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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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  • > Archives pour le Mercredi 30 juillet 2014

Une littérature enracinée de Dordogne

Posté par francesca7 le 30 juillet 2014

 

images (7)Plumes novatrices

Troubadours, trouvères et ménestrels, ces termes similaires font voyager et évoquent à la fois la poésie, la musique et le Moyen Âge. Accompagnant la naissance de la langue d’oc, ils sillonnent la région et inventent des airs porteurs de poésies lyriques. Guillaume IX de Poitiers (1071-1127), comte de Poitiers, duc d’Aquitaine et de Gascogne, dit « le Troubadour », est le premier connu parmi eux. Siégeant souvent à Bordeaux, il oriente son lyrisme vers un « nouvel art d’aimer » qui, repris et accentué par ses successeurs troubadours, aboutira à la fin’amor , l’amour courtois occitan. Encouragée par les seigneurs, cette poésie lyrique originale s’étend bientôt au Quercy et s’épanouit dans les cours féodales. Le simple nom des plus célèbres de ces troubadours renvoie aux villes environnantes : ­Bertand de ­Gourdon, Aimeric de Sarlat, Arnaut Daniel de Ribérac et Giraut de Borneuil, natif d’Excideuil. Un autre type de chanson, le sirventès , est créé dans la région ; il ne se ­distingue de l’art des troubadours que par le sujet traité – des thèmes guerriers – et un ton satirique. Bertran de Born (v. 1140 – v. 1215), seigneur de Hautefort, est l’instigateur de ces pièces politiques et morales, qui lui ont été inspirées par son conflit avec son frère pour faire valoir son droit à être seigneur indépendant.

Amour, amitié et politique

L’apogée de la Renaissance littéraire s’illustre avec Clément Marot (1496-1544). Né à Cahors d’une mère gasconne et d’un père normand, Marot excelle dans les épigrammes et les sonnets par lesquels il séduit la Cour et le roi. Ses jeux littéraires et son ingéniosité s’illustrent dans son fameux poème Beau tétin dans lequel il chante et décrit à ravir le corps féminin :

« Tétin refait, plus blanc qu’un œuf,

Tétin de satin blanc tout neuf,

Toi qui fait honte à la rose

Tétin plus beau que nulle chose ».

Pierre de Bourdeille (v. 1540-1614), plus connu sous le pseudonyme d’abbé de Brantôme, s’attaque aux huguenots lors des batailles de Meaux et Dreux. Gentilhomme de la chambre sous Charles IX, il se retire dans son château de Richemond près de Brantômeaprès la mort du roi et écrit ses mémoires, des chroniques sur la cour des Valois et Vie des hommes illustres . « Femmes et amours sont compagnes, marchent ensemble et ont une même sympathie », écrit-il : son goût pour l’amour et les femmes devient célèbre et ses ouvrages sont taxés de légèreté par ses contemporains.

Né en 1530 à Sarlat, Étienne de La Boétie , après des études de droit à l’université d’Orléans, devient conseiller au Parlement de Bordeaux. Philosophe et politicien, il rédige, alors qu’il est âgé d’à peine dix-huit ans, le Discours de la servitude volontaire ou Contr’un , un réquisitoire contre l’absolutisme. Illustré par de nombreux exemples tirés de l’Antiquité, ce texte pose la question de la légitimité de toute autorité sur une population et lui permet de critiquer la situation politique de son temps. C’est à cette période que naît l’amitié entre La Boétie et un autre philosophe, Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592). Cette amitié deviendra célèbre : c’est en son honneur que, à la mort de La ­Boétie, Montaigne abandonne le stoïcisme. Dans ses Essais , rédigés dans la tour de la libraire de son château , il évoque cette relation essentielle : « En l’amitié de quoi je parle, elles se mêlent et confondent l’une en l’autre, d’un mélange si universel, qu’elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu’en répondant : parce que c’était lui ; parce que c’était moi. »

Également originaire du Périgord, Fénelon (1631-1715) passe toute son enfance dans le château du même nom. Il commence ses études à Cahors, puis gagne Paris. Il aurait composé à Carennacson célèbre roman Les Aventures de Télémaque (1699). Dans son voyage pour retrouver son père Ulysse, Télémaque séjourne dans différents pays aux gouvernements autoritaires puis dans le gouvernement idéal de Salente. L’ouvrage, non destiné à la publication, permet à Fénelon, sous couvert d’Antiquité, de donner une leçon de politique au dauphin Louis de France (1682-1712), petit-fils de Louis XIV et futur père de Louis XV.

