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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

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Arbres remarquables de Bretagne

Posté par francesca7 le 14 juillet 2015

 

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Pour trouver les arbres remarquables de Bretagne, il ne faut pas chercher les forêts. Mais les hommes. Leur histoire. Parce que c’est toute la sève des Bretons qui coule sous les écorces centenaires.

Les arbres remarquables sont des survivants. Ils ont échappé aux flammes, aux guerres et aux ravages du temps. Ils ont sauvé leur vénérable ramure de l’urbanisation galopante et des grandes réformes agricoles. En Bretagne, avec une centaine de ces monuments naturels par département, leur densité est beaucoup plus importante que dans toutes les autres régions françaises. Pourquoi ? Parce que, contrairement à ce que l’on pense, c’est quand ils s’enracinent dans le patrimoine des hommes, parfois loin des bois, que les arbres sauvent leurs feuilles d’un hiver définitif.

2.000 arbres signalés
Leurs nœuds incongrus et leurs branches tordues racontent notre histoire. Mais encore faut-il dénicher ces ouvrages muets. C’est le travail patient qu’a mené Mickaël Jézégou. Ce technicien forestier au conseil départemental des Côtes-d’Armor arrive au terme d’un recensement minutieux, entamé en 2008. Avec lui, des associations, mais aussi des particuliers, mobilisés pour signaler quelque 2.000 candidats potentiels. « Cet inventaire régional est le fruit d’un travail participatif, avec des centaines de bénévoles ». Mickaël Jézégou, de son côté, coordonne et écrit le plus gros d’un beau livre qui sortira en septembre prochain, sur la base de cette collecte passionnée.

Ce que les arbres disent de nous
« Il n’y a pas de statut juridique pour ces arbres. Nous avons retenu ceux qui, par leur sacralité, leur essence, leur esthétique, présentaient un caractère remarquable ». L’âge, évidemment, est essentiel. Mais surtout « leur sens, dans une histoire locale, régionale ou nationale, ce qu’ils disent de nous ». « L’arbre a longtemps été au cœur du hameau, c’était un bien en commun », analyse Mickaël Jézégou. Peu importe que l’essence soit noble. Il suffit que, sous son ombre, se soient accumulés quelques siècles de palabres. À Plumaugat (22), une vieille carte postale désigne ainsi un « arbre aux commères ». Avec le banc qui va bien dessous. Dans les cimetières, les ifs millénaires gardent les morts. La Bretagne est parsemée d’ancêtres guérisseurs : à Camors (56), on vient encore déposer les petits chaussons des enfants près du vieux chêne, pour qu’ils marchent bien. À Langourla (22), les dames viennent confier leurs problèmes de fertilité à un centenaire.

Il n’en reste qu’un
Et puis « Tous ces arbres sont des témoins de l’Histoire ». Des 60.000 arbres plantés en France à la Révolution, il n’en reste qu’un seul, dans la plus petite commune du Finistère, à Locquénolé. « Tous les autres ont été rasés lors de la Restauration ». Dans les Côtes-d’Armor, à Trébry, en 1982, un vétéran américain est revenu voir l’arbre qui l’avait caché, des journées durant, des soldats allemands. Les arbres racontent aussi la mer et les grands voyages. « Il y a beaucoup plus d’espèces exotiques très anciennes, détaille Mickaël Jézégou. Par exemple les araucarias. Les premiers ont été introduits par l’amiral de Kersauson, à Brest ». À Bulat-Pestivien (22), se trouve un des chênes les plus colossaux d’Europe. Entre 900 et 1.200 ans au compteur. Les Égyptiens ont les pyramides : les Bretons, eux, n’ont jamais scié les vieilles branches sur lesquelles leur histoire est assise.

Dimitri Rouchon-Borie
Le Télégramme

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AVOIR DU PAIN SUR LA PLANCHE

Posté par francesca7 le 14 juillet 2015

 

EXPRESSION FRANCAISE

L’expression laisse prévoir une tâche un peu longuette à laquelle il vaut mieux s’atteler tout de suite si l’on veut espérer en voir le bout. Autrefois c’était la notion d ‘abondance qui dominait, l’idée d’être « paré pour l’avenir ».

Le Père Peinard écrivait en 1897 à propos d’un révolutionnaire espagnol sur le point d’être exécuté : « A huit heures, il cassa la croûte, aussi joyeusement que s’il avait eu un demi-siècle de vie sur la planche ».

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Lionel Poilâne, le célèbre boulanger parisien à qui rien de ce qui touche à la miche n’est étranger, m’a aimablement communiqué l’information suivante : « Les paysans avaient l’habitude de faire à l’avance une assez grande quantité de pain qu’ils rangeaient sur une planche fixée aux solives du plafond au moyen de montants de bois. Tant qu’ils avaient ainsi du pain cuit, ils disaient qu’ils avaient du pain sur la planche, expression qui a été prise au figuré et s’est appliquée à toute personne ayant de quoi vivre sans qu’elle ait besoin de travailler, puis par extension, à avoir du travail en réserve ».

C’est là en effet l’explication traditionnelle, et sans doute la réalité de base de l’expression.

Cependant, le passage de « provision abondantes » au travail qui attend n’est pas clair ; même avec « du pain sur la planche » les paysans avaient besoin de travailler. Il faut tenir compte du fait que l’on disait aussi, dès le XVIIIè sicèle, « manger le pain du roi », soit pour être dans l’armée, soit pour être en prison, où effectivement la boule de pain constituait la base du régime alimentaire ; Les Anglais disent encore pour être en prison : « to be a host of the Queen (être l’hôte de la reine).

