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A l’origine du mot espiègle

Posté par francesca7 le 21 février 2015

 

 
 
e_img_162Peu de héros, réels ou imaginaires, ont obtenu une réputation aussi durable que celle dont jouit l’aventurier allemand Till l’Espiègle, ou plutôt Thyl Ulenspiegel, dont le nom signifie littéralement Miroir de Hibou —, si ce n’est Face ou Figure de Hibou. Si son nom est à l’origine du mot espiègle, son histoire, traduite en de nombreuses langues et s’affranchissant des frontières, met en scène une espèce de Jocrisse riant le premier de sa naïveté voulue, adepte de facéties grossières mais jamais immorales.

L’histoire de Till l’Espiègle, composée vraisemblablement en allemand ou en bas-allemand, ne tarda pas à être traduite en flamand, en français, en latin, en anglais, en danois, en polonais ; on n’a jamais cessé de la réimprimer depuis. Les éditions qui en ont été faites en différentes langues sont innombrables. Lappenberg, dans son D. Thomas Murners Ulenspiegel  (1854), dont nous parlerons plus loin, en décrit plus de cent.

L’aventurier allemand a occupé le ciseau et le burin des artistes ; plusieurs fois ses aventures ont été transportées sur la scène ; l’imagerie populaire a reproduit ses moindres faits et gestes ; son nom a passé dans notre langue et a formé les mots espiègle — employé par Ronsard — et espièglerie ; de nombreuses publications périodiques ont paru sous son enseigne ; enfin la Pologne, l’Allemagne et la Flandre se sont disputé l’honneur de l’avoir vu naître.

Au premier, abord, il est assez difficile de saisir la raison de cette popularité. Les Aventures de Til Ul espiègle forment une série de facéties, un de ces recueils comme il en fut composé beaucoup depuis le XIIIe jusqu’au XVIe siècle. Ce qui les caractérise cependant, c’est qu’elles sont attribuées — ainsi qu’il est arrivé en Italie pour les facéties de Gonelle et d’Arlotto — à un personnage unique que l’auteur fait voyager par monts et par vaux à travers l’Allemagne, dans le seul but d’obtenir un cadre assez large pour réunir toutes les anecdotes relatives à son héros.

Et quel est cet aventurier ? Un fils de paysans, un personnage extravagant, coureur de routes et de grands chemins, bohème errant, toujours occupé à imaginer quelque tour pendable qu’il jouera au premier venu, aussi bien à ses compagnons de voyage, aux artisans qui lui donnent du travail, aux hôteliers qui l’hébergent, qu’aux prêtres de la campagne, aux évoques et aux princes qui le prennent comme valet ou qui le reçoivent à leur table.

Les facéties de Till sont plus ou moins plaisantes, plus ou moins bien racontées ; elles ne sont spirituelles que par accident ; mais toujours ou presque toujours, elles se traînent dans la grossièreté et l’ordure. Le héros n’est Till l’Espiègle — au sens français du mot espiègle — que dans de bien rares circonstances ; la plupart de ses actions sont inspirées par une méchanceté naturelle et gratuite, par des instincts pervers qui, bien loin d’exciter le rire, n’amènent que la répulsion et le dégoût. Ces tours n’ont pas même le mérite de l’originalité.

Till l’Espiègle est encore Jocrisse, mais un Jocrisse de convention qui joue son rôle en conscience et qui, dans la coulisse, est le premier à rire de sa naïveté voulue. Ce caractère — naturel ou fictif — est également bien connu du peuple ; c’est celui de Jean le Diot, de Gribouille, des badauds, innocents, pauvres d’esprits de nombre de contes populaires, qui prennent à la lettre les ordres qu’on leur donne ou les recommandations qu’on leur fait. Du reste il n’est guère de trait en ce genre attribué à Til, qui ne se retrouve dans les collections des contes populaires de Luzel, Bladé, Sébillot, Cosquin, ou dans les Contes picards de Carnoy. On ne parle ici que de la France ; mais les traditions étrangères offrent les mêmes analogies.

