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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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  • > Archives pour le Dimanche 24 août 2014

Il n’y a pas de si beau visage qui n’enlaidisse

Posté par francesca7 le 24 août 2014

Traduction de

L’expression : « Il n’y a pas de si belle rose qui ne devienne gratte-cul« 

 

images (13)Semblable à la rose, la plus belle des fleurs, dont la fraîcheur est passagère, la beauté perd son plus vif incarnat, et le temps, ce destructeur cruel, efface ses appâts, y substitue les rides et la pâleur.

On nomme gratte-cul le fruit de l’églantier, et le bouton qui reste après que la rose a perdu ses feuilles. Les anciens ornaient de roses les statues de Vénus et de Flore ; de Vénus, parce qu’elle est la plus belle des déesses ; de Flore, parce que la rose est la plus riante et la plus riche de ses productions. Ils s’en couronnaient souvent dans leurs festins : Et rosa canos adorati capillos. (Horace)

Ils la regardaient comme le symbole de la mollesse et de la volupté. Ovide prétend que les premières roses furent blanches, et qu’elles doivent ce tendre incarnat au sang d’Adonis. Cette ingénieuse fiction n’a point été admise par tous les mythologues ; quelques-uns ont prétendu que Vénus, en volant au secours d’Adonis, ne sentit ni les pointes des rochers ni les ronces qui la déchiraient. Les rosiers épineux furent teints, disent-ils, de ce sang vermeil ; quelques gouttes jaillirent sur les roses, et ces fleurs, qui primitivement étaient blanches, conservèrent, depuis cet accident, la couleur du sang de Vénus. Demoustier écrit :

Je crois, en la voyant (la rose) briller sur votre cœur,
Voir le sang de Vénus retourner à sa source.

La mythologie nous apprend que l’Amour fit présent à Harpocrate, dieu du silence, d’une belle rose, fleur que l’on n’avait encore jamais vue, afin qu’il ne découvrît point ses tours d’espièglerie. De là est venue la coutume de suspendre une rose au plafond des appartements où les familles se réunissaient, afin que la discrétion, représentée par la rose, devînt la sûreté et la garantie de tous les entretiens ; c’est ce qui a fait naître cette expression : Nous sommes sous la rose, c’est-à-dire, en un lieu sûr ; nous pouvons causer librement.

Chez les anciens, une rose dont les feuilles étaient éparpillées était l’emblème du trépas, et pour peindre la courte durée de notre existence, ils la comparaient à celle de cette fleur. Malherbe a bien saisi cette allégorie, lorsqu’il décrit la mort de la fille de Duperier, son ami :

Mais elle était du monde où les plus belles choses
Ont le pire destin,
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
L’espace d’un matin.

Aglaé, la plus jeune des Grâces, était représentée chez les Grecs avec un bouton de rose à la main, comme l’attribut de la jeunesse et de la beauté. Nos aïeux nommaient chaperon de roses, un don léger qu’on faisait aux nouvelles mariées. Ainsi, relativement à un mariage peu fortuné, lorsqu’on demande ce qu’un père donne à sa fille, et lorsqu’on veut répondre qu’il donne peu, on dit proverbialement qu’il lui donne un chapeau de roses.

Rose

En Allemagne, une jeune personne qui avait perdu la plus belle rose de son chapeau, fleur que les hommes prisent tant, était forcée, le jour de ses noces, de porter une couronne de roses rouges, en place d’une autre de roses blanches ou de myrte. On trouve une allusion maligne à cette perte irréparable dans la fable suivante :

La rose rouge et la rose blanche.

Que vous êtes pâle, ma sœur,
Disait la rose rouge à sa sœur rose blanche ;
Pardonnez-moi d’être si franche,
Votre teint blême me fait peur.
— C’est la candeur de l’innocence ;
Vous, pour rougir ainsi, ma sœur,
Vous avez vos raisons, je pense.
— Mes raisons ? Du bel Adonis,
Du favori de Cythérée,
C’est le sang qui m’a colorée :
J’éclate, et vos traits sont ternis.
— Cependant, d’une vierge pure
J’embellis encor la pudeur,
J’éclate aussi, mais de blancheur.

