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Expression : AVOIR LA PUCE A L’OREILLE

Posté par francesca7 le 30 août 2014

 

 

oranotypieLe monde moderne, du moins en Occident, ne pas plus à la puce la place qu’elle avait autrefois dans la vie quotidienne. S’il existe encore, cet insecte familier, pour ne pas dire ce parasite intime, a cessé d’habiter nos jours et de hanter notre sommeil. Nous avons certes bien d’autres sujets d’insomnies, mais l’habitude s’est perdue de chercher les puces dans sont avant de se coucher, de les capturer d’un bond d’une main experte, et de les écraser sur l’ongle après les avoir roulées entre le pouce et l’index. Un vieux rite … C’est le plus naturellement du monde que le bourgeois du « Ménagier » au XIVè siècle conseillait à sa jeune épouse : « En esté, gardez-vous que en vostre chambre ni en vostre lit n’ait nulles puces ».

Car ces bestioles ont grouillé autrefois à la ville comme à la campagne,  dans la bonne comme dans la mauvaise société. On se grattait sous les haillons mais aussi sous les habits de fête, sur les paillasses et sous les baldaquins, dans les cours les plus huppées les princes et les princesses étaient soumis à des démangeaisons subites et à des gesticulations que négligent toujours les auteurs de films historiques, mais qui surprendraient beaucoup un observateur moderne habitué au maintien sobre et gracieux qu’arborent les royautés dans les magazines en couleur.

Les puces nous ont laissé l’expression superbe et autrefois grivoise « avoir ou mettre la puce à l’oreille » ; éveiller, alerter l’attention d’une personne par un détail en apparence anodin, par une confidence qui trouble sa sérénité en laissant soupçonner anguille sous roche, et généralement prévoir un danger.

Cette façon de parler est très ancienne. Elle semble avoir eu à l’origine le sens très fort, non seulement de violente inquiétude, mais de véritable tourment physique et moral – par analogie sans doute avec l’affolement et la douleur d’une personne dans le cas réel où une puce se serait logée dans son conduit auditif et l’aurait piquée en cet endroit sensible pendant son sommeil. C’est ainsi que l’expression apparaît dans une version du XIVè siècle du Girard de Rossillon, sous une forme qui semble déjà établie de longue date. Des marchands viennent annoncer au roi Charles que son ennemi Girart, qu’il fait rechercher partout pour le pendre, est déjà mort et enterré. Mais le roi se réjouit trop tôt, car c’est Girart lui-même qui, déguisé en pèlerin, a répandu cette fausse nouvelle :

Quant il vindrent en France tout droit au roi alèrent

La mort duduc Girard pour certain li nuncèrent.

Charles en fist tel joie ne fist mais la paroille ;

Mais encor en aura telle puce en l’oroille

Dont il aura préour de perdre corps et terre,

Si com après orrès ; ainssin va de la guerre,

On voit sovant fortune tourner en petit d’ore ;

Telx rit devers le main qui devers le soir plore.

 

C’est probablement sous l’influence de la vieille idée que l’on est mystérieusement averti, lorsque quelqu’un parle de vous, par des démangeaisons ou des sifflements de l’oreille que l’expression a évolué, par sens croisés, vers sa signification moderne d’inquiétude et de mise en alerte. La croyance, plus ou moins prise au sérieux, était, elle aussi, déjà commune au XIVè siècle ; « Les oreilles vous deveroient bien fort et souvent mangier [démanger] ; car je ne suis en compagnie, que on ne parle toujours de vous » ( Machaut).

Mais c’est dans son sens érotique que l’expression a connu le succès le plus net. Pendant des siècles, avoir la puce à l’oreille voulait dire « avoir des démangeaisons amoureuses ». C’est également au début du XIVè siècle qu’elle apparaît bien établie dans un contexte amoureux, en des vers de Jean de Condé, lorsqu’une chambrière pousse avec beaucoup d’insistance sa dame à prendre un amant :

Ne puis pas toutes les paroles

Recorder, et sages et foles,

Dittes et avant et arrière

De a dame et sa cambriere,

Ki un tel caudiel lui atempre

Dont annuiera tart ou tempre

Porc ose la dame desist

Ne laissa que ne li mesist

Pluisour fois la puche en l’oreille.

