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La fête du Carnaval et origine

Posté par francesca7 le 8 juin 2014

 

 

Alors que le célèbre Carnaval de Venise vient de débuter officiellement avec le « Vol de l’Ange » et que « le gros Momo » vient de recevoir symboliquement les clés de la ville de Rio de Janeiro, revenons sur cette tradition ancestrale, qui a perduré à travers l’histoire. Fête populaire où l’ordre établi est inversé, le carnaval, c’est la fête « du monde à l’envers ».

 

images (18)Origine du carnaval

Le carnaval a toujours lieu en hiver, commençant le jour de l’Epiphanie et se terminant la veille du mercredi des cendres. Mais bien souvent, et selon les pays, il est limité à environ une semaine pendant cette période. Pour fêter la fin de l’hiver et le début du printemps, le passage « de la mort à la vie », les gens oublient leurs soucis, s’amusent avant d’entamer la période du Carême. C’est une fête populaire où tous les individus se déguisent, se masquent que ce soit les grands ou le peuple pour « vivre dans la peau d’un autre le temps du carnaval ». 

Les fêtes de Carnaval remontent loin dans le temps, le port de masques est attesté depuis environ 10 000 ans avant J.C. 

Dans l’antiquité, des fêtes avaient lieu pour célébrer la fin de l’hiver. L’ordre établi était renversé : les esclaves devenaient les maîtres, les règles de préséance sont oubliées et tout était permis. Ces fêtes duraient de un à huit jours avec défilés, mascarades, mimes.

 Au Moyen-âge, l’Eglise condamne le carnaval qui fut un temps aboli, mais rapidement devant l’insistance du peuple, elle le prit en compte. Le carnaval est en quelque sorte officialisé, avec la désignation d’un « Roi ». 

De nos jours, toutes les villes ont leurs défilés, mais de longs mois de préparation sont nécessaires pour offrir au public le plus beau des carnavals. 

Quelques uns des plus beaux carnavals au monde

Celui dont on parle le plus souvent est bien le carnaval de Venise où un touriste sur quatre est français. C’est le carnaval le plus raffiné, où les costumes se concurrencent dans l’élégance et la grâce. Dès 1269, le Sénat autorise la veille du Carême comme un jour de fête. Pendant la Renaissance, c’est une liberté d’expression et un moment de fusion entre les nobles et le peuple de Venise, on peut critiquer et se moquer de qui on veut, dans le rire et la joie, pendant de longs mois. 

Le carnaval de Rio est bien connu avec ses Ecoles de Samba qui défilent dans un rythme endiablé, peut être le carnaval le plus coloré. Au XVII è siècle, c’était une fête portugaise où l’on envoyait des sceaux d’eau et tout ce qu’on trouvait sous la main, sur les passants. Cette manifestation fut interdite à partir de 1904, étant jugée trop violente. Le peuple continue à s’amuser dans les rues au son de la musique alors que les classes aisées dansent dans les salons. Puis vers 1930, les écoles de Samba voient le jour et inaugurent ainsi la forme actuelle du carnaval. 

Le carnaval de Nice est réputé pour ses chars fleuris. Les fêtes à Nice existent depuis au moins 1294 lorsque le Comte de Provence a passé à Nice « des jours joyeux de carnaval » lors de bals, mascarades, farandoles, feux de joie. Les premiers cortèges composés d’une trentaine d’équipages eurent lieu en 1830 en l’honneur des souverains du royaume de Piémont Sardaigne ; puis en février 1873, le carnaval moderne naissait avec cortèges de chars, mise en scène, ordre établi et tribunes payantes.

 En Belgique, le carnaval de Binche est un des plus célèbres d’Europe, où l’on danse au rythme de sonnailles et l’on porte d’immenses plumes d’autruche. La légende voudrait que « le Gille » descende des Incas, présents en costume lors des fêtes données par Marie de Hongrie en 1549 lorsqu’elle accueillit son frère Charles Quint. Conquis par ces costumes colorés, le carnaval a perduré, mais aujourd’hui il est très réglementé : le port du costume de « Gille » est réservé au jour du Mardi-Gras, avec interdiction de sortir de la ville et porté uniquement par les hommes de familles résidant depuis au moins cinq ans dans la ville. 

Celui de Bâle en Suisse est presque le plus extravagant du pays. Datant officiellement de 1835, même si on trouve des prémices au XIV è siècle, il débute à quatre heures du matin, le lundi qui suit le Mercredi des Cendres « Morgenstraich », les lumières s’éteignent et les défilés commencent au son de fifres et tambours. Au début, on défilait avec des flambeaux, puis peu à peu ils furent remplacés par des lanternes. Les cortèges se poursuivent toute la journée dans la musique, jusqu’au soir où l’on se retrouve dans les cafés à écouter des chants satiriques mettant à mal les politiques de la ville. 