Ce ne serait point s’abuser que d’affirmer que les aventures de Till l’Espiègle ont dû tout leur succès à ce mélange de grossièreté et de simplicité d’esprit qui nous offusque tant à notre époque. Au temps où fut composé le livre, les facéties et les contes orduriers étaient de mode avec les récits grivois et obscènes. Les moines et les seigneurs, les « honnestes dames » elles-mêmes, se délectaient à l’ouï de ces histoires qui correspondaient à un degré particulier de civilisation ; les novelliéristes italiens, latins et français, — surtout ceux qui composèrent des recueils de facéties, — ne faisaient que se conformer au goût général.

Aujourd’hui, ce goût s’est épuré — au moins le goût officiel — ; on ne manquerait pas de traîner le Pogge et Beroalde en cour d’assises ; on y a bien traîné naguère un éditeur du Pogge ! Boccace, Amis, Chappuis, Rabelais ne seraient plus que des pornographes, et avec eux Marguerite de Navarre, Charles le Téméraire et le dévot roi Louis XI

Les facéties grossières n’ont point perdu cependant de leur faveur autant qu’on pourrait le croire. Le goût s’en est conservé chez nos paysans et chez nos artisans. Les novelliéristes avaient emprunté au peuple l’idée et le thème de leurs récits ; ces récits sont retournés au peuple. Et maintenant encore, n’entendons-nous pas répéter ces plaisanteries frustes et grossières, tantôt en joyeuse et intime compagnie, tantôt à la fin des réunions d’hommes et des banquets, lorsque le vin qui pétille a mis chacun de bonne humeur ? Till l’Espiègle — et cela le différencie des héros des recueils italiens de facéties — n’est qu’ordurier, mais nullement grivois ni obscène. Les aventures du héros, comme le fait fort bien remarquer Jannet dans Les Aventures de Til Ulespiègle, ne sont jamais immorales.

Till-Espiegle-2Les critiques qui se sont occupés des Aventures de Til Ulespiègle, ayant remarqué que les facéties de Til se retrouvaient dans les recueils antérieurs des novelliéristes, en ont conclu que l’auteur de l’ouvrage allemand avait amplement puisé dans ses devanciers et ses contemporains, notamment dans les Fabliaux français, le curé Amis, le curé de Kalenberg, les Cento Novelle antiche, les Repeues franches, les Facéties de Gonella et du Poggio, Morlini, Bebelius, et pour les additions faites après 1519, le recueil de J.&bsp;Pauli, Schimpf und Ernst.

Or ces facéties se retrouvent, ainsi que nous l’avons dit plus haut — et ainsi qu’il serait facile de le prouver — dans la tradition populaire non seulement de la France, mais encore de pays qui, comme la Russie méridionale, n’ont point connu les recueils des novelliéristes ; il semble possible d’affirmer qu’elles sont antérieures au mouvement littéraire du XIVe et du XVe siècles ; les écrivains précités ne firent qu’utiliser des thèmes anciens, des récits courants qu’ils n’avaient qu’à saisir et à noter au passage pour ensuite les enjoliver avec plus ou moins de grâce, suivant leur talent.

Qu’y a-t il d’étonnant à ce que les novelliéristes et les auteurs de recueils de facéties aient utilisé les mêmes récits et les mêmes traits ? Ils ne se sont pas davantage copiés que ne se copient de nos jours les recollecteurs de contes et de chansons populaires, Bladé, Luzel, Cosquin, Absjornsen, Pitré, Machado, Ortoli, Sébillot, Eugène Rolland, de Puymaigre, Millien, et tant d’autres qui, cependant, donnent les mêmes récits avec quelques simples nuances de détail.

Il est un autre argument historique que nous pourrions donner touchant cette question de l’origine du Till l’Espiègle : les divers recueils cités plus haut par les critiques, datent pour la plupart de la même époque que l’ouvrage allemand, quelques-uns mêmes lui sont postérieurs, par exemple les Cento Novelle Antiche, Bebelius, Morlini, le Recueil de J. Pauli.

