait donné la force de paître avec leurs mères.

Les pâturages bons pour les brebis sont ceux que fournissent les jachères ou les prairies sèches. Ceux des marais leur sont funestes ; ceux des forêts nuisent à leur laine. Pour vaincre leur dégoût, saupoudrez fréquemment leur pâture de sel, ou offrez-leur-en souvent dans des auges. En hiver, si vous manquez de foin, nourrissez-les de paille ou de vesce, ou, ce qu’on peut plus aisément se procurer, donnez-leur des feuilles d’orme ou de frêne mises en réserve.

En été, menez-les paître au point du jour, lorsque la rosée ajoute une douceur exquise au gazon attendri. A la quatrième heure, quand la chaleur se fait sentir, présentez-leur de l’eau pure d’une rivière, d’un puits ou d’une fontaine. Vers le milieu du jour, qu’une vallée ou un arbre touffu les garantisse des feux du soleil. Lorsqu’au déclin du jour la chaleur s’amortira et que les premières gouttes de la rosée du soir humecteront la terre, ramenez le troupeau aux pâturages. Pendant la canicule, et dans le cours de l’été, les brebis doivent paître la tête toujours détournée du soleil. Au printemps comme en hiver, ne les conduisez dans les prairies que lorsque les gelées blanches sont fondues, parce que l’herbe couverte de givre leur occasionne des maladies. Il suffira aussi de les mener boire alors une fois par jour.

Les brebis grecques, comme celles d’Asie ou de Tarente, ne paissent pas communément dans les prés ; on les renferme dans une étable dont le sol est recouvert de planches trouées pour laisser un passage à l’humidité, qui n’endommage pas alors leur précieuse toison quand elles sont couchées. On les frotte trois fois l’an avec de l’huile et du vin, par un beau soleil, après les avoir lavées. Pour les préserver dès serpents qui se cachent quelquefois sous les crèches, brûlez souvent dans les étables du cèdre, ou du galbanum, ou des cheveux de femme, ou du bois de cerf.

Donnez à présent le bouc à vos chèvres, afin de pouvoir élever les chevreaux au commencement du printemps. Choisissez ceux qui ont deux petites glandes pendant sous les mâchoires, la taille haute, les jambes grosses, le cou fort et ramassé, les oreilles souples et tombantes, la tête petite, le poil lisse, épais et long. Même avant l’âge d’un an, ils peuvent couvrir les chèvres ; mais pas après six années. Les chèvres auront à peu près la taille des boucs. Choisissez celles qui ont de grandes mamelles.

Ne renfermez pas dans le même enclos une aussi grande quantité de chèvres que de brebis. Ecartez-en la boue et le fumier. Outre le lait que les chevreaux auront en abondance, donnez-leur souvent du lierre, des cimes d’arbousier et de lentisque. A trois ans, les chèvres peuvent très bien nourrir leurs petits. Vendez ceux dont les mères sont trop jeunes, mais ne gardez pas celles-ci après leur huitième année, parce que ce bétail devient stérile dans un âge avancé.

De la récolte des glands
Occupez-vous, dans ce temps-ci, de ramasser le gland et de le conserver. Les femmes et les enfants feront aisément cette récolte, comme celle des olives.

Des bois à couper
Coupez à présent les bois de construction, quand la lune est en décours. Si vous voulez abattre un arbre, laissez-le quelque temps sur pied, après y avoir enfoncé la hache jusqu’à la mœlle, pour que la sève qui reste dans ses vaisseaux s’écoule par cette plaie. Voici les arbres les plus utiles : le sapin des Gaules, s’il n’est pas lavé, est léger, ferme, et dure éternellement dans les ouvrages faits à sec ; le mélèze offre un bois excellent : soutenez les tuiles d’un bâtiment avec des planches de cet arbre, sur le devant comme aux extrémités des toits, et vous n’aurez pas à craindre d’incendie, parce que ces planches ne peuvent ni s’enflammer ni se carboniser ; le grand chêne résiste longtemps dans les constructions souterraines, et fournit des pieux qui ont quelque durée ; le petit chêne donne un bois propre aux édifices et bon pour les échalas.