Celui du Canada, devenu troisième plus grand carnaval du monde, existant depuis 1894, est considéré comme une grande fête des neiges. Il est fêté régulièrement tous les ans depuis 1955, avec défilés, joutes, épreuves insolites comme la course de canot sur glace, la course de tacots ou encore les bains de neige et se clôture par un immense feu d’artifice.

 

Source : http://www.histoire-pour-tous.fr/

Publié dans HUMEUR DES ANCETRES | Pas de Commentaire »

Les débuts de la photographie de presse

Posté par francesca7 le 8 juin 2014

 

 

téléchargement (7)Entre les années 1840 et 1880, le recours à la photographie comme illustration de journal est indirect et lent à cause de la mauvaise qualité des tirages. Les évolutions techniques et la similigravure vont permettre le passage du dessin à l’intégration de la photographie dans le processus d’impression. Cette illustration de presse est appréciée pour ses nombreuses qualités : son esthétisme, son rôle informatif et explicatif. Les clichés qui créent une relation de proximité avec le lecteur, servent de témoins de la réalité. 

Au début du XXème siècle, les premières agences photographiques voient le jour, preuve du succès de la photographie et du besoin croissant en images. C’est dans un contexte d’âge d’or de la presse, d’une diffusion plus importante de journaux et de progrès techniques que la photographie deviendra une illustration convoitée. 

Les premiers usages de la photographie dans la presse : entre utilisation indirecte et collage

Avant d’être intégrée directement à l’impression, la photographie fait office de document et de modèle aux dessinateurs et graveurs. Utilisée comme « matière première visuelle », elle constitue un outil précieux pour les dessinateurs qui prennent des clichés afin de les recopier manuellement. En second lieu, les graveurs interprètent et intègrent l’image à la publication au moyen d’impressions mécaniques comme la lithographie (faite sur pierre calcaire) et la gravure sur bois. 

En 1843, l’année de sa création, L’Illustration, hebdomadaire illustré, publie sa première gravure sur bois réalisée d’après un daguerréotype et qui dévoile les troubles politiques au Mexique. Le daguerréotype est le premier procédé photographique inventé en 1839 par Daguerre permettant de fixer l’image sur une plaque argentée. Parmi les reprises les plus connues du journal, il existe aussi celle de la barricade de Saint-Maur publiée en juin 1848. D’autres journaux illustrés s’aident de la photographie. A la suite de la mission photographique de l’explorateur Desiré Charnay, réalisée en 1857 au Mexique, des clichés sont diffusés dans Le tour du monde en 1862 et Le monde Illustré en 1865. 

Il est important de noter que c’est seulement à partir des années 1860 que la photographie est reconnue dans la presse comme modèle d’illustration. En effet, c’est à cette période que les mentions « d’après photographie » apparaissent plus fréquemment au bas des légendes. Cette mention officialise l’usage de la photographie et permet également d’attester de l’exactitude de l’image reproduite.

 Lorsqu’il s’agit d’hebdomadaires par souscription et à tirage limité, les photographies peuvent être collées sur le papier. C’est notamment le cas des journaux de théâtre qui sont les équivalents des programmes actuels des spectacles de théâtre. La revue Paris-Théâtre propose en insertion hors texte, des planches imprimées en photoglyptie. C’est un procédé de reproduction mécanique inventé par Woodbury en 1864 qui possède des gradations de tons continus. Chaque semaine, le journal présente le portait d’un artiste avec au verso sa biographie.

 

Vers une meilleure reproduction de la photographie : la technique du bois pelliculé

La photographie reprise par le procédé de la gravure sur bois est longtemps restée un moyen d’illustrer par des portraits, des personnages ou des accusés lors d’affaires judiciaires, comme celle du Maréchal Bazaine en 1873, ou de l’Affaire Dreyfus en 1894. Les améliorations des procédés de gravures vont accentuer cette tendance. Les graveurs vont devenir des retoucheurs pour travailler l’image et lui donner plus de contraste. 