Des paysages littéraires

mauroisAuteur contemporain, André Maurois (1885-1967) écrit du Languedoc : « Tu vas voir une province toute sertie de merveilles naturelles ou architecturales, donc ne sois pas pressé. Donne-toi le temps d’un détour pour regarder un village qui n’est pas sur ta route. » Originaire de Seine-Maritime, il découvre la région par son épouse Simone de Cavaillant, propriétaire du manoir d’Essendiéras près d’Excideuil. Il y passe ses vacances et le transforme en lieu de rendez-vous d’artistes, de penseurs et de savants.

Jacquou le Croquant (1899), grand roman à succès qui relate une histoire de jacquerie paysanne au début du 19e s., est l’œuvre d’ Eugène Le Roy (1837-1907), originaire de Hautefort. Le succès du roman est tel qu’il est d’abord adapté au petit écran en 1969 par Stellio Lorenzi, puis pour le cinéma en 2007, par Laurent Boutonnat. Christian Signol , auteur contemporain originaire du Quercy, connaît également le succès avec ses innombrables œuvres souvent inspirées de sa région natale. Son roman La Rivière Espérance est devenu un feuilleton télévisé en 1995. Peintre et écrivain, ­ François Augiéras (1925-1971) passe son enfance à Périgueux et fait de la région l’héroïne de ses romans autobiographiques ( Domme ou l’Essai d’occupation , Une adolescence au temps du Maréchal ). Bien différent, Pierre Michon (né en 1945) est l’auteur de La Grande Beune (1998), roman sur la confrontation entre un instituteur et la société rurale périgourdine.

 

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Les bastides

Posté par francesca7 le 30 juillet 2014

 

images (6)Ces villes neuves, bastidas en langue d’oc, plus ou moins fortifiées, se sont multipliées au 13 e s. pour connaître, au 14 e s., une évolution de leur système défensif.

Création

Les principaux fondateurs furent Alphonse de Poitiers (1249-1271), comte de Toulouse et frère de Saint Louis, et, à partir de 1272, les sénéchaux agissant pour le compte des rois de France, ­Philippe le Hardi et Philippe le Bel, ou sur ordre du roi d’Angleterre, Édouard I er Plantagenêt, duc d’Aquitaine.

Développement

La création des bastides répond à des besoins financiers et économiques ou à des préoccupations politiques et militaires.

Les fondateurs fixent sur les terres choisies des colons intéressés par les avantages d’un contrat : charte de franchise, garantie du droit d’asile, exemption du service militaire, droit à l’héritage… pour le prix d’une parcelle de terrain à bâtir et d’une autre à cultiver. La bastide est gérée par le bayle (bailli) qui représente le roi, rend la justice et perçoit les impôts, tandis que les consuls choisis par les habitants assurent l’administration. Les objectifs politiques et militaires apparaissent au lendemain de la croisade contre les albigeois, lors de la fondation d’une quarantaine de bastides à l’initiative du comte de Toulouse Raimond VII. La nouvelle rivalité franco-anglaise fait bientôt peser d’autres menaces sur la région. Ainsi s’échelonnent les bastides d’ Eymet ,Castillonnès et Villeréal le long du Dropt et celles de Villefranche-du-Périgord et Ste-Foy-la-Grande , à l’initiative d’Alphonse de Poitiers. Le roi d’Angleterre répond à ces constructions en créant Beaumont-du-Périgord (1272),Molières , Lalinde et ­ Monpazier (1285), créations entre lesquelles s’intercale Domme (1281), due à Philippe le Hardi.

