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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    « Un monument restauré traduit les connaissances, les ambitions, les goûts, non seulement du maître d’oeuvre mais aussi du maître d’ouvrage : c’est le vrai révélateur de l’appréhension des édifices par une génération donnée, qui leur permet de reconnaître pour sien un édifice centenaire. » citation de Françoise Bercé.

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    Citation sur la France.
    !!!!
    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Tour de l’Orle d’Or Semur-en-Auxois

Posté par francesca7 le 27 mai 2014

 

Tour de l’Orle d’Or – 1, rue du Rempart à SEMUR EN AUXOIS (21)

 

images (8)Au centre de la cité médiévale, le quartier du Donjon possédait sa propre enceinte flanquée de quatre tours imposantes : la tour de la Prison, la tour Margot, la tour de la Gehenne et la tour de l’Orle d’Or. Cette dernière est la plus grande : elle mesure plus de 44 mètres de haut, avec une épaisseur de murs de 5 m à la base et de 2,50 m au sommet. Elle servait aussi d’entrée principale dans le bourg Notre-Dame, pour les gens qui arrivaient du pont Dieu ou pont des Minimes, avant la construction du pont Joly, en 1786. Initialement nommée tour Lourdeault, elle devient tour de l’Orle d’or à cause du bandeau de plomb cuivré qui protégeait ses créneaux (mais qui ont aujourd’hui disparu). Au cours de la visite guidée, vous découvrirez les cinq niveaux de la tour qui abritent les collections de la Société des Sciences historiques et naturelles de Semur. Le dernier étage est libéré pour permettre aux visiteurs d’admirer la vue panoramique. Le sous-sol donne sur une estacade reconstruite, qui permettait de surveiller la route venant de Paris. On sait, depuis 2010, grâce à une étude datant les arbres utilisés pour la construction des planchers et de la charpente, que la tour a été érigée en 1274.

 La plus imposante des 4 tours du donjon (XIIIe-XIVe s.) était l’entrée principale de la cité au Moyen Âge. Elle abrite sur ses 4 niveaux les collections de la Société des Sciences Historiques de Semur. La salle des gardes a un accès sur une estacade reconstruite. Imposante  par sa hauteur de 44 mètres et par ses murs dont la base a 5 mètres d’épaisseur. Sa lézarde date de 1602 et son sommet était autrefois cerclé de métal doré. Elle est le siège depuis 1904 de la Société des Sciences de Semur-en-Auxois, dont elle est « affectataire » par accord avec la municipalité de Semur afin d’exposer ses collections, d’aménager sa bibliothèque. La Tour est par ailleurs ouverte au public par le biais de visite touristique, mené par le plus jeune sociétaire, Antoine LACAILLE. 

Ouvert du 01/07 au 31/08 de 14h à 19h (dernière visite vers 18h30),  fermé le lun. Ouv. certains weekend en mai, juin et septembre. Se renseigner auprès de l’office de tourisme et de la mairie. A (plus de 18 ans ) : 3 e. E (moins de 18 ans) : Gratuit. Tél. 03 80 97 05 96

  

Voir aussi  la Collégiale Notre-Dame

Edifiée aux XIIIe et XIVe s., c’est l’une des églises les plus raffinées du gothique Bourguignon. Le porche  pinacles flamboyants, les chapelles et les reliefs du tympan de la Porte des Bleds sont remarquables ainsi que le mobilier, les vitraux et les orgues du XVIIIe s. 

Ouvert du 01/01 au 07/04 et du 02/11 au 31/12, tlj de 9h à 12h et de 14h à 17h30 et du 08/04 au 01/11, tlj de 9h à 12h et de 14h à 18h30 sauf le dim. de 9h à 18h30 – office religieux le dim. à 11h Gratuit. (visite libre) Tél. 03 80 97 05 96

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Semur-en-Auxois

 le pont Joly enjambant l'Armançon

ET LE Musée municipal – Rue Jean-Jacques-Collenot

Installé dans l’ancien couvent des Jacobines (XVIIe s): galerie de plâtres originaux d’Augustin Dumont – dont le célèbre Génie de la Place de la Bastille à Paris, lapidaires de

l’époque médiévale, pièces archéologiques, section géologique, section zoologique, gravures des planches originales de Buffon et, autour de trois oeuvres de Corot, tableaux et sculptures des XIVe-XIXe s, le tout dans une ambiance du XIXe siècle !

 

Ouvert Du 01/04 au 30/09 tlj sauf mar. de 14h à 18h. En plus, du 01/06 au 30/09 lundi, mer. , jeudi, ven. de 10h à 12h30. Du 01/10 au 31/03 lundi, mer. , jeudi, ven. De 14h à 18h. Gratuit pour le public individuel. Tél. 03 80 97 24 25

 

Eco-musée agricole Ferme des Alouettes – Route de Lantilly

Visite guidée et commentée. Présentation de la collection d’outils et d’engins agricoles de

1930 à 1960 et de la collection complète de charrues utilisées pour les divers travaux  agricoles. Visites en calèche dans et autour de Semur-en-Auxois.

 

Ouvert du 01/05 au 30/09 le ven. de 14h à 18h et sam. et dim. de 9h à 12h et de 14h à 18h et toute l’année sur rendez-vous. Gratuit. (au choix des visiteurs, participation libre et reversée à une oeuvre) Tél. 03 80 97 26 13 

Visite guidée nocturne, le soleil a rendez-vous avec la lune

A la tombée de la nuit, redécouvrez la cité médiévale semuroise autrement ! Visite avec un guide en costume au départ de l’office de tourisme. Du 06/07/2012 au 31/08/2012 tous les vendredis de 21h à 22h30. A : 5 e Enfants (de 4 à 16 ans ) : 2.50 e Tél. 03 80 97 05 96 

Visite découverte de la cité médiévale

Du 19/06 au 11/09, tous les mardis de juillet et août, départ à 15h devant l’office de tourisme.

 

 

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Cap Canal – Bateau-promenade en Bourgogne

Posté par francesca7 le 27 mai 2014

 

 

« La Billebaude » et parcours-découverte sur le port – Pouilly-en-Auxois

Port de plaisance – Route de Saulieu

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S’il fait chaud et que vous cherchez de l’ombre, ou s’il pleut et que vous souhaitez vous mettre à l’abri, cette croisière est pour vous. Claustrophobes s’abstenir ! Car une bonne partie de la balade ne se passe pas à l’air libre : La Billebaude emprunte sous la « montagne » de Pouilly une longue voûte de trois mille trois cent trente-trois mètres. Avant le départ, le capitaine vous présente le lieu. Vous êtes au sommet du canal de Bourgogne, qui relie la Saône et l’Yonne. Cinq réservoirs l’alimentent en permanence : une journée sans ravitaillement, et il baisse de vingt-cinq centimètres ! Sous la voûte, vous découvrez une ambiance de cathédrale grâce à un éclairage qui met en valeur des pierres taillées sur mesure. Vous observez les cheminées d’aération qui remontent à la surface ; ce sont les puits qui ont servi à descendre les ouvriers pour qu’ils creusent le tunnel. Bien assis dans votre siège, vous écoutez l’histoire des premiers mariniers. Eux mettaient dix heures à franchir la voûte, à la seule force des bras. En sortant, vous découvrez la faune caractéristique du canal, jusqu’à la première écluse que vous franchissez. Puis c’est le retour et la visite guidée du parcours découverte sur le port. De quoi revenir sur terre en douceur…

 

Croisière insolite au sommet du canal de Bourgogne sur le site Cap Canal. Traversez la fameuse Voûte, souterrain illuminé de 3333 m et des écluses fleuries, à bord de la Billebaude, bateau promenade électro-solaire de 50 passagers, pour découvrir l’histoire du Canal de Bourgogne. Croisières commentées : circuit de la Voûte (Pouilly/Escommes/Pouilly : la Voûte + 1 écluse, 2h aller retour) ou circuit des écluses (Pouilly/Vandenesse/Pouilly : la Voûte + 8 écluses à la journée, déjeuner non compris mais escale au port de Vandenesse pour pique nique ou restaurants). 

