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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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LES BONBONS DU PAS DE CALAIS

Posté par francesca7 le 25 octobre 2014

« A la Saint-Luc, la betterave devient sucre ». La Saint-Luc, c’est samedi et c’est traditionnellement la date qui marque l’apogée de la campagne betteravière…

Le Nord Pas-de-Calais est la troisième région sucrière de France et la première pour la production de bonbons.

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50.000 tonnes de bonbons
Avec près de cinq millions de tonnes de betteraves produites, qui donneront pas loin de 800.000 tonnes de sucre, le Nord-Pas de Calais est la troisième région sucrière de France. Par effet de la photosynthèse chlorophyllienne, le sucre se forme et est stocké au cœur des betteraves…

Grâce à ces betteraves, grâce à tout ce sucre, la région se positionne même comme la première région de France pour la production de confiserie avec près de 50.000 tonnes de bonbons ! 1kg de sucre sur 6 et 1 bonbon sur 4 consommés en France sont produits en Nord-Pas de Calais !

Fleuron de l’agro-alimentaire
L’histoire du sucre en Nord-Pas de Calais se confond avec l’Histoire de France : le blocus continental au début du XIXème siècle, qui entraîne une pénurie de sucre de canne… Napoléon qui encourage la production de sucre et Benjamin Delessert qui lui présente un procédé pour extraire le sucre de la betterave… L’industrie sucrière deviendra ainsi un fleuron des industries agro-alimentaires du Nord de la France.

Confiseries et gastronomie
Le sucre ou plutôt les sucres : cristallisé, en morceaux, sucre en poudre ou sucre glace, sucre candi ou vergeoise… Derrière ces sucres, se cache un seul et même produit : le saccharose. Ce glucide contribue aux besoins quotidiens de l’organisme. Il fournit notamment l’organisme en glucose, nutriment énergétique indispensable au bon fonctionnement des muscles et du cerveau. Il possède une valeur calorique de 4 kcal/g soit deux fois moins que celle des lipides…Le sucre c’est aussi très bon…

Outre les confiseries (et le Nord n’est pas en reste : Babeluttes de Lille, Chiques de Bavay, Bêtises de Cambrai, Carambar), le sucre est fortement présent dans notre gastronomie régionale : le sucré-salé si typique ou encore les fameux desserts que sont les gaufres, l’emploi de vergeoise (ne pas confondre avec la cassonade), les cramiques, les pains d’épices et bien entendu la fameuse tarte au sucre !

La recette du chef : la Tarte au sucre
Pour 8 personnes
Pour la pâte :
200 g de farine,
8 g de levure de boulangerie délayée dans un peu de lait tiède,
90 g de beurre,
1 œuf,
15 g de sucre en poudre,
1 pincée de sel.

Pour la garniture :
80 g de vergeoise brune,
50 g de beurre,
2 jaunes d’œufs,
4 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse.

Dans un saladier, mettre farine, sucre, sel, œuf, beurre ramolli (mais non fondu) et levure. Rassembler rapidement pour en faire une boule de pâte homogène et non collante. Réserver au frais au moins une heure. Garnir le fond d’une tourtière avec cette pâte et la piquer à l’aide d’une fourchette.

Disposer la garniture : étaler le beurre et saupoudrer généreusement de vergeoise. Recouvrir du mélange crème fraîche et œuf battu. Faire cuire 30 minutes à 180°C (therm. 6). Démouler et consommer légèrement tiède.

Astuce du chef : on peut également agrémenter la tarte de quelques petits morceaux de carambar.

Marie-Agnès Bourgain
France 3 Nord Pas-de-Calais

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L’appétit des GEANTS

Posté par francesca7 le 25 octobre 2014

 

    images (5)Les normes européennes et l’appétit des géants de l’agroalimentaire bousculent la tradition du fromage au lait cru.