Ernest Clair-Guyot, dessinateur à l’Illustration depuis 1883, invente la technique du bois pelliculé qui permet de reproduire directement le cliché sur du bois, afin d’être gravé sans l’intermédiaire du dessin. D’après lui, ce nouveau procédé est très pratique « Au lieu de copier sur le bois la photographie qui servait seulement de document, je me servis de l’épreuve même en la retouchant directement, ce qui faisait bénéficier mon dessin de toute la précision du cliché, et mon travail terminé, on le photographiait sur le bois sensibilisé pour le graveur. Résultat: grande économie de temps puisque, au lieu de copier entièrement la photographie sur le bois, on ne faisait que l’améliorer et la terminer ». Cette technique aurait été utilisée pour la première fois avec « La garde-barrière » ( Image de gauche).

téléchargement (8) Néanmoins, la légende de l’image ne précise pas la technique employée et même si elle peut se confondre avec une photographie, il s’agirait davantage d’une gravure. La thèse de Thierry Gervais intitulée l’illustration photographique,  nous éclaire sur les caractéristiques de cette illustration « Ambroise-Rendu présente l’image de Clair-Guyot comme un moment clé, un tournant dans l’histoire de la photographie dans la presse alors que la technique du bois pelliculé produit une image dont le réseau de hachures certifie qu’elle relève du mode de la gravure ». 

De la similigravure aux premiers magazines photographiques

A la fin des années 1880, les progrès techniques de la similigravure marquent l’entrée de la photographie dans la presse. Cette technique est le fruit des travaux de Charles-Guillaume Petit en France et de Georg Meisenbach en Allemagne. En associant sur papier texte et image, la similigravure « utilise une trame pour diviser les tonalités photographiques en points » afin de conserver les formes de la photographie et sans passer par le travail du graveur. 

L’interview photographique du chimiste Michel Chevreul par Nadar publiée dans Le journal illustré du 5 septembre 1886 constituerait le « premier essai de transparence » et de publication fidèles de clichés. Il témoigne de ce nouveau besoin d’illustration plus réelle et vivante qu’offre la photographie. Il s’agit du premier reportage photographique intégré dans un journal. Les photogravures qui y sont publiées sont très bien imprimées et respectent les détails du cliché. Les événements mondiaux favorisent également

l’augmentation de la publication de photos. C’est le cas d’hebdomadaires illustrés britanniques comme le Graphic, qui publie un nombre important de clichés réalisés lors de la guerre des Boers en Afrique du sud entre 1899 et 1902. Les photos reportages augmentent ainsi les ventes des journaux car ces événements mondiaux passionnent les lecteurs qui disposent d’un plus vaste regard sur le monde. 

Les quotidiens se mettent progressivement à publier des tirages, comme les quotidiens britanniques Daily graphic et le Daily Mirror. En 1900, Le Chicago Tribune, quotidien américain, consacre des pages entières à un reportage photographique réalisé dans les bas quartiers de New-York. En France, quatre grands quotidiens d’information se livrent une concurrence acharnée autour de l’illustration photographique par le biais de suppléments illustrés. Le Petit journal et Le journal créent chacun en 1890 et 1983 un supplément illustré. Le Petit parisien augmente sa pagination et le Matin publie dès 1902 des photos. Entre 1880 et 1908 le tirage de ces quotidiens augmente considérablement, passant de 2 000 000 exemplaires en 1880 à 4 777 000 en 1908. En outre, de nouveaux quotidiens illustrés se créent. C’est par exemple en 1910, le cas d’Excelsior, qui utilise abondamment les photographies. De format plus petit que les autres quotidiens, il adopte la nouvelle formule vulgarisatrice des magazines « journal fait pour ceux qui ne savent pas lire ». Il comporte plus de vingt clichés par numéro et contient même des photos en pleine page. 

La photographie fait vendre et engendre une grande concurrence. A l’image des magazines américains, comme le Harper’s weekly qui publie des photos-reportages, et des journaux britanniques comme le Photographic News en 1858, des ma1858, des magazines  photographiques français et allemands arrivent en circulation. Ces derniers reprendront le concept de l’illustration presque exclusivement photographique et seront toujours imprimés sur du papier de qualité, couché ou même glacé, en privilégiant l’esthétique de la mise en page et de l’illustration. Les nouveaux magazines photographiques sont à la fois généralistes comme Berliner Ilustrierte Zeintung créé en 1891 et La vie illustrée en 1898 et spécialisés comme La vie au grand air en 1898 et Fémina en 1901. La vie au grand air est un magazine sportif composé de 16 pages et illustré à 70%. Par la suite, l’héliogravure rotative, favorise la création d’une seconde vague de magazines photographiques qui débute avec le Miroir en 1913. Il s’agit d’une technique d’impression adaptée aux longs tirages. La photographie a ici une place majeure dans ces magazines aux formats variables et aux contenus divers adaptés au public. 