Le PASS inclut la croisière et la visite de la Halle du Toueur sur le port de Pouilly, architecture contemporaine abritant l’ancien remorqueur fluvial de 1893.

 Navigation d’avril à octobre (sauf 1/05 et 14/07). Croisières sur réservation à la Capitainerie (minimum 10 passagers – départs non réguliers). A : 9 à 25 euros – E : 5,50 à 16 euros

 

Sentier aménagé sur le port de Pouilly pour observer les témoins rescapés de l’activité des hommes sur le canal de Bourgogne : brise-glace, halle du toueur, écluse, centrale hydroélectrique… valorisé par les constructions contemporaines de l’architecte japonais Shigeru Ban. Accès libre. 

Livret découverte en vente à la capitainerie (2€). Capitainerie ouverte toute l’année (sauf 1er/05 et 14/07) du lundi au samedi 9h-12h30 et 14h-17h (18h d’avril à octobre) et le dimanche 10h-12h30 du 15/06 au 15/09, 10h-12h30/14h- 17h en juillet-août. Tél. : 03 80 90 77 36 

Cap Canal - Bateau-promenade en Bourgogne dans Côte d'OrCet été, déplacez-vous dans l’Auxois à bord de la navette touristique pour vous rendre dans les plus beaux sites de l’Auxois parmi lesquels l’Abbaye de Fontenay, la cité médiévale de Semur-en- Auxois, Montbard et les forges de Buffon, Bussy-le- Grand et le château de Bussy- Rabutin, Venarey-Les Laumes, Flavigny-sur-Ozerain, et Alise-Sainte-Reine, lieu de la mythique bataille d’Alésia et site d’implantation du MuséoParc Alésia. 

Des correspondances sont assurées avec les lignes SNCF en gare de Montbard et Venarey-Les Laumes, et les lignes de cars TRANSCO. Le tarif est de 2€e / personne avec la  possibilité d’emporter son vélo dans la navette. Du 1er juillet au 31 août.

 Pour toutes informations complémentaires :

- Office de Tourisme du Pays d’Alésia & de la Seine – Tél. 03 80 96 89 13

- Office de Tourisme de Montbard – Tél. 03 80 92 53 81

- Office de Tourisme de Semur-en-Auxois Tél 03 80 97 05 96

 Découvrez également la navigation fluvial à bord nos péniches en Bourgogne sur le canal du Nivernais au départ de Chatillon en Bazois ou Coulanges sur Yonne, vous permettra de découvrir les vignobles de Tannay et de Chablis. Chargé d’histoire et de tradition, ce canal, mis en chantier à la fin du XVIIIème siècle, vous racontera, tout au long de votre navigation en bateau, l’histoire de la Bourgogne et du flottage des bois du Morvan vers la capitale. Ne manquer pas le château de Tanlay ainsi que le village de Vermenton. Le Canal de Roanne à Digoin, ainsi que le canal latéral à la Loire vous fera découvrir les fabuleux restaurants gastronomiques de Roanne. Le passage du pont canal de Digoin en péniche est tout aussi intéressant à découvrir.

La location d’une péniche en Bourgogne, sur le canal du nivernais est une expérience inoubliable.

 

 

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Bussy-le-Grand et son Château (en 21)

Posté par francesca7 le 27 mai 2014

 

280px-Château_de_Bussy-Rabutin_113Château de Bussy-Rabutin

Roger de Rabutin, comte de Bussy, noble turbulent de la cour du Roi-Soleil et cousin de Madame de Sévigné passa ses années d’exil à redécorer le château familial.

 Le corps de logis Louis XIII flanqué de deux ailes disposées en U forme un ensemble sobre achevé en 1649. A l’intérieur, le comte trace à l’aide de tableaux insérés dans de délicates boiseries, une fresque très caustique de son époque et de la cour de Versailles. Sa vie amoureuse et militaire transparaît dans les pièces et galeries ornées de devises et de portraits. Visite de l’aile droite du château uniquement sur RV. 

Jardin à la française restauré dans son état du XVIIe s. 

Ouvert tous les jours. Du 15/05 au 14/09 de 9h15 à 13h et de 14h à 18h. Du 15/09 au 14/05 de 9h15 à 12h et de 14h à 17h. Fermé les 01/01, 01/05, 01/11, 11/11 et 25/12. Fermeture de la billetterie 20 mn après le départ de la dernière visite. Gratuit. (moins de 25 ans) A : 7.5 eTél. 03 80 96 00 03

 

Soirée galante au Château

A la lueur féerique des bougies, venez vivre une soirée de rêve. Jeudis 12/07, 26/07, 23/08 à 21h30 et 27/10 , à 19h30. 

Musée Gorsline – Route d’Etormay

Une ancienne grange transformée en galerie moderne expose les tableaux, dessins,  aquarelles et lithographies de Douglas Gorsline (1913-1985), un peintre américain amoureux de la Bourgogne. Peinture réaliste fragmentée, empruntant au cubisme et à la chronophotographie. Exposition temporaire 2012 : William Ivey Long, costumes de scènes par un grand maître de Broadway. . 

Ouvert du 01/06 au 30/09 du mar. au dim. de 15h à 19h ou toute l’année sur rendez-vous. A : 3 e. E (moins de 6 ans) : Gratuit. Etudiants : 1.5 e. Jeunes (6 à 18 ans) : 1e. Tél. 03 80 96 03 29

 

Châteauneuf-en-Auxois

Bussy-le-Grand et son Château (en 21) dans CHATEAUX DE FRANCESur un éperon rocheux dominant la riche plaine agricole se dresse l’imposante forteresse médiévale, gardienne des marches méridionales de l’Auxois. Autour se déploie châteauneuf-en-Auxois, classé l’un des  »plus beaux villages de France », petit bourg prospère et fleuri à la belle architecture de maisons de pierre décorées de frontons et de tourelles d’escalier des XVe et XVIe s. Le village possède d’autres atouts comme ses ruelles discrètes, ses

recoins ombragés ou ses jardins secrets qui donnent à cette commune un charme tout particulier. 

Château

Donjon carré du XIIème siècle, entouré de logis du XVème s. construits par Philippe Pot,

Conseiller des Ducs de Bourgogne, Chevalier de la Toison d’Or. La chapelle est ornée d’une fresque des apôtres. Le château conserve la réplique polychrome du tombeau de Philippe Pot (original au musée du Louvre), deux cheminées monumentales et une belle collection de tapisseries XVIIe sur la vie de Moïse. 

Ouvert du 03/01 au 15/05 et du 17/09 au 31/12 de 10h à 12h30 et de 14h à 17h45 et du   16/05 au 16/09 de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h45. Fermé lun. et les 01/01, 01/05, 01/11, 11/11 et 25/12. A : 5 e. E (moins de 12 ans) :  Gratuit. Jeunes (de 12 à 18 ans ) : 3.50 e. Tél. 03 80 49 21 89 / 03 80 44 37 56

 Visites nocturnes du château, en costume et à la bougie. Du 17/07 au 21/08, les mardis soirs, vers 21h45 6.50 e.

 

 

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Monastère des Clarisses de Poligny

Posté par francesca7 le 25 mai 2014

 

 

280px-Poligny_-_Monastère_des_Clarisses_1La chapelle est dans le monastère Sainte-Claire, 13 rue Sainte-Colette. L’accès est public, vous pouvez entrer sans crainte de déranger et suivre l’allée jusqu’aux escaliers menant à la chapelle.

La chapelle primitive du couvent a été démolie en 1793, lors de la Révolution. La chapelle actuelle date de sa dernière reconstruction en 1938. Elle est intégrée dans les bâtiments du monastère. Orientée avec le chevet à l’est, elle possède un chœur voûté d’ogives.

La chapelle montre plusieurs statues en bois et un tableau d’une Descente de Croix.
Dans le chœur, le Christ en croix est une reproduction du Christ de Saint-Damien, une œuvre du 12e siècle évoquant le style italien à l’époque où vécut saint François d’Assise.
Au fond un tableau illustre la vie de sainte-Colette.

