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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

  • a bientot

Rendez-vous aux Forges de Rans

Posté par francesca7 le 29 avril 2014

 

 

Les Forges de Rans sont un établissement métallurgique industriel fondé en 1705 par le prince de Bauffremont sur les bords de la rivière Doubs, à Rans dans le département du Jura. Cet établissement se composait d’un haut-fourneau, d’une forge et de feux d’affinerie. Les bâtiments sont inscrit aux monuments historiques le 21 décembre 1984

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Le prince de Bauffremont construisit une usine à Rans, elle se composait d’un haut-fourneau, d’une forge et de deux feus d’affinerie. A cette époque, il existait un port de flottage du bois à Rans. Le minerai de fer, tout d’abord extrait de la localité et de Dampierre, viendra ensuite d’Ougney où une mine fut ouvert en 1846. En 1854, la création de la société des forges de Fraisans permit en développement très important des forges de Fraisans et du site de Rans. Quatre nouveaux hauts-fourneaux, deux au bois et deux au coke, sont construits. En 1863, ceux au bois sont remplacés par deux autres plus gros fonctionnant au coke. Le début du XX ème siècle marque le début du déclin. La mine d’Ougney ferme en 1922, la société des forges connaît de grosses difficultés. Le dernier haut-fourneau de Rans s’éteint en 1935. (Pays Dolois)

Fichier: MartinetsRans.jpg

Le prince de Bauffremont est autorisé, par un arrêt royale du 13 janvier 1705, à construire un forge au bord du Doubs. En 1790, les installations se composent d’un haut fourneau, d’une forge et de deux feux d’affinerie. L’ensemble est racheté par Léonard Caron en 1798. En 1840, la chaleur des gaz du gueulard est récupérée pour la soufflerie. On dénombre alors 27 ouvriers.

En 1854 est créé la société des Hauts Fourneaux, Fonderies et Forges de Franche-Comté. Le site de Rans étant destiné à devenir le principal centre de production, l’usine est profondément modifié entre 1854 et 1857. Le minerai de fer, d’abord extrait à Dampierre est exploité, dé 1846, dans une mine à ciel ouvert situé à Ougney. Les forges de Rans sosnt alors relié à ces mines ainsi qu’à la nouvelle usine en développement du site des forges de Fraisans, quatre autres hauts-fourneaux furent construits dès 1854, deux au bois, deux au coke (construits en 1863, pendant que le personnel atteignait 250 personnes).

Vers 1870, les fourneaux en bois sont démolis, seul les fours à coke reste en activité avant que l’usine ne ferme en 1891, l’usine compte 125 ouvriers 1878. Elle reprise par la société Distibois qui fabrique du charbon de bois entre 1938 et 1976. Cette entreprise installe un laboratoire non loin du logement de fonction patronal. Une centrale hydroélectrique est construite en 1920. Elle sert de bâtiment d’eau à la société jusqu’en 1976 avant de redevenir autonome, elle reste active jusqu’en 19881.

Le xxe siècle voit le déclin de cette industrie avec la fermeture des mines d’Ougney en 1922. Le dernier fourneau de Rans s’éteint en 1935.

Au sein du petit village situé dans le Jura, entre Dole et Besançon, ses habitants sont appelés les Rantiers et les Rantières. La commune compte environ 450 habitants et bientôt 2 de plus  
Situé à 238 mètres d’altitude, la commune est bordée de la Forêt de Chaux et elle est traversée par le Doubs.
 

Produisant de la fonte à partir du minerai de fer, les hauts fourneaux se localisent dans deux zones : au nord sur les rives du Doubs (Dole, Rans, Fraisans notamment) et au centre sur le premier plateau.
Ce dernier groupe comprend les usines de Pont-du-Navoy, Bourg-de-Sirod et Clairvaux-les-Lacs, auxquelles peuvent être ajoutées celles de Pont d’Héry et Toulouse-le-Château (Baudin). Il périclite au milieu du XIXe siècle et seul fonctionne encore, jusqu’en 1874, le haut fourneau de Baudin.

168px-ForgesRans4Ces disparitions témoignent des difficultés que rencontre alors la métallurgie comtoise, basée sur la production de fonte au bois et concurrencée par les fontes au coke. Afin de mieux lutter, les maîtres de forges se regroupent en 1854 au sein de la société des Hauts Fourneaux, Fonderies et Forges de Franche-Comté, laquelle décide de concentrer la production de fonte dans les usines du nord du département, Rans et Fraisans essentiellement. Malgré cette restructuration, leur modernisation (passage au coke) et l’exploitation de la mine de fer souterraine d’Ougney, ses derniers hauts fourneaux disparaissent progressivement dans le dernier quart du XIXe siècle.

Le dernier site de fabrication des métaux du département est l’aciérie de Champagnole, d’implantation tardive (1911), où ne se pratiquent actuellement plus que le laminage et le profilage des aciers.

 

 

 

 

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l’histoire de la gare de Mouchard (39)

Posté par francesca7 le 29 avril 2014

 

280px-Gare_de_Mouchardj’avais envie de parler cette gare, à Mouchard car tout simplement j’en ai des souvenirs encore à vif, lorsque mon oncle, paix ait son âme aujourd’hui, nous racontait ses péripéties lorsqu’il devait prendre son train dans ce village afin de pouvoir venir passer ses vacances chez nous en Bourgogne…..

tout petit village tout de même, Mouchard comprend tout de même un énorme complexe ferroviaire depuis des lustres. En 2010, la commune comptait 1 142 habitants. L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.

 

Plus de 160 ans d’existence et de bons et loyaux services. La gare de Mouchard a joué et continue de jouer un rôle capital pour toute la région, sur les plans stratégiques, démographiques et économiques. Véritable noeud ferroviaire , passage obligé vers toutes les directions et destinations, son implantation en plein coeur de la cité du bois ne fut pas un hasard.

Lors du tracé des premières lignes de chemin de fer, avant le milieu du 19ème siècle, nos ancêtres avaient bien mesuré l’importance de la situation géographique occupée par la cité muscadienne. Importance statégique à une époque où la rapidité des déplacements de troupes et de leur intendance pouvait se révéler capitale pour la sécurité de la patrie. Importance économique et démographique pour des régions excentrées et enclavées.

En effet depuis Mouchard, le voyageur peut prétendre se rendre dans toute l’Europe et au delà. Ligne directe pour la capitale permettant de rejoindre le Nord et l’Ouest; ligne pour la Suisse et tout le Sud-Est et l’Orient ; ligne vers Lyon permettant de gagner le Sud-Ouest, l’Espagne et l’Afrique; ligne vers Strasbourg, l’Europe de l’Est, la Russie et les pays nordiques. Que d’efforts humains pour aboutir à ce résultat. Percer, forer, creuser, remblayer, construire, tout cela dans un paysage et sur un terrain qui ne s’y prêtaient pas toujours et pour lesquels il a fallu déployer beaucoup d’ingéniosité. Les témoignages nous sont parvenus, un siècle et demi après, comme la formidable tranchée creusée pour faire passer la ligne de Vallorbe et de Salins ou bien encore celle qui mène à Arbois et Lons. Talus remblayés avec le machefer des locos à vapeur, construction des quais bordant les voies en direction de Besançon, roche taillée et minée à la main du coteau des Vignes, la gare de Mouchard reste un exemple de cette entreprise opiniâtre et un peu folle que lancèrent ces hommes du 19ème siècle avec des moyens bien modestes.