G Esnault cite pour 1828 :

  »planche au pain – banc des accusés », parce que le tribunal délivre des « rations de pain ». Avoir du pian sur la planche c’est donc aussi être condamné à une longue réclusion, et plus précisément sans doute à une longue peine de travaux forcés, dit « travaux publics ». C’est donc dans ce contexte que Le Père Peinard, encore, fait en 1899 une variation sur le thème ; il cite le cas de légionnaires punis, se faisant exprès condamner à mort par le conseil de guerre pour être délivrés radicalement de leurs peines, « Joubert fichait un bouton à la tête d’un gradé pour être, lui aussi, condamné à mort ; J’ai fait ce que je voulais, expliquait-il, en me fusionnant on me libérera… A quoi me servirait de vivre ? 

L’espoir m’est pour toujours interdit ; j’ai 60 ans de travaux publics sur la planche, mieux vaut en finir de suite. « 

Joubert fut gracié de la mort – mais non de ses soixante ans de martyre.

Il est plus « normal » en effet que la locution nous soit venue par ces intermédiaires que directement du monde des paysans-boulangers.

 

Un peut d’Histoire :

POILANE-21-669x1024Lionel Poilâne : Au début des années 1930, son père, Pierre-Léon Poilâne, avait créé une boulangerie au 8 rue du Cherche-Midi à Paris, où il vendait son fameux « pain Poilâne ». Au sortir de la seconde Guerre mondiale, la mie de pain blanche était préférée car considérée comme plus « propre ». Pierre ne voulait pas céder à la mode de l’époque et décida d’utiliser de la farine issue de blé moulu par de la pierre, comme autrefois, et non par un cylindre, afin de faire un pain bien plus riche en nutriments.

Lionel est le dernier d’une fratrie de trois. Sa sœur aînée s’appelle Madeleine et son frère aîné Max.

Lionel et Max ont grandi dans la boutique rue du Cherche-Midi puis celle ouverte boulevard de Grenelle, et quittant les bancs de l’école très tôt, ont vite mis la main à la pâte (à pain). Ils ont tous les deux été formés par leur père qui les a sensibilisés au goût du vrai pain. Le Saint-Germain-des-Prés des années 1960 a fait le reste.

Lionel s’est efforcé de développer la petite entreprise familiale. Son succès et la notoriété croissante de ses pains, en particulier dans le monde anglo-saxon et en Asie, lui ont permis de constituer un solide réseau de distribution, de faire construire, dans les années 1980, une Manufacture à Bièvres, en région parisienne, et de s’implanter à Londres.

Au moment de sa disparition avec son épouse Iréna à la suite d’un accident d’hélicoptère qui s’abîme en mer près de l’île des Rimains, au large de Cancale, en Bretagne, le 31 octobre 2002, Lionel Poilâne était devenu une personnalité du Tout-Paris.

Il a été fait chevalier de l’ordre national du Mérite en 1993.

C’est sa fille aînée, Apollonia, qui a repris la direction de l’entreprise.

 

Extrait de : La Puce à l’Oreille de Claude Dunetton 

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14 JUILLET 2015 EN FRANCE

Posté par francesca7 le 13 juillet 2015

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S’il y avait davantage de créatures qui travaillent avec désintéressement et abnégation pour le bien de tous, la face du monde serait changée. Ce pour quoi je souhaite participer ! 

aussi longtemps que les humains n’auront pas de vrais critères pour analyser l’origine de leurs exigences et de leurs revendications, la scène politique restera un lieu d’affrontements.

chacun doit avoir pour première préoccupation de développer ses aspirations spirituelles et de donner aux autres les possibilités de les développer aussi. Il faut une telle force de caractère pour résister aux pressions de l’entourage ! 
Alors plus nous serons nombreux et plus nous seront entendus !

Merci Osia pour cette belle initiative !

GRANDE MEDITATION DU 14 JUILLET pour envoyer de l’Amour sur la France

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Propos de OSIA  : 

dans la vie, nous devons assumer ce que nous sommes… nous devons nous aimer tel que nous sommes..

je veux que la Vie continue… Malheureusement, dans les prochains jours, il risque d’y avoir du « grabuge » en France et je n’aime pas ça Evil or Very Mad 

Sur Facebook et sur G+, nous avons pris l’initiative avec Fabrice Vanderheggende de faire une grande méditation qui permettra d’apaiser les esprits et d’envoyer de l’amour et de la Paix sur notre beau pays 

J’ai pensé à vous et je me suis dit qu’il aurait été dommage de ne pas vous inclure à cette Grande méditation / https://www.facebook.com/events/846852718731380/853123504770968/

SOYEZ NOMBREUX A VENIR NOUS REJOINDRE

SUR : LA VIE DEVANT SOI

Omraam a dit un jour : 

«Tu sauras que tu es parvenu à t’unir avec l’idée de la paix et l’égrégore de la colombe lorsque, même si la mer de ta vie quotidienne se déchaîne en tempête, tu es capable de garder ta vision intérieure claire du royaume idéal de la paix et ainsi demeurer, quoi qu’il advienne, en harmonie, en contact avec l’Esprit divin qui plane au-dessus des eaux parfois troubles du monde. L’esprit de la Paix est au-dessus de toi, au-dessus du monde, des formes, des guerres et discordes en tous genres. Lorsque tu  Parviendras à entrer en contact avec lui par ton intériorité, alors il embellira ta vie. »

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Le Radar de 1925

Posté par francesca7 le 12 juillet 2015

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1925 : la préfecture de police s’apprête à mettre en place un dispositif pour le moins rudimentaire de contrôle de la vitesse des automobiles dans la capitale, suite à la décision du Comité de la circulation

La décision prise mercredi par le Comité de la circulation a jeté la consternation chez les conducteurs d’automobiles. Nous sommes allés demander à la préfecture de police la façon dont seraient relevées les infractions à la limitation de la vitesse.

