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… A L’ŒIL

Posté par francesca7 le 5 avril 2015

EXPRESSION FRANCAISE : 

Tout se paye !

Dans le commerce plus qu’ailleurs il est bien rare que l’on obtienne quelque chose à l’œil….

2ba6b019Cette expression familière, on ne peut plus courante, pose un problème d’identification historique assez ardu ; si aujourd’hui elle veut dire uniquement « sans payer », son sens a varié, en particulier au cours du XIXè sicle, où elle voulait dire tantôt « gratis », et tantôt seulement « à crédit ». on peut lire ainsi en 1864 chez Privat d’Anglemont : « C’est que la mère Bricherie n’entend pas raillerie à l’article du crédit ; Plutôt que de faire deux sous d’oeil, elle préférait ; « etc… ; alors qu’Emile Pouget, déplorant l’avarice des organisateurs du Salon des indépendants, écrivait dans Le Père Peinard du 9 avril 1893 : « Ils sont pas forts, turellement, dans cette administrance : ils ont pas seulement eu la jugeote de coller une fois par semaine l’entrée à l’oeil ».

On comprendrait aisément que la notion de crédit ait fourni l’idée de gratuité complète ; il suffit de ne jamais revenir payer la note ; L’ennui est que non seulement les deux sens ont longtemps coexisté, mais celui de « gratuit » paraît le plus ancien. On le rattache traditionnellement à la vieille notion de « bonne grâce », de « belle mine », de gracieuseté accordée à quiconque a des « beaux yeux. Gaston Esnault qui en donne la première attestation en 1827, « se taper un souper à l’oeil » établit l’enchaînement suivant : « De l’œil, de la mine, émane un effluve, ce qu’expriment : faire belle trogne (1527) passer pour beau (1640) ne pas payer, ne payer que de sa personne (XVIIè), plus modernes : pour ses beaux yeux, sur sa belle mine, sans payer ».

Notons que Furetière donnait déjà : « Cela ne se fera pas pour vos beaux yeux, c’est à dire, pour rien et sans payer » ».

En tout cas  » à l’oeil », avait déjà bien établi son sens actuel dès la première moitié du XIXè siècle, comme en témoigne Alfred Delvau en 1867, dans ce texte particulier : « Baiser à l’oeil » ; Ne rien payer pour jouir d’une femme galante, comme font les greluchons ». Il cite une chanson d’étudiants de l’époque :

Quand on est jeune on doit baiser à l’œil

A soixante ans la chose est chère et rare

Aux pauvres vieux l’amour devient avare.

 

Ouvrons une parenthèse. Il se trouve que l’œil a été aussi une des désignations de l’anus, vraisemblablement par assimilation avec l’ »oeil » désignant anciennement la bonde d’un tonneau. On connaît aussi la forme « œil de bronze », qui explique notamment le « couler un bronze », etc. La chose est un peu oubliée mais c’est pourtant ainsi qu’il faut interpréter le parallélisme des expressions telles que « politesse mon oeil » et « politesse mon cul », et rapprocher, si l’on peut dire,  » à la mords-moi l’oeil » et « à la mords-moi le noeud ». Quant à se mettre le doit dans l’œil, il paraît procéder d’une erreur de doigté tout à fait étrangère à l’organe de la vue : PGuiraud affirme que « tous ceux qui se mettre le doit dans l’œil, se trompent lourdement », ignorent sans doute que l’oeil est un des désignatifs populaires de l’anus ».

 

Avec moins de gants A. de Nerciat parlait en 1793 de « ces messieurs qui, tout au moins partagés entre l’œillet et la boutonnière (c’est à dire, une fois pour toute, le cul et le con)…  (note aux Aphrodite). 

Cela dit comment concilier « à l’oeil » sans payement, avec « à l’oeil » du payement différé que La Gazette des tribunaux atteste comme une locution courant en 1863 : « Comme il m’avait dit qu’il avait fait un héritage, je lui ai ouvert l’œil jusqu’à vingt francs » ? Il est pour le moins difficile d’imaginer comment les deux sens de cette locution, à la fois voisins mais contradictoires et générateurs de malentendus, ont pu coexister pendant plus d’un siècle.