 

Infrastructures et installation de personnes donnèrent un bel élan à la cité muscadienne. Il faut imaginer aujourd’hui le dépôt de machines à vapeur, bien utiles pour pousser les trains qui montaient la difficile rampe de la ligne de Vallorbe. Il faut imaginer les quais encombrés de marchandises. Il faut imaginer l’effervescence des agents de trains, des agents de gare, du nombreux personnel d’entretien des voies. Pour eux furent construites les cités du « Bel-Air », plus communément appelées « cités SNCF » et qui aujourd’hui, au vu de la baisse inexorable des effectifs cheminots ont dû être cédées à un organisme d’habitat jurassien et n’abritent pratiquement plus d’employés des chemins de fer. Car progrès et modernisation ont entraîné comme ailleurs la baisse des effectifs . De deux cents cheminots autrefois, la gare de Mouchard n’en emploie plus aujourd’hui que cinquante. La gare de Mouchard entre dans une nouvelle ère , avec l’avènement du TGV et la création en janvier 1984 de la liaison Paris – Lausanne puis le baptême quelques mois plus tard de la rame TGV 74 aux armes de Mouchard-Arbois-Port-Lesney. Les bâtiments se transforment, les souterrains se creusent, les lignes s’électrifient. Le 25000 volts gagne toutes les lignes et la dernière portion, qui relie Frasnois à Saint Amour, se termine en 1995.

Avec cet extraordinaire bond en avant , la physionomie du chemin de fer se transforme . Les dessertes marchandises ne font pratiquement plus partie du décor et le dépôt ne sert plus désormais qu’à abriter un locotracteur de gare et quelques automoteurs pour les nuits. La plaque tournante est partie un beau matin sous les chalumeaux des démolisseurs. La nostalgie du passé a gagné les anciens cheminots et malgré leurs récits, la relève montante (celle de l’ordinateur qui a envahi les guichets du commercial et les pupitres des chefs de sécurité et des aiguilleurs) a entamé un tout autre parcours dans un tout autre et nouvel esprit. Pourtant la gare de la cité du bois traverse bravement les vicissitudes et beaucoup espèrent, malgré les craintes, qu’elle continuera à assurer le rôle important pour lequel elle avait été créée.

A Mouchard : Spécialité

  • 220px-Mouchard_Pince_à_lingeÉcole du Bois de Mouchard, de renommée internationale. Elle prépare aux métiers du bois (exploitation forestière, scierie,menuiserie…) depuis la 4e jusqu’à différents BTS (Technico-commercial, Développement et Réalisation Bois (anciennement Productique Bois), Système Constructif Bois et Habitation, Charpente Couverture). Création d’une plate-forme technologique comprenant un banc de taille K2. L’Association des anciens élèves contribue à mettre sur pied le rassemblement annuel, la Nuit du Bois, ainsi que la diffusion du journal interne, De Feuilles et de Bois.
  • Objets en bois de grande taille, dispersées sur les espaces publics, dont : une pince à linge de 5 mètres de hauteurNote 3, une cabine téléphonique en bois, une pyramide de 5 mètres, un ballon de foot géant, etc.

 

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Les Églises du Pays de LUCHON

Posté par francesca7 le 29 avril 2014

Les Églises du Pays de LUCHON 

(par Henry Pac)

 

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            Sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, envahi par les Maures, mais aussi important foyer gallo-romain, le canton de Luchon regorge de faits historiques. L’ouvrage d’Henry Pac retrace avec une rare précision l’histoire et l’architecture de chaque église ou chapelle de ce canton, au cours d’une véritable promenade à travers la région ; il permet à chacun de renouer avec un passé empreint de légendes.

Ainsi, en 782, une femme connaissait un accouchement difficile. La sage-femme demanda qu’on prît de l’eau bénite au bénitier de l’église, et tout se déroula alors facilement. Aventin vint au monde, et devenu adulte, se retira dans l’ermitage de Saint-Julien, d’où il prêcha la parole divine. Capturé par les Maures, il fut enfermé dans la tour de Saint-Blancat, d’où il sauta d’une hauteur de 200 mètres : ses pieds sont encore gravés dans la pierre sur laquelle il atterrit. Exaspérés, les Maures décapitèrent le jeune homme qui prit sa tête entre ses mains, pour aller s’enterrer lui-même au pied de la pierre de Saint-Blancat.

Au XIe siècle, un berger s’aperçut que le taureau de son troupeau ne paissait plus et grattait autour de cette pierre. Les villageois creusèrent, et découvrirent le corps de saint Aventin décapité ; une nuée d’abeilles s’amoncela en un gros nuage noir, et il fallut attendre l’autorisation du pape pour exhumer le corps pour que les insectes disparaissent. La dépouille fut alors transportée sur un chariot par des vaches, qui s’arrêtèrent où l’on décida de construire l’église de Saint-Aventin, au XIIe siècle. Pendant longtemps…

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Église Saint-Martin-du-Bourg d’Avallon

Posté par francesca7 le 29 avril 2014

 

 

280px-Église_Saint-Martin-du-Bourg_d'AvallonL’église est située dans le département français de l’Yonne, sur la commune d’Avallon. L’édifice est classé au titre des monuments historiques en 1989

L’église Saint-Martin-du-Bourg est une église catholique située à Avallon, en France.L’église Saint-Martin est propriété privée et ne se visite pas.

La paroisse de Saint Martin d’Avallon a pris naissance dans le prieuré de Saint Martin, l’un des plus importants de l’ancienne abbaye de Saint Martin d’Autun. Sa fondation, sur laquelle on ne possède aucun titre, paraît contemporaine de la reine Brunehaut. Comme celle d e l’abbaye mère, l’église de Saint Martin d’Avallon reposait sur les substructions romaines d’un temple païen que saint Martin, selon la tradition, aurait détruit lors de son passage à Avallon, vers l’an 380. Quatre colonnes de marbre cipolin qu’on peut apercevoir dans l’ancienne église, encore debout, son t évidemment des débris de l’ancien temple situé sur la voie romaine, comme on s’en est assuré dans ces derniers temps.

Le Prieuré d’Avallon, détruit lors de l’invasion des Sarrasins, fut vendu à l’abbaye d’Autun par Charles le Chauve. Nous avons la charte où ce prince déclare que, pour la restauration de l’abbaye et pour l’honneur de Saint Martin, il donne à Aroulf et à la Congrégation confiée à ses soins, dans le pagus Avallonnais, la chapelle qui existe en l’honneur de Saint Martin à Avallon, avec tout ce qui lui appartient et tout ce qui en dépend. Après le dixième siècle, le monde étant sorti de la stupeur où l’avait jeté l’appréhension de sa fin prochaine, il y eu un élan admirable de régénération. De toutes parts, on se mit à reconstruire les édifices religieux. L’abbaye de Saint Martin restaura tous ses Prieurés et entre autres celui d’Avallon, qui fut sa dernière construction importante, selon M.Bulliot, l’auteur de l’Histoire de l’abbaye d’Autun.