Les anciens ceignaient de roses blanches le front des vierges et des vestales. La rose blanche est l’attribut des jeunes personnes qui sortent de l’enfance ; on dit alors au figuré, c’est une rose ; on dit également, c’est un bouton de rose. La rose est encore l’emblème de la première heure du jour. En Turquie, on sculpte une rose sur le tombeau des jeunes vierges, comme symbole de leur pudeur et de leur modestie. A Rome, le jour appelé Dominica in rosa, les papes bénissaient des roses qu’ils envoyaient, comme une marque de distinction, à quelques princesses de l’Europe.

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Les Festivités du Moyen âge

Posté par francesca7 le 24 août 2014

 

La ville médiévale, si elle ignore les véhicules à moteur, n’est guère tranquille. Dans un espace restreint, corseté de murailles, tout un petit monde vit et s’agite bruyamment. Dès l’aube, les artisans commencent A travailler en plein air, et l’afflux d’hommes, de bêtes et de chariots embouteille les rues étroites. Dans une ville comme Paris se dresse une centaine de clochers, dont les sonneries ssourdissantes rythment la journée.

gastronomie-repasEn l’an mil, au gré des saisons, les paysans de l’après-Charlemagne sèment le blé, l’orge ou le seigle, voire le sarrasin, la céréale des pays pauvres… Les récoltes sont aléatoires. On mène A la glandée des cochons noirs, des troupeaux d’oies blanches ou de moutons gris, quelques vaches qui donnent du lait, des chèvres… Le bceuf est un luxe car il est en principe réservé au labour. 

Alors les seigneurs chassent  à cor et à cri. Couverte de forêts, la France est giboyeuse et les tables féodales se chargent de venaison (le porc encore proche de l’animal sauvage y est admis) préparée en pâtés, en bouillis, principalement en rôts. Il s’agit là de viande maigre, à peu près dépourvue de cholestérol, que l’on sert en larges rouelles sur un pain plat coupé en deux, une sorte de pizza appelée tranchoir, qui absorbe le jus. 

Un repas peut comporter plusieurs services, fortement épicés de verjus (suc acide de raisin vert), de cannelle, de cumin, de girofle, de safran, de quantité de poivre, autant d’épices qui masquent le goût sans doute un peu prononcé des viandes au bout de quelques jours. Curieusement, l’ail et l’oignon sont considérés comme vulgaires.

Il semble que ce soit aussi le règne du goût sucré salé. Les seigneurs mangent fort peu de légumes sauf peut-être en soupe ou en bouillon. Des fruits ? Encore moins : si l’invasion arabe a déjà apporté en Espagne quelques nouveautés, il faudra attendre les croisades pour voir apparaître en France les prunes de Damas, la pomme ou la pêche. Mais on apprécie les confitures au miel…

Cependant, le régime carné est contrebalancé par les très nombreux jours de jeûne imposés par l’Église: mercredi, vendredi, carême, avent, vigiles et quatre-temps… Ces jours-là, on mange du poisson, notamment le poisson d’eau douce provenant soit des étangs et viviers artificiels soigneusement empoissonnés en carpes, en tanches, en esturgeons, soit des rivières qu’à la saison les saumons remontent par milliers. L’anguille est très appréciée. 

Et puis, il y a le hareng salé qui arrive en caques (tonneaux) de la mer du Nord par charrettes entières (l’art du fumage ou saurissage, perdu, ne sera réinventé que vers le Xlle siècle). Quant à la queue de castor ou à la baleine, autorisées par l’Église en période de jeûne, elles restent forcément anecdotiques. De même pour le fameux loir confit dans le miel du temps de Charlemagne, réservé aux jours gras, la pauvre bête.

http://www.histoire-en-questions.fr

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A quoi ressemblaient les lits médiévaux

Posté par francesca7 le 24 août 2014

 

téléchargement (10)Le lit médiéval ressemble fort au lit contemporain. Il comporte trois éléments: le bois du lit; le lit proprement dit, ce qui correspond plus spécialement à notre literie ; enfin les étoffes qui, disposées autour et au-dessus du lit, protègent le dormeur des regards indiscrets, de la lumière ou des courants d’air. Certains lits sont larges d’un lé et demi, de deux lés et même de trois lés, le lé correspondant probablement à la place d’une personne. Au XIVesiècle, le lit de Francesco Datini, riche marchand de Prato, et de sa femme Margherita, a une largeur de 3,50 m et comporte un marchepied, tout à la fois siège et coffre.

Il n’est pas surprenant, dans ces conditions, que les lits médiévaux accueillent non seulement le mari et son épouse, mais aussi les enfants, des amis, des domestiques, voire des étrangers. Une lettre de rémission de 1395 signale que deux Poitevins sont compagnons depuis longtemps, couchant, se levant et travaillant ensemble.

