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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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LA NAISSANCE DE LA BRETAGNE

Posté par francesca7 le 16 avril 2015

 

Région qui occupe la péninsule armoricaine, dans l’ouest de la France. Son territoire historique, tel que défini en 851 (traité d’Angers entre Charles le Chauve et Érispoë), correspond aux départements actuels de Loire-Atlantique, d’Ille-et-Vilaine, des Côtes-d’Armor, du Morbihan et du Finistère.

Un bref moment royaume, puis duché, ce territoire devient en 1532 (édit d’Union) une province du royaume de France. Lors du découpage régional intervenu en 1941, la Bretagne est amputée de la Loire-Atlantique. La capitale de Région est Rennes.

• La première désignation de l’Armorique, sous le nom de Britannia, date de la fin du VIe siècle. Elle consacre une migration déjà ancienne de Bretons venus du pays de Galles et du sud-ouest de l’Angleterre, soldats de l’armée romaine, paysans aussi. Leur intégration est facilitée par la lenteur de la migration - qui, toutefois, s’accélère au début duVe siècle - et par la proximité de langue : une synthèse s’opère entre le dialecte des insulaires et le gaulois que parlent encore la majorité des Armoricains.

 bretagne

Cette immigration laisse des traces dans la toponymie : les tré (Trébeurden) et, surtout les plou(Plougastel), lan (Landévennec) et gui (Guimiliau), qui renvoient à une structure religieuse. En effet, déjà évangélisés, les Bretons s’organisent directement en paroisses, à la différence de la pratique continentale habituelle où l’évêque citadin est à la tête d’une structure très hiérarchisée : le très fort sentiment d’appartenance à la paroisse trouve là son origine. Cette implantation, jamais exclusive, est cependant très marquée à l’ouest d’une ligne qui court du Mont-Saint-Michel à Savenay, entre Saint-Nazaire et Nantes.

 

Les contacts avec les Francs, puis les Carolingiens, fluctuent au gré des rapports de force. Malgré les succès de Pépin le Bref, qui peut imposer une Marche de Bretagne, qui est confiée à Roland (la victime de Roncevaux, en 778…), malgré des concessions comme la reconnaissance de Nominoë en tant que représentant de l’empereur, les Carolingiens ne parviennent pas à s’imposer durablement. En 851, ils doivent reconnaître Érispoë, fils de Nominoë, comme roi de Bretagne. L’apogée territorial est atteint sous le roi Salomon, quand les Carolingiens lui cèdent une partie du Maine (868), puis le Cotentin. C’est aussi l’époque où les abbayes bretonnes connaissent leur plus grand rayonnement culturel, dont nous sont parvenus de magnifiques manuscrits, évangéliaires et vies de saints réalisés à Landévennec, ou bien encore le cartulaire de l’abbaye de Redon, l’un des plus remarquables documents sur la société et l’économie de l’Europe carolingienne. Les dissensions internes à la Bretagne et, surtout, la très forte pression des Normands mettent un terme à cet essor : les frontières orientales sont établies définitivement au début du Xe siècle à leur emplacement actuel, et c’est seulement en 939 qu’Alain Barbetorte parvient à chasser les Normands.

Le duché de Bretagne.

• Contestés par l’aristocratie, soumis aux pressions de leurs puissants voisins anglo-normands et français, les nouveaux ducs peinent à faire reconnaître leur autorité : en 1234, Pierre Mauclerc se soumet au roi de France, mais c’est seulement en 1297 que Philippe le Bel reconnaît le titre ducal. Les abus des féodaux et l’ambition des clercs - qui explique la popularité du « bon » prêtre trégorois Yves Hélori (saint Yves) - ne doivent pas masquer un essentiel affermissement de l’autorité du duc. Les neuf évêchés installés au Xe siècle constituent désormais un découpage territorial stable jusqu’à la Révolution, et identifient des « pays » comme le Trégor ou le Léon. La pratique du breton, à l’ouest d’une ligne menant de Saint-Brieuc à Saint-Nazaire, se stabilise presque définitivement et identifie la basse Bretagne. L’essor démographique se traduit par de nouvelles implantations humaines, que désignent par exemple les noms en ker, ou leur équivalent en haute Bretagne (la Ville-). Parallèlement, commence à se développer le commerce du vin, importé, ou l’exportation du sel des marais salants de Guérande et de Bourgneuf. Au début du XIVe siècle est mise en forme la Très Ancienne Coutume de Bretagne, recueil des règles fixées par le droit coutumier.

 

L’absence d’héritier direct à la mort de Jean III, en 1341, dans le contexte du grand affrontement franco-anglais naissant, entraîne cependant la Bretagne dans une guerre de succession entre, d’une part, Charles de Blois - soutenu par son oncle, le roi de France, et le clan de sa femme, les Penthièvre - et, d’autre part, Jean de Montfort, soutenu par l’Angleterre. La captivité de Charles de Blois en Angleterre pendant neuf ans, le célèbre combat des Trente entre Anglais et Bretons partisans de Blois, les premiers exploits de du Guesclin, marquent très durablement les mémoires, chansons et exploits légendaires à l’appui. Mais le duché sort très affaibli de vingt-trois ans de luttes. Avec la mort de Charles de Blois à la bataille d’Auray, en 1364, s’achève une guerre dont les soubresauts se font sentir jusqu’à la fin du siècle.

Le règne de Jean V (1399/1442) apporte un retour à la paix, d’autant plus apprécié que sévit alors la guerre de Cent Ans, qui s’étend parfois, il est vrai, jusqu’à Nantes ou Rennes. La Bretagne continue à se dépeupler, mais elle souffre infiniment moins que le reste du royaume. En outre, Jean V mène une politique d’indépendance, grâce à la création d’institutions étatiques solides, à un mécénat munificent (Notre-Dame du Folgoët, par exemple) et à une neutralité diplomatique qui permet de nouer des relations avec la plupart des souverains d’Europe occidentale. La création de l’université de Nantes, en 1460, renforce encore ce qui n’est pourtant que rêve d’indépendance.

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La disparition du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, en 1477, fait en effet basculer définitivement le rapport de forces en faveur du roi de France. Le coût de la politique d’indépendance, la résistance d’aristocrates qui ont déjà des intérêts auprès du puissant souverain, la faiblesse du duc François II, font le reste. En 1485, le trésorier du duché, Pierre Landais, symbole de la volonté d’indépendance, est abandonné à son sort par le duc : les injures dont le couvrent les Nantais, et sa pendaison au terme d’un procès inique, marquent tout autant la fin du duché que les défaites militaires subies devant les troupes royales en 1488 (Saint-Aubin-du-Cormier) et en 1491. Anne, héritière du duché, doit épouser le roi Charles VIII, puis Louis XII, et sa fille Claude se marie avec François Ier. En 1532, la Bretagne est définitivement réunie à la France. Le titre ducal disparaît en 1547, lorsque le dauphin Henri, duc de Bretagne, accède au trône de France.