Face à l’entrée, une chapelle latérale, dite chapelle des reliques, abrite les reliques de sainte Colette, morte à Gand en 1447, dans une châsse de bronze doré. Cette chapelle fut reconstruite après la Révolution.

Ces reliques ont été offertes au 18e siècle à la ville de Poligny par Madame Louise (Louise-Marie de France, 1737-1787, dernière fille de Louis XV et de Marie Leszczynska), elle-même carmélite sous le nom de Thérèse de Saint-Augustin au monastère de Saint-Denis (actuellement musée d’Art et d’Histoire de la ville).

 

Le monastère de Sainte-Claire de Poligny a été fondé en 1415 par sainte Colette. D’après la légende, sainte Colette aurait eu la vision de saint François d’Assise et de sainte Claire lui demandant de réformer l’ordre des Clarisses. Allant trouver le pape Benoît XIII, celui-ci donne son aval à l’entrée de la jeune femme chez les Clarisses et la fait nommer supérieure générale de l’ordre. Sainte Colette va fonder des couvents de nonnes en France, en Espagne et dans les Flandres. Pour l’établissement de Poligny, Jean sans Peur donna les celliers ainsi que l’arsenal qu’il possédait en ville. 
Cette page vous propose quelques photos de la chapelle du monastère de Poligny, un lieu dédié au recueillement et à la prière. Les reliques de sainte Colette ont été offertes au XVIIIe siècle à la ville de Poligny par Louise de France, fille de Louis XV, elle-même carmélite au monastère de Saint-Denis (actuellement musée d’Art et d’Histoire de la ville). Une quinzaine de religieuses vivent dans le monastère de Poligny et y suivent la règle de sainte Claire.

Au XIIIème siècle, Claire et François d’Assise ont inauguré une nouvelle forme de vie à la suite du Christ pauvre : vie partagée en communauté, rythmée par la prière personnelle et liturgique, le travail et l’accueil. François choisit d’annoncer l’Evangile en parcourant villes et villages ; Claire, elle choisit de vivre retirée dans le monastère de saint Damien pour privilégier la prière vécue en communion avec l’Eglise et le monde.  » Vivre pour Dieu avec les soeurs que le Seigneur m’a données. «  (sainte Claire) A Poligny, une communauté de clarisses est présente depuis 1415 dans le monastère fondé par sainte Colette.

 

Monastère des Clarisses de Poligny dans EGLISES DE FRANCE 200px-Simone_Martini_047Le monastère de Sainte-Claire à Poligny, se situe au nord-est de la commune, au pied des premiers reliefs rocheux et quasiment derrière le chevet de la collégiale Saint-Hyppolite. Composés de plusieurs édifices côté rue, le monastère est clos de murs au nord et au sud ; les jardins étagés, ultivés et/ou partiellement arborés qui entourent la chapelle et le cloître sont limités en nord par les rochers surplombés d’une végétation naturellement boisée.

images (6)L’ensemble bâti, qui s’ancre sur un terrain assez pentu (principalement orienté est-ouest) et dont le chevet oriental de la chapelle est à proximité de la falaise, est protégé au titre des monuments historiques – inscription par arrêté du 2 août 2006 pour l’intérêt tant architectural et artistique que proprement historique qu’il présente.

Fondé en 1415 par Sainte-Colette de Corbie, le monastère originel a été construit à la même époque que l’église Saint-Hyppolite. L’architecture de ce monastère a été adaptée, modifiée et complétée au cours des siècles: la chapelle primitive du couvent a notamment été démolie en 1793 ; sa configuration actuelle date de sa dernière reconstruction en 1938.

La châsse contenant les reliques du corps de Sainte-Colette se trouve dans une chapelle latérale sud reconstruite à la Révolution. Les édifices qui composent ce monastère, à la fois hétérogènes et plus ou moins complexes – dans leurs plans respectifs, leurs matériaux, les structures qui les composent – expriment assez nettement les marques de certaines périodes de l’histoire.

La chapelle du monastère est orientée (chevet à l’est) et se compose d’un vaisseau unique sur trois travées. Le chevet à trois pans est flanqué au nord-est d’une petite sacristie également accessible par une extension moderne formant couloir le long de la nef au nord. Une chapelle latérale au sud, largement ouverte sur la nef articule ce lieu de culte accessible au public avec les parties sud composant la clôture que sont le chapitre et la chapelle de Sainte-Colette longeant le cloître.

Un clocheton de plan hexagonal surplombe la chapelle à l’ouest, à la jonction avec le bâtiment qui abrite notamment les cellules des sœurs.

 

Depuis 1415 une Communauté de Sœurs Pauvres, fondée par Sainte Colette, est présente à Poligny. Mais l’aventure a commencé en Italie au XIII ème siècle lorsque St François et Ste Claire d’Assise quittent tout pour suivre les traces du Christ Pauvre.

Notre Ordre fait partie – avec les Frères Mineurs, les sœurs apostoliques et les frères et sœurs laïcs – de la Famille Franciscaine.

Le soeurs Clarisses se présentent : « Nous sommes actuellement 18 sœurs et selon notre charisme nous désirons contempler et vivre la pauvreté et l’humilité de notre Seigneur Jésus Christ et de sa sainte Mère. Notre vie de Communauté se tisse au fil des jours par l’accueil de l’Esprit Saint et de l’Evangile dans nos vies »

 

Monastère des Clarisses
13 rue sainte Colette
39800 Poligny

Tel : 03-84-37-11-40
Email : clarisses.poligny@free.fr

 

Images à voir : http://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Poligny/Poligny-Chapelle-des-Clarisses.htm

Publié dans EGLISES DE FRANCE, Jura, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaire »

petite visite au temple Fanum de Pupillin en Jura

Posté par francesca7 le 25 mai 2014

 

220px-Wikirencontre_à_Arbois_-_juin_2013_-_059Le fanum de Pupillin est une superposition de deux temples bâtis successivement au ier siècle et au iie siècle. Le premier temple possède une cella de 7 m de côté, dont les murs sont maçonnés, tandis que ceux de la galerie extérieure sont composés de pierres sèches, ce qui laisse supposer que cette galerie en portique était constituée de piliers en bois. Le second temple est celui dégagé par l’abbé Guichard à la fin du xixe siècle ; de taille plus modeste par rapport à son prédécesseur, ses ruines ont été fortement perturbées par une tranchée creusée au xixe siècle. Il réutilise une partie des murs du temple du ier siècle, mais la structure des constructions est identique à celle de ce dernier. Il était recouvert de tuiles, tandis que sa galerie sphérique était constituée de piliers en bois qui devaient s’appuyer sur une sablière basse reposant sur un muret de pierres sèches, dans le but de soutenir la charpente. À 5,5 m l’est de ces deux édifices, une terrasse de 6 m par 18 m creusée dans le rocher, afin d’en adoucir la pente, a été mise au jour ; son sol est recouvert de pierres et de tuiles très concassées. Dans le fanum, se trouve une petite structure de 35 cm × 30 cm de côté, pour20 cm de profondeur, que l’abbé Guichard avait interprété comme étant un sarcophage funéraire ; il comportement un scellement latéral qui suppose la présence d’un couvercle, ce qui amène à penser qu’il s’agirait plutôt d’un tronc à offrande.

Le fanum de Pupillin est un petit temple gallo-romain du Haut Empire romain (Ier siècle av. J.-C. au IIe siècle), dont il ne reste que quelque vestiges archéologiques. Le site, localisé dans la commune de Pupillin, dans le département du Jura, en Franche-Comté, est inscrit aux monuments historiques depuis le 2 novembre 1987. Découvert à la fin du xixe siècle, il a fait l’objet de fouilles durant les années 1970 et 1980 qui ont permis de mieux déterminer la structure du monument, sa nature et sa datation. Le fanum de Pupillin est situé à la bordure occidentale du massif du Jura, sur le flanc du plateau de Lons-le-Saunier, à environ 540 m d’altitude, et domine le vignoble arboisien. Les ruines, actuellement dans un milieu forestier, sont localisées à 1,5 km au sud-sud-ouest du village de Pupillin et à 2 km à l’est du village de Buvilly.