Une autre lettre de 1398 rapporte l’anecdote suivante : Jean Jourdain, couturier établi à Parthenay, voit venir dans son échoppe un jeune Anglais nommé Guillemin, ouvrier couturier de passage en la cité. Jean Jourdain l’embauche. Le lendemain, comme un ouvrier qui a hébergé Guillemin la nuit précédente refuse de le recevoir à nouveau, Jean Jourdain l’emmène chez lui et le fait coucher dans son lit avec sa femme déjà endormie, lui-même se trouvant au milieu. Pendant la nuit, Guillemin veut violer l’épouse qui se défend, lui donne un coup de poing et quitte le lit pour aller chercher une chandelle. Comme Guillemin parvient à éteindre celle-ci, la femme se met à crier. Son mari s’éveille, se lève et agrippe Guillemin qui doit lâcher l’épouse. Finalement, en se défendant, Jean Jourdain tue le jeune Anglais.

II existe une catégorie de personnes à qui il est formellement interdit de dormir sans aucun vêtement, ce sont les moines. La règle de saint Benoît stipule qu’ ils dormiront vêtus, et ceints d’une courroie ou d’une corde. De la sorte, ils sont toujours prêts et peuvent, en se levant immédiatement au signal donné, s’empresser de se devancer à l’oeuvre de Dieu. 

Saint Colomban, moine irlandais (vers 543-615), fondateur de nombreux monastères sur le continent, prescrit à ses moines de changer de vêtement matin et soir, ce qui sous-entend le vêtement nocturne. Un autre problème se pose alors: comment se changer sans montrer sa nudité? Certes, dit saint Benoît, il suffit à un moine d’avoir deux tuniques et deux coules (ample manteau à capuchon) pour en changer la nuit et pour pouvoir les lave». Mais cela ne résout pas la question. Il faut utiliser un processus compliqué pour éviter son regard et celui du voisin.

Le moine Ulric qui, vers 1063, remanie les textes clunisiens, le décrit en détail. Lors du lever pour les prières nocturnes, il convient de se revêtir de sa cuculle (également manteau à capuchon) et de s’en couvrir les jambes avant de rejeter sa couverture. Le matin, on procède de la même façon avec les chausses, que l’on met dans son lit. Si l’on a chaud la nuit, il faut ne découvrir que les pieds, les bras et la tête. Pour changer de caleçon, on doit garder son manteau. 

téléchargement (11)
Par ailleurs, enseigne saint Benoît, les moines doivent dormir chacun dans un lit. Par contre, dans la mesure du possible, ils dorment dans un seul local. S’ils sont trop nombreux, ils se reposent par dix ou par vingt, avec des anciens pour veiller sur eux. Et une lampe doit brûler en permanence dans cette pièce jusqu’au matin. Quant aux frères plus jeunes, ils n’ont point des lits voisins, mais répartis parmi ceux des anciens, précaution contre d’éventuelles pratiques homosexuelles.


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La rentrée des classes de 1912

Posté par francesca7 le 24 août 2014

Article paru dans Le Figaro du 28 septembre 1912.

images (11)Voici le temps où les enfants vont retourner au collège: une fois qu’ils y seront rentrés, ils trouveront mille choses pour les agiter et pour les distraire. Mais au moment d’y revenir, leur tristesse est grande et je les plains me souvenant de ce qu’était ma propre souffrance en de pareils jours. Dès le début de septembre, il me suffisait d’apercevoir le bout de cette large étoffe d’or des vacances pour que tout mon plaisir en fût gâté. Pourtant j’essayais de ruser, de laisser passer les journées sans les compter, de ne rien prévoir hors du présent. Mais une date prononcée devant moi par quelqu’un, ou lue par moi sur un journal, et ne fût-ce que l’inévitable retour du dimanche, repoussant toute une semaine dans le passé, cela suffisait à m’ébranler brusquement et à me tirer de ma torpeur volontaire.

La nuit, je m’éveillais en sursaut. La pensée que les vacances allaient finir m’étouffait. Je ne voyais plus dans cette fin rien de régulier: c’était pour moi comme une calamité affreuse qu’on aurait dû m’épargner. Alors, me rappelant brusquement tout ce qu’elles avaient représenté pour moi, pendant l’année qui les avait précédées, de bonheur possible, je craignais de n’en avoir pas assez joui, de n’en avoir pas fait quelque chose d’assez splendide; et comparant les plaisirs tranquilles dont elles avaient été pleines avec tout ce qu’elles m’avaient promis de vague, d’indicible et de merveilleux, je les regrettais moins dans ce qu’elles m’avaient donné que dans leur nom même, dans je ne sais quelle idée d’elles, folle, abstraite, ardente.

