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Chiens célèbres

Posté par francesca7 le 29 juin 2014

 
héros ou acteurs ingénieux

(D’après « Ma revue hebdomadaire illustrée », paru en 1908)

 

 
Chien-soldat

 
Qu’ils s’illustrent par un héroïsme déroutant, par leur capacité à faire montre d’une ingéniosité peu commune, ou encore par leur côté cabot pour le plus grand plaisir du public, certains représentants de la race canine marquèrent leur temps, ainsi que nous l’explique Henri d’Alméras en 1908

Le 30 novembre 1903, la population de Baltimore, ou du moins une notable partie de cette population, assistait à de solennelles obsèques. Derrière un char empanaché marchaient lentement des hommes, des femmes qui paraissaient très impressionnés. On arriva au cimetière et aussitôt un orateur se détacha de la foule, s’avança vers le bord de la fosse, et prononça, avec une émotion très visible, l’éloge funèbre du défunt. Il loua sa douceur, sa fidélité, son attachement, ses qualités morales et intellectuelles. Il remarqua en terminant que-jamais celui dont on pleurait le trépas prématuré n’avait mordu personne, à moins de se trouver en état de légitimé défense, et qu’il n’aboyait que lorsque c’était indispensable. C’était en effet un chien qu’on enterrait ainsi, le chien d’un certain Harson, qui, en le perdant, avait cru perdre le meilleur dé ses amis. 

Evoquons un souvenir moins triste. Le 3 novembre 1904, dans un hôtel particulier de Newport, chez Mme Harry Lair, on donnait un somptueux dîner. La table était décorée de fleurs, de magnifiques dahlias, et de candélabres garnis d’abat-jour rouges. Sur des chaises hautes, comme celles dont on se sert pour les enfants, étaient assis, un peu intimidés, les convives, et ces convives étaient sept chiens, qui portaient au cou de belles serviettes blanches. Le menu se composait de quelques hors-d’œuvre, saucisson, tranches de jambon, beurre, etc., de côtelettes bien appétissantes et qui obtinrent un vif succès, de crème à la glace et de chocolat. A la fin, on servit un gâteau orné de cette inscription : « Mighty Atom, trois ans. » Mighty Atom (Puissant Atome) était un loulou de Poméranie, le chien de Mme Harry Lair, et pour fêter ses trois ans on avait invité tous ses amis. Les convives furent, paraît-il, d’une correction parfaite, et, le repas terminé, ils n’oublièrent pas de remercier, par quelques aboiements discrets, la maîtresse de la maison.

Il y avait jadis à Saint-Ouen un chien qui se signalait à la fois par son humeur indépendante et par sa roublardise. Il employait pour se faire nourrir un truc admirable : il suivait les enterrements. A la porte du cimetière, il s’arrêtait et attendait la sortie du cortège. Il choisissait alors un des groupes et pénétrait avec lui au cabaret, où il trouvait toujours le moyen de se faire donner quelque morceau de pain ou de fromage. En 1884, il craignit sans doute d’être brûlé à Saint-Ouen, et on ne le revit plus. Il était allé suivre les enterrements dans un autre quartier. Ce croque-mort à quatre pattes n’était qu’un habile arriviste ; mais, bien au-dessus de lui, doués d’une intelligence et d’une moralité très supérieures, certains chiens ont acquis une réputation que la plupart des hommes ambitionnent en vain, et laissé un nom, moins glorieux sans doute que celui d’Homère, d’Annibal, de Shakespeare ou de Napoléon, mais qui a eu et gardera longtemps sa place dans l’histoire.

Je ne parle pas, bien entendu, écrit d’Alméras, du chien de Jean de Nivelle, par la bonne raison que ce chien était un homme. Jean de Nivelle était le fils de Jean de Montmorency, grand chambellan de . France sous Charles VII. Au moment de la guerre dite du Bien public, guerre éminemment patriotique, il s’engagea dans le parti, opposé au roi Louis XI. Son père en éprouva une telle indignation qu’il le fit sommer à son de trompe de revenir à la bonne cause, et la sommation n’ayant eu aucun résultat, il le traita de chien. De là le dicton qui date de plus de cinq siècles et qu’on emploie souvent sans en bien connaître le sens :

C’est le chien de Jean de Nivelle
Qui s’enfuit quand on l’appelle.