En 1962, Charles de Gaulle remarquait qu’il était impossible de gouverner un pays qui compte autant de fromages. La France est peut-être tout aussi difficile à gouverner aujourd’hui, mais ce n’est plus à cause de ses fromages, puisque 90 % des producteurs ont soit mis la clé sous la porte, soit fini entre les mains des géants de l’industrie laitière.

Et cela grâce à un cocktail de mesures sanitaires draconiennes prises à Bruxelles contre les produits au lait cru et de rachats hostiles par ceux qui veulent accaparer le marché. Le lait non pasteurisé, qui donne un goût unique au fromage, a été peu à peu marginalisé sous des prétextes fallacieux de santé publique après un lobbying acharné de l’industrie agroalimentaire, mené au détriment du consommateur mais à l’immense avantage de ceux qui fabriquent des fromages pasteurisés. Ces derniers pourront rester jusqu’à un mois dans les rayons des supermarchés, alors que beaucoup de fromages au lait cru risquent fort de ne plus être consommables au bout de dix jours.

La France produit plus de 1 000 sortes de fromages et elle est le deuxième consommateur de fromages en Europe après la Grèce. Mais les produits au lait cru ne représentent plus aujourd’hui que 10 % du marché, contre 100 % il y a soixante-dix ans. La guerre du fromage est particulièrement féroce autour du village de Camembert, où il ne reste plus que cinq producteurs locaux authentiques.

 

La région n’a pas résisté à une culture qui favorise les chaînes de fabrication capables de débiter 250 000 camemberts par jour. « Les gros industriels ne tolèrent pas l’existence d’autres modes de production », explique Véronique Richez-Lerouge, fondatrice de l’association Fromages de terroirs, qui lutte pour protéger les fromages traditionnels au lait cru et a récemment publié un livre intitulé France, ton fromage fout le camp. « Ils sont déterminés à imposer une homogénéité fade au consommateur, des objets en forme de fromage au goût médiocre et de mauvaise qualité, car le processus de pasteurisation tue le produit. Les multinationales se fichent complètement des petits producteurs et, avec l’entière coopération des pouvoirs en place, elles ont balayé deux mille ans de savoir-faire », poursuit-elle.

« Les grands fromages français sont aujourd’hui en voie d’extinction. Les petits producteurs sont tout simplement écrasés par des compagnies comme Lactalis et ses 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires ou Bongrain (4,4 milliards d’euros). Ce qui est en jeu ici, ce n’est rien d’autre que le patrimoine culturel français et la liberté de choix du consommateur. »

Variétés disparues Les fromagers industriels ont également réussi, par la voie juridique, à détourner l’appellation d’origine protégée (AOP). Résultat : les fromages pasteurisés et fabriqués à la chaîne représentent presque 50 % de cet espace protégé, menaçant encore plus une espèce en voie de disparition. Aujourd’hui, 70 % du cantal AOP est pasteurisé, ainsi que 80 % de l’ossau-iraty du Pays basque.

Pour la fourme d’Ambert, on atteint le taux ahurissant de 97 %. Où est le problème, me direz-vous ? Pourquoi le fromage fabriqué par un géant alimentaire ne serait-il pas aussi bon qu’un vacherin des Bauges ou qu’un colombier des Aillons, pour ne citer que deux nobles noms de la liste de plus en plus longue des variétés disparues ? « Pour commencer, presque tout le prix du fromage d’un petit producteur sert à couvrir le coût du matériel utilisé », explique Romain Olivier, maître fromager affineur à la fromagerie Philippe Olivier à Boulogne-sur-Mer, du nom de son père, président du syndicat des 3 200 derniers détaillants de fromage en France.

images (7)« Pour les gros producteurs, les coûts logistiques du fromage au lait cru sont beaucoup trop élevés, parce qu’il faut collecter le lait, le transporter, l’analyser (il est parfois refusé) avant d’entamer le processus de fabrication. C’est pourquoi ils préfèrent le lait pasteurisé. » Les détaillants de fromage sont eux aussi une espèce en voie de disparition. Les fromages français sont vendus pour 95 % dans les supermarchés, et même là les comptoirs spécialisés disparaissent les uns après les autres en faveur de rayons débordant de produits tartinables, chimiques et aux arômes artificiels. Une vraie lueur d’espoir vient de Chine.

