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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Les hommes qui vivent en Corse

Posté par francesca7 le 5 juillet 2014

 

L’insularité reste un défi auquel la société corse doit faire face. D’importantes évolutions ont eu lieu ces dernières décennies mais restent insuffisantes. D’ambitieux plans de relance sont prévus, avec l’aide de l’État, pour pallier les principales difficultés structurelles, comme celles des transports.

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La démographie

Les grandes vagues d’ émigration du 20 e s. ont laissé la Corse exsangue. Avec 295 000 habitants, elle détient le record de l’île la moins peuplée de la Méditerranée occidentale et a le plus bas taux de natalité des régions françaises. La densité reste la plus basse de France avec 32 hab./km 2 .

Mais un changement de cap s’est amorcé ces dernières années : la population a enregistré une croissance régulière (+ 1 % par an depuis 1999), l’une des plus élevées du pays. Le solde naturel étant resté quasi nul, c’est le solde migratoire qui explique ce phénomène. La Corse est particulièrement attractive pour la population d’âge actif, mais aussi pour les seniors, qui représentent plus d’un quart de la population (et dans certains villages isolés du centre, le tiers des administrés).

Autre défi démographique : les jeunes de 20 à 24 ans constituent à peine 5 % de la population. Une grande partie d’entre eux gagnent le continent pour leurs études supérieures et leur carrière professionnelle, bien que l’université de Corte apporte une formation supérieure de qualité aux jeunes insulaires.

L’attraction des villes

La Corse du Sud reste le département le moins peuplé de l’île (135 700 hab.). Bastia et Ajaccio, principaux bassins d’emploi, regroupent 40 % de la population. Les villages d’accès facile et situés à quelques kilomètres de ces grands centres reprennent vie. Les familles nombreuses soucieuses de leur environnement y sont majoritaires, et entraînent l’ouverture de commerces de proximité et d’équipements.

L’arrière-pays et les communes du centre, hormis la région de Corte, atteignent en revanche de faibles densités (6 hab./km 2 dans l’Alta Rocca, 7 hab./km 2 dans la microrégion de Ponte-Leccia). Situées à l’ouest dans le massif montagneux du Cinto, à l’est dans la Castagniccia ou plus au sud dans le Haut-Taravo et l’Alta Rocca, de petites communes très enclavées voient leur population diminuer sans répit. La difficulté d’accès, l’absence de transports en commun, la rareté des équipements fragilisent leur situation. Pour lutter contre une désertificationannoncée, des initiatives diverses se sont mises en place : tourisme vert, rénovation du bâti, aménagement des routes, maintien des services minimaux. Toutes n’ont pas encore porté leurs fruits. Ces villages sont égayés en été par les résidents en villégiature qui trouvent là repos et pittoresque, mais le quotidien des habitants reste difficile, à tel point qu’ils sont parfois contraints de rejoindre, pour l’hiver au moins, les villes du littoral.

L’emploi

La fonction publique, avec 95 fonctionnaires pour 1 000 habitants, occupe toujours une place prédominante sur l’emploi. Autrement, la construction et le tourisme demeurent les deux grandes locomotives de l’économie insulaire. Le tourisme, en particulier, représente aujourd’hui 8 à 13 % de l’emploi salarié. L’agriculture et l’artisanat occupent de nos jours une part infime des actifs. Enfin, le chômage touche 10 % de la population active.

Agriculture

L’agriculture corse n’a pas été épargnée ces vingt dernières années par les grandes tendances nationales. Bien que la vie agricole tienne encore une place importante dans l’identité insulaire, elle ne représente plus économiquement un facteur de développement (seulement 2 % du PIB et 3,6 % de la population active). Elle a su cependant conserver des activités ancestrales et en développer les potentiels.

La vie agricole

photo.1398975.18Les petites exploitations familiales se spécialisent dans les productions traditionnelles : élevages porcins et bovins, vergers et châtaigneraies. Elles détiennent près de la moitié des surfaces oléicoles. Attachés aux savoir-faire locaux, ces agriculteurs souffrent de la détérioration sensible de leur environnement. Les terrasses entourant les villages, les jachères et les circuits d’entraide informels n’existent plus. En revanche, la disparition des terres cultivées a permis à un certain nombre d’entre eux de revitaliser l’élevage en libre parcours des animaux qui fait la réputation de la viande corse.

