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LA VENERIE ou L’ART DE LA CHASSE

Posté par francesca7 le 30 novembre 2014

 

ChasseMeuteLa chasse a toujours été la distraction favorite des hommes de guerre en temps de paix – c’est-à-dire dans les périodes plus ou moins brèves où la chasse à l’homme n’est pas ouverte. En fait, s’il reste quelques cerfs, daims, chevreuils, sangliers, et même des lièvres sur la planète, c’est que le gibier a toujours fait l’objet d’une protection toute particulière et d’une surveillance pointilleuse. Par exemple il a presque toujours été interdit au commun des mortels de chasser. La chasse, comme le port de l’épée, était autrefois l’apanage de la noblesse qui en faisait son principal loisir de plein air. Louis XI, chasseur passionné du XVè siècle, avait établi, déjà, des réserves de chasse, et se souciait beaucoup de la reproduction et de la protection des espèces. Il adorait les animaux cet homme, au point qu’il fut le premier à se constitue rune ménagerie privée.

LA VENERIE – La vénerie – autrefois « venaison » – est l’art de chasser le gibier à poil, généralement le gros  gibier, à l’aide de chiens courants, et de chevaux pour courir après les chiens. Un veneur est un chasseur en cet équipage. La chasse à courre –  » courre » est ni plus ni moins l’ancienne forme du verbe courir – est la chasse par excellence, la « mère de la chasse , « la chevauchée fantastique », selon les auteurs. C’est un sport d’origine et d’usage hautement aristocratiques, une survivance dans les temps modernes des mœurs de la chevalerie. On n’y emploi que des termes d’ancien français, sorte d’argot huppé qui exprime des codes, des lois, des traditions presque immuables depuis quatre ou cinq siècles.

Sans l’ancien Régime ces gens qui chassaient en grande pompe tout en interdisant aux autres de le faire avaient suscité une telle haine, et probablement une telle frustration que ce fut – jointe à quelques autres vexations, bien sur – une des causes les plus épidermiques de la fureur populaire lors de la révolution de 1789. La rage était si interne que les paysans profitèrent de l’occasion pour massacrer méthodiquement les chiens de chasse – les pauvres bêtes elles, n’avaient pas pu émigrer. Ils exterminèrent ainsi toutes les meutes de France, au point que la race des lévriers venue du Moyen Age se trouva éteinte. C’est un fait peut connu, mais le génocide fut si complet que lorsque, par la suite, certains s’avisèrent de constituer des meutes, il leur fallut importer des chiens de l’étranger, principalement d’Angleterre.

Décidément les bonnes choses ont toujours provoqué des excès … Je me demande d’ailleurs – c’est une parenthèse – quelle sorte de ressentiment peut produire aujourd’hui en Afrique l’habitude  de certains aristocrates des ex-colonies anglaises de choisir, faute de gibier convenable un indigène jeune, résistant et léger, et de le chasser à courre sous le soleil des savanes avec meutes, musique, uniformes, tout le cérémonial féroce que l’on réserve aux renards et aux loups…

Si dans le détail de son déroulement, la chasse à courre exige une habileté et une science des animaux et des terrains assez extraordinaire, son principe est simple : il consiste à débusquer un animal choisi, et au lieu de le tuer tout de suite, ce qui rendrait la plaisanterie un peu trop courte et ne vaudrait guère le dérangement, on le traque avec des chiens et des chevaux jusqu’à ce que la bête haletante et totalement épuisée s’offre sans résistance au couteau de son saigneur qui la « sert » – c’est le terme technique – d’un coup au cœur.

Ce divertissement d’une très grande noblesse, et qui s’apparente du reste un peu à la corrida espagnole, occupe largement une journée entière, d e l’aube au crépuscule ; Il arrive aussi parfois que la nuit tombe sans que l’animal ait été rejoint, qu’il réussisse à échapper à la vigilance de tout le monde et sauve ainsi sa peau et le reste ; Cette éventualité ne rend l’aventure que plus palpitante.

Un fin limier.

La première phase de l’entrepris e consiste donc à déterminer qui sera le héros de la journée. Pour cela la « quête » est organisée dès la veille au coir afin de repérer les bêtes dignes d’intérêt. Elle est effectuée par les « valets de limiers » qui se livrent à un premier repérage dans les bois. Elle st repris eau petit matin pas les piqueurs qui localisent alors avec précision les « enceintes » où se tiennent les êtes, afin que le « maître d’équipage »= puisse faire un choix définitif. (On ne court qu’un seul animal par chasse , et le même du matin au soir, quelles que soient les péripéties).

images (11)Le limier – de «liem », lien – est un chien en laisse. « Il ne doit pas être un chien comme les autres. Sa première qualité est d’être haut de nez, mais il doit également être obéissant et secret, c’est à dire ne donner de la voix, et encore de façon discrète, qu’à bon escient ». Mais c’est son maître qui, tel un Sioux, utilisant différents indices (traces au sol, branches froissées, etc…) détermine, sans l’avoir vu , la nature, l’emplacement, et même l’âge de l’animal à traquer ; Le limier au bout de sa laisse lui sert pour ainsi dire de pifomètre avancé !

Aller sur les brisées.