Soter n’était pas un traître comme le fils de Jean de Montmorency, et, loin de s’enfuir quand on l’appelait, il montra un héroïque courage quand le pays qui l’avait vu naître eut besoin de son dévouement. Ce pays, Corinthe, entretenait une garnison canine composée de cinquante molosses, y compris Soter. Les ennemis avaient débarqué pendant la nuit et s’approchaient de la ville, avec l’espoir de la surprendre. Ils avaient compté sans les terribles molosses qui faisaient bonne garde et qui se précipitèrent à leur rencontre, aussitôt qu’ils les entendirent. Dans le combat qui s’engagea entre les ennemis et les chiens, quarante-neuf de ces derniers furent tués. Il ne resta que Soter, qui revint à la ville, réveilla par ses aboiements furieux les soldats, les entraîna vers le rivage et leur permit ainsi de repousser les envahisseurs. Le Sénat de Corinthe fut reconnaissant. Il donna au molosse qui venait de se signaler non seulement par sa vaillance, mais par sa présence d’esprit, un collier d’argent qui portait cette inscription : « Soter, défenseur et sauveur de Corinthe. »

 Moustache

Le chien Moustache

 

Bien longtemps après, un lévrier nommé Mustapha se distingua si bien à la bataille de Fontenoy qu’il eut l’honneur d’être présenté au roi d’Angleterre, George II, et gratifié par lui d’une pension alimentaire. Sous la Révolution et sous l’Empire, les chiens se montrèrent aussi héroïques que les hommes. Ce n’est pas peu dire. La race canine eut ses Hoche et ses Marceau. Le plus célébré de tous ces guerriers fut Moustache, caniche de son métier. Comme Soter, il évita au camp français une surprise de l’ennemi. En récompense de cette action d’éclat, il reçut chaque jour une portion de grenadier et, ce qui dut lui être moins sensible, il obtint, sans l’avoir désirée ni sollicitée, la faveur d’être peigné et tondu par le perruquier du régiment. Minette eut moins de réputation et cependant Minette se signala à Sébastopol et à Solférino, autant que Moustache à Austerlitz. Quand elle mourut, chargée d’années, à quinze ans, ses funérailles furent célébrées avec pompe et beaucoup de soldats, la traitant en vieille camarade, y assistèrent.

Comment se fait-il, pourrait me demander un ami des bêtes, poursuit d’Alméras, qu’on n’ait jamais songé à gratifier de distinctions honorifiques des chiens si méritants alors qu’on les accorde si facilement à des hommes qui n’y ont aucune espèce de droit ? Eh bien, il y a eu un chien décoré, mais pas en France où pourtant on abuse des décorations, en Angleterre. Ce chien décoré s’appelait Bob. Il avait pris part comme Minette à la guerre de Crimée, et tant qu’elle dura, on le vit, infirmier volontaire, s’installer près des blessés, les lécher, et témoigner par ses regards affectueux et par ses caresses du chagrin que lui causait leur état. Bob prenait au sérieux son rôle de consolateur et il ne touchait pour le jouer aucun traitement. Heureusement, la reconnaissance, au moins à l’égard des chiens, n’est pas un vain mot. On s’aperçut des procédés délicats et des soins dévoués de Bob. On lui donna une médaille d’honneur et on inscrivit son nom sur les registres du régiment, pour qu’il pût répondre à l’appel. La guerre terminée, il figura à son rang à la revue passée à Londres devant la reine Victoria et, avec sa médaille, ce n’était pas lui qui avait la moins fière mine. 

Beaucoup de chiens ont été d’excellents acteurs, je n’ose pas dire d’excellents cabots. Un des derniers en date s’appelait Moustache, comme le héros dont nous parlions tout à l’heure, et il jouait au théâtre de la Gaîté, en 1902, dans une opérette de Décourcelle et Varney, leChien du régiment. Il aboyait si bien son rôle que le public chaque soir l’applaudissait à tout rompre et que les autres acteurs commençaient à en être jaloux. Je m’étonne qu’on ne l’ait pas empoisonné. Caniches, carlins, bouledogues, ratiers ou levrettes, certains chiens n’ont été célèbres que grâce à leurs maîtres. Chien de grand homme, c’est encore un moyen d’arriver à la postérité.