Employé dans les champs, dans les maisons et dans tous les ouvrages intérieurs, le châtaignier est d’une admirable solidité : il n’a d’autre défaut que son poids ; le hêtre convient aux ouvrages faits à sec, l’humidité le pourrit ; les deux espèces de peupliers, le saule et le tilleul sont nécessaires à la sculpture ; l’aune, qui ne vaut rien pour les constructions, forme de solides pilotis clans un terrain humide ; la sécheresse raidit l’orme et le frêne : naturellement souples, ils servent à fabriquer des liens ; le charme est très utile ; le cyprès est excellent ; le pin ne dure que dans les ouvrages faits à sec. En Sardaigne, pour l’empêcher de se pourrir promptement, on place, durant une année entière, au fond d’un bassin, des poutres de ce bois avant de les mettre en œuvre, ou bien on les enterre dans le sable au bord de la mer, pour qu’à claque marée montante le flot baigne la nasse qui les recouvre. Le cèdre dure longtemps à l’abri de l’humidité. Tous les arbres coupés à l’exposition du midi sont les meilleurs : ils sont plus hauts sans doute du côté du nord, mais ils s’altèrent aisément.

téléchargementDe la transplantation des grands arbres
Transplantez, ce mois-ci, les grands arbres venus dans des terrains secs, chauds et exposés au soleil, après en avoir coupé les branches, sans endommager les racines. Ne leur épargnez ni le fumier ni les arrosages.

De la confection de l’huile selon les Grecs
Voici la manière de faire l’huile, d’après les Grecs. Cueillez en un jour autant d’olives que vous pourrez en pressurer la nuit suivante. Appuyez légèrement sur la meule pour en extraire la première huile : le bris des noyaux la gâterait ; aussi ne doit-elle être faite qu’avec la chair des olives. Que les paniers soient faits de baguettes de saule : ce bois contribue, dit-on, à la bonté de l’huile. La meilleure est celle qui coule d’elle-même. Mettez du sel et du nitre dans l’huile nouvelle pour achever de l’épaissir ; puis, lorsque le marc sera déposé, transvasez-la pure, au bout de trente jours, dans des bocaux de verre. La seconde huile se fait comme la première ; mais on broie les olives avec une meule un peu plus forte.

De l’huile semblable à celle de Liburnie
Pour faire de l’huile semblable à celle de Liburnie, disent les auteurs grecs, mêlez dans de bonne huile verte de l’aunée sèche, des feuilles de laurier et du souchet, le tout broyé ensemble et passé par un crible fin avec du sel grillé et égrugé. Remuez longtemps ce mélange, et lorsque l’huile sera reposée, au bout de trois jours ou un peu plus tard, faites-en usage.

De l’épuration de l’huile
Quand l’huile est trouble, les Grecs conseillent d’y jeter du sel grillé tout chaud, et de la couvrir avec soin : par ce moyen, elle ne tarde pas à s’épurer.

De l’huile infecte
Si l’huile porte une odeur infecte, broyez des olives vertes, et mettez-en deux chœnix dans un métrétès d’huile ; si vous n’avez pas d’olives, broyez de même des tiges tendres d’olivier. Quelques-uns mêlent les unes et les autres, et y ajoutent du sel. Ils enveloppent le tout d’un linge, et les suspendent ainsi dans le vase d’huile : au bout de trois jours, ils le retirent et transvasent le liquide. D’autres y mettent de vieilles briques fortement chauffées. La plupart y plongent de petits pains d’orge entourés d’un linge clair, et de temps en temps les remplacent par d’autres. Après avoir répété cette opération deux ou trois fois, ils y jettent du sel, transvasent l’huile, et la laissent reposer quelques jours.

Quand un animal, en tombant dans l’huile, l’a corrompue et empestée par sa putréfaction, il faut, selon les Grecs, suspendre une poignée de coriandre dans un métrétès d’huile, et l’y laisser quelques jours. Si la coriandre ne diminue pas la mauvaise odeur, changez-la jusqu’à ce que l’infection disparaisse. Il sera surtout essentiel de survider l’huile au bout de six jours dans des vases propres, particulièrement dans ceux qui auront auparavant contenu du vinaigre. Quelques-uns mêlent dans l’huile de la graine de fenugrec sèche et broyée, ou y éteignent souvent des charbons de bois d’olivier enflammés. Si l’huile sent l’aigre, ils veulent qu’on y plonge des résidus de raisin, après les avoir broyés et réduits en pâte.