Mais ce qu’il fallait quitter quand venait leur terme, c’était la campagne. Les derniers jours de septembre étaient pour moi comme des amis magnifiques et faibles auxquels on allait m’arracher. C’était le moment où tout s’enflamme et s’atténue à la fois, où tout devient rose, rouge et doré. Les pampres craquaient sur les murs. Tandis que le feu, allumé dans les cheminées, donnait déjà un autre centre à la vie, dehors, comme pour rivaliser avec lui, tout brûlait aussi; les arbres, dans leur feuillage jusqu’alors commun, concentraient une richesse ardente. Les papillons et les guêpes, attirés par la tiédeur, volaient plus près des maisons. Les compagnies de perdreaux s’enfuyaient devant les chasseurs et se perdaient dans la brume irisée. Les vols d’hirondelles manoeuvraient dans le ciel avant de partir. Et il fallait quitter tout cela. Parfois aussi il faisait mauvais, et ce mauvais temps était considéré par tout le monde comme un signe et un avertissement opportun qu’il fallait revenir à la ville et que le spectacle auquel on avait assisté était terminé, puisque la pluie baissait son rideau.

Moi seul, je n’étais pas conforme à ce sentiment. Je sentais que toute l’histoire à laquelle je m’étais intéressé un instant continuait. Il ne me suffisait pas d’avoir reçu les dons publics des beaux jours d’été. Je pressentais que j’aurais goûté un âpre plaisir à respirer, dans le paysage débarrassé, le large vent de novembre. Ainsi, une fois, le matin même du départ, je voulus retourner à un petit bois où j’étais allé souvent. Je partis à bicyclette, poussant les pédales avec violence. Il tombait une pluie fine. J’arrivai au bois. J’étais inquiet, fiévreux, et lui calme, paisible, gorgé d’une verte humidité, plein de la grande lenteur de la nature, qui a tout le temps. Sur la terre sourde s’étendaient des traînées de champignons. Pour rendre moins absolue ma séparation d’avec tout ce que j’avais aimé, je m’étais promis d’emporter des plantes. Je commençai donc d’en déterrer quelques-unes, de ces fougères qui sont plus légères que des plumes. Certaines cédaient tout de suite si facilement que je sentais qu’elles ne revivraient plus ailleurs et qu’elles étaient déjà mortes. D’autres résistaient tellement qu’elles semblaient liées à toute la forêt, et j’avais la tristesse de les mutiler sans les arracher. Alors, soudain, je les laissai toutes et je revins impétueux, palpitant, amer, sans que la pluie qui tombait sur mon visage abattît ma fièvre.

* * *

téléchargement (8)Quand on était rentré au lycée, l’événement se trouvait beaucoup moins pénible que son attente. Non point que l’édifice lui-même nous disposât en rien à la belle humeur. Nous avons le secret, en France, de donner à tout ce qui est bâtiments publics l’aspect le plus froid et le plus ingrat. On dirait que nous voulons avertir ceux qui y pénètrent qu’ils ne doivent plus s’attendre au moindre agrément. Mais notre plaisir était de nous retrouver entre camarades de l’année d’avant, ayant le ton et les airs de la maison, et de faire sentir notre avantage aux véritables nouveaux, qui arrivaient on ne savait d’où, et qui étaient encore empruntés, isolés, timides. On a beaucoup écrit, dans la littérature moderne, sur les enfants, et principalement sur les enfants solitaires; on les considère comme des sources de poésie et, en effet, cela peut être. Mais dans les petites sociétés qu’ils forment ensemble, je doute qu’on trouve rien de bien romanesque et d’attendrissant. La dispute des vanités y est aussi aigre que dans le monde des grandes personnes. Comme l’a dit La Bruyère, «ce sont déjà des hommes». Toute l’affaire, pour chacun de nous, était de faire, de ses vacances, des récits capables d’éclipser ceux des autres ; aussi s’agissait-il bien moins de raconter des émotions que nous avions eues, que des prouesses que nous avions faites. Tandis que nous parlions ainsi, avec une faconde où l’invention se substituait de plus en plus au souvenir, les plus belles joies que nous avions ressenties étaient déjà perdues pour nous et au moment même où nous étions dans toute l’ébullition de nos vanteries, comme ils étaient loin de nous, les vrais plaisirs de nos vacances!