Urbanisme

Le plan des bastides se rapproche de l’échiquier carré ou rectangulaire (Ste-Foy-la-Grande, Monpazier), mais s’en éloigne souvent en raison de la nature du site, choisi pour ses possibilités de peuplement ou de défense (Domme). La bastide se développe parfois autour d’un élément préexistant : une église fortifiée comme à Beaumont ou un château.

Le plan de Monpazier est le plus caractéristique : un quadrilatère aux rues rectilignes se coupant à angle droit et ruelles (carreyrous) ; les façades latérales des maisons sont séparées par les andrones , interstices de 0,25 m environ qui formaient pare-feu et servaient d’égouts, voire de latrines. Au centre, une place carrée, entourée de galeries couvertes (cornières ou couverts), renferme une halle en bois utilisée pour le marché. L’église est située près de la place.

La plupart des bastides, dont le nom évoque parfois le fondateur (Villeréal = ville du roi), les privilèges (Villefranche), le rattachement à un château (Castelnau), ont perdu leur aspect primitif : les mieux conservées dans le Périgord et le Quercy sont Monpazier, Domme et Eymet.

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Les vins d’Ardèche

Posté par francesca7 le 30 juillet 2014

Chabrot_01Blancs, rosés ou rouges, les vins de pays des coteaux de l’Ardèche sont élaborés à partir d’une mosaïque de vignes qui autorise une gamme étendue de cépages. Les blancs sont plutôt secs et accompagnent bien les plats de poissons ou se servent à l’apéritif, comme les rosés. Volontiers corsés et épicés, les rouges se lient sans façon avec les plats de viande rouge et le gibier.

Derniers-nés, les côtes-du-vivarais , devenus AOC en 1999, sont le signe de l’émergence d’une grande région viticole en Ardèche méridionale. Ces vins, gourmands et rocailleux, associent le grenache du sud à la syrah du nord et expriment leur terroir par des vins rouges aux arômes de fruits noirs et d’épices, et des tanins plutôt robustes. Cas à part, le chatus, typiquement ardéchois, est produit à partir d’un cépage ancestral. Très tannique, il convient aux plats riches.

 

La vigne existe en Ardèche depuis la fin du Tertiaire y est peut-être indigène, puisque ses feuilles fossilisées dans des dépôts de diatomées ont été trouvées dans des couches du Pliocène aux environs de Privas. Elles proviennent d’une vigne identifiée comme vitis previnifera Sap.. Selon Louis Levadoux, ce type de vigne marque le passage entre les vignes asiatiques et la vigne européenne apte à faire du vin.

Sous l’Antiquité, et en particulier au cours de la colonisation romaine, la vigne fut prospère comme le prouve le nom de Valvignères. Sa plus ancienne graphie est in Vallevinaria (attesté en 892), un toponyme d’origine latine signifiant la vallée productrice de vins. Et dans son Histoire naturelle, Pline l’Ancien relate l’existence d’un cépage sélectionné par les Helviens « A Alba Helviorum, dans la province de Narbonnaise, a été inventée une vigne perdant sa fleur en un jour et par cela très robuste. ».

Au xviie siècle, Olivier de Serres, apprécie les vins d’Ardèche « tant précieux et délicats qu’il n’est point besoin d’en aller chercher ailleurs! ».

En savoir plus sur la conduite du vignoble et le travail du vin selon Olivier de Serres.

Au début du xxe siècle, le vignoble s’étend sur plus de 25 000 hectares et les vignerons se regroupent en caves coopératives qui, un siècle plus tard, vinifient près de 90 % de la récolte. Au cours de ce siècle, le vignoble ardéchois a fortement évolué. Des hybrides ont été plantés pour reconstituer le vignoble après le phylloxéra.

