CONNIVENCE AU COMTE DE BLOIS
Posté par francesca7 le 16 avril 2015
Comté d’origine carolingienne, cœur de l’une des plus grandes principautés féodales de la France du Nord aux XIe et XIIe siècles, finalement intégré au domaine royal en 1498, à la suite de l’accession au trône de France du dernier comte, Louis d’Orléans, sous le nom de Louis XII.
Le comté, qui appartenait depuis le IXe siècle aux ducs des Francs, est confié au Xe siècle à l’un de leurs vassaux, Thibaud le Tricheur (mort en 978), vicomte de Tours. Ce dernier est l’artisan de sa transformation en principauté féodale : il s’émancipe de la tutelle des ducs, s’allie aux familles de Vermandois et de Bretagne, et ajoute à ses possessions Châteaudun, Provins et le comté de Chartres. Son œuvre est poursuivie par son petit-fils, le comte Eudes II de Blois (mort en 1037). En acquérant les comtés de Troyes et de Meaux en 1022, il unit le comté de Blois à la Champagne, et fait ainsi de sa maison l’une des plus puissantes du royaume : il bat monnaie à son nom, tient sa propre cour, érige l’abbaye de Marmoutier en nécropole comtale, et n’hésite pas à attaquer à plusieurs reprises le roi capétien Robert le Pieux. À la fin du XIe siècle, le mariage du comte Étienne Henri (mort en 1102) avec Adèle, fille de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d’Angleterre, renforce la puissance des comtes de Blois ; et la mort de l’héritier direct de Guillaume le Conquérant, en 1135, permet à un cadet de la famille de Blois, Étienne, de monter sur le trône d’Angleterre et d’y régner jusqu’en 1154. La première moitié du XIIe siècle marque ainsi l’apogée du comté et de la maison de Blois.
Mais, au cours de ce même XIIe siècle, la famille comtale fait progressivement de la Champagne, où apparaissent les premières foires, le cœur de sa principauté. Le mouvement est accentué en 1152 par le partage du patrimoine familial : l’aîné conserve la Champagne, tandis que les cadets héritent des comtés de Blois et de Chartres. La mort du comte Thibaud VI, en 1218, met un terme à la domination de la maison de Blois sur le comté de Blois, lequel entre alors dans une plus grande dépendance à l’égard du pouvoir royal. Aux XIIIe et XIVe siècles, le comté est une possession de la maison de Châtillon, famille plusieurs fois alliée par le sang aux Capétiens. Enfin, en 1397, il est acquis par Louis d’Orléans, frère du roi Charles VI et régent du royaume, dont le fils Charles tient une cour brillante au château de Blois, après sa longue captivité en Angleterre. Dès son accession au trône de France, Louis XII, fils de Charles d’Orléans, entreprend la rénovation complète du château, qui devient, durant un siècle, l’une des principales résidences royales.
Résidence de comtes d’abord nommés par l’empereur puis héréditaires, le château de Blois est le siège du pouvoir des puissants comtes de la maison de Blois-Champagne du Xe au XIIIe siècle, avant de passer par succession aux seigneurs de Châtillon-sur-Seine.
Le château royal de Blois, situé dans le département de Loir-et-Cher, fait partie des châteaux de la Loire. Il fut la résidence favorite des rois de France à la Renaissance.
Situé au cœur de la ville de Blois, sur la rive droite de la Loire, le château royal de Blois réunit autour d’une même cour un panorama de l’architecture française du Moyen Âge à l’époque classique qui en fait un édifice clef pour la compréhension de l’évolution de l’architecture au fil des siècles. Les appartements royaux restaurés sont meublés et ornés de décors polychromes du xixe siècle, créés par Félix Duban dans la lignée des restaurateurs contemporains de Viollet-le-Duc.
Et la forêt de Blois : En 1291, Philippe Le bel crée l’administration des Eaux et Forêts, première structure de gestion du patrimoine forestier et ancêtre de l’Office Nationale des Forêts qui lui succède en 1966.
L’ONF gère aujourd’hui plus de 12 millions d’hectares de forêts et d’espaces naturels dont 4,4 millions d’hectares de forêts tempérées en métropole parmi lesquels on compte 1,75 millions d’hectares de forêts domaniales et 2,7 millions d’hectares de forêts de collectivités locales
La forêt domaniale représente un peu plus de 10% du total de la forêt française constituée pour l’essentiel de forêts et de bois privés (75%) .
Avec une superficie de 35000 hectares, la forêt d’Orléans constitue la plus vaste forêt domaniale de France.
Actuellement, la gestion de la forêt de Blois par l’ONF s’appuie du le plan d’aménagement forestier 1978-2008 ayant pour objectif la production de bois d’oeuvre de chêne de haute qualité. Dans ce but, des coupes de regénération permettront la création de 360ha de jeunes semis en remplacement des arbres âgés de plus de 2 siècles qui sont progressivement abattus et commercialisés auprès des exploitants forestiers.










































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