Saladin, un lévrier kirghiz de Samarkand, fut l’ami de Stéphane Mallarmé et lui doit un rayon de gloire. Bitume, dont la race était indécise, partagea la bonne et la mauvaise fortune d’Emile Goudeau. Barrès eut, entre autres chiens, devenus des chiens importants et exceptionnels par le seul fait qu’ils lui appartenaient, le danois Porthos et le caniche Simon, fils d’une certaine Frimousse, dont Jules Lemaître parla dans un de ses articles.

Quant à Pain-Perdu, le chien de Mistral, c’était une bête quasi fantastique, trouvée par le grand poète et à propos de laquelle il écrivait : « Comme Pain-Perdu (c’est le nom d’un vieux troubadour, que je donnai au dernier venu) à certaines allures mystérieuses et cabalistiques ; comme, à certains moments, il tourne sur lui-même vertigineusement en se mordant la queue ; comme parfois il me regarde avec des yeux humains étonnamment perçants ; et comme il n’appartient à aucune des races connues dans le pays, j’ai fini, Dieu me pardonne, par me persuader que quelque bon ancêtre avait choisi cet avatar pour me protéger, qui sait ? dans quelque danger à venir. »

 

 

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Quand les baleines marchaient

Posté par francesca7 le 29 juin 2014

 

La baleine bleue ou rorqual bleu est issue d’une lignée d’ancêtres qui quitta la vie aquatique pour vivre une vie terrestre sur quatre pattes puis fit le chemin inverse pour retourner vivre dans les eaux originelles.

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Quand les baleines marchaient

Il n’est plus besoin aujourd’hui de rappeler que ce sont des mammifères et non des poissons, même les enfants le savent et le racontent aux quelques grandes personnes qui l’ignorent encore. Cependant, peu nombreux sont ceux qui connaissent l’histoire évolutive des cétacés et savent ce qu’implique d’être un mammifère aquatique.

Les baleines proviennent d’un ancêtre terrestre, qui marchait sur la terre ferme, sur ses quatre pattes. La baleine est un exemple de retour à la mer, phénomène qui s’est également produit chez les reptiles avec les tortues de mer ou encore les ichtyosaures et autres reptiles marins fossiles.

Beaucoup de caractères anatomiques évoquent leur ancienne vie terrestre. Tout d’abord, l’obligation de respirer l’air atmosphérique au contraire des poissons qui, grâce à leurs branchies, utilisent l’oxygène dissous dans l’eau. Ensuite, le fait qu’elles allaitent leurs petits nous rappellent qu’elles sont, comme nous, des mammifères. L’anatomie du squelette est également porteuse d’information puisqu’on retrouve des traces de leurs anciens membres terrestres. Ainsi, à l’intérieur des palettes natatoires, souvent dénommées improprement nageoires, on trouve le squelette d’une main comprenant 5 doigts et ressemblant fortement aux membres d’un animal marcheur.

  • Les ancêtres des baleines étaient donc des quadrupèdes, mais à quoi ressemblaient-ils ?
  • Existe-t-il des animaux terrestres actuels étroitement apparentés aux baleines ?

Voici les deux questions que les évolutionnistes ont essayées de résoudre, avec un certain succès même si certains points demeurent partiellement irrésolus. Tout d’abord, on connaît de nombreuses espèces fossiles apparentées aux baleines, des formes très spectaculaires qui permettent de comprendre comment un animal terrestre peut devenir aquatique en quelques millions d’années. Ensuite, les progrès de la génétique nous ont permis de connaître les parentés des baleines et les résultats vont en surprendre plus d’un.