Jusqu’aux années 1950, dans le sud du département, la production vinicole était à 99,5 % composée de vins ordinaires. Le travail de la vigne en était facilité car les cépages hybrides résistaient à la maladie (donc peu de traitements) et au gel. C’est ce breuvage que découvrit Jean Ferrat quand il s’installa en Ardèche et qui était déjà en voie de disparition :

Le vin ne sera plus tiré
C’était une horrible piquette
Mais il faisait des centenaires
À ne plus que savoir en faire
S’il ne vous tournait pas la tête.

Car le pari de la qualité avait été lancé afin d’en finir avec la vente en vrac et se diriger vers la vente en bouteilles sur le lieu de production par les vignerons eux-mêmes. La reconversion du vignoble devint une nécessité et fut entreprise au cours des années 1970. Les hybrides furent arrachés et on replanta des cépages nobles tel que grenache, cinsault, syrah, gamay, cabernet-sauvignon ou merlot. Les premiers débouchés commerciaux de ces vins furent liés au tourisme.

C’est dans ce cadre que, dans les Cévennes ardéchoises, a été redécouvert, au cours des années 1990, le chatus , un cépage autochtone, dont la culture avait été anéantie par le phylloxéra en 1880. Elle a été relancée avec succès.

220px-Theatre_d'Adriculture_et_Mesnage_des_ChampsTout comme le tourisme, la viticulture ardéchoise est un des moteurs du développement économique du département. Par son importance, c’est la première production agricole départementale et le troisième vignoble de la région Rhône-Alpes.

Le vignoble exempt de cépages hybrides put, par le décret 68-807 du 13 septembre 1968 revendiquer le label Vin de Pays de l’Ardèche. Label qui, au 1er août 2009, a été reconnu comme indication géographique protégée au niveau européen. Ce logo IGP de l’Union européenne figure sur l’étiquetage lorsque la mention indication géographique protégée est remplacée par la mention traditionnelle Vin de Pays.

 

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Un verger pour la France

Posté par francesca7 le 30 juillet 2014

La Vallée du Rhône : 

À partir de 1880, les cultures fruitières prennent le relais d’un vignoble sévèrement touché par le phylloxéra. Depuis, chaque printemps, la vallée se transforme en un superbe jardin fleuri. Composé à 70 % de six espèces (abricot, cerise, pêche, prune, poire et pomme), le verger rhône-alpin, déployé sur 42 500 ha, alimente aujourd’hui le tiers de la production nationale et se distingue par une importante production de châtaignes.

téléchargementCultures fruitières

Un climat doux, des sols favorables, des systèmes d’irrigation et des méthodes de production qui, bien que mécanisées, restent en majeure partie artisanales, tels sont les secrets de la grande qualité des fruits de la région : aux framboises et groseilles des monts du Lyonnais comme aux célèbres noix de l’Isère, il convient d’ajouter les cerises, prunes, poires et pommes cultivées en Ardèche et dans la Drôme.

Il faut noter également que la région possède plus de la moitié du verger abricotier français ; la Drôme totalisant à elle seule 79 % de la superficie régionale. En effet, l’abricot ayant bénéficié de primes à la rénovation du verger, les superficies se sont vues multipliées par trois en vingt ans.

La palme revient aussi aux pêchers , bien que leur nombre ait récemment beaucoup diminué : depuis les premières plantations en 1880 à St-Laurent-du-Pape, ils ont fait la renommée de la vallée de l’Eyrieux d’où ils se sont répandus dans la vallée du Rhône. Jaunes ou blanches ou encore sanguines, leurs variétés sont nombreuses. Les récoltes, qu’elles soient précoces, de pleine saison ou tardives, assurent une activité majeure pour la région pendant toute la période estivale. Là encore, la Drôme se distingue pour ses pêches et ses nectarines qui bénéficient d’un Label Rouge.

L’or vert

La production d’ huile d’olive est le fleuron des industries séculaires, héritée des Grecs qui plantèrent les premiers oliviers. L’oléiculture fut pourtant longtemps abandonnée au profit de la vigne et des arbres fruitiers.