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CONNIVENCE AU COMTE DE BLOIS

Posté par francesca7 le 16 avril 2015

 

Comté d’origine carolingienne, cœur de l’une des plus grandes principautés féodales de la France du Nord aux XIe et XIIe siècles, finalement intégré au domaine royal en 1498, à la suite de l’accession au trône de France du dernier comte, Louis d’Orléans, sous le nom de Louis XII.

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Le comté, qui appartenait depuis le IXe siècle aux ducs des Francs, est confié au Xe siècle à l’un de leurs vassaux, Thibaud le Tricheur (mort en 978), vicomte de Tours. Ce dernier est l’artisan de sa transformation en principauté féodale : il s’émancipe de la tutelle des ducs, s’allie aux familles de Vermandois et de Bretagne, et ajoute à ses possessions Châteaudun, Provins et le comté de Chartres. Son œuvre est poursuivie par son petit-fils, le comte Eudes II de Blois (mort en 1037). En acquérant les comtés de Troyes et de Meaux en 1022, il unit le comté de Blois à la Champagne, et fait ainsi de sa maison l’une des plus puissantes du royaume : il bat monnaie à son nom, tient sa propre cour, érige l’abbaye de Marmoutier en nécropole comtale, et n’hésite pas à attaquer à plusieurs reprises le roi capétien Robert le Pieux. À la fin du XIe siècle, le mariage du comte Étienne Henri (mort en 1102) avec Adèle, fille de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d’Angleterre, renforce la puissance des comtes de Blois ; et la mort de l’héritier direct de Guillaume le Conquérant, en 1135, permet à un cadet de la famille de Blois, Étienne, de monter sur le trône d’Angleterre et d’y régner jusqu’en 1154. La première moitié du XIIe siècle marque ainsi l’apogée du comté et de la maison de Blois.

 

Mais, au cours de ce même XIIe siècle, la famille comtale fait progressivement de la Champagne, où apparaissent les premières foires, le cœur de sa principauté. Le mouvement est accentué en 1152 par le partage du patrimoine familial : l’aîné conserve la Champagne, tandis que les cadets héritent des comtés de Blois et de Chartres. La mort du comte Thibaud VI, en 1218, met un terme à la domination de la maison de Blois sur le comté de Blois, lequel entre alors dans une plus grande dépendance à l’égard du pouvoir royal. Aux XIIIe et XIVe siècles, le comté est une possession de la maison de Châtillon, famille plusieurs fois alliée par le sang aux Capétiens. Enfin, en 1397, il est acquis par Louis d’Orléans, frère du roi Charles VI et régent du royaume, dont le fils Charles tient une cour brillante au château de Blois, après sa longue captivité en Angleterre. Dès son accession au trône de France, Louis XII, fils de Charles d’Orléans, entreprend la rénovation complète du château, qui devient, durant un siècle, l’une des principales résidences royales.

Résidence de comtes d’abord nommés par l’empereur puis héréditaires, le château de Blois est le siège du pouvoir des puissants comtes de la maison de Blois-Champagne du Xe au XIIIe siècle, avant de passer par succession aux seigneurs de Châtillon-sur-Seine.

Le château royal de Blois, situé dans le département de Loir-et-Cher, fait partie des châteaux de la Loire. Il fut la résidence favorite des rois de France à la Renaissance.

Situé au cœur de la ville de Blois, sur la rive droite de la Loire, le château royal de Blois réunit autour d’une même cour un panorama de l’architecture française du Moyen Âge à l’époque classique qui en fait un édifice clef pour la compréhension de l’évolution de l’architecture au fil des siècles. Les appartements royaux restaurés sont meublés et ornés de décors polychromes du xixe siècle, créés par Félix Duban dans la lignée des restaurateurs contemporains de Viollet-le-Duc.

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Et la forêt de Blois : En 1291, Philippe Le bel crée l’administration des Eaux et Forêts, première structure de gestion du patrimoine forestier et ancêtre de l’Office Nationale des Forêts qui lui succède en 1966.

L’ONF gère aujourd’hui plus de 12 millions d’hectares de forêts et d’espaces naturels dont 4,4 millions d’hectares de forêts tempérées en métropole parmi lesquels on compte 1,75 millions d’hectares de forêts domaniales et 2,7 millions d’hectares de forêts de collectivités locales

La forêt domaniale représente un peu plus de 10% du total de la forêt française constituée pour l’essentiel de forêts et de bois privés (75%) . 

Avec une superficie de 35000 hectares, la forêt d’Orléans constitue la plus vaste forêt domaniale de France.

Actuellement, la gestion de la forêt de Blois par l’ONF s’appuie du le plan d’aménagement forestier 1978-2008 ayant pour objectif la production de bois d’oeuvre de chêne de haute qualité. Dans ce but, des coupes de regénération permettront la création de 360ha de jeunes semis en remplacement des arbres âgés de plus de 2 siècles qui sont progressivement abattus et commercialisés auprès des exploitants forestiers.

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METTRE SUR LA SELLETTE

Posté par francesca7 le 14 avril 2015

EXPRESSION FRANCAISE : 

images (1)Avant que la selle ne soit réservée au cheval et à la bicyclette le mot désignait toutes sortes de sièges, depuis « un petit siège de bois à trois ou quatre pieds sans dossier » autrement dit un tabouret – d’où la vieille expression familières à Mme de Sévigné et à La Fontaine : « être le cul entre deux selles » – jusqu’à la chaise percée, ou selle nécessaire, commune depuis le Moyen Age, ancêtre châtelain et confortable de nos WC comme en témoigne cette facture du XIVè siècle : « A maistre Girart d’Orléans, peintre du roy, pour six selles nécessaires, feutrées et couvertes de cuir ».

Ce siège-là nous a valu l’euphémisme aller à la elle, que nous ont gentiment conservé les médecins au travers des siècles. D’où bien sûr les selles elles-mêmes, ou autrement « fèces » qi n’ont pas toujours eu la connotation médicale actuelle, témoin ce gros cochon de Saint Simon : « Je suis monté dans la chambre où vous avez couché, et j’y ai poussé une grosse selle tout au beau milieu sur le plancher ».

