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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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QUAND LA CHASSE DEVIENT UN PRIVILEGE

Posté par francesca7 le 6 mai 2015

 

chasse---courreHéritage des chasseurs-cueilleurs, ce loisir, qui apporte un complément alimentaire, est le reflet de réalités juridiques et culturelles mobilisant les passions et les images nées d’une lente sédimentation.

Le droit romain lie la chasse à la propriété foncière. Le christianisme en fait l’expression de l’empire sur les animaux donné à Adam. Le Moyen Âge carolingien invente la garenne, réserve parfois établie par le souverain sur les terres d’autrui. Cette soustraction au droit commun redouble le statut de la forêt dans l’imaginaire, monde de réminiscences païennes, de l’écart et de la sauvagerie, et le chasseur est pensé comme un être ambivalent, aux limites de la civilisation. Chaque région a sa légende de chasseurs maudits hantant les forêts. Saints chasseurs, saint Eustache, puis saint Hubert protègent de la rage, cet « ensauvagement ». Au XIIe siècle, l’apparition de traités spécialisés souligne la volonté d’ancrer la chasse dans la civilisation : retenons le traité de fauconnerie de l’empereur Frédéric II, le Livre du Roi Modus et de la Reine Ratio (XIVe siècle), empreint d’allégories morales, et surtout le Livre de la chasse de Gaston Phébus, comte de Foix, rédigé à partir de 1397 ; prestigieux, leurs manuscrits s’ornent de riches enluminures. Les scènes de chasse envahissent la littérature et, dans les romans arthuriens, la « chasse au blanc cerf » prend valeur d’épreuve initiatique. Importée d’Orient, la fauconnerie, pratiquée par les femmes comme par les hommes, symbolise l’univers courtois. Cependant, la chasse noble, où le guerrier s’éprouve et s’éduque, n’est pas encore coupée des chasses populaires : les traités évoquent les pièges et la chasse à l’arc aussi bien que la vénerie. Cette situation renvoie à la tolérance dont jouissent les chasseurs roturiers.

Quand la chasse devient un privilège.

• En 1396, l’ordonnance de Charles VI marque une rupture en séparant les loisirs des travailleurs de ceux des guerriers. Chasser devient le privilège personnel des nobles ou bien le droit d’un seigneur, détenteur d’un fief ou d’une haute justice. Cette évolution se dessine dans l’Europe entière. Toutefois, les bourgeois des villes peuvent chasser en banlieue et le droit de chasse roturier est théoriquement conservé en Béarn, dans certaines vallées pyrénéennes et alpines, ainsi qu’en Languedoc. Autour de Paris et des résidences royales règne le système détesté des capitaineries (créé pour Fontainebleau, en 1534) qui interdit toute chasse aux particuliers, même nobles, et réglemente étroitement les travaux agricoles. La culture de la chasse prend un tour nettement aristocratique dans les traités qui se multiplient entre 1560 et 1660, temps de troubles et d’interrogation sur l’identité nobiliaire et la fonction royale. Consacrés aux genres nobles, chasse à courre et dressage des rapaces, ces traités, tels ceux de Jacques du Fouilloux (la Vénerie, 1561) et de Charles d’Arcussia (la Fauconnerie , 1598), mettent l’accent sur la maîtrise de soi et la soumission à l’ordre légitime. Le chasseur doit résister à son goût pour le sang et la violence ; il magnifie ses pulsions dans un rituel raffiné qui accentue la distance entre lui et l’animal. Justifié depuis Xénophon comme une école de la guerre, le monopole sur la chasse est désormais bien plus encore un art de dominer la nature qui légitime la prééminence sociale.

Accompagner le roi : une faveur recherchée.

•  À la cour, la chasse atteint sa plus haute signification : le souverain est le chasseur par excellence, qui seul tient l’équilibre entre sauvagerie et culture. Trois à quatre fois par semaine, le roi chasse, prouvant sa nature surhumaine par des hécatombes de cerfs ou d’oiseaux. Il est servi par de nombreux officiers, environ 380 sous Louis XIV. La charge de grand veneur est la plus prestigieuse, détenue auXVIIIe siècle par le comte de Toulouse, puis par son fils, le duc de Penthièvre. Pour tout noble, la présentation au roi se fait à la chasse et Chateaubriand en laisse le récit ému dans sesMémoires d’outre-tombe. Pour la chasse, la nature est remodelée (au XVIIIe siècle, 1 600 kilomètres de chemins tracés en forêt de Compiègne), les résidences de loisir se multiplient tels Chambord, Fontainebleau et même, à l’origine, Versailles. L’art prend prétexte des plaisirs cynégétiques pour imaginer un univers fabuleux - sous le règne d’Henri II, thème de Diane qui joue sur l’allusion à Diane de Poitiers - ou affiner l’observation animalière – les peintres Desportes et Oudry.