— Toucher à la vitesse, avons-nous dit à notre interlocuteur, c’est toucher à la déesse du jour que nous adorons tous, selon nos moyens, à l’allure du pas gymnastique, du tramway au ralenti ou du cent à l’heure… La Vitesse (je n’ose plus écrire ce mot qu’avec un grand V)… vous allez la réduire à rien !

— Tant pis pour elle ! C’est une déesse à qui l’on fait trop de sacrifices… humains. Je bouscule l’idole. Désormais, toute vitesse qui dépassera pour l’auto, quarante à l’heure sera réputée dangereuse…

—Et comment saura-t-on qu’une voiture dépasse quarante à l’heure ?

— Nos agents auront des montres à secondes, à l’aide desquelles ils calculeront le temps passé à couvrir un trajet de longueur connue. Un coup d’œil sur la montre, un autre sur le barème, un troisième sur le numéro de l’auto… Et voilà une contravention imposée suivant des constatations mathématiques, chronométriques.

— On ne pourra plus dire qu’il n’y a pas d’heure pour les braves ; mais jusqu’à présent, il n’y avait donc rien de mathématique en ce qui concerne la limitation de vitesse ?

— L’article 7 disait seulement que chaque conducteur doit rester maître de sa vitesse. C’était bien vague, car, lorsqu’il perdait le contrôle de sa vitesse, on ne pouvait s’en apercevoir qu’en cas d’accident. Il était prescrit aussi de ralentir aux carrefours ; mais si l’on va trop vite aux carrefours, c’est que l’on y arrive trop vite.

Certes, des difficultés d’application se dressent : c’est la nuit que, par suite des excès de vitesse, se produisent les plus graves accidents ; or, c’est la nuit que les constatations seront les plus difficiles.

— Y a-t-il d’autres grandes villes où la vitesse des autos soit limitée ?

— A Londres, on ne doit pas dépasser 36 à l’heure ; à New-York 38. Dans toutes les grandes villes de France des arrêtés municipaux modèrent l’ardeur des automobilistes. Paris seul échappait à la règle.

— Votre projet n’a-t-il pas rencontré de graves objections ?

— La plus sérieuse est celle-ci : « la limitation de la vitesse peut ralentir l’écoulement du flot. » Mais à quarante à l’heure le défilé n’est-il pas assez rapide ? Il faut tout de même penser aux piétons ! A certains endroits, il leur est impossible de traverser !…

(D’après « Le Petit Journal », paru en 1925)

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Où sont passés les Patois de France

Posté par francesca7 le 12 juillet 2015

Patois

 
 
De même qu’il y a eu jadis dans chaque pro­vince de France des coutumes, des usages, des costumes particuliers, de même il y eut aussi une grande variété de langages. Frères aînés de la langue française et liés, tels des fruits se nourrissant du sol et du climat, aux contrées au sein desquelles ils prirent racine, constituèrent longtemps autant d’idiomes locaux façonnant les intelligences enfantines : une richesse littéraire et ethnique que l’unicité de notre langue moderne ne doit point éclipser.

Au Moyen Age, le système féodal, essentiel­lement particulariste, ne contribua pas peu à maintenir les différences provinciales dans la langue, aidé en cela par la diversité des intérêts et surtout par les difficultés des communications. Peu à peu cependant, et sous l’influence de causes principalement politiques, ce fut le dia­lecte de l’Ile-de-France qui commença à prédo­miner.

Insensiblement, gagnant de proche en proche, il arriva au rang de langue nationale. Mais les autres dialectes ou patois, ses frères, n’en subsistèrent pas moins autour de lui : un baliveau qui devient un arbre de haute futaie ne fait pas pour autant disparaître le taillis d’où il s’est élevé.

Après la magnifique floraison littéraire du XVIe siècle et les grands écrivains du XVIIe, l’unité de la langue française, de la langue parlée par la noblesse et la haute bourgeoisie, fut à peu près complète. Mais dans la petite bourgeoisie des villes, chez les artisans et les cultivateurs, les dialectes provinciaux demeurèrent d’un usage courant. Au début du XXesiècle, plus de 25 millions de. Français parlaient encore concurremment la langue nationale et un patois. ll était même des contrées reculées où certains habitants, principalement les vieil­lards et les enfants, ne savaient pas un mot de français.

Mais dès le milieu du XIXe siècle, depuis la généralisation de l’instruction à l’ensemble des communes, les patois commencèrent de décliner ; le service militaire et la fréquence des communications leur portèrent de terribles coups. Néanmoins, un demi-siècle plus tard, dans aucune région, quoique moins em­ployés, ils n’avaient complètement disparu. Même dans les villes, on rencontrait une foule de mots, de locutions, d’idiotismes qui n’étaient que des survivances des patois parlés autrefois par tout le monde.

Y a-t-il lieu de s’affliger de cette persistance, de cette vitalité extraordinaire de ces parlers locaux ? s’interroge en 1903 l’historien et député du Doubs Charles Beauquier. Nous ne le pensons pas, répond-il. Du moment que la langue nationale ne leur est pas sacrifie, du moment que tous nos paysans sans exception auront passé par l’école et parleront clairement le français, nous ne voyons que des avantages dans le maintien des patois.

Les patois ne sont pas, comme on le croit généralement, des jargons infâmes, grossiers, desdéformations du français, comme on l’a dit trop souvent, ajoute Beauquier. Ce sont de véritables langues qui ont leur syntaxe, leurs conjugaisons, leurs règles sou­vent plus rationnelles que celles de notre langue nationale. Nous aimons à le répéter, nos patois sont les frères du français ; celui-ci ne saurait mieux être comparé qu’à un enfant qui, seul d’une nombreuse famille, aurait réussi à faire une brillante fortune ; c’est le hasard, c’est la chance qui l’a servi : ne méprisons donc pas ces dia­lectes modestes qui auraient pu aussi bien de­venir langue nationale si, par exemple, un grand écrivain avait choisi l’un d’eux pour en revêtir sa pensée.