Les limites de l’intégration de la photographie

La circulation des photographies constitue un obstacle majeur surtout pour les quotidiens. A partir de 1850, les photos arrivent par voie de chemin de fer plusieurs jours après l’événement, ce qui les rendent atemporelles, en retard sur l’actualité. Pour utiliser l’illustration photographique, il faudrait qu’un événement reste plusieurs jours dans l’actualité (comme les différentes guerres) ou qu’il se déroule à proximité d’une rédaction. Cependant, lorsqu’il s’agit d’événements soudains, les journaux ont recours aux traditionnels dessinateurs, qui reconstituent de mémoire l’événement. L’utilisation de la photographie est donc aléatoire, d’autant plus que la téléphotographie, système de transmission par signaux électriques, est utilisée sporadiquement depuis 1907. Elle ne connaîtra un essor qu’après la grande guerre. 

téléchargement (9)Le succès de l’illustration photographique engendre des mécontentements dans le milieu des dessinateurs et graveurs. La cohabitation est difficile. Ainsi, la presse satirique rejette la photographie et se moque d’elle. En effet, des caricatures ont été réalisées à l’encontre des photographes, notamment celles publiées dans le Charivari par Daumier, peintre et graveur. Honoré Daumier dénonce le fait que la photographie peut valoriser le rang et les richesses de l’homme qui pose. D’autres caricatures sont publiées dans le journal satirique : Le rire. Les graveurs qui ont rivalisé avec les photographes en retouchant et embellissant la photographie de base, ont contribué au retard de son exploitation directe et mécanisée. 

Les nouveaux quotidiens illustrés français qui se créent en utilisant abondamment la photographie, comme le Quotidien Illustré ou Excelsior subissent un échec. Ce dernier s’explique par les habitudes culturelles françaises qui, au contraire des habitudes américaines, privilégient l’écriture et la lecture à l’image dans les quotidiens. Les magazines ont eu plus de facilité en raison de leur vocation plus distractive et vulgarisatrice. Ces ratages montrent le rejet par une catégorie de population, cultivée, de l’illustration photographique au profit du texte. Les lecteurs considéraient que les photos, comme les gros titres prenaient abusivement la place du texte. 

Ainsi, si au début de son utilisation, la photographie n’est réduite qu’à celle de simple modèle, elle sera par la suite intégrée directement au processus d’impression grâce à la photogravure. Par ailleurs, à la suite des nombreux photos-reportages réalisés au cours des différents événements mondiaux du début du siècle, une nouvelle catégorie socioprofessionnelle verra le jour, il s’agit du reporter photographe de presse. Cet enthousiasme pour l’illustration photographique et l’ambition des éditeurs contribueront à donner naissance à des journaux spécialement illustrés par la photographie tels que les premiers magazines photographiques. La presse illustrée qui utilisait davantage les dessins s’est adaptée et a rivalisé avec les nouveaux magazines en intégrant aussi les clichés. Le journal L’Illustration se place au premier rand mondial de la presse illustrée avec 280 000 exemplaires vendus à la veille de la première guerre mondiale. L’année 1914 constituera une rupture dans la mesure où la première guerre mondiale va accroître considérablement la production de photographies pour manipuler le lecteur à travers le « bourrage de crâne ».

 

Bibliographie non exhaustive :

- De BAJAC, Quentin, L’Image révélée, l’invention de la photographie. Gallimard, 2001, 159 p

- De BAJAC, Quentin, La photographie, l’époque moderne 1880-1960. Gallimard, 2005, 159 p

- De FEYEL Gilles, La Presse en France des origines à 1944. Histoire politique et matérielle. Ellipses, 2000, 192 p

- De FREUND, Gisèle, Photographie et société. Éditions du Seuil, 1974, 222 p

- De FRIZOT, Michel, Nouvelle histoire de la photographie. Larousse, 2001, 775 p

- De LEMAGNY, Jean-Claude, ROUILLÉ, André, Histoire de la photographie. Bordas, 1986, 286 p

 

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La mort des géants

Posté par francesca7 le 8 juin 2014

Les forces en présence ne pouvaient guère laisser d’espoir aux Vendéens. En face de Charette et de Stofflet, qui va lui aussi reprendre la lutte, le jeune général Lazare Hoche.
A peine vingt-sept ans, mais des talents militaires qui l’ont hissé au grade de général. Le Directoire, en août 1795, lui donnait toute l’armée des côtes s’élevant à 80000 hommes.
Sa mission : écraser la rébellion. 