Les grandes exploitations se réservent la viticulture (75 % de la production AOC), l’arboriculture (notamment les clémentines, les kiwis) et la production laitière. La plaine orientale d’Aléria , assainie en 1944 et rénovée en 1957 par la Société d’économie mixte SOMIVAC, concentre une part importante de la production viticole et fruitière. Cependant, ces dernières années, ces surfaces ont sensiblement diminué pour laisser place à des prairies et des pacages. Cette tendance est motivée par le besoin croissant de l’île en fourrage et par les difficiles conditions climatiques de ces dernières années.

La recherche et l’agriculture biologique

En 1965, l’Inra s’implante en Corse en reprenant la station expérimentale d’agrumiculture et d’adaptation de fruits exotiques de San Giuliano dans la plaine orientale. Elle inaugure en 1978 un pôle de recherche sur l’économie rurale et l’élevage à Corte. Depuis 1985, le centre Inra-Corse travaille en liaison avec le CNRS, l’université de Corte et les exploitants.

L’agriculture biologique s’implante sur le territoire depuis quelques années.

La vigne

Forte de ses neuf AOC (ajaccio, patrimonio, calvi, coteaux du Cap Corse, muscat du Cap Corse, figari, porto-vecchio, sartène et corse), la viticulture est l’un des piliers de l’agriculture corse. Elle a subi de profonds bouleversements ces 40 dernières années. De 9 000 ha en 1960, elle culmine à 32 000 ha (soit 50 % de la surface agricole utile !) à la fin des années 1970 suite à l’assainissement de la plaine d’Aléria et à l’investissement massif des rapatriés d’Algérie. Dès les années 1980, les viticulteurs s’engagent dans une politique privilégiant la qualité : l’arrachage de près des trois quarts du vignoble a transformé le visage de la troisième île viticole de Méditerranée, derrière la Sicile et la Sardaigne.

Alors qu’auparavant, la viticulture était souvent le complément d’une activité agricole, elle concerne aujourd’hui des exploitations spécialisées le plus souvent de taille moyenne. La viticulture représente près de 10 % des exploitations insulaires, soit 7 000 ha. Les vignes se concentrent sur le littoral et en particulier dans la zone Aléria-Ghisonaccia (les 2/3 des vignes) suivi de la Balagne, des terres d’Ajaccio, de Calvi et Porto-Vecchio.

Si les viticulteurs n’ont pas cessé de travailler les cépages internationaux (syrah, grenache, cabernet sauvignon), ils donnent dorénavant priorité à la trentaine de cépages insulaires. Ils n’ont pas évité la disparition de certains d’entre eux (dont le muriscu ou le cualtacciu ) mais le nielluccio connaît une belle résurrection ainsi que levermentino et le sciaccarello.

Les vergers

La culture fruitière est la deuxième production agricole de l’île. Dominants depuis plusieurs décennies, les vergers d’agrumes couvrent 1 800 hectares. 80 % sont occupés par les clémentines , bénéficiant de l’IGP (identification géographique protégée). La culture du kiwi qui s’est développée depuis les années 1970 a subi récemment une forte récession (la production a baissé de plus d’un tiers en 10 ans). Les vergers d’oliviers connaissent en revanche une forte progression (+ 74 % entre 1995 et 2008), tout comme les châtaigneraies,dont la rénovation a permis d’augmenter de 50 % la surface récoltée. La production de prune d’ente et l’amande, particulièrement vulnérables au manque d’eau, a régressé d’un tiers suite aux étés secs et chauds des premières années 2000.

L’élevage

Il tient aussi une place prépondérante dans l’agriculture insulaire, avec près de 60 % des exploitations. Plus du tiers sont orientées vers l’élevage des ovins et des caprins, s’inscrivant ainsi dans une tradition ancestrale. Les plus grands troupeaux sont situés en Haute-Corse , pays montagneux et vert. La production laitière permet la fabrication de brocciu et de fromages secs réputés.

Plus récent est l’élevage intensif de bovins, bien qu’il représente aujourd’hui la première production animale de l’île, avec un cheptel qui atteint désormais 74 000 vaches. Les porcins sont élevés pour la plupart en libre pâture et sont réputés de ce fait
pour la qualité de leur chair. Quant aux cultures fourragères , elles constituent plus de 90 % des 300 000 ha agricoles de l’île.

