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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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L’usage de la canne dans la mode

Posté par francesca7 le 23 août 2014

 Si les premières cannes furent d’abord vraisemblablement de vulgaires bâtons ramassés et utilisés comme tels de façon multi-utilitaire, puis progressivement ouvragés et façonnés, il est difficile de dater l’apparition de la canne qui, en outre, n’adoptera cette appellation générique commune que très tardivement. Toutefois, on reconnaît volontiers à l’Égyptien Toutânkhamon la qualité de premier collectionneur de cannes (on en a retrouvé plus d’une centaine de tous types dans son tombeau, cannes qu’il utilisait pour se déplacer suivant les dernières découvertes des scientifiques ), mais la canne est également évoquée dans l’Antiquité grecque (par exemple Œdipe face au Sphinx) et dans laBible (notamment l’épopée de Moïse ou l’histoire de Jacob), également présente chez les Assyriens et à Rome où tous les nobles ont une canne. Même le légionnaire romain joint à son uniforme une canne-bâton (canne centurion). À l’exception de ce dernier exemple, la canne fait alors souvent office de signe distinctif, hiérarchique ou nobiliaire même s’il est probable que la canne poursuit une destinée plus rustique et plus utilitaire dans les couches plus rurales de la société.

 

220px-Hermit_Visconti-Sforza_tarotTout homme s’est servi d’un bâton ou d’une simple branche d’arbre, soit pour se tenir debout, pour s’aider dans une marche longue et difficile comme les pèlerins ou encore pour se battre. Il s’agit donc d’un objet utile. A travers les siècles, le bâton prend le nom de canne et devient un objet de pouvoir, de valeur, puis se démocratise à la Révolution et personne ne sort plus sans sa canne au XIX è siècle !

Petite histoire du bâton devenu canne

Toutankhamon était un grand collectionneur de cannes. Les nobles romains portaient une canne, signe distinctif de commandement et de hiérarchie. Pourtant celle de Charlemagne était encore en bois ; les chevaliers se servant d’épée, le bâton est laissé aux « vilains » et le « bourdon » aux pèlerins reliant Saint Jacques de Compostelle vers le XI è siècle. Symbole religieux avec le sceptre et la crosse, le bâton se transforme au XII è siècle en canne, le matériau change et devient un accessoire du costume.

Les femmes en font usage, comme la reine Constance d’Arles en 1022 qui s’en servit comme d’une arme et creva l’œil de son confesseur Etienne, accusé de manichéisme et condamné à mort. Au XV ème siècle, elles imitent le costume des hommes, portant gants à la ceinture et tenant une badine à la main. A la Renaissance, la canne se transforme, se décore et devient une sorte de canne-épée, comme celle d’Henri VIII qui comporte deux petits pistolets…les bâtons restent chez les brigands qui y rajoutent une lame de poignard.

La canne obligatoire au XVII è siècle…

Un siècle plus tard, c’est-à-dire au XVII è, le port de la canne devient général. L’on ne sortait pas sans « perruques, chapeaux et cannes » selon l’étiquette qu’il fallait suivre. Ce n’était plus la simple baguette, les cannes étaient pour certaines en bois précieux : celle de Louis XIII était en bois d’ébène surmontée d’une pomme d’ivoire, celle de Louis XIV était souvent en roseau pour l’usage courant.

Réservée aux monarques et à la noblesse, ainsi qu’aux courtisans, c’est un signe de distinction et de commandement, mais le Roi autorisait Colbert et les ambassadeurs à porter une canne devant lui. Accessoire de prestance, assez haute, la canne était l’instrument favori au théâtre…rappelez-vous Lully… et chez les peintres, leur modèle ayant souvent une canne en main. Les dames l’adoptent mais la leur est un peu plus courte que celle des hommes, surtout elle est enrubannée de dentelles, en écaille ou ivoire, divers bois des îles, aux pommeaux ciselés et incrustés de pierreries.

Les valets pouvaient en user lorsqu’ils ramenaient leurs maîtres à leur domicile. Mais sortant seuls, ils n’y avaient pas tous le droit : seuls les valets de chambre « non porteur de livrée » sont munis d’une canne. De son bon usage au XVIII è siècle.