Selon Romain Olivier, après les réticences qu’ils montraient par le passé à consommer du fromage, les Chinois viennent de découvrir qu’il se marie à merveille avec le vin rouge, qu’ils importent aujourd’hui par pièces entières.

Ana Pouvreau et Mark Porter Courrier international

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UN SPECTRE NOCTURNE EN MOSELLE

Posté par francesca7 le 25 octobre 2014

 

téléchargement (6)La très ancienne petite ville de Boulay (BolagiumBolaBolchen), en Moselle, fut de temps immémorial le théâtre de nombreuses apparitions d’êtres surnaturels, et les revenants s’y donnaient volontiers rendez-vous, notamment la Massue. Dans le premier quart du XIXe siècle, on recueillit les récits de quantité de faits étranges qui s’y étaient passés et s’y passaient encore journellement à cette époque.

Un de ces spectres nocturnes était la Massue ou Masse. La Massue apparaissait sous la forme d’une bête ayant la taille d’un veau à très longs poils de couleur sombre, sous lesquels disparaissait la tête dont on n’apercevait que les yeux gros et flamboyants et deux pointes d’oreilles émergeant de l’épaisse fourrure. On ne distinguait pas les pattes, et cette espèce d’être présentait l’apparence d’une masse informe, d’où lui était probablement venu son nom, soit du français masse, soit de l’allemand massiv. La Massue traînait des chaînes dont on entendait le cliquetis ; parfois elle passait sans bruit, et si elle venait à toucher quelqu’un en se serrant contre lui, son contact ne semblait que le frôlement d’un vent léger. Cette bête immonde se présentait tout à coup, sortant de l’obscurité, sans qu’on pût voir d’où elle venait. Elle semblait affectionner certaines rues de la ville.

C’est ainsi qu’on l’a vue le plus souvent dans la rue du Four Banal (Banngasse), la rue de la Halle (Hallegasse) et la rue de l’Eglise (Kirchegasse) d’où peut-être elle se rendait au cimetière ou, plus vraisemblablement par la rue du Pressoir (Keltergasse) et la rue de Saint-Avold, vers un lieu situé hors de la ville et appelé Stromerich. Cette bête n’a d’ailleurs jamais, de son propre mouvement, fait de mal à personne, se permettant seulement de barrer le passage au bon bourgeois attardé en s’asseyant sur son chemin à la façon des ours, et fixant sur lui ses yeux ronds et luisants ; une fois même elle empêcha un vol de s’exécuter.

Le témoignage d’une ancienne maîtresse d’école à Boulay vers la fin du XVIIIe siècle, Mlle Barbarat, nous fournit des détails quant à l’existence de cette apparition. « Une soirée, assez tard, je sortais avec ma sœur de nos écuries, et, pour rentrer chez nous, il fallait traverser la rue de la Halle. Voilà la Massue qui se présente : elle montait la rue. Ma sœur me crie : Retire-toi ! J’ai cru qu’elle voulait badiner ; mais tout à coup cette bête s’est trouvée près de moi et, en passant, s’est serrée contre mes jupons sans que je la sente. Elle était plus noire que grise et de la grosseur d’un chien dogue. C’est en 1770 que cela m’est arrivé. Depuis ma sœur l’a vue à cette même place à trois reprises différentes. M. Lefort, allant un soir chez M. de Villers et suivant la rue du Four Banal, la vit sortir du coin derrière la maison Coignard et venir au devant de lui.