 

Le corps de l’église est divisé en trois nefs par des piliers cantonnés de pilastres ou de colonnes engagées et surmontées de chapiteaux à crochets fouillés avec soin et recouverts de feuillages et de figures d’une certaine richesse. Dans cet édifice remarquable par les détails architectoniques, par la profondeur de l’expression religieuse et la sévérité de l’ensemble, les moines conservèrent un débris de l’église mérovingienne qui l’avait précédée et qui devait, selon toute apparence, sa fondation à Brunehilde. L’arc doubleau placé au fond du presbytérium est soutenu par deux colonnes antiques de cipolin témoins oubliés de cette riche phase où l’art byzantin dans sa pureté empruntait à l’Orient et à l’Italie l’usage de ces marbres, que la domination romaine lui avait légués.

A LIRE… L’histoire de la Paroisse St martin : http://echo.auxerre.free.fr/dossier_telechargement/Bulletin_Avallon/Extraits/1876_N0213844_st_martin.pdf

Lien pour les chapiteaux romanshttp://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_5=LBASE&VALUE_5=PA00113610.

 

 

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L’AVENTURE DES COOPERATIVES LAITIERES

Posté par francesca7 le 28 avril 2014

 A LA FIN DU XIXEME SIECLE ET AU DEBUT DU XXEME

La plus grande aventure que va connaître la chèvre en Poitou est l’œuvre de la coopération laitière. En 1873, le phylloxéra, originaire d’Outre-Atlantique,  ravage les vignes charentaises. Les vignerons se convertissent en producteurs laitiers, bientôt imités pour d’autres raisons par les agriculteurs des départements limitrophes. Ces anciens viticulteurs remplacent la vigne par la production fourragère et particulièrement la luzerne.

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Dès la fin des années 1870, des marchands collectent le beurre dans les fermes et organisent son expédition vers les villes. Devant l’insuffisance de recettes et les marges prises par les marchands au désavantage des éleveurs producteurs, l’un d’entre eux, Eugène Bireau lance la première beurrerie coopérative à Chaillé près de Surgères (17). Il s’inspire en cela des fruitières du Jura qui sont des fromageries coopératives. Son initiative, reprise par beaucoup d’autres, permet de créer à Surgères l’Association Centrale des Laiteries Coopératives des Charentes et du Poitou. On comptera jusqu’à 154 coopératives , dont une soixantaine, de tailles très inégales, qui transforment du lait de chèvre. Ce mouvement est sans précédent dans l’histoire.

En 1906, à Bougon (79),  le pasteur Esnard fonde la première fromagerie coopérative traitant le lait de chèvre. Le projet d’usine prévoit la transformation de 1500 litres de lait de chèvre par jour. Plusieurs années plus tard, dans les entreprises où des beurreries sont déjà en place à la Mothe Saint-Héray, Lezay, Saint-Loup sur Thouet, le lait de chèvre est ramassé en même temps que le lait de vache. Le véritable essor des fabrications se produit avec l’arrivée de la boîte en bois pour emballer le fromage. Le titre générique de « chèvre boîte » en tire son origine.

lagrangetteLe mouvement est lancé. Les départements des Deux-Sèvres et de la Vienne vont devenir les premiers départements producteurs de lait de chèvre. Une économie de marché se substitue progressivement à une économie de subsistance. Le monde rural connaît ses premières mutations. En réponse à la révolution industrielle et à l’exode, de nouveaux marchés s’ouvrent dans les zones urbaines. De nombreuses productions agricoles prennent alors leur essor : lait et viande en Normandie, viande en Limousin, vin dans le midi. En Poitou-Charentes, les spécialités locales s’affirment nettement avec le beurre, les fromages de chèvres, le Chabichou du Poitou, le  Mothais, le chèvre boite et les gros fromages de Couhé et de Ruffec en tête.

Entre les deux guerres, la dynamique industrielle se poursuit avec la mise en place d’une transformation industrielle de lait de chèvre dans de nouvelles laiteries (Celles sur Belle, Soignon, Saint-Saviol, Gençay, Chaunay etc…). Cette caractéristique distingue le Poitou-Charentes des autres régions françaises où la transformation à la ferme avec vente directe ou vente à l’affineur s’est maintenue.

La réussite des coopératives tient à la dynamique des hommes de l’époque qui ont eu la volonté et l’esprit pionnier de se rassembler dans une période économique difficile. Il leur a fallu innover technologiquement pour s’ouvrir et conquérir les marchés, notamment parisiens.

voir la collection d’étiquettes de Pierre Montazeau

 

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la fabuleuse histoire du chocolat

Posté par francesca7 le 28 avril 2014

 

(Source : Le Point)

 
 
220px-Bar_of_Guittard_chocolatePrès de 15 000 tonnes de chocolat seront englouties par les Français pour Pâques. Une douceur qui a d’abord été considérée comme un médicament.

Un dessert, le chocolat ? Pas à ses origines, en tout cas. Dans les civilisations précolombiennes, où il est d’abord utilisé, il s’agit d’un breuvage quasi sacré, réservé aux nobles et aux guerriers. Chez les Aztèques, on broie les fèves et on mélange la poudre obtenue avec des piments, mais sans sucre : la boisson est amère, rien à voir avec notre chocolat chaud ! Il s’agit en réalité d’une sorte de drogue censée donner force, vitalité et virilité que l’on prend avant le combat ou les grandes cérémonies. Il stimule le cœur, agit contre les problèmes digestifs et les fièvres. Baptisé « xocoatl » dans l’empire aztèque, il deviendra « chocolat » dans la bouche des conquistadors.

Les missionnaires, qui soignent les colons, s’intéressent à cette boisson locale, qu’ils améliorent en ajoutant de la vanille et surtout du sucre, en plein essor dans les Antilles toutes proches : le breuvage devient nettement plus goûteux. Mais ces produits sont rares et chers et restent donc réservés encore à l’élite. Peu à peu, le chocolat passe du Nouveau Monde à l’Espagne, et continue sa lente évolution dans les monastères, chargés de la pharmacopée. Les praticiens occidentaux commencent à étudier de près cette nouvelle mixture et un traité médical, datant du milieu du XVIe siècle, établit ses premières vertus : considéré comme « bon purgatif », il élimine les calculs des reins et « soigne les gerçures de la pointe des seins », à en croire un médecin de la cour de Philippe II.

Furieusement tendance à la cour
Il entre en France dans le sillage d’Anne d’Autriche et de Marie-Thérèse, princesses espagnoles et épouses respectives du roi Louis XIII et Louis XIV. La noblesse s’en entiche peu à peu, l’archevêque de Lyon, frère de Richelieu, ne jure que par lui pour soigner ses « humeurs » et sa « rate ». Existe-t-il meilleure publicité que celle d’un grand prélat ? Ce chocolat est consommé uniquement sous forme de boisson, très épaisse car très grasse, chauffée et battue pour obtenir une mousse. Elle est tellement nourrissante qu’elle sert parfois de repas, notamment lors d’une diète forcée, et reste conseillée aux tuberculeux, aux mélancoliques, pour fortifier le cerveau comme l’estomac. La faculté de Paris recommande d’en boire seulement deux tasses par jour, pas plus, sinon on risque l’insomnie, l’irritabilité, des palpitations et même… le bavardage !