 

C’est bien le « tourment », l’agacement du désir amoureux que désigne cette façon de parler, comme pendant des siècles, et que l’on retrouve chez de nombreux écrivains que ce soit G.Crétin au XVIè parlant de :

Dames qui ont tant de puce à l’oreille

Qu’il ne les fault appeler ni esveiller.

 

Ou plus tard La Fontaine, dans une formule qui résume admirablement la situation :

Fille qui pense à son amant absent

Toute la nuit, dit-on, a la puce à l’oreille.

                                                                                                                                                                    

C’est en prenant la locution au pied de la lettre que Rabelais prêtait à Panurge cette curieuse fantaisie de se fixer une puce à l’oreille ; « Au lendemain Panurge se feit perser l’aureille dextre à la Judaïque, et y attache un petit anneau d’or à ouvreige de touchie, ou caston [chaton] duqeul estoit une pusse enchassée ». Il pouvait dès lors annoncer : « J’ay la pusse en l’aureille. Je me veulx marier » (Tiers Livre, chap.7).

Pourtant, bien qu’issue de l’ »inquiétude » provoquée par le désir, cette puce curieusement mal placée n’en constitue pas moins un euphémisme galant pour désigner des « piqûres » extrêmement spécifiques, et – qui sait ? – offre peut-être un A2818exemple de rare locution prise au langage féminin… 

Ce n’est pas d’hier en effet que l’on compare l’oreille à une coquille, et réciproquement un coquillage à une oreille. Les noms de plusieurs mollusques, « oreilles de mer », « oreilles de Vénus », sont les noms vulgaires de divers haliotides. Ce n’est peut-être pas la peine que je fasse un dessin, mais ce n’est pas non plus d’hier que la coquille désigne le sexe de la femme – sexe qui justement signale son désir par des démangeaisons plus ou moins tenaces. Deux textes de 1622 disent clairement les choses. Dans l’Histoire comique de Franion, la vieille Agate raconte ainsi le cap franchi par sa jeune protégée : « Laurette à qui la coquille démangeait beaucoup, quelque modestie qu’elle eust, se résolut à manier tout de bon ce qu’elle avait fient de tant haïr ». Dans Les Caquets de l’accouchée, la veille mère déplore en ces termes que sa fille  en soit déjà son septième enfant ; « Si j’eusse bien pensé que ma fille eust été si vite en besogne, je luy eusse laissé gratter son devant jusques à l’aage de vingt-sept ans sans être mariée ». A la même date, Tabarin, suivant Brantôme, proclamait carrément sur le Pont-Neuf ; « La nature des filles est de chair de ciron |Moustic|parce que leur coquille leur démange toujours ». 

L’époque, d’autre part, avait la puce en poupe. Peut-être par attention naturelle, mais sans doute aussi à cause de l’expression, la puce eut ses heures de gloire dans le domaine érotique. En 1579, tout un recueil de vers lui fut consacré sous le titre La Puce de Mademoiselle Desroches. La jeune fille ainsi nommée avait en effet suscité de la part de divers poètes une série de vers coquins, et elle en avait elle-même écrit sur ce sujet chatouilleux. Voici par exemple ceux que lui avait dédiés E.Pasquier : 

Pleust or à Dieu que j epusse

Seulement devenir une pulce :

Tantost je prendrois mon vol

Tout en haut de ton col,

Ou d’une douce rapine

Je sucerois ta poitrine ;

Ou lentement, pas à pas,

Je me glisserois plus bas :

Là, d’un muselin folastre

Je serois pulce idolastre,

Incetant je ne say quoy

Que j’aime trop plus que moy.

 

Il s’ensuivit une mode des puces liées à « l’objet aimé », qui dura presque un demi-siècle. Au XVIIè, un soupirant qui avait la chance de capturer une puce sur le corps de sa belle l’attachait avec une minuscule chaîne en or, ou bin, reprenant la fantaisie de Panurge, la faisati enchâsser, dans un médaillon et « la portait au cou comme une relique » (P.Larousse). 

A la fin du siècle, Furetière concluait : « On dit que quelqu’un a la puce à l’oreille, quand il est fort éveillé, ou quand il a quelque passion agréable qui l’empêche de dormir ». Au XVIIIè, le mot faisait encore image ; c’est sur la même équivoque « oreille, coquille », que joue Diderot dans Jacques le Fataliste, en même temps que sur la démangeaison prémonitoire, lorsque le héros blessé entend dans la chambre voisine les ébats nocturnes de sa jeune hôtesse et de son mari :

« … Je suis sûre que je vais être grosse !