« Au commencement de la Révolution, un garçon de Boulay faisait la cour à une fille qui habitait la grande maison située rue du Four Banal au-dessus de celle de M. Limbourg et se rendait chez elle. C’était à l’entrée de la nuit et plusieurs personnes étaient encore à prendre le frais du soir sur la porte. Ce garçon vit la Massue semblant sortir du cul-de-sac qui est derrière la maison Rimmel. Il courut frapper à une porte en criant : Vite ! Vite ! Ouvrez-moi. On ouvrit la porte et, se précipitant dans l’allée, il y tomba en faiblesse. C’était la seconde fois qu’il voyait cette bête. Un soir, le boucher qui demeurait alors dans la même rue sortit pour aller à sa boutique. Mais il revint aussitôt, les cheveux hérissés, et dit qu’il venait de voir une effroyable bête qui en gardait l’entrée. C’était la Massue.

« Un jour de l’hiver 1760, le vent avait renversé un gros arbre dans la forêt de Crombesch (défrichée depuis la Révolution). Des pauvres femmes, qui faisaient métier d’aller chercher des branches sèches au bois pour leur ménage, complotèrent d’aller la nuit suivante en couper en fraude à cet arbre. Mais il fallait s’assurer que le fortier (garde-forestier) n’était pas en tournée. Elles furent regarder à la fenêtre de sa cuisine sur le derrière de sa maison, située rue du Four Banal, et le virent assis près du feu. Mais quand elles s’en retournèrent pour aller accomplir leur vol, la Massue était là qui leur barrait le chemin. Quand elles voulaient passer d’un côté, la Massue s’y trouvait ; si elles essayaient de prendre l’autre côté, elle y était encore, et ce manège dura jusqu’à quatre heures du matin où la Massue s’éloigna ; mais l’envie et l’heure de mal faire étaient parties aussi !

« Un soir de l’année 1700, des garçons de Boulay se promenaient sur la place. La Massue est venue passer près d’eux ayant à peu près l’apparence d’un petit cheval. L’un d’eux, nommé Ritz, sauta dessus ; mais il tomba aussitôt à terre où il resta raide mort. Une nuit, un homme passait en Muehlenbach (lieu situé au sortir de la ville entre la route de Metz et celle de Roupeldange), avec une hotte sur le dos. La Massue le suivit et sauta sur sa hotte. Il la porta ainsi bien loin, mais il tombait sous le poids. Mlle Bettinger, qui habitait aussi la rue du Four Banal, vit, un soir de l’été 1820, une bête de grande taille avec des yeux étincelants s’arrêter vis-à-vis ses fenêtres. Elle le raconta le lendemain à ses voisins. Mme Weiss, un soir de la même année, et plusieurs personnes, étaient assises sur les escaliers d’une maison située vers le bout de la même rue d’où l’on peut voir la place. Tout à coup elles entendirent un bruit de chaînes et, en même temps, virent la Massue apparaître, comme si elle sortait de terre. Un petit chien la suivait en ne cessant d’aboyer. Sans s’en inquiéter, la bête descendit jusqu’au bout de la place et puis revint sur ses pas. En voyant cela toutes les personnes qui l’observaient se sauvèrent, et l’une d’elles, qui avait un plus long trajet à faire que les autres, demanda de l’eau bénite pour s’assurer contre les rencontres du chemin.

« Une soirée, Colin Coignard revenait de route avec sa charrette. Arrivé au fossé de Barenbach, derrière la montagne, il s’y trouva tout à coup embourbé et la Massue était près de lui qui le regardait. Son neveu alla chercher des chevaux pour le tirer de ce mauvais pas et quand, vers minuit seulement, ils arrivèrent près de la ville, au ruisseau de Muehlenbach, la Massue était dans le ruisseau qui dlatschait (de l’allemand flatsehen, barboter dans l’eau) et tapotait dans l’eau. Elle les accompagna jusque dans l’intérieur de la ville ».

