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    !!!!
    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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  • > Archives pour le Jeudi 24 juillet 2014

Sur la route de la Roche de Solutré

Posté par francesca7 le 24 juillet 2014

 

 

téléchargementL’oiseau-bête faramine volait de la butte de la roche de Solutré à la butte de la roche de Vergisson. Dans cette dernière commune, il planait et tombait sur un cabri, une chèvre, un agneau. L’oiseau faisait tellement de bruit avec ses ailes que, depuis la fontaine au Ladre jusqu’à la pierre Cale, les animaux s’enfuyaient. Le pays était terrifié. On réunit donc un  jour les chasseurs du village qui, armés de fusils, partirent à la roche. La bête, perchée, s’envola et l’un des chasseurs tira et la blessa. Le monstre tombé était encore menaçant et on dut l’achever en faisant feu directement dans le bec géant, ce que l’on ne réussit que lorsque la bête faramine fut acculée contre la roche puis le monstre fut plumé et brûlé sur la place publique.

Légende mâconnaise du 18ème siècle, écrite par l’abbé Ducrost publiée pour la première fois dans les Annales de l’Académie de Mâcon en 1888. Le titre local « Peteu de Vergisson » est le nom patois du « roitelet », petit passereau qui affectionne les endroits à végétation dense au sol : « repteu, peteu ou encore p’teu ».

Journal de Saône-et-Loire, N°261 du 23 septembre 1895, d’après Les Annales de l’Académie de Mâcon en 1888, par L’Abbé DUCROST :

Au ciel dès que cet oiseau point
D’où vient que le soleil s’éclipsa ?
Ce monstre ne serait-il point
La Bête de l’Apocalypse ?
Tremblez, fuyez, Vergissonnais !
Avec raisons vous frissonnez :
Au ciel que l’éclair illumine,
Voici la bête pharamine.

 

Le vieux savant qui se promène
Tenant en main son manuscrit
Se croit bien seul dans son domaine :
Dans l’air, la Bête a fait son cri,
Et cet animal amphibie
Sur le cahier fait, cadédis !
Ce qu’une hirondelle jadis
Fit dans les yeux du vieux Tobie.

 

Sur la route de la Roche de Solutré dans Côte d'Or BF-3

Quand la patrie est en danger
Ses fils savent mourir pour elle :
Tes fils, épousant ta querelle,
O Vergisson, vont te venger…
Dans la nuit propice aux grands coups
Ils arrivent l’un après l’autre :
Quand le soleil luit sur le plateau
Pas un ne manque au rendez-vous.

 

 

 

 

 

 

 

BF-4 dans LEGENDES-SUPERSTITIONS

« Braves chasseurs », leur dit le maire
Quand il les voit tous réunit,
« C’t'usiau-là n’est pos un’chimère,
« On en parle tant qu’à Cluny :
« Vous ai du plomb dans v’tes gibernes,
« Vous ai du coeur sous v’tes tetons,
« Et, quand ça s’rait l’hydre de Lerne,
« Astujord’hi nous l’abattons. »

 

 

 

 

 

 Où courent-ils, tous ces grands coeurs ?

Est-ce à la mort ? à la victoire ?
En tous les cas c’est à la gloire :
Ils reviendront morts ou vainqueurs…
Ils vont, déchirants aux bouchures
Leur culotte et même leur peau ;
Et plus d’un dans cette aventure
Perd son sabot ou son chapeau.

Les bons chasseurs ont vu la Bête,
Mais la Bête aussi les a vus :
A les combattre elle s’apprête,
Elle pousse des cris aigus.
La troupe aussitôt se rassemble,
Tous les héros sont sur les lieux
Et pas un seul d’entre eux ne tremble…
Que va-t-il se passer, grands dieux ?

Mais les chasseurs de Vergisson

Ne sont pas des couyons, ma chère :
Sans un émoi, sans un frisson
L’un d’eux fait feu sur l’adversaire ;
L’oiseau crie, atteint en plein vol,
Et de Tramayes à Serrières
Quand il s’écroula sur le sol
Chacun sentit trembler la terre.

BF-8Le bec ouvert, l’oeil en furie,
On voit contre eux l’oiseau bondir :
C’est une effroyable tuerie,
Car il faut vaincre ou bien mourir…
Homère, il me manque ta lyre
Pour chanter ce combat fameux !…
Mais enfin l’animal expire,
Et le soleil lui, radieux.

A l’aide de grands « pots » de benne,
Joyeux, chantant sous le ciel bleu,
Quatre hommes portent avec peine
La dépouille du noir Peteu…
Et vous, femmes de Vergisson,
Arrachez-lui plume après plume :
Et, pour le bucler sans façon,
Allons ! que le bûcher s’allume !

 

BF-10Mais quand on eut plumé la Bête,
Le monstre jadis triomphant,
Il n’étit pas, foi de poète,
Gros comme le poing d’un enfant ;
Et cette bête épouvantable
Qui fit trembler les environs
(La chose est à peine croyable)
Ne pesait pas un quarteron.