* * *

La rentrée aussi comportait des plaisirs qui lui étaient propres, et dont le plus grand était celui de tout commencer, d’être sans passé et, pour ainsi dire, sans reproche. Nous faisions presque tous le ferme propos de n’encourir aucune punition, de ne pas souiller d’une tache notre netteté, et le paresseux lui-même se jurait d’être exact et diligent. L’achat de cahiers, de livres nouveaux, tout concourait à confirmer cette illusion. En feuilletant les livres d’histoire dont nous venions de faire emplette, nous regardions les portraits de personnages dont nous ne savions rien encore, leur air sombre ou rechigné. Nous pensions que nous allions les connaître. Les sciences dont nous devions entamer l’étude n’exerçaient pas sur nous moins d’attraits. La géologie parlait de volcans, de grands pays vaseux et encore informes où des monstres balourds marchaient entre d’immenses fougères, mais elle se signalait surtout par les couleurs vives et tranchées de ses belles cartes. L’histoire naturelle nous promettait la révélation des secrets de notre corps. La physique se représentait à nous par tout un jeu de miroirs, se renvoyant des rayons avec une vigueur splendide. Mais la chimie l’emportait sur tout le reste. C’était la science par laquelle ce qui est jaune vient bleu, qui fait brûler du feu dans l’eau et qui travestit et intervertit tous les objets comme les personnages d’un bal masqué. Tout fiers d’accéder à ces connaissances sévères qui faisaient de nous des hommes, nous n’en portions pas moins, dans le temple austère des sciences, des âmes d’enfants, encore avides de merveilles. Mais bientôt nous étions déçus. Dans la géologie ou la botanique nous retrouvions le même ennui que dans nos autres études. Le professeur de chimie était fort chiche d’expériences et, lors même qu’il en tentait quelques-unes, il arrivait qu’il les manquât et nous devions constater que tout ne se passait point avec la promptitude magique que nous escomptions et que les choses tenaient plus que nous n’aurions cru à leur forme et à leurs couleurs coutumières. Enfin, nos belles résolutions s’amollissaient, nos livres devenaient sales, et dans la marge d’abord intacte de nos cahiers rentrait tout un peuple de bonshommes et de fantoches qui narguaient le texte qui leur faisait face. Chacun de nous reprenait son caractère. Le paresseux retombait dans ses ruses et dans ses détours. Ainsi notre vie d’écoliers perdait peu à peu la franchise et l’éclat des premiers jours et nous nous apercevions que ce que nous avions pris d’abord pour une année nouvelle n’était qu’une année de plus.

Dans nos études, ce qui restait bon, solide, excellent, c’était le grec, le latin, le français. Je n’ai rien retenu des sciences dont on m’a frotté. Mais à ma ceinture pendant encore les trois clefs d’or qui m’ouvrent les trois langages superbes. Je revois la classe tranquille et studieuse, où, dans la lumière de l’après-midi, nous expliquions les vers de Virgile. La voix de l’élève s’élevait, reprise de temps en temps par celle du maître. Alors, comme sous un cristal infrangible, ces mêmes images de la nature que nous avions eues devant les yeux, pendant nos vacances, se représentaient à nous, fixées, éternelles. Nous revoyions les troupeaux, les bergers, le hêtre et le chêne. Nous apprenions que ce qui avait ébranlé nos cœurs avait déjà ému, dans des temps lointains, une âme auguste. Nous nous apercevions que nous n’étions pas les premiers à vivre. L’oeuvre d’un poète nous reliait à toute l’humanité. Ces impressions de la campagne, qui auraient risqué d’être en nous légères et fugitives, prenaient plus d’autorité et d’importance, grâce aux vers qui nous les rendaient. Dans la petite classe ensoleillée, il y avait là des moments dont j’admire à présent toute la beauté, quand, à travers les siècles vaincus, ce grand Virgile arrivait jusqu’à nous et caressait gravement nos âmes enfantines.