A moins que les deux acceptions de à l’œil n’aient pas eu cours exactement dans les mêmes milieux sociaux, avec des fréquences très diverses… Faut-il penser que l’œil « gratis » soit une forme carrément argotique et franchement grossière – comme le laisserait supposer « se taper un souper à l’oeil » et surtout la chanson d’étudiant, avec un quiproquo supplémentaire sue l’œil-cul – donc limitée à une communauté beaucoup plus restreinte, et de faible fréquence, tandis que l’œil « crédit » serait dans le même temps d’un langage, populaire certes, mais plus civil et donc plus répandu ?

imagesC’est ce qui semble ressortie nettement de la pruderie de Littré qui ne donne en 1872 que : « Populairement, à l’œil, à crédit. Il dîne à l’œil dans ce restaurant. (Cette locution signifie proprement sur l’oeil, sur la vue, sur la bonne mine de celui à qui l’on fait crédit) », ajoute-t-il, sans songer que depuis le XVIIè siècle au moins, la « bonne mine » et les « beaux yeux » donnaient la gratuité complète.

Mais alors d’où viendrait cette idée de crédit ? Car si l’on conçoit bien le passage possible de l’œil « crédit » à l’œil « gratuit », il est difficile d’admettre l’inverse ; que la notion relative de crédit ai pu se greffer en route sur la notion absolue de gratuité. Cela en particulier à une époque où l’idée de gratuité, en pleine expansion gagnait du terrain au point de devenir bientôt dominante, puis d’éliminer complètement sa concurrente. En effet à la fin du XIXè siècle Le Père Peinard n’emploie plus que l’oeil « gratis » : « La gradaille s’est conduite comme en pays conquis ; le général de Roincé a fait foutre à la porte de l’Hôtel de France le proprio de l’hôtel par ses ordonnances ; les culottes de peau voulaient boire à l’oeil et le type faisait la soude oreille » (1898). Il semble que la notion « a crédit » était alors en régression suffisante pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, tout au moins pour les lecteurs anarchistes du journal au verbe libéré – sans que l’idée, toutefois, ait complètement disparu ; un an auparavant il écrivait : « On cite un directeur de prison qui s’est fait faire au grand œil, par les prisonniers de chouettes meubles de chambre à coucher ».

Comme si ce « grand oeil » s’opposait pour plus de clarté à un « petit oeil » supposé, celui du crédit, en voie de disparition.

Maurice Rat, reprenant l’idée des échanges de gracieusetés, suggère pour sa part : « le sens figuré d’à l’oeil, « à crédit », pourrait venir du clignement d’yeux que feraient les clients au marchand chez qui ils ont crédit, en sortant de sa boutique ». Outre qu’il suppose que ce sens est le plus ancien, ce qui semble inexact, c’est mal connaître la honte des pauvres obligés d’acheter à crédit le strict nécessaire, leur gêne qui les fait envoyer les enfants à leur place pour ne pas avoir à affront eux-mêmes les récriminations et les palabres d’un boutiquier grincheux au moment d’allonger la maudite « ardoise » que de supposer ces clients-là d’humeur à cligner de l’oeil en signe de guillerette connivence .

J’aborderai ici une autre hypothèse, toute personnelle, invérifiée, peut-être invérifiable tant les témoignages écrits sur la langue populaire sont ténus, surtout quand cette langue ne relève pas du domaine de la criminalité. C’est l’hypothèse de deux origines distinctes.

La notion de crédit est vieille comme le monde. Depuis le Moyen Age jusqu’à une époque récente, la fin du XIXè siècle en gros, il existait une méthode de comptabilité des dettes extrêmement simple ; la taille. La taille « chez les marchands en détail, se dit d’un morceau de bois fendu en deux, dont les parties se rapportent l’un à l’autre, sur lesquelles on marque en même temps la quantité des marchandises livrées, par plusieurs hoches ou entailles qu’on y fait. La souche demeure chez le marchand, et il en délivre l’échantillon au bourgeois » (Furetière). Plus tard la taille consista généralement en un simple bâtonnet sur lequel le boulanger, l’épicier ou le marchand de vin cochaient le montant des achats. Les pauvres prenaient du pain « à la taille » ou « à la coche », indifféremment, e attendant d’être en mesure de payer.

Or, si l’on fait une marque au couteau sur une baguette de bois, l’entaille qui en résulte a la forme d’un petit œil (On appelle aussi « oeil » de naissance d’un bourgeon sur une branche à cause d’un dessin identique). Il est donc  possible – seul un texte pourrait le certifier – que l’on ait appelé parfois, vers le XVIIIè siècle, la coche, l »œil par dérision et ironie pour ce « témoin »  implacable, haï des ourses plates, selon un principe de substitution bien connu qui consiste à introduire une métaphore à la place d’un mot usé, et que l’on ait dit « à l’oeil » pour « à la coche », à crédit.