Ses dames en sont folles, Marie-Thérèse, la femme de Louis XIV, en fait une grande consommation, et on dit que Louis XV prépare lui-même sa mixture avant d’aller rejoindre son gynécée. Il est vrai qu’on prête au chocolat des « propriétés stimulantes pour exciter les ardeurs de Vénus ». Madame de Sévigné succombe à la tentation, elle l’évoque dans ses lettres, dit tout le bien qu’elle en pense, puis tout le mal, notamment quand « la marquise de Coëtlogon prit tant de chocolat étant grosse l’an passé qu’elle accoucha d’un petit garçon noir comme le diable qui mourut ». Il semblerait en fait qu’un jeune domestique de couleur, très affectueux, servait la jeune dame…

Consommation de masse
la fabuleuse histoire du chocolat dans Epiceries gourmandes 220px-Pietro_Longhi_0250La mode versaillaise s’étend aux cours d’Europe et chacun améliore sa recette. On remplace l’eau par du lait, on ajoute des amandes, de la fleur d’oranger… Le chocolat est d’abord vendu sous privilège royal, puis déborde dans les épiceries ou les pharmacies. Il sert toujours à soigner, mais aussi à masquer l’amertume des médicaments, que l’on enrobe habilement sous une couche de cacao, sous la forme de pastilles ou de dragées. L’or brun fait des émules : les premières chocolateries se multiplient et approvisionnent médecins, pharmaciens et boutiques spécialisées.

L’engouement perdure au XIXe siècle : on trouve des chocolats pour se fortifier, se purger, se prémunir du choléra, et même pour les foies difficiles… L’industrialisation sonne l’arrivée d’une consommation de masse qui fait passer le chocolat de médicament à simple aliment : on arrive à extraire efficacement la graisse de cette pâte de cacao encore trop lourde, le Hollandais Van Houten parvient même à créer une poudre facile à délayer dans de l’eau ou du lait. Les familles Menier, Lindt et Suchard améliorent les techniques et multiplient les recettes en ajoutant plus ou moins de beurre de cacao à la pâte initiale. La nouvelle formule, plus souple à travailler, est coulée dans des moules en forme de tablette, faciles à utiliser par les particuliers comme par les professionnels : les prix baissent, la consommation augmente, le chocolat peut devenir une friandise planétaire !

Marc FOURNY
Le Point

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Histoire et itinéraire du Roquefort

Posté par francesca7 le 28 avril 2014

 

(D’après « Le Roquefort » (par Eugène Marre), paru en 1906)

 
 
affiches-1930Si un document du XIe siècle semble indiquer que les Caves ce Roquefort étaient connues bien avant cette date, à l’origine les producteurs de fromage apportaient simplement en dépôt leurs produits aux caves pour les y faire saler et affiner, moyennant rétribution, et les reprenaient ensuite pour les consommer ou pour les vendre. Bientôt, la production augmentant, la consommation croît également avec la prospérité de ce commerce, et c’est au XVIe siècle que le privilège de la fabrication est accordé par le parlement de Toulouse au seul village de Roquefort.

Dans ses Mémoires pour servir à l’histoire du Rouergue (1797), l’historien Bosc dit que la « propriété des Caves de Roquefort est connue depuis bien longtemps, comme on peut s’en convaincre par un acte des archives de Conques par lequel Frotard de Cornus, donnant à ce monastère ses alleus des Enfruts, de las Menudes, de Malpoiol et de Nègra-Boissière, déclare, entre autres revenus dépendant de ces terres, deux fromages qui doivent lui être payés annuellement par chacune des Caves de Roquefort : et donat unaquaeque cabanna duos fromaticos », document datant du règne de Philippe Ier, vers l’an 1070.

En 1338, l’hôpital de Millau, pour faire saler son fromage à Roquefort, dépense 60 sous », rapporte l’abbé Rouquette dans ses Recherches historiques : « Item costero los fromagges da Roquefort da salar LX s. » En 1411, « dernier d’avril », des lettres patentes de Charles VI défendent de saisir les fromages qui sont dans les caves de Roquefort, pour cause de dettes, sauf à défaut d’autres biens meubles. Dans ces lettres, il est expliqué qu’à Roquefort il n’y a ni vin, ni blé, sauf du blé de mars, et qu’il y a des caves « moult froides en l’esté desquelles les gens du pais d’environ qui ont fromaiges les y aportent pour les illec conroyer [arranger] et mieulx assaisoner et prennent la peyne et diligence, moiennant certain argent o aultres proffits qu’ils ont et prennent de ceulx à qui sont les fromaiges, dont les dicts suppliants gaignent leur pain et soutiennenl leurs povres vies ».

Les lettres patentes octroyées par Charles VI furent confirmées par François Ier, Henri II, François II et Louis XIII, les 6 février 1518, 8 septembre 1550, septembre 1560 et 10 décembre 1619. Une pièce de procédure datée de 1439 nous fait connaître que la communauté de Roquefort revendiquait le droit de percevoir chaque année, à la Saint-Luc, une forme de chaque personne apportant des fromages pour les préparer et les saler dans les caves, destinant le produit de ces prélèvements à la réparation des murs et fortifications et autres charges du dit lieu.

Mais ce genre de commerce, en raison de l’éloignement des vendeurs, de leurs relations peu étendues et des difficultés de communication, dût devenir pénible et difficile à un moment donné, surtout lorsque la production augmenta, et c’est sans doute sous l’influence de ces difficultés que les propriétaires de caves furent amenés progressivement, d’abord à vendre, pour le compte des cultivateurs, les fromages affinés, ensuite à acheter ferme pour lur propre compte, des fromages frais qu’ils revendirent mûrs. « Le négociant intéressé à la réputation de son fromage, dit Limousin-Lamothe dans son Mémoire sur Roquefort, le soigna mieux ; la consommation augmenta ; la prospérité de ce commerce ne fit que s’accroître et le pays tout entier dût sa fortune à ces caves dont peut-être le hasard seul avait fait connaître la propriété. »

En 1547, un arrentement de la dîme des fromages est consenti par la communauté de Roquefort à un nommé Fabre moyennant huit quintaux trois pèzes et demi de fromages (lapèze était un poids utilisé en plusieurs endroits du Rouergue, mais n’ayant pas partout la même valeur. Cette valeur semble avoir varié, d’après Affre (Dictionnaire des institutions, mœurs et coutumes du Rouergue), entre 20 et 25 livres) : « per lo près et quantitat de huech quintals tres pèzas et miéza de fromatgés bons et marchans de aquels que se levaran deI comu : promet paguar lod. Fabre losd, fromatgés als dictz sendictz quant losd, sendictz et la communa n’aura nécessitat de jour en jour et tout en continuen. »

En 1550, les habitants de Roquefort sollicitent et obtiennent du parlement de Toulouse un arrêt qui leur assure le privilège de la fabrication des fromages et défend à tous individus, manants ou autres de s’occuper de cette fabrication en dehors du village de Roquefort, sous peine d’une amende de six livres par quintal.