Maintenant Till l’Espiègle est-il un personnage imaginaire ou réel ? Lappenberg et Jannet croient à son existence. Tout ce qu’on a pu invoquer pour soutenir cette opinion se réduit à des traditions, à des indications contenues dans des ouvrages relativement modernes, enfin à des monuments apocryphes. Les Allemands, adoptant les données du livre populaire, font naître Till à Kneitlingen et le font mourir en 1350 à Moelln, où l’on montrerait encore la pierre qui aurait recouvert son tombeau.

Mais ce monument ne remonte pas au delà du XVIIe siècle. Les Flamands le font mourir à Damme, où ils ont aussi son tombeau. D’après un érudit polonais, Ulespiègle, slave de nation, aurait été enterré dans une propriété d’un seigneur Molinski, en Pologne. Ce savant, comme le fait remarquer Jannet, n’a pas pris garde que le nom Molinski (Du Moulin), n’est qu’une traduction assez libre du nom de Moelln (mühle, moulin).

Lappenberg croit qu’un aventurier du nom de Till l’Espiègle a vécu dans la basse Saxe dans la première moitié du XIVe siècle, sorte de bouffon qui jouait des tours aux paysans et aux artisans, faisait concurrence aux fous de cour et, comme tel, poussait des pointes à l’étranger, au Danemark, en Pologne, et peut-être jusqu’à Rome. Til n’était-il pas plutôt un héros populaire, tel que Jean le Diot, Jean de l’Ours, Jean sans Peur, et vingt autres, sur le compte duquel s’accumulaient toutes les facéties courantes ?

N’est-ce pas par le même phénomène que se sont formées nombre de légendes, comme celles d’Hercule, de Gargantua, de Jean de l’Ours, et aussi les merveilleuses aventures du héros La Ramée dans les contes de chambrée ?

Ce phénomène est fort bien qualifié par Henri Gaidoz du nom de cristallisation légendaire. Le peuple a ses héros types qui, par leur caractère saillant, groupent les traits traditionnels. En France, Gargantua personnifie la gloutonnerie ; Jean de l’Ours, la force ; l’Ogre, les instincts féroces et les survivances d’anthropophagie ; Gribouille, la sottise et la simplicité d’esprit, etc. Leur histoire, écrite au XVe siècle, telle qu’on pourrait la donner en reliant les épisodes, les contes et les légendes auxquels leur nom est attaché, leur histoire n’embarrasserait-elle pas maintenant nos érudits ?

Quoi qu’il en soit, les facéties de l’Espiègle se retrouvant un peu de partout, d’abord dans les recueils antérieurs et postérieurs, puis dans la tradition populaire, ne sont pas de l’histoire ; le héros ne saurait davantage être historique. L’auteur — ou plutôt le recollecteur — des Aventures de Til Ulespiègle, n’a pas moins embarrassé les critiques. La première édition connue est écrite en haut-allemand ; elle fut imprimée à Strasbourg en 1519.

C’est cette édition qui a été reproduite en 1854 par Lappenberg avec des notes historiques, critiques et bibliographiques qui font de son livre un chef-d’œuvre d’érudition — Jannet a traduit en français l’édition de 1519 —. Lappenberg attribue cette rédaction à Thomas Murner, le célèbre cordelier, né à Strasbourg en 1475, mort vers 1533. A l’appui de cette opinion, il rapporte un témoignage, daté de 1521, qui parait concluant.

Les nombreuses négligences et le style incorrect de cette édition de 1519, ne permettent pas de croire que Thomas Murner ait été autre chose qu’un traducteur. Le célèbre cordelier a transporté en haut-allemand un ouvrage qui existait déjà en bas-allemand — peut-être dans cette édition présumée de 1483 qui est toujours restée introuvable. — La préface, au reste, jette un certain jour sur cette question. « Il n’y a dans ce mien méchant écrit ni art ni subtilité, car je suis malheureusement ignorant de la langue latine, et ne suis qu’un pauvre laïque », dit l’auteur anonyme.