Le fanum est bâti sur des éboulis recouvrant des terrains calcaires et marneux datant de la fin du Lias et du Dogger. Cette zone est tectoniquement caractérisée par un nombre important defailles d’orientation globale SO-NE plus ou moins parallèles. Le fanum est situé sur un petit compartiment délimité par une faille localisée à quelques centaines de mètres à l’est du monument et par une autre faille supposée qui serait recouverte par les éboulis, à l’ouest du fanum

Ce petit temple païen est découvert dans la forêt de la commune de Pupillin par le prêtre archéologue du village Alphonse Guichard (1855-1927), sur une pente dominant une importante villa gallo-romaine qu’il fouille entre 1887 et 1890. Dans cette construction, formant un carré de 5,4 m de côté, l’abbé Guichard retrouve une pierre creusée, qu’il considère alors comme un sarcophage, plusieurs centaines de pièces de monnaie et plusieurs autres objets, comme des clochettes, qu’il prend à tort pour des « éteignoirs de lampe ». Lors de la découverte, il pense que cette structure peut être une vigie ou une ancienne tour de guet romaine, étant donné sa position dominante sur la plaine du Jura.

Les campagnes de fouilles des années 1970 et 1980

Après la campagne de l’abbé Guichard, le site du fanum du Pupillin ne suscite plus le moindre intérêt et son emplacement exact est progressivement oublié. Recouvert par la végétation de la forêt, il est redécouvert par M. Mathieu qui remarque encore trois murs de la construction qui s’élevaient du sol à une hauteur significative. Une première campagne de fouilles est organisée par Jean-Louis Odouze entre 1969 et 1975 qui met à jour la véritable organisation du monument en deux fanas partiellement superposés. La zone du « sarcophage » de l’abbé Guichard ayant été intégralement fouillée par ce dernier, les fouilles d’Odouze s’orientent sur la structure autour de cette zone. Le premier fanum est daté du ier siècle par les monnaies découvertes qui datent de l’époque de l’empereur Auguste, alors que les monnaies retrouvées par l’abbé Guichard datent du iie siècle et sont à mettre en relation avec le second fanum.

La seconde campagne de fouilles de 1985 – 1986 permet de répondre à plusieurs problématiques, notamment sur la nature de la terrasse exhumée à l’est du fanum, l’étude des éboulis de pente, la détermination des voies d’accès au monument, ainsi que sa restauration et sa mise en valeur. Les fouilles ont permis de mettre au jour un trou de poteau dans la galerie nord qui serait vraisemblablement un témoignage de l’édification du second fanum, ainsi que la limite de la terrasse à 5,5 m du mur de la cella. Si aucune trace de poteau ou mur correspondant à la galerie est n’a pu être trouvée, la présence de nombreux clous laisse suggérer l’existence d’une structure en bois. Par ailleurs, un couteau en fer de 19 cm de long et un poids (probablement de fil à plomb) ont été découverts à proximité des fana.

Les ruines du fanum de PupillinPupillin est un village de 220 habitants, vivant et fier de ses vins. Une auberge propose le meilleur de la cuisine du terroir. Une promenade dans ses rues fleuries vous fera découvrir ses maisons restaurées avec goût. Reviendrez-vous en août pour fête du ploussard dont il est la Capitale mondiale, ou en septembre, lors du Biou, quand les vignerons vont en cortège offrir à Saint Léger une énorme grappe, prémices de leurs vendanges ?

Ce village situé près d’Arbois, est le seul à avoir en 1970 obtenu le droit d’associer son nom à celui d’Arbois, pour donner l’appellation d’origine contrôlée Arbois-Pupillin.

Le vignoble de Pupillin comporte une centaine d’hectares situé entre 250 m et 400 m d’altitude et il est planté sur des sols argilo-calcaires et marneux.
Pupillin abrite 6 vignerons indépendants et une coopérative vinicole à laquelle adhère 47 viticulteurs.

OFFICE DE TOURISME:
OT d’Arbois Tél. 03 84 66 55 50 – Fax 03 84 66 25 50 otsi@arbois.com www.arbois.com

 

 

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Couvent des Ursulines en Jura

Posté par francesca7 le 25 mai 2014

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Le Couvent des Ursulines de Poligny fut fondé au début du xviie siècle pour dispenser une éducation aux jeunes filles de la ville. Détruit lors de l’incendie de la ville en 1673, les bâtiments furent reconstruits dès la fin du xviie siècle. De cet ensemble monacal subsistent les quatre corps de bâtiment entourant la cour du cloître. Le traitement de leur élévation s’apparente au style d’architecture de l’époque : petites baies appuyées sur un cordon, arcades en plein centre reposant sur des colonnes. La niche à coquilles abritant une statue de la Vierge à l’enfant, inscrite dans l’axe de l’entrée de la cour constitue l’un des points forts du décor.

L’ensemble fut restauré de 1994 à 1995.

L’Ordre de Sainte-Ursule est un ordre religieux catholique fondé en novembre 1535 à Brescia en Lombardie (Italie) par sainte Angèle Merici (1474-1540). Il se consacre principalement à l’éducation des filles ainsi qu’aux soins des malades et des nécessiteux dans de nombreux couvents des ursulines.

Contrairement aux congrégations catholiques de cette époque, la compagnie de Sainte-Ursule fondée par Angèle Merici est une nouvelle famille de religieuses non cloitrées et n’ayant pas prononcé de vœu public. Ces sœurs sont donc, en fait, des laïques qui se rencontrent souvent pour des congrès et des actes de dévotion, mais ne vivent pas en communauté. Dans ses écrits, Angèle Merici ne donne aucune consigne concernant leur apostolat. Quatre ans après sa mort la compagnie est reconnue par le pape Paul III, mais, en 1572, le cardinal archevêque de Milan, saint Charles Borromée en modifie les institutions en soumettant les sœurs à la règle de saint Augustin. Les sœurs prononcent désormais des vœux et se voient imposer la vie commune. Elles se soumettent à l’autorité épiscopale. Le nouvel ordre ainsi créé est officiellement reconnu par Grégoire XIII. Seules les sœurs de Brescia conservent les institutions originales d’Angèle Merici. Le rayonnement des ursulines se propage ensuite rapidement au monde entier.

Les Ursulines apparaissent en France en 1586. Au cours des décennies suivantes l’ordre se développe à travers le royaume. Par exemple, les Ursulines s’installent à Quimper en 1621 et à Valenciennes en 1654.

À Valenciennes, la Révolution française n’a initialement qu’une faible incidence sur leur vie quotidienne. L’arrêté de 1792 signifiant la fermeture de tous les couvents dans le Nord-Pas-de-Calais commence à les inquiéter.

En mars 1793, l’armée de la République est sous la menace des coalisés. Valenciennes est occupé par les troupes autrichiennes et anglaises. Après quelques moments de calme, les Français remportent la bataille de Fleurus en juin 1794 et reviennent à Valenciennes.

Un révolutionnaire nommé Lacoste entre à Valenciennes et procède à de nombreuses arrestations. En octobre 1794, les personnes arrêtées pour « crime d’émigration » et exercice d’une fonction interdite sous la protection de l’ennemi sont conduites à l’échafaud. Le nombre d’exécutions doit se situer autour de 60 à 70 personnes dont trente-sept prêtres, onze Ursulines, Brigittines et Urbanistes.

Dès 1792, réfugiées au couvent de Mons, six Ursulines rejoindront ensuite le couvent des Ursulines de Liège. Les onze Ursulines martyrisées furent béatifiées en 1920 par le pape Benoît XV.