L’usage de la canne dans la mode dans HUMEUR DES ANCETRES 220px-La_canne_feminine_auXVIIIe_sicleLe XVIII è siècle voit l’arrivée des extravagances : les commerces fleurissent et les marchands merciers ornent le haut d’une poignée d’or, d’argent ou d’agate, comme celles de Voltaire et de Tronchin « un très long bâton à pomme d’or » qu’appréciaient beaucoup les personnes âgées, les magistrats et les financiers. Les dames s’approvisionnaient dans le célèbre magasin du quai Conti, au Petit Dunkerque où l’on y trouvait de jolies cannes en bambou, chiquetées et garnies d’or. Les jeunes gens portaient le plus souvent une canne légère, souple et pliante appelée badine.

Certains grands pourtant ne tiennent qu’un « humble bâton valant à peine trente sous » comme celui du maréchal de Saxe et Marie Leczinska fit acheter la plus belle canne à béquille en or émaillé chez l’orfèvre Germain pour l’offrir au maréchal !

Les temps changent et l’on reprend la badine, comme Mercier le mentionne « on court le matin une badine à la main, l’on ne connait plus les disputes et querelles si familières il y a soixante ans et qui faisaient couler le sang pour de simples inattentions…les femmes sortent et vont seules dans les rues, la canne à la main. Ce n’est pas un vain ornement : elles en ont plus besoin que les hommes, vu la bizarrerie de leurs hauts talons ».

Dans le manuel de civilité publié en 1782, on lit que « la bienséance engage quelquefois de se servir d’une canne, mais ce ne peut être que la nécessité qui permette d’avoir un bâton en main. Il est messéant de porter une baguette ou une petite canne chez les Grands, mais on y peut avoir une grosse canne à la main si on est incommodé ou si on en a besoin pour se soutenir ou marcher avec plus de facilité. Il est aussi très incivil de badiner avec une baguette ou une canne, et de s’en servir pour frapper la terre ou des cailloux, ou pour faire sauter des petites pierres. Il est tout à fait indécent de la lever comme si on voulait frapper quelqu’un et il n’est jamais permis de s’en servir pour toucher quelqu’un avec…quand on est debout, il ne faut pas s’appuyer indécemment sur sa canne ni sur sa baguette. En marchant, il est contre la bienséance de porter une canne sous le bras. La trainer négligemment dans la boue est une pratique qui sent l’enfantise. Lorsque l’on est assis, il ne faut pas se servir d’une canne pour écrire sur la terre ou pour faire des figures : cela marque qu’on est mal élevé ! Il n’est pas bien aussi de mettre sa canne sur les sièges, il faut la tenir devant soi. Avant de se mettre à table, il ne faut jamais mettre sa canne sur le lit, c’est incivil ; il faut la placer hors de vue du monde. Si on porte un bâton, on peut le mettre contre la muraille ». « Le mode françois » de JF Sobry explique en 1786 que « les hommes d’une condition honnête ne sortent point de leur maison sans avoir une épée à leur côté ou quelque bâton précieux à la main ».

220px-Canne-carbone-pliable dans HUMEUR DES ANCETRESPeu avant la Révolution, la bourgeoisie arrive au pouvoir, la canne n’est plus symbole de puissance, elle fait partie du costume du bourgeois et prend le nom de « rotin », les Jacobins appellent l’Arbre de Liberté ce bâton noueux comme une trique, elles sont torsadées, les élégants de 1790 portaient une grosse canne ficelée d’une corde à boyau muni à l’intérieur d’une lame d’épée…

Le XIX è siècle est l’âge d’or de la canne, elle est à son apogée entre 1830 et 1914 et portée par tous comme l’écrit Pierre Faveton « il est alors aussi incongru à un homme de sortir sans sa canne qu’à une femme de se promener sans chapeau »…

 Pour aller plus loin

- Revue France Pittoresque 1er trimestre 2077 basé sur Vie privée d’autrefois paru en 1898.

- Pierre Faveton, Les Cannes. Massin, 1990.

 

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Nostradamus : l’autre facette

Posté par francesca7 le 23 août 2014

 

La  prophétie sibylline de NOSTRADAMUS est un tabernacle contenant un joyau inestimable, la manifestation de la puissance de l’esprit. Elle ne pouvait pas être clairement révélée, ni totalement cachée. Pour y pénétrer un grand respect et une profonde humilité sont nécessaires face à l’immense étendue de cette oeuvre qui depuis près de cinq siècles ne cesse de passionner le monde tout en éprouvant la sagacité des exégètes. La malice du Médecin de Salon et les nombreux pièges tout le long de son texte n’ont pas permis de rapidement comprendre le sens du message caché. Et c’est seulement petit à petit que le voile se découvre, comme l’avait prédit lui-même Michel de Nostredame.