L’endroit où l’animal a passé est marqué par une branche brisée. Ces repères, disposés d’une façon particulière font penser aux flèches des jeux de piste. Un piqueur averti suivra ce conseil du XIVè siècle :  « Où tu en perdras la vue [du cerf] guette une branche brisée, quand  tu t’en iras »

Les brisées, dit Furetière, sont les « marques que laisse un chasseur dans un chemin on a passé le gibier, qui sont ordinairement des branches d’arbres qu’il brise ou qu’il coupe, et qu’il jette aux chemins dans l’étendue des « quêtes ». Il ajoute : « On dit figurément, marcher sur les brisées de quelqu’un pour dire, suivre ses traces, imiter son exemple. On le dit aussi de ceux qui entreprennent le même dessein, qui écrivent sur le même sujet, quoi qu’ils le traitent diversement ».

Le petit Poucet n’avait sûrement pas eu le temps vu sont jeune âge, de s’initier aux subtilités de la chasse à courre … Les brisées, appliquées à lui-même, lui auraient évité bien des déboires.

Faire buisson creux.

Au Moyen Age cette première partie de la chasse s’appelait « buissonner ». U buisson était alors non seulement n’importe quel arbuste, mais aussi un taillis. En 1228 le jeune et bel empereur du Guillaume de Dole, voulant se débarrasser des maris gêneurs et des fiancés pointilleux pour festoyer avec leurs dames, organise au petit jour une grande chasse où il envoie gaiement toute le monde à l’exception de lui-même et de quelques joyeux compagnons :

Aux jalous et aux envieux

faisoit bailler épées et cors …

aux uns a prié qu’ils allassent

buissonner avec les archers ;

et li autres aux liemiers

poursuivre, qui sont bons aux cerfs.

 

Faire buisson creux c’est donc venir à l’enceinte alors que l’animal a déjà déguerpi. « On dit aussi – précise Furetière – qu’on a trouvé buisson creux lorsque qu’on n’a pas trouvé en une affaire ou en un lieu, ce qu’on espéroit d’y rencontrer. Ce proverbe est figuré. Et tiré de la chasse, où on dit qu’on a trouvé buisson creux, quand on n’a rient trouvé, ou qu’un cerf s’en est allé de l’enceinte ».

 

images (13)Mettre sur la voie

C’est tout de même une déconvenue exceptionnelle ; Dès que le cerf est lancé, «on arrête les chiens d’attaque et l’on met la meute sur la voie ». Une petite sonnerie de fanfare, puis : « Tous les chiens alors empaument la voie, c’est à dire partent sur la piste, en poussant des clameurs magnifiques. Cette voie, sur laquelle le cerf les a précédés, il sen suivent, au nez, tous les détours, où qu’elle les mène, pendant des heures ». (P.Vialar).

Le problème est que la meute peut s’égarer momentanément, tomber dans une des ruses du gibier, il faut alors que les veneurs la « remettent sur la voie ». La locution, comme on peut le constater, est plus ancienne que le chemin de fer.

issu du livre : « La puce à l’Oreille » aux éditions Stock 1978

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LES MATS DE COCAGNE ET EXPRESSIONS

Posté par francesca7 le 30 novembre 2014

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Il faut parler du pays de cocagne, fabuleuse contrée qui, depuis le Moyen Age, a alimenté les rêves de générations entières de ventres ceux, de pauvres hères, hanté les siècles de famine. Cocagne, archétype de toutes les terres promises où il n’est qu’à tendre la main pour se gorger des friandises les plus douces au palais – où la fortune vient en dormant !

        Li païs a nom coquaigne

        Qui plus i dort, plus i gaigne.

dit un fabliau du XIIIè siècle, lequel présente à l’envie des maisons dont les murs sont faites de sucreries, des rivières charriant de l’excellent vin, ainsi que des pluies bienfaisantes de galettes chaudes plusieurs fois la semaine.

Décrocher la timbale.

Il faut parler des mâts de cocagne, ces anciens jeux des villages en fête. On dressait sur les places publiques un mât haut et lisse, enduit de suif ou de savon noir pour le rendre plus glissant ; Un cerceau fixé au sommet offrait des victuailles ; jambons, pâtés, bouteilles d e champagne se balançaient en guirlande, aguichant les grimpeurs qui devaient aller les cueillir à la force des bras et des jambes pour la plus grande joie des spectateurs. Dans certains cas, vers le milieu du siècle dernier, on plaçait à la cime du mât une timbale, sans doute en argent, que le plus valeureux champion allait « décrocher » sous les applaudissements de la foule.

Bien sûr les jeux forains sont toujours le reflet naturel des préoccupations ordinaires d’une société, et ces grimpettes des dimanches en fête sont sorties de l’usage. Nous avons des supermarchés, des kilomètres de rayons pliant sous des montagnes de nourriture, des chariots débordants pour la quinzaine … Cocagne cette illumination d’affamés chroniques, nous en venons ! – a panse lourde, du cholestérol plein les vaines, les yeux bouffis… Nous avons beaucoup peiné pour ça, grimpé à des cordes raides, et usé nos reins, blessés nos genoux, accepté bien des peaux de bananes – et peu dormi.

Certes, nous avons décroché la timbale, sous les regards avides et les rires jaunes des peuples immenses et mal nourris du tiers monde … Qui sait ? Ils nous attendent peut-être au pied du mât.

issu du livre : « La puce à l’Oreille » aux éditions Stock 1978

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