Les ursulines en Jura :

Sur un ciel en partie plombé de nuages noirs, une percée de lumière (tout à gauche du tableau), laisse apparaître l’image de la Vierge Marie, sur trois gros nuages. La Vierge Reine, sceptre à la main, avec l’Enfant-Roi, nous  semble l’unique présence. Pas d’autres personnages. Au centre du tableau, un bâtiment vide, qui a tout l’aspect d’un hôpital de ville. Un petit clocher sur le côté gauche laisse deviner le rajout d’une chapelle. Mais, notre première impression est la bonne : en 1696, on avait demandé aux architectes Jean-Jacques CUENIN et Nicolas SCHELHORN de construire un hôpital. Pour soigner les malades, il fallait un endroit un peu retiré, à l’angle nord-ouest de la ville, assez à l’écart pour empêcher la contagion en cas d’épidémie. Or, une fois les bâtiments érigés sur trois niveaux avec un toit à quatre pans, avec deux avant-corps latéraux en façade, les avis avaient changé et le bâtiment allait devenir le couvent des ursulines.

Au 17e siècle, la ville de Delémont relevait, tant spirituellement que temporellement, de la juridiction du Prince-Evêque. Porrentruy, par contre, dépendait spirituellement de l’archevêque de Besançon et  temporellement du Prince de Porrentruy.

Quant aux ursulines, celles de Saint Hyppolite comme celles de Porrentruy, elles étaient sous la mouvance spirituelle de Besançon.

 

Image illustrative de l'article Couvent des Ursulines (Poligny)Or, selon le cours des opérations guerrières du XVIIe siècle, ces religieuses, à plus d’une reprise furent contraintes de demander asile et de fuir l’occupant « suédois », voire  »les troupes du Royaume de France ». En 1632, et deux mois durant, les ursulines de Porrentruy trouvèrent refuge à Delémont ; en 1634, celles de Saint-Hyppolite furent reçues à Fribourg, en Suisse ; de 1667 à 1673, l’invasion française de la Franche-Comté, alors espagnole. força les ursulines de Saint Hyppolite à se réfugier à Delémont. Ces dernières ouvrent pendant leur séjour, et à satisfaction générale des habitants de la ville, une école pour les filles. Mais tout cela n’était que provisoire et, la crise passée, les ursulines regagnèrent leur couvent de Saint Hyppolite.

Un autre facteur devait jouer : le Prince-Evêque, Guillaume RINCK de BALDENSTEIN, (1608-1628), pendant ses études à Dôle,  avait connu, en 1588, Mère Anne  de Xainctonge et son oeuvre pour la formation des jeunes filles. Il avait été séduit par les projets de cette femme. Or, devenu Prince-Evêque, il demanda de fonder un couvent et une école à Porrentruy, ce qui advînt en 1619.

A lire sur le site référence : http://histoire-religieuse-jura.blogspot.fr/2009/11/le-couvent-des-ursulines-de-delemont.html

 

 

 

 

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Le livre des merveilles de Marco Polo

Posté par francesca7 le 24 mai 2014

 

téléchargement (7)Depuis Alexandre le Grand, qui a poussé son incursion jusqu’à l’Inde, les communications avec l’Asie, surtout la Chine, n’ont été ni intenses ni, probablement, très régulières. Les Romains firent du commerce avec la Chine : on sait que la soie, qui transitait par la route des caravanes, était très appréciée des Romaines.

Le premier témoignage écrit d’un voyageur occidental en Chine que nous avons date de la moitié du XIIIe siècle : il s’agit de Jean du Plan Carpin, envoyé par le pape pour tenter d’obtenir la conversion du Grand khan et négocier la paix avec lui. Il faut dire que dans les années 1210, Gengis khan avait commencé l’invasion du continent eurasiatique et, de succès en succès, poussé jusqu’aux environs de Vienne en 1241. L’Europe, qui se souviendrait de cette menace d’un nouvel Attila jusqu’au Péril jaune, avait échappé de peu à l’invasion des hordes mongoles en raison de la mort du Grand khan. La menace subsistant avec Ogödeï, le pape envoya Plan Carpin. Ses deux années de voyage (1245-7), ce vieil homme les assura avec courage mais revint cependant bredouille — sauf la mine d’informations sur les contrées traversées et le peuple mongol. Après lui, il y eut Guillaume de Rubroeck, mais, comme l’écrit Muriel Détrie : « Si les récits des missionnaires Jean du Plan Carpin et Guillaume de Rubroeck ont été les premiers à révéler à l’Europe une partie du monde jusqu’alors inconnue, ils n’ont eu en leur temps qu’un faible retentissement [...]. Leur importance a été éclipsée en fait par un récit d’apparence fabuleuse qui n’a cessé, du Moyen Age jusqu’à nos jours, de hanter les mémoires et d’exciter les imaginations : nous voulons parler bien sûr du Livre des merveilles de Marco Polo.

CHAPITRE I

Comment Nicolas et Matteo Polo s’en allèrent en Orient.

téléchargement (8)L’an de Jésus-Christ 1253, sous l’empire du prince Baudoin, empereur de Constantinople , deux gentilshommes de la très illustre famille des Pauls, à Venise, s’embarquèrent sur un vaisseau chargé de plusieurs sortes de marchandises pour le compte des Vénitiens ; et ayant traversé la mer Méditerranée et le détroit du Bosphore par un vent favorable et le secours de Dieu, ils arrivèrent à Constantinople. Ils s’y reposèrent quelques jours ; après quoi ils continuèrent leur chemin par le Pont-Euxin, et arrivèrent au port d’une ville d’Arménie, appelée Soldadie  ; là ils mirent en état les bijoux précieux qu’ils avaient, et allèrent à la cour d’un certain grand roi des tartares appelé Barka ; ils lui présentèrent ce qu’ils avaient de meilleur. Ce prince ne méprisa point leurs présents, mais au contraire les reçut de fort bonne grâce et leur en fit d’autres beaucoup plus considérables que ceux qu’il avait reçus. Ils demeurèrent pendant un an à la cour de ce roi, et ensuite ils se disposèrent à retourner à Venise. Pendant ce temps-là il s’éleva un grand différend entre le roi Barka et un certain autre roi tartare nommé Allau, en sorte qu’ils en vinrent aux mains ; la fortune favorisa Allau, et l’armée de Barka fut défaite. Dans ce tumulte nos deux Vénitiens furent fort embarrassés, ne sachant quel parti prendre ni par quel chemin ils pourraient s’en retourner en sûreté dans leur pays ; ils prirent enfin la résolution de se sauver par plusieurs détours du royaume de Barka ; ils arrivèrent d’abord à une certaine ville nommée Guthacam , et un peu au delà ils traversèrent le grand fleuve ; après quoi ils entrèrent dans un grand désert, où ils ne trouvèrent ni hommes ni villages, et arrivèrent enfin à Bochara, ville considérable de Perse. Le roi Barach faisait sa résidence en cette ville ; ils y demeurèrent trois ans.

CHAPITRE IIComment ils allèrent à la cour du grand roi des Tartares.

En ce temps-là un certain grand seigneur qui était envoyé de la part d’Allau vers le plus grand roi des Tartares, arriva à Bochara pour y passer la nuit ; et trouvant là nos deux Vénitiens qui savaient déjà parler le tartare, il en eut une extrême joie, et songea comment il pourrait engager ces Occidentaux, nés entre les Latins, à venir avec lui, sachant bien qu’il ferait un fort grand plaisir à l’empereur des Tartares. C’est pourquoi il leur fit de grands honneurs et de riches présents, surtout lorsqu’il eut reconnu dans leurs manières et dans leur conversation qu’ils en étaient dignes.

Nos Vénitiens, d’un autre côté, faisant réflexion qu’il leur était impossible, sans un grand danger, de retourner en leur pays, résolurent d’aller avec l’ambassadeur trouver l’empereur des Tartares, menant encore avec eux quelques autres chrétiens qu’ils avaient amenés de Venise. Ils quittèrent donc Bochara ; et, après une marche de plusieurs mois, ils arrivèrent à la cour de Koubilaï , le plus grand roi des Tartares, autrement dit le Grand Khan, qui signifie roi des rois . Or la raison pourquoi ils furent si longtemps en chemin, c’est que marchant dans des pays très froids qui sont vers le septentrion, les inondations et les neiges avaient tellement rompu les chemins que, le plus souvent, ils étaient obligés de s’arrêter.