Je ne sais point ce que sont les professeurs en 1912, mais je souhaite seulement qu’ils vaillent les maîtres qui nous instruisaient il y a quelque quinze ans. Ils avaient plus ou moins d’esprit, mais il n’en était pas un, pour ainsi dire qui fût destitué des vertus de son état. Ils étaient très consciencieux, et si naturellement, qu’ils n’y prenaient même plus garde. Un de leurs travers était dans une sorte de dédain pour les exercices du corps et pour la vigueur physique, où ils voyaient toujours une menace de brutalité: ils avaient tort ; mais dans cette erreur même il ne faut trouver qu’une conséquence de la haute idée qu’ils se faisaient de l’esprit. Ils avaient la grande qualité de n’être pas à la mode, et se souciant peu de ce dont on téléchargement (9)parlait sur le moment, ils nous entretenaient seulement de ce qui ne passe point. Ils étaient, pour la plupart, assez au-dessus de l’argent, sans envie, et si bien à leur place, qu’il émanait d’eux une autorité morale qui rendait leur enseignement plus efficace. Car pour apprendre quelque chose aux enfants, ne fût-ce que des règles de grammaire, il ne suffit point de les savoir. Il faut être probe, sérieux, désintéressé, attentif enseigner est une si belle fonction qu’elle ne peut s’exercer sans le secours de toute l’âme.

Je ne prétends point avoir des idées sur l’éducation, c’est un sujet trop grave. Je me contente de faire des rêves. Je voudrais que les enfants fussent élevés hors des villes, dans l’amitié de la nature, du ciel et du vent. L’enfance est comme un torrent superbe, tous les gens et tous les partis ne songent qu’à le capter, pour qu’il vienne féconder leurs champs stériles. On ne devrait, au contraire, élever les enfants que pour ce qu’il y a en eux de plus personnel et pour ce qui s’y trouve de plus permanent, pour eux-mêmes et pour leur pays. À l’âge où ils sont le plus sensibles, il faudrait imprimer dans leur âme quelques marques ineffaçables. Il ne s’agirait pas de leur faire du monde et des hommes une fade image qui serait démentie à leur premier regard, mais seulement de leur assurer que, quelles que soient la médiocrité et la bassesse communes, la vie la plus réelle est dans ce qu’il y a de plus beau. C’est ainsi, et non autrement, qu’on les placerait vraiment sous l’invocation des poètes.

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J’ai une femme, c’est pour m’en servir

Posté par francesca7 le 24 août 2014

Article paru dans le Figaro du 21 janvier 1913.

téléchargement (6)Lorsqu’on voit un pauvre vieux chien souffrir et mourir, parfois on le tue afin d’abréger ses souffrances. C’est de la pitié mêlée aussi d’égoïsme, de cet égoïsme latent qu’on ne veut pas s’avouer à soi-même; à l’attendrissement devant la douleur, se mêle aussi de la lassitude et de l’ennui; les râles du pauvre chien auquel on était pourtant attaché émeuvent certes mais déchirent les oreilles souvent plus que le cœur; on les étouffe pour ne plus voir et entendre souffrir, et le vétérinaire arrive, qui tue le vieux chien fidèle. Dans une chambre d’agonie, au chevet d’un mourant, devant ce pauvre corps qui se débat contre la mort, on souhaite souvent le dénouement et le grand repos par pitié, mais aussi par la lassitude qu’on a soi-même éprouvée dans la lutte, par l’inutilité de l’effort, par le découragement ressenti devant les tisanes vaines sans cesse remuées, devant les potions qu’on sait inutiles et qui s’amoncèlent dans la chambre de malade, aux fades senteurs d’agonie. Qui dira de quelles pensées diverses et obscures est fait ce sentiment qu’on nomme la pitié?

La Cour d’assises jugeait hier un homme qui a tué sa femme parce qu’elle était malade, irrémédiablement perdue. Oh non pas pour abréger ses souffrances, mais parce qu’il était las de son agonie, et qu’il trouvait que la mort n’enfonçait pas assez vite ses griffes dans cette pauvre chair douloureuse qui se débattait contre elle. Un mari bourreau qui, pour ne plus entendre crier celle qu’il avait aimée jadis, et qui, elle, l’aimait toujours, l’appelait «mon chéri» avec tendresse, l’a lâchement jetée par la fenêtre et qui, avec un cynisme féroce, amené devant le commissaire de police, lui a dit tout simplement, sans un regret «J’ai une femme, c’est pour m’en servir. Du moment qu’elle n’était plus bonne à rien, je l’ai balancée».

Ce fut un des drames les plus sauvages qu’on puisse imaginer.