Les quatrains ne sont évidemment pas rangés en ordre chronologique, ce qui aurait été un fil conducteur trop facile nous permettant de feuilleter le déroulement de notre histoire. 

   << Ayant voulu taire et délaisser pour cause de l’injure, et non seulement du temps présent, mais aussi de la plus grande part du futur, de mettre par escrit, pource que les règnes, sectes, et régions feront changes si opposites; voire au respect du present diamètralement, que si je venois à reserer ce qu’à l’advenir sera ceux du regne, secte, religion, et foy, trouveroient si mal accoordant à leur fantasie auriculaire, qu’ils viendroyent à damner ce que par les siècles advenir on cognoistra estre veu et apperceu. >> 

   <<  J’ai composé Livres de prophéties contenant chacun cent quatrains astronomiques de prophéties, lesquelles j’ai un peu voulu rabouter obscurément ...>>

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Michel de Nostredame, autrement nommé Nostradamus, est surtout connu pour son astrologie et ses prédictions. Et pourtant…humaniste de la Renaissance, ouvert aux idées de la Réforme, il a côtoyé de grands personnages tels son ami Rabelais, Catherine de Médicis, Charles IX dont il fut « médecin ordinaire » et bien d’autres encore. Mais au départ, il a su s’intéresser à la médecine, la pharmacie en réussissant à combattre le pire mal de son temps : la peste.

De la Médecine et la Pharmacie….

Michel de Nostredame est né mi décembre 1503 à Saint Rémy de Provence. Il est issu d’une famille de juifs chassés du royaume par Philippe Le Bel au début du 16è siècle qui sont ensuite accueillis par le pape Clément V aux alentours d’Avignon, dans des carrières, des rues closes. Seule contrainte : ils devaient porter un bonnet jaune lorsqu’ils sortaient.

Poursuivant de brillantes études où il écrit couramment le latin et le grec, il est inscrit à l’université de Montpellier et reçu « bachelier en médecine » en 1525. Etant juif, il s’est converti au catholicisme pour accéder à l’université et choisit pour nom de baptême Nostradamus qui s’est transformé en Michel de NostreDame. Dans sa maison de Salon, la même qu’il occupe jusqu’à sa mort, au pied du château de l’Empéri, au dessus de son bureau, est accroché un manuscrit jauni par le temps, daté d’octobre 1529 « moi, Michel de Nostredame, de la maison de Provence, de la ville de Saint Rémy, du diocèse d’Avignon, suis venu étudier à l’université de Montpellier, dont je jure d’observer les statuts, droits et privilèges présents et à venir. J’ai payé les droits d’inscription et je choisis Antoine Romier comme maître d’études ».

A cette époque, la peste sévit dans tout le sud de la France. Il parcourt tous les chemins de Provence et du Sud Ouest pour combattre cette maladie, ayant appris les rudiments de pharmacie et après que l’un de ses aïeux lui ai transmis son savoir sur la botanique, la vertu des plantes et les préparations.

Dans son « traité des Fardements et Confitures », il commence par faire une description très détaillée de ce mal bubonique ou pulmonaire. Pour combattre ce fléau, il fait un mélange d’œufs et de plantes.

Il invente un vinaigre d’aromates aux qualités antiseptiques et élabore une « poudre souveraine » contre les contagions. Conseillant les règles d’hygiène simples et prônant le principe de « plutôt prévenir que guérir », il suggère alors de nettoyer les maisons au vinaigre, de répandre des essences de plantes, de laisser une torche allumée dans les pièces et surtout de se couvrir le nez et la bouche.

Quelques années plus tard, la peste frappe à nouveau dans les villes de Salon et d’Aix. Et le voilà repartit sur les routes…jusqu’à Lyon. Il prépare une « poudre excellente qui chasse les odeurs pestilentielles ». Sa recette est composée de sciure de cyprès, d’iris de Florence, de clous de girofle, de musc, d’ambre gris, d’aloès et de roses incarnadines. Elle fait fureur pendant cette période de maladie contagieuse où plus d’un se jette par la fenêtre, où plus d’un péri devant ce fléau.