Cette juridiction, jalouse de conserver au fromage de Roquefort sa juste réputation, défendit plusieurs fois de mettre en vente, sous son nom, des fromages d’origine différente, témoin l’arrêt suivant du parlement en date du 31 août 1666, « qui fait très expresses inhibitions et défenses à tous merchandz, voyturiers et autres personnes de quelle qualitté et condition qu’ils soient qui aurons prins et achepté du fromaige dans les cabanes et lieux du voysinage du dit Roquefort, de le vendre, bailler, ny débiter en gros ny en détail pour véritable fromaige de Roquefort à peine de mil livres d’amende et d’en estre enquis », rapporte Marcorelles dans son Mémoire sur le fromage de Roquefort. Le dernier acte du parlement de Toulouse date du 31 janvier 1785.

Un manuscrit de 1552 nous apprend qu’à la foire tenue annuellement dans la petite ville de Creissels, les transactions sur le roquefort seul laissaient cinq à six mille livres de profit. En 1554, le Juge Mage du Rouergue étant venu à Saint-Affrique à l’occasion d’un procès entre les consuls de cette ville et l’évêque de Vabres, on lui offrit des fromages de Roquefort « comme un présent digne d’un homme de son importance », pouvons-nous lire dans laNotice sur les caves et les fromages de Roquefort de Roques et Charton.

En 1664, fut établi le livre compoix des terres et du village de Roquefort relevant alors de la généralité de Montauban. Le compoix établissait la contenance, le bornage, la valeur de chaque parcelle de terrain et fixait la taille due au roi. Sur le compoix de Roquefort figurent quelques caves, entre autres la « cavane de l’abbaye de Nonenque » (Les grandes usines : Caves de Roquefort, Aveyron, de Turgan).

Des documents recueillis par Affre dans les comptes consulaires de recettes et de dépenses de la communauté de Millau, indiquent que les consuls de cette ville faisaient des cadeaux de fromage de Roquefort aux hommes qu’ils avaient le désir de ménager ou d’intéresser à leurs affaires, tels que l’Intendant de la Généralité et ses secrétaires, les hommes d’affaires chargés de représenter Millau au Grand Conseil, au Parlement ou ailleurs :

« Et, pour ne pas être trompés sur la qualité du produit, un des consuls se rendait à Roquefort pour choisir ce qu’il y avait de mieux. Le 25 août 1683, 2 quintaux, 75 livres furent payés à raison de 28 livres le quintal et adressés à M. de Pégueirolles à Toulouse, avec le nom, l’adresse et la qualité des personnes auxquelles les fromages étaient destinés, pour les remercier des services rendus dans le procès de la communauté contre le prieur de la paroisse. En 1701, le 8 novembre, un achat de 4 quintaux, 14 livres fut fait à Mme Vernhet née Réfrégier, au prix, cette fois, de 36 livres le quintal. »

Cet usage de faire des présents aux tout-puissants du jour cessa en 1766, sur la demande de l’un d’eux, s’il faut en croire le document relevé par Jules Artières dans les Archives de Millau : « La communauté, dit-il dans les Annales de Millau, avait depuis bien longtemps l’habitude d’envoyer chaque année à l’Intendant de Montauban une charge de fromages de Roquefort ; elle s’imposait à ce sujet de 300 livres.

« En 1766, M. de Gourgue estimant que c’était là un usage abusif et onéreux pour la ville, écrivit à l’Administration communale qu’il y aurait un bien meilleur usage à faire de ces fonds, notamment en l’employant au soulagement des pauvres de la ville et qu’en conséquence il lui saurait gré de ne plus lui faire à l’avenir pareil envoi ». En 1704, leDictionnaire universel de Trévoux dit que « le roquefort, le parmesan et le fromage de Sassenage en Dauphiné, sont des fromages fort estimés ».

« Le 21 décembre 1724, rapporte encore Affre dans son Dictionnaire des institutions, on servit sur la table de son Eminence l’Archevêque de Paris un des deux superbes roqueforts à lui offerts par M. l’abbé de Glandières de Bussac, archidiacre dans la Cathédrale de Rodez, qui était dans l’usage de renouveler tous les ans ce cadeau. Le duc de Noailles qui dînait ce jour là à l’Archevêché, fit le plus grand éloge du produit rouergat. »

Dans son Mémoire sur le fromage de Roquefort, Marcorelles nous apprend qu’en 1754 on comptait vingt-six grottes propres à recevoir les fromages fournis par cinquante mille brebis paissant sur les pâturages abondants de l’immense plateau du Larzaç. Il se faisait de ce fromage, qui voyageait à dos de mulet, une consommation importante, non seulement dans le Rouergue et le Languedoc, mais encore dans la Provence, le Dauphiné, le Roussillon, la Gascogne, à Lyon, à Bordeaux, à Paris. On en expédiait même en Italie, en Angleterre et en Hollande et dans les îles françaises. Marcorelles est le premier auteur sérieux qui traite avec détails de la préparation technique du roquefort. Son mémoire est reproduit, dans ses parties essentielles, par l’abbé Rozier, en 1786 (Cours complet d’Agriculture : mot Fromage).

« Les derniers fromages que vous nous avés envoyés se sont trouvés excellents, écrivait à la date du 13 février 1767, M. de Bertin, conseiller d’Etat et prieur de Coubisou, à M. Saltel notaire à Espalion et juge du dit Coubisou. Je voudrais fort faire parvenir à mon frère l’évesque de Vannes, avant le caresme prochain, un pareil envoy ; mais aurés-vous la facilité de les lui adresser à Vannes en Bretagne. Vous pourriés les adresser par Toulouse, à M. Perceval greffier de la 2e chambre des enquestes, rue Sainte-Catherine à Bordeaux, avec prière de ma part de les faire passer, à la 1re occasion, à Vannes. Cela allant par eau sera long, mais moins coûteux », rapporte Affre.

D’après le Dictionnaire universel de la Géographie commerciale de Peuchet, on faisait à Roquefort, à la fin du XVIIIe siècle, des fromages de lait de brebis très estimés et on en expédiait beaucoup à Paris. « Le fromage de Roquefort est sans contredit le premier fromage d’Europe » écrivent Diderot et. d’Alembert dans l’Encyclopédie, en 1782. Desmarest (Fromages de Roquefort), en 1784, donne de nombreux détails techniques presque textuellement empruntés à Marcorelles ; il nous apprend que « le fromage de Roquefort est, de tous ceux qui se font en France, celui qui a le plus de réputation par la délicatesse de son goût, la fermeté de sa pâte et le persillage qui se forme dans certaines parties de sa masse ».

Photo-2Il nous apprend aussi qu’il est produit par les brebis paissant sur le Larzac, sur le canton de Causse-Nègre dans le Gévaudan et dans quelques parties du diocèse de Lodève, depuis les premiers jours de mai jusqu’à la fin de septembre et que l’on compte à Roquefort vingt-six caves. « Les bonnes qualités du fromage de Roquefort, dit-il, sont d’être frais, d’un goût fin et délicat, bien persillé, c’est-à-dire parsemé dans l’intérieur de veines d’un vert bleuâtre. » On expédie surtout le fromage affiné à Nîmes, Montpellier, Toulouse, et à Bordeaux et Paris dès que les chaleurs sont passées ; de ces centres commerciaux, le fromage se répand dans les provinces voisines et même à l’étranger.