La sellette est donc naturellement une petite selle, mais dans un sens premier, celui de tabouret. Il s’agit en effet du petit siège bas d’un tribunal sur lequel on faisait asseoir l’accusé, généralement enchaîné, dans une position d’infériorité pour être livré à la curiosité de ses juges. « On le dit particulièrement d’un petit siège de bois – précise Furetière – sur lequel on fait asseoir les criminels en prêtant leur dernier interrogatoire devant les Juges : ce qui tant leur dernier interrogatoire devant les Juges : ce qui ne se fait que quand il y a contre eux des conclusions des Procureurs du Roi à peine afflictive ; car hors de cela ils répondent debout derrière le Barreau. L’interrogatoire sur la sellette est la pièce la plus essentielle de l’instruction d’un procès criminel.

« On dit aussi figurément de celui à qui on a fait plusieurs questions en quelque compagnie qui l’ont fatigué, qu’on l’a tenu long temps sur la sellette ».

L’usage qui durait depuis le XIIIè siècle fut aboli par la révolution de 1789, au profit du box et de la célèbre formule tout à fait inverse : « Accusé levez vous ».

 

Extrait de La Puce à l’Oreille de Claude Dunetton 

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PORTER LE CHAPEAU

Posté par francesca7 le 14 avril 2015

 EXPRESSION FRANCAISE :  

chapeau-de-feutre-isol-sur-blanc-utilis-en-continu-depuis-les-anDans le passé lointain et récent, la coiffure a toujours joué un rôle éminent, servant mieux que l’habit à distinguer les individus dans la sacro-sainte hiérarchie sociale. Le chapeau de l’homme riche et du noble s’est longtemps opposé au bonnet du manant, comme à une époque récente la casquette de l’ouvrier au chapeau melon du notable.

Le couvre-chef c’est l’emblème. De nos jours encore le symbole d’un état ou d’une profession se porte souvent sur la tête. Sans parler du bicorne ou de la cornette, la mitre désigne toujours un évêque, la toque blanche un maître queue, le képi à feuilles de chêne n’a d’autres fonctions que de représenter  en général, ceux des facteurs, des gendarmes et des contrôleurs ont encore une valeur active de repères et de passeports.

L’écrivain Françoise d’Eaubonne, parlant d’un détenu, écrivait en 1976 dans Libération : « On lui avait fait porter le chapeau dans une histoire de meurtre, bien que ses accusateurs et coïnculpés se fussent rétractés ».

Le mot « chapeau » désignait au Moyen Age aussi bien la coiffure à rebords qu’une couronne de fleurs. « Chapeau de sauge veux porter », se lamente un poète du XIVè siècle, en signe de tristesse amoureuse, par déconfort, à cause de l’infidélité de sa mie…

Or l’aimable habitude, dans certains jeux, de faire porter le chapeau (de fleurs) à celui que l’on voulait distinguer semble s’être conjuguée avec celle, moins drôle de l’Inquisition qui envoyait les gens au bûcher coiffés d’une sorte de chapeau conique d’hérétique qui les destinait à l’enfer. « On dit proverbialement d’une personne à qui il est arrivé quelque sujet de honte, ou de qui on a fait quelque médisance. Voilà un beau chapeau que vous lui mettez sur la tête » dit Furetière.

Ce triste couronnement faisait souvent payer pour d’autres, délateurs zélés, qui passaient ainsi à côté des flammes. De là le sens de bouc émissaire. Le capuchon ne fait pas toujours le moine.

Extrait de La Puce à l’Oreille de Claude Dunetton

 

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La seconde révolution industrielle

Posté par francesca7 le 14 avril 2015

 

1c3a8re-rev« En revenant de l’Expo ».

Avec ses 48 millions de visiteurs, son palais de l’Électricité et de l’Automobile, avec la première ligne du Métropolitain et le Cinéorama, l’Exposition universelle de Paris, inaugurée le 14 avril 1900 par le président Loubet, apparaît comme l’événement fondateur de la Belle Époque : un pays - la France et son empire -, un régime - la République  -, contemplent et célèbrent leur propre gloire, manifestent leur rayonnement dans le monde et attestent un dynamisme économique retrouvé après la « grande dépression » (1870-1895).

Aussi, à côté de l’image emblématique du rentier thésaurisant ses francs or, s’affirme celle d’un capitalisme d’entrepreneurs audacieux. La reprise de l’investissement génère des taux de croissance inégalés, en particulier dans les secteurs industriels novateurs. Elle provoque également la recomposition de l’ensemble de l’appareil de production, même si plus de la moitié des salariés travaillent encore dans des entreprises de moins de cinq employés.

Certes, il reste encore de beaux jours aux bricoleurs de génie avant qu’ils ne soient relégués à la gloire improbable du concours Lépine (créé en 1901). Le tissu morcelé de l’industrie en petits ateliers favorise d’ailleurs la mise au point et la fabrication de ces produits de luxe que sont l’automobile et l’aéroplane. Mais, désormais, accompagnant l’idéologie scientiste, les mutations techniques sont soumises à une évaluation scientifique qui permet la promotion de la figure de l’ingénieur.

L’effervescence technologique.

• En moins de trente ans, la France passe de l’âge du fer, du charbon et de la vapeur à celui de l’acier, du pétrole et de l’électricité. Si la machine à vapeur est le symbole de la première révolution industrielle, le moteur à combustion interne (Daimler, 1889 ; Diesel, 1893) et la dynamo sont ceux de la seconde. Car la prospérité retrouvée est liée à de spectaculaires innovations technologiques qui feront dire à Péguy, en 1913, que « le monde a moins changé depuis Jésus-Christ qu’il n’a changé depuis trente ans » (l’Argent). De ce point de vue, la Belle Époque est pionnière : premier moteur à explosion, première automobile, premier film, premier aéroplane, premier essai de TSF, premier réseau électrique… De sorte que des commodités largement répandues après guerre sont, en 1900, des prodiges qui émerveillent les Français. Mais ce sont des prodiges auxquels ils n’ont pas tous accès ; l’éclairage domestique est encore largement tributaire de la bougie, du pétrole et, au mieux, du gaz. L’Exposition universelle de 1900 voit sans doute l’illumination par l’électricité de la tour Eiffel, et Paris devient la Ville Lumière ; c’est toutefois plus une prouesse technique que la preuve des bienfaits dispensés à tous par la « fée électricité ».