En Drôme provençale, les oliveraies renaissent depuis vingt ans ; autour de Nyons, les moulins sont rénovés. Plus chère que les huiles de grande consommation vendues en grandes surfaces (avec des olives espagnoles, italiennes ou grecques), l’huile d’olive est avant tout un plaisir de gourmets, avec ses appellations d’origine et ses grands crus.

Bon à savoir – La production française représente moins de 0,2 % de la production mondiale et la France transforme 4 % de sa production en huile d’olive. Pour plus d’informations, reportez-vous au site de l’Afidol (www.afidol.org), l’Association française interprofessionnelle de l’olive.

Châtaignes et châtaigniers

Malgré la découverte d’une châtaigne fossilisée datant de 8,5 millions d’années, la légende veut que ce soient les Romains qui aient apporté dans leurs chars ces précieuses denrées en Ardèche. Les châtaigniers, surnommés « arbres à pain », furent longtemps la base de l’alimentation quotidienne et l’une des principales ressources pour les villageois qui les cultivaient à quelque 800 m d’altitude.

Aujourd’hui, près de 6 000 ha de châtaigneraies sont toujours exploités sur un territoire qui s’étend de Lamastre, au nord, jusqu’aux Vans, au sud. Avec plus de 5 000 t, l’ Ardèche se classe ainsi premier département français et fournit environ la moitié de la production nationale.

En 2006, l’obtention de l’AOC promet une seconde jeunesse à la châtaigne devenue reine de la fête grâce aux Castagnades d’automne qui se célèbrent tous les week-ends de la mi-octobre à la mi-novembre. L’occasion de redécouvrir les grandes variétés appréciées des gastronomes telles la garinche et la comballe , « blonde et douce ». Déclinées en pâtisseries, marrons glacés, crèmes ou purées, elles affichent leur haute qualité gustative et sont toujours aussi recherchées pour l’accompagnement du gibier et de certaines volailles.

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Lac d’Issarlès

Posté par francesca7 le 30 juillet 2014

 (Ardèche), cratère d’un ancien volcan

 
280px-France_Ardeche_Lac_d_Issarles_01  
Au nord-ouest de l’Ardèche, sur les limites de la Haute-Loire et de la Lozère, dans la commune d’Issarlès, on remarque un des plus vastes lacs qu’ont formés les bouches de volcan des Cévennes du Nord. L’origine de ce lac est ainsi racontée dans une légende rapportée au XIXe siècle par une vieille femme de Sainte-Eulalie, commune voisine d’Issarlès…

Il y a près de chez moi une vaste paroisse qui, aux temps anciens, se composait de maisons éparses dans la campagne et d’une ville qu’on nommait Issarlès, explique Nannette Lévesque au XIXe siècle. Un jour, un pauvre vint en cette paroisse demander l’aumône. Il commença par la campagne. A la première maison qu’il rencontra :

— Donnez-moi quelque chose, dit-il, j’ai faim !

— Oh ! mon ami, je n’ai rien pour vous donner, dit avec pitié une femme.

— N’auriez-vous pas quelques pommes de terre dans votre marmite ?

— Oui, répondit la femme, en voilà deux, si vous voulez.

Le pauvre en prit une et s’éloigna. Il poursuivit son chemin et arriva sur le seuil d’une autre maison.

— Donnez-moi quelque chose pour l’amour de Dieu !

La femme se leva et dit :

— Mon ami, nous n’avons point de pain, mais la pâte est dans la maie [vaisseau de bois où l’on tient la pâte et les pains avant de les enfourner] toute prête, le four est presque chaud, nous allons enfourner et nous vous ferons une petite pompe [sort de pain au lait plus délicat que le pain ordinaire], asseyez-vous et attendez.