Dans un hôtel meublé de la rue de Sambre-et-Meuse, vivait le ménage Grasser. Le mari, ouvrier vernisseur, buvait et, bien souvent, la nuit, les voisins avaient dans l’escalier entendu son pas d’ivrogne, lourd et titubant. Cet alcoolique était violent; il avait jadis, pour ses brutalités, été condamné à six mois de prison avec sursis puis au régiment, pour outrages à un supérieur, il avait eu deux condamnations, ce qui lui valut, c’est son mot, un an «de rabiot».

La femme était tuberculeuse au dernier degré; le moindre courant d’air, la moindre porte ouverte pouvaient la tuer; c’était, nous apprit le docteur Socquet, une affaire de quelques jours ou de quelques heures. Grasser l’avait soignée; on avait aperçu, dans la chambre de la malade, des tisanes et des potions mais il ne lui plaisait plus guère d’avoir une moribonde auprès de lui, il trouvait qu’elle traînait trop. Il l’avait dit à ses voisins, il l’avait répété à la malade elle-même, couchée dans son lit. On avait entendu la pauvre voix de Mme Grasser murmurer «Je t’en supplie, Georges, mon chéri, laisse-moi tranquille». Et le mari de répondre d’une voix râpeuse «Il y a assez longtemps que tu m’embêtes, il faut que ça finisse!»

Et cela ne finissait pas. Le 20 juillet 1912, pourtant, on devait emmener la malade à l’hôpital; elle était dans son lit, agonisante, les membres crispés déjà par la grande lutte contre la mort toute proche; au jour, on devait la conduire à Tenon, et la nuit s’avançait. Une nuit d’été, très chaude, toutes les croisées des chambres de l’hôtel meublé étaient ouvertes. Soudain, les voisins entendent du bruit. Ils se mettent aux fenêtres et aperçoivent Grasser tenant sa femme dans ses bras, la balançant dans le vide, au-dessus de la barre d’appui.

- Misérable! s’écrie l’un d’eux.

Grasser a entendu. Il rentre dans sa chambre. Les voisins restent aux fenêtres, et sans qu’ils aient eu le temps d’empêcher le drame, ils voient un effroyable spectacle. Grasser a de nouveau saisi sa femme. Elle a compris, il veut la tuer, elle n’a point la force de crier, sa voix n’est qu’un murmure, ses pauvres mains débiles s’accrochent à la barre d’appui de la fenêtre:

- Il faut que ça finisse! s’écrie le bourreau. Ça finira aujourd’hui. Tu ne vaux plus rien. Mieux vaut en finir tout de suite. Tu ne souffriras plus, tu seras mieux en bas qu’ici!

…Un bruit sourd, c’est le corps de la malheureuse qui s’abat sur une toiture voisine; Mme Grasser est tombée d’une dizaine de mètres, elle est morte. Le mari est toujours à la fenêtre, il regarde, et crie aux voisins qui vont ramasser le cadavre:

«Finissez-la donc.»

On arrête le meurtrier et on le conduit chez le commissaire de police.

- Pourquoi avez-vous tué? lui demande le magistrat.

- Je croyais ma femme morte et j’avais peur la nuit, à côté de son cadavre.

Mais bientôt ce système de défense est abandonné:

- Je l’ai jetée par la fenêtre parce qu’elle souffrait trop.

Il aurait tué par pitié, dit-il d’abord. Mais ensuite, brutalement, il se révèle féroce: «Elle ne valait plus rien, je l’ai balancée!»

Un médecin aliéniste, le docteur de Clérambault, a examiné Grasser. Ce bourreau sinistre n’est point fou; c’est un alcoolique, mais il n’a pas, eu lors du meurtre, de délire alcoolique; il n’a que de «petites tares», qui ne peuvent le faire bénéficier que d’une «légère atténuation de peine».

Ce rapport n’est sans doute pas du goût de l’accusé, et, à l’audience, nous aurons la comédie de la folie, assez mal jouée du reste.

Grasser est un petit homme, à l’œil gris farouche, au teint pâle et plombé de «voyou» parisien, au nez un peu rougi par l’alcool, à la moustache tombante et qui semble encore dégoutter d’absinthe. Il a l’air dur et violent, sa voix est râpeuse. Il fut camelot jadis et en a gardé l’accent gouailleur.

M. le président Brégeault l’interroge, et à la première question posée, Grasser ouvre une large bouche – il baille. Puis, il tire de sa poche un large mouchoir blanc, le déplie, le replie et le remet dans son veston.