… en passant par les produits de santé et de beauté …

Son dévouement lors de la peste le rend célèbre. Au fur et à mesure, les dames font appel à lui : il élabore la « pommade d’une souveraine odeur », de « l’huile pour emblanchir la face », des « onguents pour faire venir les cheveux comme un filet d’or » ….bref, des recettes qui rapportent des sous et le succès.

Nostradamus : l’autre facette dans FONDATEURS - PATRIMOINE 220px-MichelnostradamusIl épouse à Noël 1547, dans sa ville, Anne Ponsard…qui lui donne 7 ou 8 enfants. Puis jusqu’en 1549, il s’exile en Italie pour approfondir ses connaissances en alchimie végétale. À Milan, il découvre un apothicaire spécialisé dans ce domaine, qui l’initie aux confitures guérisseuses. De retour à Salon, Michel de NostreDame expérimente ces confitures médicamenteuses et en 1552, il publie le résultat de ses recherches sous le titre  » traité des Fardements et Confitures « .

Dans ses confitures, il ajoute des épices, invente des procédés pour bonifier et parfumer le vin, prépare des vinaigres et des moutardes aux aromates, qu’il vend.

Puis constatant que les dames ont une nouvelle envie : devenir blonde, il s’enrichit avec sa potion qui permet « d’avoir sous les 3 ou 4 jours, le poil blond et roux comme or de ducat ». Il va plus loin, il pense aux hommes qui veulent plaire à la jeunesse et aux femmes inquiètes de la virilité de leur partenaire. Il crée un remède « l’huile de repopulation » réputée jusqu’en Italie.

…Jusqu’à ses confitures

Son fameux ouvrage est intitulé : « Excellent et moult utile Opuscule à touts nécessaire, qui désirent avoir cognoissance de plusieurs exquises Receptes, divisé en deux parties. La première tracite de diverses façons de Fardemens et Senteurs pour illustrer et embellir la face. La seconde nous montre la façon et manière, de faire confitures de plusieurs sortes, tant en miel, que sucre, et vin cuit, le tout mis par chapitres, comme est fait ample mention en la Table. Nouvellement composé par maîtrre Michel de Nostredame docteur en Médicine de la ville de Salon de Craux en Provence, et de nouveau mis en lumière » (en vieux françois).

Les confitures, le sirop et le sucre sont la base de médicaments importants dans la médecine médiévale européenne. Dans le chapitre II, il explique comment « confire la chaire de gourdes que l’on nomme cougourde ou carabasse qui est une confiture réfrigérante qui rafraîchit et est de bon goût ». Il termine ce chapitre par une indication nettement médicale comme cette confiture qui « est bonne pour manger, en fait que concerne médecine réfrigérante et par la facilité d’elle en manger pour mitiger la chaleur exubérante du cœur et du foie », sans oublier celle à base d’écorces de buglosse qui permet de rajeunir.

Cet ouvrage composé de 31 chapitres nous offre diverses recettes tout à fait réalisables pour les amateurs de nos jours. Coing, griotte, rhubarbe, orange, poire, courge et autres fruits et légumes sont accommodés avec du sucre et du miel, et relevés par des épices tels le gingembre, la cannelle ou le clou de girofle.

images (6)Parmi les recettes, Michel de Nostre Dame pense aussi « à celles dont la froideur de la matrice rend impropres à concevoir et à satisfaire les légitimes appétits » où il mélange 1kg de miel des montagnes et 300g de gingembre frais, il épluche le gingembre et le coupe en bâtonnets fins, le lave plusieurs fois, le dépose dans une casserole pleine d’eau et le fait bouillir 10 mn, l’égoutte et recommence l’opération 2 fois pendant 10 mns puis 1 dernière fois pendant 20 mns. Il le laisse égoutter toute la nuit. Le lendemain, dans une casserole à fond épais, il fait bouillir le gingembre avec le miel pendant 15 mns, recommence la même opération le lendemain puis le surlendemain, enfin il met cette préparation dans des pots et conseille de manger une cuillerée quand les ardeurs manquent.

L’autre recette « pour renouveler et affermir les ardeurs amoureuses » est réalisée à partir de laitues, de tiges d’artichauts et d’angélique.

A côté de ce traité, il publie son premier Almanach en 1550 à Lyon, avec des conseils de santé et  …des prévisions de météo…

Pour aller plus loin

- Catherine, Nostradamus et le Triangle Noir – Claude Mossé. Alphée, 2010.