Cette préface est datée de l’an 1500 ; la première rédaction se trouve ainsi chronologiquement fixée. L’édition de 1483 n’aurait donc jamais existé. Voici, du reste, un autre passage qui montre que l’auteur de la préface est bien l’auteur de la première recollection : « Moi… ai été prié par plusieurs personnes de réunir et mettre par écrit, pour l’amour d’elles, ces récits et histoires… » Thomas Murner a dû se borner à traduire cette recollection de 1500 qu’il a publiée telle quelle et sans aucuns soins, ce qui se comprend fort bien d’un homme absorbé par des travaux de toutes sortes comme l’était le savant cordelier.

A l’origine du mot espiègle dans EXPRESSION FRANCAISEA la lecture, on remarque que les aventures de Til sont rangées d’après un ordre méthodique assez régulier : histoires concernant l’enfance du héros, aventures chez divers souverains, tours joués aux ecclésiastiques, aux artisans, aux paysans, aux aubergistes, enfin récits relatifs à sa mort. D’un autre côté, les renseignements géographiques, topographiques et historiques sont donnés avec une grande exactitude.

Le recollecteur de l’an 1500 connaissait donc bien l’Allemagne qu’il avait dû parcourir dans tous les sens. N’était-il pas un de ces ménestrels errants qui — comme nos jongleurs — allaient de bourg en ville raconter les aventures des héros imaginaires, ou payer l’hospitalité qu’on leur accordait généreusement, en chantant des lieds et des complaintes ?

Ainsi s’expliqueraient ces particularités que nous signalions précédemment. Dans cette hypothèse, le recenseur anonyme, n’aurait, comme autrefois les rhapsodes, que coordonné les récits circulant en Allemagne soit sur le héros Till l’Espiègle, soit sur des héros similaires. Nous remontons ainsi bien plus haut que les premières années du XVIe siècle, à une époque où n’avait encore paru aucun des recueils de facéties dans lesquels on a prétendu que l’écrivain avait puisé. Il faut toutefois en excepter Amis et Kalender cités à la fin de la préface de l’an 1500, vraisemblablement par Thomas Murner.

(D’après « La Tradition », paru en 1887)

Publié dans EXPRESSION FRANCAISE, LEGENDES-SUPERSTITIONS | Pas de Commentaire »

Histoire d’un réseau de l’Internet

Posté par francesca7 le 21 février 2015

 

téléchargementL’aventure, tout à la fois politique, technologique et sociale du réseau Internet a commencé dans le contexte de compétition, aux implications scientifiques et militaires, dû à la guerre froide. En 1957, le département d’État à la Défense des États-Unis crée l’Agence pour les projets de recherche avancée (Advanced Research Project Agency, ou ARPA), afin de mettre sur pied un réseau de télécommunications informatique qui permette aux chercheurs universitaires et aux militaires de s’échanger des données et de coordonner leurs activités. En 1962, l’US Air Force commande à la Rand Corporation un rapport sur la vulnérabilité des réseaux de télécommunications en cas de conflit. Le rapport livré par l’informaticien Paul Baran souligne la centralisation excessive de certains réseaux et le manque d’autonomie de fonctionnement des nœuds intermédiaires de communication par rapport aux centres de contrôle en cas de destruction du réseau ; la mise hors d’usage du noyau central aurait pour conséquence la paralysie de l’ensemble.

Arpanet

C’est aux chercheurs de l’ARPA qu’est confiée la mission de développer un réseau expérimental qui répondrait à la nouvelle approche stratégique préconisée par le rapport Rand. Le réseau Arpanet (Advanced Research Project Agency NETwork), réseau à commutation par paquets, est testé le 21 novembre 1969 : à l’aide d’uneligne téléphonique, une liaison est effectuée entre deux ordinateurs, respectivement installés à l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) et à l’Institut de recherche de Stanford. En décembre, le réseau est étendu à l’université de Californie à Santa Barbara et à l’université de l’Utah.