La France « d’avant l’orage »

• Électrique, l’atmosphère politique et sociale de la Belle Époque l’est également. Politiquement close en 1899, l’affaire Dreyfus l’est juridiquement en 1906, mais elle a provoqué une profonde redistribution, voire une fixation durable des comportements idéologiques et des doctrines au tournant du siècle : deux France se trouvent clairement face à face, et pour longtemps. À droite, l’affaire marque l’acte de naissance d’un parti nationaliste, autour des ligues et de l’Action française (créée en 1899), fort d’une doctrine - élaborée conjointement par Maurras et Barrès - qui mêle exécration de la démocratie et antisémitisme, enracinement dans « le culte de la terre et des morts » et exaltation des ardeurs bellicistes. À gauche, des regroupements s’opèrent également, concrétisés par la création de deux grands partis : le Parti républicain radical et radical-socialiste (1901) et la SFIO (1905). Dénonçant l’« alliance du sabre et du goupillon », le Bloc des gauches vote les lois sur les associations (1901) et sur la séparation des Églises et de l’État (1905). Lutte contre le « parti noir » à gauche, antisémitisme à droite : l’exacerbation des passions militantes trouvera bientôt un exutoire dans l’exaltation belliciste.

Vers une culture de masse.

téléchargement• À côté des couches sociales traditionnelles - bourgeois, ouvriers, paysans -, dont les conditions de vie demeurent peu ou prou semblables à ce qu’elles furent dans les décennies antérieures, des couches nouvelles se consolident : cadres d’entreprise, fonctionnaires de l’instruction publique et des PTT (les deux seules administrations ouvertes aux femmes…), commerçants de détail. Ils constituent peu à peu l’ossature d’une société urbaine qui impose ses styles de vie. Si les valeurs de la bourgeoisie, liées au travail, à l’épargne et à la famille - le thème nataliste est alors une obsession -, demeurent prégnantes, les dépenses ostentatoires se font plus nombreuses, en particulier celles liées au développement des loisirs.

Du caf’ conc’ où l’on chante - et l’on chante beaucoup - au music-hall où s’exhibent des nudités plus ou moins chastes - Ô Colette ! Ô Polaire ! -, en passant par le théâtre de boulevard, les lieux de spectacle connaissent un développement considérable ; leur succès n’est pas sans lien avec la niaiserie ou la polissonnerie mises en scène et qui accréditeront la part sulfureuse du mythe. Par ailleurs, les moyens de transport dits modernes permettent l’accès à des loisirs nouveaux, mais surtout à des loisirs de masse. Le « train de plaisir » puis l’auto entraînent avec eux un développement certain du tourisme : Michelin publie son premier guide en 1900, l’Office national du tourisme est créé en 1910. Bien avant les congés payés (1936), les vacances pénètrent jusque dans la petite bourgeoisie. Dans les milieux moins favorisés, l’usage de la bicyclette, qui devient autant un moyen de locomotion populaire qu’un sport, s’accompagne d’une large promotion à la fois commerciale et idéologique, ce dont témoigne le succès immédiat du Tour de France, créé en 1903. Le discours hygiéniste, qui recoupe aussi bien l’idéologie républicaine que celle de l’extrême droite, rencontre les moyens matériels de sa promotion : les thèmes de la santé par le sport, de la chasse aux miasmes, de l’aération, accompagnent l’essor de la pratique sportive -  et, avec elle, d’une presse spécialisée - et constituent un trait culturel original de la Belle Époque.

L’avènement du cinéma et celui de la presse populaire en sont deux autres. Comique avec Max Linder, fantaisiste avec Méliès, mélodramatique avec Zecca, ce « divertissement forain », en se sédentarisant rapidement, devient un phénomène culturel de masse. Sous l’impulsion de Pathé et de Gaumont, c’est bien déjà le cinéma moderne qui commence, tel le Fantômas de Louis Feuillade (1913), à « allonger son ombre immense sur le monde et sur Paris ». Belle, l’époque l’est aussi pour la presse, qui connaît un véritable âge d’or - qu’elle ne retrouvera plus après 1914. On sait le rôle de l’Aurore dans l’affaire Dreyfus : de fait, la presse constitue un vecteur d’opinion plus puissant que jamais. Modestes par leurs titres, le Petit Parisien et le Petit Journal fournissent chacun quotidiennement à plus d’un million de lecteurs des nouvelles rapides, « à l’américaine ». Reporter-détective, le journaliste de la Belle Époque, c’est Rouletabille et c’est Fandor. Mais la véritable originalité réside dans la multiplication des titres spécialisés : instruction primaire oblige, la presse enfantine est la mieux servie, et on assiste à la naissance des journaux imagés - on ne dit pas encore « bande dessinée » - qui proposent les aventures des Pieds Nickelés dans l’Épatant(1908), tandis que les adultes lisent le Vélo ou son concurrent, l’Auto-Vélo, qui est à l’origine du Tour de France.

De l’Art nouveau à l’avant-garde

S’il est un domaine où la Belle Époque coïncide avec le mythe qu’elle a inspiré, c’est incontestablement celui de l’art. Dans les quelques années qui séparent l’Exposition universelle et la guerre se produit un brassage esthétique exceptionnel, qui touche tous les domaines de la création et en redistribue profondément les enjeux. Au tournant du siècle, l’Art nouveau, qui est un phénomène européen, s’impose comme la réponse radicalement nouvelle à l’industrialisation et aux formes traditionnelles en matière d’art décoratif et d’architecture. Les meubles de Majorelle, les verres de Gallé, les bijoux de Lalique, les affiches 2-g-meuble-chemineede Mucha, expriment la revendication de la volupté dans les formes végétales et les féminités serpentines : il s’agit de faire plier la matière, d’exalter une nature stylisée dans les objets manufacturés. Considéré comme l’expression du progrès dans l’art, l’Art nouveau se voit en quelque sorte consacré dès 1900 par la commande passée à Hector Guimard par la très officielle Compagnie du métropolitain.

Mais, au moment où l’Art nouveau s’officialise et où les impressionnistes se voient enfin reconnus, l’art moderne se construit dans l’exaltation du rythme, du mouvement, de la déconstruction des formes et des perspectives. « À la fin tu es las du monde ancien », proclame Apollinaire dans Alcools(1913) : l’irruption du concret, les pulsations et les saccades du monde moderne investissent largement le champ de la création. Au Salon d’automne de 1905, les « fauves » (Matisse, Derain, Vlaminck) radicalisent le message de Gauguin, et les cubistes (Braque, Picasso, Gris) tirent les conséquences des leçons de Cézanne. L’art nègre impressionne Picasso, qui peint les Demoiselles d’Avignon (1907). Debussy trouve la formule musicale pour se libérer du drame wagnérien (Pelléas et Mélisande, 1902) ; les Ballets russes renouvellent l’idée de spectacle total. L’année 1913 représente, de ce point de vue, un moment de grâce : Proust publie Du côté de chez Swann (à compte d’auteur !), Apollinaire Alcools ; Braque expose la Femme à la guitare ; Stravinski crée le Sacre du printemps. Il s’agit là d’une avant-garde dont le ressort, brisé en août 1914, ne sera retendu qu’après la guerre. Mais le XXe siècle est né.