Les parents actuels des baleines

Si l’on vous demandait de classer un sanglier, un cerf et une baleine, il y a fort à parier que vous placeriez le sanglier et le cerf ensemble et la baleine dans un groupe à part. Les zoologistes avaient tout d’abord eu la même attitude et avaient rassemblé le cerf, le sanglier, et toutes les autres espèces que l’on croyait apparentées au sein du groupe des Artiodactyles. L’une des caractéristiques du groupe étant le fait que l’axe des membres passe entre les doigts 3 et 4.

Cétartiodactyles :

Depuis, les progrès de la méthodologie en systématique ont permis de mettre à jour des relations de parenté ignorées jusque là. Cela va en surprendre plus d’un mais un cerf est plus proche parent d’une baleine que d’un sanglier.
Depuis une trentaine d’années, l’adoption de nouvelles méthodes a permis de beaucoup mieux comprendre les relations de parenté, dites relations phylogénétiques. C’est notamment grâce à l’étude de l’ADN que des progrès ont été enregistrés. L’exemple du cerf, du sanglier et de la baleine est une illustration parfaite des dangers de la ressemblance globale pour comprendre l’évolution.

Les Ruminants (le groupe du cerf) sont plus ressemblants aux Suinés (le groupe du sanglier) qu’aux cétacés (le groupe de la baleine). Malgré cette ressemblance, les Ruminants sont plus proches parents des Cétacés que des Suinés. Cette parenté a entraîné la suppression du groupe des Artiodactyles et la création d’un groupe plus inclusif, les Cétartiodactyles, comprenant les baleines.

Les recherches génétiques ont donc prouvé que des animaux aussi différents qu’un chameau, un sanglier, un cerf, un hippopotame et un cachalot descendent tous d’un ancêtre commun et doivent en conséquence être classé dans le même groupe zoologique, les Cétartiodactyles. Les hippopotames sont les plus proches parents actuels des baleines. Les recherchent basées sur l’anatomie ont donné des résultats similaires bien que les relations de parenté au sein des Cétartiodactyles soient toujours discutées. L’origine commune de tous les membres du groupe est, elle, acceptée par tous. Le fait qu’une baleine soit apparentée à un animal à quatre pattes n’a au fond rien d’étonnant lorsque l’on sait que les ancêtres des baleines marchaient sur la terre ferme.

La baleine bleue et ses cousins actuels

La baleine bleue appartient au groupe des baleines à fanons, les Mysticètes, par opposition aux cétacés à dents, les odontocètes.

Les Mysticètes :

images (15)Les fanons sont évidemment la caractéristique la plus remarquable de ces animaux. Il s’agit de longues plaques kératineuses qui s’insèrent dans la mâchoire supérieure et s’étendent jusqu’à la mâchoire inférieure. Ces structures permettent de consommer du plancton (ces petites crevettes nageuses de la famille des Euphausiacés, plus couramment dénommées krill) mais aussi des bancs entiers de petits poissons pélagiques.

Bien que les embryons présentent des dents vestigiales, l’adulte est complètement édenté. Parmi les autres caractères anatomiques du groupe, on compte la présence systématique d’un évent formé de deux orifices et l’absence de fusion entre les deux moitiés de la mâchoire inférieure.

Ce sont tous des animaux de grande taille, le plus petit, la baleine pygmée, mesure déjà 6 mètres et le plus grand, la baleine bleue, détient le record toutes catégories avec 33,5 mètres.

Les baleines à fanons se distinguent également par leur langage sophistiqué composé d’une grande variété de sons et pouvant prendre la forme de phrases atteignant une demi-heure.

Ce sont de grands migrateurs, les zones de reproduction étant éloignées des zones de nourrissage. C’est notamment dans les eaux froides des océans arctique et antarctique que les baleines se nourrissent, mais les petits sont mis au monde sous des températures plus clémentes et la migration vers les zones froides n’est pas entreprise tant que les jeunes n’ont pas accumulé leur couche de graisse protectrice.

 

Les Mysticètes ne comptent que 11 espèces réparties dans 4 familles et la faible richesse spécifique du groupe a failli être accentuée par la pêche professionnelle. De nos jours, la plupart de ces baleines sont protégées.