Ce qui est certaine en tout cas c’est que ces deux façons de dire ont coexisté pendant plusieurs décennies. Bien que cela ne constitue pas une preuve, on voit mal comment, dans une pratique quotidienne où l’on emploie simultanément « à l’oeil » et « à la coche », la verve sarcastique des mal -lotis aurait pu ne pas faire, au moins, le rapprochement… Par ailleurs cette interprétation s’accorde assez bien avec les formes « ouvrir un oeil » – au couteau ? – « ouvrir l’œil jusqu’à vingt francs » etc… qui ont donné par opposition « fermer l’oeil » et même « crever l’oiel » pour cesser le crédit.

Ce que l’on peut constater aussi c’st que c’est dans la période où l’usage de la taille disparaissait que semble s’être dissoute également la notion d’oeil « crédit ». Par suite d’une alphabétisation progressive au XIXè siècle les petits boutiquiers furent peu à peu capables d’écrie les comptes, d’abord sur une ardoise – on trouve dès 1868 : « On prétendait qu’il avait une ardoise au café voisin ». Cette nouvelle façon de faire, et de parler, avoir une ardoise, remplaça l’expression « à l’oeil » au sens de crédit, laquelle à son tour laissait la place à l‘autre « oeil », devenu dominant dans la langue du peuple : la gratuité.

A l’œil, gratuitement, a donc pu se créer comme argotisme à partir des « beaux yeux » et de la « belle trogne », avec l’influence grossière de l’oeil-anus, dans un contexte du genre « Ma dette, je me la mets à l’oeil » ou je m’en bats l’œil – c’es t à dire, très crûment, mais très précisément : « Je m’en tape le cul » … L’autre œil, chassé par l’ardoise, serait venu comme métaphore momentanée dans un langage plus châtié.

Mon explication paraît séduisante. Est-elle vrais ?… C’est une autre paire de manches.

Extrait de La Puce à l’Oreille de Claude Dunetton

 

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EN CONNAITRE UN RAYON

Posté par francesca7 le 5 avril 2015

EXPRESSION 

images (1)Il y a rayon et rayon. Je ne saurais expliquer les choses mieux que ne l’a fait Georges Gougenheim : « Les gâteaux de cire confectionnés par les abeilles et dont les alvéoles contiennent le miel s’appelle des rayons. Ce mot n’a rien de commun avec rayons d’une roue (d’où, par comparaison, les rayons du soleil). Rayon (de roue) est un dérivé de l’ancien français rai, qui vient du latin radius, tandis que rayon (de cire) est dérivé de l’ancien français rée, d’origine germanique » (En effet : « De nouvel miel en fresches rées », dans le Roman de Renart).

Par analogie avec la disposition des rayons dans une ruche, on a appelé rayons les planches disposées dans un placard, une armoire, une bibliothèque, le long es murs d’une chambre etc… également les planches qui,d ans une boutique, portaient les diverses sortes de marchandises que vendait le commerçant.

Quand le commerce a pris plus d’ampleur, et notamment quand se sont créés les grands magasins, chaque catégorie de marchandises ne tenait plus sur une planche, il lui fallait un espace beaucoup plus veste, c’est pourquoi les divisions spécialisées des magasins portent le nom de rayons : « rayons des jouets, rayon de la parfumerie », etc…

Il s’est par conséquent, créé aussi des vendeurs spécialisés, et mêmes des « chefs de rayon ». Ce sont eux d’abord, qui eau sens propre, connaissent leur rayon ; sont capables de se retrouver et de guider le client dans la diversité, la profusion des marchandises dont ils s’occupent ; Mais « connaître son rayon », par le sérieux et la conscience professionnelle que cela exige, entrait en résonnance avec une expression plus ancienne ; en mettre en rayon, laquelle a une origine toute différente.

« En mettre en rayon » prend sa source dans le rayon « rai » au sens de sillon d’un labour. C’est produire un effort louable et soutenu, se dépenser comme celui qui tient la charrue, ou plutôt, par l’intermédiaire d’une métaphore supplémentaire, comme le marcheur infatigable qui avale les kilomètres de bons cœur, à grands enjambées, ce que G.Esnault note pour 1829 sous la forme de labourer la grand-route : voyager à pied. L’ingambe du routier ingambe s’est transportée plus tard par plaisanterie sur le coureur cycliste qui, naturellement, en met lui aussi un rayon.

Toujours est-il qu’il s’est produit un croisement entre les deux locutions, et que « il connaît son rayon » s’est doublé de il en connaît un rayon, ou même un « sacré rayon ». Il est curieux de noter que cette expression venue du lointain des abeilles, a vu le jour par le biais des grands magasins, lesquels sont devenus, par un juste retour des choses, de véritables ruches.

Extrait de La Puce à l’Oreille de Claude Dunetton 

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