Pêche et aquaculture

Relativement peu développée sur les côtes, la pêche est d’abord une histoire de famille. Artisanale, la flottille se compose d’environ 200 bateaux (700 au début du siècle), recensés sur les deux sites d’Ajaccio et de Bastia. Dans les filets, les poissons de roche abondent (loups et mulets), ainsi que les poissons de sable (daurades et barbets). La production est écoulée sur le marché local.

L’ aquaculture s’est implantée en Corse dans les années 1960 dans les étangs de Diane et d’Urbino. Avec une production annuelle de 2 000 t, la Corse se classe désormais au 3 e rang des régions productrices françaises. La filière conchylicole (moules et coquillages) est implantée sur les étangs de la côte orientale. Ses huîtres creuses sont réputées parmi les meilleures de Méditerranée.

La pisciculture , apparue dans les années 1980, se développe sur l’ensemble du littoral, le plus gros site se trouvant en baie d’Ajaccio. Les élevages sont essentiellement composés de loups et de daurades .

Transport et tourisme, - Transports maritimes

C’est à ce jour un des talons d’Achille de l’île pour les touristes. Il ne manque pourtant pas de navires, tous plus beaux les uns que les autres, rivalisant de confort et de rapidité. Le choix a été fait de privilégier les Navires à Grande Vitesse le jour, tandis que pour les traversées de nuit, les ferries sont devenus de véritables palaces flottants.

Tout irait pour le mieux si les dernières années n’avaient été marquées par des grèves à répétition, des blocages de port qui ont laissé une image négative et ont perturbé l’activité touristique de l’île. La réalité est très contrastée suivant les compagnies qui sont parfois dans des situations économiques préoccupantes (crise de la SNCM en 2005, privatisée en 2007).

Une quarantaine de navires répartis entre 9 compagnies transportent chaque année près de 3 600 000 passagers. Plus de la moitié ont choisi les NGV (Navires à Grande Vitesse) introduits en 1996. Marseille, Toulon et Gênes sont les destinations de départ les plus fréquentées. Ajaccio et Bastia accueillent l’essentiel du trafic. Ajaccio avec 1 400 000 passagers est le principal port de croisière de l’île.

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Transports aériens

Le trafic aérien qui a connu une réelle expansion cette dernière décennie, semble aujourd’hui se stabiliser. Lesquatre aéroports sont dotés inégalement, Ajaccio représentant près de la moitié des passagers. Tous assurent des liaisons directes avec Paris, Marseille, Nice, trois destinations qui représentent près de 90 % du trafic aérien vers le continent. L’activité est donc soutenue même si les tarifs, très chers en saison, pénalisent fortement la destination.

Transports routiers

Les routes corses sont réputées pour leur beauté mais aussi pour leurs difficultés. Avec 7 921 km de réseau (dont seulement 576 km de routes nationales), le manque de liaisons rapides entre les principales villes est un frein au développement économique. La circulation des touristes est également prise en compte et d’importants aménagements, élargissements ont été entrepris ces dernières années, notamment sur la côte.

Tourisme

Alors que la Corse accueillait en 1970 quelque 500 000 touristes, ils sont aujourd’hui 2,75 millions. Une ressource économique qui pèse à hauteur du tiers du PIB corse. Le tourisme balnéaire est le plus recherché, Porto-Vecchio, Bastia, Calvi et Ajaccio restant les zones les plus fréquentées par les estivants.

50 000 résidences secondaires occupent la première place en matière d’hébergement, suivies des campings et des hôtels tandis que la plaisance semble séduire de plus en plus de touristes.

Pourtant, la montagne, moins équipée, présente de nombreux atouts pour un tourisme vert comme le montre la fréquentation des 740 gîtes ruraux de l’île. La randonnée est devenue une valeur sûre qui accueille chaque année bon nombre de passionnés. Les actions menées par les petites communes du centre, le Parc naturel régional et l’ONF ont permis que se développent de nouvelles activités, et l’on découvre aujourd’hui la Corse à vélo, à pied ou à cheval grâce à des sentiers balisés et une grande variété d’itinéraires.