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Les femmes de François Ier

Posté par francesca7 le 23 août 2014

 

téléchargement (4)Mère, sœur, épouses, maîtresses, nombreuses sont les femmes qui ont entouré d’une même adoration François Ier, roi magnifique en sa cour comme un sultan dans son Harem, lui consacrant leur vie entière. Il accepta leur don comme un dû, en enfant gâté par la fortune. Louise de Savoie, Marguerite de Navarre, Anne de Pisseleu, Claude de France et surtout Françoise de Châteaubriant, toutes femmes d’exceptions d’un règne flamboyant et mouvementé.

En dehors de sa haute stature, François Ier était un homme raffiné, intelligent et superficiel, amateur d’art, excellent cavalier, appréciant le luxe et surtout les jolies femmes. Autour de lui papillonnent en permanence un groupe de jeunes et charmantes personnes qu’il appelait affectueusement sa « petite Bande ». Cela ne l’empêche pas de s’occuper des affaires de l’état et de guerroyer, récoltant des lauriers à Marignan. Malgré son mariage avec la fille d’Anne de Bretagne, une question le préoccupait beaucoup : cette convention qui fit de la Bretagne un état libre de se séparer à tout moment de la France, risquait de lui faire perdre de nombreuses et riches baronnies.

François Ier et la question bretonne

La plupart de ces fiefs bretons se trouvaient appartenir au seigneur Jean de Laval, que François s’empressa d’inviter à la cour, ainsi que sa charmante épouse, cousine d’Anne de Bretagne. Il s’agit de Françoise de Foix née en 1475 et fiancée à l’âge de 11 ans au riche sieur de Laval- Chateaubriand. Dès son jeune âge l’exquise jeune fille était prometteuse par son caractère affirmé, son teint lisse, ses proportions harmonieuses et la beauté de ses cheveux noirs. Jean l’épousera donc en 1509 et vivra heureux dans son comté de Bretagne avec sa belle. Jusqu’à ce que François Ier entende parler de Françoise.

Le jeune roi est impatient de rencontrer cette jolie dame dont la renommée est parvenue à la cour, mais Jean de Laval qui connaît le penchant du roi pour les femmes, se rendra seul à son invitation, arguant de la nature farouche de Françoise. Cela ne fit qu’attiser la curiosité du roi, qui insista à plusieurs reprises et finit par exiger sa venue. Jean de Laval tentant alors une ultime stratégie, dite de la bague, écrivit devant le roi une lettre pour demander à son épouse de se rendre à la cour, joignant une bague qui signifiait au destinataire de ne pas tenir compte du courrier lorsqu’il contiendrait ladite bague. Cette tentative désespérée du mari sera éventée par un valet du roi qui ôtera la bague du courrier, et l’inévitable se produit. Françoise se rend à la cour, et est aussitôt présentée au roi qui tombe immédiatement sous le charme.

Il lui fera une cour pleine de courtoisie à laquelle la belle ne sera pas insensible : « Entrer dans le lit du roi comporte bien des avantages » se dit-t-elle. Rapidement, car François aimait les affaires rondement menées, elle devient sa maîtresse, se faisant une farouche ennemie de Louise de Savoie, influente mère du roi. Pour adoucir la jalousie du mari trompé, François lui offrira le commandement d’une compagnie d’ordonnances, et nommera le frère de son aimée gouverneur de Milan.

Françoise de Châteaubriant, favorite royale

En prévision d’un affrontement qu’il juge inévitable avec le très puissant Charles Quint, François 1er tente de s’allier en 1520 à Henri VIII d’Angleterre.

Dans ce but, il choisira un lieu neutre ou français et anglais pourront négocier une entente. Influencé par la belle Françoise, il fera ériger des tentes somptueuses décorées de tapisseries et meubles précieux, où se dérouleront des fêtes magnifiques destinées à éblouir Henry VIII. C’est le camp du drap d’or, opération si coûteuse qu’elle videra les caisses de l’Etat et aura pour conséquence de produire l’effet inverse de celui escompté : Henri, humilié et furieux, rentrera en Angleterre et s’alliera à Charles Quint.