Les quatre familles sont :

  • les Balénidés, sont de grandes baleines à la tête énorme comme la baleine franche ;
  • les Néobalénidés, ne sont représentés que par la baleine pygmée ;
  • les Balénoptéridés, regroupe tous les rorquals mais aussi la baleine à bosse et l’immense baleine bleue ;
  • et les Eschrichtiidés, dont la baleine grise est la seule représentante.

Certains auteurs séparent l’espèce des baleines bleues Balaenoptera musculus en quatre sous-espèces :

  • Balaenoptera musculus musculus pour les populations de l’Atlantique Nord et du Pacifique Nord,
  • Balaenoptera musculus intermedia, pour des populations de l’hémisphère sud,
  • Balaenoptera musculus brevicauda, une baleine bleue plus petite que l’on rencontre dans l’océan Indien et le sud du Pacifique,
  • et Balaenoptera musculus indica, de l’océan Indien, une sous-espèce que certains ne jugent pas nécessaire de différencier, pensant qu’il s’agit des mêmes populations que Balaenoptera musculus brevicauda.

Au sein de sa famille (les Balénoptéridés), la baleine bleue présente de nombreux cousins presque aussi célèbres qu’elle. On notera surtout la baleine à bosse, mais aussi tous les rorquals.

Article réalisé par Arnaud Filleul et Jean-Pierre Fleury.

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Hérisson trop mignon !

Posté par francesca7 le 29 juin 2014

 

Solitaires, peut-être même taciturnes les hérissons sont des voisins inoffensifs, discrets et « rendant service ».

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Confusions possibles dans la nature

Pas de risque de confusions en France, où il n’existe qu’une espèce de hérisson sauvage.
Les auteurs jusqu’à Buffon prétendaient qu’il en existait deux : le hérisson à museau de chien et le hérisson à museau de cochon. La science actuelle est formelle, il n’existe à l’état sauvage dans l’hexagone qu’une seule et même espèce : le hérisson européen ou erinaceus-europaneus. N’en déplaise donc aux chroniqueurs anciens (et aux gens du voyages qui le consomment encore) « l’eurchon » (c’est un de ses noms en vieux français) à museau de cochon n’est pas meilleur dans l’assiette que l’eurchon à museau de chien.

En anglais, il est hedgehog : le cochon que l’on trouve dans les haies.

Il existe des risques de confusions en Italie où, le porc-épic à crête est très bien représenté dans la nature depuis que les romains de la Rome Antique l’acclimatèrent pour se régaler de sa chair.

Il existera peut-être des risques de confusions en France avec le hérisson blanc africain. Lorsque celui-ci sera devenu chez nous, comme aux Amériques, un animal de compagnie. Ce nac (Nouveaux Animaux de Compagnie) est une charmante petite bestiole qui la bonne (ou la mauvaise) idée d’avoir des poils blancs, soyeux et très agréables au toucher. Cette particularité en fait une peluche vivante, idéale pour les petits citadins en mal d’émotions « naturelles ».

Il est l’objet d’une démesure à l’américaine. Aux Etats-Unis on recense 400 000 de ces hérissons. Leurs maîtres se réunissent en congrès. Le business est lucratif : au plus fort du trafic, dans les années 80, un couple parti du Nigéria, où il ne valait pas plus qu’un rat, s’est vendu 6 000 $.

Attention la détention des hérissons d’Europe, comme de tous les autres, est interdite en France. Le site du Sanctuaire des Hérissons peut vous donner la marche à suivre si vous trouvez un hérisson malade ou blessé.

Sanctuaire des hérissons : site du sanctuaire des hérissons
7 rue de Noye
80 440 Fouencamps
Tél. : 03.22.09.21.03
Tél. : 06 83 77 15 68.

Risque de confusions sous d’autres latitudes

Il existe 14 espèces de hérissons dans le monde. Les quatre principales sont :

  • le hérisson d’Europe ;
  • le hérisson à longues oreilles ;
  • le hérisson du désert ;
  • le hérisson africain à ventre blanc.

images (13)Description du hérisson européen

Animal d’apparence trapue lorsque les pattes arrières sont repliées dans la position de repos. De silhouette beaucoup plus élancée lorsqu’il se déplace et que les membres postérieurs sont en mouvement. Il est recouvert de piquants jaunâtres et bruns sur le dos, le front et les flancs. Le ventre est recouvert de poils jaunâtres et raides. La queue est très courte, le museau a toujours l’aspect d’un groin. Tous les hérissons européens sont donc à museau de cochon !
Il mesure entre 25 et 30 cm. Son poids varie suivant les saisons entre 450 et 1 200 gr.