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De l’huile rance
Les Grecs disent qu’on peut corriger ainsi l’huile rance. Jetez-y de la cire blanche fondue dans de l’huile pure et excellente, tandis qu’elle est encore liquide. Ajoutez-y du sel grillé tout chaud, couvrez-le et enduisez-le de plâtre. Par ce moyen, l’huile s’épure, change de goût et d’odeur. Au reste, il faut conserver toutes les huiles dans des caves. Telle est la nature de ce liquide : on l’épure au soleil ou au feu, ainsi qu’avec de l’eau bouillante, quand on la mêle à l’huile dans le même vase.

Comment on confit les olives
C’est aussi dans ce mois que l’on confit les olives. Il y en a de différentes espèces. Voici la manière de les confire dans la saumure. Etendez alternativement sur des claies des olives et du pouliot, et versez entre chaque couche du miel, du vinaigre et un peu de sel ; ou bien étalez les olives sur des tiges de fenouil, d’aneth ou de lentisque, en mettant dessous de petites branches d’olivier ; répandez par-dessus une hémine de sel avec de la saumure, et multipliez ces couches jusqu’à ce que le vase en soit rempli.

Autre recette : Faites macérer dans de la saumure des olives de choix. Quarante jours après, jetez toute la saumure ; mettez dans le vase deux tiers de defrutum et un tiers de vinaigre avec de la menthe hachée ; puis remplissez le vase d’olives jusqu’à ce que la liqueur qu’il contient cesse de les couvrir.

Autre recette : Laissez pendant une nuit entière exposées à la vapeur du bain des olives cueillies à la main, et étendues sur une planche ou sur une claie. Le matin, après les avoir retirées du bain, saupoudrez-les de sel égrugé, et mangez-les ; car vous ne pourrez pas les garder plus de huit jours.

Autre recette : Mettez dans de la saumure des olives qui n’aient point été meurtries. Quarante jours après, vous les retirerez et les couperez avec un roseau tranchant ; puis vous verserez dessus, si vous voulez qu’elles soient douces, deux tiers de sapa et un tiers de vinaigre, ou, si vous voulez qu’elles soient aigres, deux tiers de vinaigre et un tiers de sapa.

Autre recette : Mêlez ensemble un setier de passum, deux poignées de cendre bien criblée, un filet de vin vieux et quelques feuilles de cyprès. Entassez toutes les olives dans ce mélange, saturez-les de cette pâte en les garnissant de plusieurs couches, jusqu’à ce que vous ayez atteint les bords des vases.

Autre recette : Ramassez les olives racornies et ridées qui sont tombées à terre ; saupoudrez-les de sel ; étendez-les au soleil jusqu’à ce qu’elles soient sèches ; disposez alternativement plusieurs couches de laurier et d’olives, en commençant par le laurier ; laissez infuser un bouquet de sarriette dans du defrutum jusqu’à ce qu’il jette deux ou trois bouillons, et, quand ce vin sera refroidi, versez-en sur les olives que vous aurez disposées par couches, en y mêlant un peu de sel ; puis mettez dans le vase une botte d’origan, et arrosez de ce jus les olives.

Autre recette : Faites confire les olives dès qu’elles seront cueillies. Entre chacune des couches, étendez de la rue et du persil, et saturez-les de temps en temps de sel égrugé avec du cumin ; versez par-dessus du miel commun avec du vinaigre, et ajoutez-y encore quelques gouttes d’huile de première qualité.

Autre recette : Cueillez des olives noires, arrangez-les et arrosez-les de saumure. Mettez dans une marmite deux sixièmes de miel, un sixième de vin et une moitié de defrutum. Faites bouillir le tout ensemble ; puis retirez la marmite du feu, remuez-la, et ajoutez-y du vinaigre. Couvrez les olives de tiges d’origan, et versez-y tout le bouillon, quand il sera refroidi.

Autre recette : Arrosez d’eau, pendant trois jours, des olives cueillies à la main avec leurs pédicules ; trempez-les dans la saumure ; retirez-les au bout de sept jours, et mettez-les dans un vase avec une dose égale de vin doux et de vinaigre. Lorsqu’il sera rempli, vous le couvrirez, en y laissant une ouverture pour lui donner de l’air.

D’après De Re rustica de Palladius Rutilius, écrit vers le IVe siècle avant J.-C

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