BLa mort de Stofflet

Le chevalier Charette avait trente-trois ans, le courage et la ruse d’une bête fauve habituée à déjouer la mort jour après jour. Mais ses troupes avaient fondu et la défection du comte d’Artois (novembre) a fait souffler un vent de découragement chez la plupart des Vendéens. Du jour au lendemain, Charette va se retrouver avec un millier de fidèles.

Les Vendéens n’y croyaient plus. Continuer la lutte par fidélité au roi ? Mais il se désintéressait de ses derniers défenseurs. Pour la religion ? Mais le général Hoche permettait désormais de pratiquer librement le culte, et lui-même poussait ses généraux à se montrer aux offices. Contre la conscription ? Mais Hoche l’avait fait lever. Alors, à quoi bon ! Même les prêtres vendéens déconseillaient la reprise des combats.

Des grands chefs de l’insurrection, il ne restait, en cet automne 1795, que les deux farouches ennemis, Charette et Stofflet. Tout les séparait, sauf le but de leur combat. Stofflet reprit les armes, le 26 janvier 1796 sur l’ordre du comte d’Artois, qui lui fut apporté avec le brevet de lieutenant général par le chevalier de Colbert. Comme Charette, il n’y croyait plus :

— Mes amis, déclara-t-il, nous marchons à l’échafaud ; mais c’est égal, vive le roi quand même !
Lui aussi espérait un prince. Gomme Charette il dut se contenter du brevet de général. Il ne put réunir plus de quatre cents hommes.

C’est à lui que Hoche va d’abord s’attaquer. Traqué dans ce Bocage qui est son royaume à lui. Stofflet se cache le 23 février 1 796 dans la ferme de la Saugreniere. Le bâtiment se trouve loin de toutes les routes, à l’abri de toute perquisition. Là, à la fin du jour, se tient une réunion entre l’ancien garde-chasse et cinq de ses fidèles, et des émissaires de la chouannerie mainiaute et normande. La rencontre a été organisée par l’abbé Bernier, futur négociateur du Concordat, qui saura bientôt faire comprendre à Bonaparte, à travers l’explication du combat des Vendéens, tout l’intérêt pour lui du rétablissement de la paix religieuse. A la nuit, on se sépare. Les conjurés s’éloignent en pataugeant dans la neige. A la ferme ne restent que Stofflet, son officier d’ordonnance Charles Lichstenheim, et quatre Vendéens.

A quatre heures du matin deux cents soldats et vingt-cinq cavaliers cernent la ferme. Qui a dénoncé Stofflet ? On ne le saura jamais. On a soupçonné l’abbé Bernier, sans preuves.

Stofflet pensait finir sur l’échafaud. Il se trompait. Il est fusillé à Angers, sur la place qui s’appelait le champs de Mars. C’est le 25 février, à neuf heures du matin. Il refuse le bandeau qui doit lui ceindre les yeux en disant :

Un général vendéen n’a pas peur des balles.
Il commande le feu en criant
— Vive la religion, vive le roi !
Il s’écroule.

Méfiez-vous, notre général. Voilà les Bleus !
Ce cri. poussé par des enfants. Charette va l’entendre sans cesse dans les semaines qui suivent, les quatre semaines qui aboutissent à sa capture.

Hoche (gauche), talonné par le Comité de Salut public, et plus encore exaspéré par cette guerre qui n’en est pas une et qui s’éternise, déploie des forces énormes pour traquer le fugitif. Il met le paquet : 32500 hommes répartis en cinq colonnes ratissent jour et nuit les clos et les champs entourés de fossés ou bordés de haies, perquisitionnent dans les fermes et les châteaux. interrogent. menaçent…

— Ne laissez pas reposer votre proie. insiste Hoche.
Tous les moyens sont bons pour attraper ce renard trop rusé, méme les pires :
— Faites déguiser quelques hussards et volontaires en paysans munis de cocardes blanches…

Sur l’ordre du général Hoche, l’adjudant général Jean-Pierre Travot a lâché son commandement des Sables pour diriger les recherches sur le terrain méme. Depuis le 18 janvier 1796. il suit le fugitif et sa troupe, on pourrait dire « pas à pas », réussissant a abattre quelques-uns des Blancs qui entourent Charette, mais ne parvenant pas à prendre la tête. Travot arrive toujours trop tard. Dans la paroisse de Maché (Vendée). que son gibier vient de quitter, il promet les 6000 louis d’or que l’on dit étre en possession du fugitif à qui le dénoncera.

Le 21 février, dans un château près du village de La Bégaudière, Charette lance son dernier ordre de rassemblement
De par le Roi. Il est ordonné à tous les hommes en état de marcher et de porter les armes. de se rassembler et de me rejoindre de suite sous peine de mort.