Malgé ces atouts, le bilan n’est pas si rose. Après une longue période d’essor, les dernières années ont marqué un net repli qui inquiète les professionnels du tourisme. Les grèves et le coût des transports, la flambée des prix dans une hôtellerie souvent désuète, ainsi que la concurrence des pays du Maghreb ou d’Europe de l’Est, beaucoup plus abordables, expliquent une bonne part de cette crise qui semble s’installer. Ces difficultés ne sont pas propres à la Corse qui est dans une situation proche du Sud de la France. Mais les difficultés sont ici renforcées par l’insularité et le coût des transports qui grèvent encore plus le budget des familles. De nouvelles solutions doivent être trouvées pour redonner à cette île ce pouvoir d’attraction qui a charmé ses hôtes depuis des années.

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L’art de Vivre en Corse

Posté par francesca7 le 5 juillet 2014

 

pt132841Le chant et l’expression musicale

Les chants traditionnels, proches des mélopées arabes et du chant grégorien, reflètent les luttes du passé et la profondeur des sentiments. Ils étaient autrefois souvent improvisés et marquaient chaque étape de l’existence. Avec l’abandon du mode de vie pastoral, ces chants, transmis de génération en génération et de vallée en vallée lors de la transhumance, auraient pu totalement disparaître. Même si les « nanne » (berceuses), les « serinati » (sérénades), les « lamenti », complaintes funèbres et les « voceri », chants mortuaires et de vengeance se sont progressivement perdus, la musique et les chants restent bien vivants.

Les polyphonies resurgissent avec vitalité du passé, surtout la « paghjella », ce chant à trois voix a capella. Depuis quelques années, on voit réapparaître sur le devant de la scène des chanteurs et groupes insulaires qui réussissent à marier avec conviction création et tradition. La paghjella a été redécouverte dans les années 1970 par « Canta U Populu Corsu ». Aujourd’hui, d’autres groupes polyphoniques ont acquis une forte renommée : « A Filetta » (la fougère), « I Muvrini » (les petits mouflons), « Chjami Aghjalesi », etc. ainsi que des solistes accompagnés, comme Petru Guelfucci.

Le « chjama è rispondi » (« appelle et réponds »), forme de poésie orale, est toujours répandu. À l’origine essentiellement masculin, ce chant ludique ou libérateur d’angoisse et de passions s’improvise vite à l’issue d’un repas ou d’une réunion, à l’occasion de foires pour marquer la convivialité.

Les travaux de recherche et de restauration entrepris par des musiciens ont permis la redécouverte d’instruments traditionnels comme la « cetera », cithare à seize cordes dont l’usage avait disparu depuis les années 1930, ainsi que la « pifane » (flûte en corne de chèvre) et la « pirule » (flûte en roseau), instruments utilisés par les bergers.

Les fêtes traditionnelles

Dans les villes comme dans les villages, l’engouement reste vif pour les fêtes et les rassemblements. Ils conservent une spontanéité et un sens fédérateur que bien des pays ont perdu.

Les fêtes religieuses

Les traditions catholiques sont encore très vivantes dans l’île. Si vous vous promenez en Corse à Pâques, ne manquez pas les processions de la Semaine sainte . La tradition pascale veut que le prêtre visite et bénisse chaque logement. Pour saisir toute la dimension sacrée de la mémoire populaire, il vous faut assister aux rites et processions organisées par les confréries avec leurs cortèges de pénitents en cagoule de Bonifacio, Calvi, Cargèse ou Sartène. Dans cette dernière, le pénitent ( u catenacciu : l’enchaîné) suit un chemin de croix, traînant derrière lui une lourde chaîne. La légende veut que ce Pétinent Rouge soit à l’origine un jeune homme que la colère a poussé à commettre un acte irréparable. Joie et ferveur marquent cette semaine parée des habits du merveilleux et qui se clôt par un repas collectif, la merendella .

Les villes et villages fêtent aussi en grande pompe leurs saints patrons, la Sainte Vierge et quelques saints protecteurs de corporations comme saint Érasme, patron des marins, ou sainte Restitude en Balagne. La Vierge Marie est particulièrement vénérée : l’hymne de la Vierge « Dio vi salvi, Regina » est un chant religieux incontournable en Corse.