Le pauvre dit : « Votre pain est cuit. » La femme dit à son mari : « Mon mari, le pauvre dit que notre pain qui est dans la maie est cuit, comment cela se pourrait-il, nous ne l’avons pas mis au four ! » Le mari regarde la maie, il voit le pain cuit, et près des grands pains il voit une petite pompe : « Ce que vous avez annoncé est arrivé, dit-il au pauvre, le pain est cuit sans avoir été enfourné ; c’est une permission de Dieu. Asseyez-vous à notre table et mangez avec nous. » Le pauvre refusa. « Prenez, dit le mari, la pompe que ma femme voulait préparer pour vous et qui est cuite avec les grands pains. » Le pauvre prit la pompe et avant de s’éloigner, il dit aux époux : « Dans peu de temps, vous entendrez un grand bruit, soyez sans inquiétude. »

A quelque distance de la maison, le pauvre rencontra deux petits enfants qui jouaient.

— Que faites-vous là, mes enfants ?

— Nous nous amusons.

— Vous n’avez pas faim ?

— Non.

— Si vous voulez un peu de pompe, je vous en donnerai.

— Tout de même, nous en mangerons bien.

Le pauvre partagea la pompe et en donna la moitié à chacun des enfants qui se mirent à courir auprès de leur mère : « Maman, un pauvre nous a donné à chacun une moitié de pompe. » La mère les gronda : « Il ne faut jamais prendre le pain des pauvres , il n’est pas propre, je vous défends de manger de cette pompe. » « Maman, elle est bien bonne, elle est meilleure que notre pain. » « Je vous défends d’en manger, je ne connais pas celui qui vous l’a donnée. » Et ce disant, elle prit les morceaux de pompe des mains des enfants et les jeta dans l’auge aux cochons.

Quelques instants après, le pauvre se présentait à la porte de la maison de cette femme, située à l’entrée même de la ville. Les enfants l’indiquèrent à leur mère qui s’écria : « Vous demandez l’aumône, vous qui distribuez votre pain aux enfants que vous rencontrez en chemin ! Votre pain, vous feriez bien de le garder. Ce n’est pas une nourriture faite pour mes enfants. Pour moi, je n’ai rien à donner à ceux qui donnent. »

Le pauvre se retira, il pénétra dans la ville, implora la charité de maison en maison et partout fut rebuté. Il allait quitter la ville, quand, sur les confins, il aperçut deux petites maisons ; il voulut tenter une nouvelle épreuve en s’y adressant. De la première maison vers laquelle il s’était dirigé une femme sortit : « Je n’ai point de pain, dit-elle, je n’ai que du levain ; en voulez-vous, je vous en donnerai ? » « Je ne puis manger le levain, répondit le pauvre. » Cette femme mentait, elle avait du pain, mais n’en voulait pas donner.

Le pauvre fit quelques pas plus avant et fut bientôt vers la seconde maison. Assise près de la muraille, une femme trayait une chèvre.

— J’ai bien soif, fit le pauvre, me donneriez-vous un peu de lait ?

— Ah ! mon ami, je vous donnerai tout le lait de ma chèvre, si vous voulez.

— Je ne veux point tout le lait de votre chèvre, un peu me suffira.

La femme alla chercher un verre, le remplit de lait et l’offrit au pauvre.

— Voulez-vous y tremper du pain, dit la femme.

— Non, je n’ai pas faim , je n’ai que soif et j’ai plus qu’il ne me faut pour boire.

Il but, et comme la femme continuait à traire sa chèvre, Jésus s’approcha d’elle (car le pauvre c’était Jésus) et lui dit : « Vous allez entendre un grand bruit, si grand qu’il soit et de quelque côté qu’il vienne, ne vous retournez pas, continuez à traire votre chèvre. »

Au même instant, un grand bruit éclata. C’était la ville d’Issarlès qui s’enfonçait dans la terre béante. La femme tourna à demi la tête pour voir d’où venait le brait, elle n’avait pas encore achevé ce mouvement, qu’elle fut engloutie avec la ville. Une nappe d’eau ne tarda pas à recouvrir toutes ces ruines. Par un temps clair, on aperçoit, au fond du lac, les débris de la ville d’Issarlès et on distingue, à côté d’une petite maison, la dernière de la ville, une femme qui, de ses deux mains, trait une chèvre.

(D’après « Mélusine : Revue de mythologie,littérature populaire, traditions et usages », paru en 1878)

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