-          Voilà comme tu dis toutes les fois.

-          Et cela n’a jamais manqué quand l’oreille me démange après, et j’y sens une démangeaison comme jamais.

-          Ton oreille ne sait ce qu’elle dit.

-          Ne me touche pas. Laisse là mon oreille. Laisse donc l’homme ; est-ce que tu es fou ?…

-          Ah ! ah !

-          Eh bien, qu’est-ce !

-          Mon oreille !…

-          Eh bien ton oreille ?

-          C’est pis que jamais.

-          Dors, cela se passera.

-          Je ne saurais. Ah l’oreille ! ah ! l’oreille !

-          L’oreille, l’oreille, cela est bien aisé à dire …

 

« Je ne vous dirai point ce qui se passait entre eux ; mais la femme, après avoir répété l’oreille, l’oreille plusieurs fois de suite à voix basse et précipitée, finit par balbutier à syllabes interrompues l’o… reil… le, et à la suite de cette o…reil…le, je ne sais quoi, qui, joint au silence qui succéda, me fit imaginer que son mal d’oreille s’était apaisé d’une ou d’une autre façon, il n’importe ; cela me fit plaisir. Et à elle donc !!

 

EXTRAIT de LA PUCE A L’OREILLE de Claude Duneton – Editions Stock 1973 – Anthologie des expressions populaires avec leur origine. 

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Expression : Arriver comme mars en Carême

Posté par francesca7 le 30 août 2014

Cette phrase veut dire qu’une chose ne manque jamais d’arriver comme le mois de mars pendant le Carême

 

téléchargement (3)Le carême vient du latin quadragesima (dies) : quarantième (jour). En ancien français, on écrivaitquaresme. On devrait même plutôt dire : la carême, comme l’italien quaresima et l’espagnol cuaresma. Autrefois, on employait aussi le terme de (sainte) quarantaine pour désigner le carême.

C’est un calque du grec ecclésiastique :  (tessarakostè). Si le carême évoque à l’origine le 40e jour avant Pâques, il s’oppose à la Pentecôte qui évoque le 50e jour après Pâques. La Pentecôte vient du grec ancien  [pentèkostè] : cinquantième (jour). En grec moderne, le carême porte le nom de (prononcer « sarakosti »).

À l’origine, le Carême commençait un dimanche, le 40e jour avant le Jeudi saint. Le pape Grégoire le Grand a avancé le début du carême au mercredi précédent : Le Carême commence désormais le mercredi des Cendres et s’achève le Samedi saint. Cela correspond à une période de 40 jours de jeûne mais les dimanches ne sont pas jeûnés.

Pourquoi 40 jours ? parce que la Bible raconte que Jésus de Nazareth s’est retiré dans le désert jeûner pendant 40 jours, au milieu des bêtes sauvages, servi par les anges et tenté par le diable… 

Aujourd’hui, le jeûne n’est guère pratiqué ; il se limite parfois au Vendredi saint. 
Dans l’église orthodoxe, la date de Pâques est différente. Il en est de même pour la période du carême. Il commence le Lundi pur et se termine le vendredi des Rameaux. Il dure 40 jours. Le samedi avant les Rameaux est célébrée la résurrection de Lazare. Mais cela n’empêche pas de jeûner aussi pendant la Semaine sainte.

Le sens de cette locution proverbiale n’est pas précisément le même que celui de la locution précédente : Arriver comme marée en Carême. Voici pourquoi : la fête de Pâques ayant été fixée au premier dimanche venant après la pleine lune qui suit l’équinoxe du printemps (le 22 mars), il en résulte que le mois de mars doit être invariablement compris chaque année dans le carême pour près d’un tiers au moins. Aussi dit-on : Arriver comme mars en Carême pour signifier qu’une chose arrive ou arrivera infailliblement. Cette locution daterait du XVe ou du XVIe siècle.

On trouve dans un recueil espagnol, publié en 1553, la trace de ce proverbe : No puede mas faltar que Marzo de quaresma, ce qui veut dire : Cela ne peut manquer non plus que mars en Carême.