Les foires

Quelques-unes réputées ont conservé leur air de fête et rassemblent souvent les paysans éloignés des centres urbains. Pendant la foire du Pratu en juillet, les meilleurs chanteurs de l’île s’affrontent lors de concours depaghjelle et de chjami è rispondi .

La langue corse

La langue corse fut de tout temps transmise oralement dans la vie quotidienne, par le chant ou le récit. Enrichie d’apports multiples, confortée par une pratique courante, elle ne connut cependant la transcription qu’au 19 e s. Un siècle charnière où l’italien, langue répandue, allait peu à peu laisser place au français. Des auteurs européens comme P. Mérimée ou l’Italien N. Tommaseo s’initient alors au « patois » local et immortalisent quelques bribes du répertoire poétique et conté. Les premières revues de langue corse (A Tramuntana puis A Muvra) revendiquent fortement l’identité insulaire sous la photo.1399025.17III e République. Associé à la rébellion contre l’hégémonie de l’État français, le corse n’obtiendra son statut de langue régionale qu’en 1974.

Enseignée dès l’école primaire, cette langue qui peu à peu perdait de son ancrage dans les jeunes générations a été réinvestie par des auteurs et chercheurs contemporains. Longtemps refuge de l’expression écrite, la poésie compte, parmi ses plus notables auteurs, Francescu Filippini. Quant au roman, des écrivains tel Rinatu Coti lui ont donné un renom.

Dans les villages, vous entendrez le chant de cette langue riche et savoureuse, qui présente des analogies avec d’autres langues romanes, l’italien surtout. Elle est toujours considérée comme une langue en danger inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco.

Des origines diverses

Idiome aux racines celto-ligures , le corse s’est lentement latinisé, puis a subi à partir du 9 e s. une forte influence toscane. Les Sarrasins n’ont laissé que peu de mots et les Génois, présents durant cinq siècles, ont surtout légué un vocabulaire technique, maritime et administratif.

La syntaxe du corse reste proche du toscan médiéval, ce qui permet de considérer cette langue comme le reflet de celle de l’époque de Dante.

La langue présente quelques dissemblances entre le sud-ouest et le nord-est de l’île, la frontière étant parfois difficile à saisir. Le corse du nord-est est plus musical ; celui du sud-ouest reste plus original. La prononciation peut varier également d’une vallée à l’autre.

Une pratique contrastée

La progression de l’ enseignement du corse à l’école se confirme ces dernières années puisqu’en 2005, environ 92 % des élèves ont accès aux cours de corse pendant leur scolarité. Il reste que cette langue est une option dans le secondaire et donc facultative. Bien que certains trouvent la progression insuffisante, l’avenir de la langue semble aujourd’hui moins menacé.

Certes il y a des émissions de télévision et de radio en corse, des journaux aussi, mais les éditeurs hésitent à publier dans cette langue car les tirages sont très faibles. La pratique n’est pas si fréquente sur l’ensemble du territoire ni dans toute les classes d’âge.

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Tradition et vivre en Corse

Posté par francesca7 le 5 juillet 2014

 

photo.1383411.18Si les habitants de l’île revendiquent leur singularité, ils ne se sentent pas pour autant des témoins isolés d’une identité en perdition. Bien au contraire. Les signes tangibles d’un renouveau de la culture corse se multiplient. L’économie elle-même bénéficie de cette dynamique. Le tourisme, première source de richesse de l’île, n’a pas entraîné de dommages irréparables sur la physionomie sauvage des côtes. L’arrière-pays, fragilisé par une saignée démographique de plus d’un siècle, jouit de potentiels intacts et s’éveille à un tourisme vert soucieux de la nature et de sa préservation. L’agriculture se tourne vers une production raisonnée et des produits de qualité. Ainsi, la Corse, tournée vers d’autres enjeux que sa seule autonomie administrative, peut-elle dans les prochaines années devenir une région exemplaire d’un certain charisme.

L’identité corse noyée sous les clichés eut bien du mal à faire reconnaître ses richesses et sa singularité. Elle s’identifie aujourd’hui à son territoire préservé dont elle entend bien maîtriser le destin, comme elle entend donner à sa culture les saveurs du renouveau.

