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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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  • > Archives pour le Mercredi 9 avril 2014

les Cathares au temps d’Henri IV

Posté par francesca7 le 9 avril 2014

 

Ils cheminent deux par deux, une corde ceignant leurs reins. Ils refusent tout aliment provenant de la procréation sauf le poisson qui, pour eux, ne s’accouple pas. Ils croient que le monde visible est l’oeuvre de Satan. Ils rejettent et brisent la Croix parce qu’elle a servi au supplice du Christ. Ils prônent parfois le suicide mystique par la faim… On les appelle des « parfaits », des « bonshommes ». Ce sont des Cathares.

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Sous le règne d’Henri IV on ouvrit les grottes de Lonbrives, dans le Sabarthes. Les derniers cathares y avaient été emmurés vivants en 1315, longtemps après la chute de Montségur (1244) et de Quéribus (1255). Au dernier coup de pioche, les ouvriers qui procédaient à l’ouverture et les hommes d’armes et de justice qui y présidaient restèrent saisis de stupeur.
Dans la grotte, les squelettes étaient disposés en cercle autour d’un autre squelette, tous dans une posture de prière. Les malheureux, lorsqu’ils avaient compris qu’ils allaient mourir d’inanition, s’étaient rassemblés autour de leur prêtre pour attendre la mort en priant. Pas un seul ne s’était écarté du cercle. 

Ce prêtre était un « parfait » ou encore un « Bon Homme » comme on appelait plus souvent ces élus parmi les croyants. Les parfaits étaient les ministres du culte cathare. Ils avaient reçu l’esprit et ils avaient dès lors le pouvoir de le conférer.

Aucune condition précise n’était, semble-t-il, exigée de la part des croyants qui sollicitaient l’initiation. Mais, la règle de vie des parfaits était si exigeante que les cathares préféraient recevoir dans l’ordre des croyants ayant une longue vie derrière eux, ayant donc déjà fait leurs preuves.

Par conséquent les postulants avaient un certain âge. Ils avaient déjà mené, sans doute dans une pureté de moeurs très poussée, une vie de famille tout à fait normale. Nombreux étaient les couples qui d’un commun accord se destinaient tardivement au ministère. Ils se séparaient alors pour s’y préparer chacun de leur côté. Bien sür ils avaient attendu que leurs enfants soient adultes ou même qu’ils aient fondé un foyer.

Il est certain qu’une enquête minutieuse dans le milieu de l’intéressé était conduite avant toute acceptation. La durée de la période d’initiation permettait de contrôler les résultats.

Les parfaits étaient très souvent d’origine modeste. Il y eut beaucoup d’artisans, et d’hommes issus de milieux ruraux.
Si le catharisme fut bien accueilli par les grands seigneurs et surtout par les petits chevaliers qui comptaient nombre de croyants notoires, il y eut relativement peu de parfaits parmi eux. Cependant, Blanche de Laurac, mère d’Aimery de Montréal, dirigeait une « maison de parfaits ». De même, Fabrisse de Mazerolles.

Raymond-Roger de Foix avoua avoir autorisé son épouse à recevoir le consolarnentur. Il allait lui rendre des visites dans le couvent de parfaites qu’elle dirigeait dans l’Ariège. Sa soeur, la fameuse Esclarmonde de Foix, avait également été reçue dans l’ordre au cours d’une cérémonie qui avait rassemblé bon nombre d’aristocrates. L’évêque catholique, Bernard-Raymond de Roquefort, combattit mollement l’hérésie dans son diocèce de Carcassonne car sa mère et son frère étaient tous deux cathares.

 

 

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le Fameux plan TURREAU

Posté par francesca7 le 9 avril 2014

 

colonnesLouis-marie Turreau était née à Evreux le 4 juin 1756. Il n’était ni comédien, ni auteur dramatique, ni artisan, mais ancien surnuméraire aux Gardes d’Artois. Lancé dans la politique en 1792. il avait été porté à la tête du bataillon des Volontaires de l’Eure. III a été très rapidement promu adjudant général le 7 juin 1793, général de brigade le 30 juillet, général de division le 18 septembre, et il va avoir sous ses ordres toutes les forces républicaines qui, avec des chefs de valeur, comme Kléber, Marceau. combattent maintenant partout victorieusement les royalistes.