 

 

 

 

 

 

Sources : http://membres.multimania.fr/vouivredetremontagne/article_de_robert_michelin.htm
               http://www.vergisson.fr/

Publié dans Côte d'Or, LEGENDES-SUPERSTITIONS | Pas de Commentaire »

Apprentissages des métiers du Moyen Âge

Posté par francesca7 le 24 juillet 2014

 

 

Triboulet_gravure_de_J._A._Beauce_et_Rouget_385x500La période du Moyen Âge ne cesse de nous étonner par l’incroyable variété de ses activités artisanales et commerciales régies par des codes et des statuts ( le mot artisan vient de l’italien « arte » qui suppose un tour de main). Les savoir-faire ancestraux des métiers, transmis par l’apprentissage, se perpétuent et s’affinent au fil des siècles dans tous les domaines de la vie des hommes et des femmes de cette époque.   

L’industrie textile

La production de la laine et autres tissus est la plus importante activité urbaine du Moyen Âge, toutes les  cités possèdent leurs draperies. Après la tonte, les femmes battent la laine sur des claies pour éliminer les impuretés, puis la plongent dans des bains successifs pour en ôter le suint, ensuite intervient le cardage (on place la laine entre deux petites planches de bois rectangulaires dotées de poignées et de dents) et le filage, activités souvent rurales, sources de revenus pour le foyer paysan. La toison ( prête à être filée à la   quenouille) est transformée en fil grâce à un délicat système de rotation suscité par le poids du fuseau. La bobine de fil constituée, le tissage peut commencer. IL débute par l’ourdissage, les fils de chaîne sont tendus sur un cadre de bois appelé battant.     

                      

Les métiers à tisser verticaux limitent la taille des pièces, ce n’est qu’au XI e siècle que se développent les métiers horizontaux qui permettent d’accroître la dimension des pièces tissées. Avec ce système, la création de motifs devient possible grâce à la navette que deux hommes se renvoient de chaque côté du métier. A ce stade le drap de laine est grisâtre, rêche et irrégulier ( il s’utilise pour les couvertures des chevaux ou à l’usage des pauvres et se nomme « couette ou queute »). Il doit subir encore différentes opérations : lavé plusieurs fois, gratté au chardon pour le faire feutrer et retirer les nœuds encore présents, c’est le travail des lisseurs ou pareurs, puis ils sont foulés aux pieds par les foulons dans des cuves ou l’eau est mélangée à du sable ou de la lie de vin afin d’en expurger l’huile restante ( Les foulons sont une corporation d’ouvriers mal payés aux conditions de travail exécrables). Les draps de laine peuvent ensuite être vendus au naturel ou colorés.

 

Les teinturiers, appelés « ongles bleus » piétinent les draps dans des bains de colorants, de mordants et d’alun. Le pastel appelé « guède ou waide » en Picardie donne un bleu très prisé faisant la fortune des villes qui le produisent ( Amiens Toulouse). Le bois du brésil donne la couleur rose, la guaude le jaune et le vert, le brou de noix le noir et le Kermès ou cochenille, le rouge. Une fois teint le tissu est à nouveau rasé pour obtenir un meilleur moelleux. Les drapiers Parisiens fabriquent la « biffe » une étoffe renommée. Les marchands entrepreneurs font ainsi travailler cinq métiers différents : les tisserands (tissant également le lin et le chanvre) les tondeurs, les foulons, les teinturiers et les tailleurs. En fin de Moyen Âge apparaissent les tissus mixtes : la futaine qui mêle coton et lin, la « saye » laine et lin, et le feutre laine et poils d’animaux (lapin ou castor). 

Le principal marché de l’habillement est celui des tailleurs de robes, des merciers et des chapeliers. Les brodeurs et brodeuses pratiquent la  »peinture » à l’aiguille tandis que les tapissiers créent les superbes tentures de laine des demeures seigneuriales du Moyen Âge. 

Les métiers intellectuels et artistiques au Moyen Âge

La plupart des enseignants sont des clercs, l’éducation étant contrôlée par l’église. En fin de Moyen Âge sont nommés des maîtres et maîtresses d’écoles laïques Dans les villes universitaires, la profession de libraires ou  »stationnaires » apparaît au XIII e siècle, qui fait travailler les parcheminiers, les scribes ou copistes produisant des ouvrages destinés aux professeurs et étudiants. Une clientèle constituée de riches aristocrates et de membres du haut clergé leur commande de beaux manuscrits enluminés. Les premiers imprimeurs voient le jour au XV e siècle dans les grandes villes de France.

 

Si les médecins du Moyen Âge (ayant suivi des cours à la faculté) se contentent d’observer les malades et de leur prescrire quelque potion commandée chez l’apothicaire, les barbiers-chirurgiens, formés par apprentissage, rasent leurs malades, pratiquent des saignées et des lavements, posent des ventouses. 

Quant aux arracheurs de dents, ils soulagent définitivement les patients à l’aide de grosses tenailles, sur la voie publique à la vue et aux oreilles de tout le monde (certains embauchent même des musiciens pour couvrir les cris des malheureux !) 