Le projet Arpanet satisfait plusieurs objectifs. Le réseau utilise des technologies éprouvées et des équipements disponibles sur le marché, ce qui le rend évolutif. D’autre part, il n’est pas tributaire d’un centre de contrôle : au noyau central traditionnel est substituée une architecture composée d’une multitude de connexions, dont la configuration globale évoque une toile d’araignée ; chaque ordinateur du réseau peut ainsi communiquer avec tous les autres ordinateurs. De 1970 à 1980, le réseau Arpanet s’étend d’abord aux universités américaines dont les recherches concernent la défense. Puis le réseau est séparé en deux : Milnet, réservé aux militaires, et Arpanet. Ces deux réseaux demeurent interconnectés grâce à la technique appelée Internet Protocol (IP), qui permet l’échange de données entre réseaux dotés d’équipements informatiques différents. Au milieu des années 1980, les agences de recherche du gouvernement américain confient à la National Science Foundation (NSF) la charge de se substituer à l’ARPA pour donner à l’ensemble des institutions universitaires un accès au réseau, voire pour développer ce dernier à l’échelon international en prenant acte de la détente survenue dans les relations Est-Ouest. De fait, le réseau NSFnet, capable d’une transmission à grande vitesse, connaît un essor remarquable.

Jusqu’en 1991, et la création du Commercial Internet Exchange, les utilisations à caractère commercial sont bridées par les préceptes édictés dans l’AUP (Acceptable Use Policy), qui établit que le NSFnet a pour vocation exclusive de soutenir la recherche et l’enseignement. Pour répondre à la demande pressante des entrepreneurs, un second réseau national est mis au service des entreprises à caractère commercial. Parallèlement, des tractations s’engagent au niveau politique pour céder le réseau NSFnet au secteur privé. En 1995, NSFnet est remplacé par un ensemble de grands réseaux interconnectés (ANSnet, MCInet, CompuServe, etc.), lesquels proposent à leurs clients l’accès à l’Internet.

La « Toile » ou Web

Étroitement associé au développement de Internet, le Web rend Internet accessible au grand public en présentant les informations sous une forme multimédia et interactive. Sa conception est due au Britannique Tim Berners-Leeet à son équipe du Cern (officiellement appelé Organisation européenne pour la recherche nucléaire), à Genève. Le Web fonctionne selon un modèle « client-serveur » : le client émet une requête vers un serveur et lui demande la communication d’un document ; le serveur reçoit la demande et retourne les fichiers au client ; celui-ci reçoit le document, et le logiciel spécialisé qu’il utilise, appelé « logiciel de navigation » ou « navigateur » (browser), réalise la mise en page.

Histoire d’un réseau de l'Internet dans FONDATEURS - PATRIMOINE 220px-First_Web_ServerDéveloppé en commun par le Cern et le NCSA (National Center for Superconducting Application), le programme Mosaic (mis en service en 1993) est une interface universelle utilisant les techniques de l’hypertexte et du multimédia. Distribué gratuitement par téléchargement, Mosaic permet une consultation aisée des serveurs du réseau Internet et illustre ce qu’est un hypertexte : il suffit de cliquer sur un mot ou une illustration pour se connecter à une autre zone machine du réseau. Au lieu d’obéir à un modèle hiérarchique, la recherche d’informations sur le Web se fait donc selon un modèle de type multimédia : la technologie permet de s’affranchir de l’aspect linéaire des documents. Devenu public dès 1991, le Web connaît une croissance considérable du nombre de services proposés. En 1994, d’une scission du groupe de développement de Mosaic sont nés une nouvelle entreprise, Netscape Corporation, et un nouveau produit commercial, Netscape Navigator. Depuis lors, de nombreux services d’index et de recherche d’informations, les moteurs de recherche, se sont créés (Google, Yahoo, Baidu, etc.).