Dans ses Mémoires pour servir à l’histoire du Rouergue, l’abbé Bosc considère le roquefortcomme « le premier fromage de l’Europe » et nous apprend que les caves dans lesquelles on l’affine sont au nombre de vingt-six et sont connues « de toutes les parties de la France et des états voisins ». Ces caves « ont été formées ou du moins ébauchées par la nature : on les a agrandies pour les rendre plus commodes. On voit, en différents endroits du rocher où les caves sont creusées et surtout près du pavé, des fentes ou de petits trous irréguliers, d’où sort un vent froid et assez fort pour éteindre une lumière qu’on approche de l’ouverture, mais qui perd sa force à trois pieds de sa sortie. C’est à la froideur de ce vent qu’on attribue celle qui règne dans les caves. »

Le transport des fromages se faisait autrefois à dos de mulet dans des caisses ouvertes portant la marque des fermes qui les avaient confectionnés. Il fallait 20 ou 24 jours, nous dit Affre, pour le transport des pièces à destination de Paris et cela coûtait 16 livres le quintal.

En 1802, l’historien Alexis Monteil signale dans sa Description du département de l’Aveyronl’importance déjà considérable de l’industrie du roquefort et donne, entre autres détails, les suivants : « Les fromages qu’on porte à Roquefort, viennent, la plupart, des Montagnes du Larzac. Les propriétaires des caves les achètent, depuis le commencement de floréal [fin avril / début mai] jusqu’à la fin de fructidor [fin août / début septembre]. Ils coûtent de 6 à 7 sous la livre et se vendent, à leur sortie des caves, environ 50 fr. le quintal, poids de marc.

« Les principaux débouchés sont Paris, Bordeaux et les grandes villes du Midi. On a tenté d’en faire des envois en Amérique ; mais ce n’est qu’en les renfermant dans des boîtes de plomb qu’on parvient à les conserver pendant la traversée. En général, ce fromage ne peut être transporté que difficilement ; ce n’est que par les plus grandes précautions qu’on peut l’empêcher de s’altérer. »

« On sait qu’ils viennent du Rouergue, dit encore Alexis Monteil en parlant desfromages de Roquefort dans son Histoire des Français des divers états. Le caillé qu’on emploie est fait de lait de brebis et d’un peu de lait de chèvre ; il est brisé jusqu’aux plus petites parties. Lorsqu’il est retiré des formes, il est ceint d’une bande de toile, et c’est alors un fromage qui est porté au séchoir, puis aux caves où on lui donne le sel en l’en frottant sur les deux plats de sa surface. Ensuite, on racle, à plusieurs reprises, le duvet qui se forme sur la croûte, après quoi on le laisse mûrir sur des tablettes au milieu des courants d’air, qui se forment par les interstices des rochers où les caves sont creusées. Ce fromage délicat, fin, crémeux, marbré, piquant, vous tient toujours sur l’appétit, vous le donne ou vous le rend. »

Girou de Buzareingues (Mémoire sur les Caves de Roquefort), en 1830, parle de dix caves à fromage dont cinq seulement « ont des soupiraux à courant d’air extrêmement froid qui vous pénètre et vous glace, même en été » ; Abel Hugo (La France pittoresque : Aveyron), en 1835, en signale une vingtaine, et Limousin-Lamothe (Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de l’Aveyron), en 1841, en compte 34 dont 23 naturelles.

« De 1670 jusqu’en 1789, rapporte une notice de Turgan publiée en 1867 (Les grandes usines), cette industrie ne prit pas un grand développement : il ne devait pas se produire alors plus de 2000 quintaux de 50 kil. de fromage ; le pays était privé de toute bonne voie de communication ; le fromage frais était porté à Roquefort à dos de mulet et, une fois mûr, il était expédié par le même procédé ; c’est tout au plus si ces produits pouvaient arriver à Toulouse, Montpellier, Le Vigan.

« Le commerce était, en 1790, réuni presque entièrement entre les mains de trois rivaux : la plus ancienne maison était celle de Delmas frères ; venaient après, celle de Laumière aine et celle d’Antoine Arlabosse. D’après les livres de cette époque, il devait se produire environ 5 000 quintaux de fromage. De 1800 à 1815, ce fut une période de prospérité qui créa de grandes fortunes relativement à celles de cette époque ; la production augmenta de cinq mille à dix mille quintaux. De 1815 à 1830, ce fut, au contraire, une période fatale, causant de nombreuses déconfitures et des ruines rapides occasionnées par la concurrence acharnée que se firent les négociants.

Histoire et itinéraire du Roquefort dans Les Fromages 320px-Demi_Castelviel_Gabriel_Coulet« Le fromage frais s’achetait à 50 fr. les 100 kil., prix moyen ; il tomba tout à coup à 40 fr. et les usines de Roquefort passèrent dans de nouvelles mains étrangères au pays. Durant quinze ans, la production resta stationnaire, le commerce n’offrant plus à l’agriculture des prix rémunérateurs. En 1840, vint à Roquefort une maison de Montpellier, Rigal et Cie, tenter le monopole de l’exploitation. Toutes les caves furent affermées. Mais ce monopole ne dura guère que deux années, 1840, 1841 ; on chercha, on trouva de nouveaux emplacements de caves ; il fallut lutter et c’est de cette lutte qu’est sorti le Roquefort de ce jour (1850), quatre fois plus important, rebâti presque à neuf : l’importance et la capacité des caves fut quadruplée, la manipulation fut perfectionnée, les relations commerciales s’étendirent et le personnel fut mieux organisé. »

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Langue et musique Bretonne

Posté par francesca7 le 27 avril 2014

 

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La langue et la musique bretonnes connaissent un incroyable renouveau depuis une dizaine d’années. Les grands festivals y sont pour beaucoup, mais il convient d’y ajouter la fierté retrouvée d’appartenir à une culture régionale dont l’affirmation passe par la réappropriation de la langue et par les rassemblements festifs.

La langue bretonne

Du point de vue linguistique, les Bretons sont plus proches des Irlandais et des Gallois que des Français. Du 4e au 7 e s., l’Armorique, à savoir la Bretagne actuelle, a donné asile aux Brittons chassés de Bretagne – la Grande-Bretagne actuelle – par l’invasion anglo-saxonne. Dès lors, le breton rivalisa avec le français, dérivé du bas latin. Il fallut le rattachement à la France au 15 e s. et la Révolution pour renverser la situation en faveur du français.

On compte en fait deux Bretagne : la haute Bretagne, ou pays gallo, et la basse Bretagne ou Bretagne bretonnante. On parle français dans la première, français et breton dans la seconde. Outre la langue, cette limite, qui s’étend globalement de St-Brieuc à Vannes, reflète les traditions : c’est en effet en basse Bretagne (à l’ouest) qu’on a le plus de chances de retrouver les coutumes, contrairement à la haute Bretagne (à l’est) où il n’en reste presque plus de traces.