En effet, depuis le décret de la Convention apeurée, la situation a beaucoup évolué. Ce n’est plus une Vendée inquiétante à qui on a affaire.

Au début de janvier 1794 la Vendée n’existait plus. Des 60000 combattants de la grande armée victorieuse, 4 et 5000 seulement, ayant pu repasser la Loire à Ancenis, avec La Rochejaquelein et Stofflet, se sont immédiatement dispersés, accablés. Leurs chefs se cachent. Charette, chassé de Noirmoutier et du pays de Retz. tient encore la campagne, seulement suivi par 400 fidèles. C’est sur cette Vendée là que va s’acharner Turreau.

En somme le décret du 1er août n’a été que peu appliqué. S’il y a eu des destructions et de terribles massacres, ce fut, en général, dans l’action, dans la folie des combats. Voici l’heure : cette Vendée, il faut l’achever, la détruire totalement, non seulement ses maisons, ses champs, ses récoltes, mais aussi ses habitants, tous ses habitants : les hommes survivants, bien sûr, mais aussi tous les autres les enfants, les femmes, les vieillards. Tout. Plus rien que des amoncellements de cadavres sur une terre déserte. On n’aura plus à craindre cette race maudite. plus à craindre alors seulement.

Et c’est un plan monstrueux. Ce plan. Turreau le doit en partie à son chef d’état-major, le général Robert, l’ancien comédien du théàtre de Tours (il a vingt-six ans) : six divisions, de deux colonnes chacune, marchant d’est en ouest sur une longueur de vingt lieues, ratisseront les territoires insurgés, avec comme points de départ : Les Ponts-de-Cé, aux portes d’Angers, Brissac, Doué-la-Fontaine, près de Saumur, Argenton-le-Peuple (ci-devant Argenton-le-Chateau), Parthenay et Bressuire. Ces colonnes seront justement appelées par l’Histoire : les Colonnes infernales. Outre les localités de départ seront seules épargnées celles formant les points de ralliement : Saint-Florent-le-Vieil, Luçon, Montaigu, La Chataigneraie, Sainte-Hermine, Machecoul, Challans, Chantonnay, Saint-Vincent, Cholet ; dix localités sur l’immense territoire s’étendant de Saumur à la mer et d’Angers à Niort !

 

Ce plan monstrueux, Turreau l’a soumis aux Représentants en mission. Précisant que le départ des colonnes a été fixé à la fin du mois de janvier. il leur écrit, le 15 (27 nivose) — et il faut lire et relire ce texte :

Mon intention est de tout incendier et de ne préserver que les points nécessaires à établir nos cantonnements propres à l’anéantissement des rebelles, mais cette grande mesure doit ètre prescrite par vous. Je ne suis que l’agent du Corps législatif, que vous devez représenter en cette partie. Vous devez également décider sur le sort des femmes et des enfants que je rencontrerai en ce pays révolté. S’il faut les passer tous au fil de l’épée, je ne puis exécuter une pareille mesure sans un arrêté qui mette à couvert ma responsabilité.

Les Représentants font la sourde oreille. Turreau s’adresse alors plusieurs fois au Comité de Salut public. Il écrit, le 17 janvier :
La promenade militaire que je médite sera terminée le 15 ou 16 pluviose (3 ou 4 février). Je le répète. je regarde comme indispensable de brûler villes, villages et métairies, si l’on veut entièrement finir l’exécrable guerre de Vendée, sans quoi je ne pourrais répondre d’anéantir cette horde de brigands. J’ai donc lieu d’espérer que vous l’approuverez. Je vous demande la grâce de me répondre par retour du courrier.