Dopé par la généralisation de la transmission de données en haut débit (via le câble, le satellite, ou encore la connexion ADSL) et par la banalisation des usages des micro-ordinateurs dans les foyers et dans les entreprises, Internet est devenu socialement et économiquement quasi-incontournable en tant que vecteur de diffusion et de communication et de recherche d’informations. Estimé, en 2005, à plus d’un milliard, le nombre d’internautes dans le monde a dépassé les 2 milliards en 2012, et ce chiffre devrait encore augmenter dans les années à venir.. En France, on est passé de 15 millions d’internautes en 2005 à environ 42 millions en 2012.x de…

Internet offre aux utilisateurs de nombreux types d’applications : messagerie électronique (mél ou courriels, en anglais e-mails), messagerie instantanée (« chat »), sites Web et blogs marchands, institutionnels, personnels ou collaboratifs (wikis), réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.), commerce électronique (ou e-commerce), transfert et téléchargement de fichiers informatiques (textes, images, musiques, vidéos), téléphonie sur IP (téléphone par ordinateur), forums de discussion, jeux en réseau ou en ligne (→ jeux vidéo)… Ces différents usages d’Internet créent une culture nouvelle, qui enrichit le système relationnel de l’ensemble des acteurs de la société : individus, entreprises et institutions.

Les enjeux sociaux et culturels

L’essor d’Internet constitue une innovation majeure dans le domaine des communications : c’est un vivier d’idées. C’est aussi un outil de désenclavement. Où qu’il soit dans le monde, un internaute peut « surfer » sur le Net et ainsi accéder à des produits, à des services d’information, effectuer une transaction, participer à une discussion sur un forum, etc. Mais Internet ne fait pas l’unanimité. Pour ses détracteurs, il contribue à une détérioration du tissu social en favorisant une forme de communication sans contact réel. Internet rapproche-t-il les gens ou, au contraire, contribue-t-il à l’individualisme ? S’il est indéniable qu’Internet offre un moyen supplémentaire de communication interpersonnelle, internationale et interculturelle, comme la lettre ou le téléphone, il crée en même temps de nouvelles formes d’individualisme et transforment nos modes de consommation de biens culturels et de loisirs.

Les implications d’Internet dans la vie quotidienne sont multiples. Le réseau offre la possibilité de « télégérer » des opérations financière : par exemple, acheter tel produit, commander tel voyage. Il peut simplifier les démarches administratives ou bancaires, grâce à des guichets électroniques qui évitent un déplacement ou l’envoi d’un courrier.

Le commerce en ligne (e-commerce) constitue avec la messagerie (le courriel) deux applications particulièrement porteuses.

Grâce au réseau haut débit, les opérateurs de télévision diffusent des bouquets de chaînes dont les programmes peuvent être téléchargés ou visionnés à la demande (lecture en continu ou streaming).

Par ailleurs, la téléphonie sur IP permet de communiquer de façon illimitée et à moindre coût via Internet, en s’affranchissant ainsi des opérateurs de télécommunications traditionnels.

220px-WorldWideWeb.1 dans FONDATEURS - PATRIMOINEAu-delà, Internet est devenu un enjeu social. Avec son développement, un nombre croissant d’emplois n’ont plus lieu d’être. Des activités comme, par exemple, la presse, la distribution ou l’édition sont à l’aube de profondes mutations. À l’inverse, de nouveaux métiers apparaissent, dont un nombre important en relation directe avec la mise en place fonctionnelle d’Internet et des systèmes d’information qui lui sont liés. Par ailleurs, Internet induit une évolution de la notion de travail : il n’est plus nécessaire d’être physiquement présent sur un lieu ; une tâche peut être effectuée à distance (télétravail), ce qui suppose une nouvelle appréciation du temps de travail et de la relation entre l’employeur et l’employé. Ainsi, Internet entraîne l’individualisation du salariat et introduit une grande porosité entre les frontières du privé et du professionnel.