Cette situation modeste, effacée, du patois vis-à-vis de la langue française, sa grande sœur, lui donne un charme intime, familial, naïf, qui n’est pas fait pour déplaire. Si le français est la lan­gue académique, officielle, protocolaire, la langue des discours au Parlement, la langue de la Politique, des intérêts généraux, la langue de la centralisation, le patois, plus local, plus près du sol natal, du terroir, du berceau, est bien la langue de la décentralisation !

Quand nous parlons du français, sérieux, guindé, haut en cravate, nous devrions dire qu’il est notre langue paternelle et réserver le mot de langue maternelle pour ce parler intime et familier avec lequel nous avons été bercés, poursuit l’historien. N’est-ce pas avec une chanson patoise que la femme des champs endort son nourrisson ? Et les premiers mots que le petit paysan entend et comprend, ne sont-ce pas des mots patois ? Pourquoi mépriserions-nous ces idiomes locaux qui servent au développement des intelligences enfantines, qu’ils marquent de leur empreinte spéciale, auxquelles ils doivent donner un ca­ractère tout particulier ?

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Cette variété extraordinaire de dialectes se transformant non seulement de province à pro­vince, mais souvent de village à village, doit certainement provenir des conditions différentes du sol, du climat, de la nourriture, etc., qui, mo­difiant l’organisation physique cérébrale des hommes, modifient par suite leur langage. Comme la parole et la pensée sont unies par des liens si étroits qu’elles se confondent presque, il en résulte qu’un certain parler doit donner une tournure spéciale à la pensée, à l’esprit, et réciproquement. Il y a là une action et une réaction forcées, indéniables, de l’intellect sur la langue et de la langue sur l’intellect.

A ce point de vue psycho-physiologique, les patois jouent un rôle considérable comme élé­ments de différenciation entre les habitants de nos provinces. C’est pourquoi, avance Beauquier, nous devons en tenir grand compte, nous, les régionalistes, qui cherchons à maintenir et à faire renaître les ori­ginalités ethniques au moyen de la décentrali­sation littéraire.

Il ne suit pas de là que nous ayons l’idée folle et antipatriotique de dresser un patois quel­conque — fût-ce le provençal qui est du reste un dialecte parlé dans une vaste région — en face du français, pour combattre et essayer de le détrôner de sa situation de langue nationale. Les plus enragés régionalistes n’ont d’ailleurs jamais caressé sérieusement une pareille idée. Le point raisonnable et soutenable, c’est de dire que les idiomes locaux peuvent avoir leur utilité au point de vue même de la littéra­ture française parce qu’ils renferment des tré­sors d’expressions neuves, hardies, fraîches, savoureuses, piquantes, qu’un écrivain habile peut mettre en œuvre au grand bénéfice de son renom ; et aussi, parce qu’ils expriment nette­ment et sincèrement la tournure d’esprit des ha­bitants de chaque région.

Ces influences locales du terroir ne peuvent que servir à diversifier notre littérature, menacée d’uniformité par la centralisation et la domination tyrannique de la capitale. Une des conditions essentielles du Beau n’est-ce pas la variété dans l’unité ? conclut Charles Beauquier.

(D’après « L’Idéal du foyer », paru en 1903)

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NOUER L’AIGUILLETTE

Posté par francesca7 le 11 juillet 2015

 

EXPRESSION FRANCAISE

Charles_Quint_5L’invention des chausses amena par contrecoup l’invention de la braguette – quoique Rabelais affirme la contraire : « Au reguard du hault de chausses, ma grand tante Laurence jadis me disoit qu’il estoit faict pour la braguette« . Les premières braguettes étaient extérieures. Elles consistaient en une sorte de poche qui contenait les parties sexuelles, et qui était rattachée au reste des chausses par un cordon en tissu ou en cuir ferré aux deux bouts, appelé aiguillette ;

Le sexe ainsi « porté » était un emblème épatant de virilité. Pourtant, si l’on en croit encore Rabelais, il semble que la mode des braguettes n’était pas adoptée partout :  » Exceptez moy – dit Panurge – les horrificques couilles de Lorraine, les quelles à bride avalée descendent au fond des chausses, abhorrent le mannoir des braguettes haultaines, et sont hors toute méthode » (Tiers Livre, chap. VIII).

On utilisa plus tard, vers le milieu du XVIè des hauts-de-chausses sans braguette extérieure, les grèques (à la grecques) appelés aussi (trousses, mais l’aiguillette demeura, tant pour attacher les chausses au pourpoint que comme lacet de fermeture des nouvelles braquettes. En 1622 le jeune homme caché derrière le lit pendant que les femmes caquettent trouvait le temps long : « Et moy qui parle, je fus contrainct, quoy que caché à la ruelle du lict, d’en destacher mon esguillette, craignant de pisser dans mes chausses« .

Nous l’aiguillette c’est empêcher de détacher celle-ci, de préférence en jetant un sort ; selon le mot de Furetière : « Se dit d’un prétendu maléfice qui empêcha qu’on ne consomme le mariage ».

C’était jadis une pratique courant des jeteurs de sorts, des femmes jalouses, des fiancés délaissés, des amoureux supplantés, un instrument de vengeance apparemment efficace puisque les victimes étaient légion. « Nouer l’aiguillette – raconte R.L Séguin – consiste ordinairement à « former trois noeuds à une bandelette, en récitant certaines formules magiques, sur un tombeau ou dans un lieu consacré ». Durant la cérémonie nuptiale, alors que les époux échangent les promesses traditionnelles, l’envoûteur, qui se tient à l’écart, accomplit discrètement le rituel magique ; mais l’aiguillette se lie de bien d’autres manières. Selon Thiers, « il y avoit plus de cinquante sortes de noueurs d’aiguillettes« . Peu importe la formule ou le cérémonial, ce qui compte, c’est de frapper la victime d’impuissance.