Le 19 janvier, une réponse enfin, où l’ambiguté le dispute à l’hypocrisie : Tu te plains, citoyen général. de n’avoir pas reçu du Comité l’approbation formelle de la totalité de tes mesures. Elles lui paraissent bonnes et tes intentions pures. mais éloigne du théâtre des opérations, il attend les grands résultats pour se prononcer dans une matière ou on l’a trompé tant de fois, ainsi que la Convention nationale

sacrifie

De toute façon les ordres sont simples : pas question de se battre contre des hommes armés ; au contraire, il faut cesser toute attaque, éviter toute embuscade, ne plus accepter la guerre comme une lutte, mais uniquement comme un moyen de supprimer son ennemi : il faut détruire, tout détruire sur son passage, dans des « promenades » c’est le nom que leur donnent les généraux — dont la marche est précisée de semaine en semaine.

La Vendée doit devenir un désert, une contrée neuve, sans passé, sans nom — on l’appelle maintenant le département « Vengé » —, sans caractère, et surtout sans habitants autochtones. Plus tard, on la peuplera de nouveaux habitants.

Ce plan n’aurait pu être effectué si on n’avait trouvé et les généraux pour commander ces colonnes et les hommes pour les composer. Pour ces derniers, on ramasse qui veut ; les candidats sont nombreux, car toute licence leur est octroyée : ils peuvent voler, violer, piller, comme ils l’entendent. Quant aux généraux, on chercherait en vain leurs noms dans la liste des chefs valeureux sur les champs de bataille d’Europe. Seules les atrocités ordonnées et accomplies sur une population sans défense doivent perpétuer leur souvenir dans l’Histoire et surtout dans la mémoire des vendéens : Cordelier, Grignon, Caffin, Crouzat, Lachenay, Amey… Sur tout le territoire de la Vendée militaire, pendant tout un semestre, on fusille, on égorge, on noie, on assomme, on sabre, on brûle. Aucun scrupule, aucun cas de conscience, aucune pudeur n’entravent la correspondance de ces généraux qui racontent à leurs chefs, avec flegme et même avec enthousiasme et humour, leurs actes les plus atroces.
Ces rapports, quasi quotidiens, nous les connaissons bien, grâce au livre de Savary, « officier supérieur des armées de la république », grâce aussi au volumineux dossier W22 des Archives nationales. Ce ne sont qu’exterminations, villes ou villages brûlés, hommes égorgés, femmes violées et éventrées, enfants écrasés, raffinements de barbarie, débauches au milieu du sang, froides vantardises de scélératesses, tous les excès et les turpitudes où se puisse porter la brute humaine dépourvue de conscience et de foi. Le tout relaté avec plaisanteries, jeux de mots, quolibets.

Grignon, le 22 janvier :
Toutes les métairies, les bourgs et les villages que nous avons rencontrés aujourd’hui comme hier, ont été passés aux flammes. Ma colonne de gauche en a fait autant. Nous en tuons près de deux mille par jour. »

Caffin, commandant la troisième division, et qui avait quelque difficulté avec l’orthographe : Je t’aubserve, camarade Turreau, que tu ne panse peut-être que le pays compause plus de quinze cent maisons, sans conter les métairies. Lorsque j’eincendis, je veux qui reste pas vaistiges et je commance le matin par les églises et les chappeles, après les maisons. J’ai fais tué ce matin cinquante-trois femmes, autant d’enfants. Pas un brigand n’a échappé. »

Cordellier, commandant la cinquième division :
J’ai brûlé toutes les maisons et tous les bois et égorgé tous les habitants que j’ai trouvés. Je préfère égorger pour économiser mes munitions. J’ai détruit ce matin trois cent cinquante hommes et femmes, la plupart sans armes. Tous les bestiaux ont été détruits. Mon adjoint Crouzat, commandant le seconde colonne, a tué hier au seul bourg de Gonnord trois cent dix brigands : vieillards, femmes et enfants, mis vivants dans le fossé. Dans ce moment, quarante métairies
éclairent » la campagne.