Enfin voici le témoignage d’un homme fort honorable qui habitait Boulay au commencement du XIXe siècle : ancien professeur à Boulay, il avait été, avant la Révolution, précepteur dans la maison du comte de Clermont Mont-Saint-Jean, dans le midi de la France. Il écrit, dans une note adressée au comte de Bony de la Vergne : « Hier, 29 janvier 1823, à six heures du soir sonnées à l’hôtel de ville et sur le point de sonner à la paroisse, je sortais de chez nous pour aller donner une leçon dans la rue du Pressoir. J’apercevais déjà les lumières de vos fenêtres et je marchais sur le haut du pavé lorsque j’entendis un bruit de chaînes à ma gauche. Je regardai et je vis à mon côté une masse informe à poils longs sans que je la sentisse. Je crus d’abord que c’était le chien du moulin neuf ; mais me rappelant que celui-ci a des oreilles coupées ras, je cherchai à voir la tête de cette bête et j’aperçus un bout d’oreille saillant du poil. Je suivis de l’œil cette monstruosité jusque devant la maison Coignard, mais sans pouvoir distinguer une tête. Elle paraissait avoir des reins d’environ deux pieds de large et au moins la longueur du chien du moulin. C’est ce que j’ai vu de mes yeux sans être endormi ni ivre. Je n’avais pas encore vu cette bête et je vous en parle comme l’ayant vue ; croyez si vous le jugez à propos ».

Suivant la croyance populaire, cette Massue n’était autre que la propre personne d’un ancien gouverneur de Boulay, condamné par la justice divine à revenir sous cette forme odieuse, en expiation d’un crime. Le capitaine Dithau, ou Dithrau, gouverneur à Boulay pour le duc de Lorraine, en 1635, avait une tante nommée Sunna Roden, dont il convoitait les biens, 108 jours de terre sur le ban de Boulay et 9 fauchées de prés. Pour s’en emparer, le capitaine Dithau accusa sa tante de sorcellerie et la fit emprisonner. Le procès dura huit semaines et, sur les dépositions de son neveu, la pauvre dame fut condamnée à être brûlée vive, ses cendres jetées au vent et ses biens confisqués. Cette horrible sentence eut son exécution et la malheureuse femme fut brûlée sur le ban de Boulay, le 17 juillet 1635, en un lieu appelé Stromerich, à gauche du chemin de Machern et non loin du bois de Buch. Le cupide Dithau ne put cependant pas s’emparer des biens de sa tante, qui passèrent, dit-on, aux domaines et furent ensuite aliénés. Malheureusement, les pièces du procès ont été, dès l’origine, soustraites des archives de l’hôtel de ville, et la tradition seule a conservé jusqu’en ces derniers temps le souvenir d’un crime abominable, dont le sentiment populaire a fait justice en condamnant son auteur au sinistre châtiment relaté plus haut.

téléchargement (7)Les traditions populaires de plusieurs provinces de France et d’autres pays dépeignent aussi les allures analogues d’une bête qui se présente la nuit au voyageur, le suit ou lui barre le passage, quelquefois se fait porter par lui, épouvante les animaux, etc. Telles sont la Galipotedans le Poitou et la Saintonge, la Grand’Bête et la Bête qui se fait porter dans le Berry, lePoulain sans tête à Gondrecourt, la Bête de Brielles, la Bête de Béré, la Birette, le Birherou, la Bête de la Loyère en Haute-Bretagne, le Chien noir d’Alversdorf dans le Schleswig-Holstein, etc. Néanmoins la Massue bolagienne, quoique parente de ces fantastiques créatures, offre avec elles une assez grande différence. La Galipote, quoique plus innocente que le loup-garou, se rapproche de la nature de ce dernier en ce qu’elle est quelquefois le dédoublement d’une personne vivante, tandis que notre Massue est un véritable revenant. Elle a plus d’affinité avec la Grand’Bête, malgré les formes plus nombreuses qu’affecte cette dernière ; elle n’a pas la méchanceté de la Birette ; elle ressemble un peu au Poulain de Gondrecourt, comme elle, a la tête indécise, et au Chien noir d’Alversdorf, car ces derniers se font voir aussi, le plus souvent, dans l’intérieur d’une ville. Mais ce qui caractérise surtout notre Massue, c’est sa personnalité connue dans sa première et dans sa seconde existence et l’idée de l’expiation attachée à ses pérégrinations nocturnes.

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