« Le plus souvent, le noueur d’aiguillette récite, à rebours, un des versets du psaume Miserere mei deus : trace trois croix et fait autant de noeuds à une cordelette en prononçant, chaque fois, les paroles cabalistiques : Ribald, Nobal, Vanarbi. Puis, le noueur tourne les « mains » en dehors et entrelace leurs doigts les uns dans les autres en commençant par le petit doigt de la main gauche et en continuant ainsi jusqu’à ce qu’un pouce touche à l’autre, et cela lorsque l’époux présente l’anneau à son épouse dans l’église ».

Ou encore, au passage du cortège nuptial ou pendant la messe qui précède, le jeteur de sorts – les mains dissimulées à l’intérieur de son chapeau – noue un bout de ficelle autant de fois qu’il désire que l’époux ou l’épouse ne puisse consommer le mariage. A Pamproux (Deux-Sèvres), signale  le folkloriste Souché, vers la fin du XIXè siècle, on noue la courroie d’un soulier, puis on il la jette ensuite dans une flaque d’eau. Si un passant ne dénoue pas la lanière, le mari envoûté sera impuissant jusqu’à ce que la cordelette de cuir soit complètement pourrie.  »

Bien sûr les procès, en France comme au Québec se comptaient par milliers. On traînait l’auteur du mauvais tour devant un tribunal si on avait l’honneur de le connaître. Il risquait d’ailleurs très gros, et au pire le bûcher pour acte de sorcellerie ; Mais l’essentiel pour le plaignant était tout de même de rompre le charme maléfique. « Pou échapper au sort jeté par son rival, Gadois récite le psaume Miserere, en Latin et à l’inverse, pendant que se déroule la cérémonie de son mariage. Notons semblables pratiques en France. Dans la montagne bourbonnaise, la mariée se défend du noeud d’aiguillette en tenant de petites images, tête-bêche, durant la messe nuptiale, tandis que le marié se place un morceau de cierge pascal sur l’estomac. en Charente, on enfile un vêtement à l’envers. Même à la fin du XIXè siècle, on demandait parfois à des prêtres de faire une messe à rebours dans le but de se dérober à un maléfice ».

 

Extrait de La Puce à l’Oreille de Claude Dunetton

 

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OBTENIR UN CORDON BLEU

Posté par francesca7 le 11 juillet 2015

 

EXPRESSION FRANCAISE

lart-cuisine-francaise-L-1La disparition lente mais sûr de la femme au foyer, c’est-à-dire de la femme aux fourneaux, entraîne la raréfaction progressive d’une espèce domestique jadis hautement appréciée en France ; la ménagère aux petits plats mitonnés, aux recettes personnelles jalousement gardées ; l’orgueil de toute une famille : le cordon bleu.

On se demande parfois, entre le dessert et le café, de quel cordon singulier peut venir cette expression élogieuse mais au premier abord assez obscure. S’agirait-il de celui, qui nouait les célèbres tabliers, bleus, des vieilles cuisinières de la tradition bourgeoise ?…

Non, le cordon bleu originel était sous l’Ancien Régime la plus illustre des décorations, l’insigne des chevaliers du Saint Esprit, un ordre institué en 1578 par Henri III pendant les guerres de Religion afin de regrouper les principaux chefs du parti catholique contre les protestants.

Aboli à la Révolution le cordon bleu constitua pendant deux siècles la distinction suprême dans l’aristocratie française, quelque chose comme les plus hauts grades de l’actuelle Légion d’honneur, qui n’a fait d’ailleurs que lui succéder. La locution pouvait don s’appliquer par métaphore à tout ce qui est d’une rare élévation ; ainsi un poète du XVIIè siècle qui souhait se faire admettre à l’Académie française déclara que cette assemblée était « le cordon bleu des beaux esprits ». Il fut élu.

Cependant, selon certains, l’application culinaire est fondée sur des faits plus précis : certains seigneurs de haut parage, le commandeur de Souvé, le comte d’Olonne et quelques autres, tous dignitaires du Saint Esprit et porteurs du cordon de l’ordre, avaient pris l’habitude de se réunir en une sorte de club gourmand pour cultiver l’art du bien-boire et du bien-manger. Leurs déjeuners devinrent célèbres et l’on employa un temps l’expression faire un repas de cordons bleus. Façon de parler qui a passé des gourmets tombés dans l’oubli aux préparateurs de s plats eux-mêmes, tous cuisiniers et cuisinières de haute volée.

A la réflexion, il est juste que le mot soit ainsi rattaché à la gastronomie ; l’ordre du Saint Esprit n’avait-il pas été créé à l’origine, si j’ose me permettre,  par « bouffer du pasteur ».

 

Extrait de La Puce à l’Oreille de Claude Dunetton 

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Carrier et ses mariages républicains

Posté par francesca7 le 11 juillet 2015

 

 » Ce monstre est d’une taille assez avantageuse. Il est presque tout en jambes et en bras. Il a le dos voûté, le visage oblong et d’un caractère très prononcé. Son nez aquilin rend encore son regard plus affreux ; son teint est d’un brun cuivré ; il est maigre et nerveux. Quand il est à la tribune et un peu animé, il semble tirer son discours de ses entrailles déchirées, prononçant les R comme un tigre qui gronde« .

220px-J-b_carrier_litho_belliardCe portrait de Jean-Baptiste Carrier est écrit par le journaliste Fréron. Il faut ajouter que Carrier, depuis sa jeunesse, est atteint d’alcoolisme chronique. En juin 1793, il est envoyé à Rennes, puis, en octobre, à Nantes.