Retour au mythe

Si la capacité de survie d’une époque se mesure aux images qu’elle suscite rétrospectivement dans la mémoire collective, la Belle Époque est, de toutes les périodes courtes - à peine vingt ans -, celle qui provoque aujourd’hui encore une intense nostalgie quand elle n’est pas une référence pour notre propre fin de siècle.

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Cela se passait à la BELLE EPOQUE

Posté par francesca7 le 14 avril 2015

 

belle-epoqueAprès la grande dépression des années 1880, la France connaît l’apogée de sa prospérité, de sa puissance et de son prestige : un âge d’or précédant le carnage.

C’est, du moins, la vision idyllique que se font les esprits après l’hécatombe de la Grande Guerre. L’expression « Belle Époque » s’impose alors, estompant les convulsions, les contradictions et les remises en cause d’une période qui a accouché du XXe siècle.

Naissance d’un mythe

« Qui n’a pas connu la France vers 1780 n’a pas connu le plaisir de vivre », disait Talleyrand à la fin de sa vie. Quelque cent ans plus tard, les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’opinion publique, hantée par les traumatismes de la Grande Guerre et confrontée aux incertitudes du présent, se tourne à son tour vers un passé qu’elle est d’autant plus portée à idéaliser qu’elle le sait disparu à jamais avec l’hécatombe de 1914 et le franc germinal.

L’expression « Belle Époque » n’est due ni à un écrivain ni à un journaliste ; elle apparaît spontanément dès 1919 dans un climat où, « par tous ses noyaux pensants, [l'Europe] a senti qu’elle ne se reconnaissait plus, qu’elle avait cessé de se ressembler » (Paul Valéry, la Crise de l’esprit, 1919). En tant qu’expression, « Belle Époque » en dit donc plus long sur les représentations que se font alors les Français de leur passé immédiat et de leurs peurs présentes - instabilité économique, crise idéologique, incertitude politique… - que de la réalité vécue par les contemporains des années 1895-1914. Elle révèle une conception statique de la société et de ses valeurs, que les récents bouleversements de l’histoire confinent au niveau d’une mémoire recomposée. Pour ceux-là même qui l’ont vécue, la Belle Époque n’apparaît plus alors que comme un instant figé, contenant toutefois en germe les malheurs futurs.

Comme le remarque Paul Morand en 1930 : « Je me promène dans 1900 comme dans le Musée Grévin, égaré parmi des figures de cire. » Des Mémoires, des récits écrits par des témoins, surtout de la haute société, viennent alimenter dès l’après-guerre cette conscience d’une époque - et d’un monde - révolue, en tout cas pour eux : les uns participent à la construction de la légende dorée qui voudrait que la France n’ait été peuplée que de sportmen juchés sur des De Dion-Bouton et de femmes habillées par Worth et Fortuny.

À la recherche du temps perdu de Proust ne serait qu’une évocation minutieuse des rites et fastes de la mondanité ; un temps véritablement perdu où les Guermantes et les Verdurin incarnaient deux constellations inconciliables. D’autres mémorialistes accréditent la légende noire, qui n’est pas incompatible avec l’autre : celle du « stupide XIXe siècle » (Léon Daudet), avec ses pieds sales et sa naïveté hygiéniste, sa foi en la science et sa croyance en l’occultisme, ses revues militaires et ses gauloiseries. En somme, dans l’entre-deux-guerres, une mémoire sélective et euphorisante répand sur la Belle Époque son vernis uniforme, pour mieux conjurer les réalités souvent douloureuses d’une période profondément travaillée par des contradictions toujours à vif.

 

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FAIRE DU TOURISME EN DORDOGNE

Posté par francesca7 le 10 avril 2015

La Roque-Gageac, au bord de la Dordogne.En Dordogne, on trouve des bastides, notamment à Monpazier, Villefranche-du-Périgord, Domme et ses remparts, Eymet et son château, et Saint-Aulaye, unique bastide du Pays Périgord vert.

La vallée de la Vézère et son bassin versant abritent la plus grosse densité de sites préhistoriques tels que l’abri Pataud, La Micoque, les sites de Laugerie-Haute et Laugerie-Basse, les abris du Moustier, de Cap Blanc et le célèbre abri de Cro-Magnon, et de grottes ornées paléolithiques telles que la célèbre grotte de Lascaux à Montignac, les grottes de Combarelles et de Font-de-Gaume aux Eyzies-de-Tayac et celle de Rouffignac.

Les villes fameuses de Sarlat, Bergerac, Nontron et sa mascarade des Soufflaculs, son jardin des arts, son Pôle des Métiers d’Arts, sa coutellerie « Le Périgord », Périgueux et ses ruines gallo-romaines, sa ville médiévale (MH et PSMV).

Le village du Bournat, l’abbaye de Brantôme (xie siècle), le parc archéologique de Beynac.

La Roque-Gageac, tout comme le proche château de Beynac, ont servi de décor durant les vacances d’été de 2009, pour le tournage du film Camping – Au Moyen Âge, La Roque Gageac comptait 1 500 habitants. À l’époque, la Dordogne faisait vivre pêcheurs et gabariers du port. De cette période demeure l’église recouverte de lauzes. Non loin se dresse, flanqué d’une tour ronde, le manoir de la famille Tarde, amie de Galilée. Pendant la guerre de Cent Ans, La Roque Gageac accueillit les évêques de Sarlat. Leur résidence, à l’extrémité du village, a été conservée. Dominant les maisons, les vestiges du château défient encore le temps.

Le 17 janvier 1957, un pan de la falaise s’éboule sur une partie du village, détruisant six maisons et une grange, coupant la route et terminant sa course dans la Dordogne. Trois personnes meurent.

Le 9 janvier 2010, un pan du plafond du fort troglodytique s’effondre entraînant la chute d’une partie du mur de courtine du fort, accroché à la paroi de la falaise depuis le xiie siècle, sur le côté du bâtiment d’accueil du site. Le 3 juin 2010, au début de la saison touristique, à la suite de la menace d’un rocher de 320 tonnes de s’effondrer sur le village et aux conclusions d’experts d’un danger imminent, la route départementale 703, traversant le village et surplombée par la falaise, est fermée pendant cinq semaines, avec évacuation des personnes les plus menacées. Des travaux de protection, notamment avec la pose de filets, sont effectués pour protéger les vies. À la suite de ces travaux, la RD 703 est rouverte le 10 juillet 2010 et les personnes ont pu regagner leur domicile.