Plusieurs dialectes

Appartenant au groupe des langues celtiques, le breton actuel (brezhoneg) se décompose en qua

tre dialectes principaux : le cornouaillais (Sud Finistère), le léonard (Nord Finistère), le trégorrois et le vannetais. Si les trois premiers sont très proches et constituent la langue dénommée « KLT » (Kerne-Léon-Trégor), le vannetais s’en distingue, substituant notamment un « h » au « z » ; ainsi, Breiz (Bretagne) devient Breih . Pour remédier à ces différences, l’usage du « zh » a été institué pour tous les mots concernés, ce qui a par exemple donné Breizh , mot qu’on a souvent l’occasion de voir apposé à l’arrière des véhicules sous forme de macaron.

Le renouveau de la langue bretonne ne peut échapper à l’automobiliste qui sillonne la Bretagne. Les panneaux d’entrée et de sortie d’agglomération sont doublés en breton, et la traduction s’étend désormais à la signalétique urbaine pour satisfaire les 172 000 personnes qui s’expriment en breton.

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Associations et médias

Il existe même une association, l’Office de la langue bretonne (www.ofis-bzh.org) , qui s’attache au développement de l’usage du breton dans la vie quotidienne et dans la vie publique. Créée en 1999 par le conseil régional de Bretagne avec le soutien du ministère de la Culture, elle a pour mission d’accompagner et de conseiller toutes les personnes, organismes, entreprises ou élus qui souhaitent prendre en compte la langue bretonne au quotidien.

Aujourd’hui, les médias contribuent aussi à faire perdurer la culture bretonne. Plusieurs radios émettent en breton (Arvorig FM, Radio Kerne, Radio Bro Gwened, Radio Kreiz Breizh et France Bleu Breizh Izel). Des programmes sont diffusés sur certaines chaînes de télévision (France 3 Ouest, Tv Rennes…) et il existe également une Web TV en breton (www.brezhoweb.org) . Concernant la presse écrite, un journal hebdomadaire et une dizaine de mensuels sont également publiés en breton.

Musique celte et chanson bretonne

Le renouveau de la musique celtique s’est amorcé après la Seconde Guerre mondiale. En Bretagne, il a éclos avec la création de la Bodaged ar Sonérion , assemblée des sonneurs qui « inventa » le bagad , forme bretonne des pipebands écossais. Le plus connu aujourd’hui est celui de Lann Bihouë , immortalisé par la chanson d’Alain Souchon : « Tu la voyais pas comme ça ta vie… C’est pas toi qui y es, dans le bagad de Lann Bihouë. » Créé en 1956 et basé près de Lorient, il dépend toujours de la Marine nationale.

Dans les années 1970, Alan Stivell , formé à l’école des festou-noz et des bagadou , ressuscita la harpe celtique et s’inscrivit comme le chef de file de la nouvelle musique bretonne. Plus récemment, Dan Ar Braz (nom breton de Daniel Le Braz) a contribué à affirmer la vitalité de la musique celte actuelle.

Héritière de très anciennes traditions mélodiques, la musique bretonne épouse aujourd’hui d’autres influences et s’exprime toute l’année en Bretagne par la présence de nombreux groupes (Alan Stivell, Tri Yann Am Naoned, Gilles Servat, Clam’s, Denez Prigent, Yann Tiersen, etc.), qui se produisent lors de festivals réputés : les Transmusicales et les Tombées de la Nuit à Rennes, le Festival de Cornouaille à Quimper, le Festival interceltique à Lorient, le festival des Vieilles Charrues à Carhaix-Plouguer, la Route du Rock à St-Malo…

Chants populaires

images (8)En Bretagne, la langue doit aussi sa survie aux chansons populaires. Entonnées lors des pardons, des fêtes votives ou privées, elles sont longtemps restées cantonnées à l’ouest de la région, avant de se propager à nouveau après la Seconde Guerre mondiale, grâce notamment aux sœurs Goadec . Ce trio a remis au goût du jour l’art du gwerziou (la complainte) et le kan ha diskan ou chant et déchant (le premier chanteur entonne une phrase, répétée successivement et à l’identique par les autres). Aujourd’hui, leur art connaît un regain d’intérêt international grâce aux grands festivals précités.

Le tableau serait incomplet sans les chants marins entonnés lors de longues sorties en mer, dans les cafés ou dans des manifestations populaires comme la Fête du chant marin à Paimpol – une ville qui doit d’ailleurs beaucoup au succès de la Paimpolaise de Th. Botrel dont le refrain se termine par : « … J’aime surtout la Paimpolaise qui m’attend en pays breton. »

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Traditions et art de vivre en Bretagne

Posté par francesca7 le 27 avril 2014

 

téléchargement (4)À l’instar des grandes régions françaises, la Bretagne cultive son identité en entretenant jalousement une série de traditions séculaires, comme les pèlerinages ou les pardons encore empreints de ferveur. Religieuses, vestimentaires, linguistiques ou plus largement artistiques, ces coutumes traduisent une mentalité et une façon de vivre tout à fait particulières. Du renouveau de la langue bretonne à l’enthousiasme pour les concerts de musique celtique, certaines anciennes pratiques restent ainsi bien ancrées, tout en étant adaptées au goût du jour. Cet attachement aux traditions se prolonge jusque dans l’assiette avec une cuisine simple et conviviale, qui porte haut les couleurs d’un terroir entre terre et mer. Parmi les fleurons de la gastronomie bretonne, poissons, coquillages et crustacés rappellent ainsi l’omniprésence d’un littoral rythmé par le ballet des marins et autres adeptes de nautisme en tout genre.

Traditions et folklore

Si la Bretagne a plus changé au cours de la première moitié du 20 e s. qu’au cours des deux siècles précédents, elle a su retrouver depuis les années 1990 toute l’originalité de ses traditions, malgré le dépeuplement des villages et l’évolution économique et touristique de la région.

Symboles bretons

Premier des symboles, le drapeau breton , le fameux Gwenn ha du (blanc et noir) a été dessiné en 1925 par Morvan Marchal. Ses cinq bandes noires symbolisent les cinq anciens évêchés de haute Bretagne (Rennes, Nantes, Dol, St-Malo et St-Brieuc) et ses quatre bandes blanches ceux de basse Bretagne (Léon, Cornouaille, Vannes et Tréguier).

Les hermines, quant à elles, rappellent l’ancien duché de Bretagne. Au 13 e s., la fourrure de ce petit animal fut adoptée par les ducs de Bretagne comme symbole du pouvoir. Autre attribut, le triskell , ou triskèle, se présente sous une forme tournante à trois branches représentant la terre, le feu et l’eau. Son origine serait celte.

Costumes et coiffes

La Bretagne possède des costumes d’une variété et d’une richesse surprenantes. Transmis de génération en génération, ils étaient autrefois de toutes les fêtes familiales et publiques. Aujourd’hui, les costumes traditionnels ne sortent des armoires qu’à l’occasion des pardons ou des différentes manifestations folkloriques. De satin ou de velours, brochés et brodés, garnis de dentelles, les tabliers rivalisent avec les robes de cérémonie.

Généralement noires et souvent ornées de bandes de velours, celles-ci présentent parfois des broderies de soies multicolores et flamboyantes, comme à Quimper ou sur le costume bigouden de Pont-l’Abbé.