On lui a ordonné de nettoyer les prisons surchargées de cette ville, parce que, dit-on, les Anglais vont arriver ! Alors il imagine – ou approuve – un procédé radical qu’il appelle la déportation verticale. En effet, au lieu de la déportation vers les îles lointaines, il fait embarquer les condamnés sur des barques à fonds plats qui sont coulées au milieu de la Loire. Les premiers exécutés de la sorte sont des prêtres.

Certains d’entre eux s’agrippent au bateau qui les a conduits au lieu du supplice. Leurs bourreaux, parmi lesquels certains reconnaissent leurs anciens paroissiens, leur coupent les mains. Des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants périssent dans ce que Carrier appelle la « baignoire nationale ».

Pour se distraire, il fait lier face à face, avant de les noyer, un homme et une femme étrangers l’un à l’autre, nus. Il appelle cette mise en scène le mariage républicain. Il fait fusiller dans la plaine de Gigant près de Nantes, guillotiné sur la place du Bouffay ; il s’installe à la fenêtre de son appartement et parfois, en prenant son café, ivre, fait un signe d’adieu aux condamnés. Rappelé à Paris, Carrier sera guillotiné le 16 décembre 1794.

Carrie J.B Fils de Jean Carrier et de Marguerite Puex, il est le troisième enfant de cette famille composée de trois filles et de trois garçons. Il épouse le 4 octobre 1785 Françoise Laquairie. En 1784, Jean-Baptiste Carrier, à force de travail, parvient à obtenir la place de procureur à Aurillac, mais son office est supprimé en 1789.

En 1790, il est conseiller pour le bailliage d’Aurillac.

Jules Michelet a recueilli, des dizaines d’années après la Révolution, de nombreux témoignages sur Carrier qu’il évoque dans son Histoire de la Révolution française. Surnommé par Michelet le « missionnaire de la Terreur », il a laissé un souvenir sanglant dans la ville de Nantes et ses environs. La maladresse politique et les excès rhétoriques de Carrier, autant que sa brutalité, lui ont assuré sa réputation sanguinaire : cependant d’autres envoyés de la Convention, tels Fouché ou Collot d’Herbois à Lyon, furent responsables de massacres tout aussi considérables sans que la postérité les juge aussi sévèrement.

Carrier et ses mariages républicains dans HUMEUR DES ANCETRES 220px-Carrier_par_Vivant_DenonTous ces jugements se sont appuyés sur la propagande qui naît au moment du procès des 132 Nantais (94 survivent) qui sont acquittés par le tribunal révolutionnaire et qui est le déclenchement des procès du Comité révolutionnaire de Nantes puis de Carrier. La campagne qui se déroule est orchestrée par un certain nombre de révolutionnaires désireux de faire oublier leur propre rôle, comme Fouché à Lyon. C’est Fouché qui finance Babeuf auteur d’un pamphlet peu lu en fait en 1794, mais qui est repris au xxe siècle, dénonçant le « populicide » vendéen. Carrier fait front et attaque la Convention, à la différence de Fouché, de Barras ou d’autres « terroristes » qui se font oublier. Cette attitude le conduit à l’échafaud et sa mémoire envahit l’imaginaire français. Nantes et la Loire deviennent les exemples les plus connus de la terreur et Carrier devient un adepte du robespierrisme alors qu’il était hostile à Robespierre.

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LES BEAUX VILLAGES DE FRANCE

Posté par francesca7 le 9 juillet 2015

L’étranger c’est très enrichissant, mais la France regorge également d’endroits fabuleux. La preuve ! Vous pensiez avoir tout vu de la France ? Sachez que notre bien beau pays est riche de divers paysages et de cultures régionales méconnues par beaucoup. 

 
Les grandes villes françaises sont sublimes mais la campagne de notre Hexagone est tout aussi bourrée de charme. On vous le prouve avec ces quelques photos. Vous voudrez sans aucun doute partir en vacances, là, maintenant, tout de suite…
 
Jugez par vous-même :
 
1. Le Col du Galibier
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Le Col du Galibier se trouve dans les Alpes françaises entre les départements de la Savoie au nord et les Hautes-Alpes du Sud. Avec ce petit aperçu, on a l’impression de faire face à un véritable petit coin de sérénité sur Terre. Superbe, non ?
 
2. Saint-Jean-de-Maurienne
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Située en Savoie, cette petite commune se trouve au milieu des montagnes et à y voir la photographie, on y passera bien un séjour au calme loin de la ville et de la pollution.
 
3. La Toussuire 
LES BEAUX VILLAGES DE FRANCE dans VILLAGES de FRANCE la_toussuire%20letapedutour

@letapedutour

Une station de ski et des châlets qui se fondent parfaitement dans un décor à couper le souffle. En été, les pentes verdoyantes contrastent avec les rochers et les falaises, un lieu féérique, presque hors du temps.

 
4. Digne-les-Bains
Digne_les_bains%20wikimedia dans VILLAGES de FRANCE

@wikimedia
Digne-les-Bains est une des villes thermales les plus réputées de la région PACA. Et en plus de prendre soin de votre corps, vous pourrez vous rendre dans le Gorges du Verdon, situées non loin de là.
 
5. Mende
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@MarcCECCHETTI/Fotolia
Avec 12 000 habitants, la préfecture de Lozère est une ville paisible, perchée à près de 1200 mètres d’altitude. Si vous y passez, n’oubliez surtout pas de visiter l’église, l’une des plus belles de la région !
 
6. Plateau de Beille
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@JPLagache
Si c’est de la liberté et de l’air pur que cherchez, alors vous ne serez pas déçu ! Beille est dans l’est des Pyrénées, et pour la première fois cette année, un étape du Tour de France y arrivera. Ça promet d’être grandiose !
 