Apprentissages des métiers du Moyen Âge dans ARTISANAT FRANCAIS 250px-JuglarLes ménestrels ou « ménétriers » sont, sous Louis IX, regroupés en une corporation qui comprend toute une hiérarchie de maîtres et d’apprentis mais ces gens du spectacle que sont aussi les jongleurs conteurs et musiciens, sont mal payés et peu reconnus. Ils sont répertoriés dans la  »rue aux jongleurs » devenue au XV e siècle rue des Ménétriers à Paris (Beaubourg). 

Le métier le plus prestigieux et le plus lucratif du Moyen Âge est sans aucun doute celui de l’orfèvre acquis au terme d’un long apprentissage de huit ou dix ans. Les lapidaires, cristalliers ou pierriers taillent les pierres précieuses ( rubis émeraude, diamant, cristal de roche..) que les orfèvres montent sur les bijoux et sur la vaisselle d’or et d’argent. A cette activité de joaillerie s’ajoute la création des productions monétaires (atelier de frappe des monnaies royales). Puissants et honorés ils dominent toutes les autres professions artistiques. 

Au Moyen Âge les artisans qui œuvrent de leurs mains sont regroupés dans les arts « mécaniques » relégués à un rang inférieur aux arts « libéraux » comme le droit, la médecine ou la théologie car à l’époque, (sauf exceptions) les talents de l’esprit sont seuls reconnus comme dignes et valorisants.. 

Les peintres, les enlumineurs les sculpteurs les imagiers, les verriers, apprennent leur métier au cours d’un apprentissage mais ceux-ci, malgré leur habileté, sont rarement distingués. Pourtant les « tailleurs d’images »en os, buis ou ivoire jouissent de prestige car ils façonnent pour les rois et les riches des bas-reliefs, des tombes, des gisants des statues de pierre. Les effigies de bois sont laissées aux menuisiers ou aux « huchiers ». Les peintres-imagiers font les peintures murales, les panneaux de bois et les enluminures, ils dessinent également les patrons destinés aux vitraux. Les verriers appliquent ces dessins à la craie détrempée sur de grandes tables de la taille du vitrail prévu, précisent leur croquis à la « sinopia » et disposent dessus les plaques de verre de couleur, avant de les sertir de plomb. 

Apprentissage, valets et compagnons

Entre douze et seize ans les apprentis sont placés par leurs parents chez un maître par lequel ils sont logés, nourris et liés par un contrat devant notaire. Pour ces années de formation qui durent entre deux et douze ans suivant la discipline recherchée, le maître (qui exige parfois un droit d’entrée aux parents pour couvrir ses frais) engage sa conscience professionnelle. Durant ces années il prend valeur de père tandis que le jeune garçon promet de travailler sans rechigner, et de demeurer avec son maître jusqu’à la fin de son contrat, au terme duquel il doit fournir les preuves de sa compétence. Lorsque l’entente est bonne il n’est pas rare de voir un maître léguer ses biens ou ses outils à son apprenti. 

Peu de jeunes gens ont ensuite la possibilité de s’installer dans leur propre atelier et continuent de travailler comme salariés par celui qui les a formés: ce sont les valets et les servantes. Les salariés appelés valets compagnons ou garçons peuvent être embauchés à durée variable d’un jour, d’une semaine ou d’un an. 

Les compagnons se regroupent pour lutter contre les abus des maîtres, ils s’organisent en confréries dont la vocation est l’entraide en cas de maladies ou de décès. Les situations de conflits peuvent amener les valets à faire grève ou boycotter une ville en décidant un départ collectif (comme les compagnons pelletiers qui quittèrent Strasbourg en 1423 pour aller travailler à Haguenau). Parfois ces revendications entrainent des révoltes (les écarts de richesse entre patrons et salariés ne faisant que croître), mais celles-ci sont réprimés par la force et se terminent dans des bains de sang. 

Le monde des métiers du Moyen Âge n’est pas sans évoquer des échos contemporains : la hiérarchie au sein du travail, la répartition des tâches entre hommes et femmes, les inégalités des salaires et des horaires de travail, tous ces sujets sont très actuels. 

L’étonnante dispersion des qualifications, la spécialisation des talents multiples déclinés à l’infini, le goût du travail bien fait ne sont pas de simples mythes dus aux admirateurs des cathédrales car les bâtisseurs de ces fières églises, les maîtres verriers, les imagiers et tous ceux qui restèrent dans l’ombre, étaient véritablement passionnés par leur métier. Il y eut bien sûr toujours des exclus (ouvriers non qualifiés chômeurs mendiants, invalides) mais les documents médiévaux laissent transparaître une humanité omniprésente loin de l’anonymat de l’ère des machines.

Sources et illustrations : Les métiers du Moyen Âge, de Sophie Cassagnes-Brousquet, Editions Ouest-France, Avril 2010.

Publié dans ARTISANAT FRANCAIS, AUX SIECLES DERNIERS | Pas de Commentaire »

 

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