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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Tradition et vivre en Corse

Posté par francesca7 le 5 juillet 2014

 

photo.1383411.18Si les habitants de l’île revendiquent leur singularité, ils ne se sentent pas pour autant des témoins isolés d’une identité en perdition. Bien au contraire. Les signes tangibles d’un renouveau de la culture corse se multiplient. L’économie elle-même bénéficie de cette dynamique. Le tourisme, première source de richesse de l’île, n’a pas entraîné de dommages irréparables sur la physionomie sauvage des côtes. L’arrière-pays, fragilisé par une saignée démographique de plus d’un siècle, jouit de potentiels intacts et s’éveille à un tourisme vert soucieux de la nature et de sa préservation. L’agriculture se tourne vers une production raisonnée et des produits de qualité. Ainsi, la Corse, tournée vers d’autres enjeux que sa seule autonomie administrative, peut-elle dans les prochaines années devenir une région exemplaire d’un certain charisme.

L’identité corse noyée sous les clichés eut bien du mal à faire reconnaître ses richesses et sa singularité. Elle s’identifie aujourd’hui à son territoire préservé dont elle entend bien maîtriser le destin, comme elle entend donner à sa culture les saveurs du renouveau.

La fin de Colomba

L’histoire tourmentée de l’île, soumise à de multiples invasions et incursions, a nourri une imagerie simpliste du peuple corse. Celui-ci, dans le plus extrême dénuement, délaissa les modèles insulaires pour ceux du continent. Un double abandon dont la culture corse a longtemps souffert, laissant de larges brèches aux interprétations abusives.

Les tragiques événements qui ont marqué son actualité ces trente dernières années ont renforcé certains traits repris à loisir par les médias. Les mouvements autonomistes des années 1970 qui se sont engagés dans la lutte armée n’ont pas été suivis dans leurs combats mais ont toutefois provoqué une prise de conscience salutaire. Sans renier leur attachement à la France, les Corses ont renoué avec leur culture et l’ont inscrite dans la modernité.

Ce renouveau indique que bien au-delà des clichés qui ont la peau dure, le peuple corse est fier de sa différence et que celle-ci ne l’en isole plus de l’extérieur. Dans une montagne dépeuplée, les échanges entre insulaires et « pinzutti » sont tout à la fois simples et cordiaux, et les fêtes traditionnelles constituent de réelles occasions d’échange et de dialogue. L’hospitalité est entendue ici comme une obligation morale. Le 21 e s. verra peut-être et heureusement la fin de l’obsolète Colomba comme égérie d’un peuple sanguinaire.

Car si elle est souvent silencieuse, la grande majorité des Corses ne cautionne pas les actes de vandalisme ou les attentats meurtriers. Les femmes corses se sont d’ailleurs plusieurs fois mobilisées contre la violence et l’intolérance. La vendetta, de sinistre mémoire, provoque certes encore quelques conflits fratricides, mais elle ne concerne qu’une poignée d’irréductibles militants.

Des usages ancrés dans l’histoire

Parmi les images récurrentes sur la société corse, il en est certaines qui sont vraies. Mais elles ne sont pas forcément le signe d’une culture féodale. La notion de clan , si décriée, a permis longtemps de survivre à des conditions de vie extraordinairement spartiates et difficiles. Compris comme une famille au sens large, n’intégrant pas seulement des membres de son sang mais des habitants d’un même village, le clan est d’abord synonyme de protection et d’entraide. Les grands personnages de l’histoire corse, comme Pascal Paoli, ont fédéré les clans parce qu’ils définissaient la Corse comme étant elle-même un clan, c’est-à-dire un espace où l’individu est protégé de l’oppression extérieure.

Le sens de l’honneur , qui s’est montré un puissant allié de la violence, trouve dans le clan une ressource inépuisable de bonnes volontés prêtes à se sacrifier pour le respect de la parole donnée.

La famille reproduit de génération en génération la vénération des anciens. Les petits-enfants, qui portent le prénom des grands-parents, sont aussi tributaires de leur histoire. Ils sont ainsi dotés, dès l’enfance, d’une biographie qui n’est pas la leur mais qu’ils se doivent d’honorer. C’est de cette manière que perdurent des haines ancestrales dont le motif a été depuis longtemps oublié.

L’apprentissage du métissage

pt125578Des caractères moins connus de l’identité corse, comme une attention particulière pour l’égalité, se sont révélés au cours du 20 e s. Ainsi, s’explique par exemple l’image inversée des Corses aux colonies. Dépréciés sur le continent, ils apparaissent dans les contrées de l’Empire colonial français comme des colons pondérés et soucieux du bien-être commun, possédant de plus un incontestable savoir-faire agricole.

Toute une génération de Corses qui n’avait pas grandi dans l’île doit revenir au pays, dans le courant des années 1960. Ce mouvement important est accompagné en outre de l’arrivée de milliers de pieds-noirs qui doivent fuir l’Algérie et à qui sont confiées de riches terres dans la plaine d’Aléria. Leur intégration n’a pas été évidente et dans les années qui ont suivi, la population des immigrés maghrébins a eu d’importantes difficultés pour trouver sa place.

Toutes ces composantes qui ont suscité de fortes tensions semblent aujourd’hui se confondre autour d’une conception fédératrice du territoire. L’identité corse n’est pas figée, elle se fonde sur une expérience humaine et se réalise jour après jour en lien avec son histoire et les données actuelles.

 

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