Louise de Savoie, très en colère, imputera bien sûr cet échec à la maîtresse du roi et lui mènera une guerre sans merci, l’accusant d’être la maîtresse de Bonnivet, amiral du roi, ce qui était vrai. Mais le roi, aveuglé, n’en tiendra pas compte. Au cours d’une fête bien arrosée un invité lancera à la tête de François un tison enflammé mettant sa vie en danger. Il finira par se remettre et cet accident inspirera une mode qui allait caractériser l’homme du XVIe  siècle : les boucles du roi furent coupées, il dut se laisser pousser la barbe pour cacher les cicatrices de ses brûlures. Tous les hommes du royaume et d’Europe adopteront ce nouveau style.

En 1526 François Ier, qui se lance à la conquête de l’Italie, sera battu à Pavie et fait prisonnier par Charles Quint, au grand désespoir de Françoise. Louise de Savoie, sa grande ennemie, sera nommée régente, ne lui laissant pas d’autre choix que de plier bagages pour rejoindre la Bretagne où son mari lui fit sans doute bon accueil. Il s’établira une correspondance assidue et très poétique entre les deux amants, qui adoucira les longs mois de captivité du roi en Espagne. La reine Claude étant décédée discrètement en 1524, François Ier acceptera à des fins politiques d’épouser Eléonore, sœur de Charles Quint, qui tombe aussitôt amoureuse de ce roi si séduisant.

Le temps des rivales

Les femmes de François Ier dans FONDATEURS - PATRIMOINE 220px-Richard_Parkes_Bonington_003Une forte rançon avait été exigée pour sa libération et le roi promet de s’y soumettre. Il sera libéré en 1526 et regagne la France, acclamé par son peuple.

En Bretagne, où la nouvelle est parvenue, Françoise attend un signe de son bien-aimé, qui ne viendra pas, et pour cause. Elle se rendra à la cour pour y trouver une terrible rivale en la personne d’Anne de Pisseleu, duchesse d’Etampes, belle jeune fille blonde de 18 ans, avec laquelle il lui faudra lutter pour conserver son titre de favorite royale. Une haine farouche opposera les deux femmes, à la plus grande joie des courtisans qui se délecteront de cette rivalité. Le roi, qui adorait sa nouvelle maîtresse, mais aimait encore Françoise, se trouvait très ennuyé par cette situation, usant de sa diplomatie pour apaiser les deux favorites, en vain.

Dépité par la faiblesse du roi, blessée dans son orgueil, Françoise quitte la cour et regagne sa Bretagne. Anne, la favorite victorieuse, ne comptant pas en rester là, exigera du roi la restitution des bijoux offerts à Françoise sur lesquels étaient gravées de belles devises.

Déjouant la mesquinerie de sa rivale, la favorite déchue fit fondre les bijoux, et rapporter ceux-ci au roi sous forme de lingots d’or. Ce dernier peu rancunier et amusé par ce geste, fit renvoyer les lingots et l’affaire se retourna contre la favorite jalouse.

Le roi ayant eu en 1532 d’importantes affaires à régler en Bretagne, s’installera à Châteaubriant pour six semaines au grand bonheur de Françoise, peut-être moins de celui de son mari. En son honneur seront donnés de nombreuses fêtes, tournois, chasses et banquets. Mais le roi, ses affaires terminées, regagnera la cour où l’attend Anne de Pisseleu avec l’impatience que l’on devine. Françoise ne devait jamais revoir François Ier. Suivirent néanmoins plusieurs années de correspondance entre ces deux êtres qui décidément s’appréciaient beaucoup.

Jean de Laval, que le roi avait comblé d’honneur, s’entendra fort bien avec celui-ci sur les questions d’ordre politique mais qu’en fut-il des relations de ce mari bafoué avec son épouse ? Par vengeance, il aurait exercé des sévices sur cette femme qui l’avait trompé.

S’agit-il de malsaines rumeurs ? Le mystère demeure sur la mort brutale de Françoise en 1537. Le bruit courut que son époux, fou de jalousie l’aurait assassinée. Mais l’opinion publique, avide d’histoires sombres et tragiques, a-t-elle colporté des faits sans fondement ? Sans doute ne le saura-t-on jamais.

Bibliographie

- Les femmes de François Ier de Christiane Gil. Pygmalion, 2005.

- François Ier : Le Roi-Chevalier de Georges Bordonove. Pygmalion, 2006.

- Journal de la mère de François Ier : 1459-1522 de Louise De savoie. Paleo, 2006.

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