7. La Pierre Saint-Martin
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@deepski
Là-bas, chaque jour, vous pourrez profiter d’activités ludiques et variées pour découvrir des paysages exceptionnels. Sur place, le pin à crochets reste l’arbre emblématique de la Pierre Saint-Martin. Certains d’entre eux vivent 500 ans.
 
8. Mûr de Bretagne
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@CRP-Bretagne/E.Berthier
En plein cœur de la Bretagne, ce petit village de 2000 habitants a vraiment tout du charme local. Entre la verdure florissante à perte de vue et son magnifique lac, vous trouverez bien de quoi vous régaler !
 
9. Tarbes
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@SLA-aiport
Tarbes, sa mairie, ses jardins, et son architecture unique auront de quoi vous dépayser. La ville est pleine de charme et on y mange particulièrement bien.
 
10. Cauterets

@wikimedia

Pour finir voici sans doute l’un des endroits les plus surprenants de cette liste. Il s’agit du paysage que l’on peut admirer à Cauterets, une station de ski située à l’extrême ouest des Pyrénées. En tout cas, ça vaut le détour !

 
 
N’est-ce pas superbe ? Figurez-vous que si au premier abord ces endroits ne sont pas les destinations de rêve des voyageurs, il faut retenir qu’ils ont l’honneur d’accueillir le Tour de France cette année !
 
Gardez un œil sur la plupart des villes où le Tour de France passe, car il est possible de gagner un week-end pour assister à l’arrivée du Tour de France ! Jouez au Contre-La-Montre Ibis : localisez le plus précisément possible sur la carte de France les villes où passent la compétition. Vous pouvez jouer ici !

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J’ai bien le droit d’être curieuse, je n’en ai jamais vu

Posté par francesca7 le 8 juillet 2015

 

 300px-Corday-Gillray-colorElle naît le 27 juillet 1768 aux Champeaux, à la ferme du Ronceray. Elle est le quatrième enfant de petits nobles. Son père, Jacques-François de Corday d’Armont est l’arrière-petit-fils de Marie Corneille, soeur de Pierre Corneille.

Elle grandit, lit Rousseau, se passionne pour ses idées. Marat aussi lit Rousseau. On l’a même vu un jour, près du jardin des Tuileries, déclamer des passages du Contrat social devant des dizaines de révolutionnaires qui applaudissaient à tout rompre !

Mais la jeune fille des Champeaux n’aime pas Marat. Elle l’appelle le massacreur de septembre. Pour elle, c’est un dictateur, c’est celui qui a fait guillotiner le confesseur de sa mère disparue, c’est un fou, un sanguinaire ! Il faut le tuer, elle va le faire !

Le 9 juillet 1793, après avoir fait ses adieux à ses amis sans leur révéler son projet, après avoir brûlé tous ses papiers, elle part pour Paris. Elle y arrive le 11 juillet, loue une chambre à l’hôtel de la Providence.

Le 13 juillet, vers huit heures, elle se rend au Palais-Royal où, dans une boutique, elle achète un couteau de table, à manche de bois brun, à virole d’argent. Le même jour, à onze heures, elle tente de se faire introduire chez Marat, prétextant qu’elle détient des renseignements sur les Girondins de Caen, mais elle n’est pas reçue. Elle y retourne le soir. Marat soigne son eczéma chronique dans sa baignoire. Elle lui dicte la liste des députés de Caen, il se penche pour écrire, elle lui plante son couteau dans la poitrine sous la clavicule droite, sectionnant l’artère sous-clavière ; Marat meurt aussitôt. Arrêtée sur place, elle est emprisonnée à la Conciergerie.

 Le mercredi 17 juillet, l’accusateur public Fouquier-Tinville obtient contre elle la peine de mort. Elle reste debout dans la charrette qui la conduit à l’échafaud, passe rue Saint-Honoré où Robespierre, Camille Desmoulins et Danton se penchent à la fenêtre. L’attelage débouche bientôt, sous un violent orage, place de la Révolution où se trouve la guillotine.

Charles-Henri Sanson, le bourreau, se place devant la jeune condamnée afin de lui éviter la vue de l’instrument du supplice. Elle l’écarte en lui disant : « J’ai bien le droit d’être curieuse, je n’en ai jamais vu ! »

Sanson dit qu’elle est douce et grande, qu’elle est courageuse, qu’elle est belle. Ses longs cheveux châtains ont été coupés à la Conciergerie, elle est prête, elle va d’elle-même se placer contre la planche.

Fermin, l’aide de Sanson, la pousse, elle bascule, le couperet tombe. Elle s’appelait Marie-Anne Charlotte de Corday d’Armont. Charlotte Corday. Elle avait vingt-cinq ans.

 

Alphonse de Lamartine, dans son Histoire des Girondins, t. II., Livre 44, Paris, Ratier, p. 100-2, a imaginé la scène, qui n’eût en réalité pas de témoin :

J’ai bien le droit d’être curieuse, je n’en ai jamais vu dans AUX SIECLES DERNIERS 220px-CharlotteCorday« Elle descendit de voiture du côté opposé de la rue, en face de la demeure de Marat. Le jour commençait à baisser, surtout dans ce quartier assombri par des maisons hautes et par des rues étroites. La portière refusa d’abord de laisser pénétrer la jeune inconnue dans la cour. Celle-ci insista néanmoins et franchit quelques degrés de l’escalier, rappelée en vain par la voix de la concierge. À ce bruit, la maîtresse de Marat entrouvrit la porte, et refusa l’entrée de l’appartement à l’étrangère. La sourde altercation entre ces femmes, dont l’une suppliait qu’on la laissât parler à l’Ami du peuple, dont l’autre s’obstinait à barrer la porte, arriva jusqu’aux oreilles de Marat. Il comprit, à ces explications entrecoupées, que la visiteuse était l’étrangère dont il avait reçu deux lettres dans la journée. D’une voix impérative et forte, il ordonna qu’on la laissât pénétrer.