Les commandants de paroisses et les conseillers civils me répondront sur leur tète de l’exécution du présent ordre.
Le chevalier Charette

Un commandement bien impératif pour le proscrit qui ne dispose plus que d’un effectif très réduit, une centaine d’hommes dont la moitié à cheval, et qui fond jour après jour. Les défections, les trahisons se multiplient. Travot, sur dénonciation de paysans, s’empare des dépôts de poudre et de fusils de Charette. Au combat de La Begaudière, le chevalier vendéen réussit une fois encore à s’échapper, mais son escorte est décimée. Cette fois ce sont 400 grenadiers qui canardent les Blancs. Une trentaine reste sur le terrain, et des meilleurs : le frère de Charette, un de ses cousins, MM. de la Porte, Beaumel’ c. le porte-fanion…

Travot envoie à Hoche un bulletin de victoire.
La noblesse, les émigrés, les chefs, ont fait les frais de cette journée, trente au moins ont été tués.
Au soir du 22 mars, le fugitif et sa petite bande trouvent un refuge dans la ferme du métayer Delhommeau, à La Pellerinière. sur la rive ouest de la rivière la Boulogne qui se jette plus au nord dans le lac de Grand-Lieu.
Il pleut et la nuit vient de tomber. Depuis le matin, ils n’ont cessé de marcher dans les petits chemins creux, car ils n’ont plus de chevaux. essuyant les coups de feu des chasseurs de montagne du commandant Gautier. Charette est blessé et tremble de fièvre. Ils sont là quarante-six, qui lui sont entièrement dévoués. Les cernant dans un périmètre terriblement restreint : douze mille hommes.

 

Le lendemain. très tôt, dans [aube livide. Charette se réveille. Ses derniers fidèles sont allonges autour de lui son domestique Bossard et Pfeiffer, son garde du corps, un Allemand farouche et devoué comme un chien-loup, puis les survivants de son état-major : Samuel et Charles de l’Espinay de La Roche-Daveau, le chevalier de Gousinot, La Bouere… et puis l’épicier Joseph Renolleau. le bourrelier Pierre Morisseau. le forgeron Louis Sorin.

Charette a-t-il un pressentiment ? Il fait ses adieux a l’abbé Remaud, un prètre réfractaire qui le suit depuis longtemps :

— Vous me quitterez aujourd’hui. l’abbé. et vous passerez en Angleterre où vous direz a Monseigneur le comte d’Artois que je saurai mourir en chevalier français…
Il n’a pas le temps de finir…
— Les Bleus ! crie une sentinelle ou ouvrant brusquement la porte.
Il faut fuir. encore une fois. Courant a moitié courbe. Charette passe la Boulogne. Son petit groupe de tête se compose de Bossard et Pfeiffer du garçon meunier Jaunâtre et de Samuel de l’Espinay. Les autres suivent en peloton. [oreille aux aguets, le fusil à la main.
On arrive au hameau de La Guyonniére, un hameau tranquille.
— Allons, dit Charette, ils ne nous auront pas cette fois encore !

Il a parlé trop tôt. Sa présence aussitôt signalée. a déclenché un vaste mouvement d’encerclement. Fantassins et cavaliers convergent sur lui en provenance des Lucs au sud, de Montaigu à l’est et de Saint-Philbert au nord. A la sortie du village de La Guyonnière, qu’il traverse d’ouest en est, Charette tombe sur les grenadiers du général Valentin arrivant des Lucs.
Aussitôt, les Blancs se dispersent. Ils fonçent dans les chemins creux, sautent les haies. courent en ligne brisée, toujours talonnés par les grenadiers.

Charette est reconnaissable de loin avec son chapeau à panache blanc et à ganses d’or. Pfeif fer s’en rend compte. Il arrive par derrière, fauche le chapeau d’un geste du bras, s’en coiffe et met le sien sur la tête de son général. Puis il court comme un fou.
Il a vu juste ! Le tir se concentre sur la cible qu’il forme avec son panache. Atteint par trois balles, il culbute sur le sol. Des grenadiers s’élancent sur lui…

— C’est moi, Charette, dit-il.
Il meurt aussitôt. Le général Valentin accourt. Il exulte déjà ! Quel rapport triomphant il pourra faire à Hoche !
Il déchante immédiatement : ce n’est pas Charette qui gît à ses pieds. La chasse reprend.