Avant de mettre le feu aux bâtiments, on y enlevait les grains et les fourrages qui pouvaient y rester, car, jusqu’à ce sinistre mois de janvier 1794, la dévastation n’avait été que partielle. Il y avait donc, accompagnant la troupe, des agents des subsistances militaires ». C’est le témoignage d’un de ceux-ci, Beaudusson, que nous citons, entre des centaines que nous possédons, parce qu’il nous semble sur ce point particulièrement significatif. Nous sommes avec la quatrième division, dont Turreau commande lui-même une colonne :

Jusqu’à Cholet, ils ne cessèrent de tout incendier : châteaux, maisons, métairies. La route de Cholet à Vihiers (presque huit lieues !) était jonchée de cadavres. Partout, les champs voisins du grand chemin étaient couverts de victimes égorgées. Voulant m’assurer par moi-même s’il restait encore des subsistances à enlever des maisons à moitié brûlées, je me transportai dans quelques-unes. Mais qu’y trouvai-je ? Des pères, des mères, des enfants de tout âge et de tout sexe, baignés dans leur sang, nus, dans des postures que l’âme la plus féroce ne pourrait envisager sans frémissement. L’esprit se trouble même en y pensant.

Cependant, triomphant — pour un temps — Turreau, dès le 24 janvier, écrit au Comité de Salut public :
« J’ai commencé le plan que j’avais conçu de ma promenade en Vendée, en la faisant traverser par douze colonnes, qui ont déjà fait des merveilles : pas un rebelle n’a échappé à leurs recherches. Une quantité considérable de grains a été découverte et des ordres aussitôt donnés pour les faire filer sur les derrières. J’espère aussi avoir bientôt à vous offrir une collection intéressante de vases sacrés, d’ornements d’église et autres, d’or et d’argent. Enfin, si mes intentions sont bien secondées, il n’existera plus en Vendée sous quinze jours ni armes, ni subsistances, ni habitants que ceux qui, cachés dans le fond des forèts, auront échappé aux plus scrupuleuses perquisitions. Il faut donc que tout ce qui existe encore de bois de haute futaie soit abattu, à charge de vider le pays entièrement.

 

SUITE à l’intervention des municipalités républicaines qui commencèrent à réagir, Turreau, soudain, prend peur. Il va maintenant plaider coupable et changer totalement, humblement, de tactique. Il triomphait cependant, il y a quelques mois, et voici qu’il avoue :
« Tout ce qui m’a été conseillé de faire n’a abouti à rien. Les brigands se battent sur les ruines de leurs chaumières comme tant d’autres se battent pour préserver les leurs si elles étaient debout. Plus de cent Représentants et généraux sont venus s’user dans ce pays maudit. Cela
tient au courage fabuleux des brigands. Il y a quelque chose de surnaturel dans cette opiniâ treté dont aucun peuple n’a jamais donné l’exemple. Il faut abandonner ce système, c’est le seul moyen qui nous reste pour triompher d’un acharnement inexplicable. Nous avons été durs, essayons des voies de douceur. »

Il en était bien temps. Ses promenades avaient fait près de deux cent mille victimes !

Turreau, relevé de son commandement le 18 mai, est décrété d’arrestation le 30 septembre 1794, à la suite des rapports particulièrement accablants émanant du Comité révolutionnaire des Sables (les 9 et 11 août), de la Société populaire de Fontenay et de l’Administration du district de Challans (2 et 4 septembre). Jugé le 19 décembre 1795 pour un Conseil militaire, présidé par le général Berruyer et formé par Bonaparte, alors général en chef de l’armée de l’Intérieur. il est acquitté, à l’unanimité…« Toutes les fois que je me réveille la nuit. disait Marceau — qui avait, lui, loyalement combattu les insurges — toutes les fois que je me réveille la nuit en songeant aux terreurs de la Vendée, ces affreux souvenirs me déchirent. il n’y a plus de sommeil pour moi. » Turreau ne cessa jamais de dormir sur ses deux oreilles. Si le Directoire le tient un peu à l’écart, Napoléon le fait baron, grand officier de la Légion d’honneur, et l’envoie en 1807 aux Etats-Unis comme ministre plénipotentiaire — il y restera trois années — puis lui confie un commandement dans le corps de la Bavière de la Grande Armée. Tout simplement, après la première chute de l’Empire, il se rallie à la Couronne. Et pourquoi pas !