 

Parallèlement au potentiel informatif et informatique de chaque élément qui compose le réseau, se sont développés, au début des années 2000, de nouveaux services qui se caractérisent par la participation et l’interaction des utilisateurs à la production de contenus. L’internaute est devenu contributeur du Net : c’est l’ère du Web 2.0, marquée principalement par la création de millions de blogs(personnels, professionnels et institutionnels) et surtout des réseaux sociaux (Linkedin, MySpace, Facebook, Twitter, etc.) qui ont conquis une place centrale au sein des différents usages d’Internet.

Avec le Web 2.0, les utilisateurs ont la possibilité d’être beaucoup plus actifs dans la production, la diffusion et le traitement de l’information. On observe un déplacement d’un ensemble d’oppositions traditionnelles entre professionnels et amateurs, passivité et activité, autorité verticale et réseau horizontal… Toutefois, tous ces chamboulements d’ordre sociaux, culturels, informationnels et économiques engendrés par Internet, qui modifient en profondeur la société et les comportements des individus qui la composent, nécessitent un encadrement politique, juridique et éthique.

Les enjeux économiques

La présence des entreprises sur le réseau prend des formes diverses, de la simple présence « médiatique » au serveur transactionnel qui permet de consulter un catalogue, de comparer puis de choisir un produit et enfin de procéder à son achat en ligne. Grâce au courrier électronique, l’Internet propose à l’entreprise – de même qu’à toute institution – un outil de communication externe, qui lui permet de diffuser ses messages (informations sur ses produits et services, annonces de recrutement…) à l’intention des internautes et d’organiser le travail à distance avec ses collaborateurs reliés au réseau. Mais la messagerie électronique lui offre aussi un outil de communication interne (intranet), qui est à l’usage de ses personnels pour qu’ils réalisent des gains de temps dans leurs relations professionnelles.

Pour l’entreprise, l’objectif primordial reste la vente. À cet égard, Internet assure l’essor du commerce électronique (cybercommerce ou e-commerce). Les pages d’accueil du Web, faisant place à la publicité de marque, sont âprement convoitées. Le téléchargement direct sur les autres pages du réseau permet d’offrir à la vente des produits sans cesse diversifiés. Par exemple, l’édition s’est mise à l’heure de la cyberlibrairie et les grands magasins ou les hypermarchés ont ouvert leurs propres sites de distribution. On observe toutefois, sous la forme de « spams », une invasion parasite de l’écran par des messages publicitaires que les annonceurs expédient aux internautes en captant l’adresse électronique de ces derniers à leur insu ; ce « spamming », non sollicité et souvent massif, nécessite le recours à des filtres et incite certains fournisseurs d’accès à la mise en place de parades dont l’efficacité reste toutefois aléatoire.

L’un des principaux enjeux économiques tient à l’association de la technologie d’Internet et de celle de la téléphonie mobile. Ainsi, le protocole WAP (Wireless Application Protocol) offre une passerelle entre un téléphone portable (smartphone) – ou tout autre périphérique sans fil compatible (tablettes, assistants numériques personnels, etc.) – et le serveur Web : il utilise à cette fin un langage conçu pour les écrans de petite taille, ne disposant pas d’outils de navigation comme le clavier et la souris.

Une analyse économique d’Internet montre que le réseau repose essentiellement sur la centralisation des données (YouTube, DailyMotion, Facebook, Google…), ce qui offre une grande facilité de gestion et implicitement une maximisation des profits (capitalisme appliqué au numérique). Actuellement, l’évolution d’Internet se poursuit dans ce sens, avec un développement marginal des logiciels libres (open sources) et autres plates-formes alternatives peer to peer (poste à poste).Les risques et les faiblesses d’Internet

Les risques liés à la croissance

La vitesse de transmission des données sur Internet fait que ce dernier concurrence les moyens traditionnels de diffusion de l’information, en premier lieu la presse écrite, de même que des modes de transmission comme le courrier ou le fax. Mais la dimension mondiale du réseau accroît les difficultés à la fois pour repérer l’information utile et pour vérifier sa fiabilité. L’édition sur le Web ignore les filtres que constituent d’ordinaire les éditeurs traditionnels. De fait, le Web peut être un véhicule redoutable de rumeurs, notamment par le biais desnews. Des informations erronées peuvent se propager avec d’autant plus de rapidité que l’anonymat des émetteurs les met à l’abri des plaintes.