Version intégrale à trouver ici : http://www.larevuedesressources.org/le-livre-des-merveilles-de-marco-polo-livre-premier,1466.html

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La punition divine

Posté par francesca7 le 24 mai 2014

réservée aux enfants ingrats : Pâté au crapaud

(D’après « Quelques scènes du Moyen Age. Légendes
et récits », paru en 1853)

 
 
images (9)On fit de la singulière tradition du pâté au crapaud une moralité dramatique imprimée à Lyon en 1589, sous le titre : « Le miroir et l’exemple moral des enfants ingrats, pour lesquels les pères et mères se détruisent pour les augmenter ; qui à la fin les méconnaissent : moralité à dix-huit personnages, par Antoine Thomas », et dont l’héroïne est une belle-fille exerçant une mauvaise influence sur un fils dont l’ingratitude lui vaut un sort peu enviable

Un gentilhomme de Saintonge, mariant son fils unique, lui abandonna toutes ses possessions, sans se rien réserver que le bonheur de vivre avec son fils. Le jeune homme avait fait à son père et à sa mère, qui se dépouillaient pour lui, de tendres protestations ; car la possession de toute leur fortune lui faisait contracter une riche alliance. Il était baron de Pont-Alliac, au bord de la mer, près de Royan, seigneur des Martinets, de Mons, de Maine-Baguet, et d’autres borderies ou fiefs. Il avait sur les côtes de l’Océan d’immenses prairies, et de belles vignes sur les deux rives de l’embouchure de la Gironde. Il épousait la brillante Judith, héritière de Saint-Serdolein, suzeraine de Saint-Pallais, et dame des vastes domaines et du château de Soulac. 

Bientôt ce jeune seigneur, dont le cœur sans doute était avare et le naturel mauvais, approuva sa jeune épouse, au cœur sordide et cruel, qui faisait le compte de la dépense que leur causaient encore un père et une mère habitués à l’opulence. La jeune dame désirait la mort des vieillards. Assez criminel pour former ces vœux horribles, le jeune couple reculait toutefois devant l’idée d’un parricide. Mais ils le commettaient à petits coups, par des privations ignobles,.des duretés journalières, et d’indignes traitements, au bout desquels le baron de Pont-Alliac, poussé par sa femme, chassa de sa maison son père et sa mère.

C’était au mois de novembre. Comme ils s’éloignaient en pleurant, ne sachant où traîner leur misère, au moment où ils allaient franchir la grande porte du château, qui faisait face à l’Océan, le vieux père et la vieille mère rencontrèrent le cuisinier portant un gros pâté de venaison. Ils le prièrent de leur en donner une tranche, car ils avaient faim. Le maître-queux, n’osant rien faire sans ordre, courut demander à son jeune maître la permission d’accéder à la requête des vieillards. Judith se trouvait présente ; le baron refusa ; et le cuisinier alla, le cœur triste, signifier ce refus. Le vieux père et la vieille mère sortirent sans maudire leur fils.

Le jeune seigneur, qui était gourmand, s’était fait une fête de manger son pâté de venaison. Cependant on ne sait quel mouvement lui agita le cœur ; il s’arrêta au moment d’entamer le pâté. C’est que, dit la tradition, le ciel s’était obscurci ; les vents du nord sifflaient avec violence par les verrières ; la mer s’était tout à coup soulevée ; les vagues serpentaient en hurlant contre la base des rochers anguleux. On eût cru entendre au loin les sourdes clameurs de plusieurs tonnerres, mêlées aux craquements des rocs qui se divisaient en éclats et roulaient dans lamer.

La plage se couvrait de méduses, de crabes, velus et de monstrueux débris ; des myriades de flocons écumeux tigraient l’Océan ; les sables des conches tourbillonnaient avec fureur et formaient partout d’effrayantes fondrières. Les lames venaient heurter jusqu’à la porte du château, lançant. avec fracas des torrents de sable et d’eau salée.

Le baron ne songea pas aux souffrances que la tempête accumulait sur la tête de sa mère et de son vieux père, qu’il venait de chasser. Mais il n’osa pas toucher à son pâté ce jour-là. Il le fit mettre à part pour le lendemain. Le lendemain, au déjeuner, quoique la tempête ne se fût calmée qu’à demi, il se fit servir le pâté de venaison. Le cœur lui battait encore avec violence sans qu’il pût se définir ce qu’il éprouvait. Il ouvrit donc le pâté avec une sorte d’empressement et de colère. Aussitôt, dit la naïve relation, il s’en élança un gros et hideux crapaud, qui lui sauta au visage et s’attacha à son nez…

Le baron de Pont-Alliac poussa un cri d’effroi, cherchant à rejeter loin dé lui l’animal immonde qui venait de le saisir. Tous ses efforts furent inutiles. La dédaigneuse Judith, surmontant une horreur profonde, ne fut pas plus puissante. Toute la peine que prirent les serviteurs épouvantés ne put faire démordre l’affreux animal, dont les yeux, fixes et saillants, demeuraient immuablement attachés sur les yeux du baron.

Le jeune seigneur, terrifié, commença à entrevoir là une punition surhumaine. On le mena chez le curé de Saint-Serdolein, qui, dès qu’il sut comment le baron avait chassé son père et sa mère, trouva le cas trop grave pour en connaître, et l’envoya à l’évêque de Saintes. Le prélat, informé de l’excès de son ingratitude, jugea, dit toujours la relation, qu’il n’y avait que le pape qui pût l’absoudre et le secourir ; il lui enjoignit d’aller à Rome. Il fallut bien obéir.

Pendant tout ce voyage, la douleur et la honte, qui suivaient pas à pas le baron de Pont-Alliac, l’avaient fait rentrer en lui-même. Il se jeta aux pieds du Saint-Père, et lui confessa toute la laideur de son crime. Le Souverain-Pontife, voyant son repentir sincère, crut devoir lui donner l’absolution, subordonnant néanmoins la remise de sa faute énorme au pardon de ses parents. Mais à l’instant le crapaud tomba ; car un père, une mère, pardonnent aussi vite qu’on offense. Le jeune seigneur et sa femme repartirent pour la Saintonge, avec le remords dans le cœur et la résolution d’expier leur faute.

En arrivant à Pont-Alliac, ils ne trouvèrent plus leur château, que la mer avait englouti, et qui est remplacé maintenant par une conche, ou petite baie sablonneuse, où l’on prend des bains de mer. Le hameau de Saint-Serdolein, Saint-Pallais, les Martinets, Soulac, et d’autres domaines qui leur appartenaient aussi, avaient également disparu, ne laissant apercevoir au-dessus des sables que les flèches de leurs clochers, qu’on va voir encore avec terreur.

La métairie de Mons, dont le tenancier avait recueilli les vieillards, restait seule au baron de Pont-Alliac, dominant de loin le sol dévasté et les flots de la grande mer. Le baron s’y rendit avec Judith repentante ; il tomba aux pieds de son vieux père et de sa mère en pleurs, supporta sans se plaindre les châtiments du Ciel, combla les vieillards de soins et de bons traitements jusqu’à la fin de leurs jours, et pour l’instruction de son jeune fils il écrivit de sa main dans ses archives cette légende du crapaud.

Voici une seconde histoire, qui a tant de points de ressemblance avec la première, que quelques-uns ont cru que l’une des deux était une altération de l’autre. On découvrit en Suisse, dans les fouilles faites à Lassaraz, durant l’automne de 1835, une statue de guerrier du XIVe siècle ayant deux crapauds aux joues et deux crapauds aux reins, Voici les récits traditionnels qui expliquent ce monument bizarre, que les curieux ont appelé le guerrier aux crapauds.