 

 

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L’hérésie devant l’Inquisiteur – 1233

Posté par francesca7 le 9 avril 2014

 

 

inquisition-tribunauxPériode ‘de rigueurs implacables.

L’hérésie est abattue militairement; mais les parfaits continuent de prêcher et le nombre des croyants est encore considérable. Les prisons inquisitoriales sont bientôt pleines. On fait périr par le feu les hérétiques endurcis, les autres sont condamnés à la prison perpétuelle. S’ils se repentent et passent franchement au catholicisme romain, ils peuvent se tirer d’affaire par un pèlerinage en Terre Sainte. Mais c’est à la condition de confesser spontanément son erreur. Si, au lieu de cela, l’hérétique se laisse dénoncer, tout change.

En pratique, les choses se passent brutalement s’il s’agit d’un hérétique avoué. Pour les suspects on prend des formes, surtout dès que la grande guerre religieuse du Midi a pris fin. Un homme n’est que soupçonné. Un bruit public a couru. Cela suffit. S’il s’y ajoute une dénonciation, l’inquisiteur, déjà alerté, n’a pas une minute à perdre. Il lance une citation. Untel est invité à comparaître devant le tribunal de l’In­quisition au couvent des Frères prêcheurs.

Le curé reçoit la citation. Et il la signifie à son paroissien en présence de témoins dignes de foi. Le dimanche suivant, il la renouvelle, du haut de la chaire, en présence du clergé et du peuple. Et il en est ainsi trois dimanches ou trois jours de fête consécutifs.

Si le suspect se présente au jour dit en personne ou représenté par un procureur, l’interrogatoire pourra commencer. S’il ne se présente pas, il est contumax et encourt l’excommunication provisoire. 

Au bout d’un an — l’inquisiteur en ce temps-là, à Toulouse, n’est pas pressé — le suspect est cité à nouveau, et s’il ne se présente pas, il est frappé de l’excommunication définitive. L’excommunication définitive est grave; elle entraîne l’interdiction pour les fidèles de communiquer avec l’homme. Elle entraîne aussi pour les fidèles qui en sont avisés, l’obligation de le dénoncer. 

L’inquisiteur requiert alors le pouvoir civil d’arrêter l’homme et de le remettre, soit à son messager, soit à un sergent désigné, ou à l’un de ses notaires, voire, plus simplement, au geôlier de la prison inquisitoriale. Ou, au moins, que le pouvoir civil prête main-forte aux agents de l’inquisiteur. La requête est rédigée en termes comminatoires : l’inquisiteur se prévaut a de l’autorité du pape et de celle du roi ».

Voici l’homme devant l’inquisiteur. Celui-ci a la dénonciation sur la table. Il ne la montre point au suspect, car le dénonciateur peut être parfois un hérétique qui veut se faire passer pour un bon catholique. Ou bien un père qui dénonce son fils, un fils son père, un mari sa femme, une femme son mari. Grégoire IX a permis ces horribles entre-égorgements familiaux (lettre à Robert le Bougre du 19 avril 1233). Mais il a averti les inquisiteurs qu’il fallait prendre soin que « l’hérésie ne fût pas un faux prétexte pour condamner un adversaire ».

L’inquisiteur ou son substitut entame l’interrogatoire en présence de deux religieux « doués de discernement ». Point d’avocat. Un notaire ou deux personnes idoines pour transcrire les procès-verbaux. Les questions sont précises, établies à l’avance. Les réponses ne sont pas transcrites intégralement. Le notaire fera un analytique. Selon Bernard Gui, qui plus tard codifiera ces règles, on serre ainsi la vérité de plus près.

L’inquisiteur dispose d’un pouvoir discrétionnaire. Le point essentiel est de ne pas commettre d’irrégularité. Si l’inquisiteur en commet une alors qu’il s’agit de la vie d’un homme, de son honneur, de l’honneur et de la sécurité des siens, son assistant lui donne l’absolution, et tout est dit.

 

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