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Expression : qu’est-ce que Berner

Posté par francesca7 le 30 août 2014

 

images (4)Berner est un mot à sens clair et lumineux pour tout le monde. Il s’emploie surtout dans le sens de tromper grossièrement. Les Valères de Molière ne trompent pas les Gérontes, ils les bernent ; il y a une nuance. C’est là la vraie acception du mot aujourd’hui.

Il n’est plus guère employé dans son sens propre que par les soldats en belle humeur, qui veulent jouer un bon tour à quelqu’un de leurs camarades. Cette plaisanterie qu’on ne peut vraiment pas appeler agréable, consiste à déposer le patient sur une forte couverture maintenue horizontale et tendue par quatre hommes qui ont pour mission de la laisser s’abaisser un peu et de la retendre violemment de façon à lancer l’infortunée victime au plafond.

L’art consiste à aller en mesure et à relancer son homme au moment même où il retombe sur la couverture, sans lui laisser le temps de respirer et de faire un mouvement. Telle est la bonne farce qui a donné lieu au mot berner.

De berner au sens propre à berner dans notre acception figurée, il n’y a qu’un pas. Le mot berner vient lui-même de berne, qui signifie, d’après Littré, une étoffe de laine grossière (bernia en espagnol et en italien), ou suivant une autre opinion : de l’arabe burnous, manteau.

Quoi qu’il en soit, dans un grand nombre de provinces une berne ou barne est une pièce d’étoffe, soit de laine soit de fil, servant à des usages très variés, et surtout à faire sécher, en les étalant dessus, des graines, des fruits, des haricots, des noix, etc.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que Rabelais, qui avait beaucoup retenu du langage des provinces méridionales, dise d’un personnage qu’il « portoyt bernes à la moresque. »

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Expression : Garder pour la bonne bouche

Posté par francesca7 le 30 août 2014

 

 
 
téléchargement (2)C’est, au propre, garder le meilleur morceau pour la fin du repas ; au figuré, c’est réserver à quelqu’un ou un traitement plus agréable, ou une vengeance plus raffinée

Mais, comme toujours, le sens propre a précédé le sens figuré. Ainsi, ce dicton aurait une origine gastronomique ; c’est un aphorisme de gourmand. La gourmandise ayant été le premier vice de l’humanité, il est présumé que tout proverbe où il est question de bouche vient de là, et que le nôtre, par conséquent, en vient aussi.

Cependant, avec le bon plaisir des personnes qui dînent et qui digèrent bien, remarquons que ces mots, la bonne bouche, ont eu un sens plus étendu que celui dans lequel ils sont reçus aujourd’hui, et s’il est vrai que ce sens n’ait pas devancé l’autre, il a vécu jadis conjointement avec lui. Trois exemples, tirés du même écrit, confirmeront cette remarque ; nous les trouvons dans les Cent Nouvelles nouvelles :

« Et n’estoit âme qui sceust riens de leur très plaisant passe-temps, sinon une damoiselle qui servoit ceste dame, laquelle bonne bouche très longuement porta. » (XXXIXe Nouvelle)

« Et elle luy promist que s’il portoit bonne bouche, elle luy donneroit de la chair et de beuf et de mouton, assez pour fournir son mesnaige pour toute l’année. Et l’aultre mit si secret son cas que chascun en fust adverty. » (XLe Nouvelle)

La bonne bouche, c’est ici la discrétion porter la bonne bouche, c’est être discret. C’est l’être aussi, direz-vous, que de garder pour la fin les meilleurs morceaux. D’accord. Mais ce n’est une discrétion qu’à l’égard du palais, quand les premiers morceaux l’ont émoussé ; c’est souvent une indiscrétion pour l’estomac qui reçoit ce supplément lorsqu’il est déjà repu.

« Pour faire bonne bouche, la bonne demoiselle d’ung maistre prestre s’accointa, et quoyqu’il feust subtil, (…) si fut-il rançonné de robes, de vaisselle et de aultres bagues largement. » (LCXXVIIIe Nouvelle)

Ici, nous retrouvons le sens moderne. Pour faire bonne bouche, c’est-à-dire pour couronner l’œuvre ; car il s’agit d’une malhonnête femme qui ruine et dépouille successivement un écuyer et un chevalier, et qui finit par faire subir le même traitement à un prêtre.

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