La conséquence de ce danger est que le fort troglodytique n’est plus visitable. D’autres chutes de pierre sont en effet à craindre dans les années à venir.

À compter de novembre 2013, la route départementale 703 est fermée dans sa traversée du bourg de La Roque-Gageac pour une période de cinq mois, nécessaire à la création de voies piétonnes sécurisées de chaque côté de la route.

 

Castelnaud-la-Chapelle

e château de Castelnaud, classé monument historique en 1966, domine la vallée de la Dordogne et offre un magnifique panorama sur les sites de Beynac, Marqueyssac et la Roque Gageac.

280px-CastelnaudlachapelleGrottes et gisements préhistoriques du Conte et des Fours.

  • Musée de la Fauconnerie, salle vidéo ;
  • Musée Joséphine Baker (château des Milandes).
  • Musée de la Guerre au Moyen Âge, au château de Castelnaud : armes, machines de guerre ; animations.
  • Écomusée de la noix du Périgord.

 

Limeuil, centre de batellerie

Limeuil était un important centre de la batellerie aux xviiie et xixe siècles. Le village fut une cité florissante au xviiie et à la fin du xixe siècle. Limeuil comptait alors près de 80 artisans. Le confluent invitait en ces temps là, prospérité et richesse. Les restaurants l’Ancre du Salut et le Chai sont le témoignage de cette période. L’Ancre du Salut était le bureau de déclaration et le syndic des bateliers, tandis que le Chai servait de lieu de stockage des marchandises.

Les rivières étaient navigables au printemps et à l’automne (en périodes de crues et de fonte des neiges). Les bateliers disaient alors que la rivière était marchande ou de voyage.

L’ancienneté du village est attestée par de nombreuses traces de l’occupation des magdaléniens qui ont été retrouvées à Limeuil. Ils ont laissé de nombreux objets : des poinçons, des aiguilles, des hameçons, des harpons, des bâtons décorés de figures de renneset de poissons. Un lot de gravures a été découvert, présentant des rennes, des chevaux, des cervidés, quelques bouquetins, des bœufs, des ours… L’une des gravures représente un « renne broutant » (au musée de Saint-Germain-en-Laye, mais une copie est visible au musée national de Préhistoire des Eyzies).

  • Les jardins panoramiques de Limeuil offrent une vue sur le confluent Dordogne-Vézère. Ils se situent à l’emplacement de l’ancien château fort du village, qui se dressait sur un éperon rocheux. Ils présentent un jardin à l’anglaise ponctué de panneaux d’interprétation. En juillet et en août, différents ateliers sont proposés (tissage, vannerie, teinture, feutre, feuillard, land art).
  • Il ne reste que peu de vestiges du château de Limeuil. Seuls se dressent encore la tour carrée, la tour canonnière et le puits. Le château fut racheté en 1902 par le docteur Linarès (médecin du Sultan du Maroc), époque à laquelle furent créés les jardins à l’anglaise. À la mort du docteur, les jardins furent laissés à l’abandon. La commune les a rachetés en 1997 et les à confiés en 2007 à l’association Au Fil du Temps, pour les faire revivre et leur redonner leur cachet d’antan.
  • La chapelle Saint-Martin est une ancienne église romane du Périgord noir qui se distingue des autres par ses fresques et sa pierre de dédicace.

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l’arbre de l’année en Bourgogne

Posté par francesca7 le 10 avril 2015

 

arbr_photo_1_largeHêtre de Boersch en Alsace, if de La Haye en Haute-Normandie, cèdre bleu en Ile-de-France… Et si le plus bel arbre de l’année était dans votre région?

Quel arbre succédera au châtaignier de Corse, élu arbre de l’année en 2014? Pour la 4e année, le magazine Terre sauvage et l’Office national des forêts organisent le concours du plus bel arbre de France. L’objectif de ce concours est de valoriser les arbres remarquables du patrimoine français en permettant à chacun de proposer la candidature d’un arbre qui lui parait extraordinaire, dans sa région.

En plus des caractéristiques naturalistes et esthétiques, le jury prend en compte l’histoire de l’arbre avec les hommes. Au final, 25 arbres ont été sélectionnés et c’est maintenant à vous de voter, jusqu’à la fin août 2015, pour désigner votre arbre préféré.

en Bourgogne

  • Essence : Sophora Japonica pendula
  • Description :

Originaire de chine, on le trouvait souvent planté à côté des temples bouddhistes chinois. Cet arbre est remarquable, car coiffé en été d’une superbe chevelure vert foncé, tombant jusqu’au sol, portée par un tronc noueux et torturé. Remarquable par sa naissance ; en 1789, un jeune officier d’artillerie, Napoléon BONAPARTE, en garnison à Auxonne, se rendait souvent au domicile de M. BORTHON, qui lui demanda de dessiner le plan d’un jardin agrémenté d’un bassin. On peut donc penser que c’est Napoléon lui-même qui planta ce SOPHORA, sans doute le seul arbre en France à avoir eu ce privilège. Remarquable par son histoire ; ce bassin, rehaussé de notre SOPHORA sera l’élément décoratif principal de la faïencerie Armand ROUX, la plus importante manufacture de Côte d’or (200 ouvriers). Fermée en 1912 elle sera vendue à Jacob DELAFON usine d’équipements sanitaires fermée en 1931.L’histoire continue, notre SOPHORA, toujours là, va être le témoin de moments dramatiques et douloureux, l’usine désaffectée accueillera les réfugiés républicains espagnols (plus de 1000) de la guerre civile (1939). Puis ce fut la guerre, l’occupation, la libération, des familles se sont installées, des enfants ont joué à l’ombre de son feuillage. De nos jours, l’espace industriel est occupé par une usine de produits agroalimentaires. Désormais, seul témoin rescapé de cette histoire émouvante et tourmentée, du haut de ses 226 printemps, il compte sur vous pour lui assurer encore longue vie et retrouver son prestige d’antan.

Pour voir les photos et le descriptif des arbres lauréats de l’année 2015, puis voter pour votre favori, rendez-vous sur www.arbredelannee.com

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Un quête dans LA FORET DE COMPIEGNE

Posté par francesca7 le 8 avril 2015

(OISE)

250px-Poteau_du_carrefour_des_DryadesLes lieux au xie siècle occupés par la forêt étaient à l’époque gauloise un vaste marécage, qui sera partiellement cultivé à l’époque romaine comme le montrent les nombreux vestiges de fermes ou d’habitats gallo-romains.

La forêt proprement dite, autrefois appelée forêt de Cuise, s’étendait plus à l’est, probablement proche du village de Cuise. L’actuel bois de Cuise en faisait partie.