Vers onze heures. Charette et les 35 hommes qui lui restent, prennent un peu de repos dans une ferme située au Sableau. Les habitants de la ferme ont disparu. Charette pose ses deux pistolets sur la table et coupe un morceau de pain. Il n’a pas le temps de le porter à sa bouche : des coups de feu claquent.

Charette, sans même reprendre ses pistolets, attrappe son espingole au vol et saute par la fenêtre. Avec trois de ses hommes, il se cache dans un taillis, juste le temps de tirer sur le général Valentin, de le rater, et de repartir en courant. Un quart d’heure plus tard, il rejoint ses hommes au hameau de La Boulaye.

Au même moment, le général Travot et 80 chasseurs entrent au château de La Chabotterie. A vol d’oiseau, il se trouve à peine à deux kilomètres de La Boulaye. Le château, à moitié incendié par la guerre vendéenne, se trouve sur la route qui monte de Belleville à Clisson. Travot décide une halte. Au moment où il se met à table, on lui amène un paysan qui a des révélations à faire. C’est un traître. On pense qu’il s’agissait du nommé Buet, et qu’il voulait venger la mort du curé de la Rabatelière abattu par les hommes de Charette. A l’entendre, il sait où se cache Charette, il est prêt à le livrer. Travot saisit ses armes et accompagné du capitaine Verges à la tete des quatre-vingt chasseurs, il part en courant avec le paysan.

Tout près de là, au hameau de La Boulaye. les Blancs se heurtent à la colonne du commandant Dupuy. Obligés de fuir à nouveau, ils foncent vers le nord-est, traversent au pas de course le village de La Morinière, puis enfilent un chemin passant au sud du château de La Chabotterie. li est midi. Sous les yeux ébahis des habitants, Charette et ses compagnons dévalent la petite route traversant le hameau du Fossé et s’engloutissent dans les taillis de La Chabotterie. Il suffit de les traverser pour atteindre le bois de l’Essart d’où il pourra gagner cette forét de Gralas où il sera en sûreté. Mais le chemin qui traverse les taillis est fermé aux deux extrémités par ce que les Vendéens appellent des « échaliers « . Ce sont des clôtures épaisses Aformées de ronces et d’épines, qui ne s’ouvrent que difficilement. On ne les déplace que pour le passage des charrettes et carrioles.

L’escalade du premier échalier se fait sans trop de mal. Il faut vite gagner l’autre bout du chemin. Encore une escalade, déjà plus pénible, puis Charette et ses derniers fidèles tombent sur le sol. se ramassent et détalent à toutes jambes. Mais. juste devant eux, surgissent Travot et ses chasseurs. Charette fait demi-tour, se hisse a nouveau sur l’espalier, non sans mal car son épaule droite a été atteinte par une balle la veille. et réussit à retomber de l’autre côté. Mais les deux issues sont bouchées, et quatre cents cavaliers cernent ce taillis de trois hectares.

Charette prend le parti d’essayer une sortie à travers la broussaille, vers le pré de la Musse. Mais il tombe sur le capitaine Vergés à l’affût. Le capitaine saisit ses deux pistolets et tire des deux mains a la fois en se précipitant sur le fugitif. Charette recule précipitamment, la figure inondée de sang car une balle l’a atteint au front, labourant le front en diagonale. Une autre penétre dans son épaule déjà blessée. Les forces lui manquent. Depuis le matin il court presque sans une halte dans une boue épaisse qui colle a ses bottes. Il n’en peut plus, il tombe et perd conscience. Son fidèle Bossard le prend sur ses épaules mais il n’a pas fait cinq pas qu’une balle l’abat raide mort. Samuel de l’Espinay se précipite alors et saisit le corps de son général sous les aisselles. Il veut le dissimuler derrière un fourré. Les Bleus surgissent de tous côtes. L’Espinay descend le premier, presque à bout portant, puis, criblé de balles s’écroule.

 

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les costumes de la chouannerie

Posté par francesca7 le 8 juin 2014

 

volatiliser1La chouannerie ne change pas de caractère en passant aux ordres de Puisaye : une guerre de clair de lune menée sur la bruyère au chuintement du hibou par des soldats fantômes, c’est la figure déjà connue et seulement intensifiée dans son expression, qu’elle va continuer de présenter jusqu’à La Mabilais. D’où la même difficulté pour la saisir, la fixer. On pense la tenir et elle échappe. Les généraux républicains, les représentants aux armées, les administrateurs, tous gémissent sur cette mobilité incroyable de l’adversaire, sur sa faculté presque fabuleuse de disparaître, de se volatiliser.