Les risques liés à la sécurité et à la confidentialité

L’accès à l’Internet expose l’entreprise comme le particulier aux risques d’intrusion et donc aux risques de vol ou de destruction d’informations, par le biais de virus. En outre, l’achat sur l’Internet est subordonné à la protection de la confidentialité des données lors d’échanges transitant par le réseau et nécessitant une carte bancaire. La combinaison du filtrage (pare-feu), du cryptage, de l’authentification et du contrôle d’accès aux outils et applications permet de lutter contre les tentatives de communications indésirables. Toutefois, lacybercriminalité, pratiquement inconnue il y a moins de vingt ans, prend de l’ampleur et devient un sujet de préoccupation majeur pour la plupart des États.

Les risques liés à la sauvegarde de la propriété intellectuelle

images (3)La question du respect des droits d’auteur sur le Web se pose avec acuité. En la matière, ce dernier n’est pas une zone de « non-droit » : la législation sur le droit d’auteur protège toute œuvre originale, « quels qu’en soit le mode ou la forme d’expression ». Elle s’applique donc à la numérisation, qui est l’expression, sous une forme spécifique, d’une œuvre. De fait, si la communication d’une œuvre entre deux personnes au moyen du courrier électronique ne constitue pas une communication publique, la diffusion d’une œuvre protégée sur un service d’information est assujettie au droit d’auteur. Sa consultation, autorisée dans le cadre de la consultation particulière, encore que la consultation d’une œuvre sous une forme numérisée suppose la copie de cette œuvre (téléchargement), ne constitue en rien une cession de droit à la reproduire ou à la diffuser.

Le débat est complexe. La multiplication des réseaux peer to peer, qui permettent l’échange de fichiers audiovisuels (musique, vidéo, jeux vidéo, etc.), reste au cœur de l’actualité juridique et économique. Plusieurs logiques s’affrontent. La première est basée sur un échange libre et gratuit. Les ayants droit ne perçoivent alors aucune rémunération. La seconde repose sur le paiement par l’internaute d’une redevance forfaitaire perçue par le fournisseur d’accès et reversée à des sociétés de répartition de droits d’auteur. Enfin, la troisième suppose le versement de droits d’auteur pour chaque œuvre protégée et téléchargée. Ces différentes solutions se heurtent à des contraintes techniques importantes ainsi que d’ordre juridique.

Les risques liés au respect de l’éthique

Peut-on tout diffuser sur l’Internet ? Quelle position les pouvoirs publics doivent-ils adopter face au réseau des réseaux ? Le développement rapide des services sur Internet a pris de cours le législateur, et le régime juridique qui leur est applicable reste empirique. L’article 2 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 définit en tant que communication audiovisuelle « toute transmission, émission ou réception de signes, de signaux, d’écrits, d’images, de sons ou de renseignements de toute nature ». Cette définition, volontairement large, inclut les services du Web. Mais la profusion d’informations confère au réseau une envergure qui rend difficile le seul recours à des lois nationales. De fait, des casinos virtuels peuvent étendre leur clientèle en s’affranchissant de toute réglementation ; plusieurs sites ont mis en vente des objets nazis ; d’autres font commerce de la pédophilie. Il reste à élaborer une déontologie et une législation d’Internet. La notion de responsabilité est au centre des débats : les forums de discussion, par les contenus qu’ils véhiculent, posent clairement le problème de la responsabilité des internautes et/ou de celle des fournisseurs d’accès au réseau. La loi sur l’économie numérique telle qu’elle doit s’appliquer en France, faisant obligation aux hébergeurs d’exercer un contrôle a priori sur les sites Internet français et aux fournisseurs d’accès de filtrer les sites étrangers, soulève parmi eux une vive émotion, relayée par les utilisateurs du haut débit. Les questions d’avenir pour Internet

Être ou ne pas être internaute ?

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