C’est là qu’en 561 selon Grégoire de Tours, le roi franc Clotaire Ier « s’en étant allé, comme il était, durant la cinquante et unième année de son règne, dans la forêt de Cuise (la forêt de Compiègne), occupé à la chasse, il fut saisi de la fièvre, et se rendit à Compiègne. Là, cruellement tourmenté de la fièvre, il disait : « Hélas ! Qui pensez-vous que soit ce roi du ciel qui fait mourir ainsi de si puissants rois ? ». Et il rendit l’esprit dans cette tristesse ».

Ce n’est que tardivement au Moyen Âge que les arbres colonisent ou recolonisent les marais, alors délaissés pour composer la forêt actuelle.

De nombreux souverains de France vont aimer y chasser. François Ier est le premier à la faire aménager en traçant 8 routes3. Louis XIV fait tracer le grand octogone et 54 routes, Louis XV et Louis XVI en feront percer d’autres, jusqu’à 200. Napoléon Ier fait amorcer la percée des Beaux-Monts. La forêt présente un relief varié se prêtant bien à la chasse : plateaux entaillés de vallons et de gorges, petites collines appelée les monts, ruisseaux et étangs.

La forêt de Compiègne compte aujourd’hui 1 200 km de routes et 311 carrefours baptisés. La forêt est aménagée depuis le Moyen Âge pour la pratique de la chasse à courre. En 1521, à l’époque de François Ier, on trace quatre axes principaux (8 routes) qui se coupent au carrefour du Puits du Roi. Sous Louis XIV, 54 nouvelles routes sont dessinées ; sous Louis XV 229.

Ces routes de chasse délimitent des triangles. Les routes autour du carrefour du Puits du Roi, lieu privilégié de chasse, forment des octogones.

En 1669, on commence à installer des poteaux indicateurs à chaque carrefour et le long des routes en forêt. Les carrefours principaux reçoivent un poteau indicateur caractéristique dessiné sous Charles X. Le nom du carrefour est à mi-hauteur du poteau, c’est-à-dire à hauteur des yeux d’un cavalier. Une marque rouge indique la direction du château de Compiègne, à l’initiative de Napoléon III, l’impératrice Eugénie s’étant égarée avec sa suite, un soir en forêt.

Promenades en forêt

La forêt compte 11 itinéraires de pistes cyclables aménagés par l’ARC. L’un d’eux relie Compiègne et Pierrefonds sur une piste de 11 3 km. L’avenue des Beaux-Monts traverse la forêt sur 4 kilomètres dans le prolongement du parc du Château de Compiègne. Le bout de l’avenue offre un point de vue sur Compiègne et notamment sur le château.

Les plantes, les arbres, les animaux, les ruisseaux, les mares… sont autant d’éléments constituant l’écosystème forestier. La forêt domaniale de Compiègne est un bel exemple de cette biodiversité que les forestiers entretiennent et gèrent au quotidien afin de la transmettre aux générations futures.  L’Office de Tourisme de l’Agglomération de Compiègne, en association avec des animateurs de l’Office National des Forêts, vous révèlent les mystères de la forêt de Compiègne.

En forêt de Compiègne, les poteaux de carrefour sont aussi très utiles. On en compte 310, tous baptisés de noms empruntés surtout à la toponymie locale, aux animaux, à la mythologie, à la vènerie, aux princes, aux officiers forestiers ; exemple : le carrefour des ruines rappelle le château de Barbe Bleue, le carrefour du dragon le combat du chevalier en armes vermeilles contre le guivre. Ces poteaux, dessinés en 1827 par Jean-Jacques Marie Huvé, architecte de Charles X, furent surmontés d’abord par deux ailes qui ornaient la boule sommitale. Au Second Empire, suite à l’égarement de l’Impératrice Eugénie, Napoléon III y fit placer, sur chacun d’eux, un trait rouge pour indiquer aux promeneurs la direction du palais de Compiègne. Ces traits rouges existent encore.

Ainsi ces poteaux ont le mérite de nous remémorer la vie passée, historique ou légendaire, de ce magnifique massif forestier forgé par les hommes.

On ne peut pas comprendre l’arbre sans l’homme, la forêt sans son histoire.

La répartition actuelle des essences forestières du massif de Compiègne est l’aboutissement de plusieurs années de gestion (coupes et plantations) pour la satisfaction des besoins de la société tout au long de l’histoire.

Le chêne a été largement utilisé pour sa production de glands et la qualité de son bois aux dépends du hêtre moins apprécié. En forêt de Compiègne, Les chênes pédonculés et rouvres couvrent actuellement 31% de la surface boisée contre 40% pour le hêtre. Sans l’intervention de l’homme, le chêne occuperait un espace beaucoup plus réduit compte tenu de la nature des sols.

Les chênaies pédonculées sont installées sur des sols frais (limons, argiles ou tourbes), riches en éléments minéraux, souvent en bas de pente, alors que les chênaies sessiliflores, plus tolérantes s’adaptent aux sols plus pauvres et secs des hauts de pente et aux sols plus asphyxiants l’hiver. La longévité du chêne pédonculé est de l’ordre de 200 ans contre 400 pour les sessiles.

Un quête dans LA FORET DE COMPIEGNE  dans FLORE FRANCAISE 300px-Kellerwald_008Plantation de chênes pédonculés : la régénération naturelle est difficile sous notre climat soumis très souvent aux gelées tardives de printemps qui détruisent les fleurs. Les bonnes glandées n’ont lieu que tous les 5 ou 10 ans. Il faut dnoc introduire artificiellement le chêne par des plantations. Il s’agit ici d’un perchis de chênes pédonculés enrichi de quelques chênes rouvres, issu d’une plantation réalisée en janvier 1976 et dégagée pendant une dizaine d’années. La première coupe d’éclaircie a été marquée à 30 ans (en 2004). Les sujets mal conformés seront extraits afin de privilégier les arbres d’avenir. D’autres coupes d’éclaircies interviendront, espacées de 4, 6, 8 ou 10 ans, au fur et à mesure de la croissance des bois. Le peuplement sera renouvelé vers 180 ans.

Les arbres situés en haut de la pente seront plus vigoureux car ils bénéficient de meilleures conditions stationnelles (sol plus riche en éléments minéraux). Bien que d’origine artificielle, l’ensemble de ces chênaies constituent un biotype privilégié pour certains arbrisseaux menacés en France ou en Europe.

Un grand nombre d’arbres remarquables y sont répertoriés dont un if, l’if de Saint Pierre en Chastres, considéré comme le plus vieil arbre de la forêt avec ses plus de 900 ans et un chêne, le chêne Saint-Jean, le plus majestueux avec ses 2,5 m de diamètre.