Alimentation :
C’est un omnivore à tendance insectivore.
Le gros de son régime alimentaire est constitué avant tout de vers de terre, de larves et de gros insectes adultes. Il aime les fruits sauvages en particulier les mûres ainsi que les fruits des vergers, les pommes, les figues et les raisins. Il fait ventre des oeufs et des oisillons qu’il trouve au sol. Bien qu’il ne soit pas immunisé mais simplement protégé par ses piquants, il s’attaque aussi aux vipères adultes.
Ce régime alimentaire en fin de chaîne, le rend vulnérable aux concentrations d’insecticides contenus dans les proies qu’il ingère. Cet empoisonnement lent et sournois est sûrement la principale menace qui plane sur l’avenir de cet animal.

Attention ! Le lait est un aliment toxique pour un hérisson adulte.

Activité : 
C’est solitaire nocturne. Capable de se déplacer rapidement mais bruyamment. Il grimpe facilement et descend parfois en se laissant tomber, l’épaisseur de ses piquants amortissant sa chute.
Grâce à ses 5 à 7 000 piquants, il se transforme en forteresse lorsqu’il se sent menacé. Ces piquants sont des poils transformés en épines creuses. Ces armes défensives sont mues par une multitude de muscles striés répartis sur toutes les parties dorsales et latérales du corps. Elles sont réputées comme étant extrêmement résistantes puisqu’une seule de ces épines peut supporter l’ensemble du poids du hérisson. Elles se renouvellent tous les 18 mois.
Les hérissons n’aiment pas les climats trop marqués. Ils se mettent bien-sûr en léthargie pendant l’hiver mais ils peuvent aussi choisir cette stratégie pour lutter contre la sécheresse et les chaleurs excessives de l’été.

Reproduction

Le moment des amours entre avril et début août, précisément les quelques heures de séduction et les quelques minutes d’accouplement, constituent les uniques et les brefs instants où mâle et femelle sont ensemble.

La parade est démonstrative et bruyante. Le mâle en tournant frénétiquement autour de la femelle souffle comme un soufflet de forge. Il m’est arrivé, par une chaude nuit de juin d’être attiré et étonné par ce genre de manège audible à une bonne centaine de mètres. L’obscurité m’empêcha de voir les détails de l’affaire mais très rapidement les deux animaux se séparèrent et prirent des chemins résolument différents. On a longtemps cru que l’accouplement se faisait ventre à ventre pour éviter le contact des piquants mais des observations plus récentes décrivent une position plus « classique » chez les animaux, le problème du contact étant résolu par une lenteur et une attention extrême.

Après 5 semaines de gestation, 5 à 6 petits naissent dans un nid fait d’herbes sèches dans un buisson ou dans un terrier de lapin déserté. Ils sont aveugles, glabres mais déjà avec des piquants. Ces piquants sont mous et ne durciront que lentement au contact de l’air, et ne seront définitifs qu’au bout d’un mois. La femelle s’occupe seule de la portée qu’elle allaite pendant 21 jours.

Un hérisson peut vivre pendant une dizaine d’années si…

Prédateurs :
Ils sont nombreux. Avec en premier lieu les rapaces et particulièrement les hiboux grands-ducs mais aussi les chiens errants et les renards auxquels on prête toutes sortes de stratagèmes pour réussir à les dévorer.

Répartition et perspectives : 
En dessous de 1 000 mètres d’altitude, il y a des hérissons partout en France à l’exception des îles d’Ouessant, de Sein et d’Yeu.

Les hérissons font l’objet d’une protection intégrale mais rien ne les prémunis contre la circulation automobile et la disparition des milieux qui leur sont favorables.

Article réalisé par Jean-Pierre Fleury.

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