« Parti de bandits, écrivaient déjà sous la Terreur les délégués de la Convention, disséminés en pelotons plus ou moins forts, ils se répandent dans les campagnes, sur les routes et dans les champs. Sont-ils en nombre, ils attaquent nos postes ; sont-ils isolés, c’est à l’abri des haies qu’ils tirent leur coup de feu sur les voyageurs, et principalement sur nos soldats. Ils ont plutôt l’air d’agriculteurs que de brigands embusqués. Tel a été saisi, un hoyau à la main, qui avait caché son fusil derrière un buisson…

Un uniforme les trahirait. Les Bleus ont le leur. Même en haillons, quand l’habit n’a plus ni forme ni couleur, quand la guêtre ne tient plus au soulier rattaché par des ficelles, leurs baudriers en croix, leurs briquets à poignée de cuivre, le balai de crin rouge de leurs vieux tricornes, la cadenette qui leur tape le dos et leurs longues moustaches gauloises les dénoncent à trois cents mètres.

Mais les chouans ! Sauf les déserteurs, dont beaucoup portent encore l’uniforme de l’ancienne armée, les autres, ne sauraient en être distingué à l’oeil nu.

Le costume des campagnes semble avoir été d’ailleurs à cette époque beaucoup moins divers qu’aujourd’hui. Dans le Maine comme dans la Cornouaille, on retrouvait chez les paysans ce bonnet de laine bleue ou rouge d’où coulaient jusqu’aux épaules de longs cheveux plats ou bouclés et que remplaçait, les jours de fête, le grand chapeau à cuve, cette veste brune ou grise doublée en hiver par une peau de bique ou de mouton, ces braies courtes et larges de berlinge, nommées bragou-braz en Bretagne, ces guêtres de cuir jaune, ces jarretières de couleur tranchante, ces sabots ou ces souliers ferrés pour les longues marches.

C’était là indistinctement et à quelques nuances près le costume de toute la paysantaille masculine de l’Ouest. Rien là de militaire, rien de significatif. Dans les expéditions, dans la bataille seulement, les signes distinctifs du clan apparaissent : des parements mobiles de diverses couleurs, le Sacré-Coeur accroché sur la poitrine ou porté en brassard, le chapelet à la ceinture ou au gilet, la médaille ou la statuette bénite de plomb fixée au chapeau avec la cocarde blanche. Et le porteur de hoyau de tout à l’heure se révélait le fusil de chasse au poing et la poire à poudre en sautoir. Mais que la poursuite commence, que le détachement des Bleus ou des gardes nationaux franchisse la haie et tombe sur l’assaillant embusqué derrière, tout disparaît à la seconde, fusil, poire à poudre, cocarde, amulettes, Sacré-Cœur : il n’y a plus qu’un nigous quelconque qui, à toutes les interrogations, répond par son décourageant nentenket (« je ne comprends pas »).

Sur les camps ou campements chouans, il n’est pas plus facile de se faire une opinion précise que sur les costumes. Peut-on même dire que ce fussent là des camps ? Ce sont tantôt des carrières abandonnées comme les caves de Laudéan, dans la forêt de Fougères ; tantôt des souterrains de fraîche date comme ceux d’Hubert dans la forêt de Vitré, aménagés en dortoirs au revers d’une faible éminence et où l’on n’accédait « qu’après avoir marché plus de cent pas dans un ruisseau (Pontbriand) ; tantôt une série d’alvéoles « profondes, recouvertes de branchages » et creusées derrière le rempart de quelque talus, comme à Saint-Bily ; tantôt des « baraques de planches », sept ou huit, avec « chacune vingt-cinq couchettes », comme à Boscény ; tantôt enfin (mais seulement après des razzias républicaines ou en cas d’émigration) de vrais villages sylvestres comme celui qu’a décrit Souvestre sous le nom de Placis de la Prenessaye et où cent huttes de charbonniers, dans une clairière, entouraient quelque grand chêne druidique exorcisé par les saintes images et par l’autel de verdure qui s’adossaient à son tronc.

Mais la plupart du temps, quand le signal du rassemblement » les tirait de leurs chaumières, les chouans ne s’embarrassaient point de tout ce luxe : la nuit venue, si le temps était propice, ils se roulaient à la belle étoile dans leur peau de bique et, au cas contraire, empruntaient le paillis ou le grenier d’une ferme voisine. Des grand’gardes, on ne prenait même point toujours la peine d’en poster ; les enfants, alertés, surveillaient les routes et, au premier bruit d’une troupe en marche, détalaient vers le camp en criant : « la Nation ! »

 

http://www.histoire-en-questions.fr

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