Dans des temps reculés, un jeune chevalier suisse, qui n’est connu que sous le nom du sire de Lassaraz, mérita, par sa vaillance dans les combats, les regards d’un seigneur dont il était vassal. Il devint épris de la fille de ce seigneur, qui était belle et riche, mais à qui l’on reprochait un cœur dur et une âme peu sensible. Le sire de Lussaraz, s’en inquiétant peu, la demanda en mariage. On la lui promit s’il pouvait lui apporter pour dot trois cents vaches à la montagne et un manoir. C’était toute la fortune de son père et de sa mère, dont il était le fils unique. Ces bons parents, voyant leur fils dans le chagrin, se dépouillèrent, pour le rendre heureux, de tout ce qu’ils possédaient ; et le sire de Lassaraz épousa celle qu’il aimait.

Bientôt son père et sa mère, qui ne s’étaient rien réservé, tombèrent dans une profonde détresse. Le guerrier ne s’en aperçut pas. L’hiver marchait rude et horrible. Un soir que la neige tombait à flocons, lancée par un vent glacial, les vieillards vinrent heurter à la porte de leur fils. On les reçut, mais de mauvaise grâce : on les nourrit un peu de temps ; on leur fit sentir vite qu’ils étaient à charge. Le sire de Lassaraz, de concert avec sa femme, aussi impitoyable que lui, ne tarda pas à chasser de sa maison son père et sa mère. L’hiver n’avait pas encore diminué de rigueur. On mit les vieillards dehors, à demi-vêtus, l’estomac vide ; et on refusa, par ordre du maître, de leur donner des provisions.

Pendant qu’ils cheminaient en pleurant, dans la brume obscure, à travers les sentiers glacés, le sire de Lassaraz se félicitait du parti qu’il venait de prendre, et devant un foyer ardent il se mettait à table pour souper. On servit devant lui un pâté de belle apparence ; un pot de bière mousseuse pétillait à côté. Il se plaça devant son pâté ; il se mit à l’ouvrir, avec cet empressement que donne aux âmes grossières l’espoir d’un plaisir sensuel.

Mais il n’eut pas plus tôt soulevé la croûte épaisse qui couvrait le pâté qu’il se rejeta en arrière avec un cri effroyable. Sa femme, le regardant, fut frappée de terreur et appela du secours. Deux crapauds s’étaient élancés du pâté, et, fixés aux joues du guerrier, ils paraissaient envoyés là par quelque puissance suprême. La jeune femme, après avoir surmonté le dégoût que lui inspiraient ces deux monstres, fit tous ses efforts pour les arracher de la place qu’ils avaient mordue et qu’ils semblaient dévorer, eu couvrant de leurs yeux implacables les yeux sanglants du chevalier : les tentatives de la dame furent vaines ; les serviteurs de la maison ne réussirent pas davantage.

Le guerrier, après deux heures de honte et de souffrance, songea enfin à sa cruauté filiale et se demanda si ce qui lui arrivait n’était pas un châtiment de Dieu. Il fit appeler un prêtre. Le curé d’un hameau voisin s’empressa devenir. Il entendit la confession du parricide ; mais, n’osant pas absoudre un cas si grave, il renvoya le coupable à l’évêque de Lausanne. Le sire de Lassaraz, à l’aube du jour, se mit en chemin avec un commencement de repentir dans le cœur. Ses deux crapauds ne le quittaient point. Conduit par sa femme, il était obligé de se voiler le visage en marchant, pour n’être pas un objet de risée et de mépris. L’évêque le reçut ; mais, informé de son crime, il n’osa pas non plus prononcer sur lui les paroles qui délient. « « Le pape seul peut vous juger ici-bas », dit il ; et le pénitent fut obligé d’aller à Rome.

Durant ce long voyage, il réfléchit profondément, courbé sous l’opprobre et la douleur, à sa dureté infâme pour les auteurs de ses jours. Il se jeta aux genoux du père commun des fidèles, pénétré de remords. Le pape lui imposa, pour mériter l’absolution de son crime, une austère pénitence ; puis il lui dit : « Allez trouver maintenant votre père et votre mère ; s’ils vous pardonnent, le signe qui vous a été mis tombera. »

téléchargement (6)Le sire de Lassaraz revint en Suisse avec sa femme. Mais où découvrir les vieillards qu’il avait chassés ? Pendant trois mois, il les chercha avec persévérance. Enfin, dans un ermitage écarté, il trouva deux cadavres, un vieil homme et une vieille femme morts depuis longtemps de faim et de froid. C’était son père et sa mère. Il tomba à genoux et pleura toute la nuit. Au matin, les deux crapauds se détachèrent de ses joues ; et ; comme si l’expiation n’eût pas été suffisante, les deux monstres, ne quittant pas leur victime, se glissèrent à ses reins, s’y attachèrent, et y demeurèrent vingt ans encore.

Alors seulement le sire de Lassaraz fut tué par son fils, qui voulait avoir ses biens, et on découvrit les deux crapauds, qu’il cachait avec un soin extrême. L’héritier de Lassaraz périt dévoré par les ours. Le manoir passa dans une branche collatérale. Pour conserver, dit-on, le souvenir du parricide puni, on éleva dans l’église la statue d’un guerrier avec les deux crapauds aux joues et aux reins. Cette statue, renversée aux jours destructeurs de la réforme, a été retrouvée, comme nous l’avons dit, en 1835.

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Patois de la vieille France

Posté par francesca7 le 24 mai 2014

(D’après « Le Petit Parisien », paru en 1910)

 
 
téléchargement (5)En 1910, une société de philologues s’avise que, en plus d’un point, les patois de nos anciennes provinces sont en train de se perdre, et, armée de l’appareil à la fidélité duquel on peut se fier, s’apprête à entreprendre une « tournée » d’un genre particulier, en ayant recours au phonographe qui a déjà enregistré, pour la postérité, les voix d’or des chanteurs et des cantatrices célèbres

Ses membres, pendant qu’il en est encore temps, les recueilleront, ces patois, de la bouche des paysans conservant encore l’idiome ancestral, avec l’accent, qui leur donne leur physionomie propre. Ces dialectes, ces patois, par lesquels une race affirme son caractère particulier et qui ont une existence séculaire, disparaissent-ils vraiment, dans l’uniformité qu’amènent, en notre pays si varié d’aspects et de traditions, les facilités de plus en plus grandes de communication ?

Il faut bien le croire, écrit Jean Frollo, du Petit Parisien, puisque les philologues, étudiant spécialement la question, l’assurent. Il semble, du moins, que dans les régions qui ne gravitent pas autour d’une grande ville, nos patois aient encore la vie dure pour longtemps.

Et ne serait-il pas dommage qu’on les abandonnât, avec leur pittoresque, et, souvent, leurs heureuses trouvailles d’expression, qui ne sauraient avoir un équivalent dans une langue plus pure et plus savante. On se rappelle le joli couplet, dans une pièce de Maurice Donnay, sur la patrie : « La patrie, c’est des paysages que l’on a vus tout enfant… c’est des choses intimes, des souvenirs, des coutumes… c’est une vieille chanson. » Il aurait pu ajouter : « C’est un mot de patois tout à coup entendu. »

De l’attendrissement tient dans quelque phrase de la langue populaire parlée en un petit coin de France. Il faut toujours en revenir à la bonne formule de Félix Gras, défendant l’esprit particulariste, naguère imprudemment attaqué : « La France avant tout, et par-dessus tout. Mais j’aime ma province plus que ta province, j’aime mon village plus que ton village. » On a compris, heureusement, que l’amour des petites patries ne faisait que fortifier l’amour pour la grande. Tout le monde doit savoir le français correctement, mais, dans les relations entre gens qui ont la même origine, le patois a sa raison d’être. Il a des familiarités, il a, d’aventure, des « raccourcis », des nuances, où il y a un peu de l’âme d’un pays.

Je me souviens, écrit notre chroniqueur, qu’un artiste, qui a fait son chemin, me contait les tristesses de son arrivée à Paris, où il ne connaissait personne. Il était pauvre, il s’effrayait de toutes les difficultés qu’il trouvait, il était d’ailleurs un peu rude encore, venant de ses montagnes d’Auvergne. Il éprouvait, un jour, un profond découragement de son isolement, quand, traversant le jardin du Luxembourg, il entendit une femme, assise sur un banc, qui chantonnait en berçant son enfant :

Som, som, beni, beni,
L’efontou bou pas durmi.