Parures de dentelle

La grande originalité du costume féminin breton reste néanmoins la coiffe , portée autrefois principalement dans le Finistère et le Morbihan.

images (4)L’une des plus attrayantes est certainement celle de Pont-Aven. Avec sa dentelle harmonieusement disposée autour d’un ruban de couleur, elle se complète d’une grande collerette empesée. La coiffe bigoudène (région de Pont-l’Abbé) est l’une des plus curieuses, et probablement la plus connue. Naguère de petites dimensions, cette ravissante et haute parure de dentelle a atteint, après 1930, des proportions déconcertantes. Il faut aussi évoquer la petite coiffe de Quimper, celle de Plougastel qui rappelle les hennins médiévaux, celle de Douarnenez qui est serrée sur le chignon, celle d’Auray qui ombre le front, celle de Huelgoat et sa résille en dentelle.

Encore une fois, la Bretagne se décline en variétés et diversités, et le voyageur curieux en prendra pleine conscience en visitant les musées de Quimper, Guérande, Rennes, Nantes, Dinan et Pont-l’Abbé.

Les pardons

Manifestations de ferveur religieuse, les pardons bretons ont lieu dans des églises ou chapelles consacrées par une tradition parfois millénaire. Les fidèles viennent y chercher le pardon de leurs fautes, exécuter un vœu ou demander des grâces. Si les grands pardons sont les plus spectaculaires, les petits sont souvent les plus fervents. Les uns et les autres offrent l’occasion d’assister à une cérémonie haute en couleur au cours de laquelle on porte en procession des bannières, des reliques, des croix et des statues. En général, les pardons sont clos par une fête villageoise plus profane, animée par des danses traditionnelles.

La grande troménie

Un sanctuaire druidique serait à l’origine de ce pèlerinage renommé, qui se déroule tous les six ans à Locronan. Ce parcours de 12 km à 12 stations, créé au 12 e s., ouvre, paraît-il, les portes du paradis à ceux qui le suivent rigoureusement. Il ne s’agit pas d’une fête folklorique mais d’un pèlerinage à marche lente, qui se déroule dans un esprit de dévotion.

Monsieur saint Yves

Saint Yves est l’un des saints les plus populaires de Bretagne. C’est le redresseur de torts et la consolation des pauvres. Fils d’un gentilhomme, Yves Hélori est né à Minihy-Tréguier en 1253. Magistrat et avocat, il a acquis une popularité inouïe par son esprit de justice et de conciliation. Un jour, un bourgeois assigne devant lui un mendiant qui, chaque jour, vient devant le soupirail de sa cuisine humer le fumet des plats. Yves saisit une pièce de monnaie, la fait sonner et renvoie le plaignant en disant : « Le son paie l’odeur. » Cet « avocat des pauvres » s’éteignit en 1303 et fut canonisé en 1347. En tant que patron des avocats et des gens de loi, son culte s’est étendu à toute l’Europe et jusqu’en Amérique. Cela explique que des délégations d’avocats étrangers se joignent à la foule des pèlerins qui, à Tréguier, assistent au « pardon des pauvres ».

Saints guérisseurs et saints protecteurs

Les relations des Bretons avec leurs saints ont toujours été empreintes de familiarité. Certains sont appelés pour combattre des maladies : sainte Apolline contre les maux de dents ; saint Colomban pour rendre l’esprit aux demeurés ; saint Hervé contre les maladies des yeux ; saint Hubert contre la rage ou la peur ; saint Mamert contre les maux de ventre ; saint Méen contre les troubles mentaux ; saint Mériadec contre la surdité ; sainte Eugénie contre la migraine… Ces saints guérisseurs exauçaient leurs invocateurs. Bien leur en prenait, car, faute de bienveillance, la statue était injuriée, quelquefois même fouettée ou traînée dans la boue !

images (5)Il y a aussi les saints protecteurs : saint Fiacre veille sur les jardiniers, saint Jacques sur les marins, sainte Barbe (invoquée par temps d’orage) sur les artificiers… Mais c’est à la Vierge Marie et à sa mère, sainte Anne, que va la ferveur la plus vive.

Sainte Anne

Son culte, répandu après les croisades, favorisé par la duchesse Anne, a fait de sainte Anne la patronne des Bretons. Le plus fameux pardon, celui de Ste-Anne-d’Auray, lui est consacré, de même que celui, très important de Ste-Anne-la-Palud, d’où ce dicton : « Mort ou vivant, à Ste-Anne une fois doit aller tout Breton. »

 

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Les mégalithes du Morbihan

Posté par francesca7 le 27 avril 2014

candidats au Patrimoine de l’UNESCO

(Source : France 3 Bretagne)

 carnac

 
Ce lundi, se tenait la première réunion du comité scientifique chargé de l’élaboration du dossier de candidature des mégalithes morbihannais au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Le sud Morbihan concentre autour de Carnac une multitude d’architectures du néolithique unique au monde.

Début 2012, 27 communes du Morbihan possédant des sites mégalithiques et l’Etat ont créent l’association « Paysages de Mégalithes ». Son objectif : présenter d’ici trois ans un dossier de classement au Patrimoine Mondial de l’UNESCO de la concentration d’architectures du néolithique réparties autour du golfe du Morbihan.

Depuis 18 mois, l’association travaille au recensement précis des 556 sites et à la valorisation des lieux par la mise en place de circuits de découverte. En parallèle, elle crée des supports pour le public : site internet, applications mobiles, contenu pédagogique, géolocalisation, etc…

images (3)Le célèbre paléontologue vannetais Yves Coppens préside le comité scientifique chargé de l’élaboration du dossier. Il souligne la richesse du sud Morbihan en architecture néolithique : « un site remarquable, homogène et unique, qui s’étend de la rivière d’Étel jusqu’à la presqu’île de Rhuys, en passant par Carnac, Locmariaquer et le golfe ».

Le rôle du comité scientifique est d’évaluer la valeur patrimoniale des sites et d’élaborer un plan de gestion. En effet l’UNESCO va étudier dans le dossier de candidature, l’intérêt patrimonial des sites mais également la manière avec laquelle il sont mis en valeur et protégés. Le comité décidera aussi s’il faut présenter tous les sites mégalithiques ou seulement une partie auprès de l’UNESCO. L’enjeu est de taille. Pas question d’être approximatif. La concurrence est rude. La France ne peut par exemple présenter qu’un seul dossier par an auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Plus ancien que les pyramides d’Egypte
Cet ensemble de monuments mégalithiques est composé des vestiges architecturaux parmi les plus anciens au monde. Ces structures monumentales ont été érigées plus de 5000 ans avant Jésus-Christ, soit 2 000 ans avant les pyramides d’Egypte.

Point d’orgue de cette richesse mégalithique, les sites de Carnac, avec ses 4000 menhirs s’étirant sur près de 4 Kilomètres et 40 hectares. Ces alignements ont été inscrits en 1996 sur la liste indicative française du Patrimoine Mondial de l’Unesco, au titre des biens culturels ; une « pré-inscription » en quelque sorte pour être candidat au Patrimoine de l’Unesco.

Enjeu touristique
L’enjeu est énorme pour Carnac, car les mégalithes sont le premier site visité du Morbihan avec 600.000 visiteurs par an pour les alignements et 34.000 visiteurs au musée. En cas de classement, leur nombre pourrait passer à 1 million, soit 40 % de visiteurs en plus.

Thierry Peigné
France 3 Bretagne

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