La fin de Colomba

L’histoire tourmentée de l’île, soumise à de multiples invasions et incursions, a nourri une imagerie simpliste du peuple corse. Celui-ci, dans le plus extrême dénuement, délaissa les modèles insulaires pour ceux du continent. Un double abandon dont la culture corse a longtemps souffert, laissant de larges brèches aux interprétations abusives.

Les tragiques événements qui ont marqué son actualité ces trente dernières années ont renforcé certains traits repris à loisir par les médias. Les mouvements autonomistes des années 1970 qui se sont engagés dans la lutte armée n’ont pas été suivis dans leurs combats mais ont toutefois provoqué une prise de conscience salutaire. Sans renier leur attachement à la France, les Corses ont renoué avec leur culture et l’ont inscrite dans la modernité.

Ce renouveau indique que bien au-delà des clichés qui ont la peau dure, le peuple corse est fier de sa différence et que celle-ci ne l’en isole plus de l’extérieur. Dans une montagne dépeuplée, les échanges entre insulaires et « pinzutti » sont tout à la fois simples et cordiaux, et les fêtes traditionnelles constituent de réelles occasions d’échange et de dialogue. L’hospitalité est entendue ici comme une obligation morale. Le 21 e s. verra peut-être et heureusement la fin de l’obsolète Colomba comme égérie d’un peuple sanguinaire.

Car si elle est souvent silencieuse, la grande majorité des Corses ne cautionne pas les actes de vandalisme ou les attentats meurtriers. Les femmes corses se sont d’ailleurs plusieurs fois mobilisées contre la violence et l’intolérance. La vendetta, de sinistre mémoire, provoque certes encore quelques conflits fratricides, mais elle ne concerne qu’une poignée d’irréductibles militants.

Des usages ancrés dans l’histoire

Parmi les images récurrentes sur la société corse, il en est certaines qui sont vraies. Mais elles ne sont pas forcément le signe d’une culture féodale. La notion de clan , si décriée, a permis longtemps de survivre à des conditions de vie extraordinairement spartiates et difficiles. Compris comme une famille au sens large, n’intégrant pas seulement des membres de son sang mais des habitants d’un même village, le clan est d’abord synonyme de protection et d’entraide. Les grands personnages de l’histoire corse, comme Pascal Paoli, ont fédéré les clans parce qu’ils définissaient la Corse comme étant elle-même un clan, c’est-à-dire un espace où l’individu est protégé de l’oppression extérieure.

Le sens de l’honneur , qui s’est montré un puissant allié de la violence, trouve dans le clan une ressource inépuisable de bonnes volontés prêtes à se sacrifier pour le respect de la parole donnée.

La famille reproduit de génération en génération la vénération des anciens. Les petits-enfants, qui portent le prénom des grands-parents, sont aussi tributaires de leur histoire. Ils sont ainsi dotés, dès l’enfance, d’une biographie qui n’est pas la leur mais qu’ils se doivent d’honorer. C’est de cette manière que perdurent des haines ancestrales dont le motif a été depuis longtemps oublié.

L’apprentissage du métissage

pt125578Des caractères moins connus de l’identité corse, comme une attention particulière pour l’égalité, se sont révélés au cours du 20 e s. Ainsi, s’explique par exemple l’image inversée des Corses aux colonies. Dépréciés sur le continent, ils apparaissent dans les contrées de l’Empire colonial français comme des colons pondérés et soucieux du bien-être commun, possédant de plus un incontestable savoir-faire agricole.

Toute une génération de Corses qui n’avait pas grandi dans l’île doit revenir au pays, dans le courant des années 1960. Ce mouvement important est accompagné en outre de l’arrivée de milliers de pieds-noirs qui doivent fuir l’Algérie et à qui sont confiées de riches terres dans la plaine d’Aléria. Leur intégration n’a pas été évidente et dans les années qui ont suivi, la population des immigrés maghrébins a eu d’importantes difficultés pour trouver sa place.

Toutes ces composantes qui ont suscité de fortes tensions semblent aujourd’hui se confondre autour d’une conception fédératrice du territoire. L’identité corse n’est pas figée, elle se fonde sur une expérience humaine et se réalise jour après jour en lien avec son histoire et les données actuelles.

 

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