- Qu’avez-vous à répondre?

- Je laisse la parole à mes avocats.

- Vous en avez donc plusieurs?

- Je l’ignore, répond Grasser.

- Oh, je vois quelle attitude vous allez prendre!

Grasser va nous jouer une scène de folie.

M. Brégeault nous raconte le drame, qui fut précédé de scènes atroces. Une nuit, par exemple, avant le crime, Grasser avait fait, pendant des heures, sonner un réveil-matin dans la chambre de la malade, sans doute pour hâter son agonie. «Ça ne va pas assez vite» avait-il dit à un témoin.

- Alors, vous l’avez «balancée», selon votre propre expression?

Grasser se dresse, cambre le torse, rejette la tête en arrière

- C’est un mot d’argot que j’ai appris

- Vous avez dit aux voisins «Finissez-la!»

- Dans un accès de folie, on dit bien des choses. Il faut savoir le début de ma folie.

- Chez le commissaire de police, vous avez dit (je cite vos paroles):«J’ai tué par mesure humanitaire et sur sa demande.» Voulez-vous nous donner quelques explications?

- C’est par un accès dû à je ne sais quoi, à une chose… L’acte que j’ai commis peut arriver à n’importe qui (Rires), à celui qui l’aurait attrapé comme moi. Un accès de folie arrive à tout, le monde. J’ai été privé de bien des choses; j’ai bien un col à manger du rôti. Il n’y a pas d’erreur et je suis très heureux comme cela.

Grasser, malgré ses propos incohérents a manqué son effet, on ne croira pas à sa folie. C’est à peine si on rira.

- Avez-vous soigné votre femme, parfois? demande le président. Vous avez dit que vous lui apportiez du lait.

- Oui, je me rappelle le lait de la rue Saint-Didier, cet homme-là a disparu bien brutalement.

- Vous avez dit un jour que vous aviez tué votre femme pour abréger ses souffrances?

images (10)- Je ne sais pas, j’ai des idées imaginaires

- Voulez-vous que je continue votre interrogatoire ou que je l’arrête?

- Je crois que pour aujourd’hui c’est suffisant.

On rit, cette fois. Grasser regarde la salle et ne peut s’empêcher lui-même d’esquisser un sourire.

Le docteur de Clérambault nous dit que, lorsqu’il l’a examiné, Grasser ne lui a point du tout paru fou.

- Mais, répond son avocat, Me Clerico, je n’ai jamais pu en tirer un mot sensé.

- Oh moi, dit le médecin, je n’en ai tiré que des choses sensées. Il m’a fait des mensonges, m’a donné des versions insoutenables, mais il était très sensé.

- Vous avez vu le médecin, demande le président à l’accusé, et vous avez avec lui souvent parlé?

- Il est, en effet, venu des médecins, mais ils ne m’ont pas vu; dans la nuit, on ne voit pas bien clair.

M. de Clérambault regarde Grasser.

- C’est de la simulation absolue, il n’y a qu’à voir l’attitude de l’accusé.

Et, quelques instants après, Grasser répondra à un témoin de la manière la plus nette et la plus sensée; le président lui dira:

-Tiens! Depuis la déposition du médecin, vous revenez à la raison.

Grasser se campe en arrière de nouveau; ses mains tapotent la barre:

- Tout ça, c’est des machinations! Je comprends toutes les choses à l’envers.

C’est en vain que Me Clerico demandera à la Cour un nouvel examen mental. Il citera aux juges le cas intéressant de Marie Bourette, l’empoisonneuse; on n’avait point voulu la faire examiner, malgré l’étrangeté de son attitude à l’audience, et quelque temps après sa condamnation on l’enfermait dans un asile d’aliénés. La Cour, estimant que le médecin aliéniste avait pu suffisamment se rendre compte de la nouvelle attitude de l’accusé pour le juger être un simulateur, a refusé une nouvelle expertise.

téléchargement (7)M. l’avocat général Fournier requiert avec talent.

Me Clerico a plaidé avec une grande chaleur; mais la cause était difficile, mauvaise, comme on dit au Palais.

- Accusé, avez-vous quelque chose à ajouter à votre défense?

- Non. Je me résume, je suis de la même opinion que mon avocat. C’est un frère.

Les jurés n’ont point, devant ce crime atroce, accordé de circonstances atténuantes, et Grasser a été condamné aux travaux forcés à perpétuité.

 

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