Cette berceuse, c’était un écho du pays natal. Il tressaillit. Pour un instant, il n’était plus seul. Il revit, par la pensée, le village d’où il était parti, pour conquérir Paris, lui aussi. Il rêva ; il rêva d’y revenir célèbre. Ses réflexions reprirent un tour viril, il rassembla son courage ; il pensa à des démarches nouvelles à tenter. « Je crois bien, me disait-il en souriant, que c’est cette chanson en patois qui m’a sauvé. »

Le patois (car je ne parle pas des véritables langues, le breton, le provençal, le flamand, le basque, qui subsistent en France, précise Jean Frollo), c’est le français en déshabillé. Il garde souvent la trace des idiomes primitifs qui ont concouru à la formation de la langue officielle ; il correspond à des besoins locaux, et, avec ses archaïsmes curieux, il a presque toujours une grande puissance d’expression.

 « Où le français ne peut atteindre, le gascon y arrive sans peine », disait, avec un peu de vantardise, Montaigne, qui, d’ailleurs, fut un des créateurs du français définitif. Le patois a eu, au demeurant, ses défenseurs, les uns parce qu’ils y trouvaient des mines de richesses historiques, les autres pour des raisons sentimentales, voyant là les vivantes reliques de l’esprit de nos pères. Les raisons historiques d’étudier les patois abondent : ne gardent-ils pas le souvenir des invasions successives, la langue des envahisseurs se mêlant à celle des envahis, s’absorbant, plutôt, en celle-ci ?

Et combien de particularités curieuses ! Dans le Midi, il n’est pas rare de voir deux villages voisins avoir chacun un patois distinct. Dans la Gironde, quelques bourgs, formés de l’ancien pays de Garacherie, parlent le patois saintongeois. Par suite d’anciens rapports politiques, les paysans des environs de Nancy et ceux des environs de Bouillon ont un semblable idiome, bien que ces villes soient éloignées l’une de l’autre.

Du wallon et du lorrain au périgourdin et au béarnais, la France compte une trentaine de patois différents, qui ont eux-mêmes leurs variétés. Déjà César avait été frappé de la diversité de langage dans l’ancienne Gaule.

Il est excellent de recueillir par le phonographe, pour l’avenir, ces idiomes locaux, ajoute notre journaliste, mais ce seraient des témoignages un peu frustes, sans les commentaires nécessaires. Nodier disait que si les patois n’existaient plus, il faudrait des académies tout exprès pour les retrouver. Mieux vaut s’occuper d’eux pendant qu’ils vivent encore. Il serait à souhaiter qu’on fît partout ce qu’a entrepris Charles Beauquier pour la Franche-Comté, avec sa méthode, et aussi avec sa tendresse pour les restes d’un passé menacé. La faune et la flore populaires, les traditions, les contes, toutes les particularités d’usage et de langue sont l’objet de ses soins attentifs.

Le patois est là fort riche. Le bétail intéresse particulièrement les paysans, comme il est naturel : il n’y a pas moins d’une cinquantaine de mots pour désigner le bœuf dans tous ses états de forme, d’âge, de couleur, et il y en a bien une centaine pour la vache. La traduction française ne donnerait pas une telle précision.

Rien que pour désigner l’état morbide des animaux, le vocabulaire que fournit le patois est considérable : un airot pour une bête qui, sans être précisément malade, n’engraisse pas ; unajoumi pour un bœuf qui a trop mangé ; un asorodot, pour un bœuf qui a des grosseurs ; une équevolette, pour une vache qui a la queue coupée ; une grésille, pour une vache qui est, en somme, une mauvaise acquisition, etc. L’usage a fait vraiment une nécessité de ces expressions, qui ne seraient pas remplaçables.

Au début du XIXe siècle, nous apprend encore Le Petit Parisien, une enquête officielle fut faite sur les patois, exclusivement parlés, alors, par six millions de Français. L’idée était bonne, mais ce fut une enquête singulièrement menée. Elle fut confiée aux préfets, mais au lieu de les laisser libres de faire un rapport sur ce que les idiomes locaux présentaient de plus caractéristique, on leur imposa une sorte de thème, la parabole de l’Enfant prodigue, de sorte que, pour arriver à remplir les images (8)conditions du programme, on dut plier les patois à une manière d’exercice littéraire pour lesquels ils n’étaient pas faits, et ce travail fut fort artificiel.

De tous les côtés de la France arrivèrent ces « devoirs » laborieusement faits : « Un homme avait deux fils », etc, ce qui devint, selon les régions : — Ou sartin zoumou ave deu gaçon (Ain) — Ou n’oum avo deu s’afan (Ardennes) — Un onome obiou dous effons (Aveyron) — In homme avait deux fail (Charente), etc.

C’était un jeu un peu puéril. On a, heureusement, aujourd’hui, d’autres procédés d’investigation, et on prend un peu plus au sérieux l’étude de ces patois, qui permet d’apprendre beaucoup de choses intéressantes sur notre pays.

 

 

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Le plus riche des mourants

Posté par francesca7 le 24 mai 2014

 
 
téléchargement (4)Dérisoire est l’ambition humaine face à la mort

Ce proverbe, connu dans tous les pays, était présent à l’esprit de Saladin, lorsque ce sultan, à l’époque de sa mort, arrivée le 4 mars 1193, voulut qu’à la place du drapeau élevé devant sa porte on déployât le drap mortuaire dans lequel il devait être enseveli, et qu’un héraut criât : « Voilà tout ce que Saladin, vainqueur de l’Orient, emporte de ses conquêtes. » C’était le proverbe mis en scène d’une manière sublime.

Le pasteur et mathématicien Joseph Saurin a fait, dans un de ses sermons, une allusion éloquente à ce fait, qu’il rapporte avec une légère différence : « Saladin, près de mourir, fit attacher son drap mortuaire à une pique et crier dans Alexandrie : Voilà ce qui reste du grand Saladin, de ses victoires et de l’Egypte conquise. »

Brantôme, vers la fin de son sixième discours des Vies des dames galantes, raconte que le capitaine Panier, blessé à mort dans un combat naval, s’écria en expirant : « Adieu, paniers, vendanges sont faites. » Un parémiographe, qui a cité le passage de Brantôme, s’est avisé d’y joindre la remarque suivante qu’il a prêtée à cet auteur : « Depuis lors, cela passa en proverbe » ; et il est résulté de là qu’on a pris pour l’origine du dicton le bon mot qui n’en fut que l’application.

Mais Brantôme n’a jamais dit ce qu’on a voulu lui faire dire, et, s’il l’avait dit, il se serait trompé lourdement, car le dicton se trouve dans le chapitre XXVII duGargantua de Rabelais, imprimé plusieurs années avant le fait en question. Rabelais représente le frère Jean des Entommeures, qui court exciter ses confrères à s’élancer avec lui à la défense du Clos de la vigne de l’abbaye de Seuillé, ravagée par l’armée de Picrochole, et qui, les trouvant occupés à chanter l’office, s’écrie : « Vertu Dieu ! que ne chantez-vous : Adieu, paniers : vendanges sont faites. »

Il est positif que ce dicton, beaucoup plus ancien que Rabelais même, est pris du refrain d’une vieille ronde que les vendangeurs chantaient après leurs travaux, qui, comme on sait, étaient toujours précédés et suivis de réjouissances, dont les chansons bachiques formaient le principal caractère.

L’abbé Pellegrin a pensé que ce refrain pouvait devenir un avertissement salutaire pour les fidèles qui doivent travailler à la vigne du Seigneur, et voici l’emploi curieux qu’il en a fait dans ses Cantiques spirituels, où il s’est plu à introduire une foule de locutions triviales, afin de les purger de leur souillure originelle, en leur donnant cette sorte de consécration religieuse :

Suivons l’Église et les prophètes :
Profitons de ce qu’ils ont dit :
Quand on a perdu Jésus-Christ,
Adieu paniers : vendanges sont faites.

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