C’est à ces arbres remarquables que nous allons nous intéresser. La longévité des arbres leur permet en effet d’être les témoins de l’histoire humaine, ils nous fascinent par la mémoire qu’ils portent en eux. Il est important à ce titre de les respecter et de les protéger. Ces arbres remarquable renferment des espèces très rares et protégées (insectes, mousses) ; c’est pourquoi il y a lieu de les conserver et que toute déclaration concernant leur avenir doit être mesurée.

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Balade au CHATEAU DE COMPIEGNE

Posté par francesca7 le 8 avril 2015

 (Oise)

350px-Compiegne_Chateau_Parkseitele château de Compiègne résidence royale où vinrent entre autre s’établirent Louis XV et Louis XVI. La forêt de Compiègne jouxte le château et fut le terrain de chasse favori de Louis XV. Elle vit également se signer dans la clairière de Rethondes l’armistice du 11 novembre 1918 ainsi que celle moins glorieuse du 22 juin 1940. La ville possède aussi un superbe hôtel de ville du XVIème siècle avec une façade richement sculptée de style gothique et des statues des principales figures de l’histoire de Compiègne dont Louis XII.

La Forêt de Compiègne est une des plus célèbres forêts de France, mais également des plus belles. Composée principalement de chênes, de hêtres et de pins sylvestres, la forêt s’étend sur 14 000 hectares et est particulièrement appréciée des randonneurs et des amateurs de balades en vélo. Elle fut très prisée par les Rois de France, qui venaient y pratiquer la chasse à courre. Dans la forêt de Compiègne, faites un tour du côté du point de vue des Beaux Monts (à 130 mètres d’altitude) qui offre une vue superbe sur le château de Compiègne, loin de 4 kilomètres. Là se trouve également le chêne du point de vue des Beaux Monts, un arbre quatre fois centenaire aux dimensions impressionnantes de 40 mètres de haut. A visiter également le cèdre du Liban (au point de vue du Précipice) ou le cèdre de Marie-Louise (en hommage à l’épouse de Napoléon Bonaparte). Comment y accéder : Pour vous rendre au point de vue des Beaux Monts, il vous suffira de passer par l’avenue Royal et de prendre la D 973 au carrefour Royal jusqu’au carrefour de la Faisanderie puis la D14 et de suivre les panneaux qui vous indiqueront très clairement l’accès au point de vue.

Le château, palais royal mérovingien

Quatre palais se sont succédé à Compiègne. Le plus ancien remonte au début de la dynastie mérovingienne et datait vraisemblablement du règne de Clovis. Il était probablement construit en bois et son emplacement est malaisé à déterminer.

De nombreux actes officiels sont datés de Compiègne, ce qui semble indiquer que les Mérovingiens y passaient du temps. C’est dans ce « palais royal » de Compiègne que meurt Clotaire Ier en 561, au retour d’une chasse à Saint-Jean-aux-Bois.

C’est à Compiègne que Clotaire II fait la paix avec son neveu Thibert II (ou Théodebert) en 604. Dagobert Ier y réunit en 633 le parlement qui décide de la fondation de la basilique de Saint-Denis et c’est au palais qu’était conservé son trésor, partagé en 639 entre ses successeurs.

Sous les Carolingiens, Compiègne est fréquemment le lieu de réunion des « assemblées générales » d’évêques et de seigneurs et, à partir du règne de Pépin le Bref, devient un lieu important sur le plan diplomatique : c’est là qu’en 757, Pépin accueille, au milieu d’une grande assemblée, une ambassade de l’empereur de Constantinople Constantin V Copronyme et qu’il reçoit l’hommage du duc de Bavière, Tassilon III. C’est là aussi que Louis le Pieux réunit plusieurs assemblées dont deux, en 830 et 833, tentent de le pousser à l’abdication.

La reconstruction du château au xviiie siècle

Louis XV arrive pour la première fois à Compiègne le 4 juin 1728. Le jeune roi a choisi de s’établir au château pendant qu’est réuni à Soissons le congrès qui discute de la paix avec l’Espagne. Prenant un grand plaisir à chasser dans la forêt, il va chaque été y passer un à deux mois.

Balade au CHATEAU DE COMPIEGNE dans CHATEAUX DE FRANCE 350px-Picardie_Compi%C3%A8gne3_tango7174L’incommodité du château, ensemble de bâtiments sans unité, sans plan d’ensemble, mal reliés entre eux et trop petits devient manifeste. Après une campagne d’aménagements intérieurs (1733), des travaux d’agrandissement sont réalisés sous la direction de Jacques V Gabriel de 1736 à 1740.

Le château devint rapidement la résidence préférée de Louis XV, qui envisagea un temps d’y déplacer sa résidence permanente.

Entre 1740 et 1751, plusieurs projets de reconstruction totale sont présentés. Tous sont éclipsés par celui qu’Ange-Jacques Gabriel présente en 1751 : immédiatement agréé, il est aussitôt mis à exécution. Malgré les travaux, Louis XV continue de venir souvent à Compiègne, où il aime à chasser. C’est là qu’il choisit d’organiser, le 14 mai 1770, une réception en l’honneur de l’archiduchesse Marie-Antoinette d’Autriche, venue épouser le dauphin, futur Louis XVI, et accueillie en forêt de Compiègne quelques heures auparavant.

Sa mort n’interrompt pas les travaux, qui sont poursuivis à partir de 1776 sous la direction de Louis Le Dreux de La Châtre, élève d’Ange-Jacques Gabriel avant de devenir son collaborateur; il achève la reconstruction du château en respectant scrupuleusement les plans de son maître. L’ensemble – gros œuvre et décors – est achevé en 1788.

Louis XVI vient très peu à Compiègne; il y séjourne une première fois en 1774, peu après son accession au trône, et, conformément à la tradition, s’y arrête en 1775 trois jours en allant à Reims et trois jours en en revenant. Par la suite, il n’y fait que quelques brefs séjours de chasse. L’accélération des travaux, à la suite de décisions prises par le Roi et la Reine en 1782, rendait au demeurant le château difficilement habitable. le couple royal ne vit pas ses appartements terminés.

L’assemblée des notables de 1787 juge les dépenses effectuées à Compiègne excessives. Sous la Révolution, le mobilier est vendu, comme celui des autres résidences royales (mai-septembre 1795).

En 1799, une première section du Prytanée militaire est installée au château, avec d’autres éléments, elle forme l’École des Arts et Métiers, qui occupe le bâtiment jusqu’en 1806.

 

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