Soit jalousie, soit défiance, Albertine Marat obéit avec répugnance. Elle introduisit la jeune fille dans la petite pièce où se tenait Marat, et laissa, en se retirant, la porte du corridor entrouverte, pour entendre le moindre mot ou le moindre mouvement de son frère.

Cette pièce était faiblement éclairée. Marat était dans son bain. Dans ce repos forcé de son corps, il ne laissait pas reposer son âme. Une planche mal rabotée, posée sur la baignoire, était couverte de papiers, de lettres ouvertes et de feuilles commencées.

Charlotte évita d’arrêter son regard sur lui, de peur de trahir l’horreur de son âme à cet aspect. Debout, les yeux baissés, les mains pendantes auprès de la baignoire, elle attend que Marat l’interroge sur la situation de la Normandie. Elle répond brièvement, en donnant à ses réponses le sens et la couleur propres à flatter les dispositions présumées du journaliste. Il lui demande ensuite les noms des députés réfugiés à Caen. Elle les lui dicte. Il les note, puis, quand il a fini d’écrire ces noms : « C’est bien ! dit-il de l’accent d’un homme sûr de sa vengeance, avant huit jours ils iront tous à la guillotine ! »

À ces mots, comme si l’âme de Charlotte eût attendu un dernier forfait pour se résoudre à frapper le coup, elle tire de son sein le couteau et le plonge, avec une force surnaturelle, jusqu’au manche dans le cœur de Marat. Charlotte retire du même mouvement le couteau ensanglanté du corps de la victime et le laisse glisser à ses pieds. – « À moi ! ma chère amie ! à moi ! », s’écrie Marat, et il expire sous le coup. »

 

L’assassinat de Marat, par Jean-Joseph Weerts, vers 1880.

Charlotte Corday est ensuite maîtrisée par Simone Évrard, la compagne de Marat, et ses gens de maison. Protégée contre la foule, elle est conduite non loin, à la prison de l’Abbaye où elle subit une fouille en règle. Outre quelques objets personnels, on trouve sur elle une feuille de papier pliée en huit, dans laquelle elle explique les raisons de son geste :

« Adresse aux Français amis des lois et de la paix.

« Jusqu’à quand, ô malheureux Français, vous plairez-vous dans le trouble et dans les divisions ? Assez et trop longtemps des factieux, des scélérats, ont mis l’intérêt de leur ambition à la place de l’intérêt général ; pourquoi, victimes de leur fureur, vous anéantir vous-mêmes, pour établir le désir de leur tyrannie sur les ruines de la France ?

« Les factions éclatent de toutes parts, la Montagne triomphe par le crime et l’oppression, quelques monstres abreuvés de notre sang conduisent ces détestables complots […] Nous travaillons à notre propre perte avec plus de zèle et d’énergie que l’on n’en mit jamais à conquérir la liberté ! Ô Français, encore un peu de temps, et il ne restera de vous que le souvenir de votre existence !

220px-Carlota_Corday_1889_by_Arturo_Michelena dans FONDATEURS - PATRIMOINE« Déjà les départements indignés marchent sur Paris, déjà le feu de la discorde et de la guerre civile embrase la moitié de ce vaste empire ; il est encore un moyen de l’éteindre, mais ce moyen doit être prompt. Déjà le plus vil des scélérats, Marat, dont le nom seul présente l’image de tous les crimes, en tombant sous le fer vengeur, ébranle la Montagne et fait pâlir Danton, Robespierre, ces autres brigands assis sur ce trône sanglant, environnés de la foudre, que les dieux vengeurs de l’humanité ne suspendent sans doute que pour rendre leur chute plus éclatante, et pour effrayer tous ceux qui seraient tentés d’établir leur fortune sur les ruines des peuples abusés !

« Français ! vous connaissez vos ennemis, levez-vous ! Marchez ! que la Montagne anéantie ne laisse plus des frères, des amis ! J’ignore si le ciel nous réserve un gouvernement républicain, mais il ne peut nous donner un Montagnard pour maître que dans l’excès de ses vengeances […] Ô France ! ton repos dépend de l’exécution des lois ; je n’y porte pas atteinte en tuant Marat : condamné par l’univers, il est hors la loi. Quel tribunal me jugera ? Si je suis coupable, Alcide l’était donc lorsqu’il détruisait les monstres ! [...]

« Ô ma patrie ! Tes infortunes déchirent mon cœur ; je ne puis t’offrir que ma vie ! et je rends grâce au ciel de la liberté que j’ai d’en disposer ; personne ne perdra par ma mort ; je n’imiterai point Pâris le meurtrier de Lepeletier de Saint-Fargeau en me tuant. Je veux que mon dernier soupir soit utile à mes concitoyens, que ma tête portée dans Paris soit un signe de ralliement pour tous les amis des lois ! que la Montagne chancelante voie sa perte écrite avec mon sang ! que je sois leur dernière victime, et que l’univers vengé déclare que j’ai bien mérité de l’humanité ! Au reste, si l’on voyait ma conduite d’un autre œil, je m’en inquiète peu :

Qu’à l’univers surpris cette grande action,

Soit un objet d’horreur ou d’admiration

Mon esprit, peu jaloux de vivre en la mémoire,

Ne considère point le reproche ou la gloire.

Toujours indépendante et toujours citoyen,

Mon devoir me suffit, tout le reste n’est rien,

Allez, ne songez plus qu’à sortir d’esclavage !…

« Mes parents et mes amis ne doivent point être inquiétés, personne ne savait mes projets. Je joins mon extrait de baptême à cette adresse, pour montrer ce que peut être la plus faible main conduite par un entier dévouement. Si je ne réussis pas dans mon entreprise, Français ! Je vous ai montré le chemin, vous connaissez vos ennemis; levez-vous ! Marchez ! Frappez ! » »

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