 

Du braconnage à la démocratisation.

• Sandrart_-_November Le braconnage, que le XVIIIe siècle dénonce comme omniprésent, constitue l’envers de ce monde fastueux. Dans des campagnes en pleine croissance démographique, le paysan proteste contre la multiplication du gibier, surtout des lapins qui ravagent les cultures. C’est un thème central des cahiers de doléances de 1789, au moins dans les régions céréalières du Bassin parisien. À sa manière, le braconnier, issu de toutes les strates du monde roturier, réclame la liberté du loisir. Les sanctions (lourdes amendes de l’ordonnance de 1669, qui supprime la peine de mort prévue par François Ier pour les multirécidivistes) sont jugées disproportionnées, et l’opinion, l’Encyclopédie en témoigne, est de plus en plus critique. Le droit de chasse est pris entre raidissement féodal et tolérance éclairée. La nuit du 4 août 1789 emporte ce privilège avec les autres, et un nouveau régime de la chasse naît, fondé sur la propriété. Le braconnier devient une figure de la résistance des « petits » contre les « gros » et l’État, romanesque comme dans le Raboliot de Genevoix (1925), mais aussi criminelle, quand le braconnage entraîne la mort d’un garde. Symbole des conquêtes de la Révolution et premier loisir de la société rurale, la chasse à tir, monde d’hommes et de citoyens, ne décline qu’à partir des années soixante-dix, en conséquence de l’exode rural. Mais de nombreux citadins gardent, en la pratiquant, un lien avec leurs origines et, dans certaines régions (Picardie, Sud-Ouest), elle apparaît comme une puissante composante de l’identité locale face à toutes les normalisations. Lors des élections européennes de 1989, le mouvement « Chasse, pêche, nature et traditions » présente une liste pour la défense de la chasse et obtient près de 5 % des voix.

 

Les activités de chasse et de cueillette ont laissé des traces archéologiques diverses, soit par leurs produits, soit par leurs outils. La chasse offre, avec les ossements des animaux tués et consommés et les outils de pierre, des vestiges visibles ; en revanche, la pêche ou, plus encore, la cueillette sont moins observables, sauf lorsque les végétaux ont été carbonisés. D’autres activités telles que la collecte du miel ne fournissent aucun témoignage direct. L’analyse chimique des os humains peut néanmoins livrer quelques renseignements sur le mode d’alimentation. Une question reste ouverte : les tout premiers hommes, qui ne maîtrisaient pas encore la chasse, ne furent-ils pas simplement des « charognards » ? Toutefois, à l’évidence, avec leur développement psychomoteur et les progrès de l’outillage, la chasse s’est imposée. Au paléolithique supérieur, les populations vivent essentiellement de la chasse aux grands troupeaux d’herbivores (rennes, mais aussi chevaux, bovidés, voire mammouths), tandis que les harpons en os témoignent des activités de pêche. L’arc est inventé à cette époque. Lorsque le climat se réchauffe, vers 10 000 ans avant notre ère, le même mode de vie se perpétue dans un environnement tempéré, avec une faune comparable à celle d’aujourd’hui (cerfs, chevreuils, aurochs, sangliers, etc.). Avec l’apparition des agriculteurs sédentaires néolithiques de tradition proche-orientale, la chasse passe à l’arrière-plan, mais elle interviendra encore fréquemment pour un quart des ressources carnées. La pêche est également attestée par des hameçons et des poids de filets. C’est seulement avec le développement de l’économie urbaine, qui fait fortement régresser l’espace sauvage, que la chasse est définitivement marginalisée ou, du moins, réservée à l’aristocratie. En revanche, la pêche et, plus discrètement, la cueillette constitueront, jusqu’à nos jours, des ressources d’appoint.

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